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Québec/Trois-Rivières: Les disponibilités des déménageurs se font rares pour le 1er juillet

mars 21, 2021

Trois-Rivières — Trouver un déménageur pour le 1er juillet est une épreuve que peu de gens pourront réussir dans les prochaines semaines. La majorité des entreprises de déménagement affiche déjà complet pour cette date, certains mêmes depuis plusieurs mois.

Plusieurs déménageurs affichent déjà complet pour le 1er juillet.

© ARCHIVES: SYLVAIN MAYER Plusieurs déménageurs affichent déjà complet pour le 1er juillet.

«Ça fait longtemps que c’est complet pour le 1er juillet. On a commencé à prendre les réservations au mois d’octobre, alors c’est complet!», indique Dominique Pilotte, adjointe administrative chez Bel-Mar Express.

Au moment d’écrire ces lignes, il fallait choisir entre le 21 juin ou le 6 juillet. Ce sont les deux dates les plus proches de la grande journée du déménagement chez Bel-Mar Express. Le constat est le même chez déménagement Valois et déménagement Martel Express.

«On a commencé les réservations le 8 mars, et on a tout rempli la journée même», confirme Audrey Diamond, adjointe administrative chez Martel Express. Encore là, les prochaines disponibilités sont le 5 juillet.

On constate également que cette année est particulièrement occupée et on se dit même «surpris» à certains égards de la vitesse à laquelle se remplit l’agenda.

Dans certains cas, la pandémie de COVID-19 a obligé les entreprises de déménagement à revoir leurs plages horaires à la baisse, en raison des mesures sanitaires.

Il y a également tout le défi de recrutement qui représente des embûches. Il faut des bras, certes, mais également des conducteurs pour les camions.

«En raison du manque de personnel, on a un peu moins de camions sur la route. C’est vraiment au niveau des conducteurs que c’est difficile à recruter. Pour les aides-déménageurs, ça va quand même bien», souligne Dominique Pilotte de Bel-Mar Express.

L’Office de la protection du consommateur propose sur son site web une série de mesures à prendre concernant le déménagement: comment choisir son déménageur, l’évaluation des coûts, les assurances, le contrat, quoi faire en cas de bris… (https://www.opc.gouv.qc.ca/consommateur/bien-service/habitation-renovation/demenagement/). On propose même une liste de vérification pour bien se préparer au jour J.

Si les déménageurs sont déjà complets pour le 1er juillet, il est encore possible actuellement de louer des camions de déménagement sur différents sites de location.

Si vous comptez entreposer vos meubles, il faudra également faire vite, car les places s’envolent rapidement. Chez Hop! Entrepôt mobile, déjà 95% des espaces disponibles sont remplis, mais on pourrait rapidement augmenter l’offre s’il y a une forte demande.

«Il nous reste quelques places, mais je dirais que l’entreposage et le déménagement c’est pas mal booké. On essaie de trouver des trous, mais ça devient de plus en plus difficile», souligne Alexia Bédard, copropriétaire de l’entreprise qui compte plus de 250 entrepôts.

«On a eu plus d’achalandage qu’à l’habitude à cause de la COVID», note-t-elle.

Un casse-tête de plus

Déménager sera un véritable casse-tête pour plusieurs et des craintes se manifestent déjà dans des organismes comme InfoLogis Mauricie, un organisme communautaire de défense des droits des locataires et de promotion du logement social.

«C’est compliqué. La problématique est assez répandue, ne serait-ce que de trouver un logement c’est problématique. La situation est assez préoccupante, malheureusement, il n’y a pas vraiment de service qui existe en ce sens. […] Il n’y a pas d’organismes communautaires qui offrent de l’aide au déménagement, surtout pas en temps de pandémie», souligne Carol-Ann Côté, coordonnatrice d’InfoLogis Mauricie.

Chez InfoLogis Mauricie, il n’y a pas de ressource disponible pour permettre ce genre de service d’aide au déménagement. Par contre, on est en mesure de constater que le besoin est tangible.

«C’est clairement un problème. Ce que l’on dénote, c’est que les compagnies de déménagement sont bookées. Il n’y a plus vraiment de disponibilité pour le 1er juillet et les tarifs ont explosé. On parle même jusqu’à 450 $ de l’heure pour déménager!»

Avant de déménager, il faudrait toutefois être en mesure de trouver un logement.

«La situation actuelle en fait de logement est préoccupante au niveau de la disponibilité. On a hâte de voir ce que ça va donner le 1er juillet, mais j’ai quelques inquiétudes par rapport à ça. J’ai l’impression que ça va être chaotique. Ça l’avait été l’an passé et j’ai l’impression de ça va être encore pire cette année», a conclu Carol-Ann Côté

Avec  Audrey Tremblay – Le Nouvelliste .

Covid : une étude 100 % africaine pour tester les traitements disponibles

novembre 24, 2020
Un employé prend la température des passagers débarquant d'un vol d'Ethiopian Airlines à l'aéroport international N'Djili de Kinshasa le 15 août 2020.

Alors que la plupart des études cliniques en cours se concentrent sur les formes graves de Covid, Anticov, lancée dans 13 pays du continent, cible les manifestations légères. Et va tester des médicaments déjà sur le marché pour plus de rapidité.

C’est un constat – parfois un regret, voire un cri d’alarme – souvent effectué par les chercheurs et professionnels de santé d’un bout à l’autre du continent : face au coronavirus comme dans bien d’autres domaines, l’Afrique n’est pas assez présente dans les efforts de recherche et les essais cliniques.

Comme le rappelait encore récemment la spécialiste en maladies infectieuses Monique Wasunna, il ne s’agit pas seulement d’affirmer la qualité des chercheurs africains et leur volonté de participer au travail collectif, mais il s’agit aussi d’efficacité : la façon dont une maladie se répand au sein d’une population donnée dépend de nombreux facteurs locaux qu’il est difficile, voire impossible, de prendre en compte dans le cadre de tests menés à l’autre bout de la planète.

Excellente nouvelle

C’est pourquoi l’annonce, faite ce 24 novembre, du lancement d’un grand essai clinique mené sur 19 sites répartis dans 13 pays du continent (Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Ghana, Guinée, Guinée équatoriale, Kenya, Mali, Mozambique, Ouganda, RDC et Soudan) est, a priori, une excellente nouvelle.

Baptisé Anticov, ce programme de recherche sera mené conjointement par plusieurs institutions coordonnées par l’initiative Médicaments contre les maladies négligées (DNDi) et bénéficiera du soutien de l’Organisation mondiale de la santé et de l’Union européenne, ainsi que de financements allemands, suédois et suisses.

La forme choisie est originale et intéressante à plus d’un titre et mérite quelques explications. Premier point : Anticov est une plateforme d’essai « adaptative ». Cette technique, utilisée contre le cancer, consiste à tester simultanément plusieurs traitements et à supprimer rapidement ceux qui semblent inefficaces ou à ajouter de nouveaux médicaments au programme s’ils semblent porteurs d’espoir. Le but étant d’être le plus rapide et réactif possible.

Viser les formes modérées

Deuxième originalité : le programme se focalise sur les formes légères et modérées de la maladie, alors que jusqu’alors, la majorité des tests menés à travers le monde ciblait les manifestations les plus graves du Covid. Celles qui mettent en danger la vie des patients.

La logique est ici encore celle de l’efficacité et de l’adaptation au contexte africain : en visant les formes précoces et peu graves de la maladie, on évitera qu’elles ne deviennent plus sévères et nécessitent une hospitalisation et engorgeraient des systèmes de santé souvent fragiles.

DES ANTIRÉTROVIRAUX DÉJÀ UTILISÉS CONTRE LE VIH TESTÉS

Troisième point : le principe de l’étude est de tester en priorité des médicaments dits « reconvertis », c’est-à-dire déjà disponibles sur le marché et utilisés pour traiter d’autres maladies telles que le cancer, le VIH, le paludisme, l’hépatite C ou certaines infections parasitaires.

L’idée est ici encore de viser l’efficacité, le pragmatisme et la rapidité, car si l’étude permet de démontrer le potentiel de certains de ces produits, ils pourront être rapidement utilisés à grande échelle puisqu’ils sont déjà fabriqués et diffusés.

De plus, certains sont tombés dans le domaine public, ce qui en limitera le coût. Sans surprise, les promoteurs de l’étude confirment que les deux premiers traitements testés sont des antirétroviraux déjà utilisés contre le VIH, le lopinavir/ritonavir, et la désormais célèbre hydroxychloroquine, prescrite depuis des décennies contre le paludisme.

2 000 à 3 000 patients non hospitalisés devraient participer

Annoncée aujourd’hui, l’étude Anticov a déjà démarré en RDC et sera lancée très rapidement au Ghana et au Kenya. Les dix autres pays devraient suivre à partir du mois de janvier et, au total, ce sont 2 000 à 3 000 patients non hospitalisés qui devraient participer au programme.

Un calendrier qui peut poser question dans la mesure où les grands laboratoires ne cessent d’annoncer le lancement imminent de vaccins anti-Covid présentés comme efficaces à plus de 90 %.

AGIR À LA FOIS SUR LE TRAITEMENT ET SUR LA PRÉVENTION

Il n’y a pourtant pas de contradiction, comme l’expliquent les spécialistes de la DNDi : « Aucun vaccin ne pourra éliminer complètement le besoin d’un traitement curatif : il faut toujours agir à la fois sur le traitement et sur la prévention. »

Sans compter que même si les vaccins sont effectivement efficaces, nul ne sait précisément à quelle vitesse et en quelle quantité ils seront disponibles, notamment dans les pays à revenu intermédiaire ou faible.

Avec Jeune Afrique par Olivier Marbot

Pour le pape, les ecclésiastiques doivent être disponibles 24h/24

mai 29, 2016

Les ecclésiastiques devraient être disponibles pour leurs ouailles jour et nuit. Le pape François a estimé dimanche qu’ils ne devraient pas se limiter à des « heures de visites » et s’octroyer du temps de détente une fois les portes de l’Eglise closes.

« Celui qui exerce un sacerdoce ne peut pas se réserver des heures de temps libre, il doit abandonner l’idée qu’il est maître de son temps », a déclaré le souverain pontife dans une homélie. Il s’exprimait dans la Basilique Saint Pierre pour le Jubilé des diacres.

« Cela me gêne profondément, quand je vois un planning dans une paroisse: « De telle heure à telle heure ». Et après’ Il n’y a pas de porte ouverte, pas de prêtre, pas de diacre, ni de profane pour recevoir les gens. Cela n’est pas bien », a-t-il expliqué.

Le chef de l’Eglise catholique romaine, âgé de 79 ans, a ajouté que les ecclésiastiques devraient accueillir « ceux qui frappent à leur porte à des heures indues, même si cela implique qu’ils doivent laisser de côté une activité plaisante ou renoncer à un repos bien mérité ».

Douceur
Il a également souligné l’importance de la douceur pour les prêtres et les diacres, et a donné ce conseil: « ne criez jamais, jamais ». Les diacres du monde entier, et leurs familles, sont venus à Rome ce week-end pour participer à ce Jubilé des diacres. L’événement se déroule dans le cadre de l’Année sainte convoquée par François et spécialement consacrée à la Miséricorde.

Plus tôt dans le mois, la proposition du pape argentin d’ouvrir une commission pour étudier l’accès des femmes au diaconat avait eu un fort retentissement.

Romandie.com