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France: Hubert Germain, dernier survivant des Compagnons de la Libération, est mort

octobre 12, 2021
Hubert Germain, dernier survivant des Compagnons de la Liberation, est mort
Hubert Germain, dernier survivant des Compagnons de la Libération, est mort© POOL/AFP/Archives/Michel Euler

Le dernier Compagnon de la Libération Hubert Germain, disparu à l’âge de 101 ans, s’était donné pour objectif dans la vie de « toujours rechercher le plus difficile ».

Le 18 juin dernier, le centenaire coiffé de son béret vert était aux côtés d’Emmanuel Macron pour le 81e anniversaire de l’appel du général de Gaulle, au mémorial du Mont Valérien où il sera enterré.

Son épiphanie remontait à l’été 1940, la France est en pleine débâcle. Il est alors à Bordeaux où il passe le concours de d’entrée de l’Ecole navale. Ce colosse d’1m90, fils d’un général des troupes coloniales, n’a pas encore 20 ans.

« Au bout de cinq minutes je me suis dit +Mais qu’est-ce que tu fais là ?+ », confiait-il à l’AFP en 2017. « Je me suis levé en disant à l’examinateur: +Je pars faire la guerre+ ».

Dans le port de Saint-Jean-de-Luz, le jeune homme, né le 6 août 1920 à Paris, trouve l’Arrandora Star, qui s’apprête à convoyer des soldats polonais vers l’Angleterre. Il monte à bord avec trois camarades et arrive à Londres le 24 juin 1940.

Il y a 81 ans, ce n’est pas l’Appel du 18 juin qui l’a décidé. « On ne va pas recommencer ce cinéma-là, personne ne l’a entendu, l’appel ! (…) On a tous entendu ce laïus effrayant du maréchal Pétain, disant qu’il fallait terminer la guerre et déposer les armes. Ça a été un choc ».

Le souvenir de sa première rencontre avec de Gaulle, cet été-là, était intact: « Il s’arrête un instant, me regarde et me dit: +Je vais avoir besoin de vous+. Quand, à 18-19 ans, vous vous ramassez ça en pleine figure, dans le désastre général qui est là, il y a quelque chose qui vous émeut profondément ».

Engagé dans les premiers au sein des Forces françaises libres (FFL), Hubert Germain est affecté sur un cuirassé, où il suit les cours d’élève officier de marine. La journée, il étudie entre les alertes, la nuit il participe à la défense antiaérienne contre les raids allemands.

Au printemps 1941, il rejoint en Palestine la 1ère division française libre destinée à combattre au Levant. Il intègre ensuite la Légion étrangère et combat en Libye.

« Les braises ardentes »

« Enfant, je me disais que c’est ce que je devais toujours rechercher dans ma vie: le plus difficile », confiait-il dans « Espérer pour la France », un livre d’entretiens avec Marc Leroy paru en 2020. Chef de section antichars, il se distingue lors de la bataille de Bir-Hakeim en juin 1942 et est cité à l’ordre de l’armée.

Il combat ensuite en Egypte (El Alamein), en Tunisie et débarque en Italie. Blessé à Pontecorvo, il est évacué sur Naples, où il est décoré de la Croix de la Libération par le général de Gaulle fin juin 1944.

Il participe au débarquement de Provence en août 1944. Arrivé sur la plage, il tombe dans le sable et « pleure comme un enfant »: « J’avais retrouvé mon pays ».

Puis il combat pour la libération de Toulon, de la vallée du Rhône et de Lyon, prend part aux campagnes des Vosges, d’Alsace et termine la guerre dans le sud des Alpes.

Nommé aide de camp du général Koenig, commandant les forces françaises d’occupation en Allemagne, le lieutenant Germain est démobilisé en 1946.

Le voilà attaché de direction dans une entreprise de produits chimiques, avant d’être élu maire de Saint-Chéron (Essonne) en 1953, mandat qu’il conserve jusqu’en 1965.

Devenu député de Paris en 1962, il est ministre des PTT de 1972 à 1974 et brièvement ministre chargé des relations avec le Parlement, en 1974. Il dirige ensuite la Société française de télédistribution.

« Nous étions les braises ardentes et l’Ordre de la Libération s’est donné pour mission de garder ces braises ardentes en témoignage de cette époque », disait-il à propos de cet ordre, fondé par le général de Gaulle.

« Voilà mon rôle pour le peu de temps que j’ai à vivre encore: à tous les jeunes qui aspirent à travailler pour une France belle forte, saine, je suis apte à leur en donner un message ».

Seules 1.038 personnes ont reçu le titre de compagnon de la Libération. Hubert Germain, le dernier survivant, sera inhumé au Mont-Valérien, lieu de martyre de la Résistance.

Par Le Point avec AFP

La Cour de La Haye confirme la condamnation de Charles Taylor à 50 ans de prison

septembre 26, 2013

La cour spéciale pour le Sierra Leone a condamné en appel l’ancien chef de l’Etat et seigneur de guerre libérien, Charles Taylor à 50 ans de prison.

La sentence est tombée jeudi à la Cour de La Haye qui rejeté l’appel introduit par les défenseurs de l’ancien président précédemment condamné en instance pour crimes de guerre commis par les rebelles du Front populaire uni en Sierre Leone alors que le pays était en guerre civile.

Selon le juge George Gelaga King, la responsabilité de Charles Taylor dans les atrocités commises par les rebelles de la RUF sur les populations civiles en Sierra Leone ne peut faire l’objet d’aucun doute.

Les atrocités perpétrées par les rebelles soutenues alors par l’ex-chef de l’Etat vont de l’amputation à la torture.

Taylor qui était poursuivi pour avoir fourni des armes aux rebelles de la RUF en échange des diamants de sang (blood diamonds) a été déclaré coupable de 11 chefs d’accusation dont le meurtre, le viol, le terrorisme et l’enrôlement forcé d’enfant soldats.

Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées dans le conflit sierra léonais (1991-2002) tandis que des centaines de milliers d’autres ont été amputées.

Charles Taylor qui est apparu à la salle d’audience vêtu d’un costume, s’est montré très peu expressif pendant son procès.

Quant à ses avocats, ils ont continué à clamer son innocence en insistant que leur client était en contact avec le RUF uniquement pour aider à trouver une issue pacifique au conflit sierra léonais.

Taylor est le premier ancien chef d’Etat à être condamné par un tribunal international pour crimes de guerre depuis le procès de Nuremberg qui a jugé les crimes commis durant la deuxième guerre mondiale.

APA-La Haye(Pays-Bas)-

Russie: Mikhaïl Kalachnikov, père du fusil d’assaut, hospitalisé

décembre 25, 2012

MOSCOU – Mikhaïl Kalachnikov, 93 ans, père du célèbre fusil d’assaut produit en Russie, a été hospitalisé après s’être plaint de faiblesse, ont rapporté mardi les agences russes, citant son assistant.

Quant je lui ai rendu visite la semaine dernière chez lui, il m’a dit qu’il n’avait pas mal, mais qu’il n’avait tout simplement plus de forces, a raconté Nikolaï Chkliaev, cité par l’agence Ria-Novosti.

Il semble que ce soit l’âge, a-t-il poursuivi.

Selon lui, M. Kalachnikov a arrêté de travailler depuis mars en raison de problèmes de santé, notamment cardiaques.

Mais son hospitalisation actuelle ne serait pas liée à ces problèmes, mais à des oedèmes.

J’ai parlé à son chauffeur qui m’a dit qu’il allait bien, a dit M. Chkliaev à l’agence Interfax.

Mikhaïl Kalachnikov a commencé à mettre au point en 1947 le fusil d’assaut baptisé AK-47, alors qu’il se remettait d’une blessure reçue pendant la Deuxième guerre mondiale. L’arme a par la suite été déclinée en de multiples modèles vendus à des millions d’exemplaires à travers le monde.

La célèbre arme automatique est produite par l’usine d’Ijmach, dans la ville d’Ijevsk (Oural, 1.300 km à l’est de Moscou). La société, créée en 1807, est toujours l’un des principaux producteurs d’armes à feu russes, dont les fusils d’assauts AK-47 et ses versions ultérieures.

En octobre, le vieil homme s’était publiquement inquiété de la baisse de production de l’entreprise et dénoncé la mauvaise gestion de l’usine, qui sous-paye ses employés.

M. Kalachnikov –un des Russes les plus connus au monde et parmi les personnes les plus décorées par son pays– n’a jamais touché d’argent sur la vente des millions de fusils portant son nom, utilisés par les armées de plus de 80 pays et qui figure dans les armoiries de six Etats.

Romandie.com avec (©AFP / 25 décembre 2012 17h31)