Posts Tagged ‘Difficultés’

Burkina Faso : le HCR dénonce de « graves difficultés pour accéder aux personnes déplacées »

novembre 23, 2019

Des militaires burkinabè en patrouille (image d'illustration).

Des militaires burkinabè en patrouille (image d’illustration). © DR / Etat-major des forces armées burkinabè

 

Le Haut Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) a indiqué vendredi 22 novembre être confronté à « de graves difficultés d’accès » aux personnes déplacées et réfugiées au Burkina Faso, en raison de l’insécurité grandissante dans le pays.

« Le HCR et ses partenaires sont confrontés à de graves difficultés pour accéder aux personnes déplacées et aux populations réfugiées au Burkina Faso, alors que l’insécurité grandit dans le nord-est du pays », a déclaré à Genève le porte-parole de l’agence onusienne, Babar Baloch, cité dans un communiqué.

« Alors que le nombre de déplacés avoisine déjà près de 500 000 personnes, une récente recrudescence d’attaques violentes commises par des milices à l’encontre des militaires et des civils a forcé des milliers d’autres (personnes) à fuir leurs foyers en quête de sécurité », souligne le HCR.

Selon lui, « environ 300 000 personnes ont été déplacées dans le pays au cours des quatre derniers mois seulement ». « Le nombre de personnes déplacées pourrait atteindre 650 000 d’ici la fin 2019 », s’alarme Babar Baloch.

« Ils tuent ceux qui résistent »

« Des personnes ayant fui les violences témoignent d’attaques menées contre leurs villages par des extrémistes qui recrutent souvent de force les résidents masculins, sous la menace d’une arme. Ils tuent ceux qui résistent », explique le HCR.

« Terrifiés par ces attaques, les habitants ont tout laissé derrière eux. En quête de sécurité, beaucoup d’entre eux ont rejoint Dori, une ville d’environ 20 000 habitants proche de la frontière avec le Mali et le Niger », ajoute-t-il.

« Nous demeurons extrêmement préoccupés concernant la sûreté et la sécurité des communautés locales et des 26 000 réfugiés maliens », affirme Babar Baloch. Le sort des populations de Djibo, dans le nord-est du pays, parmi lesquelles 7 000 réfugiés maliens dans le camp de Mentao, « préoccupe particulièrement », ajoute-t-il.

La distribution de l’aide « entravée »

« Toutes les écoles ont été fermées et l’accès humanitaire au camp (de Mentao) est devenu de plus en plus difficile », « la distribution de l’aide, y compris de la nourriture, est sérieusement entravée », souligne le HCR. Il précise avoir « été contraint de retirer temporairement son personnel de Djibo, qui travaille désormais à distance ».

« Actuellement, les 13 régions du Burkina Faso accueillent toutes des personnes ayant fui la violence » et ayant « désespérément besoin d’abris, d’eau et de nourriture », selon le HCR. L’agence onusienne appelle « à redoubler d’efforts pour assurer la sécurité de la population civile et l’accès humanitaire à toutes les personnes touchées ».

Le Burkina Faso est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences, attribuées à des groupes armés jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe État islamique. Les attaques ont fait près de 700 morts depuis début 2015, selon un décompte de l’AFP.

Jeuneafrique.com avec AFP

Étudiants saoudiens : les difficultés de ceux qui sont restés au Canada

août 4, 2019

Sao

© People Images

Un an après la décision de Riyad de rappeler les étudiants internationaux saoudiens au pays à la suite de sa querelle avec Ottawa, des centaines d’entre eux ont tout de même préféré rester au Canada. Ils éprouvent toutefois des difficultés pour poursuivre leurs études postsecondaires.

Selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE), le coût élevé des frais d’études dans les universités canadiennes est le principal obstacle auquel doit faire face la majorité des étudiants saoudiens restés au Canada.

Entre janvier et mai cette année, le Canada a délivré trois fois moins de permis d’études aux Saoudiens, comparativement à la même période en 2018.

Si plusieurs milliers d’étudiants ont été relocalisés vers d’autres pays depuis l’an dernier, quelques centaines sont restés au Canada et peinent à payer les frais de scolarité, a déclaré Rizki Rachiq, le porte-parole francophone national de la FCEE.

Ils ne touchent plus les bourses d’études qui étaient accordées par le gouvernement saoudien.

Rester et en payer le prix

Les étudiants qui sont restés ont décidé de laisser tomber l’appui du gouvernement saoudien et se sont orientés vers des solutions financières, dont la dette étudiante ainsi que l’appui de la famille, dit Rizki Rachiq.

On les aide à trouver des moyens pour payer le loyer, les frais de scolarité et l’achat des livres.

Rizki Rachiq, Fédération canadienne des étudiantes et étudiants

Toutefois, les critères d’admissibilité à des bourses et des subventions sont très spécifiques et la plupart sont seulement mis à la disposition des étudiants canadiens, déplore le porte-parole.

Les autorités saoudiennes avaient demandé en août dernier à leurs ressortissants boursiers au Canada de regagner leur pays. Riyad manifestait son mécontentement après un appel du Canada à la libération de militants arrêtés en Arabie Saoudite.

Dans leur demande de permis d’étude au Canada, les Saoudiens doivent désormais présenter une preuve de fonds qui n’inclut pas une bourse du Royaume d’Arabie-Saoudite.

L’Université de Toronto compte 42 étudiants saoudiens cette année comparativement à 65 en 2018, indique sa porte-parole, Elizabeth Church. Elle ajoute que l’institution poursuit son programme en faveur des résidents en médecine.

L’Université de Toronto travaille également avec des partenaires hospitaliers afin d’offrir une formation clinique aux résidents en médecine et aux boursiers de l’Arabie saoudite, dit-elle.

L’Arabie Saoudite a maintenu son appui pour tous les stagiaires en médecine, notamment les médecins, les dentistes et les infirmiers, y compris les personnes à charge.

À l’Université de Regina, en Saskatchewan, où le nombre d’étudiants saoudiens a considérablement baissé cette année, leur départ laisse un trou culturel dans le tissu de notre communauté, regrette la chargée des affaires publiques de l’établissement, Evett Dorma.

Pour la session d’hiver 2019, l’Université de Regina a reçu 66 étudiants de l’Arabie Saoudite comparativement à 152 en 2018.

Les Universités de York, Laurentienne, d’Ottawa et de Waterloo n’ont pas répondu à nos demandes d’entrevues. Il en est de même de l’Association des étudiants saoudiens du Canada.

Radio-Canada.ca par Freddy Mata

Le réseau Twitter paralysé mardi matin dans plusieurs pays

janvier 19, 2016

Des millions d’utilisateurs du réseau Twitter ont rencontré des difficultés mardi matin pour accéder au réseau social dans de nombreux pays, a constaté l’AFP. Ce service n’a pas fourni d’explications pour l’instant.

« Certains utilisateurs rencontrent des problèmes pour accéder à Twitter. Nous sommes au courant et essayons de trouver une solution », a simplement indiqué en milieu de matinée la compagnie américaine sur sa page d’information Tumblr.

Quand les internautes essayaient de se connecter, un petit robot sur la page d’accueil signalait: « une erreur technique est survenue ».

Un porte-parole de Twitter en Europe a confirmé les difficultés rencontrées, sans préciser s’il s’agissait d’une panne, sa durée, ni quelles zones étaient touchées.

Encore perturbé en Russie
Le service, qui revendique plus de 320 millions d’utilisateurs actifs par mois dans le monde, a été notamment inaccessible dans plusieurs pays européens, à Paris, Londres, Moscou et Kiev où les bureaux de l’AFP n’ont pu s’y connecter pendant près d’une heure et demie.

Twitter était de nouveau opérationnel en fin de matinée à Londres et Paris. A la reprise du service, le hastag #twitterdown était le plus partagé sur le réseau social.

Le service demeurait en revanche perturbé en Russie, selon le bureau local de l’AFP.

Coupures fréquentes
Sur Facebook, des internautes ont également signalé dans la matinée une interruption, sous le hashtag #twitterdown, au Brésil, aux Philippines, en Ouganda, en Allemagne, en Afrique du Sud et en Lituanie.

Twitter connaît fréquemment des coupures, mais généralement de courte durée. En juillet 2012, le réseau avait toutefois été paralysé pendant deux heures en raison d’incidents dans ses centres de données.

Les réseaux sociaux Facebook et Instagram ont également été confrontés à des coupures dans le passé.

Côté à la bourse de New York, le titre Twitter a perdu environ 20% depuis le début de l’année, notamment après des rumeurs sur la fin de la limitation des messages à 140 signes, marque de fabrique du réseau social.

Romandie.com