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RDC-Retombées du décès de Luca Attanasio : les déplacements des diplomates soumis à une autorisation préalable

février 24, 2021

Désormais, tout déplacement d’un diplomate en poste à Kinshasa dans l’arrière-pays est dorenavant soumis à une autorisation préalable du gouvernement. 

C’est l’une des grandes décisions prises par le Conseil de sécurité présidée, le 23 février, par le chef de l’Etat, Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la suite du meurtre de l’ambassadeur d’Italie en RDC, Luca Attanasio.  L’autre décision  est le ferme engagement  du gouvernement congolais de renforcer la sécurité dans les zones rouges. Tous les responsables des services de défense et sécurité réunis autour du commandant suprême des forces armées ont également pris l’engagement de tout mettre en œuvre,  afin de rechercher, trouver et traduire devant la justice les coupables  de ce crime.

Ces décisions résultent de plus de deux heures d’analyse de la situation dramatique  survenue à Kibumba, dans le Nord-Kivu. Depuis lundi, le chef de l’Etat a ordonné  des recherches approfondies des responsables du meurtre du diplomate italien. Une délégation est arrivée à Goma, le même mardi, pour suivre de près les instructions du chef de l’Etat.

Un autre émissaire du chef de l’Etat était attendu le  24 février à Goma. Le mardi en matinée, le couple présidentiel est allé exprimer sa compassion et réconforter la famille éplorée de l’ambassadeur  Luca Attanasio.

Enfin, il est à préciser que la délégation du PAM se rendait de Goma, à Nyrangongo (Nord-Kivu) pour visiter un programme d’alimentation scolaire de cet organisme à Rutshuru, une route qui avait auparavant été autorisée à voyager sans escorte de sécurité. Cet axe routier avait, en effet, été déclaré  « ligne verte » par le département des Nations unies chargé de la sécurité et la sûreté pour l’ensemble des organismes des Nations unies.

A en croire maints observateurs, il s’agit-là d’un acte criminel, dont les auteurs sont à rechercher ailleurs, plutôt que dans les seuls rangs des groupes armés, car on n’y trouve presque plus sur cette zone. Toutefois, les enquêtes sont en cours pour déterminer les vrais auteurs de l’assassinat du diplomate italien.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso: 

La Pologne et la Lituanie rappellent 35 diplomates en poste à Minsk

octobre 9, 2020

La Pologne et la Lituanie ont rappelé vendredi 9 octobre 35 diplomates en poste en Biélorussie, dans un contexte de fortes tensions diplomatiques avec ce pays qui accuse Varsovie et Vilnius de soutenir le mouvement de protestation consécutif à l’élection présidentielle contestée du 9 août.

De même que plusieurs autres pays membres de l’Union européenne, la Pologne a déjà rappelé son ambassadeur de Biélorussie. Sa décision de rappeler d’autres membres du personnel diplomatique intervient à la suite d’une demande des autorités bielorusses, selon le ministère polonais des Affaires étrangères.

«La limitation du personnel (diplomatique) polonais est un geste inamical auquel la Pologne répondra en temps opportun et d’une manière appropriée», a déclaré à l’agence de presse PAP le vice-ministre des Affaires étrangères Marcin Przydacz, annonçant que la Pologne rappelait 30 diplomates.

La Lituanie, qui avait elle aussi rappelé son ambassadeur à Minsk, a annoncé qu’elle rappelait cinq diplomates. La Lituanie espère que ce rappel «préservera les chances d’un dialogue» mais elle «prendra des initiatives réciproques si la Biélorussie continue à faire dégénérer la situation», a prévenu la porte-parole du ministère lituanien des Affaires étrangères Rasa Jakilaitiene L’Union européenne a refusé de reconnaître la victoire d’Alexandre Loukachenko à l’élection présidentielle et adopté des sanctions à l’encontre de responsables biélorusses accusés de fraude électorale et de violations des droits de l’homme.

Par Le Figaro avec AFP

Affaire Babtchenko: Kiev tente de rassurer les Occidentaux sur sa mise en scène

juin 1, 2018

/ © AFP / Sergei SUPINSKY

Les autorités ukrainiennes ont reçu vendredi des diplomates occidentaux pour leur fournir des explications concernant la mise en scène du faux assassinat du journaliste russe Arkadi Babtchenko, qui a suscité de nombreuses critiques.

Une dizaine de diplomates se sont rendus au parquet général d’Ukraine où cette rencontre à huis clos a duré presque deux heures, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Cette réunion avec des diplomates en poste à Kiev des pays du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon) avait été annoncée la veille par le procureur général Iouri Loutsenko, qui avait indiqué à la télévision vouloir « expliquer tout ce qu’on peut expliquer dans le respect du secret de l’enquête ».

Vassyl Grytsak, chef des services de sécurité ukrainiens (SBU) qui ont organisé cette « opération spéciale », y a également participé, a confirmé à l’AFP une source au SBU.

Donné pour mort mardi soir, abattu de trois balles dans le dos, le journaliste Babtchenko, virulent critique du Kremlin exilé en Ukraine est réapparu vivant à lors d’une conférence de presse au siège du SBU le jour suivant.

Le SBU et le parquet général ont alors révélé que l’annonce de sa mort, qui avait suscité une vive émotion au-delà de l’Ukraine et la Russie, était une mise en scène.

Le procédé a été justifié comme nécessaire pour déjouer une tentative d’assassinat bien réelle organisée, selon Kiev, par les services secrets russes, visant M. Babtchenko mais aussi une trentaine d’autres personnes, en remontant de l’exécutant aux commanditaires.

Cette affaire a déclenché beaucoup de critiques, notamment de la part des organisations de journalistes qui se sont interrogées sur la nécessité d’un stratagème aussi extrême et sur les accusations de Kiev mettant en cause la Russie avant la révélation de la supercherie.

Berlin avait appelé à « faire la lumière » sur « un événement qui est pour beaucoup de gens incompréhensible dans le cadre de l’Etat de droit ».

Cette affaire « a définitivement rompu la confiance envers les sources d’informations ukrainiennes, y compris officielles », a dénoncé vendredi un porte-parole de la diplomatie russe Artiom Kojine, lors d’un conférence de presse. « Après ces événements, il devient clair, et pas seulement pour nous, qu’il faut vérifier plusieurs fois toute information venant de Kiev, car il peut s’agir d’un banal +fake+ ».

Romandie.com avec (©AFP / 01 juin 2018 14h41)                  

Maduro réplique à Trump et expulse ses représentants au Venuzuela

mai 22, 2018

El presidente de Venezuela, Nicolás Maduro, fue proclamado este martes oficialmente reelecto para gobernar hasta 2025 / © AFP / Federico PARRA

De nouvelles représailles de Washington étaient attendues après la décision du président vénézuélien Nicolas Maduro, réélu dimanche lors d’un scrutin très critiqué par la communauté internationale, d’expulser ses deux plus hauts représentants diplomatiques à Caracas, en réplique aux nouvelles sanctions des Etats-Unis.

« J’ai déclaré persona non grata le chargé d’affaires des Etats-Unis (Todd Robinson, ndlr) et j’annonce son départ dans les 48 heures », a déclaré le président socialiste, accusant M. Robinson de fomenter un complot militaire, économique et politique contre lui.

Nicolas Maduro a également ordonné l’expulsion du numéro deux de la mission diplomatique (les deux pays n’ont plus d’ambassadeurs respectifs depuis 2010), Brian Naranjo, qu’il a accusé d’être le représentant local de la CIA.

Il réplique ainsi au décret signé lundi par son homologue américain Donald Trump, visant à réduire la capacité du Venezuela à vendre ses actifs.

Washington pourrait d’ailleurs ne pas en rester là, un responsable du département d’Etat ayant dit mardi que les Etats-Unis pourraient prendre des « mesures réciproques appropriées » une fois reçue la « notification de la part du gouvernement vénézuélien à travers les canaux diplomatiques » de l’expulsion de leurs deux diplomates.

Ces nouvelles sanctions américaines s’inscrivent dans le concert de critiques internationales après la victoire de M. Maduro, 55 ans, avec 68% des voix contre 21,2% à son principal adversaire, Henri Falcon, 56 ans, dans le contexte d’une abstention record de 54% et d’un boycott par l’opposition qui dénonçait une « supercherie ».

– « Irrégularités » selon l’UE –

Les résultats annoncés, qualifiés de « farce » par les Américains, ont été aussi rejetés par le Groupe de Lima, une alliance de 14 pays d’Amérique et des Caraïbes qui comprend l’Argentine, le Brésil, le Canada, la Colombie et le Mexique. Ils ont rappelé dès lundi leurs ambassadeurs au Venezuela.

Mardi, Bruxelles a également haussé le ton: « L’Union européenne envisage des sanctions », a fait savoir la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini, dénonçant de « nombreuses irrégularités signalées le jour du scrutin, y compris l’achat de votes ».

Face à ces critiques, Caracas reste inflexible et crie au complot.

« Nous n’avons jamais vu une attaque internationale aussi impitoyable que celle menée contre ce processus » électoral, a dénoncé mardi la présidente du Conseil national électoral (CNE), la chaviste Tibisay Lucena, à l’occasion de la cérémonie de proclamation officielle de l’élection de M. Maduro.

Le ministère des Affaires étrangères a quant à lui fustigé « le lynchage politique et financier » du Venezuela par les Etats-Unis, où gouverne un « régime suprématiste, raciste et interventionniste (…) inspiré par les postulats néfastes du Ku Klux Klan ».

– Militaires arrêtés –

Mardi, la justice militaire vénézuélienne a emprisonné mardi onze officiers des forces armées vénézuéliennes, accusés d’avoir comploté des actions déstabilisatrices contre le président Maduro.

Ils ont été accusés de « mutinerie, d’incitation à la mutinerie, de crimes contre la discipline militaire et de trahison de la patrie », a déclaré à l’AFP l’avocate de l’ONG de défense des droits de l’homme Foro Penal, Maria Torres.

Selon l’ONG Justicia Venezolana, 92 militaires ont été arrêtés depuis 2003 pour conspiration, dont 34 en 2018.

Par ailleurs, une « procédure de sanction administrative » a été prise mardi à l’encontre du site web du prestigieux quotidien vénézuélien El Nacional, son directeur évoquant des « représailles politiques ».

La Commission nationale des télécommunications (Conatel) a ordonné au site web de « s’abstenir de publier des nouvelles et des messages qui pourraient menacer la tranquillité d’esprit des citoyens ».

Le Syndicat national des travailleurs de la presse dénonce l’escalade des « attaques » du gouvernement contre les médias, dans une « politique systématique d’accaparement et d’étouffement des espaces de liberté d’expression, de critique et de dissidence ».

Selon l’ONG Espacio Público, 51 médias ont cessé d’opérer au Venezuela l’année dernière –46 stations de radio, trois stations de télévision et deux journaux– en raison de sanctions, de problèmes économiques et du manque de fournitures comme le papier journal, monopole de l’État

– Débâcle économique –

Au plan économique, le Venezuela est dans la débâche: autrefois le pays le plus riche d’Amérique latine grâce à ses immenses réserves pétrolières, il n’est plus que l’ombre de lui-même, se débattant entre hyperinflation et graves pénuries d’aliments et de médicaments.

La crise a déjà fait fuir à l’étranger des centaines de milliers de Vénézuéliens, mais M. Maduro assure que la faute en revient à la « guerre économique de la droite », soutenue par Washington. Il promet une « révolution économique » porteuse de prospérité pendant son second mandat.

« Ce qui se profile à l’horizon, c’est un plus grand isolement diplomatique et commercial et plus de difficultés pour accéder au crédit et au financement », estime l’analyste Diego Moya-Ocampos, du cabinet britannique IHS Markit.

Les Etats-Unis agitent déjà la menace d’un embargo pétrolier, dont les conséquences seraient redoutables pour le Venezuela, qui leur vend un tiers de son brut et est classé en défaut de paiement partiel par les agences de notation.

« Le Venezuela commence déjà à subir un boycott économique de la part des Etats-Unis et de leurs alliés et cela va être fatal au maintien du régime », assure à l’AFP l’expert en relations internationales Carlos Romero.

Mardi soir, une des principales compagnies aériennes du pays, Aserca, a annoncé la cessation de ses activités, trois semaines après celle de la compagnie Santa Barbara, et suivant une longue liste de compagnies internationales qui ont cessé d’opérer au Venezuela.

Romandie.com avec (©AFP / 23 mai 2018 04h36)                

Skripal: Washington et les Occidentaux expulsent plus de 110 diplomates russes

mars 26, 2018

L’ambassade de Russie à Washington, le 26 mars 2018 / © AFP / JIM WATSON

Les Etats-Unis ont annoncé lundi « la plus importante expulsion » d' »espions » russes de l’Histoire, dans le cadre de représailles coordonnées du camp occidental qui replongent le monde au temps de la Guerre froide, après l’empoisonnement d’un ex-agent russe au Royaume-Uni, attribué par Londres à Moscou.

L’Australie s’est jointe mardi au mouvement, en annonçant l’expulsion de deux diplomates russes, portant à au moins 116 le nombre de diplomates russes qui doivent être expulsés dans 23 pays, dont 16 de l’Union européenne.

Moscou, qui nie être à l’origine de l’empoisonnement à l’agent innervant de Sergeï Skripal et de sa fille Ioulia le 4 mars à Salisbury (sud de l’Angleterre), a immédiatement dénoncé un « geste provocateur » et promis de riposter à son tour, au risque de relancer la guerre des sanctions. « La Russie n’a jamais eu et n’a rien à voir avec cette affaire », a répété le Kremlin.

Washington mène, et de loin, le mouvement, avec l’expulsion de 60 diplomates russes considérés comme des « agents de renseignement » (48 dans diverses missions aux Etats-Unis, et 12 à la mission russe auprès de l’ONU) et la fermeture du consulat de Russie à Seattle, sur la côte Ouest, en raison de la proximité de la plus grosse base de sous-marins nucléaires américains.

Il s’agit de la manifestation de « solidarité » américaine la plus marquée avec Londres depuis l’empoisonnement attribué par Londres à la Russie, et ce malgré les réticences persistantes du président Donald Trump à critiquer frontalement son homologue russe Vladimir Poutine.

Déplorant un « grave coup à la fois quantitatif et qualitatif » à la présence russe aux Etats-Unis, l’ambassadeur de Russie Anatoli Antonov a estimé sur le site d’information public Sputnik que Washington avait « réduit à néant le peu qu’il restait encore des relations russo-américaines ».

« Les Etats-Unis sont prêts à coopérer pour bâtir une meilleure relation avec la Russie, mais cela ne peut se produire que si le gouvernement russe change d’attitude », a commenté la Maison Blanche.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a, lui, prévenu que « de nouvelles expulsions » n’étaient « pas exclues » après cette opération « concertée ». « Pour la première fois depuis la Deuxième guerre mondiale, une arme chimique a été employée en Europe », a souligné le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas.

La France, l’Allemagne et la Pologne ont demandé chacune à quatre diplomates russes de partir, suivies notamment par les pays baltes, la Hongrie ou encore l’Espagne. L’Ukraine, en guerre avec des séparatistes pro-russes depuis 2014, en a chassé 13, et plusieurs autres pays, membres de l’Otan pour la plupart, en ont déclaré d’autres persona non grata.

Le Premier ministre australien Malcolm Turnbull a estimé que cette attaque participait d’un « schéma de comportement dangereux et délibéré de l’Etat russe qui constitue une menace croissante pour la sécurité internationale ».

L’Islande a de son côté annoncé, à l’instar de Londres, un boycott diplomatique de la Coupe du monde de football en Russie en juin-juillet.

– « Réponse extraordinaire » –

Le Royaume-Uni, qui avait déjà expulsé 23 diplomates russes, a salué la « réponse extraordinaire » de ses alliés. Cela « constitue le plus grand mouvement d’expulsion d’agents russes de l’histoire », s’est réjoui le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson, tandis que la Première ministre Theresa May a estimé que la Russie était ainsi avertie qu’elle ne peut plus « bafouer le droit international ».

L’empoisonnement de l’ex-agent russe a provoqué une grave crise diplomatique entre Moscou et Londres.

Le président américain s’était jusque-là montré moins catégorique. Son appel à Vladimir Poutine pour le féliciter de sa réélection, la semaine dernière, a même été critiqué aux Etats-Unis car Donald Trump avait évité ce sujet délicat, préférant évoquer une possible rencontre pour désamorcer des tensions sans précédent depuis la Guerre froide.

« Bien s’entendre avec la Russie (et d’autres) est une bonne chose, pas une mauvaise chose », avait déclaré M. Trump, dont la promesse de rapprochement avec Moscou s’est heurtée depuis son arrivée à la Maison Blanche début 2017 à l’enquête sur des soupçons de collusion entre son équipe de campagne et le Kremlin avant son élection en 2016.

– « Solidarité effective » –

Mais les élus du Congrès des deux bords, qui réclament un durcissement de ton, semblent avoir eu raison de ses réticences.

« Nous prenons ces mesures pour démontrer notre solidarité indéfectible avec le Royaume-Uni, et pour imposer à la Russie de sérieuses conséquences pour ses violations continuelles des normes internationales », a expliqué le département d’Etat américain.

L’annonce a été « applaudie » par un ex-ambassadeur américain à Moscou sous la présidence du démocrate Barack Obama, Michael McFaul.

Pour Michael Carpenter, du centre de réflexion Atlantic Council, il s’agit d’un « message fort », « décuplé » par la « coordination entre les deux rives de l’Atlantique », mais « symbolique » car la Russie va répliquer du tac au tac.

L’administration Obama avait expulsé 35 agents russes fin 2016 pour punir Moscou de son ingérence présumée dans l’élection présidentielle américaine, démentie par Moscou. Dans un premier temps, le président russe Vladimir Poutine avait choisi de ne pas riposter, laissant sa chance au nouveau président américain. Mais devant l’absence d’embellie dans les relations, la guerre des sanctions avait été relancée à l’été 2017.

Romandie.com avec(©AFP / 27 mars 2018 01h44)                

Affaire Skripal: 30 expulsions de diplomates russes annoncées lundi par 14 pays de l’UE (décompte AFP)

mars 26, 2018

Bruxelles – Trente diplomates russes vont être expulsés par quatorze pays de l’Union européenne à la suite de l’empoisonnement en Grande-Bretagne de l’ex-espion russe Sergueï Skripal, selon un comptage effectué par l’AFP sur la base des annonces faites lundi par les différents gouvernements.

Les annonces ont été concertées et coordonnées entre les Etats membres et d’autres pays devraient annoncer leurs décisions dans les prochains jours, a expliqué le président du Conseil européen, Donald Tusk, de Varna en Bulgarie, où il participe à une réunion entre les dirigeants de l’UE et le président turc Recip Tayyip Erdogan.

« De manière concertée, 14 pays de l’UE ont décidé d’expulser des diplomates russes », a déclaré M. Tusk, ajoutant que « des mesures supplémentaires, incluant de nouvelles expulsions, ne sont pas exclues dans les prochains jours et (les prochaines) semaines ».

D’autres pays de l’UE vont se joindre aux 14 dans les prochains jours, a assuré à l’AFP une source européenne.

Le gouvernement belge doit notamment se réunir mardi pour prendre sa décision, a-t-on appris de source belge.

Les diplomates russes expulsés ont « une semaine » pour quitter le territoire avec leurs familles, précisent les communiqués publiés par les gouvernements européens. La République Tchèque a ordonné leur départ « pour le 1er avril », la France leur a donné « une semaine » pour partir.

La Grande-Bretagne a pour sa part expulsé 23 diplomates russes.

La mesure avait été décidée par les chefs d’Etat ou de gouvernement réunis en sommet jeudi dernier à Bruxelles après l’adoption d’une déclaration incriminant la Russie dans l’empoisonnement de l’ancien agent double russe et de sa fille Yulia le 4 mars à Salisbury.

Les dirigeants européens ont dans un premier temps voulu expulser des diplomates en poste dans les représentations de la Russie auprès de l’Union européenne, mais ces derniers sont officiellement accrédités auprès du Royaume de Belgique, puisque les institutions, entités non-étatiques, sont situées sur le territoire belge. La décision de les expulser aurait incombé aux autorités belges, ce que le Premier ministre belge Charles Michel a refusé de faire, a raconté à l’AFP un des participants à la réunion.

Les dirigeants européens ont alors demandé le rappel du chef de la délégation de l’UE à Moscou pour consultations, la première mesure annoncée pendant le sommet, renvoyant à ce lundi des mesures nationales coordonnées.

L’Allemagne a annoncé quatre expulsions, la France quatre, la Pologne quatre, la République Tchèque et la Lituanie trois, l’Italie, le Danemark et les Pays-Bas deux, l’Estonie, la Lettonie, la Finlande, la Roumanie, la Suède et la Croatie une, soit un total de 30.

Les Etats-Unis ont pour leur part expulsé 60 « espions » russes, tandis que l’Ukraine et le Canada ont respectivement procédé à 13 et quatre expulsions.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2018 15h54)                                            

Affaire Skripal: Danemark, Pays-Bas et Finlande expulsent des diplomates russes

mars 26, 2018

Copenhague – Le Danemark, les Pays-Bas et la Finlande ont annoncé lundi l’expulsion de cinq diplomates russes au total après l’empoisonnement au gaz innervant d’un ex-agent russe et de sa fille en Grande-Bretagne dont ils accusent Moscou.

Le Danemark et les Pays-Bas ont chacun annoncé l’expulsion de deux diplomates vers Moscou, la Finlande d’un diplomate russe en poste à Helsinki.

« Notre solidarité envers la Grande-Bretagne est univoque », a indiqué lors d’une conférence de presse Anders Samuelsen, ministre des Affaires étrangères du pays nordique, le seul de la région membre à la fois de l’Union européenne et de l’Otan.

Le ministre n’a précisé ni la fonction ni l’identité des deux diplomates visés mais a souligné qu’ils disposaient d’une semaine pour quitter le territoire danois.

« Il est très probable que la Russie soit responsable » de l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal. « Il n’y a pas d’autre explication plausible », a ajouté le ministre, exhortant la Russie à « changer de trajectoire ».

De son côté, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a fait savoir sur son compte Twitter que le gouvernement néerlandais avait « décidé, en étroite concertation avec d’autres pays, que deux collaborateurs des services du renseignement russes n’étaient plus les bienvenus dans notre pays ».

« Ils ont deux semaines pour quitter les Pays-Bas », a-t-il ajouté.

Grand-Duché russe jusqu’à la révolution bolchevique en 1917, la Finlande a également annoncé lundi l’expulsion d’un diplomate russe après l’empoisonnement M. Skripal, acte qualifié par Helsinki de « menace grave contre la sécurité de toute l’Europe ».

Douze autres pays de l’UE ont décidé, en solidarité avec Londres, le renvoi de diplomates russes. Au même moment, les États-Unis ont annoncé l’expulsion de 60 « espions » russes.

Romandie.com avec (©AFP / 26 mars 2018 14h16)                                            

Affaire Skripal: le Canada expulse quatre diplomates russes

mars 26, 2018

Ottawa – Le Canada a décidé lundi d’expulser quatre diplomates russes à la suite de l’empoisonnement en Grande-Bretagne de l’ex-espion russe Sergueï Skripal, a annoncé Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères.

Le gouvernement canadien a par ailleurs rejeté trois demandes de personnel diplomatique supplémentaires présentées par le gouvernement russe, a dit Mme Freeland dans un communiqué.

« Le Canada prend ces mesures par solidarité avec le Royaume-Uni », a-t-elle assuré.

L’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, le 4 mars à Salisbury en Grande-Bretagne, a provoqué une grave crise diplomatique entre Moscou et Londres.

Les diplomates expulsés travaillaient à l’ambassade de Russie à Ottawa et au consulat général de Montréal.

« Il a été établi que ces quatre personnes sont des agents du renseignement ou des personnes qui ont utilisé leur statut diplomatique pour compromettre la sécurité du Canada ou s’immiscer dans sa démocratie », a affirmé Mme Freeland.

« L’attentat à l’agent neurotoxique perpétré récemment représente une menace évidente pour l’ordre international fondé sur des règles et pour les règles établies par la communauté internationale afin d’assurer que les armes chimiques ne détruisent plus jamais de vies humaines », a déclaré Chrystia Freeland.

« Cet épisode fait partie des nombreux comportements inacceptables de la part de la Russie, parmi lesquels sa complicité avec le régime Assad, son annexion de la Crimée, les combats dirigés par la Russie dans l’est de l’Ukraine, le soutien aux troubles civils en Ukraine, en Géorgie, en Moldavie et dans d’autres pays voisins, son ingérence dans les élections et ses campagnes de désinformation », a énuméré la ministre des Affaires étrangères.

« Le Canada appuie avec ferveur les mesures que le Royaume-Uni a prises jusqu’à maintenant et demeure résolu à agir de concert avec ses alliés ». Ces mesures contre des diplomates russes « ne visent pas le peuple russe », a-t-elle conclu.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2018 14h10)                                            

Affaire Skripal: plusieurs pays d’Europe centrale et de l’Est expulsent des diplomates russes

mars 26, 2018

Varsovie – Plusieurs pays ayant fait partie de l’ancien bloc soviétique, la Pologne, l’Ukraine, la République tchèque, les trois pays baltes ont annoncé lundi l’expulsion de diplomates russes, rejoignant plusieurs autres pays européens dans un geste de solidarité avec Londres après l’empoisonnement d’un ex-espion.

En revanche, la Slovaquie a décidé d’étudier « les mesures à venir ».

L’Ukraine a annoncé lundi l’expulsion de 13 diplomates russes, décision prise « dans un esprit de solidarité avec nos partenaires britanniques et nos alliés transatlantiques et en coordination avec les pays de l’UE », a déclaré le président ukrainien Petro Porochenko cité par son service de presse.

La Pologne a déclaré persona non grata quatre diplomates russes, tandis que la République Tchèque et la Lituanie ont en fait partir trois chacune.

« La date du départ de Pologne des quatre diplomates russes a été fixée au 3 avril à minuit. La note avec les quatre noms a été remise à l’ambassadeur de Russie », a déclaré à la presse le chef de la diplomatie polonaise Jacek Czaputowicz.

Son homologue lituanien Linas Linkevicius a précisé à l’AFP que les trois personnes expulsées l’étaient « pour des activités incompatibles » avec leur statut diplomatique.

« Une arme chimique a été utilisée contre des civils pour la première fois depuis la Deuxième guerre mondiale. La situation est particulière et elle appelle une réponse particulière », a-t-il déclaré.

La Lituanie ajoutera également 21 noms de citoyens russes à une liste de personnes indésirables et interdites d’entrée, établie l’année dernière. Il s’agit de la « liste Magnitsky », du nom d’un juriste russe mort en prison après avoir découvert une importante affaire de corruption présumée impliquant de hauts responsables russes.

La Lettonie a expulsé un diplomate, un deuxième secrétaire de l’ambassade de Russie à Riga, a fait savoir le ministère des Affaires étrangères. L’Estonie a décidé d’en faire partir un également et il s’agit de l’attaché militaire, a rapporté l’agence de presse BNS.

Quant à la Slovaquie, son ministère des Affaires étrangères a déclaré « étudier les mesures à venir ». « Il y a plus d’une option dans ce cas », a-t-il ajouté.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mars 2018 13h49)                                            

Ex-espion russe: la Lettonie expulsera « au moins un diplomate » russe

mars 23, 2018

Riga – La Lettonie prévoit d’expulser « un ou plusieurs » diplomates de l’ambassade russe à Riga impliqués dans des activités d’espionnage, en réaction à l’affaire Skripal, a annoncé vendredi le ministère des Affaires étrangères du pays balte.

« Un ou plusieurs Russes impliqués dans les activités d’espionnage, alors qu’ils séjournent en Lettonie avec des passeports diplomatiques, seront expulsés de notre pays. Leur nombre exact fait l’objet actuellement de discussions avec nos partenaires européen et sera annoncé lundi », a indiqué le porte-parole de la diplomatie de Riga, Gints Jegermanis.

La Lettonie devient ainsi le premier pays après le Royaume-Uni à annoncer une mesure d’expulsion, alors que plusieurs pays de l’UE ont annoncé vendredi à Bruxelles qu’ils pourraient prendre des mesures similaires à la suite de l’empoisonnement de l’ancien espion russe Sergueï Skripal sur le sol britannique.

« Par solidarité avec le Royaume-Uni et d’autres pays de l’UE, a déclaré M. Jegermanis, la Lettonie discute actuellement avec eux pour savoir comment coordonner une réponse appropriée aux activités de la Russie dans le contexte de l’attaque chimique contre Sergueï Skripal à Salisbury », a ajouté le porte-parole.

Il n’a pas été en mesure de dire combien de pays peuvent se joindre à cette action de solidarité avec Londres.

Les services de sécurité de Riga relèvent fréquemment dans leurs communications publiques que les activités des services russes de renseignements et de sécurité représentent la plus grande menace pour la Lettonie, a rappelé l’agence BNS.

Le 8 mars dernier, le chef du Bureau de protection de la Constitution Janizs Miztis a indiqué aux journalistes que son service a expulsé plusieurs personnes, pour la plupart vers la Russie, sans en informer l’opinion publique.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mars 2018 13h11)