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Dans la peau de Kanye West

mars 3, 2022

Netflix diffuse un documentaire en trois parties qui revient sur l’ascension difficile de Kanye West, sans rien ignorer de ses récents dérapages.

Kanye West en 2020.
Kanye West en 2020.© RICH FURY/VF20 / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Los Angeles, 23 octobre 2002. Comme tous les jours depuis ses 15 ans, Kanye West produit des beats. Aujourd’hui, il travaille pour les Black Eyed Peas, mais aussi Beanie Sigel et Peedi Crakk, des rappeurs de Roc-A-Fella, le label de Jay-Z sur lequel il a signé. Derrière sa console, Kanye soupire. Il est l’un des producteurs de rap les plus demandés du pays, mais il en a marre de jouer les rats de studio. Or, quand il a essayé de faire écouter son flow à son mentor Jay-Z, celui-ci a gardé ses pupilles collées à son bipeur : dans le fond, le grand Jay le méprise un peu. Kanye n’est pas assez « ghetto ». Il vient du Midwest, pas des rues. Il n’a jamais dealé de drogue, pas même une boulette de shit dans les couloirs du lycée. Sa mère est prof d’anglais à l’université, son père est un photo-journaliste, ex-militant des Black Panthers. L’inspiration pour ses rimes, il la puise dans son expérience… à la fac ! Du jamais-vu chez les rappeurs américains.

D’ailleurs, Kanye se sent plus poète que rappeur. Alors, en cette chaude journée d’automne californienne, il s’est lancé dans un freestyle devant Ludacris, le rappeur d’Atlanta. Lui aussi a été à l’université, peut-être qu’il appréciera ses punchlines ? De mauvaise humeur, Ludacris l’envoie balader. Kanye est humilié. Il est 3 heures du matin à L.A. Kanye grimpe, furieux, dans sa Lexus de location. Est-ce qu’il était encore en colère quand son véhicule s’est écrasé, quelques instants plus tard ? Il se réveille à l’hôpital, la mâchoire fracassée, et l’air de « Through the Fire », la ballade kitsch de Chaka Khan, tourne dans sa tête.

Investi d’une mission divine ?

Allongé sur un canapé dans cette pièce qui sent l’alcool à 90°, les yeux tellement tuméfiés qu’il peine à les ouvrir, il rappe en silence : «  Une vitamine C est mon petit-déjeuner, une boisson protéinée mon dessert/Quelqu’un a commandé des pancakes, je n’avale que le sizzurp. » À sa sortie de l’hôpital, il se dirige tout droit vers le studio d’enregistrement. Il sample « Through the Fire », en fait une boucle, rajoute quelques beats, et s’installe enfin derrière le micro. Il a cru mourir et se croit investi d’une mission divine. Sa diction est entravée par les fils qui maintiennent ensemble les os de sa bouche. Entre ses lèvres, il crache son venin encore plus fort. « Through the Wire », à travers les fils, sera son premier single. Trois ans plus tard, Time Magazine l’élève au rang des 100 personnes les plus influentes du monde. La carrière de Kanye a atteint d’inatteignables sommets, puis s’est écrasée.

C’est la trajectoire de l’une des personnalités les plus étranges du monde de la musique, mi-fou, mi-génie, mégalomaniaque passé du rap à la présidence des États-Unis (enfin, il s’y est présenté), que ce documentaire entreprend de retracer. En trois épisodes dont le dernier vient d’être dévoilé sur Netflix, Clarence « Coodie » Simmons le suit de ses débuts laborieux à Chicago, à son triomphe grâce à Jay-Z et son accident qui failli lui coûter la vie, sans oublier ses dérives psychiatriques et politiques.

La force de cette série, c’est l’accès privilégié qu’a eu le coréalisateur depuis les tout débuts du rappeur, lui permettant de rendre un témoignage ancré dans le temps. Il est fascinant de voir la détermination de West à se faire entendre quand personne ne le prend au sérieux. Dans les bureaux de Roc-A-Fella, il met sa chanson sur les sonos de toutes les secrétaires, leur rappe les paroles, yeux dans les yeux. Il ne récolte que des sourires gênés, mais sa foi ne faiblit pas. Il a une idée très claire de ce qu’il veut faire en studio en termes de paroles et de productions, il est en avance sur tout le monde, et seule sa mère croit en lui. Donda, qui l’a élevé seule, connaît tous ses raps par cœur. Elle l’encourage à se comporter comme une star jusqu’à en devenir une. Elle est son socle, son moteur, sa meilleure amie, son manageur, sa conseillère. Elle le filme à 13 ans enchaînant les rimes comme un grand, déjà en plein ego trip dans son pull à pois.

« Comment peut-on avoir trop confiance en soi ? »

« On dit que j’ai un excès de confiance en moi, comme si c’était mal, comme si c’était un gros mot », déclare-t-il des années plus tard à l’ouverture de son œuvre de charité, alors qu’il est au sommet. « Comment peut-on avoir trop confiance en soi ? Il faut avoir trop confiance en soi, il en faut toujours plus. Ils veulent qu’on se fonde dans la masse, qu’on baisse la tête et qu’on dise oui à tout. […] Je suis prêt à bousculer la vision négative des gens vis-à-vis d’un Noir sûr de lui. Parce qu’ils n’ont jamais vu ça. C’est comme la mentalité de l’esclave trop bruyant. […] Je suis le meilleur et vous devriez penser la même chose de vous ! » On remarque que ce qu’on trouve cool chez Liam Gallagher, le plus arrogant des rockeurs, on ne le supporte pas chez un rappeur noir. Le péché d’orgueil est excusé.

Époux d’une marque reine des réseaux sociaux et de la télé-réalité, il semble au bord du gouffre depuis la perte de sa mère et l’annonce de son divorce, s’enfermant deux semaines dans les loges d’un stade pour terminer un album après un concert où il venait de le présenter. Son nouvel album Donda 2 est complaisant, brouillon, inachevé, mais on ne peut que recommander cette série documentaire tant elle éclaire sur l’impitoyable industrie du hip-hop, la grâce des moments de création, les relations mère-fils, la résilience et la bipolarité.

« Jeen-Yuhs, la trilogie Kanye West », de Clarence « Coodie » Simmons et Chike Ozah, sur Netflix

Avec Le Point par Anne-Sophie Jahn

France: Une enseignante menacée après avoir diffusé une photo de Soprano

janvier 16, 2022

Une prof de SVT a utilisé une photo du rappeur pour un cours sur l’évolution. Une collégienne l’a interprété comme un amalgame raciste, relate « Le Parisien ».

« L’enfer est bien plus gros sur Terre. Depuis que les hommes font pire que Lucifer », entonnait Soprano dans son titre à succès « Le diable ne s’habille plus en Prada ». Et c’est bien un enfer qu’a vécu une enseignante de Trappes, dans les Yvelines, lorsqu’elle a choisi de glisser une photographie du rappeur dans un document montrant l’histoire de l’évolution humaine.

Début décembre 2020, cette professeure de SVT (sciences de la vie et de la Terre) au collège a remplacé, dans une frise chronologique, le croquis de l’homo sapiens par un portrait de l’artiste marseillais, rapporte Le Parisien, dimanche 16 janvier. Le début d’un véritable calvaire pour la jeune femme de 34 ans, qui a l’habitude d’utiliser des personnalités comme Kylian Mbappé ou Josiane Balasko pour rendre ludiques ses leçons. Le visage de Soprano se trouvait sur la même ligne que le dessin représentant un Australopithèque, bipède descendant du singe. Une des élèves de troisième y a vu une comparaison allusive entre le primate et le musicien.

Le père de la jeune fille, Kamel, avait décidé d’alerter les réseaux sociaux. « Ma fille, elle m’a dit : “Papa, ce n’est pas normal en cours de SVT”. […] Éducation nationale de merde. Faites tourner, s’il vous plaît. On ne doit pas accepter ! » écrivait-il sur Facebook. Les menaces se sont alors multipliées à l’encontre de l’instructrice, qui a nié toute assimilation et prévenu les services de police. Ces derniers ont attesté des risques courus et lui ont conseillé de s’exfiltrer en dehors de l’Île-de-France.

Le parent d’élève condamné

« Tout de suite, je me suis dit : “Ma vie est finie. J’ai eu peur de mourir” », raconte-t-elle avec émotion au Parisien. Jugé le 15 novembre dernier, le parent d’élève a été condamné à six mois de prison ferme. Le procureur a dénoncé une « fatwa numérique », rappelant le drame de l’assassinat de Samuel Paty. « J’adore mon métier, j’aurais voulu accompagner mes élèves jusqu’au brevet. […] Si l’Éducation nationale ne protège pas ses enseignants, je vais devoir m’autocensurer », conclut avec tristesse l’agrégée.

Par Le Point avec AFP

France/Attaque à Nice : un homme en garde à vue pour la diffusion de la photo d’une des victimes

octobre 30, 2020

ll est soupçonné d’avoir posté sur un forum du site internet Jeuxvideo.com une photo du corps de l’une des victimes âgée 60 ans.

Un homme a été placé en garde à vue vendredi 30 octobre pour avoir mis en ligne la photo d’une des trois victimes de l’attaque mortelle dans la basilique de Nice, a indiqué le parquet de Paris, qui a ouvert une enquête. Il est soupçonné d’être à l’origine de la publication de la photo sur un forum du site internet Jeuxvideo.com, selon une source proche du dossier.

Le suspect est interrogé depuis vendredi en fin d’après-midi dans les locaux de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), a précisé le parquet, sans donner de détails sur son profil. Une enquête a été ouverte pour «diffusion de message à caractère violent», a ajouté le parquet.

La photo de la femme âgée de 60 ans, qui a subi un profond égorgement, proche de la décapitation, a été diffusée sur les réseaux sociaux et sur plusieurs sites internet. La plateforme Pharos, chargée de détecter les contenus en ligne illicites, a signalé plusieurs diffusions de ce cliché macabre.

Outre cette femme, l’assaillant a aussi égorgé le sacristain de la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption de Nice, Vincent Loquès, père de deux filles, qui aurait eu 55 ans vendredi. La troisième victime, une Brésilienne mère de trois enfants, Simone Barreto Silva, 44 ans, touchée à plusieurs reprises, est décédée dans un restaurant où elle s’était réfugiée.

L’auteur des faits, un Tunisien de 21 ans, Brahim Issaoui, a été stoppé par les policiers qui lui ont tiré dessus à plusieurs reprises. Blessé grièvement, il était toujours hospitalisé vendredi avec un pronostic vital engagé.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: une ex-conseillère de la Maison Blanche diffuse un nouvel enregistrement, Trump riposte

août 13, 2018

Une ancienne conseillère de la Maison Blanche a diffusé lundi l’enregistrement d’une conversation privée avec Donald Trump, nouvel épisode dans une série de révélations orchestrées avant la sortie de ses mémoires qui lui a valu une réponse cinglante du président américain.

Dans ce court enregistrement, diffusé par la chaîne NBC, Donald Trump affirme n’avoir rien su du licenciement de son ex-protégée, Omarosa Manigault Newman, signifié par son propre chef de cabinet, John Kelly, et dit le regretter.

C’est la deuxième fois en deux jours que l’ancienne haute conseillère et ex-fidèle supportrice de Donald Trump, âgée de 44 ans, diffuse l’enregistrement d’une conversation saisie au sommet du pouvoir américain.

Chargée du « Bureau des relations publiques », elle était l’une des conseillères les mieux rémunérées de la Maison Blanche et l’une des rares femmes noires jusqu’à son départ en janvier.

« Omarosa? Omarosa qu’est-ce qu’il se passe? », peut-on entendre Donald Trump dire à l’ancienne candidate de l’émission de télé-réalité « The Apprentice », animée pendant des années par Donald Trump.

« Personne ne m’a rien dit », poursuit-il. « Tu sais ils gèrent une grosse machine, mais je ne le savais pas (…) Mince, je ne le savais pas. Je n’aime pas du tout l’idée que tu partes ».

Dimanche, l’ex-conseillère avait rendu public son entretien avec le général John Kelly dans la salle de crise de la Maison Blanche, ou « Situation room », où les appareils électroniques sont interdits.

Après l’avoir qualifiée de « crapule » ce week-end, Donald Trump a lancé un nouveau coup de boutoir lundi dans deux longs messages sur Twitter.

« Omarosa la folle-dingue, qui a été virée 3 fois de The Apprentice, a maintenant été virée pour la dernière fois. Elle n’est jamais arrivée à rien, n’y arrivera jamais. Elle m’a supplié que je lui donne un boulot, les larmes aux yeux, j’ai dit OK. Les gens de la Maison Blanche la détestaient. Elle était féroce mais pas intelligente », a-t-il écrit.

« Je la voyais rarement mais j’entendais des choses vraiment mauvaises », a-t-il poursuivi. « Méchante avec les gens & ratait constamment les réunions & le travail. Quand le Gen. Kelly nous a rejoints, il m’a dit que c’était une nulle et qu’elle n’apportait que des problèmes. Je lui ai dit de tenter d’arranger les choses, si possibles, parce qu’elle ne disait que des choses EXCELLENTES sur moi – jusqu’à ce qu’elle soit virée! », a-t-il conclu.

Romandie.com avec(©AFP / (13 août 2018 16h23)                                                        

Cameroun: sept militaires arrêtés après la diffusion d’une vidéo sur les exactions de l’armée

août 11, 2018

Des militaires camerounais. © Rebecca Blackwell BLACKWELL/AP/SIPA

Sept militaires camerounais ont été arrêtés après la diffusion en juillet sur Internet d’une vidéo montrant des soldats de l’armée du Cameroun exécuter deux femmes et leurs deux enfants, a annoncé vendredi soir le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary.

L’enquête ouverte « à la suite de la publication d’une vidéo mettant en scène des exactions inacceptables perpétrées par des hommes armés contre des femmes et des enfants a conduit à l’arrestation » de sept militaires, dont un lieutenant, a annoncé M. Tchiroma, ministre de la Communication, dans un communiqué lu à la radio d’Etat.

Le gouvernement dénonce une « fake news »

Dans ce texte, Issa Tchiroma a cité le nom des militaires arrêtés, assurant que « les intéressés ont été mis à la disposition de la justice et feront l’objet d’un procès équitable ».

Il a, en outre, fait part de « la volonté du chef de l’État (Paul Biya) de veiller à ce que les exactions qui peuvent être perpétrées par quelques soldats égarés fassent l’objet systématiquement d’enquêtes et aboutissent, le cas échéant, à des sanctions appropriées ».

Le 11 juillet, au lendemain de la diffusion de cette vidéo très violente, le gouvernement camerounais avait déclaré avoir ouvert une enquête, tout en qualifiant la vidéo de « fake-news » (fausse information) et d’ »horrible trucage ».

Amnesty International avait quant à elle affirmé avoir des « preuves crédibles » que les hommes armés exécutant les civils dans cette vidéo virale sur Internet étaient des militaires camerounais.

Les États-Unis, le Royaume-Uni et diverses ONG de défense des droits de l’homme avaient demandé que les auteurs des crimes commis soient traduits devant la justice.

« Preuves crédibles », selon Amnesty

Début août, une autre vidéo d’exactions d’hommes armés qualifiés par Amnesty de « membres des forces de sécurité camerounais » circulait sur Internet, dans laquelle des hommes armés tirent sur une dizaine de personnes non armées.

« Il s’agit là de nouvelles preuves crédibles appuyant les allégations selon lesquelles les forces armées camerounaises auraient commis de graves crimes contre des civils, et nous demandons donc l’ouverture immédiate d’une enquête approfondie et impartiale » sur cette nouvelle vidéo, a déclaré dans un communiqué Ilaria Allegrozzi, chercheuse à Amnesty.

L’armée camerounaise est régulièrement accusée par des ONG de perpétrer des exactions contre des personnes soupçonnées d’appartenir au groupe Boko Haram, ce qu’elle a toujours démenti.

Une élection présidentielle est prévue le 7 octobre au Cameroun. Le président Biya est candidat à un septième mandat consécutif.

Jeuneafrique.com avec AFP

« Saint-Louis, une histoire calédonienne »: le visage d’une tribu kanak

mars 11, 2018

Le documentaire sur la tribu kanak de Saint-Louis sera diffusé mercredi 14 mars à 20 h 50 sur France Ô et en avant-première dès dimanche sur le Monde.fr.

De la route qui relie Nouméa à Mont-Dore, distantes d’une vingtaine de kilomètres dans le Grand Sud de la Nouvelle-Calédonie, la seule image que l’on aperçoive de la tribu kanak de Saint-Louis, c’est le clocher de la mission, construite dans les années 1860. La rocade, sur laquelle circulent plus de vingt mille véhicules par jour, traverse de part en part le territoire de la tribu. Les jeunes de Saint-Louis savent qu’ils disposent là d’un moyen de pression stratégique, parce que, comme le raconte Ambrosio Kamodji, qui fut le premier bachelier de la tribu et est aujourd’hui éducateur spécialisé, « quand ils bloquent, ça bloque tout ».

La RP2 est souvent le théâtre de violences. Organisées ou plus ou moins spontanées, collectives et revendicatives ou simplement délictuelles. Fin 2016, à la suite de la mort d’un des leurs, William Decoiré, tué par un gendarme à un barrage routier au volant d’une voiture volée, de violents affrontements entre jeunes et forces de l’ordre s’y déroulèrent pendant plusieurs semaines. Il fallut plusieurs jours pour déblayer les dizaines de carcasses de voitures brûlées. Les gendarmes ont dit avoir agi en « légitime défense ». Le parquet avait classé l’affaire, attisant la violence des jeunes. Une enquête a finalement été ouverte et, tout récemment, l’association William, qui se bat pour « obtenir la vérité », a obtenu qu’une reconstitution soit organisée, ce que les autorités avaient toujours refusé.

Référendum en novembre

Ben Salama et Thomas Marie, les auteurs du documentaire « Saint-Louis, une histoire calédonienne », projeté mercredi 14 mars à 20 h 50 sur France Ô et dont Le Monde est partenaire (il est diffusé en avant-première sur le site du monde.fr entre le 11 et le 14 mars), peuvent à juste titre estimer que leur travail, qui a réclamé près de deux mois de contacts préalables puis de tournage sur place, y aura contribué. Mais, pour les jeunes de la tribu, la mort de William Decoiré reste une blessure, qui parfois peut virer à la « haine ».

Il ne s’agit pas pour les réalisateurs de « réhabiliter » Saint-Louis, cette tribu urbanisée, gagnée par les faubourgs de Nouméa, la pieuvre tentaculaire en constante expansion, mais d’en montrer un visage plus contrasté. De se plonger dans ses contradictions. Saint-Louis a mauvaise réputation. Pour un jeune Kanak à la recherche d’un emploi, c’est une tache sur le CV. Aussi, quand une jeune fille de la tribu obtient une bourse pour aller poursuivre des études supérieures en métropole, c’est un événement partagé par toute la famille, et un véritable déchirement. De même que l’on perçoit bien ses interrogations, alors qu’elle manifeste avec les indépendantistes, sur l’avenir d’une Kanaky indépendante, sur laquelle la population calédonienne va avoir à se prononcer au début du mois de novembre.

« Saint-Louis, c’est les Etats-Unis de la Kanaky »

Les éléments les plus radicaux, eux, farouchement indépendantistes, assurent qu’ils n’iront pas voter, car ils ne se retrouvent pas dans ceux qui les représentent et expriment même parfois une forme de rejet. Saint-Louis, comme l’explique justement le titre du documentaire, est un concentré de l’histoire calédonienne et de ses contradictions, de la religion, de la politique et de la coutume. « Saint-Louis, c’est les Etats-Unis de la Kanaky », assume fièrement Marie-Luce Wemoadjou, une « ancienne », rappelant la tradition d’accueil de la tribu. Mais c’est aussi là qu’eurent lieu au début des années 2000 de violents affrontements intercommunautaires, chassant les Wallisiens de leur quartier de l’Ave Maria.

Saint-Louis a mauvaise réputation, et elle n’est pas forcément usurpée. Pour la majeure partie de la population, elle rime avec caillassage, violence, délinquance, malgré tous les efforts déployés ces dernières années par la municipalité de Mont-Dore et les services de l’administration territoriale. Et pourtant, le documentaire s’achève sur la « fierté » des jeunes de la tribu d’accueillir, à l’occasion des journées du patrimoine, des « étrangers » pour leur faire découvrir leur territoire et leurs réalisations. De quoi, le temps d’une journée, pouvoir espérer en un « destin commun ».

Lemonde.fr par Patrick Roger

Gabon : des hommes armés s’en prennent à plusieurs chaînes de télévision à Libreville

juin 16, 2017

Le centre-ville de Libreville, au Gabon. © Tiphaine Saint-Criq pour JA

Des hommes armés et cagoulés ont investi plusieurs rédactions de médias audiovisuels à Libreville, ce vendredi, pour réclamer la diffusion d’un message vidéo de Roland Désiré Aba’a Minko. Cet ancien candidat à l’élection présidentielle, qui a rallié par la suite la cause de Jean Ping, lance un ultimatum à Ali Bongo.

Le commando a surgi dans les locaux de la télévision privée TV Plus vers 11h du matin (12h GMT). « Ils étaient six, sept, en comptant le chauffeur. Ils sont entrés armés et cagoulés et ont exigé du personnel présent qu’ils diffusent une vidéo », raconte Franck Nguema, directeur général de la chaîne réputée proche de l’opposition. Munis de revolvers et de diverses armes blanches, les hommes masqués auraient contraint les agents présents à diffuser à l’antenne la vidéo d’un discours de Roland Désiré Aba’a Minko. « Ils ont forcé les agents à mettre la vidéo en boucle, leur ont demandé de quitter les locaux, puis y ont laissé un engin explosif », rapporte Franck Nguema, joint par téléphone, à Libreville.

Quatre chaînes de télévision attaquées

Après 16 minutes de diffusion, le directeur de la chaîne dit être parvenu à faire couper l’alimentation électrique du studio, mettant ainsi fin à la diffusion du message de Roland Désiré Aba’a Minko. L’engin explosif – six bâtons de dynamites enroulés dans du papier aluminium et raccordé à une carte électronique – s’est révélé être non-amorcé : les câbles de raccordement aux explosifs avaient été coupés.

« Tout est rentré dans l’ordre aux alentours de midi », assure Franck Nguema, qui a porté plainte immédiatement après les faits et dit avoir également saisi les ministères de la Défense et de l’Intérieur. La même scène s’est jouée dans les locaux de plusieurs autres chaînes de télévision de Libreville : Africa N°1, Gabon TV et Kanal 7.

Dans son intervention vidéo, Roland Désiré Aba’a Minko lance un véritable ultimatum à Ali Bongo. Il affirme avoir piégé « tous les ministères » et exige du président gabonais qu’il démissionne sous 72 heures, faute de quoi « un bâtiment sautera chaque jour ».

 

 

À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune interpellation n’a été officiellement annoncée. Selon Alain-Claude Billie-By-Nzé, porte-parole du gouvernement, Roland Désiré Aba’a Minko s’est rendu à l’ambassade de France à Libreville, puis à la délégation de l’Union européenne, où il se trouvait toujours ce vendredi à 16h GMT.

Le gouvernement pointe le « discours de haine » de Jean Ping

Candidat indépendant à l’élection présidentielle d’août dernier, Roland Désiré Aba’a Minko s’était désisté au profit de Jean Ping dans la dernière ligne droite avant le scrutin.

Pour Alain-Claude Billie-By-Nzé, le lien avec Jean Ping est évident. « Ce monsieur n’en a pas fait mystère. C’est en son nom qu’il a parlé », insiste le porte-parole du gouvernement. « Il s’agit là de l’aboutissement de ce à quoi conduit le discours de haine porté par monsieur Ping depuis plusieurs années. » Alain-Claude Billie-By-Nzé a également précisé que le dossier « relèvait désormais des services du procureur ».

Le cabinet de Jean Ping, qui continue de se proclamer « président élu à la présidentielle du 27 août 2016 au Gabon », a pour sa part publié un communiqué qui « dénonce la confusion de la situation ainsi créée qui pourrait justifier l’escalade de la dérive autoritaire et antidémocratique », et « s’étonne […] de la coïncidence entre ces événements et l’arrivée prochaine de la mission de la CPI au Gabon ».

Jeuneafrique.com par

Céline Dion et Justin Bieber inter­dits de diffu­sion dans des super­mar­chés à la demande des sala­riés

juin 10, 2015

Céline Dion et Justin Bieber

Céline Dion et Justin Bieber

Silence radio(n)

Cette infor­ma­tion ressemble à une grosse blague, mais elle est pour­tant bien réelle. Le très sérieux Washing­ton Post rapporte que lors d’une réunion desti­née aux action­naires le mercredi 3 juin dans l’Ar­kan­sas, la direc­tion de la chaîne de super­mar­chés Wal-Mart (la plus grande entre­prise du monde) a fait une annonce accueillie par de vifs applau­dis­se­ments : les chan­sons de Céline Dion et de Justin Bieber ne seront plus diffu­sées dans les maga­sins du groupe à la demande des sala­riés. Ce chan­ge­ment fait partie d’un plan plus large censé amélio­rer les condi­tions de travail des employés qui pour­ront par ailleurs ajus­ter la tempé­ra­ture dans les maga­sins et béné­fi­cier d’uni­formes moins stricts.

Des tubes des deux artistes cana­diens figu­raient sur un CD qui tour­nait en boucle depuis plusieurs mois dans les maga­sins Wal-Mart aux États-Unis. Pour les clients qui ne passent que quelques heures dans le super­mar­ché, ça passe encore. Pour les employés, entendre Baby, My Heart Will Go On et I’m Alive en boucle, il semble que c’est juste infer­nal. Céline Dion et Justin Bieber désor­mais placés sur liste noire, Wal-Mart a indiqué qu’un DJ profes­sion­nel s’oc­cu­pera à l’ave­nir de choi­sir les morceaux diffu­sés en maga­sin. On imagine déjà Céline Dion les implo­rer de l’écou­ter à nouveau en leur seri­nant Pour que tu m’aimes encore

Voici.fr par La Rédaction

Nord-Mali : d’après Le Drian, une intervention militaire pourrait avoir lieu dans « quelques semaines »

octobre 16, 2012
Jean-Yves Le Drian le 2 octobre 2012 à Paris. Jean-Yves Le Drian le 2 octobre 2012 à Paris. © AFP

Le ministre français de la Défense Jean-Yves le Drian a assuré mardi 16 octobre qu’une intervention militaire africaine au Nord-Mali, « sanctuaire terroriste », pourrait avoir lieu dans « quelques semaines ».

Pour Paris, la marge de manoeuvre malienne est étroite. D’un côté, la France affiche la fermeté contre le terrorisme et soutient une intervention militaire au Nord-Mali. De l’autre, elle doit gérer le dossier des six otages toujours détenus au Sahel par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Après la diffusion d’une vidéo dans laquelle les jihadistes menacent la vie de ces otages, enlevés au Mali en novembre 2011, François Hollande a reçu leurs proches le 15 octobre. 

Si l’espoir d’une libération a été souligné, Paris ne dévie toutefois pas de la « ligne » extrêmement ferme affichée depuis plusieurs mois. Et se refuse, du moins officiellement, à faire entrer la question des otages dans l’équation complexe d’une intervention militaire africaine au Nord-Mali, occupé depuis six mois par des groupes liés à Aqmi qui sèment la terreur au nom de la charia.

François Hollande a encore réitéré ce week-end à Kinshasa « la détermination » de la France et son soutien à une intervention africaine au Mali. Celle-ci pourrait avoir lieu « dans quelques semaines », a assuré mardi 16 octobre son ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian.

 

 

Incompréhension

Quelques jours plus tôt, le président français avait insisté sur les « deux devoirs » de la France : « libérer nos otages et libérer le Mali des terroristes ».

« Il semble qu’il y a un changement de braquet. À l’époque Sarkozy, l’accent était mis sur les otages, et là on parle davantage intervention » militaire, note Pierre Boilley, historien et chercheur spécialisé sur le Sahel et le Sahara. Ce discours de fermeté a d’ailleurs entraîné des réponses d’Aqmi ou de ses affidés, qui depuis un mois « se sont rappelés au bon souvenir de l’État français » avec des messages menaçants ou la diffusion d’une vidéo d’otages, souligne M. Boilley.

Les otages « sont dans une bonne situation », a ainsi déclaré lundi soir à France 2 un homme présenté par la chaîne comme un porte-parole d’Aqmi qui a accusé les autorités française de « manquer de sérieux » dans les négociations en ne répondant pas à des « demandes pourtant légitimes et raisonnables ».

Les familles ont, elles, « du mal à comprendre ce qui se trame. Quel est l’objectif d’une mission militaire au Nord-Mali ? A-t-on l’intention d’éliminer les chefs d’Al-Qaïda ? Et dans ce cas, le gouvernement a-t-il prévu une mission simultanée pour sauver les otages ? », demande Pascal Lupart, président du comité de soutien des otages Philippe Verdon et Serge Lazarevic. « Je conçois, en tant que citoyen, le discours de fermeté. Mais les familles se demandent, elles : où cette fermeté va-t-elle nous mener ? », poursuit-il.

« Arrêter de payer »

« Il faut arrêter de payer. Je comprends que c’est difficile à admettre pour les familles, mais tout tourne autour de ça », martèle-t-il, rappelant que la Grande-Bretagne, un des rares pays à ne pas verser de rançon, « n’a plus d’otages » au Sahel. Londres a payé le prix fort avec un ressortissant, Edwin Dyer, exécuté en 2009 au Mali.

Paris paye-t-il ? « Il y a une vraie réflexion en cours, c’est une question de philosophie d’État », confiait récemment à l’AFP un haut responsable français.

Depuis 2003, les enlèvements au Sahel ont rapporté quelque 50 millions de dollars (environ 38 millions d’euros) aux preneurs d’otages, selon des sources proches du dossier malien. « Il faut absolument une approche internationale plus rigoureuse face à une affaire aussi grave », lance M. Loncle, en fustigeant « la faiblesse, pour ne pas dire la lâcheté de l’Union européenne sur ce sujet ».

Paris, « vaguement soutenu » par des Américains en campagne électorale et par les Britanniques, reste « complètement isolé » sur le dossier malien, estime M. Boilley, qui s’interroge sur les marges de manoeuvre de la France au Mali . M. Le Drian a réaffirmé le 15 ocotbre que la France soutiendrait logistiquement et matériellement l’intervention africaine mais a de nouveau exclu l’envoi de troupes au sol.

Jeuneafrique.com avec AFP

La député porno

août 8, 2011

La député Teres Kirpikli estime qu’il faudrait diffuser plus de porno à la télévision suédoise pour stimuler la natalité

Les Suédois ne font plus d’enfants et, pour rétablir l’équilibre démographique, Mme Kirpikli qui est âgée de 35 ans et mère de trois enfants, estime que la porno pourrait mettre du piquant dans la vie sexuelle des jeunes couples et les encourager à procréer.

« De la porno toute la journée le samedi devrait stimuler les gens estime-t-elle ».

Plusieurs députés l’ont dénoncé ouvertement mais elle s’en moque éperdument: « Tout le monde aime la porno mais les gens sont hypocrites. Il n’y a rien de mal à ce que des gens en couple regardent de la porno. Je le fais souvent avec mon mari et on aime bien ça! »