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« Projet Pegasus » : le Maroc attaque « Forbidden Stories » et Amnesty International en diffamation

juillet 22, 2021

En France, un conseil de défense a « permis d’avoir un point d’étape » sur la présence des téléphones d’Emmanuel Macron parmi les cibles potentielles, selon l’Elysée, ajoutant qu’« un certain nombre de protocoles de sécurité ont été réajustés ».

Le roi du Maroc Mohammed VI (à droite) et le prince Moulay Rachid au Palais royal de Casablanca, le 17 mars 2015.
Le roi du Maroc Mohammed VI (à droite) et le prince Moulay Rachid au Palais royal de Casablanca, le 17 mars 2015. FADEL SENNA / AFP

Les secousses continuaient d’ébranler certains Etats, jeudi 22 juillet, à la suite des révélations sur le logiciel Pegasus faites par un consortium de dix-sept rédactions, parmi lesquelles Le Monde. Le Maroc, accusé d’avoir eu recours au logiciel d’espionnage, a décidé d’attaquer en diffamation Amnesty International et Forbidden Stories, les deux associations à l’origine des révélations sur les clients de ce logiciel conçu par la société israélienne NSO Group, devant le tribunal correctionnel de Paris.

De son côté, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, a réuni un conseil de défense exceptionnel consacré à l’affaire Pegasus et à la cybersécurité. Le Parlement israélien a mis en place une commission d’enquête, tandis qu’en Hongrie, le parquet de Budapest a ouvert une enquête sur « le recueil potentiel non autorisé d’informations confidentielles ».

  • Le Maroc attaque « Forbidden Stories » et Amnesty international

Accusé d’avoir eu recours au logiciel d’espionnage Pegasus, le royaume du Maroc et son ambassadeur en France, Chakib Benmoussa, ont décidé d’attaquer en diffamation Amnesty International et Forbidden Stories devant le tribunal correctionnel de Paris, a annoncé jeudi son avocat, Olivier Baratelli. Une première audience procédurale est prévue le 8 octobre, mais le procès ne devrait pas avoir lieu avant environ deux ans.

« L’Etat marocain entend immédiatement saisir la justice française car il souhaite que toute la lumière soit faite sur les allégations mensongères de ces deux organisations qui avancent des éléments sans la moindre preuve concrète et démontrée », accuse Me Baratelli, déplorant un « procès d’intention médiatique, infondé et visiblement créé de toutes pièces pour déstabiliser la relation diplomatique profonde entre le Maroc et la France ». Le royaume chérifien « entend ne pas laisser impunis les multiples mensonges et les fake news propagés ces derniers jours ».

Rabat a menacé mercredi d’« opter pour une démarche judiciaire, au Maroc et à l’international contre toute partie reprenant à son compte ces allégations fallacieuses ». Parallèlement, le parquet général marocain a annoncé mercredi « l’ouverture d’une enquête judiciaire sur ces fausses allégations et accusations ».

  • Emmanuel Macron convoque un conseil de défense « exceptionnel »

En France, Emmanuel Macron a convoqué, jeudi matin, un conseil de défense exceptionnel consacré à l’affaire Pegasus et à la question de la cybersécurité. Cette réunion a « permis d’avoir un point d’étape » sur les investigations portant sur la présence des téléphones d’Emmanuel Macron parmi les cibles potentielles du logiciel espion, selon le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, interrogé sur BFM-TV.

« Un certain nombre de protocoles de sécurité ont été réajustés, notamment autour du président de la République. Par ailleurs, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information a commencé à proposer aux personnes qui pourraient avoir été ciblées par une attaque un accompagnement technique », a-t-il ajouté.

« Le président de la République suit au plus près ce dossier et prend cette affaire très au sérieux », avait souligné dans la matinée M. Attal sur France InterL’enquête sur Pegasus a révélé qu’un numéro du chef de l’Etat figurait dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l’Etat marocain pour un potentiel piratage. « C’est une affaire qui, si ce qui a été révélé est confirmé et avéré, est très grave », a-t-il redit.

« Les téléphones [du président] sont changés régulièrement. Il y a un certain nombre de paramètres de sécurité qui protègent, qui sont changés très régulièrement. Il y a des protections qui sont faites », a assuré le porte-parole, interrogé sur une possible négligence au sommet de l’Etat. Gabriel Attal a par ailleurs affirmé qu’il fallait « protéger les autres [personnes visées], les secteurs public et économique » du pays, rappelant qu’un plan de « 100 millions d’euros » avait été lancé depuis un an pour « équiper nos hôpitaux et aider nos collectivités locales » à faire face aux cyberattaques.

  • Israël ouvre une enquête parlementaire

Le Parlement israélien a mis en place une commission pour enquêter sur des allégations selon lesquelles le logiciel d’espionnage Pegasus a été utilisé à « mauvais escient » par certains Etats pour espionner des personnalités, a annoncé jeudi un député israélien.

« La défense a désigné une commission composée d’un certain nombre de groupes », a déclaré à la radio militaire Ram Ben-Barak, à la tête de la commission des affaires étrangères et de la défense du Parlement israélien. « A l’issue de l’enquête (…) nous évaluerons si nous devons apporter des corrections », a ajouté le député centriste et ancien directeur adjoint du Mossad, les services de renseignements extérieurs israéliens.

Le logiciel Pegasus, conçu par la société israélienne de cybersécurité NSO, est au cœur d’un scandale mondial d’espionnage qui a poussé l’ONG Reporters sans frontières à réclamer un moratoire sur ses ventes, et la chancelière allemande Angela Merkel, notamment, à demander plus de restrictions sur la vente de ces systèmes.

  • En Hongrie, la justice lance une enquête après plusieurs plaintes

A la suite de plusieurs plaintes, le parquet de Budapest a annoncé jeudi l’ouverture d’une enquête sur « le recueillement potentiel non autorisé d’informations confidentielles ». L’enquête vise à établir les faits et à déterminer si un crime et, le cas échéant, lequel, a été commis, a-t-il précisé.

Cette affaire suscite beaucoup d’émotion dans ce pays d’Europe centrale, régulièrement accusé par les organisations internationales de saper l’Etat de droit depuis le retour au pouvoir du souverainiste Viktor Orban en 2010. L’opposition libérale, les représentants des journalistes et des avocats ont réclamé une enquête indépendante.

De son côté, le gouvernement a dénoncé, par la voix de son porte-parole, Zoltan Kovacs, « un groupe de médias de gauche » proférant « des affirmations non fondées »« gobées par le reste de la presse », qui « suivrait le troupeau ».

  • Angela Merkel demande plus de restrictions sur la vente de logiciels espions

La chancelière allemande, Angela Merkel, a quant à elle demandé, jeudi, plus de restrictions sur la vente de logiciels espions de type Pegasus. « Il est important » que de tels logiciels « n’arrivent pas entre de mauvaises mains » et « il ne faudrait pas vendre ces logiciels à des pays où la surveillance des opérations [d’écoute] par la justice n’est peut-être pas garantie », a déclaré Mme Merkel.

La haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, avait également réclamé, lundi, une meilleure « réglementation » des technologies de surveillance et de leur transfert, voyant un « besoin urgent » à assurer leur « strict contrôle et autorisation ».

Le Monde avec AFP et Reuters

Pegasus : le Maroc attaque en diffamation Amnesty et Forbidden Stories

juillet 22, 2021

Le Maroc est accusé d’avoir eu recours au logiciel d’espionnage Pegasus. Une première audience procédurale est prévue le 8 octobre.

Une premiere audience procedurale est prevue le 8 octobre devant la chambre specialisee en droit de la presse, mais le proces ne devrait pas avoir lieu avant environ deux ans.
Une première audience procédurale est prévue le 8 octobre devant la chambre spécialisée en droit de la presse, mais le procès ne devrait pas avoir lieu avant environ deux ans.© MARIO GOLDMAN / AFP

Le Maroc attaque en diffamation Amnesty et Forbidden Stories, deux associations à l’origine des révélations sur les clients de Pegasus, devant le tribunal correctionnel de Paris, a annoncé, ce jeudi 22 juillet, son avocat dans un communiqué. Le pays est en effet accusé d’avoir eu recours à ce logiciel d’espionnage. « Le royaume du Maroc et son ambassadeur en France, Chakib Benmoussa, ont mandaté maître Olivier Baratelli pour délivrer, dès aujourd’hui, deux citations directes en diffamation » contre les associations.

Une première audience procédurale est prévue le 8 octobre devant la chambre spécialisée en droit de la presse, mais le procès ne devrait pas avoir lieu avant environ deux ans. « L’État marocain entend immédiatement saisir la justice française, car il souhaite que toute la lumière soit faite sur les allégations mensongères de ces deux organisations qui avancent des éléments sans la moindre preuve concrète et démontrée », accuse maître Baratelli.

Un « procès d’intention médiatique, infondé et visiblement créé de toutes pièces »

« L’État marocain considère faire face à une nouvelle affaire de liste et que le passé a largement démontré qu’il était aisé de tirer des conclusions mensongères de telles pratiques », ajoute l’avocat, déplorant un « procès d’intention médiatique, infondé et visiblement créé de toutes pièces pour déstabiliser la relation diplomatique profonde entre le Maroc et la France ».

Le royaume chérifien « entend ne pas laisser impunis les multiples mensonges et les fake news propagés ces derniers jours ». Dès lundi, le gouvernement marocain s’était défendu en démentant avoir acquis des « logiciels informatiques pour infiltrer des appareils de communication ».

Pegasus : Abdellatif Hammouchi, l’espion marocain qui embarrasse la FranceRabat a ensuite menacé, mercredi, d’« opter pour une démarche judiciaire, au Maroc et à l’international contre toute partie reprenant à son compte ces allégations fallacieuses ». Parallèlement, le parquet général marocain a annoncé, mercredi, « l’ouverture d’une enquête judiciaire sur ces fausses allégations et accusations ».

Les deux associations ont obtenu une liste de 50 000 numéros de téléphone

Introduit dans un smartphone, ce logiciel – conçu par la société israélienne NSO – permet d’en récupérer les messages, photos, contacts, et d’activer à distances les micros. Les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont obtenu une liste de 50 000 numéros de téléphone, sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016 pour être potentiellement surveillés, et l’ont partagée avec un consortium de 17 médias qui ont révélé son existence dimanche.

La liste des cibles potentielles comprend les numéros d’au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d’entreprise, d’après l’analyse du consortium – qui en a localisé beaucoup au Maroc, en Arabie saoudite ou encore au Mexique.

Mardi, Le Monde et Radio France, membres du consortium, ont révélé qu’une ligne de téléphone du président français faisait partie des « numéros sélectionnés par un service de sécurité de l’État marocain […] pour un potentiel piratage ».

L’ancien Premier ministre Édouard Philippe, 14 membres du gouvernement, dont Jean-Yves Le Drian et Gérald Darmanin, ainsi que d’anciens ministres et des responsables politiques figurent également sur cette liste, selon ces médias.

Par Le Point avec AFP

France: Mélenchon poursuivi pour diffamation

mai 24, 2017

Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise (LFI) aux élections législatives à Marseille, a annoncé aujourd’hui dans un communiqué être convoqué le 26 juin par un juge à la suite d’une plainte de la Société générale pour diffamation.

L’ex-candidat à la présidentielle dit être poursuivi en diffamation par la banque « pour avoir pointé sa responsabilité dans le scandale d’évasion fiscale des Panama Papers il y a un an ».

« J’avais alors qualifié ses dirigeants de ‘menteurs’ et demandé qu’ils soient châtiés pour avoir menti devant une commission d’enquête parlementaire », précise-t-il.

Soulignant que sa convocation « tombe en pleine campagne des législatives », M. Mélenchon estime qu' »en votant le 11 juin pour les candidats de La France insoumise, les Français voteront pour mettre au pas la finance et éradiquer la fraude et l’évasion fiscales ».

« La finance pense que la présidence Macron crée un environnement favorable pour organiser la chasse à ses opposants. Je me place donc sous la protection des électeurs », dit le candidat.

Il informe « qu’il se rendra à la convocation 26 juin comme n’importe quel citoyen le fait en pareil cas sauf madame Le Pen ». La présidente du Front National, alors candidate à la présidentielle, avait refusé le 10 mars de se rendre à une convocation des juges en vue d’une possible inculpation dans le cadre d’un système d’emplois fictifs destiné à rémunérer certains de ses collaborateurs grâce à des fonds publics de l’UE.

Lefigaro.fr avec AFP

France: François Bayrou renvoyé au tribunal dans un procès pour diffamation

mai 19, 2017

Bayrou

François Bayrou, le 18 mai 2017, au palais de l’Elysée. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE/FRENCH-POLITICS POUR « LE MONDE »

L’affaire remonte au 28 septembre 2015, lorsque le maire de Pau avait critiqué l’association El Sistema France pendant un conseil communautaire de Pau-Pyrénées.

François Bayrou, le garde des sceaux nouvellement nommé, aura lui-même affaire à la justice. Le nouveau ministre de la justice a été convoqué, vendredi 19 mai, à un procès pour diffamation fixé au 10 janvier 2019 devant la 17e chambre correctionnelle de Paris. « M. Bayrou sera présent », a fait savoir son avocat, Mario Stasi.

La plainte émane d’El Sistema France, créée en 2010 dans la Loire-Atlantique. L’association à but non lucratif s’inspire du programme d’éducation musicale El Sistema, développé au Venezuela en 1975, qui propose l’apprentissage de la musique classique comme un outil d’inclusion sociale à destination d’enfants défavorisés.

L’affaire remonte à 2015

Selon la plainte consultée par l’Agence France-Presse (AFP), l’affaire remonte au 28 septembre 2015. Ce jour-là, lors du conseil communautaire de Pau-Pyrénées, qui rassemble les élus des quatorze communes de l’agglomération paloise, le maire François Bayrou critique vertement les motivations de l’association, qui propose alors de lancer à Pau un projet de ce type.

Le maire (MoDem) de Pau se lance dans une diatribe contre l’association, diffusée sur Web-TV Pau-Pyrénées, visible sur DailyMotion. Selon la plainte, il accuse El Sistema France de « s’enrichir indûment en instrumentalisant des expériences humanistes et musicales à son profit » et « en tentant d’extorquer des contributions financières aux communes qu’elle démarche ».

Mise en examen automatique

L’association porte plainte pour diffamation publique. Une instruction est ouverte et, comme c’est automatiquement le cas en matière de diffamation, François Bayrou est mis en examen le 30 novembre 2016, puis renvoyé devant le tribunal correctionnel le 3 avril 2017.

Interrogé par l’AFP, l’avocat de M. Bayrou a répondu que son client n’avait fait que « mettre en exergue les agissements peu scrupuleux d’une association ». « Le tribunal a déjà en sa possession tous les éléments qui confirment ses déclarations », a-t-il ajouté. Me Stasi a précisé que François Bayrou avait lui-même déposé une plainte pour « dénonciation calomnieuse » en février 2017.

Lemonde.fr

Kim Kardashian poursuit en diffamation le site mediatakeout.com

octobre 11, 2016

Kim Kardashian a poursuivi en diffamation mardi le site internet Mediatakeout.com. Des articles accusent la star de téléréalité d’avoir mis en scène son agression à main armée à Paris et le vol de neuf millions d’euros de bijoux.

La plainte a été déposée au tribunal de Manhattan à New York. « Après avoir été victime d’un vol à main armée horrible et traumatisant en France, Kim Kardashian est revenue aux Etats-Unis pour y être cette fois victime d’un site en ligne de potins qui a publié une série d’articles début octobre la qualifiant de menteuse et de voleuse », y déclare la vedette de 35 ans.

Le texte ajoute que les allégations du site internet ne sont étayées par aucun fait et constituent « un acte de diffamation ». Les articles accusent l’épouse du rappeur Kanye West d’avoir « fait semblant d’être victime d’un vol, menti sur la violente attaque dont elle a fait l’objet puis fait une réclamation mensongère auprès de son assurance ».

Kim Kardashian demande un procès ainsi que des dommages et intérêts.

Ligotée et bâillonnée
Dans la nuit du 2 au 3 octobre, la voluptueuse sex-symbol, vedette de l’émission de téléréalité « L’incroyable famille Kardashian », a été victime d’un cambriolage dans une résidence de luxe à Paris, où elle assistait à la Semaine de la mode.

Elle a été ligotée et bâillonnée par les membres d’une équipe de cinq malfaiteurs. Ces derniers lui ont notamment dérobé une bague de fiançailles valant quatre millions d’euros et un coffret de bijoux pour plus de cinq millions, soit le plus important vol de bijoux commis sur un particulier en France depuis plus de 20 ans.

Une source proche du dossier a par ailleurs appris à l’AFP mardi que plusieurs ADN avaient été retrouvés dans l’appartement où a eu lieu le braquage. Ils sont actuellement « en cours d’exploitation ».

Celle qui a pour habitude de chroniquer ses moindres allées et venues sur internet est silencieuse sur les réseaux sociaux depuis cet incident. Des porte-parole de Mme Kardashian West n’ont pas répondu aux demandes de commentaires de l’AFP mardi.

Romandie.com avec(ats / 12.10.2016 03h39)

France: Les accusations d’une policière font bondir M. Cazeneuve

juillet 24, 2016

Bernard Cazeneuve veut porter plainte pour diffamation contre la responsable du centre de vidéosurveillance de la police municipale de Nice. Celle-ci dit avoir subi des pressions du ministère de l’Intérieur lors de la rédaction d’un rapport sur le drame du 14 juillet.

Dans un communiqué, le ministre français de l’Intérieur parle d' »accusations indignes ». Elles s’inscrivent, selon lui, « dans la suite des polémiques virulentes que certains élus de Nice ont souhaité entretenir puis alimenter chaque jour depuis le terrible attentat du 14 juillet. »

Ces polémiques portent sur les moyens mis en œuvre par l’Etat pour assurer la sécurité du public lors du feu d’artifice du 14-juillet. Le Front national et certains à droite jugent que l’attaque au camion qui a fait 84 morts sur la Promenade des Anglais aurait pu être évitée.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, Sandra Bertin, cheffe du Centre de supervision urbain (CSU) de la ville de Nice, affirme avoir subi des pressions du ministère de l’Intérieur lors de la rédaction d’un rapport sur la tragédie du 14 juillet. On lui aurait demandé de mentionner la présence de policiers nationaux sur les lieux de l’attaque.

Sandra Bertin était en poste le soir de l’attaque. Elle confie: « J’ai (…) eu affaire à une personne pressée qui m’a demandé un compte-rendu signalant les points de présence de la police municipale, les barrières, et de bien préciser que l’on voyait aussi la police nationale sur deux points dans le dispositif de sécurité », déclare-t-elle au journal.

Deux versions du rapport
« Or la police nationale était peut-être là, mais elle ne m’est pas apparue sur les vidéos. Cette personne m’a alors demandé d’envoyer par courriel une version modifiable du rapport », ajoute la cheffe du CSU.

« J’ai été harcelée pendant une heure, on m’a ordonné de taper des positions spécifiques de la police nationale que je n’ai pas vues à l’écran », précise encore Sandra Bertin, également secrétaire générale du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale (SAFPT) de Nice. La policière dit avoir finalement envoyé deux versions du rapport, l’une modifiable et l’autre non.

Audition de la policière réclamée
Dans un communiqué, Bernard Cazeneuve conteste formellement ces accusations. Il fait état d’une déclaration du procureur de Paris, François Molins, qui assure que c’est sous sa seule autorité que deux policiers ont été dépêchés au CSU de Nice dans le cadre de l’enquête sur l’attentat.

Pour le ministre de l’Intérieur, « il serait très utile que Mme Sandra Bertin soit auditionnée par les enquêteurs et puisse leur produire les identités et les fonctions des personnes qu’elle met en cause, les mails qu’elle évoque et leur contenu ».

Enquête interne
Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a souligné de son côté dans un autre communiqué que l’enquête relevait « exclusivement » de l’autorité judiciaire ». Il ajoute: « c’est sous la seule autorité du parquet de Paris que les services d’enquête (…) ont exercé dans les premiers jours suivant l’attentat leur compétence de police judiciaire. »

François Hollande a promis vendredi une transparence totale dans l’analyse du dispositif de sécurité déployé ce soir-là. Bernard Cazeneuve avait annoncé la veille l’ouverture d’une enquête interne, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), dont les conclusions doivent être dévoilées dans quelques jours.

Romandie.com avec(ats / 24.07.2016 17h53)

Char­lie Hebdo : Jean­nette Bougrab pour­sui­vie pour diffa­ma­tion

avril 29, 2015

Jean­nette Bougrab

Jean­nette Bougrab

Une asso­cia­tion aurait porté plainte contre elle

Après l’atten­tat contre Char­lie Hebdo, Jeanette Bougrab avait tenu des propos dans les médias, allant à l’encontre d’une asso­cia­tion, Les Indi­vi­sibles. Sur BFMTV, Jean­nette Bougrab avait épin­glé la céré­mo­nie sati­rique Y’a Bon Awards, fondée par Les Indi­vi­sibles, comme respon­sables du drame. « Bien sûr qu’ils sont coupables. Ils sont coupables, avait-elle déclaré. Je le dis, et j’assume mes propos. » 

Contac­tée par BuzzFeed France, l’asso­cia­tion a confirmé qu’elle venait de porter plainte contre l’ancienne secré­taire d’Etat de Nico­las Sarkozy. « Nous avons beau­coup réflé­chi avant de porter plainte, a expliqué Amadou Ka, le président de l’asso­cia­tion, car nous savions qu’elle était très émue et que le contexte était très sensible. Mais comme elle a répété à plusieurs reprises ses mensonges qui nous portent préju­dice, cela était néces­saire. » L’asso­cia­tion récla­me­rait 15.000 euros de dommages-inté­rêt. L’avocat de Jean­nette Bougrab aurait d’ailleurs confirmé qu’une plainte a bien été dépo­sée contre sa cliente.

La céré­mo­nie sati­rique incri­mi­née par Jean­nette Bougrab dénonce de façon humo­ris­tique les propos racistes tenus par des person­na­li­tés publiques, et leur décerne des peaux de banane d’or en guise de trophée. Jean­nette Bougrab figu­rait d’ailleurs en 2013 dans la caté­go­rie « Racisme à peine voilé » pour des propos tenus sur le voile, en mars 2013.

Voici.fr par C D

Congo: La nécessaire marche vers le bannissement des politiciens aigris

avril 11, 2013

(PUBLI-REPORTAGE) Tous les Congolais savent et voient bien que la situation générale de leur pays s’améliore, signe que l’optimisme est de rigueur. Beaucoup d’indices macroéconomiques le montrent, plusieurs réalisations sont visibles. Le gouvernement, à travers le programme du chef de l’Etat : Le Chemin d’avenir, a lancé le cap pour un Congo en route vers « l’émergence ».

A. Massengo, M. Madzimba et D. Nkounkou

A. Massengo, M. Madzimba et D. Nkounkou
 
Certes, tout n’est pas parfait, mais la tendance politique à la mode est de « faire » et non s’adonner à la critique facile, au récit des évènements passés.Pourfendre sans mesure le système, ses institutions démocratiquement établies et, partant, le président de la République, ne peut être un projet à base duquel les détracteurs du pouvoir de Brazzaville pourraient proposer une alternative politique crédible.

Maître Aloïse Moudileno Massengo fait partie des hommes politiques anachroniques, amnésiques, aigris et pyromanes, incapables de proposer une alternative responsable et crédible à Denis Sassou N’Guesso. Il ne leur reste que la diffamation, l’injure et la désinformation. Par leurs écrits, paroles et actes, ils s’excluent inexorablement du véritable champ politique et perdent toute considération. Leurs discours ne passent plus, car ils se sont dévalorisés à tout point de vue aux yeux du Congolais sérieux et avisé.

Ils ne peuvent professer que dans les égouts et tavernes, où ils espèrent être entendus par des personnes lambda, saoulées et ivres de futilités, qu’ils amusent plus que toute autre chose en vérité. Des sketchs aux mauvais scénarios, joués par des acteurs en fin de carrière. Comme des ivrognes alcolo-dépendants, manipulés pour une page dans Afrique Education, ils vendraient leur âme, pays et parents, en ayant la conviction d’être dans leur bon droit et de faire du bien.

Maître Aloïse Moudileno Massengo oublie vite ou fait semblant d’être amnésique, car tous les Congolais se souviennent de la grand’messe politique, la Conférence Nationale Souveraine (Cns), de février à juin 1991. Un grand déballage au cours duquel toutes les questions politiques, économiques, sociales et culturelles avaient été soulevées et débattues.

Des commissions aux dirigeants truculents avaient été créées.

Les Congolais se rappellent encore avec stupeur les fameuses « commissions biens-mal-acquis » et « commissions crimes et assassinats politiques ».

Aujourd’hui, ce que Maître Moudileno Massengo nous présente s’apparente à un plat réchauffé, un plat qui fut consommé depuis des lustres, ayant perdu toute saveur : c’est vraiment de l’audace que de nous le présenter. Maître Moudileno sait aussi que les conférenciers ont traité longuement des zones d’ombres et sombres de l’histoire politique de notre pays, notamment les crimes et assassinats, les non-dits, les disparitions, etc.

Rappelez-vous, c’est toujours Denis Sassou N’Guesso, qui fut accusé de la disparition inopinée du Dr séraphin BAKOUMA, avant sa résurrection brutale à la Conférence Nationale Souveraine ! L’omerta qui, semble t-il, pesait sur l’assassinat de feu président Marien Ngouabi, a été brisée d’autant plus que les témoignages se sont succédé, afin de faire la lumière sur cette tuerie historique.

Ceci est la preuve qu’il existait déjà une vraie volonté de nuire à Denis Sassou N’Guesso.

RIEN, RIEN, RIEN n’en est sorti d’autre, sauf la vérité qui disculpe Denis Sassou N’Guesso, accusé à tort sur la base de mensonges et d’une stratégie d’élimination politique.

Quatre bons mois pour célébrer la liberté d’expression sans que cela ne permît de restaurer le sens des vertus auprès des politiciens de l’acabit de Me Moudileno. Pourquoi cet acharnement contre un homme qui œuvre pour transformer et développer le Congo, après une longue marche faite d’instabilité et de violence politique ? Le président Denis Sassou N’Guesso avait accepté et favorisé le bon déroulement des assises de ladite conférence, jusqu’à s’incliner avec maestria et élégance devant le verdict des urnes en août 1992.

Maître Moudileno Massengo, qui est un adepte des récits anachroniques, est incapable de faire preuve de sursaut patriotique, ni de raison, encore moins de sagesse. Dans ses fantasmes inexpliqués, il attribue aussi à Denis Sassou N’Guesso la responsabilité des problèmes de santé de l’ex-Secrétaire Général du PCT (Parti congolais du travail), Justin Lékoundzou qui aurait été empoisonné par le Vice-amiral, Conseiller Spécial, Jean Dominique Okemba.

Une telle accusation est gravissime et gratuite.

D’abord, parce que le document attribué à monsieur Justin Lékoundzou, sur lequel s’appuie Afrique Education et ses pigistes, tel que Me Moudileno Massengo, date du 3 novembre 2008 et que, lorsque l’on visite le portail de Congo Site, grande est la surprise de constater que les propos attribués à Lékoundzou avaient été ceux de Marion Mandzimba Ehouango, et qui avaient fait l’objet d’un droit de réponse de Jean Dominique Okemba.

Ensuite, nonobstant la campagne agressive que menait monsieur Justin Lékoundzou contre le pouvoir, face à ce qu’il croyait être un processus de disparition du PCT, il fallait, pour attirer l’attention, trouver une victime et une histoire sensationnelle à raconter.

Comme souvent en Afrique, l’on ne meurt pas de maladie, la cause de la maladie de Justin Lékoundzou ferait suite à un pseudo empoisonnement dont le responsable serait Denis Sassou N’Guesso et l’exécuteur, le Vice-amiral Jean Dominique Okemba (JDO).

Enfin, et c’est là le cynisme, le rédacteur du document attribué à Lékoundzou est, en réalité, Michel Marion Mandzimba Ehouango.

Le problème de cet homme est qu’il s’illusionnait de devenir Ministre. Le temps faisant, l’ambition de cet ancien Directeur de cabinet de Lékoundzou s’est transformée en gros souci, jusqu’à devenir une obsession.

Un bouc émissaire à son insuccès est très vite trouvé : le Vice Amiral Jean-Dominique OKEMBA.

POURQUOI LUI ?

Parce qu’au lieu de trouver un poste de Ministre à l’époux, JDO recruta l’épouse de M. Mandzimba, avec laquelle il était en instance de divorce. Il se sentit nargué, floué, et son égo exacerbé prit un coup de massue.

Voilà, hélas, les raisons subjectives et malhonnêtes qui ont entraîné la rédaction du document attribué à Justin Lékoundzou.

En manque d’inspiration, Moudileno Massengo, devenu pigiste occasionnel, reprend bêtement et cyniquement ces faussetés, divagations et fantasmes. Il est plus qu’urgent d’entamer, au Congo, la marche vers le bannissement des « politichiens » amnésiques et pyromanes, qui polluent les esprits et professent des puanteurs.

La vérité est que Denis Sassou N’Guesso suscite jalousie et admiration à la fois. C’est le propre des arbres qui portent des fruits. Les jaloux veulent abattre l’arbre, parce qu’eux, ne portent rien de bien ni de bon pour le Congo.

Les admirateurs (comme nous) veulent que cet arbre produise encore et encore de merveilleux fruits faits de routes, d’écoles, d’hôpitaux, d’aéroports, de barrages hydroélectriques, etc.

Qu’il plaise ou non, qu’il pleuve, vente ou neige, nous savons quel est notre arbre fruitier. Toutes ces herbes et tous ces détritus qui l’encombrent seront transformés en fumier.

En Grand Chef, Denis Sassou N’Guesso avait accepté les recommandations et conclusions de la Conférence Nationale Souveraine, et participé au rituel de lavement des mains pour marquer la réconciliation avec ceux-là même qui l’avaient copieusement injurié. En Grand Seigneur, il avait noblement répondu à tous ses détracteurs : « J’ASSUME ».

Comportement responsable qui demeure le sien, en face de quelques individus irresponsables et incapables de prouver leurs allégations.

Mentir n’est pas un art, ni une vertu. C’est le propre des lâches et des incapables

 

Congo-site.com par Antoine Mouloungi (Revue Panafrica International Avril 2013)

L’ex-femme de DSK fustige le «délire» d’Anne Mansouret

juillet 21, 2011

La mère de Camille Strauss-Kahn dément que sa fille ait été une amie de Tristane Banon (ici dans les rues de Paris, début juillet).
Brigitte Guillemette sort de son silence pour évoquer ses relations avec la romancière Tristane Banon et sa mère. «Rien de ce que dit Anne Mansouret n’est vrai», clame-t-elle.

«Rien de ce que cette femme raconte n’est vrai». Brigitte Guillemette, la seconde épouse de Dominique Strauss-Kahn, est sortie de son silence en accordant un entretien au Nouvel Observateur. Elle y affirme ne pas être une proche d’Anne Mansouret, tandis que sa fille Camille n’est absolument pas une amie de Tristane Banon. «Nous sommes dans un délire glauque et malsain», affirme-t-elle.

Dès lors, pourquoi Anne Mansouret raconte dans la presse que Brigitte Guillemette est la marraine de sa fille Tristane Banon? L’explication de l’ancienne femme de DSK est lapidaire. Elle aurait rencontré Anne Mansouret au début des années 90, dans un cadre professionnel. «Nous ne sommes pas devenues amies, même si nous nous croisions de temps à autres dans des cocktails et des soirées», souligne l’économiste.

Quelques temps plus tard, selon Brigitte Guillemette, Tristane Banon, alors âgée d’environ 18 ans, souhaitait se marier avec un jeune homme très pratiquant. Son baptême était indispensable pour réaliser la noce. «Tu es la seule personne que je connaisse qui soit baptisée», aurait alors dit Anne Mansouret à l’ex-femme de DSK, lui demandant de devenir la marraine de sa fille pour son baptême. «Devant son insistance, j’ai accepté de rendre ce service (…). Je suis donc sa «marraine», formellement …», explique Brigitte Guillemette.

Elle n’aurait alors plus entendu parler de Tristane pendant plusieurs années, jusqu’à la fameuse interview de DSK par la jeune écrivaine. Interview obtenue «ni par (son) intermédiaire, ni par celui de (sa) fille, avec laquelle elle n’était pas en contact». Peu après, Tristane Banon aurait rencontré Camille une première fois autour d’un café, puis, lors d’un second rendez-vous, lui aurait raconté l’agression dont elle se dit victime. «Camille, qui était sous le choc (…) est rentrée à la maison en larmes». Brigitte Guillemette raconte avoir immédiatement téléphoné à son ex-mari «qui a vivement démenti», puis à Anne Mansouret.

Cette dernière lui aurait répondu : «Tout cela n’est pas grave … de toute façon, je suis la maîtresse de Strauss-Kahn». «Je me suis vraiment demandée où j’habitais», commente la seconde épouse de l’ancien directeur du FMI. Après ce coup de téléphone, elle n’aurait plus eu de nouvelles de Tristane Banon et de sa mère. Elle porte aujourd’hui plainte contre Anne Mansouret pour diffamation. «Je n’ai qu’une obsession : protéger ma fille».

Lefigaro.fr par Chloé Woitier