Posts Tagged ‘Disparus’

Turquie: une manifestation de mères de disparus réprimée par la police

août 25, 2018

Une manifestante est arrêtée par la police turque lors d’une manifestation à Istanbul le 25 août 2018 / © AFP / Hayri TUNC

La police turque a dispersé samedi une manifestation de mères à Istanbul à la mémoire de proches disparus dans les années 1980 et 1990 et interpellé près de 50 participants à ce 700e rassemblement hebdomadaire de protestation.

La police a eu recours à des canons a eau et à du gaz lacrymogène pour disperser la foule, selon un photographe de l’AFP.

Au moins 47 personnes ont été interpellées par la police et promptement acheminées vers des camionnettes à proximité, ont rapporté les médias locaux.

L’avocat turc Efkan Bolac a annoncé sur Twitter que ces personnes avaient été par la suite relâchées après avoir été interrogées par la police.

Des internautes ont noté sur les réseaux sociaux que l’une des dirigeantes du mouvement, une octagénaire nommée Emine Ocak, qui a été interpellée par la police, avait déjà été photographiée au cours d’une arrestation dans des circonstances similaires en 1997, deux ans après la disparition de son fils après qu’il eut été placé en garde à vue.

Chaque semaine depuis le 27 mai 1995, les « Mères du samedi » (Cumatesi Anneleri en turc) se rassemblent dans le centre-ville d’Istanbul à la mémoire de proches que le gouvernement aurait fait disparaître au cours de l’une des plus tumultueuses périodes de l’histoire de la Turquie.

Ces disparitions sont survenues à l’apogée de la rébellion des partisans du PKK réclamant l’autonomie des Kurdes dans le sud-est, une région majoritairement peuplée par cette minorité. Des dizaines de milliers de personnes sont mortes dans ce conflit qui a débuté en 1984 et se poursuit encore aujourd’hui.

La directrice de l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch en Turquie, Emma Sinclair-Webb, a déploré un « traitement honteux et cruel de familles réclamant la justice pour des crimes commis par l’Etat ».

Selon la police, la manifestation a été promue sur les réseaux sociaux par des comptes liés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), illégal en Turquie, et aucune autorisation n’a été demandée pour la manifestation, selon la police.

Les manifestations des « Mères du samedi » avaient été systématiquement dispersées par la police de 1999 à 2009 avant d’être tolérées sous haute surveillance. L’intervention policière de ce samedi est la première depuis plusieurs années.

Romandie.com avec(©AFP / (25 août 2018 19h22)

Tensions RDC/Ouganda: 12 pêcheurs congolais tués et des disparus

juillet 9, 2018

Goma (RD Congo) – Douze pêcheurs congolais ont été tués depuis jeudi et une dizaine d’autres sont portés disparus après des représailles lancées par des militaires ougandais sur le lac Édouard que la République démocratique du Congo et l’Ouganda se partagent, a annoncé lundi un responsable local congolais.

« Dans des représailles de l’armée ougandaise sur des pêcheurs non armés, le bilan provisoire est de douze morts et des disparus », a déclaré au téléphone à l’AFP le secrétaire exécutif adjoint du gouvernement provincial du Nord-Kivu (est), Muhindo Kyakwa.

« Les douze corps de nos compatriotes flottent encore sur les eaux du lac Édouard. Nous ne pouvons pas les récupérer car les patrouilles ougandaises tirent sur tout ce qui bouge sur le lac », a-t-il ajouté. Il y a en outre « plus d’une dizaine des pêcheurs disparus », a déclaré le responsable sans donner d’autres précisions.

En début d’après-midi, une délégation congolaise est arrivée à Kampala pour négocier avec des autorités ougandaises afin de faire cesser ces tensions sur le lac Édouard. M. Muhindo fait partie de cette délégation.

A la mi-juin, l’association des pêcheurs de Kyavinyonge avait régulièrement dénoncé des arrestations de ses membres par des patrouilles ougandaises qu’ils croisent sur le lac Édouard et qui leur font payer de fortes sommes avant toute libération.

Jeudi, dans des affrontements entre des patrouilles congolaise et ougandaise, quatre militaires et trois civils ougandais avaient trouvé la mort. En représailles, des militaires ougandais ont tiré samedi « à bout portant » sur des pêcheurs congolais qui se trouvaient sur le lac Édouard, selon un responsable officiel congolais et l’Association des pêcheurs de Kyavinyonge, village congolais de la rive du lac.

Les relations entre la RDC et l’Ouganda sont problématiques, les deux pays étant en désaccord sur le partage des ressources énergétiques du lac Édouard notamment où des accrochages se sont multipliés depuis le début de cette année.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juillet 2018 19h45)                                                        

Thaïlande: une vingtaine de disparus dans un naufrage au large de Phuket

juillet 5, 2018

Bangkok – Une vingtaine de personnes sont portées disparues après qu’un bateau de plongée avec 90 personnes à bord a chaviré au large de l’île touristique de Phuket en Thaïlande, ont annoncé jeudi les services de secours.

Le bateau a chaviré dans une mer agitée et « l’opération de sauvetage se poursuit », a annoncé un responsable des services de secours, basés à Bangkok.

Le bateau allait de Koh Racha à Phuket, dans le sud de la Thaïlande.

On ignorait dans un premier temps si les victimes étaient des touristes, mais Phuket attire de nombreux visiteurs étrangers.

Dans un autre accident, un yacht, appelé le Senerita, transportant 39 personnes a chaviré jeudi dans la même région, a annoncé le responsable.

Selon de premières informations, tous les passagers sont sains et saufs, mais le responsable n’a pu donner plus d’informations.

La Thaïlande est l’objet de l’attention des médias internationaux pour le sauvetage spectaculaire de douze enfants et de leur entraîneur de football piégés depuis 12 jours dans une grotte inondée dans le nord.

Romandie.com avec(©AFP / 05 juillet 2018 14h22)                                                        

Libye: trois bébés morts, une centaine de disparus dans un naufrage

juin 29, 2018

Des migrants emmenés dans une base navale à Tripoli après avoir été secourus en mer au large de la Libye, le 24 juin 2018 / © AFP / MAHMUD TURKIA

Les corps de trois bébés ont été repêchés et une centaine de personnes sont portées disparues après le naufrage vendredi d’une embarcation de migrants au large de la Libye, ont indiqué des rescapés et des garde-côtes.

Quelque 120 migrants, en majorité africains, étaient à bord d’un canot pneumatique au moment du naufrage survenu à six kilomètres des côtes libyennes, ont indiqué à l’AFP des rescapés conduits dans la région d’Al-Hmidiya, à 25 km à l’est de la capitale Tripoli.

Au total, 16 migrants ont été secourus et sont tous de jeunes hommes, a constaté le correspondant de l’AFP.

L’embarcation avait quitté avant l’aube la ville côtière libyenne de Garaboulli, à quelque 50 km à l’est de Tripoli, ont raconté des rescapés à l’AFP.

Quelques heures plus tard, une explosion s’est produite à bord du canot et le moteur a pris feu. L’embarcation a commencé à prendre l’eau et les migrants ont tenté de s’agripper à une partie de l’embarcation ou à des bidons de carburant tombés à l’eau.

Selon les garde-côtes, ils ont été aperçus par des pêcheurs qui ont alerté la marine.

D’après les témoignages, de nombreuses familles marocaines étaient à bord, ainsi que des Yéménites. Parmi les disparus figurent deux bébés et trois enfants de 4 à 12 ans, ainsi que 10 à 15 femmes.

La marine libyenne a secouru des centaines de migrants depuis un peu plus de dix jours.

Le 18 juin, cinq corps de migrants ont été récupérés et plus d’une centaine de personnes secourues après le naufrage de leur embarcation au large de la Libye.

Et le 24 juin, près de 1.000 migrants, qui étaient en difficulté à bord de canots pneumatiques, ont été secourus au large de la Libye alors qu’ils tentaient de traverser la Méditerranée pour atteindre l’Europe.

La Libye est un pays de destination et de transit vers les côtes européennes pour des milliers de migrants africains.

Des centaines d’entre eux meurent tous les ans en traversant dans des conditions extrêmes la Méditerranée vers l’Italie, depuis les côtes libyennes, profitant de l’instabilité politique de ce pays.

Romandie.com avec(©AFP / 29 juin 2018 15h31)

Italie/Un petit immeuble s’effondre près de Naples: huit disparus

juillet 7, 2017

Des secouristes cherchent des disparus après l’effondrement d’un immeuble à Torre Annunziata, près de Naples, en Italie, le 7 juillet 2017 / © AFP / Renato Esposito

Les secouristes continuaient vendredi de fouiller les décombres à mains nues, et sous un soleil de plomb, à la recherche de huit disparus dans l’effondrement d’un petit immeuble à Torre Annunziata, au pied du Vésuve, ont annoncé les pompiers italiens.

Selon les médias, les voisins n’ont entendu aucune explosion, seulement le grondement de l’effondrement, quand deux des quatre étages de l’immeuble se sont écroulés vers 6H30 (4H30 GMT).

Des témoins ont évoqué le passage d’un train de marchandises sur la voie ferrée longeant le bâtiment juste avant l’effondrement, d’autres des travaux de rénovation en cours dans les étages inférieurs, mais aucune piste n’était privilégiée pour l’instant. Le parquet de Torre Annunziata a ouvert une enquête.

Une trentaine de pompiers ainsi que des dizaines de volontaires et des proches des disparus fouillaient les décombres. Les pompiers ont annoncé que deux des leurs avaient été légèrement blessés pendant les fouilles.

Selon les déclarations du maire de la commune à la presse, les disparus sont un couple et leurs enfants de 8 et 11 ans, un autre couple et leur fils de 25 ans ainsi qu’une femme de 65 ans qui vivait seule.

Les secouristes s’arrêtaient régulièrement, pour l’instant en vain, pour faire silence afin d’entendre d’éventuels appels à l’aide. Des équipes cynophiles étaient également sur place pour rechercher les disparus.

Par mesure de sécurité, la circulation sur la voie ferrée a été interrompue.

Romandie.com avec(©AFP / 07 juillet 2017 15h34)                

Crues massives dans le sud du Japon: six morts, 20 disparus

juillet 6, 2017

Une rue d’Asakura au Japon, ravagée par des crues gigantesques, le 6 juillet 2017 / © AFP / Kazuhiro NOGI

Les pluies d’une ampleur sans précédent ont provoqué des crues gigantesques jeudi dans le sud-ouest du Japon, où au moins six personnes ont péri et 20 sont portées disparues.

Les cours d’eau en furie ont emporté des routes et maisons et détruit des écoles. Des milliers de soldats et sauveteurs ont bataillé toute la journée de jeudi pour parvenir jusqu’aux personnes bloquées par les torrents ou menacées par des glissements de terrain, selon le gouvernement.

« Nous nous trouvons dans une situation très grave », a déclaré le vice-Premier ministre, Taro Aso, en mettant en garde contre de nouveaux glissements de terrain.

Les provinces de Fukuoka et Oita, sur Kyushu, la plus méridionale des quatre îles principales de l’archipel nippon, à quelque 900 km de Tokyo, ont reçu 540 mm de pluie en 24 heures par endroits. Ces précipitations sont une fois et demie ce qui y est habituellement constaté au mois de juillet, en pleine saison des pluies, et elles ont de plus trouvé un sol déjà gorgé d’eau par le passage d’un typhon en début de semaine.

Des pluies abondantes devraient continuer de s’abattre sur la région dans la nuit et sur la journée de vendredi, selon l’Agence japonaise de météorologie.

Les autorités ont néanmoins pu dans la journée de jeudi lever les avertissements dits « spéciaux » de fortes précipitations tout en maintenant des niveaux d’alerte plus faibles.

Selon Kyodo, quatre personnes sont mortes dans la ville d’Asakura dans la préfecture de Fukuoka et deux autres à Hita, dans la préfecture d’Oita.

« Une vingtaine de personnes sont portées disparues », a annoncé le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, précisant que quelque 7.800 policiers, sauveteurs et soldats avaient été déployés dans les zones affectées.

– ‘Accroche-toi!’ –

Parmi les disparus, un enfant a été vu emporté par une rivière en crue et on était sans nouvelles d’un couple dont la maison a été balayée par les flots.

Des images de la télévision montraient des cours d’eaux gonflés de grosses vagues envahissant des zones résidentielles, saccageant les routes et inondant les terres agricoles.

Ryoichi Nishioka, qui cultive des fleurs à Asakura, a tenté en vain de sauver ses plantations de la montée des eaux. « J’ai essayé de les couvrir mais n’y suis pas parvenu », a-t-il raconté à l’AFP. « Puis les tourbillons d’eau ont inondé la zone et emporté les serres ».

M. Nishioka, 67 ans, a aussi raconté comment il avait pendant une partie de la nuit soutenu le moral d’un homme accroché à un poteau pour échapper au déferlement d’eau boueuse. « Il n’y avait plus d’électricité alors je l’ai éclairé depuis l’étage avec une lampe torche et lui ai crié des encouragements pendant trois heures de 21H00 à minuit ». « Je lui disais +Accroche-toi ! Accroche-toi ! ». Il a été finalement secouru, s’est félicité M. Nishioka.

Un vieil homme du quartier de Haki à Asakura a vu ses meubles flotter çà et là dans sa maison inondée. « Je les ai évités et suis sorti, poussé par le courant », a-t-il raconté à la NHK.

Ailleurs, un pont ferroviaire a été détruit par la rivière Kagetsu en crue, interrompant la circulation des trains, a indiqué un porte-parole de la compagnie de chemin de fer.

De nombreuses autres lignes de la région ont connu des retards ou ont cessé de fonctionner en raison des fortes pluies, tandis que les établissements scolaires étaient fermés, selon les responsables locaux et les médias.

Romandie.com avec(©AFP / 06 juillet 2017 21h06)                

Incendie d’une tour à Londres: toujours des dizaines de disparus

juin 16, 2017

Des pompiers sur une grande échelle inspectent les décombres de la tour Grenfell à Londres le 16 juin 2017 / © AFP / Chris J Ratcliffe

Le décompte macabre des victimes de l’incendie d’une tour de logement sociaux à Londres n’est pas terminé, ont averti les secours et la police, alors que des dizaines de personnes étaient encore portées disparues vendredi et que la colère gronde chez les survivants.

Dix-sept corps ont pour l’instant été retrouvés, dont onze à l’intérieur de l’immeuble, qui n’ont pas pu encore être identifiés, a expliqué le chef de la police métropolitaine, Stuart Cundy.

Incapable de donner le nombre de personnes disparues, il a dit espérer que cela n’atteigne pas « un nombre à trois chiffres ». Près de 600 personnes habitaient dans cet immeuble de 120 appartements

Selon les médias britanniques, 70 manqueraient à l’appel.

« Ce serait un miracle de retrouver des survivants », a déclaré la cheffe des pompiers Dany Cotton. Quant à leur identification, elle risque d’être longue et difficile, avec un risque qu’elle ne soit jamais possible, a dit M. Cundy en raison de la chaleur dégagée par le brasier.

Trois jours après le déclenchement de l’incendie, dans la nuit de mardi à mercredi, l’immeuble de 24 étages continuait de dégager de la fumée, et ses niveaux les plus élevés restaient inaccessibles aux pompiers en raison de l’instabilité des sols.

Autour de la tour, des dizaines de personnes angoissées étaient à la recherche de leurs proches disparus. La colère aussi était palpable, alors que les mises en garde des habitants contre le danger d’un incendie ont été ignorées pendant des années.

Mis en cause aussi, le revêtement récemment installé l’an dernier sur la façade, qui aurait favorisé la propagation de l’incendie.

Selon le quotidien The Times, le recours à ce revêtement est proscrit aux États-Unis pour les immeubles dépassant 12 mètres de haut.

Le gouvernent a ordonné l’ouverture d’une enquête publique pour faire la lumière sur les raisons de la catastrophe.

« Il y a eu un gros problème ici, un problème dramatique », a déclaré vendredi le ministre des Communautés Sajid Javid, ajoutant que des inspections de bâtiments similaires allaient avoir lieu et qu’une attention particulière allait être portée aux revêtements.

« Nous devons faire tout ce qu’il faut pour mettre les personnes qui vivaient ici en sécurité », a-t-il encore dit, affirmant que les habitants de l’immeuble incendié allait être relogés à Londres, alors que les rescapés ont passé leur deuxième nuit dans des structures temporaires mises en place par les associations locales.

La Première ministre Theresa May a été vivement critiquée pour ne pas avoir rencontré les habitants du quartier lors de sa visite la veille. La reine Elizabeth II s’est rendue sur place vendredi matin, saluant les secouristes et les résidents.

Jeudi, le maire de Londres Sadiq Khan avait été pris à partie. « Combien d’enfants sont morts? Qu’est-ce que vous allez faire », lui a lancé un enfant hissé sur les épaules de sa mère. « C’est une colère justifiée », a estimé M. Khan.

– Première victime nommée –

Alors que la raison de l’incendie demeurait inconnue, le Times a relaté que c’est l’explosion d’un réfrigérateur dans un appartement du 4e étage qui pourrait l’avoir déclenché. Le résident aurait alerté les pompiers et prévenu ses voisins, avec qui il serait sorti de l’immeuble.

Pour le moment, seule une victime a été nommée. Il s’agit de Mohammed Alhajali, un réfugié syrien de 23 ans qui vivait au 14e étage et étudiait l’ingénierie civile à la West London University. Son frère aîné, qui était avec lui, a survécu et est hospitalisé.

« Mohammed avait entrepris un voyage dangereux pour fuir la guerre et la mort en Syrie, avant d’y être confronté ici, au Royaume-Uni, dans son propre foyer. Mohammed est venu dans ce pays pour sa sécurité et le Royaume-Uni a échoué à le protéger », a déclaré l’association Campagne pour la solidarité avec la Syrie.

Le sinistre, qui vient frapper un pays déjà endeuillé par plusieurs attentats, a entraîné un vaste élan de solidarité : plus de 2,5 millions de livres ont été récoltées en faveur des victimes, tandis que les dons de vêtements et de nourriture affluaient. Le gouvernement a lui annoncé le déblocage du fonds d’urgence pour les catastrophes.

« ça fait 23 ans que j’habite dans cette tour et je ne me suis jamais senti en sécurité », a confié Soran Karimi, 31 ans, en recevant l’AFP dans un immeuble en face du Grenfell. « Les alarmes incendie ne fonctionnaient pas », a-t-il affirmé, se disant « très en colère ». « Ici vit la classe ouvrière, des gens d’origines différentes, auxquels on ne prête pas attention ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2017 14h58)                

Hôtel dévasté en Italie: 15 morts et 14 disparus, premières funérailles

janvier 24, 2017

Farindola (Italie) – Trois corps sans vie ont été découverts mardi dans les décombres de l’hôtel dévasté par une avalanche en Italie, portant le bilan à 15 morts et 14 disparus alors que les premières funérailles étaient célébrées.

« Nous ne nous arrêterons pas de chercher tant que nous n’aurons pas la certitude qu’il n’y a plus personne » sous les décombres, a déclaré à la presse Luigi D’Angelo, un responsable de la Protection civile. « On creuse encore dans le cœur de la structure, la zone entre les cuisines, le bar et le hall. Nous allons continuer jusqu’à ce que nous ayons trouvé tout le monde ».

Après l’espoir suscité par la découverte vendredi de neuf survivants, qui avaient tenu 48 heures dans le froid, et lundi matin de trois chiots vivants, les secouristes ont commencé un morne décompte: une femme retrouvée morte lundi après-midi, deux hommes dans la soirée, trois personnes dans la nuit, deux autres mardi matin et encore un homme à la mi-journée…

A Farindola, à quelques kilomètres en contre-bas de l’hôtel, plusieurs dizaines de personnes ont participé mardi matin, sous la pluie, aux funérailles d’Alessandro Giancaterino, le maître d’hôtel dont le corps avait été l’un des premiers retrouvés.

Agé de 42 ans, il était le frère de l’ancien maire de la commune, Massimiliano Giancaterino, longtemps soupçonné d’avoir reçu des pots-de-vin pour signer les permis de construire nécessaires à la restructuration de l’hôtel il y a 10 ans.

Les obsèques de Gabriele D’Angelo, un serveur de 31 ans, étaient pour leur part prévues dans l’après-midi à Penne, là commune voisine où les secours ont installé leur quartier général.

Mardi à la mi-journée, ce QG a d’ailleurs vu le départ précipité d’une équipe de secouristes alpins participer aux recherches après le crash d’un hélicoptère qui évacuait un blessé de la station de ski de Campo Felice, dans un massif montagneux voisin.

Parallèlement aux recherches, la justice, qui a ouvert une enquête pour homicides involontaires, cherchait à déterminer si la catastrophe de l’hôtel aurait pu être évitée et établir d’éventuelles responsabilités.

Lors d’une conférence de presse lundi, la procureure de Pescara, Cristina Tedeschini, a relevé « un manque d’efficacité et des interférences » dans les communications le jour du drame, tout en précisant qu’il était trop tôt pour assurer qu’une meilleure organisation aurait pu sauver des vies.

Romandie.com avec(©AFP / 24 janvier 2017 14h04)      

Iran/Téhéran : de nombreux blessés après l’effondrement d’un immeuble, en direct à la télévision

janvier 19, 2017

Le bâtiment de quinze étages s’est effondré alors que les pompiers y combattaient un incendie. Les occupants ont pu être évacués à temps, mais des dizaines de soldats du feu étaient encore à l’intérieur, rendant le bilan encore incertain.

70 personnes ont été blessées, dont 45 pompiers, et des dizaines de personnes sont portées disparues après l’effondrement d’un immeuble, jeudi matin à Téhéran. La tour de quinze étages s’est écroulée alors que des pompiers intervenaient pour tenter d’y éteindre un incendie. Le nombre exact de personnes portées disparues est encore inconnu.

L’incendie s’est déclaré au 9e étage du bâtiment, avant de se propager jusqu’au dernier étage. Selon l’agence de presse semi-officielle Fars, les flammes étaient visibles à plusieurs kilomètres de là. Des dizaines de camions de pompiers et d’ambulances ont été dépêchés sur place afin de gérer les flammes et les blessés, tandis que la police a fait évacuer le quartier de crainte que des fuites de gaz causent des explosions.

C’est au bout de quatre heures d’incendie que l’immeuble s’est écroulé dans un grand nuage de poussières, en direct sous les yeux des médias iraniens qui évoquaient le sujet. L’effondrement a piégé plusieurs dizaines de pompiers. «Je pense qu’il y a de 45 à 50 personnes qui sont encore à l’intérieur» estime Ali, l’un des pompiers qui participent au déblaiement de la structure, sans certitude.

Un pompier iranien dans les décombres du Plasco Building le 19 janvier 2017. AFP PHOTO / STR

Un pompier iranien dans les décombres du Plasco Building le 19 janvier 2017. AFP PHOTO / STR Crédits photo : STR/AFP

Construit en 1962, le Plasco Building est l’un des premiers gratte-ciel de la capitale iranienne. Il avait été construit par l’homme d’affaires Habibollah Elghanian. De confession juive, il avait été condamné à mort après la révolution islamique de 1979 en raison de ses liens présumés avec Israël.

On trouvait notamment dans l’immeuble un centre commercial et des ateliers de confection de vêtements. «Nous avons à plusieurs reprises mis en garde les responsables de l’immeuble» contre la fragilité du bâtiment, a indiqué Jalal Maleki, porte-parole des pompiers, qui regrette que les normes de sécurité n’aient pas été mieux respectées. Il met en cause notamment

Lefigaro.fr par Diane Berger avec AFP, AP et Reuters Agences

Les disparus du football ivoirien

novembre 27, 2015

joueurs

 
A Abidjan, les jeunes joueurs Sidick Camara et Christian Nougbele s’entraînent pour le championnat amateur ivoirien en rêvant aux grands clubs internationaux. Crédits : SIA KAMBOU/AFP
Dans son classement 2015, l’Observatoire du football a placé la Côte d’Ivoire au onzième rang mondial et au troisième rang africain des pays exportateurs de joueurs. Abidjan se montre fier de ce classement. Mais derrière ce beau tableau sportif se cache l’anxiété de familles sans nouvelles de leurs enfants, partis à l’aventure.

Safiatou Bamba soupire longuement. Dans le coin de la maison à Koumassi, dans le sud d’Abidjan, elle a les yeux rivés sur le portrait photo de son fils de 17 ans, Souleymane Konaté. Surnommé Carlos Solo, en référence à l’ancien international brésilien Roberto Carlos, ce gaucher aux frappes pures, selon ses proches, était promis à un bel avenir.

« En juin 2014, il est parti en Europe. Il m’a dit qu’il deviendrait professionnel, son rêve. Mais les choses n’ont pas été ainsi et, deux mois après, il s’est retrouvé à Pattaya, en Thaïlande, je ne sais pas comment. Depuis, plus de contact », raconte Bamba en essuyant ses larmes. Cette veuve de 57 ans a remué ciel et terre, joint des amis de son fils. Mais personne ne sait ce qu’il est devenu.

Un drame que partage Gilbert Kossounou, à Yopougon-Port-Bouët II, à l’ouest d’Abidjan. Ce fonctionnaire de 62 ans a perdu, en avril, la trace de son neveu, Fabrice Kossounou, 20 ans. « Son manager était en contact avec un club turc et nous en avions la garantie avant l’embarquement. A ma grande surprise, depuis son arrivée en Turquie, je ne l’ai jamais eu au téléphone. Je n’aurais pas dû le laisser partir, regrette Gilbert, malgré une faible lueur d’espoir en juin. Un ami du manager m’a affirmé que mon neveu était maintenant en Moldavie. Je ne sais même pas sur quel continent se trouve ce pays. »

Responsabilité des parents

« Il faut que les parents arrêtent de pleurnicher, tranche Yves Mimi, vice-président d’Ivoire Sport Promotion, une structure d’encadrement de football de jeunes. Ils sont responsables à 80 % de la situation. En réalité, ils utilisent le football comme moyen de migrer en Europe et en Asie, mais les choses tournent mal. » L’homme révèle que, cette année, son centre a déjà été confronté à un cas de parents qui avaient chacun payé la somme de 3,8 millions francs CFA (5 800 euros) à un agent.

Ce dernier a réussi à réunir vingt footballeurs. Il a ensuite abandonné ses « clients » à Prague. Un autre s’est enfui, se débarrassant de jeunes talents en Tunisie, après avoir encaissé 1,8 million de francs CFA (2 700 euros) de chacune des familles. Celles-ci sont aujourd’hui sans nouvelles de leurs enfants.

L’Observatoire du football a enregistré le transfert de 370 joueurs ivoiriens, ce qui classe le pays des champions d’Afrique 2015 à la troisième place des pays africains exportateurs de joueurs, derrière le Nigeria (596 joueurs) et le Sénégal (377 joueurs), mais devant le Cameroun (366 joueurs) et le Ghana (365 joueurs). Un classement approuvé par la Fédération ivoirienne de football (FIF), qui le publie avec satisfaction sur son site Internet. Pourtant, ses dirigeants, qui sont régulièrement alertés sur des cas de jeunes footballeurs « disparus », ne semblent pas avoir pris la mesure du problème.

Aucun recensement officiel des disparus n’est établi, et ces infortunés ne sont pas comptés dans les 370 transferts officiels de l’Observatoire du football. A croiser les plaintes reçues par la Fédération ivoirienne et les avis de professionnels ivoiriens du ballon rond, plus d’une centaine de jeunes talents empruntent chaque année des filières parallèles, dans l’espoir de décrocher un contrat professionnel en Europe de l’Est ou en Asie. Une partie de ceux-là, la moitié murmure-t-on à Abidjan, cesse de donner des nouvelles et sont à considérer comme des « disparus ». Eric Kacou, chef du département communication à la FIF, se justifie : « Des parents ont expliqué leur souci à la fédération, mais le mal était déjà fait. Heureusement que nous avons ici des agents chargés de ces questions. Ils procèdent par pédagogie, écoutent et expliquent que la FIF n’a aucun pouvoir de coercition sur les agents fautifs. »

Faille dans le système de transferts internationaux

Le départ des joueurs, bien souvent mineurs, par les filières parallèles est savamment organisé par des agents qui utilisent une faille du système de transferts internationaux, le TMS (Transfer Matching System) institué par la FIFA et appliqué par les fédérations. « Sous prétexte d’envoyer un jeune “en prêt” dans un club étranger, explique M. Kacou, une demande de délivrance du Certificat international de transfert est adressée à la fédération par le club concerné. La fédération s’exécute et le tour est joué. »

Dans bon nombre de cas, ajoute-t-il, les agents appâtent directement les parents, parce que la réglementation de la FIFA donne la primauté à l’autorité parentale pour les joueurs âgés de moins de 18 ans. Et une fois l’accord reçu des parents, ils « migrent » avec les joueurs dans un autre pays africain, souvent en Afrique du Nord, où ils obtiennent des certificats de transfert en accord avec un club, sans être sous contrat avec celui-ci. Ce qui leur permet ensuite d’obtenir le visa vers l’Europe ou l’Asie. « Cette pratique-là, affirme M. Kacou, est la plus nocive. »

Les agents, unanimement pointés du doigt, se défaussent. « Ce que l’on oublie, c’est que nous payons toujours les billets aller et retour de nos joueurs pour aller faire les tests, réagit Martial Hugues Critié, agent de joueur et intermédiaire pour Worldwide Sport Consulting and Management. Comment se fait-il qu’après une évaluation le joueur refuse de revenir ? La question se pose là : dans leur pays, ces jeunes ne parviennent pas s’intégrer. Ils souffrent de l’absence d’une vraie politique sportive capable de les inciter à revenir chez eux. Ils s’accrochent au football pour migrer. Nous ne pouvons pas tenir la culotte de chaque joueur parti à l’essai. »

Martial Hugues Critié précise que les certificats de transfert ne sont pas demandés par les agents de joueurs, mais par les clubs, qui transmettent les requêtes à la Fédération. Et que les dossiers sont ensuite traités entre fédérations. Dès lors, les disparitions, ajoute-t-il, « cela ne nous concerne pas ».