Posts Tagged ‘Diplomatie’

L’Iran doit répondre «à la diplomatie par la diplomatie»

juin 21, 2019

 

L’Iran «doit répondre à la diplomatie par la diplomatie, pas par la force», a déclaré vendredi l’envoyé spécial des États-Unis pour l’Iran, Brian Hook, lors d’une visite en Arabie saoudite, pays allié des Etats-Unis et grand rival de Téhéran.

S’adressant à la presse à l’issue d’une rencontre avec des responsables saoudiens sur la base aérienne d’Al-Kharj, à une centaine de kilomètres au sud de Ryad, il a accusé l’Iran d’être «responsable de l’aggravation des tensions dans la région». «Ils continuent de rejeter nos ouvertures diplomatiques», a affirmé l’envoyé de l’administration du président américain Donald Trump.

«Le président Trump et le secrétaire d’État Pompeo l’ont fait savoir clairement: nous sommes ouverts au dialogue», a-t-il ajouté. «L’Iran a répondu en repoussant la main tendue diplomatiquement par le Premier ministre (japonais, en visite à Téhéran Shinzo) Abe puis en attaquant un navire japonais», a-t-il poursuivi. «Notre diplomatie ne donne pas à l’Iran le droit de répondre par la force militaire», a ajouté le diplomate, assurant que la campagne américaine en cours de «pression maximum sur l’Iran porte ses fruits».

Les tensions n’ont cessé de monter entre les États-Unis, fidèle allié de l’Arabie Saoudite, et l’Iran depuis que le président américain a décidé en mai 2018 de retirer unilatéralement son pays de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, et de rétablir de lourdes sanctions contre Téhéran. Ces dernières semaines le ton est encore monté après des attaques de pétroliers dans la région du Golfe imputées par les Etats-Unis à l’Iran qui dément.

Jeudi un missile sol-air iranien a abattu un drone américain au-dessus de la mer d’Oman. L’Iran affirme que l’appareil avait pénétré dans son espace aérien alors que Washington assure qu’il a été touché dans l’espace aérien international.

Avant sa visite sur la base saoudienne d’Al-Kharj, Brian Hook s’est entretenu vendredi entre autres avec Khaled Ben-Salman, vice-ministre saoudien de la Défense. Après cette rencontre, ce dernier a déclaré, dans une série de tweets, qu’il avait «réaffirmé le soutien du royaume à la campagne américaine de pression maximale sur l’Iran». «Nous avons aussi évoqué avec le représentant américain pour l’Iran le rôle dangereux que joue le régime iranien au Yémen», a-t-il tweeté. L’Arabie saoudite intervient militairement au Yémen voisin en soutien aux forces progouvernementales contre des rebelles Houthis soutenus politiquement par l’Iran.

Par Le Figaro.fr avec AFP

La Rwandaise Louise Mushikiwabo se retrouve aux commandes de l’OIF

octobre 12, 2018
Sommet de la Francophonie : les États membres passent au vote
© LUDOVIC MARIN Sommet de la Francophonie : les États membres passent au vote
 

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a nommé par consensus une nouvelle secrétaire générale à sa tête, vendredi. Au terme d’une réunion à huis clos, les États membres réunis à Erevan, en Arménie, ont donné leur aval à la ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo.

L’élection de Mme Mushikiwabo met un terme au mandat de Michaëlle Jean, dont la réputation a été ternie par la mise en lumière de dépenses de fonctions jugées extravagantes.

L’ancienne journaliste et politicienne canadienne avait livré la veille un ultime plaidoyer, lors du Sommet de la Francophonie, dénonçant entre les lignes le consensus autour de sa rivale.

Le régime rwandais a tour à tour été pointé du doigt par des organisations comme Amnistie internationale et Human Rights Watch pour la répression exercée contre les opposants politiques et l’important recul encaissé sur la question des droits et libertés.

Mme Jean a malgré tout vu ses chances s’envoler lorsque Québec et Ottawa ont annoncé qu’ils n’appuieraient pas sa candidature.

Celle qui est numéro deux du gouvernement de Kigali a réussi à obtenir le soutien de la France, principal bailleur de fonds de l’OIF, ainsi que l’appui d’une flopée de pays de l’Union africaine.

« L’épicentre de la langue française est sans doute dans le bassin du fleuve Congo », a ainsi souligné le président français Emmanuel Macron, jeudi, au premier jour du sommet.

Outre la question des droits de l’homme, le Rwanda a aussi été l’objet de critiques en raison de la place qu’occupe le français au pays. L’anglais a pris le dessus en devenant la langue obligatoire à l’école. Par ailleurs, c’est en anglais que le président rwandais Paul Kagame avait annoncé la candidature de sa ministre des Affaires étrangères.

Le plurilinguisme n’est toutefois pas contraire à la défense du français, a estimé le président Macron. « Le combat fondamental pour notre langue est un combat pour le plurilinguisme », a-t-il lancé.

La nomination de Louise Mushikiwabo consacre le retour du continent à la tête de l’OIF, qui avait toujours été dirigée par des Africains depuis sa création, en 1970, mis à part une parenthèse canadienne.

L’Organisation internationale de la Francophonie réunit 84 États et gouvernements, dont 26 observateurs et quatre « membres associés ». L’Afrique regroupe 27 des 54 États membres ayant droit de vote.

Selon l’OIF, 85 % des francophones en 2050 vivront sur le continent africain, soit un total de 700 millions, contre 274 millions aujourd’hui.

Radio-canada.ca avec Agence France-Presse

Khashoggi: Londres menace Ryad de « conséquences » si les accusations sont fondées

octobre 11, 2018

Londres – Le ministre des Affaires étrangères britannique a prévenu jeudi les autorités saoudiennes qu’elles s’exposeraient à de « graves conséquences » en cas de responsabilité dans la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

L’éditorialiste critique du pouvoir de Ryad et collaborateur du Washington Post n’a plus donné de signe de vie depuis son entrée le 2 octobre au consulat de son pays à Istanbul, où il s’était rendu pour obtenir un document en vue de son mariage avec une Turque.

Des responsables turcs ont affirmé samedi que, selon les premiers éléments de l’enquête, M. Khashoggi a été assassiné à l’intérieur du consulat.

« Si ces allégations sont vraies, il y aura de graves conséquences car notre amitié et nos partenariats sont fondés sur des valeurs communes », a déclaré Jeremy Hunt à l’AFP.

« Si les Saoudiens veulent parvenir à une conclusion satisfaisante (dans cette affaire), nous devons trouver M. Khashoggi. Ils disent que ces accusations ne sont pas vraies, alors où est M. Khashoggi? », a poursuivi le ministre.

Ankara affirme que Jamal Khashoggi n’est jamais ressorti du bâtiment, mais Ryad assure le contraire.

« Nous sommes extrêmement inquiets », a déclaré Jeremy Hunt, expliquant avoir transmis sa « vive préoccupation » à l’ambassadeur saoudien à Londres et au ministre des Affaires étrangères saoudien.

« Les gens qui se considèrent comme les amis de longue date de l’Arabie saoudite estiment qu’il s’agit d’un sujet très très grave », a-t-il déclaré, faisant notamment référence aux Etats-Unis qui ont demandé des explications à Ryad.

Le président américain a déclaré mercredi s’être entretenu « au plus haut niveau » avec les Saoudiens, et ce « plus d’une fois », au sujet du journaliste.

« Nous sommes très déçus de voir ce qui se passe. Nous n’aimons pas ça » et « nous voulons savoir ce qui se passe là-bas », a assuré Donald Trump.

Selon le Washington Post, les services de renseignement américains avaient connaissance d’un projet saoudien, impliquant le prince héritier Mohammed Ben Salmane, consistant à attirer le journaliste de 59 ans dans un piège pour l’arrêter.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a averti jeudi que son pays ne resterait pas silencieux au sujet de cette disparition.

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 12h49)                                                        

Francophonie: critiquée sur les droits de l’Homme, l’Arabie saoudite retire sa candidature

octobre 11, 2018

Erevan – L’Arabie saoudite a retiré sa demande d’adhésion à la Francophonie après avoir suscité une levée de boucliers, accusée notamment de violations des droits de l’Homme, a annoncé jeudi l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

L’OIF devait étudier la candidature saoudienne jeudi après-midi, en pleines interrogations sur la disparition mystérieuse en Turquie du journaliste saoudien Jamal Khashoggi très critique envers le pouvoir saoudien.

Le royaume a fait parvenir un courrier à l’OIF, au premier jour de son sommet à Erevan, demandant « le report » de la demande d’adhésion, a indiqué à l’AFP Bertin Leblanc, porte-parole du secrétariat de cette organisation.

Cette demande d’adhésion, en tant que simple membre observateur, donc sans droit de vote, avait suscité de vives critiques au sein de la Francophonie, visant le rapport lointain qu’entretient le pays avec la langue française mais également ses violations répétées des droits de l’Homme, selon des ONG.

L’OIF réunit 84 Etats et gouvernements « ayant le français en partage » mais qui comptent parfois peu de francophones, comme la Moldavie (2% de francophones), l’Egypte ou la Bulgarie (3% chacune), selon les derniers chiffres de l’OIF. L’Ukraine ou l’Uruguay ne comptent eux que 0,1% de locuteurs français chacun mais ils ne sont que pays « observateurs ». Actuellement, seul un tiers des pays de l’organisation reconnaissent dans leur Constitution le français.

Les Emirats arabes unis sont déjà un observateur de l’OIF, tandis que le Qatar est « membre associé », un stade supérieur qui permet de participer à davantage de réunions mais sans cependant octroyer de droit de vote.

La candidature saoudienne avait déjà été déposée en 2016, mais l’OIF, déjà embarrassée, avait alors décidé de surseoir à sa décision, estimant le dossier incomplet. Une mission avait alors été envoyée sur place, notamment pour constater la situation du français dans le royaume. Son rapport, non diffusé, devait être discuté ce jeudi après-midi par l’OIF.

La candidature était soutenue par le Maroc et le Sénégal notamment, mais combattue par le Canada, deuxième bailleur de fonds de l’OIF, dont l’ambassadeur à Ryad a été expulsé début août après l’envoi d’un tweet du ministère canadien des Affaires étrangères appelant l’Arabie à remettre en liberté des militants des droits de l’Homme récemment arrêtés.

Après le retrait de l’Arabie saoudite, il reste à l’OIF à étudier les autres demandes d’adhésion: l’Irlande et Malte, qui comptent respectivement 12% et 13% de francophones, selon l’OIF, ainsi que la Gambie, petit pays largement anglophone mais entouré de pays francophones, et enfin la Louisiane.

L’Etat américain, qui porte le nom de l’immense colonie française qui s’étendait des Etats-Unis au Canada, compte 200.000 francophones selon un recensement de l’an 2000, sur 4,7 millions d’habitants. Il s’agit majoritairement de « cajuns », ces descendants des Acadiens, colons français de l’est du Canada qui avaient été chassés par les Anglais en 1755 lors du « Grand Dérangement ».

Romandie.com avec(©AFP / 11 octobre 2018 13h25)                                                        

Le président catalan propose Poutine, Trump ou Xi Jinping comme médiateurs

octobre 4, 2018

Le président indépendantiste catalan Quim Torra a demandé au chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez d’accepter une médiation internationale, dans une lettre révélée jeudi et envoyée en copie notamment aux présidents américain, russe et chinois mais pas au Français Emmanuel Macron.

« Je vous écris formellement pour vous demander d’autoriser votre gouvernement à entrer dans une médiation le plus tôt possible », écrit en anglais Quim Torra au socialiste espagnol.

La missive, datée du 26 septembre, a été rendue publique jeudi par des médias espagnols et son authenticité confirmée par une porte-parole du gouvernement régional catalan.

« Pour que le processus de dialogue puisse être le plus transparent possible », Torra a mis plus de 40 dirigeants internationaux en copie de cette lettre dans laquelle il « suggère » à Pedro Sanchez de désigner « un ou plusieurs médiateurs institutionnels ou observateurs ».

Parmi ces dirigeants figurent notamment l’Américain Donald Trump, le Russe Vladimir Poutine et le Chinois Xi Jinping.

Des sources au sein du gouvernement catalan ont expliqué que ces dirigeants avaient été mis en copie car leurs pays étaient « membres permanents (du Conseil de sécurité) des Nations unies ».

Le président français Emmanuel Macron ne figure pourtant pas parmi les destinataires de cette lettre, alors que la France est elle aussi membre permanent. La France est aussi la seule absente de cette lettre parmi tous les États membres de l’UE.En 2017, les indépendantistes catalans ont cherché, en vain, des soutiens internationaux à leur cause mais la République proclamée de façon unilatérale le 27 octobre n’a été reconnue par aucun pays.

Dans la lettre, Quim Torra demande également à Pedro Sanchez de faire en sorte que le parquet renonce aux charges pour rébellion – passible de 25 ans de prison – pesant sur neuf dirigeants séparatistes qui attendent en prison d’être jugés pour leur rôle dans les évènements d’octobre 2017.

« Nous vous demanderions, comme geste significatif envers la société catalane, d’inviter le parquet à retirer les charges ou, au moins et pour l’heure, de lever les objections à leur libération en attente du procès », écrit Quim Torra.

Romandie.com avec(©AFP / (04 octobre 2018 14h05)                                                        

Francophonie: duel feutré à l’ONU entre Michaëlle Jean et Louise Mushikiwabo

septembre 28, 2018

Louise Mushikiwabo (g) et Michaëlle Jean, les deus femmes en lice pour prendre la tête de l’OIF. © Vincent Fournier pour J.A. / Jacques Torregano pour J.A.

En marge de l’Assemblée générale des Nations unies qui vient de se clore à New York, Michaëlle Jean, soutenue par le Canada, et Louise Mushikiwabo, qui peut notamment compter sur la France et l’UA, ont rivalisé en coulisses à quelques jours du prochain sommet de l’OIF.

C’est à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, que s’est jouée, depuis le 24 septembre, la dernière étape du duel entre la Canadienne Michaëlle Jean et la Rwandaise Louise Mushikiwabo. Toutes deux présentes, la secrétaire générale sortante de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et sa rivale, ministre rwandaise des Affaires étrangères depuis 2009, ont profité de l’occasion pour évaluer les soutiens dont elles bénéficient auprès des 54 États membres de l’OIF.

Le Gabon apporte son soutien à Mushikiwabo

Louise Mushikiwabo, qui avait multiplié les déplacement depuis le début juillet, y a notamment rencontré ses homologues de Moldavie, d’Albanie, du Vanuatu ou encore de Sainte-Lucie. Le 26, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a organisé un cocktail en soutien de la candidate africaine. Plusieurs ministres des Affaires étrangères et représentants d’États membres de la Francophonie étaient présents.

Le même jour, au Gabon, visitant la scierie de Mevang (groupe Rougier), le président Ali Bongo Ondimba – par ailleurs président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) – a profité d’un échange avec la presse pour assurer la Rwandaise du soutien de son pays.

« S’agissant de l’élection du prochain secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, le Gabon porte son choix sur la candidature rwandaise. Nous avons adopté à l’unanimité cette position commune lors du sommet de l’Union africaine qui s’est tenu en Mauritanie en juillet dernier. Le Gabon, en tant que membre de l’UA, se conforme à cette position et confirme son soutien à la candidature du ministre des Affaires étrangères rwandais,  Mme Louise Mushikiwabo, qui est une candidate exceptionnelle et compétente. Elle a toute notre confiance. »

Un position réitérée deux jours plus tard par son ministre des Affaires étrangères, Régis Immongault, qui avait lui-même accompagné Louise Mushikiwabo en Roumanie et en Arménie fin août. Quinze jours plus tôt, c’est le chef de la diplomatie guinéenne, Mamadi Touré, qui s’était joint à elle au Laos, au Cambodge et au Vietnam.

Aucun ministre africain au cocktail de l’OIF

Michaëlle Jean, en sa qualité de secrétaire générale de l’OIF, a participé à la rencontre de haut niveau sur la situation au Mali, sous l’égide du président Ibrahim Boubacar Keïta et d’António Guterres. Elle a également participé à une réunion sur le thème de la scolarisation des jeunes filles organisée par le Niger, ainsi qu’à un événement organisé par l’OMS et présidé par Patrice Talon sur la problématique des médicaments de mauvaise qualité distribués en Afrique.

En revanche, l’invitation conjointe adressée par l’OIF, Madagascar et l’Arménie aux ministres des Affaires étrangères de la Francophonie semble avoir eu peu de succès, le 27 septembre. « Aucun ministre africain ni européen n’a répondu à l’invitation », assure un participant.

De son côté, le président Paul Kagame, présent à New York, a eu une séance de travail avec son homologue français Emmanuel Macron. Au menu des discussions, outre la candidature de Louise Mushikiwabo, les « crises dans la région », en particulier en RDC…

Jeuneafrique.com

Centrafrique: primauté de la médiation de l’Union africaine, affirme Touadéra

septembre 27, 2018

Nations unies (Etats-Unis) – La médiation pour une paix en Centrafrique relève de l’Union africaine, a déclaré jeudi le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, jugeant que l’implication récente de la Russie dans des pourparlers avec des groupes armés n’avait qu’un but de « facilitation ».

Lors d’une réunion tenue en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, à laquelle n’assistait pas la Russie, « un appui fort a été donné à l’initiative africaine (pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine), qui fédère toutes les initiatives et qui a le soutien du gouvernement et du peuple centrafricains », a-t-il dit à la presse après la rencontre.

« Nous sommes en train de travailler pour un prochain dialogue avec les groupes armés pour rechercher la paix et la réconciliation », a précisé le président centrafricain.

Fin août, Moscou avait réuni chez son allié soudanais, à Khartoum, quatre des principaux groupes armés pour y signer une « déclaration d’entente ». Cette médiation parallèle a « agacé » les partenaires de la RCA et a été clairement rejetée par la France.

« Dans le cas de la réunion à Khartoum, la Russie n’a joué qu’un rôle de facilitation, tout au moins en matière de logistique », a assuré M. Touadéra, rappelant que son gouvernement n’était pas présent. « Les résultats, les propositions, sont une contribution dans le cadre » de l’initiative de paix menée par l’Union africaine, a-t-il ajouté.

Lors de la réunion, à huis clos, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a demandé que « la coopération entre l’Union africaine, l’Organisation des Nations unies, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale et tous les autres partenaires, y compris les membres du Conseil de sécurité actifs dans le pays, (soit) resserrée », selon un communiqué de ses services.

A la tête de la commission Paix et sécurité de l’Union africaine, Ismail Chergui, présent à la réunion, a aussi souligné devant la presse que cette instance était « au centre de tous les efforts ».

« Les efforts notés à Khartoum sont complémentaires et ne sauraient remplacer l’initiative africaine ». Elle est « la seule à pouvoir fédérer tous les efforts devant permettre aux groupes armés de signer un accord de paix avec le gouvernement, de remettre leurs armes et de s’intégrer dans l’effort de développement du pays », a-t-il insisté.

« Nous sommes convenus de redonner une impulsion nouvelle, forte, aux efforts politiques, centrés sur l’initiative de l’Union africaine, qui est le moteur et la référence », a abondé le secrétaire général adjoint aux opérations de paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix.

La Centrafrique, que se partagent des groupes armés, est embourbée dans un conflit meurtrier depuis six ans qui a déplacé plus d’un quart de ses 4,5 millions d’habitants.

Romandie.com avec(©AFP / 28 septembre 2018 00h43)                                                        

Trudeau répond à Trump: « les négociations sont difficiles parce que les canadiens sont très bons négociateurs »

septembre 27, 2018

Ottawa – Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a estimé jeudi que si « les Américains trouvent que les négociations sont difficiles » dans le dossier de la refonte de l’accord de libre-échange Aléna, c’est « parce que les Canadiens sont de très bons négociateurs, comme on devrait l’être ».

Répondant au président Donald Trump, qui a fustigé mercredi l’équipe canadienne renégociant avec Washington depuis plus d’un an ce traité commercial, le dirigeant libéral a toutefois réaffirmé à quelques journalistes qu' »un accord qui est bon, qui est juste, (était) tout à fait possible ».

« Mais on ne signera pas un mauvais +deal+ pour les Canadiens », a souligné M. Trudeau alors que Washington et Mexico, qui sont parvenus à un consensus sur le sujet fin août, menacent désormais d’avancer sans Ottawa.

« Le Mexique a noué un très bon accord. Mais avec le Canada, c’est très difficile », a notamment déclaré mercredi Donald Trump, qui a en outre estimé que si un accord était toujours possible, cela ne serait pas aux conditions canadiennes.

Le traité commercial Aléna, qui lie le Canada, les États-Unis et le Mexique depuis 1994, est constamment décrié par Donald Trump. Ce dernier y voit l’origine de la perte de millions d’emplois américains, notamment dans le secteur automobile.

Les relations entre MM. Trump et Trudeau sont particulièrement tendues depuis le dernier sommet du G7 en juin au Québec. Le président américain avait tenu des propos particulièrement virulents, rendant le dirigeant canadien responsable de l’échec du sommet.

« On n’a pas demandé de réunion (avec Donald Trump) cette fois-ci », a en outre affirmé M. Trudeau en arrivant jeudi au Parlement d’Ottawa, contredisant le président américain qui avait affirmé mercredi avoir éconduit le chef du gouvernement canadien lors de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, où les deux hommes se trouvaient.

Romandie.com avec(©AFP / 27 septembre 2018 13h58)                                                        

Sanctions militaires: l’ambassadeur des États-Unis convoqué à Pékin

septembre 22, 2018

Pékin – L’ambassadeur des États-Unis à Pékin a été convoqué samedi au ministère chinois des Affaires étrangères, qui lui a remis « une protestation solennelle » à propos des sanctions américaines contre les achats d’armes russes par la Chine, a rapporté le Quotidien du peuple, l’organe du Parti communiste au pouvoir.

Washington a annoncé jeudi avoir sanctionné pour la première fois une entité étrangère pour avoir acheté des armes russes, à savoir une unité de l’armée chinoise qui a acquis des avions de chasse et des missiles sol-air. Pékin s’était déjà dit « indigné » vendredi par ces sanctions.

En réaction, l’ambassadeur des États-Unis, Terry Branstad, a été convoqué par le ministre adjoint des Affaires étrangères, Zheng Zeguang, a précisé le Quotidien du peuple dans son édition en ligne.

Washington a imposé des sanctions financières ciblées contre une unité-clé du ministère chinois de la Défense, Equipment Development Department, et son directeur, Li Shangfu, pour l’achat d’avions de combat Soukhoï Su-35 fin 2017 et d’équipement lié au système de défense antiaérienne russe S-400 début 2018.

Pékin avait appelé vendredi les Etats-Unis à les retirer, faute de quoi ils devront en « payer les conséquences ».

« Ce geste des États-Unis viole gravement les principes fondamentaux des relations internationales et nuit sérieusement aux relations entre les deux pays et leurs armées », avait déclaré Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise.

Au même moment, Moscou, dont les relations avec Washington sont au plus bas sur fond de crise diplomatique majeure, a accusé Washington de menacer « la stabilité mondiale ».Ce nouveau bras de fer sino-américain intervient alors que les deux pays sont déjà aux prises avec une guerre commerciale et s’affrontent à coups de droits de douane sur leurs exportations mutuelles.

Romandie.com avec(©AFP / 22 septembre 2018 14h34)                                                        

Crise des Rohingyas: le chef de la diplomatie britannique en Birmanie

septembre 20, 2018

Naypyidaw (Birmanie) – Le chef de la diplomatie britannique, en visite en Birmanie, a rencontré jeudi son homologue birmane Aung San Suu Kyi, isolée sur la scène internationale en raison de son silence sur la crise des musulmans rohingyas, qualifiée de « génocide » par l’ONU.

« C’est un très grand moment dans l’histoire de la Birmanie. Le monde regarde (ce pays) pour voir si la justice peut être rendue après que des choses vraiment épouvantables se soient produites », a déclaré à l’AFP Jeremy Hunt à l’issue de la rencontre.

« La communauté internationale ne laissera pas les choses en l’état. Si nous voyons que rien ne se passe, nous utiliserons tous les outils à notre disposition pour nous assurer que justice soit rendue », a-t-il ajouté, évoquant une résolution devant le Conseil de sécurité comme « une des options » sur la table.

Dans leur rapport final rendu mardi, les enquêteurs de l’ONU appellent le Conseil de sécurité à saisir la Cour pénale internationale par le biais d’une résolution ou à créer un tribunal international ad hoc, comme pour le Rwanda ou l’ex-Yougoslavie.

Mais la probabilité d’une résolution sur le « génocide » rohingya est faible, la Chine et la Russie risquant d’y opposer leur veto.

Plus tôt dans la journée, Jeremy Hunt s’est rendu en Etat Rakhine, région du nord-ouest de la Birmanie d’où en 2017 plus de 700.000 Rohingyas ont fui au Bangladesh les exactions de l’armée birmane, décrivant des viols, des exécutions extrajudiciaires et des villages incendiés.

Leur retour en Birmanie est « la prochaine étape essentielle », a souligné le chef de la diplomatie britannique.

Un accord de rapatriement a été signé entre la Birmanie et le Bangladesh fin 2017, mais dix mois plus tard le processus est au point mort, les deux pays se rejetant mutuellement la faute. Les réfugiés rohingyas refusent, quant à eux, de revenir jusqu’à ce que leur sécurité et leurs droits soient garantis.

Quant aux deux reporters de Reuters condamnés récemment à sept ans de prison alors qu’ils enquêtaient sur des exactions commises contre les Rohingyas, Aung San Suu Kyi va « se pencher sur la question », d’après Jeremy Hunt.

Alors que la prix Nobel de la Paix garde un statut d’idole en Birmanie, cette affaire a écorné encore un peu plus son image à l’international car elle n’est pas intervenue en faveur des deux hommes, justifiant même leur condamnation.

Fin août, quelques jours avant le verdict, l’ex-Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, l’avait accusée d’être devenue « la porte-parole des militaires birmans ».

Mardi, un ancien commentateur politique, proche de la junte birmane, a été condamné à sept ans de prison pour avoir critiqué sur Facebook Aung San Suu Kyi.

Romandie.com avec(©AFP / 20 septembre 2018 12h47)