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Burundi : quand la diplomatie de Bujumbura se fait dure à l’intérieur et conciliante à Bruxelles

mars 11, 2017

Pierre Nkurunziza, président du Burundi, le 20 août 2016 à Bujumbura. © Gildas Ngingo/AP/SIPA

Le ministre burundais  des Affaires étrangères, Alain Aimé Nyamitwe, a rencontré ce jeudi 9 mars son homologue belge, Didier Reynders. Une visite critiquée côté européen en raison de l’attitude de Bujumbura, jugée hypocrite vis-à-vis de Bruxelles.

La rencontre n’est pas passée inaperçue. C’est entre le ministre burundais des Affaires étrangères, Alain Aimé Nyamitwe, effectuant une visite à Bruxelles ce jeudi 9 mars, et son homologue belge Didier Reynders que tout se passe : poignée de main chaleureuse, large sourire, amabilités… Tout se passe bien, du moins sur les images.

Les deux personnalités ont discuté de « tout » : « relations bilatérales, dialogue avec l’opposition, droits de l’homme », révèle dans un tweet le ministre belge. Le Burundais qualifiera, lui, le rendez-vous de fructueux : « Rencontre très productive avec mon homologue de la Belgique Didier Reynders. Engagement mutuel de renforcer les relations entre nos pays ».

À Bujumbura comme à New-York, ce sont aussi des acclamations. « Les deux parties [le Burundi et la Belgique, NDRL] souhaitent renforcer nos liens bilatéraux », commente Albert Shingiro, Ambassadeur  du Burundi aux Nations Unies.

Dur à l’intérieur, fondant à l’extérieur

« C’est étonnant, l’attitude de Bujumbura ! », s’exclame un ancien diplomate belge qui dénonce les attaques verbales que profèrent au quotidien les autorités burundaises  envers la Belgique malgré le « profil bas adopté à Bruxelles ».

« Tout ça est destiné à la consommation interne, pour faire croire aux populations locales que tous les maux du pays viennent de l’extérieur. Après, elles savent que la même Belgique est le plus grand donateur du Burundi, d’où le ton flatteur une fois à Bruxelles », explique-t-il.

Le 5 février dernier, à l’occasion de la célébration du 26ème anniversaire de la charte de l’Unité nationale, Pierre Nkurunziza, président de la République, s’en prenait ouvertement à Bruxelles dans son discours officiel, l’accusant d’avoir  semé les divisions ethniques au Burundi.

Evariste Ndayishimiye, président du CNDD-FDD, le parti au pouvoir, a de son côté, dans un discours virulent prononcé le 26 novembre 2016 dans le sud du pays, littéralement traité la Belgique de planificateur et commanditaire de tous les massacres qui ont été commis au Burundi, de la crise de 2015 et du coup d’État manqué qui s’en est suivi.

Jeuneafrique.com par

RDC : Kinshasa fustige les critiques du ministre belge De Croo envers le régime de Kabila

février 26, 2015

Alexander De Croo, 17 novembre 2011 à Bruxelles.
Alexander De Croo, 17 novembre 2011 à Bruxelles. © Yves Logghe/AP/SIPA

Le gouvernement congolais s’est dit « choqué » et  « fatigué des donneurs de leçons » après avoir essuyé les critiques frontales d’Alexander De Croo, le ministre belge de la Coopération au développement, en visite en RDC du 20 au 25 février en compagnie de Didier Reynders, son collègue des Affaires étrangères.

Il n’aura pas attendu longtemps avant de créer la polémique. Quelques heures à peine après son arrivée en République démocratique du Congo (RDC), samedi 21 février, Alexander de Croo, le ministre belge de la Coopération, a tiré à boulet rouge sur le régime de Joseph Kabila. Accompagné du ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, il a vertement dénoncé les récentes violations des droits de l’homme dans le pays.

« La situation face à laquelle nous nous trouvons, avec son lot d’arrestations, de justice arbitraire et d’interruption de l’internet mobile et du trafic des SMS n’est pas tolérable », a fustigé le ministre devant des journalistes. Nous ne pouvons pas accepter le statu quo des dernières semaines en RDC ». Des déclarations qui ont évidemment été applaudies des deux mains par l’opposition congolaise.

« Toute l’opposition et la société civile accueillent favorablement les mots du ministre De Croo », a expliqué Vital Kamerhe de l’Union pour la nation congolaise (UNC) à l’agence Belga. « Pendant notre entretien, M. Reynders m’a confirmé qu’il était sur la même ligne que M. De Croo, même si chacun a son style propre. Pour nous, cela compte que le gouvernement belge ait pris une position claire ».

« Un régime qui prend la direction de la dictature »

Felix Tshisekedi, le fils de l’opposant historique Étienne Tshisekedi et porte-parole du groupe parlementaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a également salué les propos de M. De Croo. « C’est normal que de telles déclarations soient faites au sujet d’un régime qui prend la direction de la dictature », a-t-il lancé. Et d’ajouter : « Si les élections ne sont pas organisées avant fin 2016, nous aurons le chaos. (…) Rien ne sera plus légal au Congo ».

En dépit des propos controversés de De Croo, qui ont fait la une de la presse congolaise, le président Joseph Kabila a accepté de rencontrer les deux vice-Premiers ministres belges in extremis, mercredi soir, avant leur départ de Kinshasa. La rencontre s’est déroulée à huis clos, sans la présence des médias, dans un climat détendu, aux dires des deux hommes politiques belges.

Réplique de Lambert Mende : « les fictions infantiles de Tintin au Congo sont passablement dépassées »

Le gouvernement congolais n’a cependant pas tardé à réagir de manière très vigoureuse, par un communiqué assassin du ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, en date du 25 février 2015. « Votre discours dans une langue, le néerlandais, que très peu de Congolais maîtrisent, témoigne en effet d’une méconnaissance du fait que le monde a changé depuis l’indépendance de notre pays en 1960 et que les fictions infantiles de Tintin au Congo sont passablement dépassées, comme grille de lecture des faits et des idées », écrit-il.

« Les personnes arrêtées lors des événements de triste mémoire que les Congolais ont vécu les 19 et 20 janvier derniers, avaient été, dans leur grande majorité, surprises par la police en flagrant délit de pillage, d’incendie criminel, de vandalisme ou de violences mais vous vous permettez d’enjoindre à la justice de ne pas les poursuivre. Illusion du savoir immédiat ou réceptivité excessive aux caricatures de la rumeur ? Peut-être les deux », poursuit Lambert Mende.

Le porte-parole du gouvernement accorde cependant « le bénéfice du doute » à De Croo, en indiquant le juger moins sévèrement qu’un ancien ministre belge qui « avait pris l’habitude depuis 2001 de se fourrer jusqu’au cou dans les affaires congolaises en s’autoproclamant « faiseur de rois » sous nos tropiques, dit-il en référence à Karel De Gucht. Mais Lambert Mende ne peut s’empêcher de décocher la flèche du Parthe. « Je suis néanmoins perturbé devant le fait que les présumés pillards des 19 et 20 janvier dont vous êtes devenu l’avocat passionné avaient ciblé quasi exclusivement les intérêts chinois à Kinshasa. J’ai donc la pénible impression que c’est moins l’intérêt des « pauvres Congolais » que celui de ces groupes mercantilistes rivaux des Chinois qui nous oppose. Plaise à Dieu qu’elle soit fausse ! »

Jeuneafrique.com

Trois morts et un blessé grave lors d’une fusillade dans un musée juif à Bruxelles

mai 24, 2014

Bruxelles – Trois personnes ont été tuées et une grièvement blessée lors d’une fusillade samedi au Musée Juif de Belgique, dans le centre de Bruxelles, ont indiqué les pompiers.

Un homme, arrivé en voiture, serait rentré dans le musée avant d’ouvrir le feu puis de prendre la fuite. Des passants ont pu relever le numéro d’immatriculation, a indiqué l’agence de presse Belga, sans citer de source.

C’est un acte terroriste, l’assassin est entré délibérément dans un musée juif, a déclaré à l’AFP le président de la Ligue belge contre l’antisémitisme (LBCA), Joël Rubinfeld.

Il a tué trois personnes, en blessé une, une voiture l’attendait à proximité, a ajouté M. Rubinfeld. Cela devait hélas arriver, il y a eu une libération de la parole antisémite. C’est le résultat inévitable d’un climat qui distille la haine, a estimé le président de la LBCA.

Choqué par les meurtres commis au Musée Juif, je pense aux victimes que j’ai vues sur place et à leurs familles, a réagi sur son compte Twitter le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui se trouvait dans le quartier du Sablon où se situe le musée ainsi que de nombreux antiquaires.

Le Premier ministre, Elio Di Rupo, s’est lui aussi dit très choqué.

Un témoin, Alain Sobotik, a déclaré à l’AFP avoir vu deux corps dans le hall d’entrée du musée.

Il y avait une jeune femme, avec du sang sur la tête. Elle tenait encore un dépliant dans les mains, on aurait dit une touriste, a déclaré ce témoin, joint par téléphone.

Un peu plus loin à l’intérieur, il y avait un monsieur étendu. Un pompier palpait sa carotide, mais je pense qu’il était mort, a ajouté M. Sobotik, qui habite le quartier et qui affirme avoir croisé Didier Reynders sortir livide du musée.

Les collections du Musée Juif de Belgique reflètent la vie et l’histoire des populations juives des Pays-Bas et de Belgique depuis le XVIIIe siècle. Il est situé dans l’un des quartiers les plus touristiques de la capitale belge.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2014 17h50)

Syrie : la Grèce très attentive à une éventuelle action militaire

août 28, 2013

ATHENES – La Grèce, qui occupe une position stratégique en Méditerranée orientale, est en contact permanent avec ses alliés en Europe et à l’Otan s’agissant des préparatifs pour une éventuelle action militaire en Syrie, a-t-on appris mercredi de source diplomatique.

La Grèce surveille toute évolution en Syrie et elle est en contact permanent avec l’Union européenne, l’Otan et les pays du Golfe, a indiqué à l’AFP une source diplomatique.

Le ministre des Affaires étrangères, Evangélos Vénizélos, multiplie les entretiens depuis la début de la semaine : mercredi avec l’ambassadeur du Royaume-Uni à Athènes, John Kittmer, puis par téléphone avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, selon une communiqué ministériel.

Mardi, le chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, avait appelé au téléphone M. Vénizélos pour aborder les évolutions en Syrie, selon la même source qui a également fait état de discussions de M. Vénizélos avec ses homologues français et belge, Laurent Fabius et Didier Reynders.

De son côté, le président de la République grecque, Carolos Papoulias, qui n’exerce que des fonctions honorifiques, a indiqué aux médias que ceux qui décident doivent considérer avec beaucoup d’attention la question d’une éventuelle intervention en Syrie.

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Dimitris Kourkoulas, a estimé à la télévision publique grecque(DT), cité par l’Agence de presse grecque (Ana, semi-officielle), que l’intérêt de la Grèce était la stabilisation en Syrie, se disant en faveur d’une solution politique.

L’objectif de la Grèce doit être l’amélioration de son rôle dans la région et de servir les intérêts du pays, a ajouté M. Kourkoulas .

Cette intense activité diplomatique traduit les appréciations divergentes des conséquences pour la Grèce d’une intervention en Syrie : le risque de faire fuir les investisseurs du pays en crise, mais aussi la possibilité de renforcer le rôle géopolitique d’Athènes dans la région.

La Grèce est le bastion de la stabilité dans la région, a déclaré mardi le Premier ministre, Antonis Samaras qui avait fait en août une visite aux Etats-Unis et s’était entretenu avec le président américain Barack Obama.

Le principal parti grec d’opposition, le Syriza (gauche radicale) a fait part mercredi de son opposition à toute implication directe ou indirecte en Syrie car cela va renforcer la déstabilisation géopolitique dans la région ce qui est dangereux pour la paix internationale.

Selon des articles parus mardi dans certains quotidiens grecs, Washington aurait demandé à Athènes d’aider les alliés en cas d’intervention en Syrie via surtout les bases militaires de l’Otan en Crète (sud), ce qui a aussitôt été démenti par une source gouvernementale grecque, citée par l’Ana.

La base de l’Otan en Crète, comme celle située en Italie, pays méditerranéen voisin, a été utilisée par des forces militaires engagées par la France pendant l’opération libyenne, en 2011, dans le cadre de la résolution 1973 de l’ONU.

Historiquement pro-arabe, la Grèce a renforcé ces dernières années ses relations avec Israël dans les domaines économique et militaire au grand dam de la Turquie, avec laquelle Athènes a des différends sur des questions territoriales dans la mer Egée, qui sépare les deux pays frontaliers.

Romandie.com avec (©AFP / 28 août 2013 17h31)

RDC : Ntaganda livré à la CPI ?

avril 5, 2012

Alors que la communauté internationale a sérieusement remis en  cause la crédibilité de l’élection de Joseph Kabila à la dernière  présidentielle, celui-ci pourrait être tenté de livrer le général Bosco Ntaganda  à la CPI. Une manière pour le président de la RDC de se réconcilier avec les  bailleurs internationaux ?.

Ancien chef milicien en Ituri aux côtés de Thomas Lubanga (condamné le 14 mars pour crimes de guerre  par la Cour pénale internationale), Bosco Ntaganda a récemment quitté Goma  pour son fief de Ngungu, dans le Nord-Kivu. Lui qui est désormais général dans  les Forces armées de la RDC (FARDC) se sentirait-il menacé ? « Malgré le modus  vivendi négocié avec Kinshasa, notamment sur le contrôle des mines, la chaîne de  commandement parallèle qu’il a mise en place dans les deux Kivus commence à  agacer l’état-major », explique un spécialiste des questions militaires.  Par ailleurs, Joseph Kabila chercherait à donner des gages à la communauté  internationale afin de tourner la page de la présidentielle contestée de  novembre 2011. « La remise de Bosco serait un acte fort », reconnaît un diplomate européen.

En visite à Kinshasa du 26 au 28 mars, Didier Reynders, le ministre belge des Affaires étrangères,  a évoqué la question avec le chef de l’État. Au même moment, un responsable de  la CPI chargé des opérations extérieures débarquait  discrètement en RDC pour une mission d’une semaine… Quant au procureur Luis  Moreno-Ocampo, il compte se rendre à Kinshasa avant la fin de son mandat, en  juin.

Jeuneafrique.com