Posts Tagged ‘Djihadistes’

Attaque au Mozambique: Palma aux mains des djihadistes

mars 27, 2021

La ville de Palma, située dans le nord-est du Mozambique et seulement à dix kilomètres du mégaprojet gazier piloté par le groupe français Total, est désormais aux mains des djihadistes à l’issue de trois jours de combats, a-t-on appris samedi auprès de sources sécuritaires.

«Les forces gouvernementales se sont retirées de Palma, donc la ville est de fait saisie» par les groupes armés jihadistes depuis la nuit dernière, a affirmé à l’AFP l’une de ces sources. «Palma est tenue par les assaillants», a ajouté une autre source qui a requis l’anonymat, affirmant que des combats se poursuivaient dans la zone.

La province musulmane de Cabo Delgago, riche en gaz naturel, est confrontée à une violente guérilla depuis plus de trois ans. Palma, où des milliers de personnes fuyant ces violences dans leurs villages se sont réfugiées, compte actuellement 75.000 habitants.

Mercredi après-midi, ces groupes armés djihadistes qui s’étaient montrés plus discrets ces derniers mois, ont lancé une attaque d’envergure contre la ville, le jour même où le géant français annonçait la reprise des travaux du site d’exploitation gazière, censé être opérationnel en 2024.

Selon plusieurs experts, vu l’ampleur de l’attaque et sa préparation minutieuse, il semble peu probable qu’elle soit liée à l’annonce de Total le même jour.

Et l’accalmie des groupes armés, attribuée dans un premier temps à la réplique militaire mozambicaine, semble désormais être plus vraisemblablement attribuable à la saison des pluies, qui ralentit tout, mais aussi à la préparation de nouvelles attaques.

A Palma, «presque tout a été détruit et beaucoup de gens sont morts», affirmait vendredi à l’AFP un salarié du site gazier évacué, sans autre détail sur les victimes ou leur nationalité.

Plusieurs personnes ont été tuées, affirme l’ONG Human Rights Watch, citant des témoins «qui nous disent avoir vu des corps dans les rues». Parmi eux, au moins un citoyen sud-africain, a-t-on appris auprès d’une source gouvernementale à Johannesburg.

Piégés dans un hôtel

L’attaque surprise mercredi a fait fuir des gens terrifiés vers la forêt environnante tandis que des travailleurs du site, parmi lesquels des étrangers, et des fonctionnaires mozambicains se réfugiaient à l’intérieur du site voisin mais aussi dans un hôtel de Palma.

Près de 180 personnes y ont passé plus de 48 heures terrifiantes, assiégés sans savoir si des secours arriveraient à temps pour les sauver, dans le boucan des hélicoptères survolant la zone. Vendredi, en fin de journée, ils ont enfin été évacués mais plusieurs personnes ont ensuite été tuées dans une embuscade.

Les détails sur l’évacuation restaient confus. Et la communication via téléphone portable particulièrement aléatoire dans la zone, peut-être en raison de brouillages intentionnels par les autorités.

Un premier groupe de 80 personnes a quitté l’hôtel Amarula à bord de camions de l’armée, selon une source sécuritaire qui participe aux opérations. Mais «le convoi de 17 camions a été attaqué peu après avoir quitté l’hôtel. Plusieurs ont été tués mais la plupart ont réussi à s’échapper», a affirmé cette source.

La centaine d’autres assiégés, aux abois, ont quitté l’hôtel à pied pour rejoindre la plage. Les militaires les ont trouvés là, en pleine nuit, et les ont évacués en bateau.

Vendredi dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, qui n’a pas pu être vérifiée, l’un des assiégés de l’hôtel, un homme visiblement ému, qualifiait en portugais la situation de «critique»: «Nous ne savons pas si nous allons être sauvés», dit-il mâchoire serrée, face à son téléphone portable. Comme le SOS d’un naufragé.

Le gouvernement mozambicain ne s’est pas exprimé depuis jeudi, quand il a annoncé répliquer militairement à l’attaque.

Les attaques des djihadistes armés, connus sous le nom d’Al Shabab («les jeunes» en arabe) et qui ont fait allégeance au groupe Etat islamique en 2019, ont forcé plus de 670.000 personnes à quitter leur foyer, selon l’ONU.

Le conflit a fait au moins 2.600 morts, dont plus de la moitié de civils, selon l’ONG Acled.

Par Le Figaro avec AFP

Mali : l’armée française ne déviera «pas de sa ligne» face aux djihadistes

octobre 14, 2020

Le chef d’état-major des armées françaises a martelé mercredi 14 octobre que les djihadistes qui ont libéré plusieurs otages au Mali, dont la Française Sophie Pétronin, étaient des «groupes terroristes» que l’armée française continuerait à combattre «avec la dernière détermination».

«Il y a des propos qui ont été tenus au moment de la libération de Sophie Pétronin qui, me semble-t-il, risquent de fausser l’appréciation qu’on doit avoir de la situation au Mali, de l’engagement des armées françaises», a déclaré le général François Lecointre devant la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat.

Après sa libération, Sophie Pétronin s’est gardé de parler de ses gardiens comme de «djihadistes». «Appelez-les comme vous voulez, moi je dirais que ce sont des groupes d’opposition armés au régime», a-t-elle dit. Pour le général Lecointre, «il s’agit bien d’une organisation terroriste et de groupes terroristes qui ont fait allégeance à Al-Qaida».

Il faisait notamment référence au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). On ne peut absolument pas imaginer que ce groupe puisse être désigné comme un groupe armé d’opposition au régime malien», a-t-il ajouté.

«Nous continuerons à combattre »

«Il doit être très clair pour l’ensemble des familles qui ont perdu des leurs dans le combat que nous menons au Mali depuis des années que nous ne dévions pas de ligne, que notre combat reste le même et qu’il est tout aussi légitime qu’il l’était», a-t-il encore souligné.

«En ce concerne cette libération d’otages, je confirme que la France n’a en rien été impliquée dans des négociations d’aucune sorte avec ce groupe terroriste que nous continuerons à combattre avec la dernière détermination», a-t-il ajouté.

Sophie Pétronin, dernière otage française dans le monde, a recouvré la liberté au Mali en même temps qu’un prêtre et un jeune italiens ainsi que l’homme politique malien Soumaïla Cissé, après des mois voire des années de détention aux mains présumées des djihadistes.

Par Le Figaro avec AFP

Niger: une attaque terroriste fait 71 morts dans un camp militaire

décembre 11, 2019

C’est le plus lourd bilan subi par l’armée nigérienne depuis le début des attaques djihadistes dans le pays, en 2015.

71 morts. C’est le dernier bilan de l’attaque qui a frappé mardi un camp de l’armée nigérienne à Inates dans l’ouest du pays, proche du Mali. Le précédent bilan, établi à 60 morts, a ainsi été revu à la hausse. Le ministère de la Défense du Niger a confirmé ces derniers chiffres.

Ce bilan est le plus lourd subi par l’armée nigérienne depuis le début des attaques djihadistes dans le pays, en 2015. «Le président de la République, chef suprême des armées, Issoufou Mahamadou, a interrompu sa participation à la Conférence sur la paix durable, la sécurité et le développement en Afrique qui se tient en Égypte, pour rentrer à Niamey suite au drame survenu à Inates», a indiqué la présidence sur Twitter.

État d’urgence

Mardi, le conseil des ministres avait prorogé pour une période de trois mois l’état d’urgence décrété depuis 2017 dans plusieurs départements pour lutter contre les attaques djihadistes. Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d’ordonner des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile. En outre, elle limite les déplacements dans les espaces concernés.

Le nord de la région de Tahoua et la région voisine de Tillabéri sont la cible d’attaques de plus en plus fréquentes, menées par des djihadistes venus du Mali proche. Depuis octobre, il est formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire. Les djihadistes multiplient les actions meurtrières au Sahel – en particulier au Mali, au Niger et au Burkina -, en dépit de la présence des militaires français de la force antiterroriste Barkhane.

Par Le Figaro.fr avec AFP

La Turquie a expulsé cinq djihadistes présumés allemands

décembre 3, 2019

 

La Turquie a expulsé ce mardi vers l’Allemagne cinq membres présumés de l’organisation Etat islamique (EI) de nationalité allemande, qu’elle détenait, a annoncé le ministère de l’Intérieur cité par l’agence officielle Anadolu.

«Cinq combattants terroristes étrangers de nationalité allemande ont été expulsés vers leur pays d’origine aujourd’hui (mardi)», a précisé le ministère en faisant référence aux djihadistes de l’EI. Ankara exhorte régulièrement les pays occidentaux à rapatrier leurs ressortissants qui ont intégré les rangs de l’EI en Syrie et en Irak, mais ceux-ci sont peu enclins à les récupérer, notamment pour des raisons sécuritaires et d’impopularité d’une telle mesure. Le mois dernier, le président Recep Tayyip Erdogan avait affirmé que quelque 1200 membres de l’EI étaient actuellement incarcérés dans des prisons turques.

Il avait précisé que la Turquie avait capturé 287 djihadistes de l’EI qui s’étaient évadés de prison après le déclenchement d’une offensive d’Ankara début octobre contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), fer de lance du combat contre l’EI, dans le nord de la Syrie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le sexe, argument de recrutement des djihadistes de l’organisation Etat islamique

novembre 28, 2019

 

La vitrine d’une boutique de lingerie à l’occasion de la Saint-Valentin à Rakka, en Syrie, le 14 février. BULENT KILIC / AFP

Une chercheuse néerlandaise a interrogé des femmes ayant rejoint les militants islamistes en Syrie sur leurs motivations et leur vie au quotidien, mettant au jour l’importance du sexe et de la prostitution dans ces réseaux.

Comme beaucoup de leurs homologues, les autorités néerlandaises et belges se débattent avec le problème de l’éventuel retour des djihadistes. Le président turc Recep Tayipp Erdogan a promis de les leur renvoyer tous après avoir lancé son offensive contre les forces kurdes qui les surveillaient en Syrie.

Et le président américain Donald Trump a offert la même perspective à des Européens démunis qui, en général, se contentent d’affirmer qu’ils examinent cette « situation délicate » avec leurs partenaires. Autant dire qu’aucun plan bien défini n’existe, laissant chacun tenter de régler le moins mal possible, et dans l’urgence, cette situation pourtant très prévisible.

Spécialiste de la radicalisation, chercheuse qualifiée à l’université Erasme de Rotterdam, Marion van San a son avis sur la question. S’ils veulent assurer leur sécurité et ne pas créer, dans les dix années à venir, un risque terroriste de grande ampleur, les pays européens d’origine auraient, selon elle, intérêt à éloigner rapidement des prisons irakiennes, « foyers de radicalisation », les mères et leurs enfants. Même si, confesse-t-elle, il ne faut pas se faire d’illusions : certaines de ces femmes restent fidèles à l’organisation Etat islamique (EI), et l’espoir de les faire abandonner leurs convictions est faible.

Une alternative se dessine : organiser les retours et exercer une surveillance étroite des intéressées, ou les laisser aux mains de réseaux mafieux déjà actifs en Turquie, qui organiseront discrètement leur retour en les faisant passer sous tous les radars…

La religion comme façade

Mme van San connaît bien ces femmes dont, depuis des années, elle a cerné le profil. Elle en a tiré un livre (Kalifaatontvluchters, Ceux qui ont fui le califat, non traduit, paru aux Editions Prometheus, à Amsterdam). Et sa conclusion, après des entretiens grâce à WhatsApp, avec une vingtaine d’entre elles, est aussi claire qu’étonnante : toutes ont suivi un processus assez identique de radicalisation, mais, pour une majorité d’entre elles, la religion n’était qu’une façade : ce qu’elles cherchaient en premier lieu était l’amour.

« Elles avaient parfois atteint un âge où elles craignaient de ne plus rencontrer un homme, explique la chercheuse dans le quotidien Het Parool. Et quand elles rencontraient quelqu’un en ligne, elles décidaient de partir. L’une d’entre elles évoquait son obligation religieuse, mais ses conversations avec son partenaire portaient exclusivement sur le sexe. »

Le Monde.fr par Jean-Pierre Stroobants

Syrie: près de 500 djihadistes se sont évadés de prison, selon Moscou

octobre 22, 2019

 

Près de 500 personnes détenues dans les prisons pour djihadistes de l’Etat islamique (EI) dans le nord-est de la Syrie se sont échappées après le lancement de l’offensive turque, a annoncé mardi le ministre russe de la Défense.

La Turquie a lancé cette opération le 9 octobre pour chasser les milices kurdes qui ont joué un rôle décisif dans la lutte contre l’EI. Le retour dans leur pays des djihadistes qu’elles ont faits prisonniers est l’une des principales craintes exprimées par les puissances occidentales depuis le début de cette offensive, qu’Ankara a accepté jeudi de suspendre pour cinq jours.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Nigeria: 7 soldats tués dans une embuscade tendue par des djihadistes

septembre 27, 2019

 

Au moins sept soldats nigérians ont été tués dans l’attaque de leur convoi par des djihadistes dans l’Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, a annoncé vendredi 27 septembre un haut responsable militaire.

Des combattants de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) ont attaqué mercredi à l’arme lourde et à l’aide de grenades un convoi militaire aux alentours de la ville de Gubio (nord-est), entraînant une bataille féroce entre les djihadistes et les soldats, a rapporté l’officier sous couvert de l’anonymat. «Nous avons perdu sept soldats lorsque nos hommes ont été touchés par un RPG» (lance-roquettes), a déclaré cette même source. Une autre source militaire a confirmé l’incident sans donner de bilan.

Dès jeudi, l’ISWAP avait revendiqué l’attaque, affirmant avoir tué 14 soldats et en avoir capturé deux autres, selon les informations de SITE, groupe de surveillance international des activités djihadistes, ce qui a été démenti par les sources militaires. Les insurgés ont également déclaré avoir saisi des armes et des munitions ainsi qu’un camion militaire dans l’attaque. Depuis juillet 2018, l’ISWAP intensifie ses attaques contre les bases militaires du Nord-Est et a fait des dizaines voire des centaines de morts au sein des armées régionales, et accumule un important arsenal de guerre. En 10 ans, le conflit a fait près de 35.000 morts, et plus de 2 millions de déplacés ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Nigeria: des djihadistes exécutent un humanitaire retenu en otage

septembre 25, 2019

 

Un travailleur humanitaire enlevé avec cinq autres personnes par un groupe djihadiste dans le nord-est du Nigeria en juillet a été exécuté, a annoncé mercredi l’ONG française Action contre la faim (ACF).

«Le groupe armé retenant captifs une salariée d’Action contre la faim, deux chauffeurs et trois personnels du ministère de la Santé a exécuté un otage», affirme un communiqué qui «condamne (…) cet assassinat». Les cinq autres otages sont aussi de nationalité nigériane.

L’ONG se dit «particulièrement inquiète» et «totalement mobilisée pour s’assurer qu’ils puissent être en sécurité rapidement et retrouver leurs familles». Ils avaient été enlevés lors de l’attaque de leur convoi le 18 juillet, sur la route entre la capitale du Borno, Maiduguri, et la ville de Damasak. Un des chauffeurs avait été tué pendant l’embuscade.

L’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), affilié au groupe Etat islamique (EI), a publié peu après l’enlèvement une vidéo de l’employée d’ACF demandant la libération des otages avec les cinq autres otages – des hommes – se tenant derrière elle. Iswap est particulièrement actif dans cette région reculée proche du lac Tchad et frontalière avec le Niger, où il mène depuis un an des attaques répétées contre les forces de sécurité nigérianes.

Les humanitaires sont régulièrement pris pour cible par les djihadistes, qui pratiquent les enlèvements contre rançon pour financer leurs opérations ou pour échanger avec le gouvernement nigérian leurs captifs contre des membres de leur groupe faits prisonniers, menaçant de tuer leurs victimes si leurs revendications sont pas satisfaites.

La semaine dernière, l’armée nigériane avait obligé ACF à évacuer ses bureaux de Maiduguri (Etat du Borno) et Damaturu, dans l’Etat voisin de Yobe, accusant l’organisation humanitaire «d’aider et d’encourager les terroristes» en leur fournissant nourriture et médicaments. Une source humanitaire basée dans la région avait alors confié à l’AFP que ces fermetures soudaines pouvaient être liées avec les négociations menées pour faire libérer les otages.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Les Dozos ivoiriens veulent combattre les djihadistes

mars 30, 2016

Les chasseurs traditionnels Dozos, supplétifs de l’armée ivoirienne, ont décidé mercredi de « lutter activement » contre les djihadistes. Ils ont fait cette annonce après l’attentat qui a fait 19 morts dans la station balnéaire de Grand-Bassam, près d’Abidjan.

Les Dozos ont décidé, « en tant qu’auxiliaires des forces de l’ordre, de ne pas rester les bras croisés, voir ces animaux féroces ‘les djihadistes’ détruire (notre) nation », après un conclave de deux jours tenu cette semaine à Gagnoa (230 km au nord-ouest d’Abidjan).

« Nous voulons user de nos pouvoirs mystiques, destinés au départ à maîtriser les animaux féroces, pour dompter ces terroristes djihadistes », a expliqué à l’AFP Seydou Traoré, le coordinateur national de la confrérie des Dozos, ces chasseurs traditionnels qui assurent parfois des tâches de sécurité. Ce conclave a décidé d' »une mobilisation des troupes ‘Dozos’, prêtes à riposter face à n’importe quelle attaque terroriste ».

Des Dozos avaient été aperçus à Bassam, portant fièrement leurs longs fusils de chasse, après l’attaque qui a meurtri la cité balnéaire le 13 mars. L’attentat a été revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en réponse à l’opération antidjihadiste au Sahel menée par la France et ses alliés. Quinze personnes ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête sur cette attaque, tandis que Kounta Dallah, le principal suspect est activement recherché.

Accusations de l’ONU
Les Dozos sont devenus de facto des supplétifs de l’armée ivoirienne depuis la fin de la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3000 morts. Ils avaient combattu aux côtés des ex-rebelles du nord du pays, qui ont porté Alassane Ouattara au pouvoir en avril 2011, après le refus de l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l’élection de novembre 2010.

Les Dozos seraient aujourd’hui environ 200’000, selon le ministère de l’Intérieur. Bien davantage que les forces de sécurité ivoiriennes.

Ces chasseurs traditionnels ont fait l’objet, fin 2013, d’un rapport accablant de la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire (Onuci). Selon ce rapport, ils ont tué au moins 228 personnes et en ont blessé 164 entre mars 2009 et mai 2013.

Romandie.com

5000 djihadistes pourraient se trouver en Europe, selon Europol

février 20, 2016

 

Raqqa (Syrie), janvier 2014. Des combattants du groupe Etat Islamique (EI) défilent dans les rues de la ville, arborant leurs armes et leur drapeau.
Raqqa (Syrie), janvier 2014. Des combattants du groupe Etat Islamique (EI) défilent dans les rues de la ville, arborant leurs armes et leur drapeau. AP.
Le constat est alarmant : entre 3000 et 5000 djihadistes, entraînés par Daech, se trouveraient en Europe, estime Rob Wainwright, le directeur
d’Europol. «L’Europe est actuellement confrontée à la menace terroriste la plus élevée depuis dix ans», a-t-il déclaré au journal allemand Neue Osnabrücker Zeitung.
«Nous pouvons nous attendre à des attaques de Daech ou d’autres groupes terroristes religieux quelque part en Europe».
Rob Wainwright rassure cependant sur les rumeurs de passages des terroristes dans la flux de migrants : «Il n’y a aucune preuve concrète que les terroristes utilisent systématiquement les vagues de réfugiés pour s’infiltrer en Europe.» Cette déclaration intervient alors que l’Allemagne a confirmé pour la première fois que deux terroristes présumés se sont fait passer pour des réfugiés pour entrer en Europe.

Interpellés le 10 décembre à Salzbourg, un Algérien de 28 ans et un Pakistanais de 34 ans ont débarqué le 3 octobre sur l’île de Leros en Grèce parmi un groupe de réfugiés. Ils étaient en compagnie de deux des trois auteurs des attentats commis près du Stade de France à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Fin janvier, Europol a annoncé le déploiement à La Haye (Pays-Bas) d’un nouveau «Centre européen de contre-terrorisme» afin de mieux partager les informations entre pays Européens. Sa mission sera de « fournir aux services français, belges et à leurs homologues à travers l’Europe la plateforme dont ils ont besoin pour partager plus rapidement les informations et frapper les groupes terroristes».

Leparisien.fr