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COP26 : le discours du président Denis Sassou N’Guesso lors de la première journée

novembre 2, 2021

Le chef de l’Etat congolais, président de la Commission climat du Bassin du Congo, a pris la parole, le 1er novembre, devant l’assemblée des dirigeants présents à Glasgow, en Ecosse, pour plaider la cause du continent africain et du Bassin du Congo. Retrouvez l’intégralité de son discours.

Le président Denis Sassou N’Guesso à la tribune de la Conférence sur le climat de Glasgow /AFP

• Excellences mesdames et messieurs les chefs d’État et de gouvernement,

• Distingués délégués,

• Mesdames et messieurs.

Permettez-moi, avant tout propos, d’exprimer mes sincères remerciements à sa majesté la reine Elisabeth II, au gouvernement et au peuple du Royaume-Uni, pour l’hospitalité et l’accueil chaleureux qui ont été réservés à ma délégation et à moi-même.

Permettez-moi aussi, en ma qualité de président de la Commission Climat du Bassin du Congo regroupant seize États d’Afrique centrale et de l’est, ainsi que le royaume du Maroc, de dire toute l’importance que nous accordons à cette COP 26, particulièrement cruciale pour l’avenir de l’Humanité.

Mon pays, la République du Congo, se situe au sein du Bassin du Congo, cet immense massif de forêts et de tourbières qui est aujourd’hui le premier capteur de carbone net de la planète après la déforestation de l’Amazonie.

À elles seules, les tourbières de la Cuvette centrale séquestrent 31 milliards de tonnes de carbone, soit trois années d’émissions mondiales. La place qu’occupe le Bassin du Congo dans la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris est donc absolument incontournable.

Vous l’avez clairement compris : le Bassin du Congo rend au monde des services écosystémiques inestimables. Mais, que reçoit-il en échange ? Hélas, très peu.

En effet, les pays industrialisés, à qui incombe la responsabilité historique du dérèglement climatique, se montrent réticents à mobiliser les financements nécessaires à la concrétisation de leurs engagements. Les grandes difficultés auxquelles se heurte l’application de l’article 6 de l’Accord de Paris, qui engage les pays riches à soutenir les efforts d’atténuation et surtout d’adaptation des pays en développement, en sont la preuve évidente.

La République du Congo, en ce qui la concerne, a déjà soumis au secrétariat de la Convention sa contribution déterminée au niveau national révisée. Nos ambitions, qui prennent en compte l’ensemble des secteurs d’émission des gaz à effet de serre, ont été rehaussées et la République du Congo fait figure d’élève modèle au palmarès de l’écologie mondiale.

Je ne cesse de le répéter sur toutes les tribunes, depuis le Sommet de Rio en 1992, la détermination des pays du Bassin du Congo en général, et celle de la République du Congo en particulier à préserver ce vaste ensemble est totale. Toutefois, cet engagement va de pair avec la volonté, tout aussi inexorable, de poursuivre notre développement économique et social, pour le bien-être de nos populations. Ces deux objectifs ne s’excluent pas, ils se complètent.

Exiger de nous un ralentissement de notre développement pour que la planète respire mieux, serait, en effet, profondément injuste et même immoral.

C’est pourquoi vous me permettrez de faire ici, une fois de plus, le plaidoyer du Fonds bleu pour le Bassin du Congo, initiative commune des pays membres de la Commission Climat du Bassin du Congo auxquels s’est joint le royaume du Maroc, et qui n’attend plus qu’à être abondé avec l’engagement de tous nos partenaires.

En prenant la décision de protéger et de conserver le Bassin du Congo pour le bien de l’humanité, nous avons su prendre nos responsabilités.

A chacun désormais d’assumer les siennes. Je vous remercie.

Avec Adiac-Congo par La Rédaction

Congo: Discours de l’opposant Denis Sassou Nguesso lors du meeting URD-PCT au Boulevard des Armées le 29 novembre 1992

août 18, 2015

Guy Parfait Kolelas vs Denis Sassou NGuesso

Guy Parfait Kolelas et Denis Sassou NGuesso

« Nienh, nienh,

Dans un premier temps, je vais saluer la population de Brazzaville, elle a réussi ce grand rassemblement sous l’égide de l’Alliance URD-PCT. Pendant des longues années on s’est battu pour la paix, pour l’unité nationale et nous en avons donné les preuves.

Cependant, est vrai le fait que jamais, je ne pourrais accepter que la Constitution soit violée, et aujourd’hui, je dois dire solennellement à nos amis de l’URD qui sont, et nous l’avons testé, des hommes de parole et d’honneur, et que nous avons dit, nous avons dit que tant que nos partenaires maintiendront ces positions qui respectent les engagements pris, les intérêts des partis, les intérêts de notre peuple, la défense de la démocratie et des libertés, nous resterons fermes sur ces positions, et j’ai dit tout à l’heure d’entrée de jeu, que nous avons ainsi réalisé, et vous le voyez, le véritable socle de l’unité nationale et de la paix.

J’insiste pour dire que lorsque la Constitution est violée, les démocrates ne doivent pas l’accepter. Jamais, jamais, jamais nous n’accepterons qu’un gouvernement censuré organise les élections dans un pays et nous prenons l’opinion internationale à témoin.

« https://www.facebook.com/OriceCongo/videos/867829259950425/« 

Jamais, jamais nous n’accepterons que soient organisées des élections hors la loi. Là aussi, nous prenons l’opinion internationale à témoin.

Je crois, je crois que tous les responsables de ce pays doivent penser aux intérêts de ce peuple, à la paix et à l’unité nationale. Partout ailleurs en Afrique, où les dirigeants se sont permis le mépris de toutes ces questions, ces dirigeants ont plongé leur peuple dans les drames que nous connaissons.

J’appelle, je lance un appel à tous les dirigeants de ce pays, au Président de la République pour que la paix et l’unité nationale ne soient pas mis en danger.

J’appelle, je lance un appel au Président de la République pour que nous sauvions la Constitution, pour que nous sauvions la démocratie et pour que nous sauvions la paix. »

Source: Congonewsbzv.fr et Congomfoa.com