Posts Tagged ‘Disparition’

Congo-Disparition : la République rend un dernier hommage à Paul Niamazok

juin 20, 2022

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, s’est incliné devant la mémoire de l’ancien secrétaire d’Etat, le 20 juin à Brazzaville, en présence des corps constitués nationaux.

Hommage de la République à Paul Niamazok

Paul Niamazok a assumé de hautes responsabilités administratives. Conseiller économique à l’ambassade du Congo en URSS ; secrétaire d’État chargé de la biotechnologie et des industries agroalimentaires (1996/1997) ; secrétaire général au ministère du Développement rural (1987/1993) ; ministre résident, préfet du département de la Sangha (1993/1995), entre autres.

Né en 1942 à Souanké, fils de cultivateur, Paul Niamazok a entamé ses études à l’école officielle de sa localité de naissance, où il obtient le CEPE en 1957. La même année, il est admis au concours d’entrée à l’école militaire préparatoire général Leclerc, où il obtient le BEPC en 1961. Il poursuit son cursus scolaire dans le domaine de l’agronomie, notamment en République centrafricaine, en Algérie puis en géographie humaine en France.

Décédé le 28 mai dernier, à Niort, en France, l’illustre disparu a été inhumé le 20 juin à Brazzaville, au terme de la cérémonie d’adieu ayant permis au président de la République de s’incliner devant sa mémoire après le dépôt de gerbes de fleurs.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Congo-Disparition : décès à Paris de Hubert Moyen

mai 31, 2022

L’ancien ambassadeur, directeur national adjoint du protocole chargé des cérémonies officielles, Hubert Moyen, est décédé le 30 mai à Paris en France, à l’âge de 77 ans.

Hubert Moyen

Hubert Moyen était un instituteur de formation avant d’embrasser la carrière de diplomate. Il a fréquenté la grande école de Ouenzé, dans le cinquième arrondissement de Brazzaville. Membre du Parti congolais du travail (PCT) depuis sa création, l’illustre disparu a été député de l’Assemblée nationale populaire pour le compte de la circonscription administrative d’Okoyo, dans la Cuvette, actuellement Cuvette-Ouest.

Pendant la période monopartite, Hubert Moyen a été durant plusieurs années chef du protocole du PCT quand le parti dirigeait l’Etat. Dès le retour au pouvoir du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, en 1997, il est nommé ambassadeur, directeur national adjoint du protocole. Poste qu’il a quitté il y a quelques années.

Auparavant, il a assumé plusieurs fonctions administratives et politiques. Il a été à maintes reprises à l’administration de nombreux districts en qualité de secrétaire général. Hubert Moyen a été également conseiller du ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Pierre Mpassi.

Né le 7 octobre 1945 dans le département des Plateaux, notamment à Lékana, Hubert Moyen est originaire de la Cuvette-Ouest, plus précisément d’Okoyo. Il est patriarche d’une grande famille bien enracinée et connue dans cette entité administrative où son défunt père, Pierre Moyen, avait modestement construit sa maison au bord de la rivière Alima qui arrose Okoyo.  

Avec Adiac-Congo par Roger Ngombé

Le corps d’un Équatorien porté disparu retrouvé à Laval

avril 1, 2022

Pablo Andrés Aguirre Jácome était porté disparu à Montréal depuis le 30 janvier dernier. Photo : CORTESÍA DE LA FAMILIA

Le corps de Pablo Andrés Aguirre Jácome, 23 ans, a finalement été retrouvé le 28 mars dernier dans un boisé de Laval.

Le Service de police de la Ville de Montréal a confirmé hier soir que le corps, quelques jours après sa découverte, avait été formellement identifié.

Le jeune homme était activement recherché depuis deux mois par les policiers de Montréal ainsi que par sa mère, Marina Jácome, qui avait quitté Quito, en Équateur, pour mettre sa vie sur pause afin de participer aux recherches à Montréal.

Pablo Andrés Aguirre Jácome avait été vu pour la dernière fois le 30 janvier à la station de métro Saint-Michel.

La mère du disparu avait même puisé dans ses économies personnelles pour embaucher un détective privé afin d’accélérer les recherches.

Marina Jácome est venue d’Équateur au Canada à la recherche de son fils Pablo Andrés, dont elle était sans nouvelles depuis le 30 janvier. L’image de droite était la toute dernière connue du jeune Équatorien et provenait des caméras de surveillance de la station de métro Saint-Michel. Photo : RCI/Captura de Pantalla/Service de Transport de Montréal

L’Association équatorienne de Montréal avait aussi rassemblé un groupe de bénévole pour placarder plusieurs endroits de la métropole avec la description du disparu afin de le retrouver.

Marina Jácome accompagnée des bénévoles qui l’ont aidée dans ses recherches pour retrouver son fils, Pablo Andrés Aguirre Jácome. Photo: RCI/Cortésia Marina Jácome

La mère du disparu a tenu à exprimer sa grande tristesse sur sa page Facebook.

« Avec douleur, nous devons annoncer la fin de la recherche de Pablo Andres. Sa mère et sa famille remercient toute la communauté pour l’aide et les efforts fournis dans sa recherche et en même temps nous demandons le respect de la privacité dans ces moments de profonde douleur que traverse la famille. Pablo Andres repose maintenant en présence du Seigneur. »— Une citation de  Marina Jácome, mère du défunt

Radio-Canada a également appris que le SPVM avait délégué non pas un, mais deux enquêteurs sur le dossier pour élucider la disparition de Pablo Andrés Aguirre Jácome. 

Ce dernier était venu à Montréal pour étudier en production télévisuelle à l’Institut Trebas.

Les enquêteurs du SPVM ont conclu que la mort n’était pas de nature criminelle.

Avec Radio-Canada

Sénégal: 9 soldats portés disparus

janvier 26, 2022

Avec TV5Monde

Canada: Un enfant de 6 ans disparu au Nouveau-Brunswick

janvier 25, 2022
Kenton Murphy.

Kenton Murphy a une silhouette élancée, pèse de 18 à 22 kg (45 à 50 lb). Il a les yeux bleus et les cheveux blonds. Photo: Gracieuseté/GRC

Les services policiers du Nouveau-Brunswick recherchent un garçon de 6 ans.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) au Nouveau-Brunswick dit avoir lancé l’alerte Amber au nom du Service de police de Miramichi afin de retrouver Kenton Murphy, qui a été vu pour la dernière fois tôt lundi matin, vers 2 h 30, dans une maison de la région de Douglastown, à Miramichi.

Le garçon, selon la Gendarmerie royale du CanadaGRC, aurait été enlevé de la maison par sa mère, Ashley Rose Munn, 33 ans, entre 2 h 30 et 6 h.

Ashley Munn n’a pas la garde de Kenton Murphy, précise la Gendarmerie royale du CanadaGRC, qui dit s’inquiéter pour le bien-être de l’enfant.Ashley Rose Munn.

Ashley Rose Munn, 33 ans Photo: Gracieuseté/GRC

Ashley Munn mesure environ 168 centimètres (5 pieds 6 pouces) et pèse environ 76 kilogrammes (168 livres). Elle a les cheveux bruns et les yeux bleus. Elle a été vue pour la dernière fois au volant d’un véhicule utilitaire sport Nissan Xterra 2008 noir, immatriculé JET 685 au Nouveau-Brunswick.

Kenton Murphy a une carrure mince, il pèse de 18 à 22 kilogrammes (45 à 50 livres). Le garçon a les yeux bleus et les cheveux blond foncé. Il a été vu pour la dernière fois portant un pyjama bleu à motif camouflage.

Les policiers demandent aux gens qui les apercevraient de ne pas s’approcher d’eux. Si vous voyez Ashley Munn ou Kenton Murphy, appelez le 911 immédiatement, recommande la Gendarmerie royale du Canada GRC.

Avec Radio-Canada

Congo-Disparition : la République rend un dernier hommage à Clément Mouamba

janvier 25, 2022

En présence des corps constitués nationaux et diplomatiques, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, s’est incliné devant la mémoire de l’ancien Premier ministre, Clément Mouamba (2016-2021) qui sera inhumé ce 26 janvier à Sibiti, chef-lieu du département de la Lékoumou.

Le couple présidentiel rendant un dernier hommage à Clément Mouamba

« Un esprit consensuel et apaisant, chantre de la non-violence, un sens du compromis qui lui fait détester les conflits et les rivalités, Clément Mouamba a servi la République jusqu’au dernier jour de sa vie », a déclaré le secrétaire permanent de la Task force des politiques économiques et sociales, Rigobert Maboundou, donnant lecture de l’oraison funèbre d’une voix chargée d’émotion. Celui-ci fut, en effet, un des étudiants de l’illustre disparu dont il a par ailleurs été directeur de cabinet à la Primature.

L’ancien Premier ministre, Clément Mouamba, avait rendu l’âme le 29 octobre 2021 à Paris, en France, victime de la covid-19. La pandémie qu’il s’était pourtant engagé à combattre, quand il exerçait les fonctions de chef du gouvernement, a finalement eu raison de lui à l’âge de 78 ans. Le 25 janvier, en début de matinée, avant que la nation ne lui rende un dernier hommage, le Parti congolais du travail (PCT) lui a témoigné sa gratitude pour les services rendus à la nation dans une cérémonie solennelle présidée par le secrétaire général de ce parti, Pierre Moussa, en présence de nombreux responsables des formations politiques alliées, membres de la majorité présidentielle.

Parcours

La densité intellectuelle de l’illustre disparu a commencé à se constituer à l’école catholique de Moussounda où il a fait ses études primaires et secondaires, avant d’accéder au lycée technique 1er mai à Brazzaville. Clément Mouamba a ensuite obtenu une bourse pour la France où il a décroché un doctorat en sciences économiques. La Banque des Etats de l’Afrique centrale est l’institution au sein de laquelle il a passé nombre d’années de sa vie professionnelle.

De 1975-1979, il est conseiller économique du Premier ministre Henri Lopes ; de 1979-1983 Clément Mouamba a assumé les mêmes fonctions auprès du Premier ministre Louis Sylvain Ngoma. 1983-1992, il est conseiller économique et financier du président Denis Sassou N’Guesso. De septembre 1992 à juin 1993, Clément Mouamba a assumé les fonctions de ministre des Finances.

Sa longue carrière politique, faite de marxisme puis de social-démocratie, l’a conduit au PCT, sous le monopartisme, puis à l’Union panafricaine pour la démocratie sociale. Il est par la suite retourné au PCT, où il a été membre du bureau politique jusqu’à sa mort.  Le 23 avril 2016, Clément Mouamba est nommé Premier ministre, chef du gouvernement. Le tout premier de la nouvelle République après le référendum constitutionnel de 2015.

Son inhumation à Sibiti, où il est né le 13 novembre 1943, est un choix testamentaire pour son repos éternel sur la terre de ses ancêtres.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Après la disparition de Peng Shuai, la France se dit « préoccupée » et l’ONU exige des preuves de vie

novembre 19, 2021

Le patron de la WTA, qui gère le circuit professionnel féminin de tennis, a menacé de retirer de Chine les compétitions de tennis féminin, si Pékin ne tire pas l’affaire au clair.

Peng Shuai, le 4 octobre 2017, à l’Open de Chine, à Pékin.
Peng Shuai, le 4 octobre 2017, à l’Open de Chine, à Pékin. GREG BAKER / AFP

L’affaire Peng Shuai prend de l’ampleur. Le monde du tennis est sans nouvelles de la joueuse depuis qu’elle a accusé, au début de novembre, un ancien haut responsable du régime communiste de l’avoir contrainte à un rapport sexuel. Face à ce silence persistant, l’Organisation des Nations unies (ONU) a demandé, vendredi 19 novembre, des preuves que la championne de tennis chinoise se portait bien.

Liz Throssell, une porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, a déclaré lors d’un point de presse à Genève :

« Il serait important d’avoir des preuves sur le lieu où elle se trouve et de savoir si elle va bien. Et nous demandons instamment qu’une enquête soit menée en toute transparence sur ces allégations d’agression sexuelle. »

Vendredi, la diplomatie française s’est dite préoccupée par le sort réservé à la joueuse. « Nous sommes préoccupés par l’absence d’informations sur la situation de la joueuse de tennis Peng Shuai, qui inquiète la communauté internationale et les milieux sportifs », a rapporté le ministère des affaires étrangères dans un communiqué.

« Nous appelons les autorités chinoises à mettre en œuvre leurs engagements en matière de lutte contre les violences faites aux femmes, notamment au titre de la loi nationale contre les violences domestiques entrée en vigueur en 2016. »

Le patron de la WTA menace de retirer la Chine du circuit

Steve Simon, le patron de la WTA, qui gère le circuit professionnel féminin de tennis, a de son côté menacé de retirer de Chine les compétitions de tennis féminin, si Pékin ne tire pas l’affaire au clair.

« Nous sommes tout à fait prêts à retirer [de Chine] nos activités et à faire face à toutes les complications qui en découlent », a-t-il affirmé, jeudi, dans un entretien à la chaîne américaine CNN. « Parce que ce sont [des accusations de viol et que c’est] plus important que les affaires », a ajouté M. Simon.

Avant l’épidémie de Covid-19, la WTA organisait dix tournois chaque année en Chine (sur plus de soixante), notamment son Masters de fin de saison, le plus lucratif, à Shenzhen (sud du pays). Ces tournois étaient dotés au total de 30 millions de dollars (26,4 millions d’euros). Selon la revue américaine Sports Illustrated, la Chine représentait avant la pandémie un tiers des revenus de la WTA. Ce chiffre est cependant contesté par Steve Simon.

Aujourd’hui, la WTA vit d’ores et déjà sans présence en Chine. Par la force des choses : aucun tournoi de tennis n’y a eu lieu depuis deux ans pour cause de Covid-19 et les compétitions ne semblent pas près de revenir compte tenu des règles sanitaires strictes observées dans le pays.

Des doutes sur l’authenticité d’un courriel

Peng Shuai, âgée de 35 ans, a accusé sur les réseaux sociaux l’ancien vice-premier ministre chinois Zhang Gaoli – qui a été, de 2013 à 2018, l’un des sept hommes politiques les plus puissants de Chine – de l’avoir contrainte à une relation sexuelle il y a trois ans, avant d’en faire sa maîtresse.

Cette accusation avait été brièvement postée le 2 novembre sur le compte officiel Weibo, équivalent chinois de Twitter, de la joueuse. La Chine avait très vite bloqué toute référence à ce message.

Depuis, Zhang Gaoli n’a jamais réagi publiquement à ces accusations, et la chaîne d’Etat chinoise CGTN a dévoilé, mercredi, sur Twitter, la capture d’écran d’un courriel attribué à Peng Shuai, que la joueuse aurait envoyé à la direction de la WTA, et qui dément les accusations d’agression sexuelle.

Le contenu de ce message a soulevé des doutes quant à son authenticité : des utilisateurs de Twitter ont relevé qu’un curseur était visible sur le message diffusé par CGTN, un phénomène inexplicable pour une capture d’écran.

Un hashtag #WhereIsPengShuai

« Je ne crois pas du tout que ce soit la vérité », a commenté M. Simon sur CNN, qualifiant de « mise en scène » le courriel en question. « Si elle a été contrainte de l’écrire, si quelqu’un l’a écrit pour elle, nous ne le savons pas (…) mais tant que nous ne lui aurons pas parlé en personne nous ne serons pas rassurés », a dit le responsable de la WTA.

Interrogés à plusieurs reprises, les porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères ont dit tout ignorer de cette affaire qu’ils ont refusé de commenter, arguant qu’il ne s’agissait pas d’un dossier diplomatique.about:blankhttps://acdn.adnxs.com/dmp/async_usersync.html

Le mystère qui entoure le sort de la joueuse chinoise suscite de nombreuses réactions. Le hashtag #WhereIsPengShuai (« où est Peng Shua ») fleurit sur les réseaux sociaux et a été repris par de nombreuses personnalités dont la joueuse japonaise Naomi Osaka. L’Américaine Serena Williams a joint sa voix à cette mobilisation. « Ça doit faire l’objet d’une enquête et nous ne devons pas rester silencieux », a écrit la star du tennis mondial sur Twitter.

Les précédents du basket américain et du football anglais

Les déclarations de la WTA pourraient lui valoir des « représailles » de la part des autorités chinoises. C’est ce qu’il s’est produit par exemple au niveau de la diffusion télévisuelle pour la NBA, la ligue nord-américaine de basket, ou pour la Premier League, le championnat de football anglais.

La NBA avait perdu 200 millions de dollars (170,25 millions d’euros), lorsque Daryl Morey, alors manageur général des Houston Rockets, avait tweeté en 2019 son soutien aux manifestants à Hongkong.

La plate-forme sport de Tencent, groupe technologique chinois, ne diffuse plus les matchs de NBA des Boston Celtics, depuis qu’un de ses basketteurs, Enes Kanter, a qualifié le président Xi Jinping de « dictateur brutal » et condamné la politique chinoise au Tibet.

La Premier League a aussi été touchée lorsque l’ancien milieu d’Arsenal, Mesut Ozil, a condamné le traitement réservé aux Ouïgours, une ethnie musulmane du nord-ouest de la Chine.

Par Le Monde avec AFP

Congo-Disparition : le roi Makoko Auguste Nguempio inhumé à Mbé

août 2, 2021

Décédé le 8 juin dernier à Mbé à l’âge de 94 ans, le roi Makoko Auguste Nguempio a été porté en terre le 31 juillet dans l’intimité familiale. Un jour avant, la République lui a rendu un hommage au cours d’une cérémonie en présence du Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso.

Photo 1 : le Premier ministre à la cérémonie funèbre (crédit photo/ ADIAC)

L’hommage officiel de la République au roi Makoko Auguste Nguempio a été meublé par plusieurs séquences dont le mot de la famille lu par Michel Ngamani. Il a évoqué la reconnaissance du roi avant de mourir au président Denis Sassou N’Guesso qui a payé ses soins d’hospitalisation au Maroc.

Le porte-parole de la cour royale de Mbé, le prince Louis Nsalou, a salué la bienveillance du chef de l’État qui est resté constant dans « la dimension du grand intérêt » depuis le décès des rois Alphonse Nsalou, Pierre Mialami, Gaston Ngouayoulou.

Les troublions à la succession invités à se ranger dans le fourreau de la raison

Le porte-parole de la cour royale a reconnu que la question de la succession soulève par endroit la poussière de quelques ambitions. Mais ambition ne signifie nullement ambiguïté, dit-il. C’est pour cela que la cour royale appelle tous les usurpateurs et autres troublions à se ranger calmement et sans délai dans le fourreau de la raison, car ce n’est pas être vaincu que de se rendre à la raison. Le moment venu, et dans le respect des délais, procédures et critères ancestraux, la cour royale délibérera sur le sujet. A l’illustre disparu, le porte-parole a dit : « Tu nous laisses dans la paix et la paix était ton crédo. Combien de nuits n’as-tu pas consumées dans la recherche de la paix au Pool durement éprouvé dans les pays de Pangala. Rejoins-donc nos ancêtres dans la paix que tu sublimais tant. »

Photo 2 : la reine Ngalifourou et les membres de la cour royale (crédit photo/ ADIAC)

Pour sa part, le préfet du département du Pool, Georges Kilebé, a fait savoir que les filles et les fils de son entité administrative dont Mbé fait partie étaient attristés par la nouvelle de la disparition du roi Makoko Auguste Nguempio.

Dans l’oraison funèbre, le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, a rappelé que selon la tradition téké, le roi ne meurt pas, il va en pérégrination vers les ancestraux primordiaux et les esprits tutélaires tout en répandant ses bénédictions sur son peuple.

Que dire du roi Makoko Auguste Nguempio ?

Selon la chronique royale, Auguste Nguempio est né vers 1927 à Liko dans le district de Ngabé, où il passa son enfance du temps du roi Andibi. Il est le fils de Mounkala et de Mpanguele. A l’âge de la majorité, il migra à Brazzaville où il se fit embaucher pour quelques années dans les services municipaux. Libéré plus tard de toutes obligations d’agent public, il répond à l’appel des terres de ses origines et repart à Mbé où il servira en qualité de secrétaire du roi Nsalou. Il assumera ensuite les fonctions de chef du village de Mbé, avant d’accéder au trône à la mort de sa majesté Gaston Ngouayoulou en 2004.

Photo 3 : les dignitaires assis devant le catafalque du roi Makoko Auguste Nguempio (crédit photo/ ADIAC)

Les annales royales indiquent qu’après le roi Makoko Iloo 1er, qui signa le traité d’alliance avec Pierre Savorgnan de Brazza et qui régna pendant 18 ans, Auguste Nguempio est le second dans la longévité au trône, car il aura régné pendant 17 ans. Le roi Auguste Nguempio jouissait d’une grande estime au sein de sa communauté où il était perçu comme un gardien des traditions téké, un porteur de paix, un fin médiateur et un maître de la parole.

Pour Dieudonné Moyongo, la mort du roi Nguempio, c’est une bibliothèque qui vient de brûler, selon l’écrivain malien Amadou Hampâte Bâ. C’est un patrimoine vivant que le pays a perdu à jamais.

Photo 4 : le ministre d’État Florent Ntsiba (crédit photo/ ADIAC)

« Sa majesté Auguste Nguempio aura été durant tout son règne un homme de paix, se situant toujours au-dessus des clivages et prônant le dialogue. Puisse cette philosophie être le principal héritage qu’il nous laisse et la racine nourricière au sein de votre communauté. A toi Auguste Nguempio roi de Mbé, la République reconnaissante, par ma voix, t’adresse un suprême adieu », a conclu le ministre de la Culture.

Le roi Makoko Auguste Nguempio a laissé deux épouses, sept enfants et une nombreuse descendance. Son corps a été conservé en position assise devant le trône dans le sarcophage pendant cinquante-trois jours, avant l’enterrement le 31 juillet.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana, depuis Mbé

Plus de 113 morts et 110 disparus dans une crue en Afghanistan

août 1, 2021

Les inondations, provoquées par des pluies torrentielles, ont touché la province du Nouristan, dans le nord-est du pays. La plupart des habitations de la zone atteinte ont été détruites.

Les habitants d’un village sinistré du Nouristan (nord-est de l’Afghanistan) recherchent les victimes d’une coulée de boue, samedi 31 juillet 2021.
Les habitants d’un village sinistré du Nouristan (nord-est de l’Afghanistan) recherchent les victimes d’une coulée de boue, samedi 31 juillet 2021. UBIDULLAH ABID / AP

Cent treize personnes au moins ont péri dans des inondations provoquées par une crue éclair, laquelle s’est abattue dans la nuit de mercredi à jeudi sur la province du Nouristan, dans le nord-est de l’Afghanistan. Ce nouveau bilan, communiqué samedi 31 juillet, fait également état de 110 personnes qui demeurent portées disparues.

En outre, « 173 maisons ont été totalement détruites, ainsi que 10 commerces et 6 ponts », ainsi qu’a pu le rapporter Tamim Azimi, porte-parole du ministère afghan de la gestion des catastrophes. Un précédent bilan, établi vendredi, faisait alors état de 60 morts et de 180 disparus.

Le district de Kamdesh, où ont eu lieu les principaux dégâts, est une zone montagneuse et difficile d’accès. « La zone est sous le contrôle des talibans, (…) mais nous avons pu envoyer des équipes de secours avec celles du Croissant-Rouge afghan », a précisé M. Azimi, ajoutant que les opérations de recherches des disparus se poursuivaient.

Crues régulières

Les catastrophes de ce genre ne sont pas rares dans le pays et font de nombreuses victimes chaque année, en particulier dans les régions rurales, plus pauvres, où les maisons sont souvent fragiles et bâties dans des zones à risque. En août 2020 déjà, une crue avait fait une centaine de morts dans la ville de Charikar, la capitale de la province de Parwan, située à une soixantaine de kilomètres au nord de Kaboul. En avril 2014, ce sont plusieurs villages et champs du nord du pays qui avaient été balayés par des pluies torrentielles, lesquelles avaient englouti plusieurs milliers d’habitations et causé la mort d’au moins 80 personnes.

Dans ce pays appauvri par quarante ans de guerre, les opérations de sauvetage et d’acheminement de l’aide consécutives à une catastrophe naturelle sont souvent entravées par le manque d’équipements et d’infrastructures, à plus forte raison dans les zones isolées.

Cette catastrophe intervient alors que le gouvernement peine à contenir une offensive tous azimuts des talibans, qui se sont emparés de vastes zones rurales du pays ces trois derniers mois. L’Afghanistan, dont le système de santé reste extrêmement précaire malgré le soutien de donateurs étrangers, se trouve en outre confronté à une troisième vague de Covid-19.

Par Le Monde

Congo-Disparition : hommage au 17e roi Makoko Auguste Nguempio

juillet 31, 2021

Décédé le 8 juin dernier à Mbé à l’âge de 97ans, le roi Makoko Auguste Nguempio a été porté en terre le 31 juillet dans l’intimité familiale. Mais un jour avant, la République lui a rendu hommage au cours d’une cérémonie patronnée par le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso.

Dans son oraison funèbre, le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, a indiqué qu’après le Makoko Iloo 1er qui signa le traité d’alliance avec Pierre Savorgnan De Brazza et qui régna pendant 18 ans, Auguste Nguempio est le second en terme de longévité au trône, car il aura régné pendant 17 ans.

Dans ses rapports avec les autorités locales, le roi Nguempio a toujours fait preuve de tact. Il avait une grande capacité d’écoute, ce qui est le propre du sage éclairé par l’expérience de la vie. Il n’avait cessé d’entretenir une collaboration fructueuse avec les autorités publiques, notamment dans le traitement du dossier d’inscription du domaine royal de Mbé au patrimoine mondial de l’humanité, a expliqué le ministre Moyongo, souligant l’appui d’Auguste Nguempio dans la construction du palais royal.

« Sa Majesté Auguste Nguempio aura été durant tout son règne, un homme de paix, se situant toujours au-dessus des clivages et prônant toujours le dialogue. Puisse cette philosophie être le principal héritage qu’il nous laisse et la racine nourricière au sein de votre communauté. A toi Auguste Nguempio roi de Mbé, la République reconnaissante par ma voix, t’adresse un suprême adieu », a conclu le ministre de la Culture et des Arts.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana