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France/Aveyron: un directeur de colonie écroué pour viol et agressions sexuelles

août 31, 2017

Une soixantaine de jeunes étaient réunis pour un séjour équestre de deux semaines (photo d'illustration).

Une soixantaine de jeunes étaient réunis pour un séjour équestre de deux semaines (photo d’illustration). Crédits photo : REMY GABALDA/AFP

Environ soixante jeunes, dont une majorité de filles, étaient sous sa responsabilité dans un centre de vacances. Au moins huit de ces mineures ont fait état de relations non consenties avec le quadragénaire.

Le directeur d’une colonie de vacances dans l’Aveyron a été mis en examen et écroué pour «viol et agressions sexuelles sur mineurs», a annoncé mercredi soir le procureur de la République de Montpellier Christophe Barret. À l’issue de sa garde à vue, le suspect a été déféré à Montpellier pour un viol et sept agressions sexuelles et placé sous mandat de dépôt, a précisé le parquet. Lors de son interrogatoire, l’individu a nié les faits. Il est depuis en détention provisoire à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault).

Les gendarmes avaient été contactés dimanche par Michel Arnal, responsable du domaine de Gaillac, sur la commune de Sauclières. L’exploitation accueille une colonie de vacances d’équitation pour adolescents. Environ soixante jeunes filles et garçons, de 13 à 17 ans, étaient regroupés pour un séjour de deux semaines. Huit d’entre elles ont accusé dimanche soir le directeur de la colonie de leur avoir fait subir des relations non consenties. D’après Midi Libre, il s’agirait «notamment d’attouchements dans la piscine du site» mais également d’un viol.

Un ancien militaire «très sérieux et rigoureux»

Le directeur est un homme âgé de 40 ans. Le quotidien précise qu’il habite le département du Tarn, qu’il est marié et père de famille. Le suspect animait des séjours dans ce centre aveyronnais pour la cinquième année. Ancien militaire de carrière dans la région de Castres, il était «bien noté, décoré et au casier judiciaire néant», selon Midi Libre. Dans les colonnes de La Dépêche, l’individu est décrit comme «très sérieux et rigoureux».

Au domaine de Gaillac, proche de la ville de Millau, c’est le choc et l’incompréhension: «C’est comme avec les accidents de voiture, on pense toujours que ça n’arrive qu’aux autres. Quand ça vous tombe dessus, il faut faire face. On aimerait pouvoir s’en rendre compte avant que ça arrive… Mais c’est difficilement possible», s’est attristé Michel Arnal auprès de Midi Libre.

Toujours selon les quotidiens locaux, l’homme semble avoir été fréquemment en contact avec des adolescents. Il a été, tour à tour, animateur dans un centre pour jeunes délinquants, «éducateur sportif en centre spécialisé» et entraîneur d’une équipe de football féminin. Les enquêteurs cherchent maintenant à déterminer si des faits similaires se sont produits dans le cadre de ces autres activités.

 
Lefigaro.fr par

Congo: La Semaine Africaine a un nouveau directeur de publication

juillet 26, 2017

 

Les évêques du Congo ont nommé le 18 juillet à Brazzaville le journaliste Albert Mianzoukouta, directeur de publication par intérim du journal La Semaine Africaine. Il remplace à ce poste Joachim Mbanza, à la tête du journal depuis 1992. 

Albert Mianzoukouta

 

Journaliste à la retraite à la Radio Vatican, à Rome en Italie, Albert Mianzoukouta exercera son mandat de cinq ans renouvelable sous l’autorité du secrétariat général de la Conférence Episcopale du Congo et du président de la Commission Episcopale chargée des moyens de communication. Le « décret de nomination » signé au nom de la conférence épiscopale par Monseigneur Daniel Mizonzo, évêque diocésain de Nkayi, a été décidé lors d’une réunion extraordinaire des Evêques du Congo à Yaoundé.

Albert Mianzoukouta a fait ses études de journalisme à Brazzaville au département des Sciences et Techniques de la Communication de l’Université Marien-Ngouabi. Il fait partie de la première génération des étudiants de ce département. Il a poursuivi ses études de journalisme et de communication sanctionnées, en 1987, par un doctorat en communication à l’Institut Français de Presse (IFP) et à la Faculté Paris II Sorbonne.

À 61 ans, Albert Mianzoukouta, marié et père d’enfants, va devoir conduire les destinées du bihebdomadaire qu’il connait bien et qui fête cette année ses 67 ans d’existence. Il a, en effet, été rédacteur en chef adjoint du journal,  correspondant de Radio Vatican pour l’Afrique centrale où il a travaillé pendant 26 ans.

La première édition de La Semaine Africaine date du 4 septembre 1952. C’est donc le plus vieux journal du Congo. Il se définit comme un journal indépendant d’information générale et d’action sociale. En raison de son appartenance à l’Église catholique, la Semaine Africaine s’inspire de la doctrine sociale de l’Église, dans son combat pour la liberté, la justice, la démocratie, le respect des droits de l’homme, la bonne gouvernance, etc.

Avec une dizaine de journaliste, le journal, expliquait en 2012 Joachim Mbanza, qui a récemment démissionné pour se consacrer aux législatives à Mbanza Ndounga, fonctionne avec un budget d’environ 180 millions de francs CFA par année.

 

Par Quentin Loubou

Syrie: l’EI a décapité l’ancien directeur des Antiquités à Palmyre

août 19, 2015

Beyrouth – Le groupe État islamique (EI) a décapité celui qui dirigea pendant 50 ans le service des Antiquités de la célèbre cité syrienne de Palmyre, ont rapporté mercredi le directeur général des Antiquités de Syrie et une ONG.

L’Unesco, la France et les Etats-Unis ont dénoncé un meurtre brutal perpétré par des barbares.

Khaled al-Assaad, 82 ans, chef des Antiquités de Palmyre de 1963 à 2003, a été exécuté par des jihadistes mardi dans cette ville antique de la province centrale de Homs, a indiqué à l’AFP le directeur général du département des Antiquités et des musées de Syrie, Maamoun Abdelkarim.

Daech (acronyme du groupe Etat islamique) a exécuté l’un des plus éminents experts du monde antique. Il parlait et lisait le palmyrénien et nous nous adressions à lui, quand nous recevions de la police des statues volées, pour qu’il détermine si elles étaient vraies ou fausses, s’est indigné M. Abdelkarim.

Des images montrant le corps de M. Assaad accroché à un poteau, la tête coupée sur le sol, ont circulé sur des sites jihadistes.

Une pancarte attachée au corps identifie la victime comme étant M. Assaad, accusé par les jihadistes d’être un partisan du régime pour avoir représenté la Syrie à des conférences à l’étranger avec des infidèles et avoir été le directeur des idoles à Palmyre.

La version rigoriste de l’islam sunnite prônée par l’EI considère les statues humaines ou animales comme de l’idolâtrie.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a ajouté que M. Assaad avait été décapité sur une place de Palmyre devant des dizaines de personnes.

– ‘Assassinat barbare’ –

Selon M. Abdelkarim, le supplicié a été interrogé pendant un mois avec son fils Walid, l’actuel directeur des Antiquités de la ville, car les jihadistes voulaient connaître la cachette où se trouverait prétendument de l’or. Mais il n’y a pas d’or à Palmyre, a-t-il dit. Walid al-Assaad a été libéré car il souffre d’une maladie chronique du dos.

Cette famille est remarquable car l’autre fils Mohammad et le gendre Khalil ont participé activement au sauvetage de 400 pièces antiques au moment de la conquête de la ville par les jihadistes, a ajouté M. Abdelkarim.

Nous avions supplié Khaled de quitter la ville mais il a toujours refusé. +Je suis de Palmyre et j’y resterai même s’ils doivent me tuer+, nous disait-il, a ajouté le directeur des Antiquités de Syrie.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a condamné l’assassinat barbare de l’archéologue, un homme de savoir qui a travaillé avec de nombreuses missions archéologiques françaises.

Le département d’Etat américain a également condamné dans les termes les plus forts (…) un meurtre effroyable commis par des tueurs barbares. Son porte-parole, John Kirby, a assuré que les tentatives (par l’EI) d’effacer la riche histoire de la Syrie étaient vouées à l’échec.

Du côté de l’Unesco, sa directrice générale Irina Bokova s’est dite indignée par le meurtre brutal de M. Assaad. Ils l’ont tué parce qu’il n’a pas trahi son engagement profond envers Palmyre, a-t-elle écrit dans un communiqué.

Son oeuvre se poursuivra et restera hors d’atteinte des extrémistes. Ils ont assassiné un grand homme, mais ils ne feront jamais taire l’Histoire, a souligné Mme Bokova.

Elle a également déploré la mort de Qassem Abdallah Yehya, directeur adjoint des laboratoires à la Direction générale des Antiquités et des musées de Syrie, tué selon ce département par une attaque à la roquette contre la citadelle de Damas et le musée national la semaine dernière.

Les jihadistes ont pris fin mai Palmyre qui abrite des ruines antiques inscrites par l’Unesco au patrimoine mondial de l’Humanité. La communauté internationale craint que l’EI ne détruise ses nombreux trésors archéologiques, à l’instar de ce que le groupe a fait en Irak.

Oasis dans le désert, au nord-est de Damas, Palmyre abrite les ruines monumentales d’une grande ville qui fut l’un des plus importants foyers culturels du monde antique.

Plus de 300 sites historiques syriens ont été endommagés, détruits ou pillés au cours du conflit débuté il y a quatre ans, selon l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 19 août 2015 22h32)

Côte d’Ivoire: TV publique absente pour le retour de Ouattara, patron limogé

août 1, 2011

Abidjan – Le patron de la télévision publique ivoirienne a été limogé par le président Alassane Ouattara après de « graves dysfonctionnements », notamment l`absence d`équipe pour couvrir son retour des Etats-Unis, a-t-on appris lundi de source officielle.

M. Ouattara a mis fin samedi par décret aux fonctions de Pascal Brou Aka comme directeur général de la RTI (Radiodiffusion Télévision ivoirienne), qui est remplacé par l`un de ses adjoints, Lazare Sayé Aka, a indiqué dans un communiqué le ministre de la Communication, Souleymane Diakité.

« Cette décision est la conséquence de graves dysfonctionnements observés dans la gestion quotidienne de la RTI. Ces dysfonctionnements ont atteint leur paroxysme » samedi, « aucune équipe de reportage » n’ayant été dépêchée pour couvrir le retour à Abidjan du chef de l’Etat de sa visite aux Etats-Unis, a-t-il expliqué.

« Des dispositions sont prises pour éviter à l`avenir que de si fâcheux
incidents ne surviennent », a affirmé le ministre.

Officiellement patron de la RTI, Pascal Brou Aka était dans les faits le patron de la TCI (Télévision Côte d`Ivoire), les installations de la RTI ayant été détruites durant la crise post-électorale récente et les combats du début avril.

La TCI avait été créée début 2011 par le camp Ouattara, cloîtré au Golf
hôtel d`Abidjan, pour contrer la propagande de la RTI, alors contrôlée par les partisans de l`ex-président Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril.
La RTI doit recommencer à émettre sous peu, le sort de la TCI – « télé de propagande du nouveau pouvoir », écrit lundi Notre voie, journal pro-Gbagbo – restant incertain.

Pascal Brou Aka « a été la première victime directe de la rigueur Ouattara », commentait Nord-Sud, quotidien proche du pouvoir.

« La rigueur, c`est bien. Mais autour du président de la République,
beaucoup de choses ne tournent pas encore rond », nuançait Le Nouveau réveil, organe du parti de l`ancien président Henri Konan Bédié, principal allié de M. Ouattara.

AFP

Côte d’Ivoire-Hommage au directeur du Novotel

juin 10, 2011

Les histoires d’hôtel se suivent et ne se ressemblent pas. Un collectif de journalistes français rend hommage dans une tribune sur Libération aux quatre disparus de l’hôtel Novotel d’Abidjan: «A vous 4 qui nous avez sauvé la vie».

Leur attitude a certainement sauvé la vie d’une quinzaine de journalistes présents dans l’hôtel. «Bouleversés» par la nouvelle de la mort de son directeur Stéphane Frantz di Rippel, dont le corps a été retrouvé le 2 juin 2011, ils ont tenu à le remercier.

Le jour de l’enlèvement, des hommes armés arrivent au 7e étage, là où se trouve le bureau du directeur. Celui-ci, alors qu’«on lui demande où sont les journalistes, répond qu’il n’y a pas de journalistes […] tandis qu’il fait passer à toute vitesse l’information selon laquelle il faut que chacun se planque dans les chambres», témoigne Maître Pierre-Olivier Sur, l’avocat de sa famille, selon le site SousLeManguier.

L’hôtel dit «du Plateau», situé dans le quartier d’affaires de la ville, héberge pourtant à ce moment-là 50 clients, dont une majorité de journalistes et quelques ressortissants étrangers. Parmi eux, «le Français Yves Lambelin, patron du premier groupe agroalimentaire ivoirien, Sifca, y a trouvé refuge un peu en catastrophe», racontent les journalistes. Lambelin tentera de venir en aide au directeur de l’hôtel lors de l’intervention du commando, et sera enlevé avec lui ainsi que deux collaborateurs béninois et malaisien: Chelliah Pandian et Raoul Adeossi.

Pour l’instant, aucune nouvelle des 3 autres disparus. «On craint qu’ils aient également été exécutés dans les heures qui ont suivi», avouent les journalistes. Stéphane Frantz di Rippel a en effet été «conduit au palais présidentiel occupé par Laurent Gbagbo, et […] interrogé, torturé, exécuté», a expliqué Maître Sur. Une enquête menée par les autorités françaises et ivoiriennes est en cours pour déterminer les causes de cet enlèvement.

Les journalistes saluent par cette tribune le courage du directeur, à la tête du 4 étoiles depuis quelques mois. Si «le risque est assumé par les reporters de guerre», lui «n’a pas demandé à gérer cette situation. Son professionnalisme lui commande d’improviser au mieux». Et c’est ce qu’il a fait.

Lu sur Libération, Souslemanguier

Source: SlateAfrique