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Burkina Faso : le grand imam de Djibo retrouvé mort

août 15, 2020
Des soldats burkinabè, lors d'un exercice (Illustration).
Des soldats burkinabè, lors d’un exercice (Illustration). © DR / état-major des armées Burkina Faso

 

Souaibou Cissé, important imam du nord du Burkina Faso enlevé mardi par un groupe armé, a été retrouvé mort samedi près du lieu du rapt.

« Après plusieurs jours de recherches infructueuses, le corps sans vie du grand imam a été retrouvé ce (samedi) matin, malheureusement sans vie, non loin du lieu de son enlèvement », a déclaré un élu local, joint de Ouagadougou.

« C’est triste, mais c’est son corps qui a été retrouvé. Dès membres de sa famille ont procédé à l’identification du corps et s’apprêtent à procéder à l’inhumation qui aura lieu dans l’après-midi même », a confirmé un habitant de Djibo.

Un leader religieux modéré

Souaibou Cissé, grand imam de Djibo, 73 ans, avait été enlevé mardi « par un groupe d’individus armés, qui ont intercepté le car dans lequel il regagnait Djibo après un séjour à Ouagadougou », avait-on appris de sources de sécurité. Président de la communauté musulmane de Djibo, présenté comme un « leader religieux modéré, qui prônait la tolérance », Souaibou Cissé faisait parti de « ceux qui avaient refusé de quitter la ville malgré les menaces », selon des proches, rappelant qu’il avait à plusieurs reprises échappé à des attaques, notamment contre son domicile.

Depuis plusieurs mois, Djibo est de plus en plus menacé, des groupes armés imposant un blocus à cette grande ville du nord, entraînant des pénuries régulières de produits de première nécessité (denrées alimentaires, gaz, carburant et médicaments), selon des habitants. Lors d’une visite surprise en juin, le président Roch Marc Christian Kaboré avait promis le retour des forces de sécurité dans cette ville.

 Par Jeune Afrique avec AFP 

Burkina Faso : enlèvement du grand imam de Djibo

août 12, 2020

Des soldats burkinabè lors d'un exercice en février 2019 (image d'illustration).

Des soldats burkinabè lors d’un exercice en février 2019 (image d’illustration). © DR / Forces armées burkinabè

 

Souaibou Cissé, le grand imam de Djibo, dans le nord du Burkina Faso, a été « enlevé par des individus non identifiés » mardi 11 août, a-t-on appris de source sécuritaires et locales.

Le grand imam « a été enlevé par un groupe d’individus armés, qui ont intercepté le car dans lequel il regagnait Djibo après un séjour à Ouagadougou », a déclaré une source sécuritaire. « Ils ont arrêté le car et procédé à une fouille et un contrôle d’identité avant de repartir avec le grand imam. Ils ont laissé les autres occupants du car poursuivre leur trajet », selon cette source, citant des témoignages de voyageurs.

« Toute la communauté est attristée et sans nouvelle du grand imam depuis cet après-midi », a indiqué un habitant de Djibo, précisant que le rapt s’est déroulé « entre Namsiguia et Gaskindé, sur l’axe Kongoussi – Djibo ».

Menaces

Président de la communauté musulmane de Djibo, présenté comme un « leader religieux modéré, qui prônait la tolérance » Souaibou Cissé « était de ceux qui avaient refusé de quitter la ville malgré les menaces », selon la même source. « La ville est de plus en plus menacée. Depuis quelques semaines, les terroristes ont imposé un blocus. Tous les cars qui quittent ou arrivent à Djibo sont systématiquement arrêtés et fouillés », a témoigné un fonctionnaire de la localité, sous le couvert de l’anonymat.

« Le risque est réel tant pour les différents leaders que pour les populations », a-t-il estimé, rappelant l’enlèvement d’un chef traditionnel sur le même axe fin-juillet. Lors d’une visite surprise en mi-juin à Djibo, le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré avait promis le retour des forces de sécurité dans cette ville en proie à des attaques terroristes.

Par Jeune Afrique avec AFP

Burkina Faso: cinq personnes tuées par des jihadistes présumés

juillet 25, 2017

Ouagadougou – Cinq personnes ont été tuées lors d’une « série d’attaques » menées par des jihadistes présumés dans la nuit de lundi à mardi dans trois localités du nord du Burkina Faso frontalier du Mali, selon des sources locale et sécuritaire.

« Une attaque perpétrée par des individus armés et non identifiés a fait cinq morts dans la province du Soum », a déclaré à l’AFP une autorité locale de Djibo, chef-lieu de cette province.

« Deux personnes (ont été tuées) dans le village de Ndija, dans la commune de Djibo. Deux hommes ont également été abattus à Sibé et un autre tué à Neyda, deux villages de la commune de Tongomael », a précisé à l’AFP une source sécuritaire sous le couvert de l’anonymat.

« Les auteurs de l’attaque, probablement des terroristes, se déplaçaient à moto et il est possible que cette série d’attaques soit l’oeuvre des mêmes individus », a indiqué cette source.

Des ratissages de la gendarmerie et de l’armée étaient en cours mardi dans la province, selon des habitants.

Le nord du Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015.

En mars, une opération militaire à Petéga (25 km de Djibo) a permis d’abattre un leader « terroriste », Arouna Dicko, présenté comme un des lieutenants du prédicateur burkinabè Ibrahim Maalam Dicko, le chef d’Ansarul Islam, qui tentait de s’implanter dans le nord du pays depuis plusieurs mois.

Dès lors, les attaques, souvent en guise de représailles contre de présumés informateurs, se sont multipliées dans la province du Soum.

Début juin, cinq personnes avaient été tuées lors « d’attaques ciblées », possiblement en relation avec un groupe jihadiste, dans trois localités du Soum.

Les habitants de la zone vivent dans la psychose des attaques qui ont déjà causé la mort de plusieurs civils et militaires. Les forces de sécurité semblent pour le moment incapables d’enrayer ces attentats.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2017 17h09)                                            

Niger: Libération de l’otage australienne Jocelyn Elliot

février 7, 2016

 

L’Australienne Jocelyn Elliot, prise en otage en compagnie de son mari à Djibo (Sahel du Burkina Faso) le 15 janvier dernier par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), a été libérée au Niger, a appris APA dimanche, de sources médiatiques.

Selon les médias nationaux et internationaux qui ont donnée l’information, ‘’c’est le président du Niger Mahamadou Issoufou qui a annoncé la nouvelle à la presse samedi soir, lors d’un déplacement à Dosso ».

Le président Issoufou aurait déclaré que Jocelyn Elliott est libre et désormais sous la protection des autorités nigériennes.

Agée de plus de 80 ans, cette dame avait été kidnappée le mois dernier en compagnie de son mari, Kenneth Elliot (82 ans), le jour-même de l’attaque terroriste qui a frappé Ouagadougou.

Le couple, très connu dans la zone de leur enlèvement, dirigeait un dispensaire à Djibo, dans la région du Sahel, au Nord du Burkina Faso, depuis plus de 40 ans.

On ignore encore les circonstances exactes de la libération de Mme Elliot, ainsi que le rôle joué par le Niger dans les négociations.

Quant à son mari, l’on est sans nouvelle de lui.
Son pays d’origine, l’Australie, rapporte les médias, s’est félicité de la nouvelle relative à la libération de Jocelyn.

‘’Je lui ai parlé ce matin. Elle est en forme et soulagée, bien que très fatiguée. Notre souci principal désormais est son mari, Kenneth Elliott, qui n’a pas encore été libéré », a déclaré, sur cette radios internationales, Julie Bishop, Premier ministre australien qui a remercié le Burkina Faso et le Niger pour leurs efforts.

Apanews.net