Posts Tagged ‘Diplomatie’

Paris rappelle ses ambassadeurs aux États-Unis et en Australie

septembre 18, 2021

PARIS — La France, plus ancien allié des États-Unis, a rappelé vendredi son ambassadeur aux États-Unis dans une manifestation de colère sans précédent qui a éclipsé des décennies de divisions précédentes.

© Fournis par La Presse Canadienne

La relation est apparue à un tournant après que les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni ont ignoré la France en créant un nouvel accord de sécurité dans l’Indo-Pacifique.

La France n’avait jamais rappelé auparavant son ambassadeur aux États-Unis, selon le ministère français des Affaires étrangères. Paris a également rappelé son envoyé en Australie.

La France est en colère depuis l’annonce mercredi de ce partenariat sécuritaire, baptisé Aukus, et l’annulation par l’Australie du contrat prévoyant la fourniture d’une douzaine de sous-marins conventionnels pour plusieurs dizaines de milliards d’euros.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que la décision française, à la demande du président Emmanuel Macron, est justifiée par la «gravité exceptionnelle» des annonces faites par l’Australie et les États-Unis.

Il a soutenu que la décision de l’Australie d’abandonner un gros achat de sous-marins conventionnels français en faveur de sous-marins nucléaires construits avec la technologie américaine était «un comportement inacceptable entre alliés et partenaires».

L’ambassadeur Philippe Étienne a écrit sur Twitter que les annonces «affectent directement la vision que nous avons de nos alliances, de nos partenariats et de l’importance de l’Indo-Pacifique pour l’Europe».

L’administration Biden a été en contact avec des responsables français au sujet de la décision de rappeler M. Étienne à Paris, selon un responsable de la Maison-Blanche. Le responsable, qui a requis l’anonymat pour discuter de la question diplomatique sensible, a ajouté que l’administration regrettait que la France ait pris cette décision et cherchait à s’engager avec la France dans les prochains jours pour résoudre les différends suscités par le pacte de sécurité entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie.

La décision représente un revirement choquant pour la France sous le centriste Macron, qui – après une relation de plus en plus amère avec l’ancien président Donald Trump – a chaleureusement serré la main de M. Biden lors d’un sommet du G7 en juin et a confirmé que «l’Amérique est de retour».

Ce rappel est sa décision de politique étrangère la plus audacieuse à ce jour au cours d’une présidence de quatre ans au cours de laquelle il a cherché à renforcer l’empreinte diplomatique et le rôle de la France dans l’élaboration des politiques européennes, et à rallier les voisins de la France autour de sa vision d’une Europe moins dépendante du parapluie de l’armée américaine.

Avec Sylvie Corbet, The Associated Press

RDC-Turquie (Diplomatie): Félix-Antoine Tshisekedi en visite d’Etat à Ankara

septembre 7, 2021

Le président de la République démocratique du Congo (RDC) et président en exercice de l’Union africaine, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé le 6 septembre dans la capitale de la Turquie, dans le cadre d’une visite officielle de trois jours.

Arrivée de Félix Tshisekedi à Ankara, en Turquie

Le président de la République a été accueilli à sa descente d’avion par  le ministre turc des Transports, Karaoswanjelus; le gouverneur d’Ankara, Vastp Sahin; et le général de brigade, Hakan Buyekcula. Du côté congolais, l’on a noté la présence du ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula; du Tourisme, Modero Nsimba; sans oublier le conseiller principal et diplomatique, Christian Bushiri. Il y a eu également la présence du doyen des ambassadeurs africains en poste à Ankara, le Djiboutien Aden Addillahi, et trois de ses collègues de la Mauritanie, du Gabon et du Sud-Soudan.

Le chef de l’État congolais est accompagné par son épouse, Denise Nyakeru Tshisekedi. Juste après son arrivée, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est allé déposer une gerbe de fleurs au mausolée Ataturk de la ville d’Ankara. Cet immense bâtiment au style pyramidal qui attire des milliers des visiteurs chaque jour a reçu un visiteur pas comme les autres. C’est, en effet, la première fois dans l’histoire récente de la RDC qu’un président en fonction se déplace pour Ankara, et surtout visite le mausolée construit en hommage à Ataturk, le père de la Turquie moderne.

Dans le livre d’or, le chef de l’Etat congolais, dans ses écrits, a loué les qualités de Grazi Musthapha Kemal Ataturk, fondateur de la Turquie moderne, dont la vision, appuyée par le peuple turc et les peuples amis, aura placé le pays sur la voie du progrès socio- économique tout en lui conférant une grandeur reconnue à travers le monde. « Mon souhait est que cette première visite d’un président de la République démocratique du Congo constitue la base d’une solide amitié et d’une coopération fructueuse, mutuellement bénéfique pour nos deux pays », a écrit Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Côte d’Ivoire : décès de Charles Gomis, grande figure de la diplomatie ivoirienne

juillet 17, 2021
Charles Gomis, le 10 mai 2014, lors de la visite du ministre français des Armées, Jean-Yves Le Drian, à Abidjan.

Le diplomate Charles Gomis, qui fut un proche du président Félix Houphouët-Boigny, est décédé ce 16 juillet à Paris à l’âge de 81 ans. La Côte d’Ivoire perd l’un de ses ambassadeurs les plus emblématiques.

Pour beaucoup, c’était un pilier. Une mémoire autant qu’un guide. Charles Gomis, charismatique figure de la diplomatie ivoirienne, est décédé ce vendredi 16 juillet à Paris, où il séjournait. Il avait fêté son 80e anniversaire le 5 février dernier. L’information a été confirmée à Jeune Afrique par des sources proches de la famille.

Embauché en tant que stagiaire par un certain Henri Konan Bédié, alors ambassadeur de Côte d’Ivoire à Washington, Charles Gomis est devenu le directeur de cabinet de ce dernier lorsqu’il a été nommé  ministre de l’Économie et des Finances, en 1967. Le natif de Grand-Bassam, qui n’avait alors que 27 ans, restera à ce poste jusqu’en 1973.

Ce diplômé de l’Université de Californie, siègera ensuite au conseil d’administration de plusieurs entreprises publiques. Il siègera également à cette époque au conseil de surveillance de la Bourse des valeurs d’Abidjan, où il sera l’un des artisans de l’ouverture de l’économie ivoirienne à la capitalisation boursière, voulue par Houphouët-Boigny.

Washington, Brasilia, Paris…

Sa carrière de diplomate, sous Félix Houphouët-Boigny, l’a mené de Washington à Brasilia en passant par Bogota. Nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement formé par Seydou Diarra après le coup d’État de Robert Gueï contre Bédié, en mars 2000, Charles Gomis quittera son poste en octobre, et rejoindra par la suite le groupe Sifca (Société immobilière et financière de la côte africaine).

Il n’en abandonnera pas pour autant son bâton de diplomate. En 2002, il rejoint la Mission des Nations unies au Congo (Monuc), dont il dirigera le bureau en Ituri, dans l’est de la RDC, en 2006 et 2007. De 2013 à 2020, il fut ambassadeur de la Côte d’Ivoire en France, au Portugal et à Monaco. Poste qu’il occupa jusqu’en 2020. Cette année-là, le président Alassane Ouattara le nomme sénateur. Charles Gomis était depuis le deuxième vice-président de la chambre haute du Parlement ivoirien.

Polyglotte, le mot toujours choisi avec soin, réputé pour son élégance, Charles Gomis était une figure particulièrement respectée en Côte d’Ivoire, notamment au sein de la classe politique. Sur ses quatre filles, Sylvie, Henriette, Evelyne et Camille-Alexandra – , deux sont mariées à des figures de la scène politique ivoirienne : Henriette est mariée à Jean-Louis Billon ; Sylvie à Thierry Tanoh. Evelyne est pour sa part mariée au financier camerounais  Cyrille Nkontchou.

Militant de longue date au Parti démocratique de Côte d’Ivoire d’Henri Konan Bédié, Charles Gomis avait, récemment, rejoint les rangs du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, de Ouattara).

Par Jeune Afrique

Distinction : l’ambassadeur du Sénégal élevé commandeur dans l’ordre du Mérite congolais

mai 27, 2021

Au nom du chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, le ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, Jean-Claude Gakosso, a décoré le 27 mai à Brazzaville, l’ambassadeur du Sénégal au Congo, Batoura Kane Niang, dans l’ordre du Mérite congolais au rang de commandeur.

Batoura Kane Niang recevant la médaille honorifique/Adiac

Le décret portant nomination à titre exceptionnel dans l’ordre du Mérite congolais de Batoura Kane Niang a été lu par le grand chancelier des ordres nationaux, Norbert Okiokoutina, en présence du ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou N’Guesso, des hautes personnalités du Congo, ainsi que des membres du corps diplomatique.

Très émue, l’heureuse récipiendaire a remercié le chef de l’Etat congolais pour l’honneur qu’il lui a fait, ainsi que le personnel du ministère des Affaires étrangères pour la « franche et loyale » collaboration.

La diplomate sénégalaise qui vient de passer près de dix ans au Congo a également exprimé sa gratitude pour l’accueil chaleureux dont elle a bénéficié au Congo. Elle a aussi remercié les médias congolais. 

Signalons qu’avant d’être décorée, l’ambassadeur du Sénégal a été reçue, en fin de matinée, par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

Avec Adiac-Congo par Yvette Reine Nzaba

La présidente taïwanaise reçoit les émissaires de Biden

avril 15, 2021

LA PRÉSIDENTE TAÏWANAISE REÇOIT LES ÉMISSAIRES DE BIDEN

© Reuters/Ann Wang

TAIPEI (Reuters) – Taïwan collaborera avec les Etats-Unis pour déjouer les menaces que représentent les activités militaires chinoises, a déclaré jeudi la présidente taïwanaise, Tsai Ing-wen, à des émissaires américains en visite dans l’île à la demande de Joe Biden.

L’ex-sénateur Chris Dodd et les anciens secrétaires d’État adjoints Richard Armitage et James Steinberg, ont été envoyés à Taïwan par le président américain pour marquer l’engagement de Washington en faveur de Taïwan et sa démocratie.

Tsai Ing-wen a déclaré à la délégation américaine, lors d’une réunion à la présidence, que les activités militaires chinoises dans la région menaçaient la paix et la stabilité régionales.

« Nous sommes tout à fait disposés à travailler avec les pays de même sensibilité, y compris les États-Unis, pour sauvegarder la paix et la stabilité dans la zone Indo-pacifique et écarter les manoeuvres aventureuses et les provocations », a-t-elle ajouté. Elle a aussi promis de continuer à coopérer avec les États-Unis pour combattre la désinformation.

Chris Dodd a assuré que l’administration Biden serait « un ami fiable et digne de confiance » de Taïwan, ajoutant que le partenariat des États-Unis avec Taïwan était « plus fort que jamais ».

Tsai Ing-wen a également déclaré à la délégation que Taïwan espérait reprendre les négociations commerciales avec les États-Unis dès que possible. Taipeh cherche depuis longtemps à conclure un accord de libre-échange avec Washington.

Taïwan, que Pékin considère comme une province sécessionniste, est la question territoriale la plus sensible de la Chine et une source de discorde majeure avec Washington, qui est tenu par la loi américaine de fournir à l’île les moyens de se défendre.

La Chine a averti que la rencontre des responsables américains avec Tsai Ing-wen « ne ferait qu’exacerber la situation tendue dans le détroit de Taïwan ».

Avec Reuters par (Yimou Lee; version française Camille Raynaud, édité par Jean-Stéphane Brosse)

Diplomatie: la République de Saint-Marin a désormais une représentation au Congo

avril 5, 2021

L’installation de Marcello Della Corte, consul honoraire de la République de Saint-Marin en République du Congo, a été faite le 1er avril par Alexandre Honoré Paka, préfet du département de Pointe-Noire, en présence de Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique.

Le préfet de Pointe-Noire remettant le drapeau de Saint-Marin à Marcello Della Corte Crédit photo »Adiac »

Depuis près de cinq ans, le Congo et la République de Saint-Marin se sont engagés à travailler ensemble dans divers domaines. Une collaboration ponctuée par les accords diplomatiques signés le 28 septembre 2018 au Palais des Nations unies à New York scellant la coopération Congo et Saint-Marin.

L’intronisation du consul honoraire de la République de Saint-Marin en République du Congo de Marcello Della Corte traduit la cordialité des relations entre les deux pays renforcée par cette représentation diplomatique qui a pour siège Pointe-Noire. Une collaboration qui sera étroite avec toutes les institutions de la République a rassuré le préfet de Pointe-Noire en remettant les attributs de pouvoir au nouveau Consul.

Saint-Marin est l’un des plus petits Etats du monde mais aussi une ancienne République créée en l’an 300 après Jésus Christ, a dit le consul honoraire avant de réaffirmer son engagement à œuvrer auprès du Congo dans la recherche scientifique appliquée à la protection de l’environnement et à l’agriculture biologique dont l’expertise en la matière ne se dément plus. «  En collaboration avec le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, cette coopération s’est traduite par l’implantation dans le district de Tchiamba Nzassi du premier centre  biologique pour le traitement des déchets pétroliers, le premier de la sous-région certifié Iso 9001. La recherche scientifique et l’innovation technologique sont à la base des intérêts réciproques de nos deux Etats. La mise en place de ces relations diplomatiques ne fait que renforcer les échanges », a-t-il ajouté.

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

Conflit dans le Tigré, en Éthiopie : Yoweri Museveni et Olusegun Obasanjo s’impliquent

novembre 16, 2020
Des Éthiopiens ayant fui les combats dans le Tigré pour se réfugier au Soudan, le 15 novembre 2020.

Le conflit entre le pouvoir central et la région dissidente du Tigré, qui s’étend désormais à l’Érythrée, est au centre d’un intense balai diplomatique. Tandis que le président ougandais Yoweri Museveni affirme s’impliquer directement, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo est annoncé à Addis-Abeba pour une mission de médiation.

Olusegun Obasanjo « est en route pour Addis-Abeba pour des pourparlers », a assuré ce lundi Kehinde Akiyemi, porte-parole de l’ex-président nigérian, précisant qu’il allait mener une mission de « médiation ». Le gouvernement éthiopien et l’Union africaine (UA) ont cependant indiqué ne pas avoir d’informations concernant cette mission.

Cette annonce intervient alors que Yoweri Museveni, le président ougandais, a reçu le vice-Premier ministre éthiopien, Demeke Mekonnen Hassen, également ministre des Affaires étrangères. « Il faut qu’il y ait des négociations et que le conflit s’arrête », a déclaré Museveni à l’issue de cet entretien qui s’est tenu à Gulu, dans le nord de l’Ouganda. « Je suis totalement en désaccord avec la politique axée sur le fédéralisme ethnique, a encore précisé le chef de l’État ougandais. Nous devons mettre l’accent sur la question de l’unité et des intérêts communs, car c’est le seul moyen de prospérer. »

Le président ougandais Yoweri Museveni et vice-Premier ministre éthiopien, Demeke Mekonnen Hassen, le 16 novembre 2020 à Gulu (Nord de l'Ouganda).

Selon deux responsables gouvernementaux cités par l’AFP, Yoweri Museveni devait également recevoir ce lundi une délégation du Front de libération des peuples du Tigré (TPLF), parti qui dirige la région dissidente. Mais aucun détail n’a filtré sur cette rencontre.

Escalade

Le conflit qui fait rage dans la région du Tigré, où le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a envoyé l’armée fédérale le 4 novembre, après des mois de tensions croissantes avec les autorités régionales du TPLF, a franchi un seuil supplémentaire ces derniers jours. Le TPLF a tiré samedi des roquettes sur la capitale de l’Érythrée frontalière, qu’il accuse de prêter main-forte à l’armée fédérale éthiopienne dans son offensive.

Dimanche, Abiy Ahmed a assuré que les opérations militaires « progressaient bien » et que « l’Éthiopie était plus que capable d'[en] atteindre les objectifs […] par elle-même ». Les médias d’État éthiopiens ont par ailleurs annoncé la prise d’Alamata, localité du sud-est du Tigré, à 180 km de route au sud de la capitale régionale, Mekele.

Une escalade qui renforce les craintes des observateurs que le conflit au Tigré ne dégénère et n’entraîne l’Éthiopie dans un conflit communautaire incontrôlable en même temps qu’il déstabilise la Corne de l’Afrique.

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) a alerté sur les conséquences de la crise, disant notamment s’attendre à une vague massive de réfugiés au Soudan voisin. Près de 25 000 Éthiopiens, hommes, femmes et enfants, ont déjà fui au Soudan les combats au Tigré, selon l’agence officielle soudanaise Suna.

 Par Jeune Afrique avec AFP

États-Unis: Mike Pompeo reçu par Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian

novembre 15, 2020

 

C’est dans ce contexte de transition tendu que le chef de la diplomatie américaine est attendu à l’Elysée. Après un week-end privé dans la capitale avec son épouse Susan, Mike Pompeo sera reçu ce lundi par le président Macron, après un entretien avec son homologue Jean-Yves Le Drian. Il poursuivra son voyage en Turquie, Géorgie, Israël, aux Emirats arabes unis, au Qatar et enfin en Arabie saoudite. Une tournée d’adieu en quelque sorte.

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, ici à New York le 20 août 2020.© Mike Segar/Reuters Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, ici à New York le 20 août 2020.

Alliés, partenaires et amis :  le département d’Etat insiste sur les liens historiques qui unissent la France et les Etats-Unis à la veille de la visite de Mike Pompeo. Une visite qui restera discrète; elle a lieu à la demande des Américains, précise-t-on à Paris, et « en toute transparence avec l’équipe de Joe Biden ».

La période de transition complique les relations diplomatiques mais les sujets de discussion ne manqueront pas. Côté américain on évoque l’importance de la coopération transatlantique en matière économique, une alliance clé au sein de l’Otan, une convergence de vues sur la Russie et un partenariat indéfectible dans la lutte contre le terrorisme.

Mais le ton devrait être moins consensuel et plus tendu sur d’autres sujets; en particulier sur la possibilité d’une accélération du retrait militaire américain d’Irak et d’Afghanistan : Jean-Yves Le Drian l’a dit vendredi, il fera part à son homologue du désaccord français sur une telle éventualité. Avant la mise en place de l’équipe démocrate, l’administration Trump a deux mois devant elle. Autres dossiers sur lesquels les vues divergent radicalement et qui pourraient être évoqués, l’Iran, et le Proche-Orient.

Avec RFI

Première visite officielle d’une délégation émiratie en Israël

octobre 20, 2020

Une délégation des Emirats arabes unis est arrivée mardi 20 octobre en Israël pour signer une série d’accords, la première visite officielle depuis la normalisation entre les deux pays. Accompagnée par le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, la délégation a été accueillie par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv.

Avec des économies gravement touchées par les conséquences de la pandémie de Covid-19, les deux pays espèrent recueillir rapidement les dividendes de leurs nouvelles relations, qui ont rompu un «consensus arabe» conditionnant toute normalisation avec Israël à un règlement du conflit israélo-palestinien. La délégation émiratie est conduite par le ministre d’Etat aux Affaires financières Obaid Al-Tayer et le ministre de l’Economie Abdallah ben Touq Al-Mari, a indiqué Hend Al-Otaiba, directrice de la communication stratégique au ministère émirati des Affaires étrangères.about:blankhttps://acdn.adnxs.com/dmp/async_usersync.html

«Un jour glorieux pour la paix»

Israël et les Emirats arabes unis ont décidé d’exempter leurs ressortissants de visas, a annoncé mardi le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, les Emiratis devenant ainsi les premiers citoyens d’un pays arabe à en être dispensés. «Nous exemptons nos ressortissants de visas», a affirmé M. Netanyahu sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv. «Aujourd’hui nous faisons l’histoire qui perdurera sur des générations», a-t-il déclaré avant d’ajouter: «Nous nous souviendrons de ce jour comme d’un jour glorieux pour la paix».

Après cette prise de parole, des représentants israéliens et émiratis ont signé quatre accords: outre celui concernant l’exemption de visas, les autres textes concernent la protection des investissements, l’aviation et la coopération scientifique.

Les Emirats et Israël ont signé le 15 septembre à Washington, sous la houlette du président américain Donald Trump, l’accord de normalisation, qui a été ratifié lundi. Bahreïn a signé le même jour un accord similaire. Ces deux Etats du Golfe sont les premiers pays arabes à normaliser les relations avec l’Etat hébreu depuis l’Egypte en 1979 et la Jordanie en 1994.

Par Le Figaro avec AFP

Diplomatie : tension persistante à la frontière entre la Zambie et la RDC

mai 23, 2020

 

La brouille est localisée plus vers les provinces de Tanganyika et du Haut-Katanga où les troupes zambiennes manifestent des velléités d’annexion d’une partie du territoire congolais en mettant, d’ores et déjà, plusieurs localités sous leur coupe.

 

Des informations en provenance des provinces du Tanganyika et du Haut-Katanga ne sont guère rassurantes. Il est, en effet, fait état depuis quelques jours de la présence de l’armée zambienne dans quelques localités congolaises situées dans la zone frontalière. Il s’agit précisément des villages de Kibanga et Kalubamba où les troupes zambiennes se pavanent encore aujourd’hui comme en territoires conquis. Nonobstant les appels de détresse des communautés locales, l’intervention des forces loyalistes se fait toujours désirer dans cette partie du pays au grand désarroi de la population livrée à son triste sort. Plusieurs habitants, tétanisés par cette présence militaire zambienne, ont rejoint la forêt. Difficile pour eux de continuer à demeurer dans des villages envahis par des soldats étrangers non coopératifs et à la gâchette facile. C’est dans ce contexte de panique générale exacerbée par la présence des chars de combat et le survol régulier des hélicoptères de l’armée zambienne qui a déjà dans son giron 15 km du territoire congolais que Kinshasa tente de négocier une voie de sortie.

Des éléments des Fardc

Malgré l’avancée des troupes zambienne sur le sol congolais – les territoires de Moba et de Pweto constituent la prochaine étape -, l’exécutif national négocie une voie de sortie diplomatique à ce différend frontalier. Il est entendu, en effet, que la Zambie nourrit des velléités annexionnistes sur quelques localités congolaises. Ceci est un secret de polichinelle que la Zambie revendique une partie du territoire congolais qu’elle voudrait s’approprier de grès ou de force. Côté congolais, l’on continue à jouer la carte de la tempérance en privilégiant les contacts diplomatiques déjà fort avancés plutôt que l’option militaire. Bien que les Fardc soient d’ores et déjà en alerte maximale, le gouvernement envisage saisir l’Union africaine et la Sadec dont la commission chargée de la sécurité au niveau de la région s’occupe de la surveillance aux frontières. La médiation de ces deux institutions permettra d’examiner les revendications zambiennes de sorte à trouver un modus vivendi entre les deux parties.

En attendant, la population locale dans les localités concernées sont en proie à l’insécurité. Elles développent un sentiment d’abandon car elles ne voient rien venir en termes d’assistance. Et pourtant, les éléments des Fardc sont bel et bien présents dans la région et tergiversent pour lancer l’offensive contre les assaillants. « Oui, il y a suffisamment des militaires congolais, mais ils disent toujours qu’ils attendent le mot d’ordre, ils attendent des négociations et, entre-temps, c’est la population qui souffre », allègue un membre de la société civile de Tanganyika.  Face aux atermoiements du gouvernement congolais peu enclin à régler rapidement ce différend, l’armée zambienne continue à renforcer ses positions dans les territoires occupés, sans crainte d’y être délogée.

 

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso