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Canada-Québec: L’opposition blâme le gouvernement Legault pour le relâchement des Québécois

avril 1, 2021

Les partis d’opposition reprochent au gouvernement Legault d’avoir induit les Québécois en erreur en leur laissant croire que la situation s’améliorait, malgré les signes avant-coureurs d’une troisième vague et de la résurgence des variants.

La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, juge la gestion de la pandémie du gouvernement Legault « catastrophique ».

© Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, juge la gestion de la pandémie du gouvernement Legault « catastrophique ».

Les chefs des partis d’opposition ont de travers la volte-face du premier ministre François Legault. Les uns dénoncent sa gestion « chaotique »; les autres l’accusent de porter « des lunettes roses ».

Tous s’entendent pour dire qu’en annonçant sans préavis un important resserrement des restrictions sanitaires à Québec, Lévis et Gatineau, mercredi soir, le premier ministre a mis à mal la confiance de la population envers son gouvernement et les directives de la santé publique.

«Si les circonstances imposent de prendre des actions musclées pour endiguer le virus, rien n’excuse la gestion chaotique et les messages contradictoires que le gouvernement envoie à la population», a déclaré la cheffe libérale Dominique Anglade, en point de presse jeudi matin.

Manque de transparence et de cohérence, messages contradictoires : Mme Anglade n’a pas mâché ses mots pour décrire la gestion du gouvernement caquiste, qui démontre selon elle un manque de préparation pour affronter la troisième vague de la pandémie.

Les Québécois se font dire « une chose et son contraire », a-t-elle résumé, en évoquant le changement de ton survenu mercredi soir.

La veille, les autorités disaient avoir à l’œil cinq régions de la province. Le ministre de la Santé Christian Dubé avait alors indiqué qu’il n’excluait pas l’imposition de nouvelles mesures si la situation ne se redressait pas.

La cheffe libérale redoute toutefois que la population ne s’en trouve lésée et n’ait plus envie d’adhérer aux consignes mises en place pour lutter contre la COVID-19.

Tout aussi préoccupé par l’effet qu’aura la récente annonce du gouvernement sur l’adhésion des Québécois, le leader parlementaire de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois a dénoncé « un retournement spectaculaire ».

Le député solidaire Gabriel Nadeau-Dubois s'inquiète des effets du « revirement spectaculaire » du gouvernement Legault sur la population.

© Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada Le député solidaire Gabriel Nadeau-Dubois s’inquiète des effets du « revirement spectaculaire » du gouvernement Legault sur la population.

«Comment les gens sont censés suivre, […] comprendre et […] adhérer aux mesures si le discours virevolte comme une feuille au vent? C’est très grave», a-t-il martelé.

Des voyants « au rouge »

Le député péquiste Joël Arsenault est d’avis que le premier ministre a « favorisé un certain relâchement en indiquant que les choses allaient bien », alors que c’était le contraire.

Le problème, a-t-il poursuivi, n’est pas que le gouvernement ait pris des mesures sévères, mais qu’il ait tardé à agir.

«C’est comme si le gouvernement avait eu une épiphanie en 24 heures, a-t-il réagi. Tous les signaux étaient clairement au rouge. Nous savions que les variants étaient en hausse vertigineuse.»

Appelant le premier ministre et son équipe à entamer « un examen de conscience », le député des Îles-de-la-Madeleine s’est interrogé sur la lecture que faisait le gouvernement des avis de la santé publique.

«Depuis un mois le gouvernement envoie le signal […] qu’on peut relâcher, qu’on peut ouvrir les commerces et les restaurants, repousser le couvre-feu [et que] les vallées verdoyantes sont à nos portes », a-t-il ironisé.

Le député Joël Arsenault est le porte-parole du Parti québécois en matière de santé et de services sociaux.

© Sylvain Roy Roussel/Radio-Canada Le député Joël Arsenault est le porte-parole du Parti québécois en matière de santé et de services sociaux.

Pourtant, les appels à la prudence n’ont pas manqué de se faire entendre ces dernières semaines alors que le nombre de nouveaux cas quotidiens a recommencé à grimper dans la province.

En entrevue à Tout un matin, jeudi, le ministre de la Santé Christian Dubé a défendu la réponse « rapide » du gouvernement, expliquant sa volte-face par «la vitesse à laquelle le variant se répand».

À l’Assemblée nationale, le premier ministre Legault a répondu aux critiques en rappelant la hausse rapide des cas de COVID-19 dans plusieurs régions qui a forcé son gouvernement à prendre des décisions dans de très courts délais. Le Québec, a-t-il ajouté, est «la province qui a agi le plus rapidement».

Jeudi, les partis d’opposition ont à nouveau exhorté le gouvernement Legault à publier les avis de santé publique sur lesquels il se base pour prendre ses décisions.

La population a désormais besoin de scénarios clairs, a insisté Dominique Anglade. «Nous sommes à la troisième vague et les Québécois […] doivent savoir où le gouvernement s’en va.»

Avec Radio-Canada par Valérie Boisclair

Haïti: L’oncle de Dominique Anglade assassiné

avril 10, 2016

 

Dominique Anglade: La ministre de l'Économie, Dominique Anglade
© Jacques Boissinot/ La Presse Canadienne La ministre de l’Économie, Dominique Anglade
L’oncle de la ministre de l’Économie et député de Saint-Henri–Sainte-Anne, Dominique Anglade, a été retrouvé mort dans son lit vendredi, à Zanglais sur la côte sud d’Haïti.Robert Angalde a été atteint d’au moins deux projectiles d’arme à feu.

«La famille est sous le choc», a confié la ministre Dominique Anglade à La Presse. La ministre a aussi ajouté qu’elle souhaitait que «justice soit rendue».

Robert Anglade était propriétaire de l’hôtel Jardin sur Mer en Haïti. Agronome de formation, il avait milité pour la mise en place d’un gouvernement démocratique en Haïti après la dictature des Duvalier.

La Presse Canadienne

 

Québec: Le gouvernement Couillard se renouvelle

janvier 28, 2016

 cabinet-photo-famille

Sébastien Bovet et Alexandra Duval font un tour d’horizon des dernières nominations à Québec

 

Après presque deux ans au pouvoir, le gouvernement libéral de Philippe Couillard fait peau neuve grâce à un premier remaniement ministériel d’envergure, dont les détails ont été dévoilés jeudi au Salon rouge de l’Assemblée nationale.

Le nouveau Conseil des ministres, qui doit donner un « nouvel élan vers la prospérité » du Québec, selon les termes utilisés par Philippe Couillard, comprend 28 ministres, soit 2 de plus qu’auparavant.

Plusieurs ténors du gouvernement, dont Pierre Moreau, Martin Coiteux et Sam Hamad, changent de fonction, tandis que quatre nouvelles recrues, Dominique Anglade, Sébastien Proulx, Rita de Santis et Luc Fortin, viennent injecter du sang neuf au Conseil des ministres.

Robert Poëti et Jean-Denis Girard redeviennent de simples députés.

François Blais cède sa place au ministère de l’Éducation à Pierre Moreau, qui délaissera donc son poste de ministre des Affaires municipales et celui de ministre de la Sécurité publique, dont il a hérité après le départ en congé de maladie de Lise Thériault.

M. Moreau, qui s’est fait remarquer pour avoir piloté la réforme des régimes de retraite dans le secteur municipal et pour avoir conclu un nouveau pacte fiscal avec les municipalités, n’était cependant pas présent pour la cérémonie, en raison d’un malaise. Il va bien, a-t-on fait savoir, et a été assermenté au préalable.

Les fonctions qu’il occupait sont confiées à Martin Coiteux, qui quitte ainsi le Conseil du Trésor, où il a été sous les feux de la rampe lors des difficiles négociations avec les quelque 500 000 employés du secteur public et parapublic. M. Coiteux sera aussi responsable de la région de Montréal.

Sam Hamad devient le nouveau président du Conseil du Trésor. Les fonctions qu’il occupait au Travail ont été attribuées à Dominique Vien, qui était ministre du Tourisme.

M. Blais retrouve quant à lui son poste de ministre de l’Emploi, qu’il avait quitté il y a moins d’un an pour remplacer Yves Bolduc à l’Éducation. Le ministre Blais, qui est déçu selon nos informations, vient tout juste de présenter un projet de réforme des commissions scolaires qui soulève la controverse.

Pour consulter ce graphique sur la répartition hommes-femmes sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Par ailleurs, la nouvelle recrue libérale Dominique Anglade fait son entrée au Conseil des ministres à titre de ministre de l’Économie, des Sciences et de l’Innovation. Elle déloge du coup Jacques Daoust, qui a essuyé les tirs croisés de l’opposition après avoir injecté 1 milliard de dollars américains dans la CSeries de Bombardier. M. Daoust a été nommé ministre des Transports.

Robert Poëti, qui occupait cette dernière fonction et celle de ministre responsable de la région de Montréal, redevient simple député. Il en va de même pour Jean-Denis Girard, qui était ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, à l’Allègement réglementaire et au Développement économique régional.

Les fonctions qu’occupait M. Girard sont confiées à Lise Thériault, qui effectue du coup un retour au Conseil des ministres, après un congé de maladie de plusieurs semaines. Mme Thériault conserve aussi ses fonctions de vice-première ministre. Elle a été ovationnée par ses collègues avant d’être assermentée.

Sébastien Proulx, élu à la faveur d’une partielle dans Québec l’an dernier, se voit confier le ministère de la Famille, que dirigeait Francine Charbonneau. Cette dernière conserve un siège au Conseil des ministres, comme ministre responsable des Aînés.

M. Proulx est un ancien député de l’Action démocratique du Québec, tandis que Dominique Anglade a déjà été présidente de la Coalition avenir Québec.

Deux autres recrues font leur entrée dans l’équipe ministérielle, soit Rita de Santis, ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des Institutions démocratiques, et Luc Fortin, ministre délégué au Sport et au Loisir.

Pour consulter ce graphique sur l’âge des ministres sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Julie Boulet, qui était retourné sur les banquettes arrières avant d’être appelée à comparaître devant la commission Charbonneau, effectue un retour au Conseil des ministres, en devenant ministre du Tourisme. Elle sera aussi ministre responsable de la Mauricie, une fonction qu’occupait M. Girard.

Une douzaine de ministres conservent leurs fonctions, dont Gaétan Barrette, à la Santé et aux Services sociaux, Carlos Leitao, aux Finances, Stéphanie Vallée, à la Justice, Kathleen Weil, à l’Immigration, David Heurtel, à l’Environnement, et Hélène David, à la Culture.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, était pratiquement inamovible, dans la mesure où la réforme du système de santé, qui a déjà donné lieu aux projets de loi 10 et 20, reste inachevée. Il en va de même pour Carlos Leitao, qui doit déposer un budget dans les prochaines semaines.

Un nouvel élan pour le Québec, dit Couillard

Interrogé par les journalistes après la cérémonie, le premier ministre Couillard a dit que ce nouveau Conseil des ministres permettra de donner un nouvel élan à son gouvernement. « L’économie va demeurer notre premier dossier, avec l’éducation », a-t-il précisé.

« La rigueur, elle va toujours être là. […] On va toujours chercher à dépenser moins que ce qu’on gagne. C’est l’erreur que le Québec a fait au fil des années, de trop souvent […] dépenser plus que les prévisions les plus optimistes de revenus. Ça, c’est la recette pour le déficit chronique et l’endettement. » — Philippe Couillard

« L’assainissement des finances publiques était indispensable pour donner les libertés d’action, que maintenant on a retrouvées. Il est temps de passer à un nouvel élan maintenant, une nouvelle phase de notre gouvernement, a-t-il fait valoir.

Selon lui, la nouvelle équipe ministérielle lui permet d’atteindre des objectifs qu’il s’était fixé, en faisant une meilleure place aux femmes, aux jeunes et en offrant une meilleure répartition des responsabilités régionales.

Le premier ministre a aussi dit vouloir envoyer le message que « tout n’est pas chiffré, tout n’est pas dans un PIB » et qu’il importe d’en « prendre conscience ». Il a évoqué dans un même souffle la créativité des Québécois, leurs inventions et la beauté des paysages.

Philippe Couillard a convenu qu’un remaniement ministériel n’est « jamais un exercice facile », puisqu’il donne lieu à des moments « exaltants, mais difficiles, douloureux également, et même injustes » dans certains cas.

Le premier ministre a défendu « le travail de qualité » accompli par MM. Girard et Poëti. Ce dernier, a-t-il précisé, a été victimes des « conséquences presque mathématiques de représentations régionales ». M. Couillard espère « que la poussière tombe » pour lui et qu’il continue de travailler avec le gouvernement.

Il n’a par ailleurs pas exclu de procéder à d’autres changements d’ici la fin de son mandat, en 2018.

Radio-canada.ca