Posts Tagged ‘Diaspora’

Congo-Diaspora: Décès du colonel Mabiala Gilbert Michel

novembre 25, 2021

Avec Zenga-mambu

Liban : par le vote, la diaspora peut inverser le cours de l’histoire

novembre 17, 2021
« Le peuple a décidé, le changement est en marche », peut-on lire sur un affichage électorale à Beyrouth, en octobre 2021 © JOSEPH EID/AFP

Moins de 140 000 Libanais de l’étranger sur 1 million de votants potentiels sont inscrits sur les listes électorales. La mobilisation pour les législatives de mars 2022 est pourtant cruciale pour l’avenir du Liban.

L’indépendance du Liban, dont nous devrions célébrer les 78 ans ce 22 novembre, n’est qu’une indépendance de façade. L’enjeu, désormais, c’est sa survie pure et simple en tant que Nation et en tant qu’État. Les élections législatives de mars 2022 marqueront soit l’expression de la volonté du peuple, soit celle d’une classe politique discréditée accaparant le pouvoir. Tentons d’inverser par le vote le cours de l’Histoire. Ne nous laissons pas décourager par une éventuelle révision de la loi électorale qui viendrait affaiblir le vote de la diaspora. Soyons un soutien des forces de l’opposition qui tentent d’émerger malgré une très forte adversité. Le temps presse.

Les Libanais de la diaspora doivent être inscrits sur les listes électorales avant le 20 novembre. Au soir de cette date, le nombre total d’inscrits reflètera la capacité de la mobilisation diasporique. Or à ce jour, sur un 1 million de votants potentiels dans le monde, seuls près de 140 000 d’entre nous se sont inscrits. De fait, la mobilisation n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Le doute, la lassitude, l’indifférence ou l’éloignement sont-ils en train d’entraver la volonté de voter ? La probabilité est forte. Mais le prix a été trop élevé pour que nous renoncions …

Frustrations et attachement

Inscrivons-nous par frustration de n’avoir jusque-là que subi le cours des choses. Inscrivons-nous par solidarité avec nos proches vivant au Liban : enfants sans écoles, diplômés sans emplois qualifiés, malades sans soins, travailleurs sans salaires, jeunesse sans avenir… Inscrivons-nous pour que le volontarisme et l’intelligence l’emportent sur la médiocrité et la corruption.

CE VOTE MONTRERA À LA MÉDIOCRATIE EN PLACE ET AU MONDE ENTIER NOTRE MOBILISATION À TOUTE ÉPREUVE

Inscrivons-nous par devoir de mémoire pour tous ceux qui ont payé cher la construction du pays. Inscrivons-nous pour ne pas avoir un jour à répondre, la mort dans l’âme, à cette question de nos enfants : « Mais qu’as-tu fait pour essayer de changer la situation » ? Et surtout …. Inscrivons-nous par conviction que ce pays est bien le nôtre, y compris et surtout dans le malheur, que nous y sommes indéfectiblement attachés et qu’il a besoin de nous.

C’est en nous mobilisant de façon massive et démocratique que nous pourrons retrouver un Liban indépendant, en reprenant en main notre destinée sans plus la déléguer à d’autres. Inscrivons-nous avant le 20 novembre sur les listes et votons massivement en mars 2022. Participons activement à ce geste démocratique. Tournons délibérément le dos à toute résignation ou défaitisme. Ce vote n’est qu’une étape. Mais c’est une étape fondamentale qui montrera à la médiocratie en place et au monde entier notre mobilisation à toute épreuve dans la reconquête de notre indépendance.

Liste des cosignataires : Karim Daher (Aldic), Albert Kostanian (Kulluna Irada), Dania Khalil (Lebanon Talks). Ferris Wehbe (Our New Lebanon), Chibli Mallat (TMT), Hana Jaber (TMT), Nawal Meouchy (TMT), Isabelle Edde (TMT),  Nancy Stephan (The Lebanese Diaspora Network), Marc Tueni (Meghterbin Mejtemiin), Kamal Tarabey (Collectif franco-libanais), Georges Stephan (AADL), Rabih El Amin (Lebanese Executive Council), Nehme Lebbos (Union pour un Liban solidaire), Nadine Garabedian (Machrou Watan), Joumana Timery (La nouvelle République), Sergio Jalil (Celibal).

Collectif Change Lebanon

Avec Jeune Afrique par Collectif Change Lebanon

Association de droit français composée d’experts de la société civile libanais et franco-libanais

Congo-Premier forum de recrutement de la diaspora: Noelly Oyabiki Iwandza dresse le bilan

novembre 11, 2021

Le palais des congrès d’Issy-les-Moulineaux vient de vivre deux jours intenses d’approche entre l’Agence congolaise pour l’emploi (ACPE) et les Congolais de l’étranger. Noelly Oyabiki Iwandza, directrice de la structure congolaise, dresse le bilan.

Noelly Oyabiki Iwandza

Photo : Noelly Oyabiki Iwandza

À l’heure du bilan à la presse, plus précisément sur le plateau de Ziana TV, la directrice a exprimé en deux mots toute sa satisfaction à l’issue d’une rencontre au demeurant improbable. « Bilan positif ! », a-t-elle clamé. Un constat à vue d’œil étant donné l’engouement visible suscité, tant par les entreprises exposantes que par les Congolais qui ont effectué la démarche, pourtant en semaine, de venir en présentiel.

Noelly Oyabaki a expliqué que plusieurs curriculum vitae ont été déposés. Les entreprises, selon les critères de leur direction de ressources humaines, en ont déjà retenu quelques-uns.

Après une telle opération, l’ACPE a tenu à préciser que bien qu’existent des compétences sur place, au Congo, il était important de venir puiser, de plus, dans le gisement des ressources humaines de la diaspora. Cette décentralisation momentanée de la structure en France se justifie par le fait que sont recherchées des compétences dans des domaines plus élargis et qui allient à la fois diplôme et expérience. Et, quoi de plus normal de débaucher les cadres congolais en prévision du remplacement de la main-d’œuvre étrangère au Congo !

Il s’agit pour les organisateurs d’éviter ce que l’on appelle en matière de ressources humaines « le clonage », c’est-à-dire, disposer des mêmes profils. L’heure est désormais à la diversification de la main-d’œuvre avec un personnel en partie constitué des Congolais.

En ce qui concerne le recrutement, de l’avis des spécialistes, pratiquer le clonage des profils mène à freiner la diversité des équipes et à tendre à l’innovation.

Les entreprises peinent à trouver les compétences sur place, elles sont venues en France élargir leurs recherches auprès des Congolais à l’étranger ayant les profils adéquats.

D’une façon permanente, la structure demeure à disposition pour l’accompagnement de tous les demandeurs d’emploi congolais. De ce fait, les coachings et autres techniques sont toujours à leur disposition.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Congo-1er Forum de recrutement de la diaspora : avis d’un participant

novembre 10, 2021

Les avis convergent sur la bonne tenue du Forum des 9 et 10 novembre organisé par l’Agence congolaise pour l’emploi, au Palais des Congrès d’Issy-les-Moulineaux 

Marie-Cécile Mackoubily

Marie-Cécile Mackoubily / Crédit photo : Fredy Mizelet by Flam

Ces derniers temps, le gouvernement congolais et ses compatriotes de l’étranger se rapprochent conjointement pour mettre en place les synergies à distance ou de manière rapprochée. Le projet gouvernemental incite à concrétiser cette volonté réciproque.

Pour Marie-Cécile Mackoubily, c’est le moment de concrétiser la structuration institutions-diaspora. « Une telle initiative est à saluer ». Elle concerne la diaspora en général, et plus particulièrement les Afro-descendants, enfants nés à l’étranger. Mais, en amont, estime la présidente de l’association Afrique Terre Origine, ATO, il y a un travail à effectuer afin, d’abord, de faire connaître le Congo. « Aller travailler dans un pays que l’on ne connaît pas relève de l’exploit. »

Elle explique qu’au début, ce sont les entreprises et les chambres de commerce qui doivent établir des conventions de stages de validation de fin d’études pour accueillir ces jeunes. Un premier contact est nécessaire pour connaître le pays.

« Créons un Erasmus à la congolaise pour faciliter la mobilité des jeunes entre l’Europe et le Congo. Cela permettra la découverte du Congo et son environnement. Nous aurons tous à gagner à obtenir leur implication, ici en France, et là-bas en Afrique », espère-t-elle.

Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Congo-Économie : le premier forum de recrutement de la diaspora ouvert à Paris

novembre 9, 2021

La rencontre, ouverte le 9 novembre au Palais des congrès d’Issy-les-Moulineaux, est une occasion de rencontrer les entreprises et de bénéficier d’un accompagnement de spécialistes de l’Agence congolaise pour l’emploi (ACPE) tel que préconisé par les organisateurs.

Hugues Ngouelondélé entouré de ses homologues des PME et de l’enseignement supérieur /Crédit photo : Frdy Mizelet by Flam

Hugues Ngouélondélé, ministre de la Jeunesse, des Sports, de l’Education civique, de la Formation qualifiante, en présence de ses homologues Jacqueline Lydia Mikolo des Petites et moyennes entreprises et Edith Delphine Emmanuel, de l’Enseignement supérieur, ainsi que de Rodolphe Adada, ambassadeur du Congo en France, a déclaré ouverte la première édition du Forum de recrutement des compétences au sein de la diaspora congolaise en Europe.

Au préalable, il a rappelé le contexte actuel où le Congo,  sous l’impulsion du chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, vit le projet de société « Ensemble poursuivons la marche » désormais converti en programme d’action gouvernementale.

C’est dans ce contexte de vaste chantier que l’ACPE a pris la résolution d’organiser un forum de l’emploi pour les compétences qui existent au sein de la communauté congolaise résidant en Europe. « Car notre diaspora d’Europe, faut-il le rappeler, constitue un vivier indéniable de talents de haute qualité, dont le Congo et les entreprises installées dans notre pays ont grand besoin », a déclaré Hugues Ngouélondélé.

À son adresse, le ministre de la Jeunesse a dit : « Quelles que soient les motivations qui justifient votre présence en Europe, le temps est venu de porter un regard nouveau sur la terre de nos ancêtres. Comme le proclame notre devise « Unité-Travail-Progrès », qu’il me soit permis de vous rappeler que la mère-patrie  a besoin de vous ; elle tend la main, saisissez-la ! ».

Un message en rajout du précédent où le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, disait en substance : « …avec un peu de patriotisme, la diaspora congolaise peut jouer un rôle capital dans la marche vers le développement ».

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Congo-Diaspora: Décès en France de la journaliste Pauline Tsik

octobre 28, 2021

Les plus jeunes d’entre nous ne la connaissent pas. Pauline Tsik fut l’une des grandes présentatrices du JT de 20h de Télé Congo dans les années 80-90. Elle forçait l’admiration par sa rigueur professionnelle et son talent. Elle aura suscité beaucoup d’émules dans la profession.

Peu avant la guerre de juin 1997, elle s’était rapprochée de Bernard Bakana Kolélas, président-fondateur du MCDDI. A la fin de ce conflit, elle s’était exilée en France.

Elle serait morte dans son appartement où elle vivait seule.

Communiqué de Presse relatif au décès de notre Camarade de lutte Pauline Tsik TSIDEKELE


C’est avec une grande tristesse que les membres de la plateforme associative « LES
ASSISES NATIONALES DU CONGO » ont appris le décès ce 27 octobre 2021 de
Madame Pauline TSIK ( TSIDEKELE) , une grande figure historique de la télévision
congolaise et qui était devenue une Résistante exemplaire dans la diaspora congolaise
depuis le coup d’Etat de 1997 au Congo(Brazzaville).
Décédée en France où elle était réfugiée politique reconnue par la République Française
depuis le début des années 2000, au cours de son exil politique qui avait commencé au
Gabon en 1998, Pauline TSIK était membre des ASSISES NATIONALES DU CONGO,
depuis la création de cette plateforme en 2014.
Signataire de la Charte révisée des « ASSISES» en 2016, notre camarade de lutte,
journaliste de formation et jadis grande vedette du journal de 20 heures de Télé Congo
dans les années 80-90, a été de tous les combats pour la restauration de la démocratie
au Congo et pour la reconstruction de notre chère patrie. Contre vents et marrées, elle
n’a ménagé aucun effort pour apporter son expertise au sein des « ASSISES »,
toujours avec humilité et dignité.
Notre compatriote nous quitte au moment où la situation de notre pays continue de
sombrer dans une déliquescence généralisée qui s’aggrave chaque jour. En effet, il
suffit d’observer la nature des scandales économiques occasionnés par les tenants d’un
pouvoir illégal et illégitime, révélés par la presse nationale et internationale.
Incontestablement Pauline TSIK est partie meurtrie par la tragédie dans laquelle survit
le Congo depuis le coup d’Etat de 1997 et le rêve brisé de la Conférence Nationale
Souveraine de 1991 qu’elle avait vivement soutenue.
Symboliquement, nous en sommes convaincus, ses mains se joindront toujours à
celles des fils et filles de notre pays, afin de boucher les trous de « la jarre percée »
qu’est devenu notre pays – pour reprendre la métaphore bien connue du Grand
Résistant Africain que fut le Roi de Ghezo face à l’occupation colonialiste dans l’actuel
Bénin.
Pauline TSIK n’avait qu’une aspiration : la paix dans la dignité et la justice sociale, en
République. Telle est aussi l’aspiration du peuple congolais.
À travers leur bureau, les membres des « ASSISES NATIONALES DU CONGO »
présentent leurs sincères condoléances à la famille d’une GRANDE FEMME
CONGOLAISE MORTE DANS SON COMBAT POUR UN CONGO JUSTE ET POUR UNE
HUMANITE MEILLEURE.
Fait à Paris le 27/10/2021
Le Bureau des Assises Nationales du Congo.
Pour le Délégué Général,
Djess dia Moungouansi Porte-parole, Secrétaire Général par intérim.
Contacts : 06.45.89.88.52 et 06.64.39.34.94

REPOSE EN PAIX LA GRANDE … Merci pour votre soutien dans ce combat pour la Liberté.

Avec Brazanews

Diaspora: Anatole Collinet Makosso face aux Congolais de France

août 28, 2021

Animé d’un réel besoin de communiquer, le Premier ministre, chef du gouvernement, a tenu la rencontre citoyenne qu’il avait lui-même voulue, facilitée dans son organisation par l’ambassadeur Rodolphe Adada, et tant souhaitée et attendue par ses compatriotes de France.

Capture d'écran, vue partielle de la Salle Verte lors de la Rencontre Citoyenne le 26 août 2021 à Paris

Vue partielle de la Salle Verte lors de la rencontre citoyenne, le 26 août 2021, à Paris / Crédit photo : Fredy Mizelet by Flam Image

Exercice d’approche longtemps redouté à Paris, c’est dans la spacieuse Salle verte, la Maison commune de l’ambassade du Congo en France, en respect de la jauge sanitaire, que la démarche durable et responsable du rapprochement État /concitoyens a eu lieu le 26 août.

Le Premier ministre, en présence de neuf de ses membres du gouvernement, sans effets d’annonces, a réitéré, auprès d’une assistance venue nombreuse, l’explication de texte du PAG à propos de ses compatriotes basés à l’extérieur : « …le problème qui se pose est celui de leur intégration au processus du développement ».

À leur égard, « certes des milliers d’autres au-delà de ceux présents dans la Salle verte », il a tenu un discours de rappel du rôle qu’ils doivent jouer dans le développement du Congo, ce pays qui est le leur, dont sont restées grandes ouvertes à leur égard les portes d’accueil pour un retour au bercail un jour, ou, pourquoi pas, pour aller et venir à tout moment.

Désireux d’établir un nouveau lien entre les Congolais de l’extérieur, Anatole Collinet Makosso est revenu également sur une volonté du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, de voir des hommes et des femmes de tous âges prêts à marcher main dans la main pour bâtir un Congo uni, un Congo fort, un Congo toujours debout, malgré les vents impétueux qui ont secoué son histoire.

Ainsi, cela s’adresse à celles et ceux qui, vivant à l’étranger, et dotés d’un profond sentiment d’attachement à leur pays, veulent contribuer à son développement. Ils disposent très souvent d’une épargne évaluée à plusieurs milliards de francs CFA. Le nouveau gouvernement congolais les encourage à diriger leurs efforts vers des projets créateurs de richesses et d’emplois, pour contribuer à la diversification de l’économie.

C’est une grande satisfaction que le Premier ministre a constaté le mois dernier, l’ouverture d’une salle de cinéma à Ngoyo / Pointe-Noire, projet mené et réalisé avec l’apport de la diaspora. Il s’agit de la contribution de ADRNS, présidé par Dimitri M’Foumou-Titi et l’association « Accroche-toi » de Léo-Cady Kakama.

Lors des échanges, les compatriotes, au-delà des cas particuliers, ont tenu à obtenir des réponses à leurs préoccupations au quotidien, leurs attentes sur l’obtention des papiers administratifs ou de leur participation citoyenne aux différentes consultations nationales. Un dispositif est en cours de mise en place pour l’enrôlement et l’obtention des passeports à l’étranger au lieu de se rendre à Brazzaville.

A la question de Roger Ndokolo, président de l’Unirr, « A quand la participation aux élections ? », Anatole Collinet Makosso a précisé qu’un commissaire venait d’être nommé, entre autres pour cet aspect, en précisant que toutefois, dans six mois, ce serait trop juste pour la mise en place de cette évolution du cadre électoral. « Mais, il est probable que la diaspora puisse participer après les législatives »,  assuré le chef du gouvernement congolais.

Agnès Ounounou a plutôt fait des propositions sur la restructuration des Congolais de l’étranger. L’association qu’elle a créée joue déjà le rôle consistant à établir des passerelles, à susciter la confiance en comblant le fossé d’information entre la société civile et les institutions en France et le Congo. L’idée a été saluée par le Premier ministre, ajoutant qu’elle va dans le même sens que la mise en place progressaive par l’État du Haut conseil des Congolais de l’étranger.

L’esprit patriotique se résume par une invitation du chef du gouvernement à ses compatriotes à venir participer, chacun dans son domaine, au développement du Congo. Pour terminer, un verre de l’amitié a agréablement clos la rencontre côté cour de la chancellerie.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

Maroc : la diaspora privée de vote, jusqu’à quand ?

août 24, 2021

Le Mouvement pour un Maroc moderne, prospère et égalitaire a été initié par la diaspora pour promouvoir la citoyenneté active de ses membres, aussi bien dans leur pays de résidence que dans le royaume. Nod Sawet signifie « va voter » en dialecte.

Élections législatives à Casablanca, le 7 octobre 2016 (illustration).

Alors que les Algériens, les Tunisiens ou les Sénégalais vivant à l’étranger peuvent participer aux scrutins organisés dans leur pays d’origine, les Marocains en sont toujours empêchés. Les élections générales du 8 septembre seraient pourtant l’occasion de mettre fin à cette anomalie qui touche 5 millions d’électeurs potentiels.

Le Maroc qui a lancé la marche verte, grande marche pacifique partie du royaume vers le Sahara sous colonisation espagnole en 1975. Le Maroc qui a organisé la COP22 à Marrakech en novembre 2016 et réuni 196 pays, des ONG, des syndicats, des scientifiques ainsi que des médias du monde entier. Le Maroc qui a su mener des projets d’envergure comme le port de Tanger-MED, le train à grande vitesse Al-Boraq, le complexe Noor – l’un des plus grands parcs solaires au monde – et bientôt un hub financier de référence en Afrique. Ce Maroc, nous en sommes convaincus, est capable d’organiser des élections pour ses près de 5 millions de compatriotes résidant à l’étranger.

La nouvelle constitution adoptée en 2011 consacre le droit de vote et de candidature de tous les Marocains depuis leur pays de résidence (articles 16 et 17). Pourtant, dix ans plus tard, ce droit constitutionnel n’est toujours pas inscrit dans les lois électorales. Le motif avancé par les parties prenantes est surprenant puisque se trouvent invoquées « les modalités de vote et l’application de ce droit », qui poseraient « problème ».

Ce motif nous interpelle d’autant plus que nos voisins algériens et tunisiens tout autant que plusieurs pays subsahariens, tel le Sénégal, ont organisé des scrutins dans le pays de résidence de leurs ressortissants !

Aberration

Beaucoup de discours politiques vantent l’apport multiforme des MRE [Marocains résidant à l’étranger] dans l’économie nationale, notamment à travers le développement de la coopération internationale entre les territoires marocains et leur pays de résidence ou encore via la solidarité directe avec les familles restées au pays. Pourtant, ces MRE tant vantés dans les discours ne peuvent toujours pas choisir leurs représentants au sein du Parlement.

Outre que ce déni de droits vis-à-vis de la diaspora relève de l’aberration dans une période où les relations internationales et la diplomatie des territoires constituent des armes essentielles utilisées par toutes les grandes nations, les partis politiques marocains se privent de personnalités, de compétences, de potentialités qui pourraient renforcer la place du Maroc dans le concert des nations et les réseaux d’influence du pays à l’échelle internationale.

C’EST UNE ERREUR HISTORIQUE DE CONTINUER À ÉCARTER LES MRE

Nul n’ignore que le 8 septembre prochain des élections générales se dérouleront au Maroc. Les grand oubliés en seront, encore une fois, les millions de Marocains d’Europe, des Amériques, d’Asie, du Moyen-Orient…, toujours privés de représentation parlementaire propre et astreints à être représentés pour pouvoir voter par procuration.

À l’aune de la normalisation des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël – pays où l’on compte près de 800 000 Juifs marocains majoritairement attachés à leur pays d’origine –, n’aurait-on pas dû saisir l’occasion pour concrétiser les droits de « pleine citoyenneté » reconnus par la Constitution à tous les Marocains, quel que soit leur lieu de résidence sur le globe ?

Les enjeux des prochaines élections dépassent largement le territoire national et c’est une erreur historique de continuer à écarter les MRE.

Le manque flagrant de considération qui se manifeste dans cette élection aurait sans doute été nié si le bilan de dix ans de Constitution sur les questions diasporiques n’était pas aussi éloquent à lui tout seul. Ce désir de participation effective de la diaspora aux décisions majeures de son pays fait écho à des revendications et des combats portés de manière régulière depuis plus de trente ans. Les MRE souhaitent contribuer par la réflexion, mais également par l’action, à l’avènement d’un Maroc meilleur.

Nous le savons, la tentation sera politiquement forte de réduire cette nouvelle demande à un fait mineur et de se « contenter » encore de discours creux sans lendemain.

Égalité de traitement

Mais c’est un autre chemin que nous vous demandons de prendre. Ce que nous vous demandons, c’est que soit enfin ouvert le chantier d’une mise à plat du cadre juridique et institutionnel pour la mise en œuvre concrète du droit des membres de la diaspora à être élus et représentés depuis des circonscriptions électorales qui épousent leur lieu de résidence.

Nous vous demandons d’assurer l’égalité de traitement des citoyens marocains en toutes circonstances, en conformité avec la loi et la Constitution. Si cela n’est malheureusement pas le cas, c’est en raison d’archaïsmes tenaces, de pratiques hiérarchiques et de discours institutionnels qu’il faudra profondément interroger.

Cette situation injuste ne se traitera pas en la réduisant à un caprice ou à des démarches individuelles isolées. Nous vous demandons d’indiquer les voies que vous souhaitez emprunter pour supprimer ce désordre et dessiner les modalités de dialogue et d’élaboration de propositions visant à assurer la représentation effective de la diaspora. Ne doutez pas qu’au-delà même des signataires du présent texte, beaucoup d’acteurs de la diaspora sont prêts à participer à cet effort institutionnel crucial.

Nous demandons une recomposition du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) pour en faire une instance démocratique et représentative des MRE, comme il est prévu dans ses statuts et son dahir [décret royal] constitutif. Cette mise à plat doit également concerner le Conseil économique et social, ainsi que le prévoit la Constitution.

Répondre positivement à cette interpellation ne serait pas un signe de faiblesse mais le signe d’une démocratie capable de lucidité et de maturité sur un sujet où elles ont fait cruellement défaut depuis trop longtemps.

La liste mise à jour des signataires de la tribune est consultable sur le site https://nodsawet.ma/.

Avec jeune Afrique

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par  Nod Sawet

Congo-Diaspora/Marche du 8 mai 2021: Justice -Vérité sur la mort de Pako

mai 9, 2021

Avec Polémique Congo Brazza Europe

Congo-Diaspora/La mort de Guy Brice Parfait Kolelas : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connais pas ».

mai 7, 2021

Le monde entier et le peuple congolais en particulier viennent d’écouter en directe sur son lit de mort, le testament puissant d’un homme politique piégé et empoisonné par ses adversaires. Ce message a une résonnance particulière auprès de hommes et des femmes de foi, car venant du cœur, siège de la semence divine que Dieu a placé en chacun d’entre nous.

Le philosophe et homme de science français Blaise Pascal à travers son expérience de grand chrétien nous signale que Dieu s’est révélé en lui dans le cœur dans la fameuse nuit du feu ; cette expérience de Pascal nous oriente vers l’expérience qu’a vécu notre frère Guy Brice Parfait Kolelas qui, en ce moment-là, n’exprimait plus la raison, mais la vérité divine. Dieu a parlé à son cœur et il a rendu public ce message que lui a dicté la providence divine, pour que nous ne baissions pas la garde pour la conquête de notre liberté.

En effet, à ces heures de crise que connait notre pays le Congo, ceux qui n’ont pas la foi se demandent s’il y a un Dieu dans le ciel qui s’occupe des choses humaines, ils semblent nous dire : où est donc votre Dieu ? Qu’est devenue cette providence ? ils seraient tentés de ne plus croire qu’à la fatalité. Pour nous Chrétiens, le Seigneur est le grand principe de force qui soutient l’univers : c’est par lui que les Cieux exécutent leurs admirables mouvements, c’est par lui aussi que, dans l’ordre moral, les caractères revêtent de force et de courage supportent les luttes de la vie.

Pour nous Chrétiens, nous croyons qu’il est un Dieu qui préside au gouvernement des choses de ce monde, et que les plus grands évènements, comme les plus petits, sont prévus par son infinie sagesse. Nous savons qu’il ait des heures dans la vie de l’humanité, ou les peuples ont besoin de purification et de solennel avertissement, parce que les notions du Bien et du mal se sont obscurcies, et que la rouille de l’iniquité a recouvert l’or des âmes. Alors, à des moments que la providence a prévue, et ordinairement, quand le mal est arrivé à son comble, le suprême Ordonnateur permet de ces vêtements, qui se dressent tout à coup comme la mer en furie barrent le passage au cours ordinaire des choses, purifiant comme l’onde amère de l’océan, qui irait partout chasser l’élément impure et mauvais dont le contact a souillé l’œuvre de Dieu.

Mais écoutons le prophète Isaïe : « Malheur à vous qui trainez une longue suite d’iniquité avec les cordes de la vanité…Malheur à vous, qui dites que le mal est bien et que le bien est mal, qui donnez aux ténèbres le nom de lumière et à la lumière le nom de ténèbres. C’est pourquoi, continue le Seigneur, il y aura des langues de feu qui se rependront partout et qui consumeront les choses humaines comme de la paille, car ils ont foulé aux pieds la loi du Seigneur, et ils ont blasphémé la parole de Dieu »

Que dire ; plus de 40 ans que le sang des fils et filles du Congo coule sur son sol et on s’y habitue à la culture de la mort, les forces de la matière ont pris le dessus sur les forces de l’esprit et le mal avec et comment renverser la situation ? à tous les combattant de la liberté faisons nôtre cette loi la plus mystérieuse de la Providence rappeler ici par Mgr Landroit « Quand le Seigneur décrète l’expiation des crimes de l’humanité, il choisit ordinairement les victimes les plus innocentes : depuis l’effusion du sang d’Abel jusqu’à l’immolation au calvaire du Christ, depuis les apôtres jusqu’aux Saints et aux hommes divins de notre époque, cette loi reçois son application, et partout nous retrouvons l’innocence dont la douleur et le martyre sont la rançon du monde »

Pourquoi la victime innocente du Calvaire est chargée de payer les iniquités de l’univers ? il faut rappeler que certains hommes de l’histoire récente ont participé à la grande œuvre du salut et de la rédemption de leurs peuples. Nelson Mandela a écopé 27 ans de prison pour libérer son peuple de l’Apartheid, concernant ce que l’on a appelé les printemps arabes, il a fallu la mort d’un vendeur de pain en Tunisie pour déclencher les révolutions arabes ; comme on le constate toujours la providence choisit toujours une victime innocente.

Chers Combattants de la liberté, Patriotes et Démocrates du Congo-Brazzaville, constituons par la foi et l’amour comme les victimes volontaires de notre si malheureuse patrie le Congo. Formons en nous un faisceau de toutes nos souffrances anciennes et nouvelles, de la mort des présidents Marien NGouabi, Massamba Débat,  du Cardinal Biayenda, des 13 cadres tués dans le foulée dont Samba Diakoundi ; le crash du  DC10 d’UTA dans le désert du Ténéré  ; des disparus du Beach, des victimes de l’explosion du 4 mars et la mort a ciel ouvert de notre frère Guy Brice Parfait Kolelas ; Offrons à Dieu ces sacrifices immenses ,si profondément douloureux ; et nous contribuons à sauver l’avenir de notre pays le Congo, et à payer sa rançon à la justice de Dieu.

Portons en nous l’étendard des deux vertus théologales cher aux chrétiens : la foi et l’espérance. Cette foi promulguée avant l’ère chrétienne par l’illustre philosophe athénien Platon qui déclare ; « ce qui nous unit à Dieu c’est l’amour, la vérité et la foi. La foi est l’unique cause de l’initiation ». Saint Augustin pour sa part nous dit : « ne sors pas dehors, mais rentre en toi-même ; c’est dans l’homme intérieur qu’habite la vérité ; en dernière analyse le cœur est le centre de la connaissance divine ».

Nos criminels qui ont donné la mort à Guy Brice Parfait Kolelas semblent se réjouir de leur crime et de leur forfait mais ils ignorent qu’en tuant physiquement Guy Brice Parfait Kolelas ,  ils n’ont pas tué la dignité de ce dernier et que celle-ci ne meurt jamais et appartient à l’éternité. Inconsciemment, ils ne savent pas qu’ils sont condamnés d’avance ; la vérité, Guy Brice Parfait Kolelas nous l’a donné en ces mots « levez-vous comme un seul homme (unité) et battez-vous pour le changement ( la libération du Congo se fera par nous-même) il y va de l’avenir de vos enfants »,  

Marcel ABIGNA, Membre d’honneur des Assises Nationales du Congo.

Avec Congo-Liberty