Posts Tagged ‘Diaspora’

Congo-Diaspora: Décès d’Éric Mackoumbou

avril 20, 2018
La disparition hier le 19 avril d’Éric MACKOUMBOU, ancien enfant de troupe et fils du général Anselme MACKOUMBOU-NKOUKA.

Il est décédé dans un accident de la route sur le chemin de la ville de Tours. Nous adressons nos condoléances à sa famille. Que son âme repose en paix.

 

Photo de BrazzaNews.
Éric Mackoumbou
Avec Brazzanews.fr
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Congo-Diaspora: deuxième lettre ouverte de César Ganao à Moudileno Massengo

avril 10, 2018

 

Deuxième lettre ouverte de Cesar GANAO à Maitre MOUDILENO Massengo Aloise, S/C de M. MASSENGO Tiassé son porte parole.

 

M. Aloïse MOUDILENO Massengo comme vous le savez désormais, je suis César GANAO fils aîné de David Charles GANAO et je suis aussi dépositaire de son œuvre. Ce que je sais et que j’avance, je ne peux que le savoir.

Pour répondre à vos arguments tirés d’une conversation autour d’une louche de caviar accompagné certainement de cet élixir aux bulles pétillantes, à Lausanne, Suisse, avec le Maréchal Président ne fait pas de vos allégations une certitude et certainement pas de vous un détenteur de vérité.

La conscience est un juge inflexible ; autant que la bouche ne doit s’ouvrir pour prononcer des paroles assassines qui se répandent comme un gros projectile, créant et suscitant la désolation et mieux, provoquant des déchirures béantes dans de nombreuses familles, pourquoi pas de l’émoi dans le pays tout entier.

Monsieur MOUDILENO, si j’ose croire votre porte parole le sieur MASSENGO Tiassé, tout ce bruit serait dû au fait que vous êtes à la quête du buzz internet. Vous n’en êtes pas arrivé à ce point quand même. Bref ! Je sais que votre séjour au sein du vaillant marxisme léninisme vous a formé en ces qualités. Vous avez hélas, manqué de faire le vrai buzz, lors de la ​Conférence Nationale Souveraine​, cet endroit tant indiqué pour faire ce déballage devant tous, favorisant et créant les conditions véritables et équitables d’un débat contradictoire devant la nation toute entière, surtout pendant cette période euphorique où les Congolais avaient cru bon de se parler autrement. Non, vous ne l’avez pas fait à ce moment précis mais par contre, vous avez choisi de le faire 45 ans, jour pour jour, après la mort du camarade Ange et de ses amis et 6 ans après la mort de celui que vous appeliez grand frère.

Il sied de vous rappeler qu’à cette époque, vous reveniez au pays, vêtu de la toge de grand opposant, après plusieurs années d’éloignement inhérent à votre escapade sans fioriture, en abandonnant, les hautes fonctions que vous assumiez en qualité de « Vice Président du Conseil d’État ». Cette situation inédite est demeurée à ce jour non élucidée. Elle constitue un contentieux qui lie et liera à jamais votre conscience avec le pays. Nous aurions souhaité en être édifiés. Bref ! La est un problème entre votre conscience et vous même.
Je suis confiant, d’être à bord du bon vaisseau qui va rétablir la mémoire de mon père dans l’ordre du temps car je me rends bien compte que votre conte de fée n’est plus sur pilotage automatique vu la légère modification qu’il vient de connaître. Malheureusement, cette version modifiée ne tient toujours pas, vu que le témoin n’est autre qu’un mort. Encore ces morts! Décidément Maître, avez vous quelque chose contre les morts ou alors c’est la mort que vous craignez? Je comprend votre soif de polir votre image après tant d’échecs mais n’oubliez jamais que c’est le​ Parti qui dirigeait l’État ​a cette époque​.

Maître Aloïse MOUDILENO Massengo, ne pas ouvrir votre bouche à la Conférence Nationale Souveraine, là où le maître mot était le sensationnel, l’évènementiel, est la plus grande erreur de votre parcours politique si parcours il y a. Vous auriez dû avoir les couilles de le faire à ce moment-là, en présence de tous et de la nation entière, dire votre part de vérité, mais hélas, comme à l’accoutumée, vous avez soigneusement choisi le

camp de la couardise, au travers du chuchotement dangereux que vous pratiquez de nos jours.
Quel héritage allez vous laisser aux générations nouvelles qui sont fatiguées de ces discours de haine et de discorde.

Et ces coups d’États, certains mal préparés selon vous et d’autres qui ont poussé certains de nombreux compatriotes à l’exil permanent, avec une petite parenthèse ratée. Vous ne vous êtes jamais remis de cet échec, alors que le vote était démocratique.
Monsieur MOUDILENO Massengo, voici mes questions pour vous:
● Pourquoi avoir attendu si longtemps pour parler ?
● Pouvez-vous nous dire dans quel domicile de GANAO ces assassinats ont eu lieu?
● Quelle était la doctrine du PCT à cette époque ?
● Citez moi un témoin ​vivant​ ​de votre récit ?
Maître MOUDILENO Massengo, l’absence de réponses a mes questions signifierait tout simplement que votre propos était léger et ne méritait pas que l’on s’y attarde.
Dans l’espoir d’avoir des réponses à mes questions, recevez mes salutations déférentes.

César GANAO , Fils aîné du patriarche D.C GANAO.

Notes:
● Directeur du département de la tutelle et des territoires non autonomes des Nations Unies à New York de septembre 1971 à janvier 1972 puis, Directeur du programme des Nations Unies pour le développement en sigle PNUD à Ouagadougou, Haute-Volta (actuel Burkina Faso).

Photo de BrazzaNews.
César GANAO
Avec Brazzanews.fr

Congo: En l’honneur de la Saint Fulbert célébrée ce 10 avril et vers la connaissance du père de l’indépendance

avril 10, 2018

 

Le Président Youlou n’était pas un chef  ethnique ni un dirigeant sectaire 

Le Président Fulbert YOULOU a été le mal aimé de notre sanglante histoire. De 1964 à 1991 plusieurs générations ont  été éduquées dans ce que je puis nommer l’anti-youlisme.
Et pourtant l’ascension du petit Abbé vers le pouvoir suprême ne l’autorisait point à devenir un dirigeant sectaire et ethnique..

En effet, lorsque l’Abbe rentre du Cameroun en 1946 il est en butte à l’hostilité d’une partie de ses « parents ethniques » Laris-Kongos, notamment la branche radicale des matsouanistes, qui y voient dans sa soutane une collusion avec les colons français. Étant donné qu’en 1946 des émeutes éclatent a Bacongo au cours desquelles l’Abbé RAMEAUX est molesté à l’église St Pierre Claver. Youlou est donc victime d’un ostracisme à Bacongo. Il échappe par ailleurs à un lynchage public en 1947 en l’église de Mabaya-Koubola pour avoir prononcé une homélie dans laquelle il s’en prend avec une rare violence verbale à la fraction radicale des matsouanistes qui refuse la scolarisation des enfants. Youlou est exfiltré par des fidèles venus a sa rescousse.

Cela dit, Youlou avait d’abord conquis ce que l’on appela autrefois le Niari Forestier (actuelle région de la Lekoumou et la partie forestière du Niari constituée de Divenié, Mbinda et Mayoko), avant  de capter ce qui devait être son électorat naturel de la région du Pool dont il est originaire.

Contrairement à la littérature d’une certaine science politique congolaise à prétention scientifique, Youlou ne s’était pas appuyé sur son ethnie et encore moins sur le matsouanisme pour conquérir le pouvoir suprême. Au contraire, en redoutable stratège et très ambitieux, Youlou s’était rapproché des élites du Niari Forestier et du Kouilou continental (Bilala, Mvouti etc) issues des lignages et des clans « dominés ». Dans le Kouilou, ces élites du Kouilou Forestier étaient en butte à l’hégémonie symbolique des élites Vilis issues des descendants de la lignée royale (Diosso et Loango), ces derniers revendiquant une descendance et une filiation directe avec le Roi MA LOANGO, légitimant par ailleurs la structure vassalisée de la société vili.
Dans le Niari les élites conquises par Youlou se préparaient à une revanche symbolique contre les élites Bakunis de Dolisie et Loudima qui les considéraient comme des « landala lail », donc des populations venues des forêts et longeant le rail (CFCO) pour rejoindre Dolisie et Loudima.

Cette configuration ethno-géographique issue des rapports marchands coloniaux sera d’un grand secours pour Fulbert Youlou à partir de 1959, puisque son allié Stéphane THYTIELLE, un Vili de Bilala,  remporte les municipales de Pointe-Noire tandis que Pierre GOURA, un autre allié, bayaka  originaire de Sibiti, accède à la mairie de dolisie en battant KIKOUNGA NGOT.

C’est après avoir conquis le Kouilou continental et le Niari Forestier que l’Abbé Youlou avait capté l’électorat du Pool et de Bacongo à la faveur d’un grand travail de terrain mené par des associations de jeunes coordonnées par Dominique NZALAKANDA, Jean BIYOUDI, Roch MALANDA et le Doyen LASCONY.

En outre, Youlou relève opportunément que la langue urbaine qu’est le lari est porteuse des liens sociaux dynamisant un réseau de solidarité transethnique entre les ressortissants de Bacongo au-delà de leurs ethnies d’origine. C’est donc par le biais du lari en tant que langue que Youlou conforte son ascension fulgurante vers le pouvoir en se rapprochant des fonctionnaires originaires du Niari et du Kouilou installés a Bacongo, lesquels habitaient majoritairement les quartiers SIC de Bacongo et Makélékélé, et parlaient un lari sans accent. Parmi ceux-ci, il y a le tres respecté Martial KONGO, unvYombé  de Mvouti, père de l’historien Marcel KONGO; François NGOY, originaire de Zanaga, devenu plus tard le président de l’équipe de football les « Diables-Noires »; MADOUNGOU Boniface dit « Vieux Castar », un bayaka originaire de Sibiti dont la fille TSONA Claire épousera le Ministre Prosper GANDZION, tandis que sa troisième fille, Henriette BOUANGA, affectueusement appelée BIBI, deviendra la propriétaire du bar dancing « CHEZ BIBI » à Bacongo ; MENGO Édouard, originaire de Sibiti dont le fils ainé, Jean Marie MENGO, Chef des Motards et Maréchal des Logis, sera assassiné le 26 mars 1970 après avoir été enlevé de sa cellule à la maison d’arrêt trois jours après l’échec du coup d’état du Lieutenant Siroko KIGANGA dont il était très proche; Basile MAPINGOU, député UDDIA, originaire de Zanaga, nommé Sous-préfet de la nouvelle sous-préfecture de la Létili, laquelle a été créée par Youlou pour remercier les élites de l’actuelle région de la Lekoumou ; MOUKENGUE dit « Shérif » et Barthelemy NZABA, tous Bembés de Mouyoundzi.

On le voit, l’Abbé Youlou a été inspiré par une rationalité politique tirée d’une lecture sociologique intelligente de la société coloniale. Il avait par ailleurs compris et saisi le rapport du lari à l’urbanité comme processus valorisant de son ascension politique. Et, contrairement à Bernard KOLELAS, plus tard, Fulbert Youlou avait compris depuis 1947 qu’il était dangereux pour tout ressortissant du Pool de se revendiquer de MATSOUA GRENARD, puisque suivant Youlou cette figure de notre histoire qu’est Matsoua incarne « l’interdit » pour avoir perturbé l’ordre colonial et sa structuration de domination. D’autant que, par simplifications idéologiques, les colons français avaient assimilé le Matsouanisme au « Larisme », autre expression conçue par les mêmes colons pour légitimer « l’intégrisme dit du Pool », lequel a été repris dans le champ politique postcolonial à la faveur des raccourcis politiciens et des simplifications idéologiques. D’où la forte tendance vers l’essentialisation et la particularisation des Laris-Kongos. L’état postcolonial ne pouvant se reproduire qu’avec les logiques et les postures de l’Etat colonial dont il est le dérivé. Et, l’épuration ethnique en cours dans la région du Pool depuis avril 2016 est instructive en ce sens.
C’est la raison pour laquelle Youlou avait compris que la figure de Matsoua, faussement assimilé à ce supposé « intégrisme » des Laris-Kongos, sera utilisée pour justifier et « légitimer » les violences meurtrières contre ses parents ethniques Laris-Kongos. C’est sous cet angle qu’il convient de comprendre la répression qu’il organise contre les matsouanistes radicaux et leur déportation au nord du pays. Et parallèlement, Youlou se rapproche des matsouanistes modérés. Cette répression-déportation répondait a deux préoccupations. D’abord, rassurer les factions politiques non Karis-Kongos de ce qu’un ressortissant du Pool, donc Youlou, peut organiser une expédition punitive contre les siens. Ensuite, il s’est agi pour Youlou d’éloigner les motivations de la répression contre les originaires du Pool tant que les matsouanistes habiteront cette région.

Ceci étant, les éléments parcellaires, ci-dessus décrits, sur l’ascension fulgurante de l’Abbé Youlou vers le pouvoir suprême, apportent un éclairage sur la posture transethnique et nationalitaire de l’Abbé Youlou.

Certes, il lui était fait le grief, à raison par ailleurs,  d’avoir prononcé un discours en lari le 15 août 1963 en s’adressant uniquement à ses « parents ethniques » Laris-Kongos et non à l’ensemble du peuple congolais. Cependant, ce discours sur fond de recentrage ethnique a été tenu par un chef dépité et désespéré, lâché de toutes parts, et voyant le pouvoir lui échapper. Il a donc tenté de rallier à sa cause les originaires du Pool, majoritaires à Brazzaville. D’autant qu’il se dit surpris de constater que le 14 août 1963 le premier rassemblement du peuple déferlant vers le palais, au-delà de celui des syndicats, a lieu au Marché total de Bacongo. Dans un dernier sursaut, Fulbert Youlou s’adresse donc à ceux qu’il considère comme ses parents dans l’espoir d’obtenir leur ultime soutien, en vain. Dans l’après-midi de cette journée du 15 août 1963, après sa démission, Youlou est en larmes, exposant sur le peuple congolais manipulé mais aussi sur ses « parents » du Pool. Mon défunt père, Pascal MVOULA, Chauffeur du Président de l’Assemblée Nationale, Marcel IBALIKO, vécut cette scène au palais lorsque le Président Fulbert Youlou, en larmes, est soutenu par Marcel IBALIKO, Dominique NZALAKANDA et Prosper GANDZION.

Cette séquence ne peut pour autant invalider la posture de dirigeant transethnique et national du Président Fulbert YOULOU.

Il s’agit d’une ahurissante contre-vérité historique que d’affirmer que l’Abbé YOULOU, cette figure emblématique de notre histoire, aurait été un dirigeant ethnique ou un Chef sectaire. Cette thèse a été soutenue par une certaine science politique congolaise engluée dans des analyses contredites par la pugnacité des faits.

Roger MVOULA MAYAMBA
Juriste

 

Congo-Diaspora: Appel de Modeste Boukadia pour la Conférence internationale

avril 9, 2018

Appel de Modeste Boukadia pour le soutien des Congolais à la tenue de la conférence internationale.

Congolaises, Congolais, mes chers compatriotes,

Le Congo est aujourd’hui au bord du chaos. Il est dans le gouffre et il s’enfonce chaque jour davantage dans la division de ses fils et filles.
Sassou et son régime ont violé tous les principes du droit international et tous les principes de la démocratie.

La situation est catastrophique et sans compter les crimes antérieurs, les chiffres de la nouvelle tragédie congolaise parlent d’eux-mêmes : plus de 3 000 morts, plus de 200 000 déplacés, plus de 400 villages détruits, presque rayés de la carte. Et des milliers de nos compatriotes croupissent en prison où des tortures inhumaines leur sont infligées quotidiennement.

Cette situation infernale ne peut plus durer. C’est pourquoi la saisine des Nations unies s’est imposée parce que le Congo qui en est membre, doit être assisté par la communauté internationale pour solder ce présent de larmes et de sang que fait couler le dictateur Sassou sur les joues et les corps des Congolais. Cela a pour objectif d’envisager un nouveau Congo plus radieux à construire.

Les Nations unies ont été saisies par le Conseil des droits de l’homme et, alors que le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme s’apprêtait à ordonner une commission d’enquête pour constater le supplice d’une partie de notre peuple, le régime de Sassou a initié de faux accords pour faire diversion. Ainsi, les accords insincères et trompeurs de décembre 2017 avec le pasteur Ntumi avaient pour but de faire croire à un processus de pacification et de normalisation de la tragédie en cours afin de court-circuiter l’enquête des Nations unies sur ses crimes et massacres compromettants.

Mais comme vous pouvez le constater, Sassou continue, voire accélère la tragédie congolaise avec toujours plus de morts, plus de blessés, plus de prisonniers politiques, plus d’écoles à l’arrêt, plus d’hôpitaux dévastés, etc.

Alors, seule la conférence internationale peut chasser Sassou du pouvoir par la voie diplomatique et préparer l’avenir d’un nouveau Congo fier de sa cohésion nationale et sociale dans la bonne gouvernance.

En effet, la conférence internationale a pour but de diagnostiquer tous les problèmes de notre pays sur les plans politique, économique, social et culturel afin de consacrer la fin de l’accession au pouvoir par les armes, la mise en place d’un gouvernement d’union nationale au cours d’une période de transition à définir et enfin, l’union nationale par la réconciliation des fils et filles du Congo.

Bien plus, la conférence internationale débouchera sur la bonne gouvernance qui est non seulement le garant de l’union nationale et de l’Etat de droit comme l’avaient initié les présidents Fulbert YOULOU et Jacques OPANGAULT et Jean-Félix TCHICAYA, mais aussi et surtout le remède le plus efficace contre toutes les formes de tribalisme et de régionalisme qui minent notre pays.
Congolaises, Congolais, mes amis et collègues de l’opposition !

Ne pas soutenir l’appel à la tenue d’une conférence internationale pour examiner et traiter les problèmes du Congo pour un avenir meilleur, c’est vouloir conquérir le pouvoir pour agir dans la continuité de Sassou avec les mêmes crimes et excès de toutes sortes, c’est refuser de se battre pour son pays, c’est abandonner sa patrie enfermée dans la barbarie des guerres et de la tyrannie.

En soutenant la conférence internationale sur le Congo, vous ne le faites pas pour moi, vous ne vous ralliez pas à moi, vous courez tout simplement au chevet de notre pays agonisant pour panser ses plaies. La conférence internationale est simplement un instrument, le moyen que nous avons en commun pour chasser Sassou. Une fois les règles du jeu démocratique clairement établies, la compétition électorale suivra et chaque prétendant à la présidence fera valoir ses chances.

Mes amis et collègues de l’opposition, unissons d’abord nos efforts pour dégager Sassou et occupons-nous ensuite de l’avenir du Congo en établissant des règles d’accession au pouvoir qui seront claires et démocratiques. J’invite donc toutes les forces de l’opposition réelle au pouvoir à s’asseoir autour d’une table réelle ou virtuelle pour sceller le pacte de l’union sur la nécessité impérative de la tenue de cette conférence internationale.

Enfin, je vous demande de soutenir le projet de convocation d’une conférence internationale sur le Congo par les Nations unies afin de préparer le renouveau économique de notre pays et de réparer toutes les fractures politiques, sociales et culturelles qui existent aujourd’hui et qui ont rendu le Congo exsangue. Il s’agit de :
– Faire constater la faillite du Congo endetté ou plutôt surendetté à hauteur de 236 % du PIB au moyen d’un audit international ;
– Revoir les contrats frauduleux avec la Chine dont les produits contrefaits empoisonnent chaque jour notre peuple ;
– Arrêter le cycle perpétuel d’accès au pouvoir par le coup de force. Empêcher et éradiquer la succession dynastique. Nous ne pratiquons pas la politique d’exclusion comme le régime actuellement au pouvoir ; c’est pourquoi Sassou est convié à la table de cette conférence et s’il s’absente, s’il pratique la politique de la chaise vide, il en assumera les conséquences car les décisions d’une conférence internationale sont contraignantes et s’imposent à toutes les parties, que celles-ci soient présentes ou absentes ;
– Faire émerger de nouvelles femmes et de nouveaux hommes politiques pour le renouvellement des cadres. De la fuite des cerveaux au retour des talents pour le redémarrage de l’économie congolaise. La vision obsolète des

dirigeants de l’époque postcoloniale est aujourd’hui dépassée et celle de nos nouveaux et jeunes dirigeants doit être celle qui appréhende la mondialisation en vue d’une intégration économique régionale pour bâtir un bloc élargi à l’ensemble de l’Afrique centrale, un ensemble qui servira de noyau dur à la nouvelle union africaine ;
– De débattre des thèmes clés pour ressusciter le Congo. Ils seront abordés par la conférence internationale et l’ordre du jour sera arrêté par l’ensemble des participants et partenaires. Quelques-uns de ces thèmes incontournables sont : la santé, la sécurité sociale, l’éducation, le logement, la justice, l’emploi, la promotion sociale, la formation professionnelle, le retour au pays des compatriotes des diasporas, les infrastructures, la nouvelle stratégie économique, etc. ;
– Travailler pour la construction de la démocratie, de l’avènement de la bonne gouvernance, d’un système de gouvernement inclusif associant tous les fils et filles du Congo, de la mixité administrative et gouvernante avec autant de ressortissants du Nord au Sud que de ressortissants du Sud au Nord ;
– Eviter que le Congo serve de base-arrière du terrorisme en sécurisant nos frontières et en stoppant la libre circulation des armes qui endeuillent nos amis d’Afrique et d’occident. L’indépendance du Congo sera réaffirmée par l’arrêt de la mainmise de la Chine sur notre pays en mettant fin à ses produits de mauvaise qualité qui ruinent la santé des Congolais et endeuillent nos familles.
De nombreux pays sont favorables à la tenue de cette conférence internationale et sont prêts à l’accueillir pour sauver le Congo. Serions-nous les seuls à ne pas nous préoccuper du destin de notre propre pays ?
Le FMI, l’UE, les USA et plusieurs autres pays à travers le monde dont les principales puissances financières, prêts à nous aider pour rebâtir rapidement notre pays — puisque tous ont reconnu que les nombreuses aides allouées au Congo sont massivement détournées et achètent des armes et autres engins de mort au lieu d’acheter livres, médicaments et nourriture —, sont favorables à la tenue de cette conférence internationale et sont déjà partenaires de l’événement à venir.

Comment convaincre nos amis et partenaires du monde de nous aider à chasser Sassou si nous sommes divisés ? Pourquoi ne croiraient-ils pas que le régime après Sassou va ressembler aux régimes précédents ? Plus vite nous serons unis, plus vite Sassou quittera le pouvoir. Plus vite nous serons unis, plus vite notre misère cessera et notre avenir resplendira. Plus vite nous serons unis, plus vite nous aurons la conférence internationale des Nations unies sur le Congo pour nos concitoyens, pour notre liberté, pour notre survie, pour notre développement, pour notre bien-être futur, pour notre épanouissement.

Vive la renaissance de notre pays, vive l’union nationale et vive le Congo. Washington, le 8 Mars 2018

Modeste Boukadia

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Congo-Diaspora: John Binith Dzaba contre Modeste Boukadia

avril 9, 2018

 

L’opposant John Binith Dzaba fustige le comportement de Modeste Boukadia

 

 

Cette vidéo a été faite lors d’un entretien avec le journaliste Aristide Mobebessi

 

Avec Sacer-infos.com

Congo-Diaspora: affaire C.D.Ganao/Me Aloïse Moudileno Massengo

avril 8, 2018

Affaire C.D GANAO/ Me Aloise M.MASSENGO par Dieudonné NANI .

Monsieur César GANAO a adressé une lettre ouverte à Me MOUDILENO-MASSENGO, ancien vice-président du CONGO-Brazzaville, cofondateur du Mouvement Patriotique Congolais (M.P.C).

A voir les nombreuses réactions des congolais sur internet, il faut donc s’en féliciter puisque cela prouve qu’il existe une volonté de débat, de recherche de la VÉRITÉ sur une période sombre de notre histoire : exemple l’assassinat d’Ange DIAWARA, IKOKO et leurs compagnons.

Au delà du signataire de la lettre ouverte, Monsieur César GANAO, je souhaite que d’autres congolais s’impliquent dans cette quête de vérité sur les assassinats dans notre pays. Et que cette quête aille au delà, pour s’élargir à des strates plus larges.

Pour revenir à la lettre de Monsieur César GANAO, j’ai suivi attentivement l’interview de Me MOUDILENO-MASSENGO et je suis accablé par l’inanité des critiques adressées à celui-ci.

Crier haro sur lui alors qu’il répond aux interrogations, de nombreux congolais, relatives aux assassinats des années soixante dix ( mois de Mars ) me pousse à me poser des questions sur les motivations de Monsieur César GANAO.

Beaucoup de congolais ont réagi à la publication de cette lettre, je m’associe à eux pour répondre point par point à la stupéfaction, à l’indignation et « aux deux ou trois choses » exprimées dans la lettre ouverte de notre compatriote, parue sur les sites « Brazza-News » et « Congopage ».

Concernant les propos « méchants, fabriquées de toute pièces », « mensongers et haineux », je conseille à notre compatriote de revoir sur « Brazza-News » la vidéo de Me MASSENGO-TIASSE.

Ancien Vice-président, Me MOUDILENO-MASSENGO répond aux questions sur les assassinats et il parle des hommes politiques, chacun dans son rôle politique précis. Il évoque les actes de la Conférence Nationale Souveraine, surtout ceux de la commission « assassinats ». Il apporte un éclairage sur la suite donnée aux actes de cette commission « assassinats ».

Les observateurs avertis de la vie politique congolaise savent que les versions « officielles » des assassinats ont été mises à mal par les conférenciers de 1991 et les faits évoqués lors de cet entretien se trouvaient déjà dans le rapport de cette commission et d’autres témoignages d’anciens hommes politiques (après la Conférence Nationale Souveraine).

Ces propos ne sont pas « fabriqués de toutes pièces » et ne visent pas exclusivement la personne de Monsieur Charles-David GANAO.
Contrairement aux affirmations de notre compatriote César GANAO, Monsieur Charles-David GANAO était bien ministre des Affaires Étrangères dans le gouvernement dirigé par Monsieur POUNGUI. C’est en tant que ministre des Affaires Étrangères que le nom de Monsieur GANAO est cité dans cette vidéo.

Les autorités du Zaïre ( actuel RDC ), par leur ministre des affaires étrangères, ont remis les prisonniers aux autorités congolaises (au ministre des Affaires Étrangères ) comme cela se passe dans d’autres pays : exemple récent entre la RDC et la RCA, le 24 Février 2018, « C’est un échange de bons procédés entre la République Démocratique du Congo (RDC) et la République centrafricaine (RCA). Kinshasa a accepté d’extrader, jeudi 22 Février, un chef anti-balaka du sud-est centrafricain, Romaric, ainsi qu’un de ses lieutenants qui avaient fui au Congo, en décembre. En échange, Bangui a remis, au Congo, deux hommes accusés, par Kinshasa, d’être des rebelles proches de John TSHIBANGU, ancien colonel arrêté fin janvier en Tanzanie et extradé vers Kinshasa. »(RFI).

« Avril 1973… Mon père se trouvait à Ouagadougou… ».
J’invite donc Monsieur César GANAO à se rapprocher du chef du gouvernement de l’époque, ANGE EDOUARD POUNGUI et du ministre VICTOR TAMBA-TAMBA. Ces deux personnalités, membres du gouvernement du 7 janvier 1973, peuvent lui donner des précisions sur sa participation dans le gouvernement du 07 janvier 1973. Si Monsieur POUNGUI se montre disert, il pourra aussi raconter les conditions de la remise des prisonniers au gouvernement congolais.

Les internautes ont mis sur la toile les informations du magazine « MARCHES TROPICAUX » datant de 1973, avec la composition de l’équipe gouvernementale (Conseil d’Etat du 7/01/1973), où figure nommément Monsieur Charles-David GANAO au Ministère des Affaires Étrangères.

Il est également important de noter que Me MOUDILENO-MASSENGO NE DIT PAS QUE C’EST GANAO QUI A TUE LES PRISONNIERS.

Son fils nous apprend que le ministre GANAO ne se trouvait pas à BRAZZAVILLE.
Mais qui a pris sa place au Ministère des Affaires Étrangères ?
Qui donc a pu négocier avec les autorités zaïroises l’extradition d’Ange DIAWARA, Jean-Baptiste IKOKO et leurs compagnons ?

Les congolais doivent demander aux hommes politiques, membres du gouvernement de l’époque, des explications sur la mort de ces prisonniers livrés par les autorités du Zaïre. Ces hommes politiques ne doivent pas garder un silence de carpe devant les interrogations des congolais.

En écoutant et en regardant à maintes reprises la vidéo réalisée par Me MASSENGO-TIASSE, je n’entends pas les propos haineux et méchants mais une invitation lancée aux patriotes congolais de se saisir des sujets des assassinats politiques, de ne pas les esquiver.

Sans Vérité sur ce qui nous divise (exemple l’assassinat du président Marien NGOUABI, le 18 Mars 1977), le fossé ne fera que se creuser davantage entre nous.

Quant à vos saillies sur Me MOUDILENO-MASSENGO, Monsieur César GANAO, je vous conseille de relire ses publications et ses articles parus dans le journal « Afrique Education » avant d’aller deviser avec lui (« avec respect et honnêteté »).

Cela vous permettra de comprendre que Me MOUDILENO-MASSENGO a placé la vérité sur les grands assassinats au CONGO-Brazzaville au point de départ de l’unité et de la cohésion dans notre pays. C’est à un effort de salut public qu’il nous invite: Vérité-Réconciliation.

Les patriotes veulent que la vérité soit mise à la portée de tous afin que la réconciliation intervienne vite et repose sur une base qui exclut la duperie de l’autre.

Refuser la vérité et la lumière sur cette période de notre histoire, c’est vouloir pour le CONGO, un régime de division nationale. Les congolais peuvent donc porter un jugement politique sur les acteurs politiques de cette période sans tomber dans l’injure, l’invective.
La jeune démocratie congolaise a tout à gagner à l’établissement de toute la vérité sur cette période douloureuse de notre histoire.

Enfin, Monsieur César GANAO, vous passez sous silence la lettre du colonel à la retraite Marcel ONANGA, paru le 08 Février 2017 sur le site « ZENGA-MAMBU ».
Les internautes recherchent en vain une réaction du « Fils aîné » lors de la parution de la lettre du colonel ONANGA.

Pourquoi Monsieur César GANAO, vous avez gardé le silence, en Février 2017, lors de la parution de cette lettre ?

Pourquoi Monsieur César GANAO, vous réagissez aujourd’hui et restez muet sur l’article de Monsieur ONANGA ?

Ce qui amène mon ami facétieux à dire que « Le fiston a bénéficié de l’appui des « tontons », ceux-là même qui ont pris la place de son père en Avril 1973 lors de la remise des prisonniers par les représentants de MOBUTU, président du Zaïre ».

Pour rejeter les dires de mon ami facétieux, Monsieur César GANAO, « Fils aîné » du patriarche doit se rapprocher des ministres : ANGE EDOUARD POUNGUI, VICTOR TAMBA-TAMBA, MOUKOUEKE, HENRI LOPES, LOUIS SYLVAIN NGOMA.

Il est de votre responsabilité d’agir dans ce sens.

 

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr par Dieudonne Nanit

Congo-Diaspora: de la réponse à Moudileno Massengo à la confusion du fils aîné de Ganao

avril 2, 2018

César GANAO le Fils aîné de David Charles GANAO adresse une lettre ouverte à Maitre MOUDILÉNO MASSENGO sur des propos tenus à l’égard de son défunt père David Charles GANAO . Cesar GANAO réside aux Etats Unis d’Amérique depuis 40 ans où il exerce en tant ingénieur en maintenance aéronautique au sein de la compagnie aérienne United Airlines, il est marié et père de trois enfants.

« Monsieur Moudiléno Masséngo,
Je suis stupéfait des propos que vous avez tenus à l’égard de Monsieur David Charles Ganao, mon défunt père. Vos propos sont méchants, fabriqués de toutes pièces. Des propos mensongers et haineux. Mon père est mort en juillet 2012, à l’âge de 85 ans, votre âge actuel puisque vous avez célébré votre anniversaire le 11 mars dernier. Mon père Ganao est mort serein, sage. Depuis, il repose en paix en terre tékée, cette terre sacrée et si chère de ses ancêtres. Malheureusement son repos vient d’être perturbé, et je suis indigné.
Monsieur Moudiléno Masséngo, vous ne pouvez pas vous imaginer le mal que vous venez d’infliger à notre famille et à bien d’autres, avec ces mensonges que vous avez étalés sur la Toile. Mais comme nous y sommes, je souhaiterais vous dire deux ou trois choses.

● Vous dites que les prisonniers Ange Diawara, Jean-Baptiste Ikoko et leurs camarades ont été assassinés en avril 1973 au Ministère des Affaires Étrangères, dirigé, selon vous, par David Charles Ganao. Faux, mon père se trouvait à cette date, à Ouagadougou, en Haute-Volta (actuel Burkina Faso), comme fonctionnaire international au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Vous auriez, Monsieur Moudiléno, pu tout d’abord vous renseigner au lieu de balancer des contre-vérités. Décidément vous êtes fâché avec l’histoire et les dates.

● Par ailleurs, vous affirmez sans vergogne que la livraison des prisonniers au gouvernement congolais s’est passée en présence des Ministres des Affaires Étrangères des deux pays, à savoir le Zaïre et le Congo. Ma question: qui sont ces Ministres? Je suis surpris que Monsieur Masséngo Tiassé, un communiquant avéré et pétri d’expérience, ne vous ait pas recadré afin de vous faire éviter de tels dérapages. C’est triste et révoltant.

Monsieur Moudiléno, nous sommes dans un pays fragilisé par des divisions ethniques et politiques. On pourrait comprendre votre acharnement sur le Président Sassou Nguesso puisque vous dites être un ennemi politique, mais ce que je ne saisis pas c’est votre tendance à vous auto-glorifier. Vous proclamez être le seul détenteur de la vérité sur les divers assassinats politiques qui ont émaillé notre pays à différentes époques de son histoire. A la conférence nationale de 1991 que vous évoquez, vous n’aviez pas été convaincant, et vous êtes même apparu décalé et déconnecté. Pourquoi l’avocat brillant que vous êtes (ou que vous fûtes) déclare sans preuves que le corps du Président Alphonse Massamba-Débat avait été jeté aux animaux du Parc zoologique de Brazzaville ? Si cela est vrai, je souhaite que vous en informiez la famille du défunt Président qui reste sans information sur le décès de leur patriarche. La famille Massamba-Débat ? Une famille digne, fière, responsable, noble selon nos traditions bantoues, (elle) ne mérite pas ça.

Pour ce qui concerne Ganao, vous qui le fréquentiez, à Paris et ailleurs, pourquoi n’avoir pas fait état, avant 2012, de cette situation à celui que vous considériez comme un « grand-frère » ? Ce n’est pas moi qui vais vous apprendre que le respect pour les morts est une « loi » fondamentale dans nos traditions bantoues. Vous avez choisi la formule la plus lâche pour le faire : la délation, la haine.

Vous avez poignardé un mort et toute une famille. Intolérable. Au fond, vous agissez pareil avec tous les morts : l’ex-Premier Ministre André Milongo à qui vous imputez votre cuisant échec pour la candidature au poste de premier ministre de la transition. Vous le traitez d’amateur en politique. Le président Pascal Lissouba (aujourd’hui très fatigué par la maladie) que vous dénigrez systématiquement. S’il vous plaît Maître Moudiléno Masséngo, un peu d’humilité !
Je reviens sur Ange Diawara et ses compagnons. J’espère discuter un jour avec vous sur ces révolutionnaires qui ont marqué leur court temps sur terre et néanmoins séduit de nombreux jeunes Congolais. J’espère que nous deviserons avec respect et honnêteté. En attendant, je me permets de vous faire savoir que mon père a occupé cette fonction de Ministre des Affaires Étrangères au sein du gouvernement de M. Henri Lopes, nommé premier Ministre en juillet 1973, soit quatre mois après ces évènements douloureux ; y aurait-il une erreur sur la personne ?
Voyez-vous, Monsieur Moudiléno, le Congo a besoin de tous ses enfants pour son développement. Mon père David Charles Ganao nous disait souvent :  » Il n’y a pas une seule tribu, une seule ethnie, une seule religion, qui soit mieux lotie que l’autre. Pour que le Congo aille de l’avant, il nous faut arrêter de penser en téké, en tsangui, vili, kongo, mbochi… Nous devons penser Nation, Congo « .

Monsieur Moudiléno Masséngo, vos propos divisent. Prêchez l’union et la réconciliation nationales, et on vous écoutera. Je n’ai aucune haine contre vous. Je vous ai toujours respecté. Vous avez sali la mémoire de mon père David Charles Ganao. Ce qui est difficile à accepter. Mais, simplement, je vous prie de laisser mon père reprendre son repos que vous avez osé déranger. La mémoire de mon père n’a pas besoin de cette comédie.

Monsieur Moudiléno, ne volez pas l’histoire de notre pays. Et surtout ne la réécrivez pas en vous basant sur des mensonges et sur vos fantasmes. »

Très respectueusement,
César GANAO
Fils aîné de David Charles GANAO

Photo de BrazzaNews.
 Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Congo-Diaspora: John Binith Dzaba serait-il un repris de justice de droit commun ?

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Avec Congonewsbzv.fr

Congo-Diaspora: appel de Modeste Boukadia à l’unité nationale pour sortir Denis Sassou Nguesso

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Radio-Congo Live 11 Chicago (États-Unis)

Congo-Diaspora: guéguerre dans l’opposition

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LE REGNE DES OPPOSANTS PLUS OPPOSANTS

QUE LES VRAIS OPPOSANTS

 

Depuis quelque temps, un climat délétère règne en France dans les rangs de ceux qu’on appelle OPPOSANTS congolais de Brazzaville. Ce climat ne date pas que de mars 2016. Il est présent depuis 1991, au sortir de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), quand André Milongo, Premier ministre de la transition, avait été poussé à remanier quatre fois son Gouvernement en un an. Donc un remaniement ministériel tous les trois mois. Ceux qui avaient empoisonné la Transition d’André Milongo, sont encore les mêmes qui, aujourd’hui, empoisonnent le milieu de l’Opposition crédible, la vraie.

Ceci dit, pourquoi ne dénonce-t-on pas ces personnes rompues aux manœuvres dilatoires et manipulations tous azimuts ?

Les mêmes, pour certains, avaient fomenté des coups d’Etat contre le Premier ministre André Milongo, avec mort d’hommes au Pont du Djoué, etc. Les mêmes, pour certains, soutiennent, aujourd’hui, des hommes qui ont du sang dans les mains, mais se font passer pour des opposants plus opposants que les vrais opposants sincères.

Maintenant, devant l’action de Modeste BOUKADIA, les mêmes s’agitent pour étouffer l’action de Modeste BOUKADIA, parce qu’il dérange, parce qu’ils estiment que la « PLACE », cette « PLACE » est réservée.

Alors, pour faire mal, très mal, comme ils l’ont appris dans les Ecoles du mono et du PCT, ils ont regardé dans l’assistance si, parmi les participants, il n’y avait pas une brebis galeuse à coller à la peau de BOUKADIA. Et ils ont trouvé. Cette brebis galeuse, c’est Tony MOUDILOU.

Nous venons de dire ci-dessus que parmi les OPPOSANTS prétendus, il y a des personnes, des compatriotes qui soutiennent des criminels, des gens qui ont du sang humains dans leurs mains. Pourquoi ne les dénonce-t-on pas ? Est-ce parce que les crimes de Tony Moudilou sont plus graves que les crimes de sang commis par leurs mentors ?

Dites-nous, ce que Moudilou a fait contre le Congo en général et contre le Pool en particulier, par exemple ? Combien de Congolais il a assassiné ? Que faites-vous contre ceux qui se font passer en France pour des Représentants de « X » ou « Y », lesquels ont commis des crimes de sang humain ? Certains d’entre eux ont massacré des dizaines de milliers de Congolais dans le Pool, où ils ont « ratissé m² par m² » (sic). Et pourtant, même les ressortissants du Pool, jamais rancuniers, les soutiennent parce qu’ils sont des compatriotes emprisonnés arbitrairement.

Non, nous implorons tous nos compatriotes de ne pas tomber dans le discours des pro-Sassou et autres qui se sont réunis pour monter la cabale ANTI-BOUKADIA en se servant de Moudilou.

Tony Moudilou n’est pas dans le staff de Boukadia. Et même s’il en était, où aurait été le mal ? N’est-il pas aussi Congolais que tous les autres qui lui tombent dessus ? Tony Moudilou assiste aux réunions de Modeste Boukadia au même titre que tous les Congolais et amis du Congo qui y assistent.

Pourquoi doit-on exclure, plutôt chasser MOUDILOU ? Est-ce à cause de l’affaire MOKOKO ? A notre connaissance, le général Mokoko n’est pas en prison à cause de l’affaire de son fameux coup d’Etat qui n’est jamais allé à son terme, car cette affaire aurait été réglée en famille. Pour preuve, jusqu’au dernier moment, il a été Conseiller militaire de M. Sassou. Le général Mokoko est en prison pour un crime de lèse-majesté. Pour un crime tribal ! Parce qu’il avait osé narguer le Chef tribal, bravé l’autorité du « KANI » : SASSOU NGUESSO.

Alors, ne mélangeons donc pas les torchons et les serviettes. Derrière ce discours, il y a la cabale de quelques personnes bien connues qui pensent que le pouvoir doit rester au Nord, au nom du tribalisme ambiant et d’autres qui estiment qu’ils ont été spoliés.

Prenons par exemple le cas de Guy Mafimba, le représentant d’André Okombi Salissa, patron du CADD et Chef du Front 400, de sinistre mémoire. Il est dans l’Opposition. L’y a-t-on expulsé ? Qui dénonce sa présence au sein de l’opposition, malgré les crimes de son mentor ? Qui remet en cause son statut d’opposant ? Est-ce parce que les populations du Pool qu’ils ont massacrées ne sont pas des Congolais?

Et cela personne n’en parle. On préfère s’acharner sur Moudilou qui n’a rien fait, sinon l’affaire Mokoko. Une affaire où il n’y a même pas mort d’homme.

Toutes ces manigances pour le « TOUT SAUF… »

Ceux qui sèment la zizanie, nous les connaissons. On veut se servir du prétexte MOUDILOU. Mais MOUDILOU a tué combien de Congolais? Il a détourné combien de millions, contrairement à d’autres? Parmi tous ces opposants, il y en a qui étaient repartis à Brazzaville pour occuper des places dans certains ministères. Ils sont revenus en France quand leurs mentors ont été arrêtés et/ou emprisonnés. Maintenant ils se font passer pour de grands opposants. Mais seraient-ils revenus en France et rejoindre l’opposition si leurs mentors étaient toujours au pouvoir ou au gouvernement?

Non, soyons honnêtes. Derrière MOUDILOU, ils veulent continuer et perpétuer leur devise tribale : « TOUT SAUF… »

 

 

Congo.mfoa.com par Nicolas MOLEKA-NZELA