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Mousson meurtrière en Inde: le bilan s’alourdit à 159 morts, des dizaines de disparus

juillet 25, 2021
Mousson meurtriere en Inde: le bilan s'alourdit a 159 morts, des dizaines de disparus
Mousson meurtrière en Inde: le bilan s’alourdit à 159 morts, des dizaines de disparus© AFP/INDRANIL MUKHERJEE

Le bilan des inondations et des glissements de terrain provoqués par les fortes pluies de mousson en Inde s’est alourdi à 159 morts dimanche, selon les autorités, les sauveteurs recherchant toujours des dizaines de disparus.

La côte ouest du pays est arrosée de précipitations torrentielles depuis jeudi et les services météorologiques indiens ont mis en garde contre de nouvelles averses au cours des prochains jours.

Dans le seul État du Maharasthra, 149 personnes ont perdu la vie, dont plus de 40 dans un glissement de terrain qui a frappé jeudi le village de Taliye, au sud de Bombay, la principale place financière du pays.

« De nombreuses personnes ont été emportées par les eaux alors qu’elles tentaient de s’enfuir » lorsque le glissement de terrain s’est produit, a déclaré à l’AFP un villageois, Jayram Mahaske, dont des proches sont restés bloqués.

Un autre habitant, Govind Malusare, a confié que le corps de son neveu avait été retrouvé dans les décombres de la maison familiale qui a été emportée. Mais sa mère, son frère et sa belle-soeur manquent toujours à l’appel.

Record de précipitations

Le glissement de terrain a abattu des dizaines de maisons en quelques minutes, ne laissant debout que deux structures en béton et coupant l’alimentation en électricité, ont indiqué des habitants. Les sauveteurs fouillaient la boue et les débris à la recherche d’une centaine de personnes toujours portées disparues.

Dans le district de Satara, affecté par des inondations et des glissements de terrain, 28 corps ont été découverts, portant à 41 le bilan des morts.

« La pluie, les inondations, l’eau, ce n’est pas nouveau pour la population, mais cette fois ce qui est arrivé était inimaginable, les gens n’ont même pas pu sauver leurs biens en raison de la montée rapide des eaux », a déclaré à la presse le chef du gouvernement de l’Etat du Maharashtra Uddhav Thackeray après avoir visité dimanche la ville de Chiplun, au sud de Bombay.

Dans certaines parties de la ville de Chiplun, le niveau de l’eau a atteint près de six mètres jeudi, après 24 heures de pluies ininterrompues qui ont submergé routes et habitations.

Huit patients d’un hôpital local accueillant des malades du Covid-19 seraient morts suite à un arrêt des respirateurs dû à une coupure de courant.

Quelque 230.000 personnes ont été évacuées dans l’ensemble de l’Etat du Maharashtra.

Dans l’État voisin de Goa, une femme s’est noyée, a déclaré le gouvernement de l’État à l’agence Press Trust of India, dans ce que le ministre en chef Pramod Sawant a qualifié de « pires inondations depuis 1982 ».

Ajit Roy, un responsable du nord de Goa, a indiqué que la décrue s’était amorcée dans cette zone et que les personnes évacuées avaient commencé à revenir.

Dans les plaines côtières du Maharashtra et de Goa, le niveau des eaux est resté cependant élevé après que les rivières sont sorties de leur lit. Des habitants terrifiés sont montés sur les toits et les étages supérieurs pour échapper aux eaux.

Plus au sud, dans l’État du Karnataka, le bilan est passé de trois à neuf morts dans la nuit, et quatre autres personnes sont portées disparues, selon les autorités.

Mer d’Arabie

Inondations et glissements de terrain sont fréquents en Inde pendant la saison de la mousson (juin-septembre), qui voit souvent des bâtiments anciens s’effondrer après des jours de pluie ininterrompue.

Certains experts estiment que sous l’effet du réchauffement climatique, ces précipitations sont de plus en plus intenses.

Le climatologue Roxy Mathew Koll, qui travaille pour l’Institut indien de météorologie tropicale, a expliqué qu’une conséquence des bouleversements climatiques était le réchauffement de la mer d’Arabie.

La hausse des températures de l’eau fait que l’air, plus chaud, retient un taux plus élevé d’humidité, ce qui a tendance à générer des précipitations plus abondantes.

Il a précisé qu’une station météo à Mahabaleshwar, au sud de Bombay, avait enregistré vendredi 594 millimètres de précipitation, un record depuis le début des relevés il y a un siècle.

Par ailleurs, neuf personnes ont été tuées et trois grièvement blessées dimanche par des chutes de rochers sur leur véhicule dans le district montagneux de Kinnaur district dans l’Etat de l’Himachal Pradesh. L’éboulement n’a pas été causé par les pluies de mousson, selon les autorités.

Par Le Point avec AFP

Coulée de boue au Japon: deux morts, 20 disparus

juillet 3, 2021

Deux personnes sont présumées mortes et une vingtaine d’autres sont portées disparues après une coulée de boue provoquée par des pluies torrentielles samedi dans le centre du Japon.

Une photo tirée d'une vidéo prise par un habitant et distribuée par l'agence de presse japonaise Jiji montre, le 3 juillet 2021 à Atami, dans le centre du Japon, la coulée de boue qui a emporté plusieurs maisons et fait au moins 19 disparus

© Handout Une photo tirée d’une vidéo prise par un habitant et distribuée par l’agence de presse japonaise Jiji montre, le 3 juillet 2021 à Atami, dans le centre du Japon, la coulée de boue qui a emporté plusieurs maisons et fait au moins 19 disparusUGC: images des suites d'un glissement de terrain dans le centre du Japon

© Fournis par AFP UGC: images des suites d’un glissement de terrain dans le centre du Japon

« Sous l’action de pluies torrentielles, le terrain a cédé et la coulée est partie » du haut d’une rivière dans la ville côtière d’Atami, a précisé le gouverneur du département de Shizuoka, Heita Kawakatsu, aux journalistes. 

« Elle a balayé maisons et habitants sur son passage », coupant une route nationale, a-t-il ajouté. 

Pour ce qui est du bilan humain, « deux personnes sont en état d’arrêt cardio-respiratoire », a-t-il déclaré, utilisant le terme employé dans le pays avant la confirmation d’un décès par un médecin, et une vingtaine d’autres sont toujours portées disparues après le glissement de terrain qui s’est produit vers 10H30 locales (01H30 GMT).

Vue générale des dégâts après la coulée de boue qui a touché la ville de Atami dans le département du Shizuoka, le 3 juillet 2021

© CHARLY TRIBALLEAU Vue générale des dégâts après la coulée de boue qui a touché la ville de Atami dans le département du Shizuoka, le 3 juillet 2021

Des images diffusées par la télévision nippone montraient les torrents de boue détruisant des bâtiments à Atami, tandis que des habitants tentaient de se mettre à l’abri.

« J’ai entendu un bruit horrible et j’ai vu une coulée de boue dévaler la pente alors que les sauveteurs demandaient aux habitants d’évacuer. Alors j’ai couru » pour gagner un endroit plus élevé, a déclaré à la chaîne de télévision publique

« Quand je suis revenu, les maisons et les voitures qui étaient devant le temple avaient disparu », a-t-il raconté.

– « Niveau d’alerte maximum » –

Le Premier ministre nippon Yoshihide Suga a annoncé que les services d’urgence et les Forces d’auto-défense japonaises (nom officiel de l’armée) avaient lancé des opérations de sauvetage et d’évacuation, soulignant que davantage de pluies torrentielles étaient attendues.

« Nous devons être au niveau d’alerte maximum », a-t-il déclaré lors d’une réunion d’urgence.

La ville d’Atami a reçu vendredi et samedi 313 mm de pluie en 48 heures, selon la NHK – alors qu’elle enregistre en moyenne chaque année environ 240 mm pour l’ensemble du mois de juillet.

Cette station balnéaire située à environ 90 kilomètres au sud-ouest de Tokyo est connue pour ses sources d’eau thermale.

Plus de 2.800 foyers de la région étaient privés d’électricité, selon la compagnie d’électricité Tepco.

La circulation du Shinkansen, le train à grande vitesse japonais, a été temporairement suspendue entre Tokyo et Osaka (Ouest) à cause des fortes pluies, et d’autres trains ont également été stoppés, selon les sites des compagnies ferroviaires.

Une grande partie du Japon est actuellement en pleine saison des pluies, ce qui provoque souvent inondations et glissements de terrain, incitant les autorités locales à lancer des ordres d’évacuation.

Selon les scientifiques, le phénomène est accentué par le changement climatique car une atmosphère plus chaude retient davantage d’eau, accroissant le risque et l’intensité des précipitations extrêmes.

En 2018, les inondations dans l’ouest du Japon avaient tué plus de 200 personnes.

Avec AFP par nf-kaf-mac/ras/ia

Huit migrants morts, 12 disparus, éjectés d’un bateau par des passeurs près de Djibouti

octobre 4, 2020

Huit migrants, des Ethiopiens, sont morts et 12 autres sont portés disparus après que des passeurs les ont éjectés d’un bateau au large des côtes de Djibouti, a déclaré à Nairobi une porte-parole de l’Office international des migrations (OIM), une agence des Nations unies.

«Selon des témoins survivants, que l’OIM a secourus, trois passeurs ont violemment poussé des jeunes hommes et des jeunes femmes hors du bateau qui était alors en pleine mer», a dit cette porte-parole, Yvonne Ndege

Par Le Figaro avec AFP

                                                  

Mali: cinq morts et des disparus dans l’attaque d’un village

février 17, 2020

 

Cinq civils ont été tués lundi dans l’attaque d’un village du centre du Mali par des assaillants armés venus à motos, a-t-on appris auprès de plusieurs sources locales. Un gendarme a été tué lors d’une autre attaque contre un poste de péage, selon le ministre de la communication. «Le village de Guemeto-Terely, dans la commune de Sangha, a été attaqué entre 17 heures et 18 heures. L’attaque a duré presque deux heures et le bilan est de cinq morts et d’une vingtaine de personnes disparues», a déclaré un habitant s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. «Les assaillants étaient sur une quarantaine de motos, tous armés. Ils ont brûlé des greniers, pillé les stocks de céréales, tué cinq personnes et sont partis avec des bovins», a déclaré un autre habitant. Une source sécuritaire a indiqué que ce village, situé à quelque 80 km de la frontière avec le Burkina Faso, avait été pris «sous le feu» d’assaillants, sans donner de bilan.

Le maire de Sangha, Aly Dolo, a pointé du doigt des membres de la communauté peul. «Ils ont incendié des vivres, des animaux et des cases, des greniers et des hangars», a-t-il dit, sans que rien ne permette toutefois de corroborer indépendamment le caractère communautaire de l’attaque. «Un premier avion (de l’armée) est venu faire une reconnaissance. Plus tard, un autre est venu, mais il n’y a pas eu d’affrontement entre l’armée et les assaillants», a-t-il ajouté. Un poste de péage à la sortie de la localité de Bla, également dans le centre, a par ailleurs été «attaqué par des individus armés sur des motos» lundi, a indiqué sur Twitter le ministre de la communication, Yaya Sangaré, en faisant état d’un «bilan provisoire d’un gendarme tué» et d’un blessé.

Tourbillon de violences

Le centre du Mali est pris dans un tourbillon de violences depuis 2015 et l’apparition d’un groupe djihadiste emmené par le prédicateur peul Amadou Koufa, qui a largement recruté parmi sa communauté et rejoint le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance djihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaïda. Les affrontements se sont multipliés entre les Peuls, majoritairement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, qui pratiquent essentiellement l’agriculture. Une trentaine d’hommes armés avaient donné l’assaut et semé la mort dans la nuit de jeudi à vendredi dans le village d’Ogossagou, également dans le centre, où 160 Peuls avaient déjà été massacrés en mars 2019. Trente-et-un villageois ont cette fois été tués, selon le gouvernement.

Outre ces exactions et représailles communautaires, le Mali est en proie à une poussée djihadiste qui, partie du nord, a atteint le centre du pays puis le Burkina et le Niger voisins. Quelque 500 civils ont été tués dans le centre rien qu’en 2019, année la plus mortelle pour les civils depuis 2012, selon Human Rights Watch.

Par Le Figaro avec AFP

Canada/Accident de motoneige au Québec: un Canadien mort, cinq touristes français disparus

janvier 22, 2020

Un des engins a percé la glace sur une rivière, mardi soir, dans une zone «hors piste», au nord de Québec.

L'accident est survenu mardi en début de soirée au Canada lors d'une randonnée en motoneige. (illustration)
L’accident est survenu mardi en début de soirée au Canada lors d’une randonnée en motoneige. (illustration) Rosine Mazin/Photononstop

Un guide canadien est mort et cinq touristes français qui participaient à une randonnée en motoneige dans le nord du Québec sont portés disparus après que la glace a cédé sous le poids de plusieurs engins dans un secteur non balisé, a annoncé la police mercredi.

L’accident est survenu mardi en début de soirée dans la région du lac Saint-Jean, lors d’une balade en motoneige avec un guide et huit touristes français qui a viré au drame.

La police a été alertée par deux des touristes qui venaient de récupérer l’un des leurs dans les eaux glacées. Son engin avait percé la glace alors qu’ils traversaient une zone «hors piste» sur une rivière se jetant du lac Saint-Jean, à environ 225 km au nord de la ville de Québec, a précisé à l’AFP un porte-parole de la Sûreté du Québec, Hugues Beaulieu.

Cinq Français portés disparus

La police et l’armée ont immédiatement été appelées en renfort. Elles ont secouru le guide de l’expédition, un Québécois de 42 ans qui était lui aussi tombé dans l’eau, mais l’homme est mort dans la nuit à l’hôpital, selon la même source. «Cinq touristes français manquent toujours à l’appel», a indiqué le porte-parole.

Huit plongeurs de la Sûreté du Québec sont arrivés sur place en début de matinée pour participer aux recherches et tenter de retrouver d’éventuels survivants.

Le porte-parole n’écarte pas la possibilité que ces cinq touristes aient pu trouver refuge dans un chalet pendant la nuit, même si cette hypothèse est «assez improbable» selon lui. «Ce secteur ne faisait pas partie d’un sentier balisé, ils étaient en hors piste», a précisé le porte-parole.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Dernier hommage en mer aux disparus de «La Minerve»

septembre 15, 2019

 

Un dernier hommage a été rendu dimanche aux 52 marins de La Minerve, en pleine mer, au large des côtes varoises, à l’aplomb du site où l’épave de ce sous-marin militaire disparu en 1968 avait été enfin retrouvée, le 21 juillet. «L’émotion était présente, intense, mais tout s’est parfaitement passé», a témoigné Hervé Fauve auprès de l’AFP, à l’issue de cette cérémonie totalement fermée à la presse et au public: «Au total, nous étions 260 proches des disparus, représentant 36 des familles touchées», a précisé Hervé Fauve, fils du commandant de La Minerve.

Embarqués à bord du porte-hélicoptères Tonnerre, les familles des sous-mariniers disparus ont pu approcher la sépulture marine, à quelque 45 kms de Toulon, là où l’épave de La Minerve repose depuis plus d’un demi-siècle, brisée en trois morceaux. Samedi c’est un hommage à terre qui avait été organisé en souvenir du drame de La Minerve, au monument national des sous-mariniers de Toulon, à la Tour Royale, après une messe en l’église Saint-Jean-Bosco.

Le 27 janvier 1968, La Minerve avait coulé en quatre minutes seulement, lors d’une mission de routine. Malgré les opérations de secours aussitôt entreprises, il aura donc fallu plus de cinquante ans pour repérer enfin l’épave, gisant par 2.370 m de fond, au large de la rade de Toulon. L’épave avait finalement été localisée par le navire américain Seabed Constructor et ses drones, après une première cartographie des fonds marins établie par l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Dernier hommage en mer aux disparus de «La Minerve»

septembre 15, 2019

 

Un dernier hommage a été rendu dimanche aux 52 marins de La Minerve, en pleine mer, au large des côtes varoises, à l’aplomb du site où l’épave de ce sous-marin militaire disparu en 1968 avait été enfin retrouvée, le 21 juillet. «L’émotion était présente, intense, mais tout s’est parfaitement passé», a témoigné Hervé Fauve auprès de l’AFP, à l’issue de cette cérémonie totalement fermée à la presse et au public: «Au total, nous étions 260 proches des disparus, représentant 36 des familles touchées», a précisé Hervé Fauve, fils du commandant de La Minerve.

Embarqués à bord du porte-hélicoptères Tonnerre, les familles des sous-mariniers disparus ont pu approcher la sépulture marine, à quelque 45 kms de Toulon, là où l’épave de La Minerve repose depuis plus d’un demi-siècle, brisée en trois morceaux. Samedi c’est un hommage à terre qui avait été organisé en souvenir du drame de La Minerve, au monument national des sous-mariniers de Toulon, à la Tour Royale, après une messe en l’église Saint-Jean-Bosco.

Le 27 janvier 1968, La Minerve avait coulé en quatre minutes seulement, lors d’une mission de routine. Malgré les opérations de secours aussitôt entreprises, il aura donc fallu plus de cinquante ans pour repérer enfin l’épave, gisant par 2.370 m de fond, au large de la rade de Toulon. L’épave avait finalement été localisée par le navire américain Seabed Constructor et ses drones, après une première cartographie des fonds marins établie par l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Turquie: une manifestation de mères de disparus réprimée par la police

août 25, 2018

Une manifestante est arrêtée par la police turque lors d’une manifestation à Istanbul le 25 août 2018 / © AFP / Hayri TUNC

La police turque a dispersé samedi une manifestation de mères à Istanbul à la mémoire de proches disparus dans les années 1980 et 1990 et interpellé près de 50 participants à ce 700e rassemblement hebdomadaire de protestation.

La police a eu recours à des canons a eau et à du gaz lacrymogène pour disperser la foule, selon un photographe de l’AFP.

Au moins 47 personnes ont été interpellées par la police et promptement acheminées vers des camionnettes à proximité, ont rapporté les médias locaux.

L’avocat turc Efkan Bolac a annoncé sur Twitter que ces personnes avaient été par la suite relâchées après avoir été interrogées par la police.

Des internautes ont noté sur les réseaux sociaux que l’une des dirigeantes du mouvement, une octagénaire nommée Emine Ocak, qui a été interpellée par la police, avait déjà été photographiée au cours d’une arrestation dans des circonstances similaires en 1997, deux ans après la disparition de son fils après qu’il eut été placé en garde à vue.

Chaque semaine depuis le 27 mai 1995, les « Mères du samedi » (Cumatesi Anneleri en turc) se rassemblent dans le centre-ville d’Istanbul à la mémoire de proches que le gouvernement aurait fait disparaître au cours de l’une des plus tumultueuses périodes de l’histoire de la Turquie.

Ces disparitions sont survenues à l’apogée de la rébellion des partisans du PKK réclamant l’autonomie des Kurdes dans le sud-est, une région majoritairement peuplée par cette minorité. Des dizaines de milliers de personnes sont mortes dans ce conflit qui a débuté en 1984 et se poursuit encore aujourd’hui.

La directrice de l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch en Turquie, Emma Sinclair-Webb, a déploré un « traitement honteux et cruel de familles réclamant la justice pour des crimes commis par l’Etat ».

Selon la police, la manifestation a été promue sur les réseaux sociaux par des comptes liés au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), illégal en Turquie, et aucune autorisation n’a été demandée pour la manifestation, selon la police.

Les manifestations des « Mères du samedi » avaient été systématiquement dispersées par la police de 1999 à 2009 avant d’être tolérées sous haute surveillance. L’intervention policière de ce samedi est la première depuis plusieurs années.

Romandie.com avec(©AFP / (25 août 2018 19h22)

Tensions RDC/Ouganda: 12 pêcheurs congolais tués et des disparus

juillet 9, 2018

Goma (RD Congo) – Douze pêcheurs congolais ont été tués depuis jeudi et une dizaine d’autres sont portés disparus après des représailles lancées par des militaires ougandais sur le lac Édouard que la République démocratique du Congo et l’Ouganda se partagent, a annoncé lundi un responsable local congolais.

« Dans des représailles de l’armée ougandaise sur des pêcheurs non armés, le bilan provisoire est de douze morts et des disparus », a déclaré au téléphone à l’AFP le secrétaire exécutif adjoint du gouvernement provincial du Nord-Kivu (est), Muhindo Kyakwa.

« Les douze corps de nos compatriotes flottent encore sur les eaux du lac Édouard. Nous ne pouvons pas les récupérer car les patrouilles ougandaises tirent sur tout ce qui bouge sur le lac », a-t-il ajouté. Il y a en outre « plus d’une dizaine des pêcheurs disparus », a déclaré le responsable sans donner d’autres précisions.

En début d’après-midi, une délégation congolaise est arrivée à Kampala pour négocier avec des autorités ougandaises afin de faire cesser ces tensions sur le lac Édouard. M. Muhindo fait partie de cette délégation.

A la mi-juin, l’association des pêcheurs de Kyavinyonge avait régulièrement dénoncé des arrestations de ses membres par des patrouilles ougandaises qu’ils croisent sur le lac Édouard et qui leur font payer de fortes sommes avant toute libération.

Jeudi, dans des affrontements entre des patrouilles congolaise et ougandaise, quatre militaires et trois civils ougandais avaient trouvé la mort. En représailles, des militaires ougandais ont tiré samedi « à bout portant » sur des pêcheurs congolais qui se trouvaient sur le lac Édouard, selon un responsable officiel congolais et l’Association des pêcheurs de Kyavinyonge, village congolais de la rive du lac.

Les relations entre la RDC et l’Ouganda sont problématiques, les deux pays étant en désaccord sur le partage des ressources énergétiques du lac Édouard notamment où des accrochages se sont multipliés depuis le début de cette année.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juillet 2018 19h45)                                                        

Thaïlande: une vingtaine de disparus dans un naufrage au large de Phuket

juillet 5, 2018

Bangkok – Une vingtaine de personnes sont portées disparues après qu’un bateau de plongée avec 90 personnes à bord a chaviré au large de l’île touristique de Phuket en Thaïlande, ont annoncé jeudi les services de secours.

Le bateau a chaviré dans une mer agitée et « l’opération de sauvetage se poursuit », a annoncé un responsable des services de secours, basés à Bangkok.

Le bateau allait de Koh Racha à Phuket, dans le sud de la Thaïlande.

On ignorait dans un premier temps si les victimes étaient des touristes, mais Phuket attire de nombreux visiteurs étrangers.

Dans un autre accident, un yacht, appelé le Senerita, transportant 39 personnes a chaviré jeudi dans la même région, a annoncé le responsable.

Selon de premières informations, tous les passagers sont sains et saufs, mais le responsable n’a pu donner plus d’informations.

La Thaïlande est l’objet de l’attention des médias internationaux pour le sauvetage spectaculaire de douze enfants et de leur entraîneur de football piégés depuis 12 jours dans une grotte inondée dans le nord.

Romandie.com avec(©AFP / 05 juillet 2018 14h22)