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Québec/Disparition de Solange Bergeron : enquête indépendante sur la police de Trois-Rivières

avril 2, 2021

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) passe au crible le travail de la police de Trois-Rivières dans le dossier de la disparition de Solange Bergeron, une femme de Victoriaville disparue depuis le 25 mars dernier.

Des recherches ont eu lieu sur terre et dans les airs dans le secteur où la voiture de Solange Bergeron a été trouvée. (Archives)

© Daniel Ricard/Radio-Canada Des recherches ont eu lieu sur terre et dans les airs dans le secteur où la voiture de Solange Bergeron a été trouvée. (Archives)

Dans un communiqué, le BEI indique que la même journée où la Sûreté du Québec a reçu le signalement de disparition, «une citoyenne de Trois-Rivières, qui aurait été dans le parc Laviolette, aurait remarqué au loin ce qui lui apparaissait comme une personne dans les eaux du fleuve Saint-Laurent. Après quelques minutes, elle aurait perdu de vue cette personne.»

La femme aurait plus tard contacté le Service de police de Trois-Rivières pour lui rapporter ce qu’elle a vu. «Après avoir discuté avec différents intervenants du Service de police de Trois-Rivières, on aurait répondu à la dame qu’il n’y avait pas motif à déplacer des intervenants d’urgence», poursuit le BEI.

Solange Bergeron mesure 1,64 mètre (5,4 pieds) pèse environ 54 kilogrammes (119 livres). Elle a les cheveux blonds et les yeux bleus.

© Fournie par la Sûreté du Québec (SQ) Solange Bergeron mesure 1,64 mètre (5,4 pieds) pèse environ 54 kilogrammes (119 livres). Elle a les cheveux blonds et les yeux bleus.

«Le BEI fera donc enquête sur le traitement de l’appel fait le 25 mars dernier auprès du Service de police de Trois-Rivières.»

Quatre enquêteurs du BEI ont été appelés sur les lieux pour faire la lumière sur cet événement.

Mercredi, le véhicule appartenant à la femme portée disparue à Victoriaville a été retrouvé aux abords du parc Laviolette à Trois-Rivières.

«Préoccupant», selon la famille

«C’est un nouvel élément d’enquête qui inquiète un peu la famille. C’est sûr que c’est préoccupant, mais de notre côté, on laisse la police faire, on laisse la police avancer», dit sa nièce, Marie-Pier Bergeron.

«On est déçu d’entendre ça, c’est certain. Est-ce qu’il a eu négligence ou pas? Ça, ce sera à déterminer par le Bureau des enquêtes indépendantes», poursuit-elle.

Elle affirme que la famille «se concentre plus sur les recherches du corps» pour le moment.

À la recherche de témoins

Par ailleurs, la Sûreté du Québec (SQ) est à la recherche de témoins potentiels permettant de faire avancer l’enquête sur cette disparition.

Le corps policier souhaite identifier «deux adolescentes ou jeunes adultes» assises sur un banc de parc près du fleuve le 25 mars dernier, vers 14 h 40.

«L’une d’entre elles portait des espadrilles sport de marque Under Armour dans les teintes de gris avec des accents blanc et rose», indique la SQ.

Toute personne qui détiendrait des informations concernant la disparition de Solange Bergeron ou des témoins potentiels peut communiquer, confidentiellement, à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Avec Radio-Canada par Sébastien St-Onge

Disparition d’Adam Thiam : le Mali perd un éditorialiste, mais aussi un poète

mars 19, 2021
Adam Thiam, journaliste malien et ancien directeur de la communication de la présidence malienne, est décédé du Covid-19 le 18 mars 2021.

Le journaliste malien Adam Thiam, auteur pour de nombreux titres de presse dont « Jeune Afrique », est mort du Covid-19 dans la nuit de jeudi 18 à vendredi 19 mars à l’âge de 61 ans. Directeur de la communication à la présidence malienne, il avait maintenu des liens d’amitié forts avec ses confrères.

Ces dernières semaines, nous étions nombreux à nous faire du souci pour Adam Thiam. Il était hospitalisé, atteint du Covid-19. Les nouvelles reçues ces jours derniers étaient un peu rassurantes cependant. Mais la « traîtresse faucheuse », comme il aimait lui-même à qualifier la mort, en a décidé autrement, arrachant à sa plume cet éditorialiste vedette, chroniqueur, poète, chercheur en sciences sociales.

« Une plume rare »

Né en 1954 à Kéniéba, dans la région de Kayes, Adam Thiam étudie au lycée Badala de Bamako avant de rallier l’Université de Dakar où il obtiendra, en 1978, une maîtrise en sciences humaines. Jusqu’à son décès, survenu dans la nuit du 18 mars 2021, il dirigeait la cellule communication et relations publiques de la présidence. En novembre 2019,  alors que la tête de cette cellule souffrait d’instabilité, Ibrahim Boubacar Keïta l’avait appelé à la rescousse. Celui qui a également été le porte-parole d’Alpha Oumar Konaré (2003-2005) lorsque ce dernier était le président de la Commission de l’Union africaine avait offert ses services à Dioncounda Traoré en 2013. Et quand Bah N’Daw a été nommé président de la transition, il a décidé de le maintenir à son poste.

LE MALI PERD UN DE SES ESPRITS LES PLUS BRILLANTS

À l’annonce du décès d’Adam Thiam, les premières réactions qui ont inondé les réseaux sociaux, au Mali et ailleurs, ont salué « une plume rare », « l’un des plus célèbres journalistes » du pays. « Avec la mort d’Adam Thiam, le Mali perd un de ses esprits les plus brillants », a notamment déploré Tiebilé Dramé, qui n’a pas manqué de rappeler les souvenirs qu’il garde comme une relique de leur amitié, depuis le lycée en passant par le Royaume-Uni, où Adam Thiam a acquis une spécialisation en sécurité alimentaire à la London School of Hygiene and Tropical médecine en 1984.

Mais c’est surtout au Républicain, fondé par Tiebilé Dramé en 1992, qu’il exercera avec le plus de talent son métier de journaliste, après l’éphémère aventure de Tarik-Hebdo. Ses éditoriaux – notamment « De quoi je me mêle » et « La chronique du vendredi » – avaient un succès monstre. Ils se singularisaient par leur profondeur et leur style très travaillé, sans verser pour autant dans une démonstration élitiste.

Diagnostic sans concession

Adam Thiam savait, avec un talent à nul autre pareil, dresser un diagnostic sans concession de notre présent, dans le sens où l’entend Michel Foucault. Aucun sujet constituant un enjeu structurant pour notre avenir n’échappait à la lucidité de cet intellectuel affable, qui savait autant émerveiller par sa culture que par son sourire. Il pouvait vous entretenir de politique et basculer tout à coup dans la musique, lui qui appréciait autant les chants du yéla des Toucouleurs que le blues touareg d’un Tinariwen. Avec toujours ce côté taquin qui le caractérisait, comme lorsqu’il avait proposé dans une chronique de supprimer les poches des uniformes des policiers régulant la circulation pour lutter contre le racket.

Celui que de nombreux confrères – et notamment l’auteur de ces lignes – appelaient « l’excellent Adam Thiam », jouissait d’une réputation qui ne s’est jamais démentie dans ce métier qu’il a notamment exercé en collaboration avec Jeune Afrique.

SON ENQUÊTE SUR L’AFFAIRE « AIR COCAÏNE » AVAIT EU UN ÉCHO RETENTISSANT

Ses interventions dans les médias internationaux étaient scrutées en ces temps troublés que nous vivons au Sahel, que ce soit sur RFI, la BBC, la Deutsche Welle ou Africable. Il en était de même pour ses enquêtes, telle celle qu’il avait menée sur l’affaire « Air Cocaïne », qui a eu un écho retentissant, et pour ses travaux de recherche, dont le remarquable Centre du Mali : enjeux et dangers d’une crise négligée (paru en 2017).

Son regard perçant et ses analyses toujours pertinentes manqueront à n’en pas douter dans les mois et les années qui viennent, tant sont grands et complexes les défis auxquels le pays est confronté en ces temps de transition.

Avec Jeune Afrique par Bokar à Bamako

France/Disparition de Delphine Jubillar : son téléphone portable s’est réactivé mardi soir

février 10, 2021

L’infirmière de 33 ans a mystérieusement disparu depuis la mi-décembre. L’enquête se poursuit.

Le téléphone portable de Delphine Jubillar s’est réactivé dans la soirée du mardi 9 février, a appris ce mercredi Le Figaro du parquet de Toulouse, confirmant une information du média Actu Toulouse . «Les investigations sont entreprises sur cette activation sous l’autorité des juges d’instruction co-saisis», nous précise le parquet.

Pour rappel, l’infirmière de 33 ans, mère de deux enfants, a mystérieusement disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Le mari de la jeune femme, Cédric Jubillar, assure avoir constaté son absence vers 4 heures du matin, après avoir été réveillé par les pleurs de l’un de ses enfants.

Contacté par Le Figaro, Maître Philippe Pressecq, l’avocat de deux cousines et quatre proches de Delphine Jubillar, estime qu’il faut «rester très prudent» et «laisser travailler les enquêteurs». La réactivation du téléphone lui inspire trois possibilités. «Soit elle est vivante et c’est un départ volontaire, soit elle est séquestrée, soit son téléphone a été volé», indique l’avocat.

Il y a un mois, un message «vide» posté sur un groupe Facebook par le profil de la jeune femme avait suscité de l’espoir. Mais cette piste n’avait rien donné, laissant plutôt penser à un «bug».

Avec Le Figaro par Guillaume Poingt

Canada: Disparition d’une adolescente autochtone de 13 ans à Montréal

février 2, 2021

MONTRÉAL — Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sollicite l’aide du public pour retrouver une adolescente de 13 ans qui est disparue depuis cinq jours.

© Fournis par La Presse Canadienne

Shyanna Cecire, une jeune autochtone, s’exprime en anglais et pourrait fréquenter le centre-ville.

La dernière fois qu’elle a été aperçue, le 28 janvier dans le secteur de la Cité de Dorval, elle ne portait pas de manteau d’hiver. 

Elle se déplacerait à pied et la police dit avoir des raisons de craindre pour sa sécurité.

Shyanna Cecire mesure environ 1 m 42 et pèse environ 64 kg. Elle a les cheveux noirs et les yeux bruns et une tâche de naissance sur le bras droit. 

Toute personne ayant de l’information concernant cette disparition est invitée à communiquer avec les policiers de façon anonyme et confidentielle au 514 393-1133.

Avec La Presse Canadienne

Congo/Disparition: décès en France du directeur du protocole présidentiel

janvier 28, 2021

Le colonel Gilbert Ibobi, directeur du protocole du président de la République est décédé, le 27 janvier, en France, de maladie. Fidèle serviteur de l’Etat à la fonction qu’il exerçait depuis plusieurs années, cet officier issu des rangs de la police fait partie de la promotion des jeunes congolais formés en Roumanie en 1985.

Il a bénéficié ensuite d’une formation de spécialité dans le domaine de la sécurité et a longtemps exercé à la direction générale de la Sécurité présidentielle. Nommé directeur du protocole présidentiel, Gilbert Ibobi est resté discret et entièrement dévoué à son travail. Il s’en est allé à l’âge de 58 ans.

Les Dépêches de Brazzaville

Le Sénégal s’inquiète pour une étudiante disparue en France

janvier 11, 2021
Avis de recherche de l’étudiante sénégalaise Diary Sow.

La disparition mystérieuse à Paris de Diary Sow, une brillante étudiante sénégalaise, provoque une vague de mobilisation via les réseaux sociaux.

Le Sénégal est en émoi et le fait savoir sur les réseaux sociaux. Depuis le 4 janvier, date à laquelle son badge a été utilisé au lycée parisien Louis-Le-Grand, selon Amadou Diallo, le consul sénégalais à Paris, Diary Sow n’a plus donné signe de vie. Âgée de 20 ans, cette étudiante sénégalaise brillante est en deuxième année de classe préparatoire scientifique dans ce prestigieux établissement. En 2018 et 2019, elle avait été désignée meilleure élève du Sénégal. Dimanche 10 janvier, la communauté estudiantine sénégalaise à Paris s’est mobilisée pour distribuer dans le XIIIe arrondissement, où elle réside, des tracts et flyers en forme d’avis de recherche.

Sur les réseaux sociaux, la mobilisation bat son plein dans l’espoir de comprendre les raisons de sa disparition subite et de la retrouver saine et sauve. Au cours des derniers jours, Amadou Diallo, a lui-même été entendu à deux reprises au commissariat du VIIIe arrondissement de Paris, où il a livré toutes les informations à sa disposition. « À ma connaissance, personne ne l’a vue depuis le 1er janvier et personne ne lui a parlé au téléphone depuis le 2 janvier », indique-t-il à Jeune Afrique.

Avis de recherche de l’étudiante sénégalaise Diary Sow.

« Disparition inquiétante »

Malgré les difficultés qui entourent, en France, les recherches portant sur des disparitions de personnes majeures, une enquête a été ouverte pour « disparition inquiétante », confiée à la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP). Dans ce cadre, selon nos informations, une alerte a été adressée par la police française à ses homologues de l’espace Schengen afin de retrouver sa trace.

Au Sénégal comme dans la diaspora, la mobilisation s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux pour retrouver la trace de cette compatriote au pedigree déjà prestigieux. Outre son statut d’étudiante modèle, Diary Sow est en effet l’autrice d’un roman paru chez L’Harmattan en 2020 : Sous le visage d’un ange.

Selon Amadou Diallo, Diary Sow était restée à Paris pendant les vacances afin de réviser. Sur le site internet du consulat du Sénégal à Paris, un avis de disparition avec la photo de la jeune femme et un numéro de téléphone a été publié

Sur les réseaux sociaux, la communauté sénégalaise est également mobilisée et multiplie les posts avec la photo de la jeune disparue. « Merci pour votre mobilisation pour #DiarySow et gardons espoir », a notamment tweeté le 10 janvier le parrain de la jeune femme, le ministre de l’Hydraulique Serigne Mbaye Thiam.

Avec Jeune Afrique par Medhi Ba

Human Right Watch dénonce des disparitions forcées de réfugiés burundais de Tanzanie

novembre 30, 2020

Les services de sécurité tanzaniens ont arrêté arbitrairement, torturé ou fait disparaître de force depuis un an une vingtaine de réfugiés burundais des camps de Tanzanie, a dénoncé lundi 30 novembre l’organisation Human Right Watch (HRW).

La police tanzanienne a «arrêté et fait disparaître de force sept (…) réfugiés et demandeurs d’asile depuis janvier 2020» dont «le sort est toujours inconnu», affirme l’organisation dans un rapport publié lundi.

En outre, «entre octobre 2019 et août 2020, la police et les services de renseignements tanzaniens ont (…) torturé et détenu arbitrairement au moins 11 Burundais pendant plusieurs semaines dans des conditions déplorables dans un poste de police à Kibondo, dans la région de Kigoma» dans le nord-ouest de la Tanzanie, près de la frontière avec le Burundi, explique HRW. «Trois d’entre eux ont été libérés en Tanzanie et les autorités tanzaniennes ont reconduit de force les huit autres au Burundi en août, où ils sont détenus sans chef d’inculpation», poursuit l’organisation de défense des droits de l’Homme qui évoque une possible «collusion entre les agents des deux pays».

Selon les témoignages recueillis par HRW, au moins neuf d’entre eux ont assuré avoir subi des tortures dans les cachots du poste de police de Kibondo. Selon eux, «les policiers et agents des services de renseignements les ont soumis à des chocs électriques, ont frotté leur visage et leurs parties génitales avec du piment et les ont frappés et fouettés». Ceux qui ont été relâchés sont retournés dans les camps de réfugiés, a établi HRW, qui précise que ces arrestations ont eu lieu dans les camps de réfugiés de Mtendeli et Nduta dans la région de Kigoma,

«Les disparitions forcées de réfugiés et de demandeurs d’asile burundais en Tanzanie commises par les autorités tanzaniennes sont des crimes odieux, notamment en raison de l’angoisse et de la souffrance causées aux membres des familles, qui, pour nombre d’entre eux, ont fui des abus similaires au Burundi», dénonce Mausi Segun, directrice de la division Afrique de HRW. Fin octobre, plus de 150.000 réfugiés burundais se trouvaient encore dans trois camps en Tanzanie, alors que près de 100.000 sont rentrés depuis septembre 2017. Plus de 400.000 Burundais avaient fui dans les pays voisins au plus fort de la crise née de la décision de Pierre Nkruunziza, aujourd’hui décédé, de briguer un 3e mandat présidentiel.

«La crainte de subir des violences, d’être arrêtés et d’être expulsés a incité de nombreux réfugiés et demandeurs d’asile burundais en Tanzanie à quitter le pays», avait conclu HRW dans un rapport de 2019

Par Le Figaro avec AFP

A la dernière heure du destin

juillet 28, 2020

 

A la dernière heure de ton destin

Quand le souffle vital de ta fin

Annonça la mort de ta personne

Des sanglots déchirèrent les montagnes

 

Devant la présence de ta chère fille

Quand on te ferma les yeux en éveil

Les pleurs solidaires de ses amies

L’accompagnaient à la ronde sur ton lit

 

Aux premières minutes de la triste nouvelle

Lorsque les réseaux se mirent en branle

Ta disparition portée à dos du vent

Traversa les cieux mais aussi les océans

 

Ô mon cher ami, ô mon cher papa

Tu es parti dans la beauté de ton visage

Au pays sans retour du paradis sans âge

Où un jour tu nous accueilleras dans tes bras

 

Bernard NKOUNKOU

 

Congo/Disparition : l’écrivain Georges Mavouba Sokate a tiré sa révérence

juillet 21, 2020

 

Ecrivain et critique, Georges Mavouba Sokate s’est éteint le 20 juillet à Pointe-Noire à l’âge de 71 ans des suites d’une courte maladie.

 

Le regretté Georges Mavouba Sokate Crédit photo »Adiac »

La nouvelle est tombée comme un  couperet et a mis tout le monde littéraire et artistique en émoi. L’écrivain Georges Mavouba Sokate est décédé à l’hôpital général Adolphe-Sicé de Pointe-Noire. Écrivain très prolixe à la muse fertile, aussi à l’aise en poésie, dans le conte, le récit ou le roman, l’écriture de Georges Mavouba Sokate a toujours suscité le  respect et l’admiration. Adepte du mot juste, de la phrase idéale, ce grand orateur à la plume alerte et libertaire savait châtier la langue française pour décrier les maux de la société par ses mots emprunts de néologismes qui faisaient sa marque de fabrique. « L’écrivain est celui qui ose » aimait t-il répéter.

Ancien professeur d’anglais à la retraite, Georges Mavouba Sokate a aussi exercé à Pointe-Noire dans les sociétés pétrolières de la place, notamment à CMS Nomeco. Membre du Salon littéraire Jean-Baptiste Tati-Loutard de Pointe-Noire, qui réunit des hommes et femmes de lettres, Georges Mavouba Sokate a été également un critique littéraire.

« Mal de mer à vingt ans », publié en 2000 aux Editions Souvenir du Benin, « Des iles de l’extrême océan », « Sous les piliers du wharf » (poésie), « Arthur Nona et la grande épopée des diables rouges », « De la bouche de ma mère » en 2009, « Ndandu le vieux pêcheur et l’enfant du fleuve »,  contes du royaume Kongo chez l’Harmattan Paris en 2011 (récits et contes), « Libertés d’oiseaux et de pierres vives » (poésie) en 2013, « La construction d’une conscience nationale au Congo par le musicien » chez  l’Harmattan Paris 2014, « Que les ténèbres soient… » en 2016,  « Sous le charme des courtisanes » en 2019  sont ses principales œuvres.

 

Hervé Brice Mampouya

RDC-Disparition: inhumation de Victor Kilasu Massamba le 11 juillet

juillet 6, 2020

L’ancien Léopard, Victor Kilasu Massamba, s’en est allé le 25 juin. Il aurait eu 71 ans en novembre de cette année 2020.

 

Kilasu Massamba

Ancien défenseur international champion d’Afrique des nations 1974 en Egypte et mondialiste la même année en Allemagne avec les Léopards de l’ex-Zaïre, Victor Kilasu Massamba dit « Pelé » est décédé, le jeudi 25 juin , le même jour qu’un autre international de la fin des années 1990, Emeka Esanga Mamale. Selon Me Alain Makengo de la Ligue sportive pour la promotion et la défense des droits de l’Homme (Lisped) et avocat-conseil des anciens Léopards, cet ancien joueur du Daring Club Motema Pembe (ex-Imana) et de l’AS Dragons/Bilima sera conduit à sa dernière demeure le samedi 11 juillet. Il a été malade pendant un moment jusqu’à succomber à l’Hôpital général kimbanguiste dans la commune de Kimbanseke à Kinshasa.

Né en novembre 1949, Kilasu a évolué dans l’AS Dragons/Bilima, avant d’intégrer le Daring Club Motema Pembe (DCMP), Imana à l’époque. Au cours d’une interview qu’il a accordée en 2013 à un média congolais, Kilasu racontait son départ de Bilima pour DCMP. Il a indiqué qu’il avait pris l’équipe en charge pendant deux ans après avoir suspendu les dirigeants du club parce qu’ils n’avaient pas payé les salaires de ses coéquipiers alors qu’il était en voyage avec la sélection. Après, ce fut le comité qui l’avait révoqué. Et il avait même perdu son emploi dans une société automobile de l’époque, Azda. Il est arrivé au DCMP comme joueur libre de tout contrat, avant de s’affirmer en défense.

Joueur offensif à ses débuts jusqu’à être surnommé Pelé, Kilasu Massamba a été transformé en défenseur par l’entraîneur Tambwe Lea à Bilima où il a joué avec des légendes du club comme Zumbel, Mokili Saio, Kabeya, Durango, etc. Et c’est comme défenseur qu’il a été convoqué chez Les Léopards de l’ex-Zaïre pour la campagne de la Coupe d’Afrique des nations et pour le Mondial 1974. C’est lui, alors en Allemagne, qui a suscité l’attention ses coéquipiers pour les primes qu’ils devraient recevoir, mais qui ont été détournés par les autorités du pays, selon ses révélations. Notons que Kilasu Massamba Victor n’a pas quitté la sélection jusqu’à la fin de sa carrière. C’est donc l’un des monuments du football congolais qui s’en va, quasiment dans l’anonymat. Il sera mis en terre le samedi 11 juillet à Kinshasa.

 

Adiac-Congo par Martin Enyimo