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Réfugiés: G7 et pays du Golfe promettent 1,8 milliard de dollars

septembre 30, 2015

G7 et pays du Golfe se sont engagés à fournir 1,8 milliard de dollars pour le financement des agences de l’ONU qui aident les migrants syriens. Ces fonds sont surtout destinés à l’agence de l’ONU pour les réfugiés et au Programme alimentaire mondial.

« Il n’existe aujourd’hui pratiquement aucune région dans le monde où l’on ne parle pas de réfugiés », a souligné mardi devant les médias le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, après une réunion interministérielle sur la crise migratoire en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

« Nous sommes confrontés au plus important afflux de réfugiés et de personnes déplacées depuis la Deuxième Guerre mondiale », a-t-il poursuivi. « Le genre de situation où les organisations humanitaires appellent elles-mêmes à l’aide », a ajouté le ministre allemand, dont le pays préside cette année le G7 – Allemagne, Grande-Bretagne, Canada, France, Italie, Japon et Etats-Unis.

La décision intervient après que le secrétaire général Ban Ki-moon a déclaré que les agences humanitaires de l’ONU étaient « en faillite » à l’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée générale. La Suisse, l’Autriche, les Pays-Bas, la Norvège et la Turquie ont aussi pris part à la rencontre aux côtés des sept puissances ainsi que le Koweït, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Le conseiller fédéral Didier Burkhalter y a souligné que les ressources financières des organisations humanitaires telles que le CICR et le HCR ne couvrent actuellement pas leurs besoins. Les appels de l’ONU n’ont permis de réunir que 43% des fonds nécessaires à cette année.

Réhabilitation d’écoles
Le chef de la diplomatie helvétique a signalé que la Suisse a augmenté son budget d’aide humanitaire de 50% durant les quatre dernières années, à 500 millions de dollars. Il a rappelé que la Confédération a récemment décidé de débloquer 72 millions de dollars supplémentaires pour de l’aide humanitaire dans la région syrienne.

Ce n’est certainement pas assez, mais si d’autres en font plus, nous pouvons obtenir un résultat, a déclaré en substance Didier Burkhalter. Et d’ajouter que la Suisse aide déjà les pays voisins de la Syrie à renforcer leur capacité d’accueil des réfugiés, notamment via la réhabilitation d’écoles au Liban et en Jordanie.

Dialogue humanitaire
Lors d’une réunion ministérielle sur la crise en Syrie, le Neuchâtelois a par ailleurs déclaré que pour endiguer la crise humanitaire, la guerre en Syrie doit enfin cesser. Il a précisé que la Suisse mène depuis 2013 un dialogue humanitaire avec l’Iran et la Syrie afin d’obtenir un accès sans entrave et de meilleures conditions de travail pour les organisations humanitaires en Syrie.

Didier Burkhalter doit participer mercredi à une réunion sur l’abolition de la peine de mort, une des priorités de la politique étrangère suisse. L’objectif est de parvenir à un moratoire universel dès 2025. La Suisse considère que la peine capitale n’a aucun effet dissuasif et est discriminatoire.

Conseil de sécurité
Une des principales causes de la crise migratoire, la guerre en Syrie, occupera de nouveau une place centrale aux Nations unies mercredi. La Russie présidera une réunion du Conseil de sécurité pour discuter des moyens de lutter contre le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak.

Ban Ki-moon organise, lui, un sommet sur la crise migratoire, en marge des travaux de l’assemblée, afin de tenter de définir une réponse globale à la crise migratoire. L’ONU a fait une demande record de 20 milliards de dollars pour faire face à ses besoins cette année pour faire face à la crise migratoire, six fois le niveau d’il y a dix ans.

Romandie.com

Canada: Ivre, il laisse un pourboire de 99 000 dollars à la serveuse

janvier 6, 2015
-Un verre de trop, pour un pourboire trop gros!

Un verre de trop, pour un pourboire trop gros!

Rendu généreux par l’alcool, un homme de 35 ans a laissé dimanche soir un pourboire de 99.000 dollars pour un simple sandwich, avant de se faire arrêter, sa carte de crédit ayant rejeté la lourde transaction.

La police de Barrie, en Ontario, a raconté lundi avoir été appelée peu avant minuit la veille, dans un bar du centre-ville de cette localité située à une centaine de kilomètres au nord de Toronto, en raison un « d’homme ivre (qui) avait du mal à régler sa note ».

Après avoir commandé un sandwich à 7 dollars, il a « laissé à la serveuse un pourboire de 98.932 dollars « , a raconté la police.

Or, l’addition ayant été réglée avec une carte de crédit, elle a aussitôt été rejetée. « Malheureusement pour la serveuse (…) aucun pourboire n’a été finalement versé », ont remarqué les forces de l’ordre.

L’homme a fini la soirée dans une cellule de dégrisement de la police locale qui a déposé des accusations contre lui, après avoir constaté qu’il était sous le coup d’une décision judiciaire lui interdisant de consommer de l’alcool.

Radio-canada.ca avec AFP

Divorce à 995 millions de dollars pour un magnat américain du pétrole

novembre 11, 2014

Washington – Harold Hamm, patron de la compagnie pétrolière américaine Continental Resources, a été condamné à verser plus de 995 millions de dollars à son ex-femme Sue Ann dans le cadre d’une des procédures de divorce les plus onéreuses de l’histoire américaine, selon le jugement consulté par l’AFP mardi.

Harold Hamm, 68 ans, est l’un des hommes les plus riches des Etats-Unis. Sa participation dans Continental Resources (68%) représente près de 14 milliards de dollars, selon le magazine Forbes qui le classe à la 33e place (sur 400) des Américains les plus fortunés.

Le magazine Time l’avait même inclus dans sa liste annuelle des 100 personnes les plus influentes en 2012, notant qu’il a su faire prospérer son entreprise grâce à l’exploitation du gaz de schiste.

Las, le magnat devra payer 995.481.852 dollars à son ex-épouse Sue Ann, 58 ans, selon le jugement prononcé par Howard Haralson, juge d’un tribunal de l’Oklahoma, dans le sud des Etats-Unis.

Dans le détail, et après avoir déjà payé 22 millions de dollars, il devra débourser 322.731.842 dollars avant le 31 décembre, puis verser à son ex-épouse une pension mensuelle de 7 millions de dollars à partir du 20 janvier 2015 et avant le 20 de chaque mois jusqu’à ce que la somme totale (650 millions de dollars) soit atteinte.

Harold Hamm peut faire appel du jugement.

Romandie.com avec(©AFP / 11 novembre 2014 16h19)

Centrafrique : Samba-Panza, dos Santos et les 10 millions de dollars

octobre 1, 2014

Catherine Samba-Panza et Eduardo dos Santos, à Luanda, le 4 mars.
Catherine Samba-Panza et Eduardo dos Santos, à Luanda, le 4 mars. © DR

En mars, le président angolais José Eduardo dos Santos avait octroyé un don de 10 millions de dollars à son homologue centrafricaine Catherine Samba-Panza afin de renflouer son pays en faillite. Un quart de cette somme n’est pas entré dans les caisses de l’État. Simple oubli ?

Quand on préside – ne serait-ce que par intérim – aux destinées d’un pays pauvre, sinistré, instable et entièrement dépendant de l’aide financière et militaire étrangère, on se doit d’être irréprochable côté gouvernance. Cette leçon, Catherine Samba-Panza devrait la méditer alors que la Centrafrique vient de passer sous quasi-tutelle onusienne et que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale s’apprêtent à examiner son cas, début octobre, à Washington.

Au coeur des préoccupations des grands argentiers de la planète, qui devront décider s’ils accordent ou non un ballon d’oxygène aux finances exsangues du gouvernement centrafricain : la gestion, pour le moins opaque, d’une importante somme d’argent remise en main propre à la présidente Samba-Panza par son homologue angolais.

L’affaire date d’il y a sept mois. Le 4 mars 2014, Catherine Samba-Panza (CSP) se rend en urgence à Luanda. À Bangui, les caisses du Trésor sont vides et la chef de l’État, étranglée, doit absolument assurer le salaire des fonctionnaires, conformément à ses engagements. Son hôte, le président José Eduardo dos Santos, est riche, et il ne lui déplaît pas de prendre la relève du Congolais Denis Sassou Nguesso, qui, jusqu’ici, comblait seul, tel Sisyphe, les déficits sans fond de la Centrafrique.

Il se montre donc compréhensif et, après avoir longuement reçu CSP, s’engage sur un don de 10 millions de dollars (7,8 millions d’euros), dont la moitié lui est remise sur-le-champ, en liquide, dans des valisettes. Pourquoi en liquide ? Parce que l’Angola n’est pas membre de la zone franc, qu’un virement via Paris prendrait trop de temps et que Mme Samba-Panza est très pressée.

5 millions en cash

De retour à Bangui le lendemain, la présidente remet elle-même les 5 millions cash à trois personnes de confiance, avec pour consigne – aucune banque commerciale de Bangui ne disposant des liquidités nécessaires – d’aller les changer contre des francs CFA à Douala, au Cameroun.

Le ministre centrafricain des Finances, Rémi Yakoro, est curieusement tenu à l’écart de toute la transaction.

Le 6 mars, Mahamat Kamoun, conseiller spécial à la présidence (et actuel Premier ministre), Christelle Sappot, fille et chef de cabinet de CSP, et Robert Bokoyo, directeur adjoint du Trésor, se rendent dans la capitale économique du Cameroun et procèdent à l’opération de change auprès d’Ecobank. Le 8 mars, un peu plus de 2 milliards de F CFA (Ecobank empochant au passage une belle commission de 6 %) sont transférés sur le compte du Trésor centrafricain auprès de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac). Jusqu’ici, tout va bien – si ce n’est que le ministre centrafricain des Finances, Rémi Yakoro, est curieusement tenu à l’écart de toute la transaction. Une bonne partie des fonctionnaires recevront, ce mois-là, leur salaire.

Quelques semaines plus tard – fin mars, début avril -, la deuxième tranche du don angolais, soit 5 millions de dollars cash, parvient à la présidence de Bangui via un émissaire. Et c’est là que le bât blesse. Le 28 avril, à la demande de Mahamat Kamoun, le directeur général du Trésor, Gabriel Madenga, se fait remettre par Christelle Sappot, la fille de CSP, la somme de 2,5 millions de dollars qu’il transfère aussitôt sur le compte centrafricain à la Beac, via Ecobank, dont l’agence banguissoise dispose, cette fois, des liquidités nécessaires en francs CFA.

« Disparition » de 1,132 milliards de F CFA

À nouveau, le ministre des Finances, pourtant unique ordonnateur des finances de l’État, est mis de côté. Il ne sera informé qu’a posteriori, deux jours plus tard, par un courrier du DG du Trésor. Une anomalie et une question évidente : quid de la seconde moitié de la seconde tranche, soit l’équivalent de 1,132 milliard de F CFA, un pactole à l’échelon centrafricain ? Pressée de questions par le FMI, qui a eu vent du don, et par la présidence angolaise, qui apprécie peu cette « disparition » d’une partie du magot, Catherine Samba-Panza charge son directeur de cabinet, Joseph Mabingui, de réagir.

En guise de réponse, ce dernier confectionne un tableau  daté du 14 juillet 2014, dans lequel il est « expliqué » que l’argent manquant a été utilisé sous forme de « fonds politiques » et réparti entre le Premier ministre de l’époque, André Nzapayeké, la présidente et des chapitres aux intitulés aussi vagues (« composantes de la société civile », « assistance sociale et humanitaire », « actions gouvernementales »…) qu’incontrôlables.

Samba-Panza plaide la bonne foi

Il va de soi que la procédure normale en la matière, qui veut que ces fonds de souveraineté doivent d’abord être inclus et comptabilisés au sein du compte courant du Trésor à la Beac avant d’en ressortir, n’a absolument pas été respectée. Face aux bailleurs de fonds internationaux, mais aussi à José Eduardo dos Santos, qui l’a convoquée le 20 août à Luanda pour une brève séance d’explications, et Denis Sassou Nguesso, qui ne cache plus l’agacement qu’elle lui inspire, la présidente par intérim a plaidé la bonne foi et (encore) l’urgence de la situation, sans lever pour autant les soupçons qui pèsent quant à l’utilisation des 2,5 millions de dollars.

En visite à New York mi-­septembre en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, Catherine Samba-Panza a décrit avec des mots justes et émouvants la situation catastrophique dans laquelle se trouve son pays. Elle ne parlait pas, on l’aura compris, de sa propre gestion.


Le justificatif des dépenses portant sur 2,5 millions de dollars, présenté aux bailleurs de fonds par la présidence centrafricaine.

Jeuneafrique.com par François Soudan

Irak, Afghanistan: 30 Mds$ gaspillés

août 30, 2011

Une gestion hasardeuse des contrats passés par le Pentagone dans le cadre des conflits en Irak et en Afghanistan, avec les sociétés de sécurité privées par exemple, a entraîné un gaspillage de 30 milliards de dollars, affirme une commission d’enquête du Congrès américain. En outre, ces erreurs de gestion ont miné l’image des États-Unis à l’étranger et encouragé la corruption dans ces deux pays, indique la commission sur les contrats en temps de guerre, où figurent des républicains comme des démocrates, qui remettra un rapport sur la question mercredi au Congrès.

« Des dizaines de milliards de dollars du contribuable ont été gaspillés en raison d’un manque de planification, de demandes imprécises et fluctuantes, de mises en concurrence inadaptées, de critères insuffisants de contrôle et de surveillance », indiquent les deux coprésidents de la commission, Christopher Shays et Michael Thibault, dans une tribune publiée dimanche dans le Washington Post. Les deux hommes évoquent également des problèmes de coordination entre les nombreuses agences gouvernementales américaines mais aussi les comportements fautifs ou négligents d’employés fédéraux comme des contractants. « Le gouvernement et les contractants doivent faire mieux », disent-ils.

L’armée américaine s’est énormément appuyée sur les contractants tiers, en particulier les sociétés de sécurité privées, au cours de la dernière décennie. « Les Etats-Unis dépendent trop des contractants », estiment MM. Shays et Thibault, prévenant que 30 autres milliards de dollars, voire plus, pourraient être gaspillés si les gouvernements afghan et irakien « ne sont pas capables ou ne veulent pas soutenir les projets financés par des fonds américains après la fin de nos interventions ».

Lefigaro.fr avec AFP