Posts Tagged ‘Diplomatie’

Congo/Brazzaville: un sommet sur la crise en Libye

septembre 7, 2017

 

Un sommet sur la situation en Libye doit se tenir samedi 9 septembre à Brazzaville, ont indiqué aujourd’hui les autorités congolaises, auquel doit participer le chef du gouvernement libyen d’union nationale (GNA) Fayez al-Sarraj, et un représentant de son rival, le maréchal Khalifa Haftar. « Nous avons invité officiellement le maréchal Haftar, le premier ministre (Fayez al-Sarraj, NDLR), le président du Conseil d’État et le président de l’Assemblée nationale », a indiqué à l’AFP une source officielle congolaise.

« Vis-à-vis de la Libye, le Congo a un seul agenda qui est très clair : réconcilier les frères ennemis et ramener la paix dans ce grand pays africain », a ajouté cette source. Il s’agit de la troisième réunion du « Comité de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye ». La dernière avait eu lieu à Brazzaville en janvier.

La Libye est déchirée par des conflits entre milices et deux autorités se disputent le pouvoir dans le pays: d’un côté, le fragile gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli, et de l’autre, une autorité qui exerce son pouvoir dans l’est du pays avec le soutien du maréchal Haftar.

Réunis fin juillet à l’initiative de la France en région parisienne, Fayez al-Sarraj et le maréchal Haftar avaient accepté – sans la signer – une feuille de route sur un cessez-le-feu et l’organisation d’élections l’année prochaine.

Le Figaro.fr avec AFP
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Locaux diplomatiques russes aux USA: Moscou convoque le numéro 2 de l’ambassade américaine

septembre 2, 2017

Moscou – La Russie a convoqué samedi le numéro 2 de l’ambassade américaine à Moscou, accusant les Etats-Unis de vouloir perquisitionner les locaux de sa mission commerciale à Washington, dont la jouissance a été suspendue par la Maison Blanche.

« Nous avons convoqué le conseiller-ambassadeur de l’ambassade américaine à Moscou, Anthony Godfrey. Il lui a été remis une lettre de protestation en lien avec la volonté des autorités américaines de mener des perquisitions à la mission commerciale russe à Washington », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

« Nous perdons à partir d’aujourd’hui l’accès (à la mission commerciale de Washington), alors même que ce bâtiment est une propriété de l’Etat russe et bénéficie de l’immunité diplomatique », a poursuivi le ministère.

La diplomatie russe avait déjà accusé vendredi les Etats-Unis de menacer la sécurité de ses ressortissants en voulant perquisitionner son consulat de San Francisco et les appartements des employés qui vivent dans le bâtiment.

« Les services spéciaux américains ont l’intention de mener le 2 septembre une perquisition dans le consulat de San Francisco, y compris les appartements des employés qui vivent dans le bâtiment et bénéficient d’une immunité », avait déclaré dans un communiqué la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

Selon la note de protestation remise à M. Godfrey, la Russie considère comme « illégitimes » les perquisition de ses bâtiments diplomatiques en l’absence de représentants officiels de l’Etat russe.

Ces perquisition et « la menace de casser la porte d’entrée », sont « un acte d’agression sans précédent, qui pourrait être utilisé par les services spéciaux américains pour organiser une provocation contre la Russie à l’aide d’objets compromettants qui y seraient placés » par ces mêmes services, selon la diplomatie russe.

« Les autorités américaines doivent cesser leurs violations grossières du droit international et renoncer à empiéter sur l’immunité des institutions diplomatiques russes », poursuit le communiqué.

Moscou « se réserve le droit de prendre des mesures de représailles sur la base de la réciprocité », selon la même source.

Washington a ordonné jeudi à la Russie de fermer avant samedi son consulat à San Francisco et ses missions commerciales à Washington et New York, disant répondre par « réciprocité » à la réduction imposée par Moscou du nombre d’employés et de diplomates de la représentation diplomatique américaine en Russie.

Romandie.com avec(©AFP / 02 septembre 2017 15h06)                                            

Trump: discuter avec la Corée du Nord « n’est pas la solution »

août 30, 2017

Washington – Le président des Etats-Unis Donald Trump a estimé mercredi que discuter avec la Corée du Nord n’était « pas la solution », laissant entendre que la recherche d’une solution diplomatique avec Pyonyang était abandonnée, en contradiction apparente avec la ligne de son administration.

« Depuis 25 ans, les Etats-Unis discutent avec la Corée du Nord et les paient, victimes d’un chantage. Discuter n’est pas la solution! », a lancé le président américain, au lendemain du tir par le régime de Kim Jong-Un d’un missile au-dessus du Japon.

L’administration de Donald Trump, comme celle de son prédécesseur Barack Obama, manie en permanence la carotte et le bâton face au régime nord-coréen avec l’espoir de la faire renoncer à ses programmes nucléaire et balistique.

Quelques heures à peine après le tweet présidentiel, le chef du Pentagone Jim Mattis prenait le contre-pied du locataire de la Maison Blanche: « Nous ne sommes jamais à court de solutions diplomatiques », lançait-il avant une rencontre avec le ministre sud-coréen de la Défense Song Young-Moo.

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a réaffirmé récemment qu’il était ouvert à des négociations avec Pyongyang à condition qu’elles portent sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

« Nous allons poursuivre notre campagne de pression pacifique (…) avec nos alliés, avec la Chine aussi, pour voir si cela peut ramener le régime de Pyongyang à la table des négociations, afin d’entamer un dialogue sur un avenir différent pour la péninsule coréenne et la Corée du Nord », a-t-il déclaré dimanche.

Mercredi, la Chine, premier partenaire commercial de la Corée du Nord, a appelé à persévérer dans la recherche d’une solution « diplomatique et pacifique » à cette crise et critiqué les appels répétés qui lui sont adressés par les Etats-Unis pour accentuer sa pression sur Pyongyang.

Les pays qui lancent de tels appels « ne prêtent attention qu’aux sanctions et aux pressions, et négligent les négociations de paix », a estimé le ministère des Affaires étrangères, appelant à la reprise des « pourparlers à six ».

Au point mort depuis 2009, ces négociations, regroupant les deux Corées, la Chine, les Etats-Unis, la Russie et le Japon, visaient à faire renoncer Pyongyang au développement de sa technologie nucléaire militaire en échange d’une aide financière et humanitaire.

Pyongyang justifie ses ambitions militaires par la nécessité de se protéger des Etats-Unis. Le dernier tir de missile est ainsi survenu au moment de manoeuvres annuelles menées par Séoul et Washington dans la péninsule, considérées par le Nord comme une provocation.

Romandie.com avec(©AFP / 30 août 2017 18h06)                   

Hissein Brahim Taha, ministre tchadien des Affaires étrangères : « Le Qatar doit cesser de soutenir Timan Erdimi »

août 25, 2017

Hissein Brahim Taha, le chef de la diplomatie tchadienne, lors d’une conférence à Oslo, en Norvège, en février 2017. © Haakon Mosvold Larsen/AP/SIPA

Le ministre des Affaires étrangères du Tchad précise à Jeune Afrique les raisons de la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar.

Le Tchad a annoncé mercredi 23 août la fermeture de l’ambassade du Qatar à N’djamena en raison des « tentatives (de l’émirat) de déstabilisation du Tchad à partir de la Libye », selon un communiqué des Affaires étrangères. La décision a été signifiée à l’ambassadeur du Qatar le même jour. Ce dernier a dix jours pour quitter le pays avec l’ensemble du personnel diplomatique qatari.

Les autorités tchadiennes ont par la suite précisé leurs motivations : selon elles, le Qatar soutient le rebelle Timan Erdimi de l’Union des forces de la résistance (UFR), qui réside à Doha. Le mouvement a pour sa part nié être soutenu par le Qatar. Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Hissein Brahim Taha, précise son point de vue à Jeune Afrique.

Des militants de l’Union des forces de la résistance (UFR) ont assuré que leur leader Timan Erdimi n’était pas soutenu par le Qatar. Qu’en dites-vous ?

C’est de bonne guerre. Personne n’aime reconnaître un soutien étranger. Encore moins du Qatar j’imagine par les temps qui courent. Pourtant les faits sont là : Erdimi est hébergé à Doha depuis sept ou huit ans, il y vit dans un grand hôtel. Et il y a plusieurs semaines, il a clairement démontré qu’il était bien le leader d’un mouvement qui appelle à se réorganiser en vue de mener une lutte armée. Il ne le cache pas. Partant de là, je crois que nous sommes en droit de prendre les mesures que nous jugeons adéquates.

Vous parlez d’incursion depuis la Libye. Selon vous, la situation dans ce pays représente un danger pour la sécurité du Tchad ?

La situation libyenne représente un danger pour tous les pays de la région, en premier lieu pour notre pays qui dispose d’une frontière commune avec la Libye. Il y a une dizaine de jours, une opération d’infiltration de notre territoire a été menée depuis la Libye et selon nos renseignements, les personnes qui ont mené cette attaque répondent à Erdimi. Dans ce pays par ailleurs, notamment dans les régions et Misrata et Tripoli, le Qatar compte de solides alliés et dispose d’une réelle assise.

Il y a quelques jours, le président Idriss Déby Itno a reçu des représentants tribaux libyens. Cela fait partie d’un processus en vue d’assurer la sécurité du Tchad ?

Non, il s’agit de montrer que le Tchad est un acteur qui compte dans la recherche d’une paix, qui lui sera profitable bien sûr, mais également à tous. Nous sommes prêts à parler avec ceux qui œuvrent à la paix et nous pensons avoir un rôle à jouer, car nous connaissons très bien la Libye. Les chefs tribaux sont à l’aise avec nous, sûrement plus qu’avec des partenaires plus éloignés culturellement. Cette réunion a été un premier pas. Nous avons pu écouter des idées, des doléances, identifier des personnes… C’est un début.

Votre geste de rappeler votre ambassadeur à Doha et de fermer l’ambassade du Qatar au Tchad n’est-il pas lié à la brouille entre ce pays, d’un côté, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis de l’autre ?

Je l’ai dit et je le répète : notre décision concerne nos relations bilatérales avec le Qatar. Cette décision ne s’inscrit pas dans la crise diplomatique qui frappe le Golfe. J’ai d’ailleurs pu le préciser à l’ambassadeur du Qatar lorsque je lui ai signifié notre décision. Nous n’avons pas d’autre exigence que cesse les efforts de déstabilisation contre notre pays. Nous n’avons jamais demandé par le passé que Erdimi, condamné par contumace, soit extradé. Mais là, nous devons dire stop. Il faut que le Qatar cesse de soutenir Erdimi dont mouvement cherche à déstabiliser le pays. Les Qataris savent maintenant ce que nous attendons, ce que nous demandons et ce qu’ils doivent faire pour revenir à de meilleurs sentiments.

Jeuneafrique.com par

Venezuela: vives condamnations dans le monde après l’élection de la Constituante

juillet 31, 2017

Des manifestants anti-gouvernement le 30 juillet 2017 à Caracas / © AFP / RONALDO SCHEMIDT

Des Etats-Unis à l’Union européenne, de nombreux gouvernements dans le monde ont fermement condamné lundi l’élection dans la violence d’une Assemblée constituante au Venezuela, certains annonçant qu’ils refuseraient de reconnaître les futures décisions de cette institution.

« Nous continuerons à prendre des mesures fortes et rapides contre les architectes de l’autoritarisme au Venezuela, y compris contre ceux qui font partie de l’Assemblée constituante en vertu de cette élection irrégulière », a affirmé dans un communiqué la porte-parole du Département d’Etat américain Heather Nauert.

Une dizaine de pays ont annoncé leur refus de reconnaître la Constituante, notamment l’Espagne, où vit une importante communauté d’exilés vénézuéliens.

La Constituante « ne représente pas la volonté de la majorité des Vénézuéliens » et « n’est pas la solution aux graves problèmes d’affrontements politiques et de crise humanitaire qui frappent le pays », déclare le ministère espagnol des Affaires étrangères dans un communiqué.

C’est pourquoi Madrid « ne pourra pas reconnaître ni accorder de validité aux actes juridiques émanant de cette Assemblée constituante ».

Plusieurs pays sud-américains, du Mexique à l’Argentine en passant par le Panama, le Costa Rica, le Paraguay et la Colombie, ont également condamné les violences pendant l’élection. Le Pérou a invité les ministres des Affaires étrangères d’Amérique latine à une réunion sur le Venezuela le 8 août à Lima.

La Commission européenne, pour sa part, a exprimé « de sérieux doutes quant à savoir si le résultat de l’élection (de la Constituante) peut être reconnu », a souligné une porte-parole de l’exécutif européen.

« Une Assemblée constituante, élue dans des circonstances douteuses et souvent violentes, ne saurait faire partie de la solution », a poursuivi Mina Andreeva lors d’un point presse à Bruxelles, en s’inquiétant du « sort de la démocratie » au Venezuela.

Le président du Parlement européen Antonio Tajani a quant à lui affirmé dans un communiqué que l’institution « ne reconnaîtra pas cette élection » de la Constituante, en fustigeant la nature « antidémocratique » du gouvernement de Caracas.

La France a exigé du gouvernement vénézuélien « qu’il garantisse ses engagements internationaux en matière de respect des libertés publiques ».

Paris « demande aux autorités vénézuéliennes de consentir, dans un esprit de réconciliation nationale, aux compromis nécessaires au dénouement de la crise, dont le prolongement ne peut qu’accroître le désarroi du peuple vénézuélien et déstabiliser toute la région », a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Le scrutin de dimanche, boycotté par l’opposition, a été marqué par des violences qui ont fait dix morts. La Constituante de 545 membres, qui doit diriger le pays pour une durée indéterminée, doit s’installer mercredi au siège du Parlement dominé depuis 2016 par l’opposition.

Romandie.com avec(©AFP / 31 juillet 2017 15h31)

Russie: Poutine annonce le renvoi de 755 diplomates américains, en riposte aux sanctions

juillet 30, 2017

Le président Vladimir Poutine, le 30 juillet 2017 à Saint-Pétersbourg / © SPUTNIK/AFP / Alexander Zemlianichenko

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé dimanche le renvoi de 755 diplomates américains, en riposte à de nouvelles sanctions américaines contre Moscou, tout en disant ne pas s’attendre « bientôt » à des changements positifs dans les relations entre les deux grandes puissances.

« Nous avons attendu assez longtemps, en espérant que la situation changerait peut-être vers le mieux », a déclaré M. Poutine dans un entretien, dont des extraits ont été diffusés sur la chaîne publique russe Rossia 24.

« Mais il semble que, même si la situation change, ce n’est pas pour bientôt », a-t-il estimé.

Cette déclaration intervient alors que la Russie a annoncé vendredi une prochaine réduction de la présence diplomatique américaine sur son territoire, après l’adoption par le Congrès à Washington de nouvelles sanctions contre Moscou pour son ingérence présumée dans la présidentielle américaine.

« J’ai pensé qu’il fallait montrer que nous aussi, nous n’allions rien laisser sans riposte », après cette « mesure prise par la partie américaine sans aucun fondement », a souligné le maître du Kremlin.

Selon lui, 755 diplomates américains devront ainsi quitter la Russie, après la décision annoncée vendredi par le ministère russe des Affaires étrangères de réduire, à partir du 1er septembre, à 455 les effectifs de l’ambassade des Etats-Unis et de ses consulats sur le territoire russe.

« Plus d’un millier de personnes — diplomates et personnel technique — travaillaient et travaillent encore » dans les représentations diplomatiques américaines en Russie, a indiqué M. Poutine.

« 755 personnes devront arrêter leurs activités en Russie », a-t-il précisé.

Une telle réduction revient à ramener le personnel des représentations diplomatiques américaines au même niveau que celui du personnel des représentations russes aux Etats-Unis, selon la diplomatie russe qui a également suspendu l’utilisation par l’ambassade des Etats-Unis d’une résidence en périphérie de la capitale russe et d’entrepôts.

Contacté par l’AFP, un porte-parole du département d’Etat a déclaré que Washington ne faisait aucun commentaire « sur le nombre de personnes servant en mission à l’étranger ».

– ‘D’autres variantes de riposte’ –

Selon Vladimir Poutine, la Russie a encore « des choses à dire et peut restreindre davantage des domaines des activités communes, qui seront sensibles pour la partie américaine ».

Si le préjudice infligé par des « tentatives de pression sur la Russie » augmente, « nous pouvons examiner d’autres variantes de ripostes. Mais j’espère qu’on n’aura pas à le faire », a déclaré M. Poutine.

« Pour l’instant, je suis contre » d’éventuelles mesures de riposte supplémentaires, a-t-il assuré.

Deux jours après la Chambre des représentants, le Sénat a adopté jeudi à la quasi-unanimité (98 contre deux) un projet de loi dénoncé par Moscou mais aussi critiqué dans l’Union européenne parce qu’il risque d’affecter les entreprises européennes, et à long terme ses approvisionnements en gaz russe.

Le texte, qui sanctionne aussi l’Iran et la Corée du Nord, vise à punir Moscou notamment pour son ingérence présumée dans l’élection présidentielle américaine de l’an dernier, au sujet de laquelle une enquête est en cours aux Etats-Unis.

« Nous avons proposé à plusieurs reprises à la partie américaine d’établir une coopération » dans le domaine de la cybersécurité, a indiqué M. Poutine, alors que des hackers russes sont accusés d’avoir piraté les ordinateurs du parti démocrate aux Etats-Unis l’an dernier.

« Mais au lieu de commencer à travailler de manière constructive, nous n’entendons que des accusations sans fondement au sujet de l’ingérence dans les affaires intérieures des Etats-Unis », a-t-il souligné.

Alors que le projet de loi sur les sanctions contre la Russie a été soumis au président américain Donald Trump, il a désormais le choix de le signer en l’état ou de le bloquer.

Vendredi, la Maison Blanche a annoncé cependant que Donald Trump signerait ce texte, lui donnant ainsi force de loi, alors même qu’il tente depuis son élection d’améliorer les relations avec Moscou au grand dam de nombre d’élus.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2017 20h45)                

Moscou exige que Washington lui rende deux propriétés diplomatiques confisquées

juillet 17, 2017

Moscou – Washington doit rendre « sans conditions » à Moscou deux propriétés diplomatiques aux Etats-Unis, confisquées en décembre dans la foulée des accusations d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine, a exigé lundi le Kremlin.

« Nous estimons inacceptable d’instaurer des conditions au retour de nos résidences diplomatiques. Nous considérons qu’elles doivent nous être rendues sans conditions ni discussions », a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

En décembre 2016, l’administration de Barack Obama avait expulsé 35 diplomates russes et leur famille et fait fermer deux complexes résidentiels russes dans le nord-est des Etats-Unis, que Washington estimait utilisés par des espions russes sur le sol américain.

Ce contentieux devait être au centre d’une rencontre lundi entre le numéro trois du département d’Etat américain Thomas Shannon et le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov. Ce dernier est arrivé dans l’après-midi au département d’Etat sans faire le moindre commentaire. Leur entrevue était programmée en juin à Saint-Pétersbourg mais Moscou l’avait annulée en raison de nouvelles sanctions américaines liées au conflit en Ukraine.

M. Shannon tentera de traiter avec M. Riabkov « certaines de ce qu’on appelle des sources d’irritation » entre Washington et Moscou, avait indiqué la semaine dernière la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert.

Les deux hommes devraient aussi discuter de l’Ukraine et de la Syrie, selon des diplomates américains

La question des propriétés diplomatiques avait été abordée « sans ambiguïtés » par le président russe Vladimir Poutine lors de sa rencontre avec son homologue américain Donald Trump en marge du G20 de Hambourg, le 7 juillet, a précisé Dmitri Peskov.

« Nous espérons encore que nos collègues américains feront preuve de sagesse et de volonté politique », a-t-il ajouté.

Moscou a déclaré la semaine dernière réfléchir à « des mesures concrètes » en représailles à l’expulsion des 35 diplomates russes et de leur famille.

Vladimir Poutine avait décidé à l’époque de ne pas répliquer en expulsant à son tour des diplomates américains, invitant au contraire leurs enfants à la fête traditionnelle organisée au Kremlin à l’occasion du Nouvel An et du Noël orthodoxe.

Romandie.com avec(©AFP / 17 juillet 2017 21h38)                                            

Expulsion de diplomates: Moscou réfléchit à des représailles contre Washington

juillet 11, 2017

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov parle avec son homologue autrichien Sebastian Kurz a Mauerbach, en Autriche, le 11 juillet 2017 / © AFP / ALEX HALADA

Moscou réfléchit à « des mesures concrètes » en représailles à l’expulsion fin 2016 par l’administration américaine de 35 diplomates russes, a déclaré mardi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

« Nous réfléchissons actuellement à des mesures concrètes, mais je ne pense pas que l’on doive en délibérer publiquement », a déclaré M. Lavrov à des journalistes russes à Mauerbach en Autriche où il participait à une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l’OSCE.

Le journal russe Izvestia a rapporté mardi, en citant une source diplomatique anonyme, que Moscou s’apprêtait à expulser près de 30 diplomates américains et à saisir des avoirs américains en Russie.

Cette mesure interviendrait en représailles à la décision de Barack Obama d’expulser des Etats-Unis 35 diplomates russes et leurs familles, accusés d’ingérence dans la présidentielle américaine.

Le président russe Vladimir Poutine avait alors décidé de ne pas répliquer en expulsant à son tour des diplomates américains, invitant au contraire leurs enfants à la fête traditionnelle organisée au Kremlin à l’occasion du Nouvel An et du Noël orthodoxe.

L’administration Obama « voulait envenimer le plus possible les relations russo-américaines et faire tout pour que l’administration Trump se retrouve dans un piège », a estimé M. Lavrov.

« Nous ferons bien entendu tout pour que la vérité triomphe et que le droit international et la justice soient rétablis », a-t-il ajouté.

Si Donald Trump avait dans un premier temps prôné un rapprochement avec Moscou, sa position s’est progressivement durcie, malgré une rencontre en marge du G20 avec Vladimir Poutine.

Le président américain a ainsi assuré dimanche que les sanctions mises en oeuvre contre la Russie ne seraient pas allégées tant que les conflits en Ukraine et en Syrie ne seraient pas résolus.

Romandie.com avec(©AFP / 11 juillet 2017 15h01)                

Un stock de matériel militaire suscite des tensions diplomatiques entre la RDC et la Belgique

juillet 7, 2017

Une dizaine de véhicules blindés et surtout des armes, des munitions et du matériel de transmission confidentiel de l’armée belge est toujours bloqué dans la province du Maniema, en RDC. © MONUSCO Photos/CC/wikimedia commons

Trois mois après que la RDC a rompu sa coopération militaire avec la Belgique, douze soldats belges, au moins, sont encore bloqués dans le pays. Ils gardent un stock de matériel militaire, en attendant de pouvoir l’évacuer.

La ville de Kindu est à mi-chemin entre les deux régions les plus martyrisées de la RDC : l’Est du pays où les civils se font massacrer par les milices, et le Kasaï, dans le centre, où la rébellion des « Kamwina Nsapu » est sévèrement réprimée. C’est peut-être en raison de cette localisation stratégique que les militaires belges avaient décidé d’y stocker une partie de leurs armes, lorsqu’ils collaboraient encore avec l’armée congolaise.

Mais le 12 avril dernier, Kinshasa avait décider de mettre fin à cette coopération, pour protester contre les commentaires du ministère belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, sur des sujets que les autorités congolaises estimaient relever de la souveraineté nationale.

Trois mois plus tard, cette rupture n’est toujours pas soldée. Du matériel militaire belge est en effet resté bloqué à Kindu, mais aussi dans les villes de Kalemie, Likasi, et Kananga, selon le ministère congolais de la Défense.

Munitions et véhicules militaires

Visiblement, Bruxelles ne fait qu’une confiance limitée à Kinshasa pour surveiller le stock en attendant son évacuation : elle a laissé sur place douze militaires, comme l’a révélé RTL-Info le 6 juillet.

Selon une source diplomatique occidentale à Kinshasa, outre des munitions, le matériel serait principalement composé de véhicules militaires (camions et jeeps) nécessitant plusieurs dizaines de rotations d’avions.

Or l’avion de transport belge chargé de transporter ce stock − un C-130 − a connu des problèmes mécaniques et est actuellement en réparation au Congo-Brazzaville. D’après la télévision belge, les autorités congolaises auraient empêché que des avions français et espagnol s’y substituent, en leur refusant le survol de son territoire.

Or la pression monte : les visas des militaires belges n’ont plus que deux semaines de validité, selon notre source diplomatique.

« Il n’est nullement question de bloquer quoi que ce soit »

« Il est vrai que le processus d’évacuation des matériels militaires belges a certainement pris beaucoup de temps, peut-être jusqu’à exaspérer les autorités belges, explique à Jeune Afrique le ministre congolais de la Défense, Crispin Atama Tabe, par SMS. Mais il n’est nullement question pour la RDC de bloquer qui ou quoi que ce soit ».

Selon le ministre congolais, « la Monusco [mission de l’ONU en RD Congo] était également disposée à les aider et n’attendait qu’une demande ». « Tous les matériels militaires bien répertoriés et localisés à Kindu, Kalemie, Likasi et Kananga seront évacués après avoir établi ensemble avec les techniciens congolais, un programme clair », ajoute Crispon Atama Tabe.

Quant aux autorités belges, elles se refusent pour l’instant à tout commentaire.

Jeuneafrique.com par

Allemagne: Merkel veut souder les Européens avant un G20 difficile

juin 28, 2017

La chancelière allemande Angela Merkel arrive à la Chancellerie à Berlin le 28 juin 2017 / © AFP / John MACDOUGALL

La chancelière allemande Angela Merkel réunit jeudi à Berlin plusieurs dirigeants européens pour tenter de constituer un front uni avant le sommet du G20 en Allemagne, qui s’annonce houleux avec le président américain Donald Trump.

La pression pesant sur les Européens pour qu’ils prennent davantage leur destin en main se dessine depuis plusieurs années « et cela s’est encore renforcé avec le nouveau chef d’Etat américain », a indiqué cette semaine Mme Merkel dans une interview.

Jeudi matin, en introduction, elle doit faire une déclaration sur les objectifs du G20 devant la chambre des députés à Berlin, vers 09H00 (07H00 GMT), avant de recevoir en milieu de journée les responsables européens qui participeront au sommet de Hambourg (nord de l’Allemagne) les 7 et 8 juillet.

Il s’agit du chef de l’Etat français Emmanuel Macron, des chefs de gouvernement britannique et italien Theresa May et Paolo Gentiloni, mais aussi de ceux de l’Espagne, des Pays-Bas et de Norvège, qui sont invités cette fois par le G20, ainsi que des dirigeants des institutions de l’UE.

– Conflits –

Le sommet des dirigeants des pays développés du G20 promet d’être l’une des réunions internationales les plus conflictuelles depuis des lustres.

Qu’il s’agisse de la lutte contre le réchauffement climatique, du commerce, des flux migratoires mondiaux ou de l’aide au développement – sujets traditionnels de ce type de grand-messe diplomatique -, la nouvelle administration américaine a marqué une rupture.

Les Etats-Unis de Donald Trump ont annoncé leur retrait de l’Accord de Paris sur le climat, ils tiennent un discours protectionniste en matière commerciale, notamment à l’égard de l’Allemagne et de ses exportations, et veulent lutter contre l’immigration en construisant un mur avec le Mexique.

Selon plusieurs sources diplomatiques, les travaux préparatoires du G20 pour aboutir à une déclaration commune se révèlent jusqu’ici « très difficiles ». Dès lors, Berlin veut s’assurer que l’Europe au moins affiche un front uni face au président américain à Hambourg.

« Merkel a convoqué un sommet entre Européens avant le G20 » pour « assurer la cohésion car le problème est dans la relation avec Trump », souligne un diplomate.

– ‘Anti-Europe’ –

Le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel accuse franchement Washington de volonté de sabotage.

« Il n’y a pas de stratégie anti-américaine, et certainement pas de la part du gouvernement allemand, mais il y a des stratèges américains qui planifient une politique anti-Europe et anti-Allemagne », a-t-il clamé mardi.

Les autorités allemandes ont relevé avec une certaine surprise que Donald Trump a choisi, la veille du G20, de se rendre en Pologne à une réunion de pays d’Europe de l’Est dont beaucoup, comme la Hongrie, contestent la ligne Merkel en Europe.

« C’est une position assez traditionnelle de la diplomatie américaine que de jouer la division entre Européens, entre l’Est et l’Ouest, et j’imagine que cela plaît beaucoup à Trump », explique Jean-Dominique Giuliani, président de la Fondation Schuman, spécialisée dans les questions européennes.

Pour faire front, Angela Merkel pourra compter sur la dynamique retrouvée dans la relation avec la France depuis l’élection du président Emmanuel Macron, même si une forme de compétition de leadership en Europe commence à se dessiner entre les deux dirigeants.

Le chef de l’Etat français vient de réussir deux « coups » diplomatiques, en faisant venir le président russe Vladimir Poutine à Paris et en obtenant la venue de Donald Trump pour le 14 juillet.

« Avec Macron, la France est de retour, il y a un rééquilibrage, qui était nécessaire, de la relation avec l’Allemagne », après une période de domination sans partage d’Angela Merkel en Europe, souligne M. Giuliani.

Romandie.com avec(©AFP / 29 juin 2017 05h30)