Posts Tagged ‘Diplomatie’

« Pays de merde »: le groupe africain à l’ONU réclame des excuses à Trump

janvier 13, 2018

 

Le président américain Donald Trump à l’entrée de Air Force One, le 12 janvier 2018. © Andrew Harnik/AP/SIPA

 

Les ambassadeurs du groupe africain à l’ONU ont exigé vendredi, dans un communiqué au langage très fort, « rétractation » et « excuses » au président américain Donald Trump, condamnant ses propos « racistes » rapportés la veille sur l’immigration en provenance de « pays de merde ».

Après une réunion d’urgence qui a duré quatre heures, le groupe se dit à l’unanimité « extrêmement choqué » et « condamne les remarques scandaleuses, racistes et xénophobes » de Donald Trump « telles que rapportées par les médias ».

Le groupe exige ainsi « rétractation et excuses ». Il se dit « préoccupé par la tendance continue et grandissante de l’administration américaine vis-à-vis de l’Afrique et des personnes d’origine africaine à dénigrer le continent, et les gens de couleur ».

« Pour une fois, on est unis »

Il se dit « solidaire du peuple haïtien et des autres qui ont également été dénigrés » tout en remerciant « les Américains de toutes origines qui ont condamné ces remarques ». « Pour une fois on est unis », a souligné un ambassadeur à l’AFP, sous couvert d’anonymat.

C’est lors d’une réunion sur l’immigration avec des parlementaires à la Maison Blanche que Donald Trump s’est emporté jeudi sur l’immigration en provenance de « pays de merde », des mots qu’il a partiellement contestés.

« Ce ne sont pas les mots utilisés »

Sollicitée jeudi soir sur ces propos, la Maison Blanche n’avait pas contesté ou démenti, se bornant à souligner que Donald Trump se battrait « toujours pour le peuple américain ».

Le président américain a réagi au tollé vendredi matin avec une formule alambiquée sur Twitter : « Le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots utilisés », a-t-il affirmé. Plusieurs parlementaires ont de leur côté affirmé avoir bien entendu ces mots, ou avoir eu confirmation de première main de la part de personnes présentes.

Jeuneafrique.com avec AFP

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Pour le Canada, les G7 plus utiles que les autres instances

janvier 13, 2018

Peter Boehm, le « sherpa » du Premier ministre canadien Justin Trudeau pour le sommet du G7 à Ottawa, le 10 janvier 2018 / © AFP / Julien BESSET

Les sommets du G7 sont plus utiles pour désamorcer des crises ou trouver un terrain d’entente au niveau international que d’autres instances comme le G20, par exemple, estime le représentant du Premier ministre canadien pour le G7.

« Ayant participé aux derniers sommets du G7 », Peter Boehm, le « sherpa » de Justin Trudeau, assure que les chefs d’Etat et de gouvernement de ce groupe très fermé apprécient particulièrement une enceinte où « une discussion informelle » se tient.

Lors des réunions du G7, la liberté de parole est la règle, contrairement au « G20 où il y a un certain nombre d’acteurs différents avec des valeurs et des systèmes (politiques) différents », explique Peter Boehm dans un entretien à l’AFP.

« Le charme de ces sommets (…) repose sur le dialogue informel entre les dirigeants avec bien sûr des opinions différentes », qui justifient également ces rencontres. Le Canada assure la présidence du G7 depuis le 1er janvier.

Le tour de table des sept chefs d’Etat ou de gouvernement sert, selon Peter Boehm, à éprouver des idées, une sorte de « terrain d’essai pour une discussion qui pourrait éventuellement aller au G20, devant les Nations unies ou devant d’autres institutions financières internationales ».

Les sommets du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada), ou ensuite du G8 avant la sortie en 2014 de la Russie en raison du conflit armé dans l’est de l’Ukraine, ont à intervalles réguliers été décriés, notamment par le faste déployé, et accompagnés de violentes manifestations.

La suppression de ces réunions « est une question régulièrement demandée au Canada » mais, selon le « sherpa » de Justin Trudeau, il est important de réaliser que ces responsables « aiment avoir un dialogue ouvert et informel ».

« Le partage de valeurs fondamentales » ajoute à la qualité de ces rencontres où « les décisions sont prises par consensus, quand des décisions sont prises ».

– Egalité des sexes –

A leur rencontre des 8 et 9 juin à La Malbaie –localité au bord du fleuve Saint-Laurent au Québec (est)–, les sept chefs d’Etat et de gouvernement vont une nouvelle fois discuter de « la mise en oeuvre de l’accord de Paris » sur le climat, et de sujets connexes « sur l’énergie et l’énergie renouvelable en particulier », souligne M. Boehm.

Par ailleurs, la décision du président américain Donald Trump de se retirer de l’accord de libre-échange Asie-Pacifique (TPP) ou d’obtenir du Mexique et du Canada de renégocier l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna) compliquent les discussions entre les Sept.

« Le protectionnisme et le libre-échange ont été discutés lors du dernier sommet et ce sera à nouveau le cas » à La Malbaie, selon lui.

Des manifestations hostiles à la venue au Canada du président Trump sont probables, et pour prévenir tout débordement, « un groupe de coordination sur la sécurité a été installé à Québec » (150 km au sud-ouest de La Malbaie).

Le Canada n’entend pas interdire ces éventuels rassemblements car, comme le rappelle M. Boehm, la Charte canadienne des droits « garantit la libre manifestation de façon pacifique ».

Enfin, en pleine tempête de l’affaire Weinstein, le sujet de l’égalité des sexes voulu par Justin Trudeau sera « un des thèmes clés de notre présidence ».

Sous la présidence italienne l’année dernière, le G7 a établi « une feuille de route » pour l’égalité entre hommes et femmes, souligne cet ancien ambassadeur canadien en Allemagne.

Dans la foulée du mouvement #Metoo, le gouvernement canadien veut élargir la question de l’égalité des sexes.

C’est « en fait un thème transversal » qui doit être abordé au sommet avec les questions économiques, les dossiers sur la sécurité et la paix, l’éducation ou l’environnement, note Peter Boehm.

(©AFP / 13 janvier 2018 09h27)                

États-Unis: Trump est visé par un déluge de condamnation après ses propos « racistes »

janvier 13, 2018

Donald Trump à la Maison Blanche le 12 janvier 2018 / © AFP / Brendan Smialowski
                

« Racistes », « abjects » et « blessants », les propos de Donald Trump sur l’immigration en provenance de « pays de merde » ont continué à provoquer un torrent d’indignation à travers le monde qui ne tarissait pas samedi, l’Afrique entière réclamant des excuses.

Les paroles attribuées à Donald Trump sur les pays africains qualifiés de « pays de merde » sont inacceptables, a déclaré samedi le président ghanéen Nana Akufo-Addo.

M. Akufo-Addo estime que ces propos sont « extrêmement malheureux », ajoutant : « Nous ne sommes certainement pas un +pays de merde+ ». « Nous n’accepterons pas de telles insultes, même de la part du dirigeant d’un pays ami, quelle que soit la puissance (de ce pays) ».

La Namibie a pour sa part estimé que les remarques du président « n’avaient pas leur place dans un discours diplomatique ». Le langage de M. Trump « est contraire aux normes de la civilité et du progrès humain », selon son ministère des Affaires étrangères.

Les 15 pays membres de la Communauté des Caraïbes (Caricom) ont condamné un « langage méprisant et répugnant ».

Le New York Times et le magazine New Yorker ont tous deux qualifié M. Trump de raciste, présentant ses commentaires et insistant sur sa conduite qui montrent que le président avait un « point de vue sectaire du monde ».

Mais un éditorial ne va sans doute pas faire tarir la polémique: c’est celui d’une publication suprémaciste américaine qui donne son soutien à M. Trump. Pour The Daily Stormer, les propos attribués à M. Trump sont « encourageants et rafraîchissants, puisqu’ils indiquent que Trump est plus ou moins sur la même longueur d’onde que nous en ce qui concernent la race et l’immigration ».

D’une même voix, dans un langage d’une rare dureté, les 54 ambassadeurs du groupe africain à l’ONU ont exigé vendredi une « rétractation » au président, condamnant des « remarques scandaleuses, racistes et xénophobes ». Ils se sont dits préoccupés par la tendance « grandissante » de l’administration Trump « à dénigrer le continent, et les gens de couleur ».

Le gouvernement haïtien a dénoncé des propos « odieux et abjects » qui, s’ils étaient avérés, seraient à tous égards « inacceptables car ils reflèteraient une vision simpliste et raciste ».

Pas les mots utilisés

Le président américain a réagi à cette nouvelle polémique qui le met en difficulté au moment où il tente de trouver un compromis au Congrès sur le dossier sensible de l’immigration.

« Le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots utilisés », a affirmé sur Twitter le milliardaire dans une formule alambiquée.

Quelques minutes plus tard, le sénateur démocrate Dick Durbin, présent lors de la réunion, assurait pourtant que le président avait bien utilisé « plusieurs fois » l’expression injurieuse.

« Les mots utilisés par le président tels qu’ils m’ont été rapportés directement par ceux qui ont participé à la rencontre n’étaient pas +durs+, ils étaient abjects et répugnants », a ajouté le sénateur républicain Jeff Flake, un conservateur opposé à Donald Trump.

Sollicitée jeudi soir, la Maison Blanche n’avait pas contesté ou démenti, se bornant à souligner que M. Trump se battrait « toujours pour le peuple américain ».

Louanges pour Martin Luther King

Dans un étrange télescopage, le président américain a signé vendredi une déclaration en l’honneur de Martin Luther King, qui sera célébré à travers les Etats-Unis lundi, jour férié.

Au cours d’une cérémonie, il a loué « le rêve d’égalité, de liberté, de justice et de paix » du militant noir des droits civiques. Saluant un homme qui a « changé le cours de l’histoire », il a ignoré les questions qui lui ont été posées ensuite.

Presque simultanément, à quelques kilomètres de là, le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, faisait l’éloge de la « diversité » et défendait les « valeurs américaines » lors d’un discours sur le « respect ».

Au coeur des débats de la réunion désormais célèbre de jeudi: la régularisation de centaines de milliers de clandestins arrivés jeunes aux Etats-Unis, et dont le statut temporaire accordé sous Barack Obama a été supprimé en septembre.

Quand M. Trump a abrogé le programme Daca, qui a permis à 690.000 jeunes sans-papiers de travailler et d’étudier en toute légalité, il avait donné jusqu’à mars au Congrès pour trouver une solution pérenne pour ces clandestins, les « dreamers » (rêveurs).

Mais il a lié toute régularisation à son projet de mur à la frontière avec le Mexique, auquel les démocrates se sont jusqu’à présent opposés fermement.

Agression

Outre la réalisation de cette promesse de campagne, M. Trump exige aussi la suppression de la loterie annuelle de cartes vertes et une réforme de l’immigration légale pour réduire le rapprochement familial.

« Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ? », a demandé le président Trump lors des discussions jeudi, selon le Washington Post, qui cite plusieurs sources anonymes.

Selon elles, M. Trump faisait référence à des pays d’Afrique ainsi qu’à Haïti et au Salvador, expliquant que les Etats-Unis devraient plutôt accueillir des Norvégiens.

« Pourquoi avons-nous besoin de plus d’Haïtiens ? », aurait demandé le président.

Vendredi, il a tenté de donner une version différente de ses propos : « Je n’ai jamais dit quelque chose d’insultant sur les Haïtiens outre le fait que, et c’est une évidence, Haïti était un pays très pauvre et en difficulté ».

Le Haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés a déploré des propos « racistes », « choquants et honteux ».

L’ancien vice-président démocrate Joe Biden a lui aussi donné de la voix : « Ce n’est pas comme cela qu’un président devrait parler et se comporter. Mais surtout, ce n’est pas comme cela qu’un président devrait penser ».

En Amérique latine, le président vénézuélien Nicolas Maduro a appelé à la solidarité avec les pays « agressés » par Donald Trump. Cuba a de son côté « condamné fermement » des déclarations « racistes, dénigrantes et grossières ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 janvier 2018 23h17

Congo: Les Nations-Unies sonnent l’alerte à Brazzaville

janvier 12, 2018

 

La situation s’envenime
Les Nations Unies et les autres représentations diplomatiques prennent des mesures et demandent de la vigilance à leurs ressortissants.

Sur instruction de Denis SASSOU NGUESSO, ils vont procéder au retrait de la garde du général Nianga MBOUALA demain et ils engageront la procédure de son arrestation.

Dans le lot des hommes à arrêter il y a:  le général Mouagny, Ossere, Garcia , Okoï et autres, le ministre Pierre Oba risquera aussi d’être interpellé après.

Mise en garde

Suite à l’arrestation du Général Norbert Dabira, au limogeage du Général Ngatsé Nianga Mbouala et à la démission du gouvernement Mouamba dans les prochains jours, il est demandé à toutes les congolaises et à tous les congolais d’être très vigilants.

Le Congo traverse une zone de turbulences où tout peut arriver comme par enchantement. Nous demandons aux habitants des villes de Brazzaville, Pointe-Noire Oyo, Ouesso et Dolisie de s’approvisionner en produits de premières nécessités et d’éviter de sortir ou de rentrer chez eux au delà de 20 heures. Le centre-ville de Brazzaville devrait être libéré dès 18heures.

Peuple congolais ! Soyez très prudent!!

Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Trump ouvert à des pourparlers entre États-Unis et Corée du Nord

janvier 10, 2018

Washington – Le président américain Donald Trump s’est dit ouvert –sous condition– à des pourparlers directs entre les Etats-Unis et la Corée du Nord lors d’une conversation téléphonique avec son homologue sud-coréen, a indiqué la Maison Blanche mercredi.

Si Donald Trump s’est engagé depuis son arrivée au pouvoir dans une joute verbale avec le leader nord-coréen Kim Jong-Un au fil des tests de missiles par Pyongyang, il a changé sensiblement de ton au cours des dernières semaines, n’écartant pas a priori la possibilité d’un échange téléphonique avec ce dernier.

« Le président Trump a indiqué qu’il était ouvert à des pourparlers entre les Etats-Unis et la Corée du Nord en temps et en heure et si les circonstances s’y prêtent », a indiqué la Maison Blanche dans un compte rendu de sa conversation avec le président Moon Jae-In.

Selon l’exécutif américain, M. Moon a remercié l’occupant de la Maison Blanche pour son « leadership » qui a contribué à rendre possibles les discussions entre le Nord et le Sud.

Les deux dirigeants ont insisté sur la nécessité de « continuer la campagne de pression maximale contre la Corée du Nord ».

Selon le compte rendu de l’appel diffusé par la présidence sud-coréenne, M. Trump a par ailleurs indiqué qu’il « n’y aurait pas d’action militaire (de la part des Etats-Unis) durant le dialogue inter-coréen ».

A l’issue de discussions exceptionnelles qui se sont tenues mardi entre le Nord et le Sud, les deux pays ont convenu que la Corée du Nord allait envoyer une délégation aux JO d’hiver qui se tiennent à Pyeongchang du 9 au 25 février, à 80 km de la frontière nord-coréenne.

Samedi, le président américain avait déjà salué la reprise d’un dialogue sur la péninsule coréenne, disant espérer que les discussions entre les deux pays aillent « au-delà » du simple cadre sportif.

Le vice-président des Etats-Unis Mike Pence doit diriger la délégation américaine lors de ces Jeux.

Romandie.com avec(©AFP / 10 janvier 2018 17h05)                                            

Jeux olympiques au Sud, discussions militaires…Les Corée poursuivent leurs échanges

janvier 9, 2018

Le ministre sud-coréen de l’unification Cho Myung-Gyun (g) serre la main du responsable de la délégation nord-coréenne Ri Son-Gwon (d) lors d’une rencontre à Panmunjom, le 9 janvier 2018 / © Dong-A Ilbo/AFP / –

La Corée du Nord va envoyer une délégation aux jeux Olympiques d’hiver en Corée du Sud, et des contacts entre militaires vont être engagés, ont convenu les deux pays lors d’un exceptionnel face-à-face mardi après les tensions provoquées par les ambitions nucléaires de Pyongyang.

« La partie nord-coréenne va envoyer une délégation du Comité olympique national, des athlètes, des pom-pom girls, un groupe d’artistes, une équipe de démonstration de Taekwondo et un service de presse », ont annoncé les deux pays dans un communiqué à l’issue de leur première rencontre en plus de deux ans.

Les JO de Pyeongchang se tiendront du 9 au 25 février en Corée du Sud.

Séoul et Pyongyang ont par ailleurs convenu « d’abaisser la tension militaire actuelle et de tenir des discussion militaires sur la question ».

Les deux camps ont décidé de rétablir une liaison téléphonique militaire qui avait été coupée en février 2016, et ce afin d’améliorer la communication entre les armées de ces deux pays toujours techniquement en guerre.

Les discussions se tenaient à Panmunjom, village frontalier où fut signé le cessez-le-feu, dans la zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule.

La délégation nord-coréenne a traversé à pied la ligne de démarcation militaire pour se rendre à la Maison de la paix, le lieu des entretiens côté sud-coréen, à quelques mètres de l’endroit où un transfuge a fait défection voici deux mois sous une pluie de balles.

– Poignée de mains –

Le ministre sud-coréen de l’Unification Cho Myoung-Gyon et le responsable de la délégation nord-coréenne Ri Son-Gwon se sont serré la main avant d’entrer dans le bâtiment, puis de nouveau à la table des négociations.

Conformément aux usages nord-coréens, M. Ri arborait un badge orné du portrait du père fondateur de la Corée du Nord, Kim Il-Sung, et de celui de son fils et successeur Kim Jong-Il.

M. Cho, lui, portait un badge aux couleurs sud-coréennes.

Séoul avait profité de la rencontre pour demander que soit organisée parallèlement aux JO une réunion des familles séparées par la guerre (1950-53), l’un des héritages les plus douloureux du conflit. La Corée du Sud a également appelé à des pourparlers entre Croix-Rouge des deux pays.

« Offrons au peuple un cadeau précieux pour le Nouvel an », a lancé le Nord-Coréen. « On dit qu’un voyage entrepris à deux dure plus longtemps qu’un voyage solitaire ».

L’atmosphère semblait plus détendue qu’à l’ordinaire. « Le peuple souhaite ardemment voir le Nord et le Sud aller vers la paix et la réconciliation », a répondu le Sud-Coréen.

Un ton qui tranche singulièrement avec la rhétorique en usage ces derniers temps, avec les insultes personnelles et les menaces de guerre échangées par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un et le président américain Donald Trump.

Depuis deux ans, la situation sur la péninsule s’est dégradée, le Nord menant trois nouveaux essais nucléaires et multipliant les tirs de missile.

Séoul s’efforce de présenter les JO qui auront lieu à tout juste 80 kilomètres de la DMZ comme les « Olympiades de la paix », mais pour que l’expression prenne son sens, la participation du Nord était essentielle.

Les pourparlers font suite à la main tendue le jour du Nouvel An par M. Kim en vue des JO. La semaine dernière, le téléphone rouge entre les deux voisins a été rétabli après près de deux ans de silence.

Reste encore à déterminer si les représentants des deux pays feront une entrée commune lors des cérémonies d’ouverture et de clôture, comme à Sydney en 2000, à Athènes en 2004 et à Turin en 2006.

La taille de la délégation nord-coréenne, de même que son hébergement, qui devrait être financé par Séoul, doivent aussi être fixés.

– Pom-pom girls –

Seuls deux athlètes nord-coréens s’étant qualifiés, le Nord devrait envoyer au Sud un imposant contingent de pom-pom girls, selon les experts.

Les médias sud-coréens ont laissé entendre que Pyongyang pourrait envoyer d’éminents représentants, dont la petite soeur de Kim Jong-Un, Yo-Jong, haute dirigeante du parti unique au pouvoir.

Les deux parties avaient exprimé leur souhait d’évoquer des thèmes au-delà de l’olympisme.

Pyongyang a jusqu’à présent renvoyé Séoul dans ses cordes s’agissant des familles, réclamant au préalable le rapatriement par le Sud de Nord-Coréens.

« Les deux parties vont parvenir sans problème à un accord sur Pyeongchang mais que se passera-t-il après? », s’était interrogé Koh Yu-Hwan, professeur à l’Université Dongguk. « Il ne sera pas facile de parvenir à un accord immédiat sur les questions relatives à l’amélioration des relations intercoréennes ».

On ignore si le Nord a cherché à discuter de l’arrêt définitif des exercices militaires conjoints entre Séoul et Washington.

Les États-Unis et la Corée du Sud avaient accepté la semaine dernière de reporter leurs manœuvres Foal Eagle et Key Resolve jusqu’à l’après-JO dans le but d’apaiser les tensions.

M. Trump s’est félicité ce week-end de la reprise des discussions, espérant qu’elles aillent « au-delà » des JO. Il s’est aussi dit prêt à s’entretenir avec M. Kim.

Romandie.com avec(©AFP / 09 janvier 2018 14h41)                

En Chine, l’interminable guerre froide entre Coréens

janvier 8, 2018

Un homme passe devant un restaurant nord-coréen à Shenyang, dans la province du Liaoning, au nord-est de la Chine, le 7 janvier 2018 / © AFP / Chandan KHANNA

Les deux Corées entament mardi des discussions exceptionnelles. Mais dans une ville de Chine, l’un des seuls pays au monde où elles cohabitent, les deux communautés se regardent en chiens de faïence.

Les nations rivales sont séparées par une des frontières les plus militarisées du monde, mais dans le quartier coréen de Shenyang, une grande ville du nord-est de la Chine, les commerces ouverts par leurs expatriés respectifs coexistent à quelques mètres les uns des autres.

Bière, poulet frit, cosmétiques ou encore vêtements branchés: dans les rues, magasins et restaurants sont recouverts de panneaux et d’inscriptions en coréen.

Un paysage qui pourrait bientôt changer: mardi prend fin l’ultimatum lancé par la Chine aux entreprises nord-coréennes présentes dans le pays. Celles-ci doivent fermer, en application des sanctions de l’ONU décidées suite aux essais nucléaires et balistiques de Pyongyang.

Le même jour, des responsables des deux Corées doivent se rencontrer à la frontière entre les deux pays, une première depuis décembre 2015. Un climat de réchauffement après des mois de tensions et des risques de conflit nucléaire.

Mais à Xita, le quartier coréen de Shenyang, les relations restent glaciales.

« Nous faisons partie du même peuple, d’une grande famille. Mais leur manière de penser est différente de la nôtre », résume une serveuse nord-coréenne qui travaille au restaurant Pyongyang Rungrado.

Elle vit dans le quartier depuis trois ans, mais n’a jamais adressé la parole à un Sud-Coréen.

– ‘Aucune envie’ –

Dans la même rue, la propriétaire du restaurant sud-coréen « Entrepôt numéro 8 » dit n’avoir aucun contact avec les patrons des deux établissements nord-coréens situés juste à côté.

« Je n’ai aucune envie de leur parler », s’exclame Jin Meihua, 43 ans, qui sert de l’anguille et de la viande grillée à ses clients.

Shenyang, peuplée de 8,3 millions d’habitants, est la grande ville chinoise la plus proche de la frontière avec la Corée du Nord. De nombreux Chinois d’origine coréenne y résident.

La ville est devenue une destination prisée de l’élite nord-coréenne. Tout naturellement, les restaurants et hôtels ouverts par leurs compatriotes et destinés à les accueillir y ont poussé comme des champignons.

Du côté des commerçants sud-coréens, les boutiques de mode séoulienne, très appréciée en Chine, ont fleuri dans les rues du quartier.

Mais la géopolitique régionale a durement frappé les affaires des deux communautés.

Les entreprises sud-coréennes ont été la cible de mesures de rétorsion de Pékin l’an dernier, après la décision de Séoul de déployer sur son territoire le système antimissile américain Thaad. La Chine le considère comme une menace à sa propre force de dissuasion.

Résultat: de nombreux Sud-Coréens ont fait faillite et sont partis, racontent des habitants du quartier.

« Les affaires ne marchent pas fort », raconte Jin Zhenyou, un serveur chinois d’ethnie coréenne qui travaille dans un restaurant sud-coréen.

– Socialistes et capitalistes –

Les entreprises nord-coréennes, elles, ont été sommées par le ministère chinois du Commerce de fermer leurs portes au plus tard mardi. Pyongyang aurait ouvert au total une centaine de restaurants en Chine, selon certaines estimations.

Dans le quartier coréen de Shenyang, un seul a semble-t-il déjà fermé. Mais des serveuses d’autres établissements assurent qu’aucune fermeture n’est prévue.

Les Chinois d’ethnie coréenne pourraient combler le fossé entre les représentants des deux pays. Mais même pour eux, se lier d’amitié avec des Nord-Coréens est difficile.

« Ils n’aiment pas les Sud-Coréens. Ils ne mangent jamais dans nos restaurants. Il n’y a aucun point commun », tranche Mme Jin, la patronne du restaurant.

Sur le trottoir d’en face, la serveuse venue du Nord dit n’avoir aucune envie de parler à ses frères du Sud.

« Nous sommes un pays socialiste. Eux sont capitalistes », se justifie-t-elle. « On travaille dur les uns pour les autres. Alors qu’eux travaillent pour eux, pour leur propre vie. Nous ne sommes pas comme ça ».

Romandie.com avec(©AFP / 08 janvier 2018 13h37)                

Côte d’Ivoire: grèves, mutineries, politique, travail des enfants…Ce que le corps diplomatique a dit à Alassane Ouattara

janvier 5, 2018

 

Le président ivoirien Alassane Ouattara salue Mgr Joseph Spiteri, nonce apostolique, doyen du corps diplomatique accrédité en Côte d’Ivoire. © DR / Présidence Côte d’Ivoire

Langage diplomatique et franc-parler étaient au rendez-vous des échanges de vœux entre le président ivoirien Alassane Ouattara et le corps diplomatique représenté en Côte d’Ivoire, jeudi au palais de la présidence ivoirienne. Morceaux choisis de la déclaration de Mgr Joseph Spiteri, nonce apostolique, doyen du corps diplomatique.

Les diplomates accrédités en Côte d’Ivoire interprètent les remous sociaux comme une volonté des Ivoiriens de s’impliquer davantage dans la gestion des choses publiques : « Les revendications estudiantines, les grèves du monde de l’enseignement et de la Fonction publique, de même que les diverses mutineries qui se sont produites en 2017 devraient être interprétées, j’estime, comme l’expression d’un malaise, bien plus qu’un échec. Nous devrions voir au-delà de ces protestations, le désir d’une participation plus active dans la construction du pays. Elles témoignent que chaque composante de la société voudrait se sentir impliquée dans l’élaboration et la gestion du bien commun ».

Une « bonne gouvernance »

L’exhortation à la « bonne gouvernance » a été au cœur des vœux des diplomates. À deux reprises, cette expression a été prononcée par le nonce apostolique. « Monsieur le président, vous êtes convaincu que la Côte d’Ivoire, cette terre d’hospitalité, a besoin de personnes éveillées pour réaliser l’émergence. Pour ce faire, il faut, au premier chef, que les habitants se découvrent comme citoyens. »

« Être citoyen ou citoyenne d’une nation, en effet, transcende les limites de l’appartenance raciale, sans pour autant la détruire. La citoyenneté permet de partager les valeurs propres à chaque tradition ethnique pour bâtir ensemble un projet commun, fondé sur la fraternité, fruit de dons répartis, et garanti par l’égalité de droits et de devoirs de tous et de toutes. »

« C’est pourquoi, nous voudrions vous encourager à continuer la mise en œuvre de votre vaste politique de réformes dans les domaines de la bonne gouvernance et de la sécurité, de l’éducation et de la paix sociale, fondée sur la réconciliation, fruit du dialogue politique, qui garantissent au pays un développement humain intégral et réellement durable », a déclaré Mgr Spiteri.

Corruption

De même, le représentant du pape François est largement revenu sur une préoccupation exprimée récemment par Katherine Brucker, chargée d’affaires à l’ambassade des États-Unis à Abidjan, qui a critiqué un relâchement dans la lutte contre la corruption dans le pays.

« Monsieur le président de la République, conscients de tout ce que vous avez déjà réalisé, nous souhaiterions, en 2018, un nouvel élan pour l’éradication du travail des enfants et pour la scolarisation des jeunes filles. La même ardeur devrait être de mise pour la bonne gouvernance, pour la lutte sans cesse contre la corruption et en faveur de procès judiciaires plus rapides. »

« Aussi, en vue des élections que vous venez d’annoncer, souhaiterions-nous un engagement majeur des femmes en politique. Nous voudrions suggérer, en outre, un dialogue politique plus étendu, pour sortir de la mentalité du clan et favoriser le concours actif de l’opposition. Il va également sans dire que l’enrôlement de nombreux nouveaux électeurs assurerait un meilleur engagement civique de tous ».

Pour le corps diplomatique, « toutes (ces) choses permettront à la Côte d’Ivoire de voir dans les jeunes générations de véritables fils et filles, gages d’un avenir radieux pour la nation. Que leur formation demeure une priorité incontournable, parce que sans éducation, aucun développement n’est possible. Que nous, les adultes, n’ayons aucunement peur de nous remettre en cause. De la sorte, nous éviterions l’erreur de nous sentir autosuffisants et nous trouverions le courage nécessaire pour conduire ces jeunes vers une participation réelle au pouvoir décisionnel ».

Réconciliation

La question de la réconciliation, du dialogue politique interrompu entre le pouvoir et son opposition a été aussi soulevée par les diplomates qui ont fait remarquer à Alassane Ouattara que « l’une des premières règles régissant le concert des nations et sur laquelle se fonde le droit international est « pacta sunt servanda »  – les traités doivent être toujours respectés -, et son pendant, le dialogue, constamment privilégié. »

« Ces normes sont également valables au niveau local. Sur elles, repose la cohésion sociale. Il y a des accords à respecter et des négociations à poursuivre – sans contrainte et en tout respect mutuel – aussi bien en famille qu’entre le gouvernement et les citoyens, entre les partis politiques et les forces vives d’une nation, y compris les leaders religieux et les chefs coutumiers, entre les chefs d’entreprise, les travailleurs et les syndicats, ainsi qu’entre les cadres et les nouvelles générations ».

Fin de l’opération de l’ONU

Autres sujets de politique internationale, ceux de Jérusalem, du terrorisme et des conflits : « La fin effective, en juin 2017, du mandat de l’opération des Nations unies dans le pays, a été certainement le prélude à l’élection de la Côte d’Ivoire en tant que membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, à partir de ce 1er janvier 2018. Recevez encore nos vives félicitations. »

« Nous sommes convaincus que la Côte d’Ivoire, forte de sa propre expérience, accomplira dignement cette grave tâche de veiller sur le respect de toutes les résolutions de l’organisation des Nations unies, surtout là où persistent des conflits armés, des situations de violation des droits humains fondamentaux ou des relations tendues qui retardent la réconciliation entre les différentes populations, aussi bien en Afrique qu’au Moyen-Orient, particulièrement à Jérusalem, de même que dans toutes les autres régions du monde. Elle saura prendre, pareillement, des initiatives pour protéger nos frères et sœurs émigrants ou réfugiés ».

Jeuneafrique.com par

Iran: la réunion du Conseil de sécurité est une ingérence des États-Unis (Moscou)

janvier 5, 2018

Moscou – La réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur les manifestations en Iran, demandée par les Etats-Unis, est une ingérence de Washington dans les affaires du pays, a affirmé vendredi Moscou.

« Les Etats-Unis continuent à interférer ouvertement et de manière cachée dans les affaires intérieures des autres pays, ils le font sans aucune honte », a lancé vendredi le vice-ministre russe Sergueï Riabkov, cité par l’agence de presse Interfax.

« C’est de ce point de vue là que nous jugeons l’initiative américaine de réunir le Conseil de sécurité de l’ONU sur une situation purement nationale en Iran », a-t-il ajouté, accusant Washington d' »attaquer directement la souveraineté d’autres Etats sous prétexte d’être préoccupé par la démocratie et les droits de l’Homme ».

A la demande des Etats-Unis, une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’Iran est prévue vendredi.

Alors que l’Iran connaît ces derniers jours une vague de contestation et des violences ayant déjà fait 21 morts, Donald Trump multiplie les attaques contre le régime iranien. Il a estimé lundi que « le temps du changement » était venu en Iran.

Le président américain a aussi promis mercredi de soutenir « le moment venu » les Iraniens qui « essayent de reprendre le contrôle de leur gouvernement corrompu », et Washington a imposé jeudi de nouvelles sanctions contre des groupes industriels soupçonnés de participer au programme de missiles balistiques de Téhéran.

De son côté, la Russie a mis en garde jeudi Washington contre toute intervention dans les « affaires intérieures » de ce pays, dont elle s’est rapprochée ces dernières années à la faveur d’intérêts géopolitiques communs.

Sergueï Riabkov a également dénoncé vendredi les propos tenus par le vice-président américain Mike Pence, qui a remis en question l’accord nucléaire international conclu en 2015 avec l’Iran pour garantir l’usage pacifique de son programme atomique.

« Si (les Etats-Unis) cherchent, pour renforcer la pression sur l’Iran, des raisons qui n’ont rien à voir avec cet accord, et c’est ce qui semble se passer d’après ce que nous voyons, il s’agit d’une méthode inadmissible et indigne d’une grande puissance », a déclaré le vice-ministre, cité par l’agence de presse RIA Novosti.

La Russie, de son côté, « ne voit aucune raison de modifier cet accord », a assuré M. Riabkov.

Romandie.com avec(©AFP / 05 janvier 2018 15h11)                                            

Kim veut produire des ogives en masse mais tend la main à Séoul

janvier 1, 2018

A Seoul, des passants regardent les vœux télévisés du leader nord-coréen, Kim Jong-Un, le 1er janvier 2018 / © AFP / JUNG Yeon-Je

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a averti Washington lundi qu’il avait le « bouton nucléaire » à sa portée, mais a tendu la main à Séoul, évoquant une possibilité de dialogue et de participation aux JO de Corée du Sud.

Dans son adresse du Nouvel An, le numéro un nord-coréen a conservé une attitude de défi après une année de tensions croissantes provoquées par la multiplication par Pyongyang des tirs de missiles balistiques et son sixième essai nucléaire, son plus puissant à ce jour.

« Nous devons produire en masse des têtes nucléaires et des missiles et accélérer leur déploiement », a déclaré M. Kim. Il a répété que le Nord avait atteint son but, accéder au statut d’Etat nucléaire, et souligné que ses programmes d’armement étaient de nature défensive.

« Nous devons toujours nous tenir prêts à mener des contre-attaques nucléaires immédiates contre les projets ennemis de guerre nucléaire », a-t-il martelé.

Pyongyang soutient avoir besoin d’armes nucléaires pour se protéger de l’hostilité de Washington et cherche à mettre au point une tête nucléaire capable de frapper le territoire continental des États-Unis.

Le président américain Donald Trump a riposté aux opérations militaires nord-coréennes en alliant les menaces – il s’est engagé à la tribune de l’ONU à « détruire totalement » la Corée du Nord en cas d’attaque lancée par Pyongyang – et les insultes à l’endroit de Kim Jong-Un, qualifié de « petit homme-fusée ».

– ‘On verra’, dit Trump –

Pour certains experts, cette surenchère dans l’injure et l’outrance pourrait avoir eu l’effet inverse de celui escompté, en encourageant Pyongyang dans sa fuite en avant.

La Corée du Nord « peut affronter n’importe quelle menace nucléaire des États-Unis, elle dispose d’une (force de) dissuasion forte qui est capable d’empêcher les États-Unis de jouer avec le feu », a lancé M. Kim.

« Le bouton nucléaire est toujours sur mon bureau. Les États-Unis doivent prendre conscience que ce n’est pas du chantage mais la réalité », a-t-il averti.

Comme on l’interrogeait dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, sur ce « bouton nucléaire », M. Trump s’est borné à répondre: « on verra, on verra ».

Parallèlement, M. Kim a adopté un ton conciliant à l’égard de Séoul, laissant entendre pour la première fois que le Nord pourrait envoyer le mois prochain une délégation aux jeux Olympiques d’hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud.

« J’espère sincèrement que les jeux Olympiques d’hiver de Pyeongchang seront menés avec succès », a-t-il dit. Le Nord et le Sud doivent « tourner le dos au passé, améliorer leurs relations et mettre en place des mesures décisives pour réaliser une percée dans les efforts pour parvenir à la réunification » de la péninsule.

La Maison Bleue, la présidence sud-coréenne, a salué la proposition. « Si les jeux sont une réussite, cela contribuera à la paix non seulement sur la péninsule coréenne mais également dans la région et le monde ».

– Percée –

Certains analystes estiment que Pyongyang cherche par ce biais à faire baisser d’un cran les tensions avec Washington.

Le risque de frappe préventive américaine est « plus élevé que jamais » et M. Kim veut abandonner « la confrontation au profit de la coexistence pacifique avec les États-Unis », a jugé Koh Yu-Hwan, professeur de sciences politiques à l’Université Dongguk.

« Quand il dit que le bouton nucléaire est sur son bureau, il laisse entendre que le Nord n’a pas besoin de mener des essais nucléaires ou d’ICBM dans un avenir prévisible » même s’il veut développer « des capacités massives de représailles nucléaires », a-t-il relevé.

Pour le professeur Yang Moo-Jin, de l’Université des études nord-coréennes de Séoul, le dirigeant nord-coréen « tend le rameau d’olivier au Sud car les États-Unis devraient continuer cette année les pressions et les sanctions contre le pays ». « De manière générale, il met l’accent sur la paix plutôt que sur la confrontation ».

En décembre, à l’instigation de Washington, le conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité – donc avec la voix de la Chine, principal allié de Pyongyang – un nouveau train de sanctions visant le pétrole et les travailleurs nord-coréens à l’étranger.

Beaucoup d’experts estiment que Washington doit dialoguer avec Pyongyang. Mais le Nord, qui soutient que son arme nucléaire n’est pas négociable, revendique de traiter d’égal à égal avec les États-Unis, comme deux puissances nucléaires.

Washington a toujours dit qu’il n’accepterait pas une Corée du Nord dotée de l’arme nucléaire et que Pyongyang devait prendre des mesures concrètes de désarmement avant toute discussion, laquelle doit avoir pour but sa dénucléarisation.

Romandie.com avec(©AFP / 01 janvier 2018 15h57)