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Congo-Disparition : le roi Makoko Auguste Nguempio inhumé à Mbé

août 2, 2021

Décédé le 8 juin dernier à Mbé à l’âge de 94 ans, le roi Makoko Auguste Nguempio a été porté en terre le 31 juillet dans l’intimité familiale. Un jour avant, la République lui a rendu un hommage au cours d’une cérémonie en présence du Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso.

Photo 1 : le Premier ministre à la cérémonie funèbre (crédit photo/ ADIAC)

L’hommage officiel de la République au roi Makoko Auguste Nguempio a été meublé par plusieurs séquences dont le mot de la famille lu par Michel Ngamani. Il a évoqué la reconnaissance du roi avant de mourir au président Denis Sassou N’Guesso qui a payé ses soins d’hospitalisation au Maroc.

Le porte-parole de la cour royale de Mbé, le prince Louis Nsalou, a salué la bienveillance du chef de l’État qui est resté constant dans « la dimension du grand intérêt » depuis le décès des rois Alphonse Nsalou, Pierre Mialami, Gaston Ngouayoulou.

Les troublions à la succession invités à se ranger dans le fourreau de la raison

Le porte-parole de la cour royale a reconnu que la question de la succession soulève par endroit la poussière de quelques ambitions. Mais ambition ne signifie nullement ambiguïté, dit-il. C’est pour cela que la cour royale appelle tous les usurpateurs et autres troublions à se ranger calmement et sans délai dans le fourreau de la raison, car ce n’est pas être vaincu que de se rendre à la raison. Le moment venu, et dans le respect des délais, procédures et critères ancestraux, la cour royale délibérera sur le sujet. A l’illustre disparu, le porte-parole a dit : « Tu nous laisses dans la paix et la paix était ton crédo. Combien de nuits n’as-tu pas consumées dans la recherche de la paix au Pool durement éprouvé dans les pays de Pangala. Rejoins-donc nos ancêtres dans la paix que tu sublimais tant. »

Photo 2 : la reine Ngalifourou et les membres de la cour royale (crédit photo/ ADIAC)

Pour sa part, le préfet du département du Pool, Georges Kilebé, a fait savoir que les filles et les fils de son entité administrative dont Mbé fait partie étaient attristés par la nouvelle de la disparition du roi Makoko Auguste Nguempio.

Dans l’oraison funèbre, le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, a rappelé que selon la tradition téké, le roi ne meurt pas, il va en pérégrination vers les ancestraux primordiaux et les esprits tutélaires tout en répandant ses bénédictions sur son peuple.

Que dire du roi Makoko Auguste Nguempio ?

Selon la chronique royale, Auguste Nguempio est né vers 1927 à Liko dans le district de Ngabé, où il passa son enfance du temps du roi Andibi. Il est le fils de Mounkala et de Mpanguele. A l’âge de la majorité, il migra à Brazzaville où il se fit embaucher pour quelques années dans les services municipaux. Libéré plus tard de toutes obligations d’agent public, il répond à l’appel des terres de ses origines et repart à Mbé où il servira en qualité de secrétaire du roi Nsalou. Il assumera ensuite les fonctions de chef du village de Mbé, avant d’accéder au trône à la mort de sa majesté Gaston Ngouayoulou en 2004.

Photo 3 : les dignitaires assis devant le catafalque du roi Makoko Auguste Nguempio (crédit photo/ ADIAC)

Les annales royales indiquent qu’après le roi Makoko Iloo 1er, qui signa le traité d’alliance avec Pierre Savorgnan de Brazza et qui régna pendant 18 ans, Auguste Nguempio est le second dans la longévité au trône, car il aura régné pendant 17 ans. Le roi Auguste Nguempio jouissait d’une grande estime au sein de sa communauté où il était perçu comme un gardien des traditions téké, un porteur de paix, un fin médiateur et un maître de la parole.

Pour Dieudonné Moyongo, la mort du roi Nguempio, c’est une bibliothèque qui vient de brûler, selon l’écrivain malien Amadou Hampâte Bâ. C’est un patrimoine vivant que le pays a perdu à jamais.

Photo 4 : le ministre d’État Florent Ntsiba (crédit photo/ ADIAC)

« Sa majesté Auguste Nguempio aura été durant tout son règne un homme de paix, se situant toujours au-dessus des clivages et prônant le dialogue. Puisse cette philosophie être le principal héritage qu’il nous laisse et la racine nourricière au sein de votre communauté. A toi Auguste Nguempio roi de Mbé, la République reconnaissante, par ma voix, t’adresse un suprême adieu », a conclu le ministre de la Culture.

Le roi Makoko Auguste Nguempio a laissé deux épouses, sept enfants et une nombreuse descendance. Son corps a été conservé en position assise devant le trône dans le sarcophage pendant cinquante-trois jours, avant l’enterrement le 31 juillet.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana, depuis Mbé

Plus de 113 morts et 110 disparus dans une crue en Afghanistan

août 1, 2021

Les inondations, provoquées par des pluies torrentielles, ont touché la province du Nouristan, dans le nord-est du pays. La plupart des habitations de la zone atteinte ont été détruites.

Les habitants d’un village sinistré du Nouristan (nord-est de l’Afghanistan) recherchent les victimes d’une coulée de boue, samedi 31 juillet 2021.
Les habitants d’un village sinistré du Nouristan (nord-est de l’Afghanistan) recherchent les victimes d’une coulée de boue, samedi 31 juillet 2021. UBIDULLAH ABID / AP

Cent treize personnes au moins ont péri dans des inondations provoquées par une crue éclair, laquelle s’est abattue dans la nuit de mercredi à jeudi sur la province du Nouristan, dans le nord-est de l’Afghanistan. Ce nouveau bilan, communiqué samedi 31 juillet, fait également état de 110 personnes qui demeurent portées disparues.

En outre, « 173 maisons ont été totalement détruites, ainsi que 10 commerces et 6 ponts », ainsi qu’a pu le rapporter Tamim Azimi, porte-parole du ministère afghan de la gestion des catastrophes. Un précédent bilan, établi vendredi, faisait alors état de 60 morts et de 180 disparus.

Le district de Kamdesh, où ont eu lieu les principaux dégâts, est une zone montagneuse et difficile d’accès. « La zone est sous le contrôle des talibans, (…) mais nous avons pu envoyer des équipes de secours avec celles du Croissant-Rouge afghan », a précisé M. Azimi, ajoutant que les opérations de recherches des disparus se poursuivaient.

Crues régulières

Les catastrophes de ce genre ne sont pas rares dans le pays et font de nombreuses victimes chaque année, en particulier dans les régions rurales, plus pauvres, où les maisons sont souvent fragiles et bâties dans des zones à risque. En août 2020 déjà, une crue avait fait une centaine de morts dans la ville de Charikar, la capitale de la province de Parwan, située à une soixantaine de kilomètres au nord de Kaboul. En avril 2014, ce sont plusieurs villages et champs du nord du pays qui avaient été balayés par des pluies torrentielles, lesquelles avaient englouti plusieurs milliers d’habitations et causé la mort d’au moins 80 personnes.

Dans ce pays appauvri par quarante ans de guerre, les opérations de sauvetage et d’acheminement de l’aide consécutives à une catastrophe naturelle sont souvent entravées par le manque d’équipements et d’infrastructures, à plus forte raison dans les zones isolées.

Cette catastrophe intervient alors que le gouvernement peine à contenir une offensive tous azimuts des talibans, qui se sont emparés de vastes zones rurales du pays ces trois derniers mois. L’Afghanistan, dont le système de santé reste extrêmement précaire malgré le soutien de donateurs étrangers, se trouve en outre confronté à une troisième vague de Covid-19.

Par Le Monde

Congo-Disparition : hommage au 17e roi Makoko Auguste Nguempio

juillet 31, 2021

Décédé le 8 juin dernier à Mbé à l’âge de 97ans, le roi Makoko Auguste Nguempio a été porté en terre le 31 juillet dans l’intimité familiale. Mais un jour avant, la République lui a rendu hommage au cours d’une cérémonie patronnée par le Premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso.

Dans son oraison funèbre, le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, a indiqué qu’après le Makoko Iloo 1er qui signa le traité d’alliance avec Pierre Savorgnan De Brazza et qui régna pendant 18 ans, Auguste Nguempio est le second en terme de longévité au trône, car il aura régné pendant 17 ans.

Dans ses rapports avec les autorités locales, le roi Nguempio a toujours fait preuve de tact. Il avait une grande capacité d’écoute, ce qui est le propre du sage éclairé par l’expérience de la vie. Il n’avait cessé d’entretenir une collaboration fructueuse avec les autorités publiques, notamment dans le traitement du dossier d’inscription du domaine royal de Mbé au patrimoine mondial de l’humanité, a expliqué le ministre Moyongo, souligant l’appui d’Auguste Nguempio dans la construction du palais royal.

« Sa Majesté Auguste Nguempio aura été durant tout son règne, un homme de paix, se situant toujours au-dessus des clivages et prônant toujours le dialogue. Puisse cette philosophie être le principal héritage qu’il nous laisse et la racine nourricière au sein de votre communauté. A toi Auguste Nguempio roi de Mbé, la République reconnaissante par ma voix, t’adresse un suprême adieu », a conclu le ministre de la Culture et des Arts.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

France-Disparition d’une randonneuse dans les Pyrénées : des ossements retrouvés

juillet 27, 2021

Des ossements humains ont été découverts dans les Pyrénées, rapporte « Le Figaro ». Ils pourraient appartenir à une randonneuse disparue à l’automne dernier.

La jeune femme avait entrepris en solitaire une randonnee dans le massif des Pyrenees. (Photo d'illustration)
La jeune femme avait entrepris en solitaire une randonnée dans le massif des Pyrénées. (Photo d’illustration)© ROSINE MAZIN / Mazin Rosine / Aurimages via AFP

Des ossements humains ont été découverts le 22 juillet, par un couple de randonneurs, dans les Pyrénées. Ils pourraient appartenir à une randonneuse de 37 ans, portée disparue en novembre dernier, indique Le Figaro dans un article publié mardi 27 juillet. La jeune femme avait entrepris une randonnée en solitaire dans le massif des Pyrénées, entre le Port de la Gléré et celui de Vénasque, situé sur la frontière franco-espagnole. Prénommée Esther Dingley, cette ressortissante britannique avait envoyé une dernière photo d’elle à son compagnon, le 22 novembre. Depuis, elle n’avait plus jamais donné signe de vie. Des analyses ADN et morphologiques sont en cours, afin de déterminer si ces ossements sont les siens.

Les restes humains ont été découverts dans le secteur de Benasque, côté espagnol, observe le média, qui cite la radio espagnole Huesca.

Un crâne humain a été retrouvé

« Après un ratissage minutieux de la zone, d’autres ossements ont été découverts. Toutefois, aucun vêtement ni aucune affaire n’ont été retrouvés dans le secteur », assure, auprès du Figaro, le colonel de gendarmerie Xavier Wargnier. Et si le corps n’a pas encore été identifié, plusieurs éléments suggèrent qu’il pourrait s’agir d’Esther Dingley, indique le site d’information. En effet, le secteur où les ossements se trouvaient correspond à l’itinéraire qu’aurait emprunté la randonneuse, lorsqu’elle a cessé de donner des nouvelles.

Aussi, « aucune autre disparition dans les environs n’a été signalée côté français et espagnol », abonde le colonel Wargnier auprès du même média. « Le crâne pourrait correspondre à celui d’Esther Dingley par la couleur et la longueur des cheveux », ajoutent plusieurs sources de l’enquête auprès de Huesca.

En France, la prudence est de mise

Côté français, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. Toujours auprès du Figaro, le colonel Wargnier indique que les ossements pourraient provenir d’un autre endroit. Ils « ont possiblement été déplacés récemment par des animaux », argue-t-il. Dans le cadre des investigations menées, les enquêteurs français ont pris contact avec la famille de la randonneuse disparue, afin que celle-ci leur remette une radio dentaire et un échantillon ADN correspondant à la jeune Britannique.

L’organisation LBT Global, qui s’évertue à prendre en charge les familles des disparus, a exigé, par le biais de Facebook, d’obtenir « des éclaircissements de toute urgence ». Comme le rappelle le journal, la mère d’Esther Dingley s’était rendue dans les Pyrénées, au cours du mois de juin, pour tenter de retrouver sa fille.

L’hypothèse d’un accident privilégiée

Dans cette enquête, aucune piste n’a jamais été exclue, même si l’hypothèse d’un accident est privilégiée par les enquêteurs. Une hypothèse à laquelle ne croit pas son compagnon, qui a parcouru plus de 1 000 kilomètres dans les Pyrénées, pour tenter de la retrouver.

« Bien que j’aie un profond respect pour les capacités et l’engagement des forces de police en France et en Espagne, c’est une opinion avec laquelle je ne peux plus être d’accord », a-t-il témoigné auprès de la BBC à la mi-juillet. « Esther portait un équipement de survie de haute qualité, elle avait tout ce dont elle avait besoin pour rester au chaud et au sec par temps bien pire que celui qu’elle avait connu », a-t-il jugé.

Et de poursuivre : « Les sentiers dans toute la région sont bien tracés et faciles à suivre, même dans l’obscurité. Le signal téléphonique était bon sur une grande partie de son itinéraire prévu, avec la zone sans signal à seulement quelques kilomètres de rayon. » Selon lui, « la recherche a maintenant été si longue et si intense que, en ce qui me concerne, la probabilité d’un accident est maintenant inférieure à la probabilité d’un acte criminel ».

Avec Le Point

Fortes inondations en Allemagne et en Belgique, au moins quarante-huit morts et de nombreux disparus

juillet 15, 2021

L’ouest de l’Allemagne est frappé par des pluies diluviennes, qui ont fait gonfler les rivières, ont arraché des arbres, inondé les routes et les maisons. Au moins six personnes ont également été retrouvées mortes dans l’est de la Belgique.

A Kordel (Rhénanie-Palatinat), en Allemagne, le 15 juillet.
A Kordel (Rhénanie-Palatinat), en Allemagne, le 15 juillet. SEBASTIAN SCHMITT / AP

Pluies diluviennes et inondations ont frappé jeudi 15 juillet plusieurs pays européens, l’Allemagne en particulier, et un nouveau bilan établi par la police et les services de secours des Etats touchés font état d’au moins 48 morts. L’est de la Belgique, où les intempéries ont fait au moins six morts, selon le dernier bilan, le Luxembourg et les Pays-Bas ont aussi subi d’importants dégâts.

  • Très lourd bilan en Allemagne

Mais c’est dans l’ouest de l’Allemagne que la situation était la plus préoccupante jeudi. Les pluies diluviennes ont fait gonfler les rivières, arraché des arbres, inondé routes et maisons, dont certaines se sont effondrées. Les secours tentent d’évacuer les sinistrés, dont beaucoup se sont réfugiés sur le toit des maisons. Mais de nombreux accès sont bloqués, compliquant les opérations. Les autorités ont appelé les habitants à rester chez eux si possible et à « se réfugier dans les étages supérieurs si nécessaire ». L’armée allemande va déployer 300 soldats dans les deux Länder les plus touchés pour participer aux opérations de sauvetage.about:

Le district d’Euskirchen, dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, est particulièrement touché avec, à lui seul, quinze morts, a précisé la police locale, ajoutant que « tous les corps n’avaient pas encore été retrouvés ». Le district d’Ahrweiler, en Rhénanie-Palatinat, déplore également 18 victimes, a rapporté la police de Coblence sur Twitter.

Le bilan pourrait encore s’alourdir. Ainsi, dans la commune de Schuld, au sud de Bonn, où six maisons en bord de rivière se sont effondrées, la police dénombre entre 50 et 60 disparus. Quatre personnes sont mortes dans cette localité où d’autres maisons menacent de s’écrouler, selon la police de Coblence (Rhénanie-Palatinat).

Angela Merkel s’est dite « bouleversée » par « la catastrophe que doivent endurer tant de personnes dans les zones inondées. Ma sympathie va aux familles des morts et des disparus »a tweeté, au nom de la chancelière allemande, le porte-parole Steffen Seibert« Nous n’avons jamais vu une telle catastrophe, c’est vraiment dévastateur », a déploré de son côté la ministre-présidente de Rhénanie-Palatinat, Malu Dreyer.

Armin Laschet, dirigeant de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et favori pour succéder à l’automne à la chancelière Angela Merkel, a annulé à la hâte une réunion de son parti en Bavière, dans le sud du pays, pour suivre la situation dans son Etat, le plus peuplé d’Allemagne. « La situation est alarmante », a déclaré au quotidien Bild M. Laschet, qui a visité, chaussé de bottes en caoutchouc, des localités inondées. La chef de file des Verts au Bundestag, Katrin Göring-Eckardt, a dit voir dans ce drame « les effets de la catastrophe climatique ». Ces intempéries sont un « appel au réalisme » : « C’est déjà là, c’est déjà là avec nous », a-t-elle regretté, appelant à un « changement urgent ».

  • Au moins six morts en Belgique, Liège en partie évacuée

Dans l’est de la Belgique, quatre corps ont été retrouvés jeudi par les secours venus en aide aux victimes des inondations dans l’arrondissement de Verviers, selon le procureur de cette ville, ce qui porte à au moins six morts le bilan des inondations liées aux pluies diluviennes qui ont frappé ces derniers jours, en particulier la Wallonie, dans le sud et l’est francophone.

Jeudi après-midi, les autorités de Liège (200 000 habitants) ont demandé aux riverains de la Meuse d’évacuer leurs habitations. Les villes de Theux, Pepinster ou encore Spa, situées près de Verviers, ont également été affectées.

Le réseau ferroviaire du pays, Infrabel, a annoncé qu’il suspendait jeudi le trafic dans la moitié sud du pays, compte tenu des risques pour les déplacements. Aucun train Thalys ne circulera entre Bruxelles et l’Allemagne jeudi, a par ailleurs rapporté sur son site la société gestionnaire de ces liaisons internationales.

  • Plan « intempéries » déclenché au Luxembourg

De son côté, le Luxembourg a déclenché le plan « intempéries ». De nombreuses maisons sont inondées partout dans le pays, et leurs habitants ont été évacués, selon les autorités.

Aux Pays-Bas, la province du Limbourg, bordée par l’Allemagne et la Belgique, a également déploré d’importants dégâts. La montée des eaux menace d’isoler la petite ville de Valkenburg, à l’ouest de Maastricht. Plusieurs axes, dont une autoroute très fréquentée, ont été fermés face au risque de crues de fleuves et rivières.

Avec Le Monde avec AFP

Congo-Disparition : décès à Mbé du roi Makoko

juin 8, 2021

Le roi Makoko né Auguste Nguempio est décédé ce 8 juin à Mbé, siège du royaume, à 96 ans, a-t-on appris de source proche de la Cour royale. Reconnu tel par le peuple téké, le Makoko était monté sur le trône le 16 octobre 2004 comme 17e roi, après le décès de son prédécesseur, Gaston Ngouayoulou. Dans la tradition téké, le roi et la reine Ngalifourou, gardienne du Nkwembali, incarnent un pouvoir traditionnel respecté de leurs sujets.

Avec Les Dépêches de Brazzaville

Congo/Disparition : des adieux à Christian Barros

juin 1, 2021

Les autorités ont fait le 1er juin à Pointe-Noire leurs adieux à Christian Barros, président de l’Union patronale et interprofessionnelle du Congo (UniCongo), décédé le 25 mai à l’âge de 74 ans dans le département du Kouilou.

Les trois ministres au sortir de l’église crédit photo: « Adiac »

Les membres du gouvernement en tête desquels le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, Firmin Ayessa, le ministre du Développement industriel et de la Promotion du secteur privé, Antoine Nicéphore Thomas Fylla Saint-Eude, le ministre des Zones économiques spéciales et de la Diversification économique, Emile Ouosso, les chefs d’entreprises, ainsi que d’autres hautes personnalités du pays ont rendu un dernier hommage au regretté président de l’UniCongo.

En effet,  Christian Barros était également président du conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale. Homme d’affaire aguerri, il a construit en République du Congo dans les années 1993, Codisco, l’une des plus grandes entreprises privées du pays, présente dans plusieurs domaines.

Spécialisée dans un premier temps dans la vente et distribution des produits de quincaillerie, bâtiment et construction, Codisco s’est agrandie et a ouvert, en 2000, le département froid et climatisation avec la vente, l’installation, la maintenance de toutes puissances en conditionnement d’air.      

Une année après, la société met en place une équipe entièrement dédiée à la désinsectisation, dératisation et la désinfection.  En 2013, le département technique de la société diversifie son activité à travers le développement de l’activité de plomberie. « Le destin a été trop cruel. Il avait encore beaucoup à faire, les Congolais avaient encore besoin de lui.  Nous ne t’oublierons jamais », ont dit ses collaborateurs rencontrés après la messe de requiem offficiée par Mgr Miguel en l’église Notre-Dame de la ville océane. La dépouille de Christian Barros quitte Pointe-Noire ce 2 juin pour être inhumée en France.

Avec Adiac-Congo par Hugues Prosper Mabonzo

Québec/Disparition de Solange Bergeron : enquête indépendante sur la police de Trois-Rivières

avril 2, 2021

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) passe au crible le travail de la police de Trois-Rivières dans le dossier de la disparition de Solange Bergeron, une femme de Victoriaville disparue depuis le 25 mars dernier.

Des recherches ont eu lieu sur terre et dans les airs dans le secteur où la voiture de Solange Bergeron a été trouvée. (Archives)

© Daniel Ricard/Radio-Canada Des recherches ont eu lieu sur terre et dans les airs dans le secteur où la voiture de Solange Bergeron a été trouvée. (Archives)

Dans un communiqué, le BEI indique que la même journée où la Sûreté du Québec a reçu le signalement de disparition, «une citoyenne de Trois-Rivières, qui aurait été dans le parc Laviolette, aurait remarqué au loin ce qui lui apparaissait comme une personne dans les eaux du fleuve Saint-Laurent. Après quelques minutes, elle aurait perdu de vue cette personne.»

La femme aurait plus tard contacté le Service de police de Trois-Rivières pour lui rapporter ce qu’elle a vu. «Après avoir discuté avec différents intervenants du Service de police de Trois-Rivières, on aurait répondu à la dame qu’il n’y avait pas motif à déplacer des intervenants d’urgence», poursuit le BEI.

Solange Bergeron mesure 1,64 mètre (5,4 pieds) pèse environ 54 kilogrammes (119 livres). Elle a les cheveux blonds et les yeux bleus.

© Fournie par la Sûreté du Québec (SQ) Solange Bergeron mesure 1,64 mètre (5,4 pieds) pèse environ 54 kilogrammes (119 livres). Elle a les cheveux blonds et les yeux bleus.

«Le BEI fera donc enquête sur le traitement de l’appel fait le 25 mars dernier auprès du Service de police de Trois-Rivières.»

Quatre enquêteurs du BEI ont été appelés sur les lieux pour faire la lumière sur cet événement.

Mercredi, le véhicule appartenant à la femme portée disparue à Victoriaville a été retrouvé aux abords du parc Laviolette à Trois-Rivières.

«Préoccupant», selon la famille

«C’est un nouvel élément d’enquête qui inquiète un peu la famille. C’est sûr que c’est préoccupant, mais de notre côté, on laisse la police faire, on laisse la police avancer», dit sa nièce, Marie-Pier Bergeron.

«On est déçu d’entendre ça, c’est certain. Est-ce qu’il a eu négligence ou pas? Ça, ce sera à déterminer par le Bureau des enquêtes indépendantes», poursuit-elle.

Elle affirme que la famille «se concentre plus sur les recherches du corps» pour le moment.

À la recherche de témoins

Par ailleurs, la Sûreté du Québec (SQ) est à la recherche de témoins potentiels permettant de faire avancer l’enquête sur cette disparition.

Le corps policier souhaite identifier «deux adolescentes ou jeunes adultes» assises sur un banc de parc près du fleuve le 25 mars dernier, vers 14 h 40.

«L’une d’entre elles portait des espadrilles sport de marque Under Armour dans les teintes de gris avec des accents blanc et rose», indique la SQ.

Toute personne qui détiendrait des informations concernant la disparition de Solange Bergeron ou des témoins potentiels peut communiquer, confidentiellement, à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Avec Radio-Canada par Sébastien St-Onge

Disparition d’Adam Thiam : le Mali perd un éditorialiste, mais aussi un poète

mars 19, 2021
Adam Thiam, journaliste malien et ancien directeur de la communication de la présidence malienne, est décédé du Covid-19 le 18 mars 2021.

Le journaliste malien Adam Thiam, auteur pour de nombreux titres de presse dont « Jeune Afrique », est mort du Covid-19 dans la nuit de jeudi 18 à vendredi 19 mars à l’âge de 61 ans. Directeur de la communication à la présidence malienne, il avait maintenu des liens d’amitié forts avec ses confrères.

Ces dernières semaines, nous étions nombreux à nous faire du souci pour Adam Thiam. Il était hospitalisé, atteint du Covid-19. Les nouvelles reçues ces jours derniers étaient un peu rassurantes cependant. Mais la « traîtresse faucheuse », comme il aimait lui-même à qualifier la mort, en a décidé autrement, arrachant à sa plume cet éditorialiste vedette, chroniqueur, poète, chercheur en sciences sociales.

« Une plume rare »

Né en 1954 à Kéniéba, dans la région de Kayes, Adam Thiam étudie au lycée Badala de Bamako avant de rallier l’Université de Dakar où il obtiendra, en 1978, une maîtrise en sciences humaines. Jusqu’à son décès, survenu dans la nuit du 18 mars 2021, il dirigeait la cellule communication et relations publiques de la présidence. En novembre 2019,  alors que la tête de cette cellule souffrait d’instabilité, Ibrahim Boubacar Keïta l’avait appelé à la rescousse. Celui qui a également été le porte-parole d’Alpha Oumar Konaré (2003-2005) lorsque ce dernier était le président de la Commission de l’Union africaine avait offert ses services à Dioncounda Traoré en 2013. Et quand Bah N’Daw a été nommé président de la transition, il a décidé de le maintenir à son poste.

LE MALI PERD UN DE SES ESPRITS LES PLUS BRILLANTS

À l’annonce du décès d’Adam Thiam, les premières réactions qui ont inondé les réseaux sociaux, au Mali et ailleurs, ont salué « une plume rare », « l’un des plus célèbres journalistes » du pays. « Avec la mort d’Adam Thiam, le Mali perd un de ses esprits les plus brillants », a notamment déploré Tiebilé Dramé, qui n’a pas manqué de rappeler les souvenirs qu’il garde comme une relique de leur amitié, depuis le lycée en passant par le Royaume-Uni, où Adam Thiam a acquis une spécialisation en sécurité alimentaire à la London School of Hygiene and Tropical médecine en 1984.

Mais c’est surtout au Républicain, fondé par Tiebilé Dramé en 1992, qu’il exercera avec le plus de talent son métier de journaliste, après l’éphémère aventure de Tarik-Hebdo. Ses éditoriaux – notamment « De quoi je me mêle » et « La chronique du vendredi » – avaient un succès monstre. Ils se singularisaient par leur profondeur et leur style très travaillé, sans verser pour autant dans une démonstration élitiste.

Diagnostic sans concession

Adam Thiam savait, avec un talent à nul autre pareil, dresser un diagnostic sans concession de notre présent, dans le sens où l’entend Michel Foucault. Aucun sujet constituant un enjeu structurant pour notre avenir n’échappait à la lucidité de cet intellectuel affable, qui savait autant émerveiller par sa culture que par son sourire. Il pouvait vous entretenir de politique et basculer tout à coup dans la musique, lui qui appréciait autant les chants du yéla des Toucouleurs que le blues touareg d’un Tinariwen. Avec toujours ce côté taquin qui le caractérisait, comme lorsqu’il avait proposé dans une chronique de supprimer les poches des uniformes des policiers régulant la circulation pour lutter contre le racket.

Celui que de nombreux confrères – et notamment l’auteur de ces lignes – appelaient « l’excellent Adam Thiam », jouissait d’une réputation qui ne s’est jamais démentie dans ce métier qu’il a notamment exercé en collaboration avec Jeune Afrique.

SON ENQUÊTE SUR L’AFFAIRE « AIR COCAÏNE » AVAIT EU UN ÉCHO RETENTISSANT

Ses interventions dans les médias internationaux étaient scrutées en ces temps troublés que nous vivons au Sahel, que ce soit sur RFI, la BBC, la Deutsche Welle ou Africable. Il en était de même pour ses enquêtes, telle celle qu’il avait menée sur l’affaire « Air Cocaïne », qui a eu un écho retentissant, et pour ses travaux de recherche, dont le remarquable Centre du Mali : enjeux et dangers d’une crise négligée (paru en 2017).

Son regard perçant et ses analyses toujours pertinentes manqueront à n’en pas douter dans les mois et les années qui viennent, tant sont grands et complexes les défis auxquels le pays est confronté en ces temps de transition.

Avec Jeune Afrique par Bokar à Bamako

France/Disparition de Delphine Jubillar : son téléphone portable s’est réactivé mardi soir

février 10, 2021

L’infirmière de 33 ans a mystérieusement disparu depuis la mi-décembre. L’enquête se poursuit.

Le téléphone portable de Delphine Jubillar s’est réactivé dans la soirée du mardi 9 février, a appris ce mercredi Le Figaro du parquet de Toulouse, confirmant une information du média Actu Toulouse . «Les investigations sont entreprises sur cette activation sous l’autorité des juges d’instruction co-saisis», nous précise le parquet.

Pour rappel, l’infirmière de 33 ans, mère de deux enfants, a mystérieusement disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Le mari de la jeune femme, Cédric Jubillar, assure avoir constaté son absence vers 4 heures du matin, après avoir été réveillé par les pleurs de l’un de ses enfants.

Contacté par Le Figaro, Maître Philippe Pressecq, l’avocat de deux cousines et quatre proches de Delphine Jubillar, estime qu’il faut «rester très prudent» et «laisser travailler les enquêteurs». La réactivation du téléphone lui inspire trois possibilités. «Soit elle est vivante et c’est un départ volontaire, soit elle est séquestrée, soit son téléphone a été volé», indique l’avocat.

Il y a un mois, un message «vide» posté sur un groupe Facebook par le profil de la jeune femme avait suscité de l’espoir. Mais cette piste n’avait rien donné, laissant plutôt penser à un «bug».

Avec Le Figaro par Guillaume Poingt