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États-Unis: Le Capitole pris d’assaut par des partisans de Trump

janvier 6, 2021

Des partisans de Donald Trump se sont emparés du Capitole et ont affronté des policiers à l’intérieur du bâtiment, à Washington. Des détonations ont également été entendues à l’intérieur.

Des membres de la sécurité tiennent en joue avec leurs armes de service des manifestants qui tentent de briser une fenêtre pour s'introduire dans la Chambre des représentants.© J. Scott Applewhite/AP Des membres de la sécurité tiennent en joue avec leurs armes de service des manifestants qui tentent de briser une fenêtre pour s’introduire dans la Chambre des représentants.

Une femme aurait été blessée par balle dans le Capitole, selon les médias américains. Elle a été transportée à l’hôpital dans un état critique.

Les policiers du Capitole ont été débordés par les partisans de Donald Trump et plusieurs représentants de l’ordre auraient été blessés, selon des médias américains. Un policier aurait également ouvert le feu sur une manifestante.

Les États du Maryland et de la Virginie ont d’ailleurs envoyé 200 policiers chacun en renfort pour appuyer les forces de l’ordre de Washington.Des partisans de Donald Trump ont fait intrusion dans le Capitole au moment où le Congrès débattait de la certification de la victoire de Joe Biden.

© ANDREW CABALLERO-REYNOLDS/afp via getty images Des partisans de Donald Trump ont fait intrusion dans le Capitole au moment où le Congrès débattait de la certification de la victoire de Joe Biden.

Dans la foulée de l’intrusion des manifestants dans le Capitole, une image montre un membre du personnel de sécurité tenir un émeutier en joue.

Devant le chaos ambiant, la Maison-Blanche confirme que des militaires de la Garde nationale ont été envoyés au Capitole pour y rétablir l’ordre.

Le Congrès des États-Unis a dû suspendre une session destinée à certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle en raison l’irruption des manifestants dans le Capitole. Les membres du Congrès ont été évacués.

Le vice-président Mike Pence, qui présidait la séance, a notamment été évacué du Capitole. Il est en lieu sûr tenu secret. Il a appelé à l’arrêt «immédiat» des violences au Capitole.Un manifestant en faveur du président Trump prend la pause sur le siège du président du Sénat.© Compte Twitter de Steven Nelson, New York Post/Radio-Canada Un manifestant en faveur du président Trump prend la pause sur le siège du président du Sénat.

Un peu plus tôt, l’envahissement de l’entrée de l’enceinte par des manifestants a forcé l’évacuation de plusieurs bâtiments du Congrès.

La police a ordonné au personnel du Congrès d’évacuer le bâtiment Cannon ainsi que d’autres situés autour du Capitole, peu après la fin d’un discours de Donald Trump.Des manifestants pro-Trump ont réussi à pénétrer dans le Capitole, mercredi après-midi.

© Manuel Balce Ceneta/AP Des manifestants pro-Trump ont réussi à pénétrer dans le Capitole, mercredi après-midi.

«Nous ne concéderons jamais la défait», avait lancé Donald Trump à ses partisans dans son discours. Ces derniers, dont plusieurs militants d’extrême droite, s’étaient donné rendez-vous à Washington pour contester la certification de l’élection présidentielle américaine de novembre par le Congrès.

Le président américain a appelé ses partisans à éviter toute violence. «Soutenez la police du Capitole et les forces de l’ordre. Ils sont du côté de notre pays. Restez pacifiques!», a-t-il tweeté.

Le milliardaire républicain avait auparavant appelé ses partisans à aller protester contre la certification par les élus du Congrès de la victoire de son opposant démocrate, ayant lieu au même moment dans l’enceinte du Capitole..

Signe que la situation est très tendue, la mairesse de Washington a imposé un couvre-feu à partir de 18 h, et ce jusqu’à jeudi 6 h, heure locale.

«Je viens juste d’évacuer mon bureau à Cannon à cause d’une menace proche. Maintenant, nous voyons des manifestants attaquer la police du Capitole», a tweeté l’élue républicaine à la Chambre des représentants Nancy Mace.La police tente de retenir des partisans de Donald Trump essayant de franchir une barrière, mercredi 6 janvier 2021.

© Julio Cortez/AP La police tente de retenir des partisans de Donald Trump essayant de franchir une barrière, mercredi 6 janvier 2021.

Avec  CBC/Radio-Canada 

Trump n’est pas le bienvenu en Écosse, prévient la Première ministre

janvier 5, 2021

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a prévenu ce mardi Donald Trump. Le confinement en vigueur dans la nation britannique, où il possède des golfs, ne lui permet pas de s’y rendre, après des informations de presse sur une possible visite à la fin de son mandat.

Selon le journal écossais Sunday Post, l’aéroport de Prestwick, dans l’est de l’Écosse, a été averti de l’arrivée du Boeing 757 qu’utilise parfois le président américain sortant pour le 19 janvier – soit la veille de l’investiture à la Maison Blanche de son successeur, le démocrate Joe Biden. Alimentant les spéculations sur une possible visite, le journal cite une intense activité sur cet aéroport d’avions de l’armée américaine, qui auraient effectué une mission de reconnaissance au Trump Turnberry, un des deux complexes de golf que le Républicain possède en Écosse. Contacté par l’AFP, l’aéroport de Prestwick a cependant affirmé via un porte-parole «ne pas attendre une visite de Donald Trump en janvier».

Interrogée à ce sujet lors d’une conférence de presse, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a indiqué n’avoir «aucune idée des projets de voyage de Donald Trump», mis à part qu’elle «espère que son projet dans l’immédiat est de quitter la Maison Blanche». «Mais nous ne permettons pour le moment pas aux gens de venir en Écosse, sauf pour des voyages essentiels», a-t-elle rappelé, alors que la province britannique a durci lundi les conditions de son confinement. «Cela s’applique à lui comme à n’importe qui d’autre», a mis en garde la Première ministre, «Et venir jouer au golf est une raison que je ne considérerais pas comme essentielle».

Les spéculations vont bon train sur ce que fera Donald Trump, qui refuse toujours de reconnaître sa défaite, pour l’investiture de Joe Biden le 20 janvier. S’il ne se rendait pas à la cérémonie à Washington, il romprait avec une tradition vieille de plus d’un siècle.

Avec plus de 75.000 morts, le Royaume-Uni est l’un des pays d’Europe les plus endeuillés par le Covid-19 et la tendance s’est aggravée ces dernières semaines, en raison d’un nouveau variant plus contagieux du virus.

Par Le Figaro avec AFP

États-Unis: Bill Barr, l’allié fidèle qui a refusé de suivre Donald Trump dans sa croisade post-électorale

décembre 14, 2020

Le ministre américain de la Justice Bill Barr, qui a démissionné lundi, était un fidèle parmi les fidèles de Donald Trump, jusqu’à sa récente disgrâce pour avoir refusé de suivre le président républicain dans la contestation désespérée de sa défaite.

Donald Trump et Bill Barr le 11 juillet 2019 à Washington

© Brendan Smialowski Donald Trump et Bill Barr le 11 juillet 2019 à Washington

Comme il en a l’habitude, c’est le milliardaire qui a rendu la nouvelle publique sur Twitter, en joignant la lettre de démission de son ministre.

« Bill partira juste avant Noël pour passer les fêtes avec sa famille, le ministre de la Justice adjoint Jeff Rosen, une personne incroyable, assurera l’intérim », a écrit le président. « Notre relation a été très bonne » et M. Barr a « fait un travail exceptionnel », a-t-il ajouté.

Mais son départ était évoqué depuis quelques semaines. Il avait subi la colère de Donald Trump pour n’avoir pas dénoncé les fraudes électorales alléguées par l’hôte de la Maison Blanche et susceptibles selon lui d’invalider la victoire de Joe Biden à la présidentielle de novembre.

Les ministères de la Sécurité intérieure et de la Justice « ont enquêté et, pour l’instant, n’ont rien trouvé pour les étayer », avait-il déclaré le 1er décembre.

Donald Trump s’obstine à dénoncer des fraudes massives et refuse de reconnaître sa défaite. Mais son camp n’a jamais réussi à apporter la moindre preuve pour étayer ces accusations et les dizaines de recours en justice qu’il a présentés ont été quasiment tous rejetés, y compris ceux arrivés devant la Cour suprême.

L’ex-magnat de l’immobilier a aussi fait part ces derniers jours de sa « grande déception » car le ministre de la Justice n’a pas révélé avant l’élection de novembre l’existence d’une enquête sur la situation fiscale du fils de Joe Biden, Hunter.

Avec son air débonnaire et ses lunettes rondes, Bill Barr s’était pourtant imposé au sein du gouvernement comme l’un des plus solides défenseurs de Donald Trump et de la droite ultra-conservatrice.

– « Avocat du président » –

Ce juriste de 70 ans est un fervent partisan d’une lecture extensive des pouvoirs présidentiels, de la peine de mort, ou des pouvoirs de la police fédérale dans la gestion des manifestations contre les violences policières, mouvement historique qui traverse le pays depuis la mort de George Floyd.

A son arrivée à la tête du ministère en février 2019, cet homme calme, au ton bonhomme, jouissait d’une image assez lisse. Il avait déjà occupé ce poste au début des années 1990, un gage de sérieux dans une administration où les novices en politique étaient légion.

Mais ce relatif consensus a volé en éclat et Bill Barr s’est vite retrouvé affublé du surnom d' »avocat du président ». Il était notamment accusé d’avoir tout fait pour protéger M. Trump dans l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur une possible collusion entre la Russie et l’équipe de campagne du candidat républicain en 2016.

 Bill Barr le 9 avril 2019 lors d'une audition au Sénat à Washington

© SAUL LOEB Bill Barr le 9 avril 2019 lors d’une audition au Sénat à Washington

Fin 2019, il avait ainsi soutenu une théorie développée par le milliardaire, en totale contradiction avec son propre ministère.

M. Trump assurait alors que le FBI avait ouvert une enquête sur de possibles liens entre Moscou et son équipe de campagne pour des raisons politiques, une accusation balayée par l’inspecteur général, autorité indépendante au sein du ministère.

Mais Bill Barr avait préféré critiquer la police fédérale et la possible « mauvaise foi » de certains agents.

Selon ses partisans, ce natif de New York, diplômé de la prestigieuse université Columbia, ne défendait pas Donald Trump, mais la fonction présidentielle.

Il n’a eu de cesse de dénoncer l’opposition démocrate et la gauche américaine qui ont lancé selon lui « une attaque systématique des normes et de l’Etat de droit », soumettant le président à un « harcèlement constant ».

Catholique pratiquant, il a aussi déploré un déclin des valeurs religieuses aux Etats-Unis et une « campagne » des progressistes « pour détruire l’ordre moral traditionnel », tout en restant aux côtés d’un président deux fois divorcé et dont les commentaires sexistes avaient fait scandale en 2016. 

Avec AFP par bur-cyj/la

Somalie : Trump ordonne le retrait de la « majorité » des troupes américaines

décembre 5, 2020
Le président américain Donald Trump lors d'un déjeuner avec des dirigeants africains à New York, le 20 septembre 2017.

Le président sortant des États-Unis Donald Trump a ordonné le retrait de la « majorité » des troupes américaines de Somalie « d’ici début 2021 », c’est-à-dire juste avant son propre départ du pouvoir, a annoncé vendredi le Pentagone.

« Une partie des forces pourront être redéployées en dehors de l’Afrique de l’Est. Toutefois, le reste des forces seront repositionnées de Somalie vers les pays voisins afin de permettre des opérations transfrontalières par les États-Unis et les forces partenaires, pour maintenir la pression sur les organisations extrémistes violentes », a déclaré le ministère américain de la Défense dans un communiqué.

Quelque 700 soldats des forces spéciales américaines forment et conseillent l’armée somalienne dans ce pays de la Corne de l’Afrique face aux jihadistes shebab, affiliés à Al-Qaïda.

« Les États-Unis ne se retirent pas d’Afrique »

« Les États-Unis ne se retirent pas ni se désengagent d’Afrique », a assuré le Pentagone. « Nous continuerons d’affaiblir les organisations extrémistes violentes susceptibles de menacer notre territoire », a-t-il ajouté, promettant de « conserver la capacité de mener des opérations contreterroristes ciblées en Somalie ». Washington s’engage aussi à poursuivre ses activités de renseignement sur place.

Ces annonces répondent au souhait de Donald Trump de désengager l’US Army de ses principaux théâtres d’opérations extérieures et de « mettre fin aux guerres sans fin » de l’Amérique, à l’unisson avec une bonne partie de l’opinion. Depuis la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle de novembre, le milliardaire républicain, bien qu’il n’ait toujours pas admis sa défaite, tente d’accélérer le retrait de plusieurs pays, notamment d’Afghanistan et d’Irak, avant la passation du pouvoir du 20 janvier.

Les shebab restent une menace importante en Somalie et dans la région, comme l’a encore affirmé l’inspecteur général du Pentagone dans un très récent rapport. Le groupe « continue à s’adapter, à résister, et reste capable d’attaquer les intérêts occidentaux et leurs partenaires en Somalie et en Afrique de l’Est », a-t-il noté.

Avec AFP

États-Unis: Donald Trump évoque ouvertement une candidature en 2024

décembre 2, 2020

Chaque jour plus isolé dans sa croisade pour contester la victoire de Joe Biden, Donald Trump évoque, désormais ouvertement, la possibilité d’être de nouveau candidat à la présidence en 2024.

Donald Trump arrive dans les jardins de la Maison Blanche pour une déclaration sur le coronavirus le 13 novembre 2020

© MANDEL NGAN Donald Trump arrive dans les jardins de la Maison Blanche pour une déclaration sur le coronavirus le 13 novembre 2020

« Ce furent quatre années fantastiques. Nous essayons de faire quatre ans de plus. Sinon, je vous reverrai dans quatre ans », a-t-il déclaré mardi soir, lors d’une fête de Noël à la Maison Blanche.

 Le président américain Donald Trump en meeting de campagne à Bullhead City, en Arizona, le 28 octobre 2020

© Brendan Smialowski Le président américain Donald Trump en meeting de campagne à Bullhead City, en Arizona, le 28 octobre 2020

L’événement, en présence de responsables du parti républicain, n’était pas ouvert à la presse mais une vidéo de son discours a circulé peu après.

Près d’un mois après l’élection du 3 novembre, Donald Trump refuse toujours de reconnaître sa défaite face à Joe Biden.

Reclus dans la Maison Blanche, il limite au maximum ses apparitions publiques, se contentant, en guise de communication présidentielle, de tweets colériques sur des fraudes électorales supposées, qu’aucun élément concret n’accrédite.

Le ministre américain de la Justice Bill Barr le 15 juin 2020 à Washington© SAUL LOEB Le ministre américain de la Justice Bill Barr le 15 juin 2020 à Washington

« A ce stade, nous n’avons pas vu de fraude à une échelle susceptible de changer le résultat de l’élection », a lancé mardi le ministre de la Justice Bill Barr. Ses mots ont d’autant plus de poids que cet ultra-conservateur de 70 ans fait partie de la garde rapprochée du président.Joe Biden, le 1er décembre 2020 à Wilmington, dans le Delaware© Chandan KHANNA Joe Biden, le 1er décembre 2020 à Wilmington, dans le Delaware

Dans cet étrange climat où le prochain président prépare son équipe et l’actuel relaie, de plus en plus seul, des théories du complot, Washington spécule sans fin.

Selon NBC, Donald Trump a évoqué avec des proches la possibilité d’annoncer le lancement de sa campagne pour 2024 le 20 janvier, jour de la prestation de serment de Joe Biden, à laquelle il n’assisterait donc pas.

L’ancien homme d’affaires se dit un peu superstitieux. En 2017, il avait fait déposer le dossier en vue d’une nouvelle candidature en 2020 dès le 20 janvier, jour de sa prise de sa fonction.

Fidèle à son sens de la provocation, il pourrait aussi profiter de l’occasion pour utiliser une recette qu’il affectionne particulièrement: la contre-programmation.

A plusieurs reprises, durant son mandat, il avait boycotté le dîner de l’Association des correspondants de la Maison Blanche et organisé, le même soir, un meeting de campagne.

– Chemin semé d’embûches –

Une annonce de candidature pour 2024 lui permettrait, bien sûr, de rester à court terme au centre du jeu. Mais le chemin sera semé d’embûches.

Dès le 20 janvier, il deviendra « ex-président » et l’équation changera radicalement.

La crainte qu’il inspire parmi les élus républicains et l’attention médiatique dont il bénéficie (et raffole) s’amenuiseront considérablement.

Tous les yeux se tourneront vers son successeur, bien sûr, mais aussi vers les sénateurs ou gouverneurs, qui, au sein de son propre parti, trépignent et rêvent de se lancer dans la course.

Comme il le rappelle à coups de tweets, Donald Trump n’a toutefois pas subi la déroute dans les urnes que lui prédisaient certains et peut revendiquer un solide socle de sympathisants.

Le décompte se poursuit mais une chose est certaine: la participation à l’élection de 2020 a été historique. Joe Biden a recueilli plus de 81 millions de voix, un record. Mais Donald Trump a franchi le cap des 74 millions de voix, ce qui est aussi un record, juste derrière celui de son adversaire démocrate.

L’analyse en pourcentage est cependant moins flatteuse pour Donald Trump, qui moque inlassablement les « losers »: il est désormais passé sous la barre des 47% des suffrages exprimés.

Sera-t-il in fine candidat dans quatre ans? 

Rien n’est moins sûr. Le magnat de l’immobilier fonctionne, comme il le revendique lui-même, à l’instinct. La planification stratégique sur plusieurs années n’est pas, loin s’en faut, son point fort.

En théorie, rien ne l’empêche de tenter de nouveau sa chance en 2024. La Constitution américaine interdit d’assumer plus de deux mandats, mais en faire deux non-consécutifs est une possibilité.

Un seul homme a réussi ce pari: Grover Cleveland, à la fin du XIXe siècle. Elu en 1884, il fut battu en 1888, puis élu de nouveau en 1892. Il est, dans les livres d’histoire, à la fois le 22e et le 24e président des Etats-Unis.

Grover Cleveland avait 56 ans au début de son deuxième mandat. Donald Trump en aurait 78.

Avec AFP par jca/vgr

USA: Démission du conseiller spécial de Trump sur le coronavirus

décembre 1, 2020

USA: DÉMISSION DU CONSEILLER SPÉCIAL DE TRUMP SUR LE CORONAVIRUS© Reuters/Carlos Barria 

WASHINGTON (Reuters) – Scott Atlas a démissionné de son poste de conseiller spécial de Donald Trump sur le coronavirus, a annoncé lundi un représentant de la Maison blanche, après plusieurs mois de controverse durant lesquels le médecin s’est régulièrement opposé aux autres membres du groupe de travail sur la crise sanitaire.

D’après la chaîne Fox News, qui a rapporté en premier lieu l’information, Scott Atlas a adressé à Donald Trump une lettre datée du 1er décembre.

Le neuroradiologue a été vivement critiqué par des experts en santé publique, dont Anthony Fauci, le principal expert américain en maladies infectieuses, pour avoir fourni à Donald Trump des informations erronées sur l’épidémie.

Scott Atlas a régulièrement minimisé l’importance du port du masque et a récemment décrit les mesures de confinement comme un « échec majeur » dans la lutte contre la propagation du coronavirus.

Avec Reuters par (Andrea Shalal, Aram Roston et Eric Beech; version française Jean Terzian)

États-Unis: Trump dit qu’il quittera la Maison-Blanche si les grands électeurs confirment Biden

novembre 27, 2020

Refusant toujours de concéder la victoire au président désigné Joe Biden, Donald Trump dit qu’il quittera « assurément » la Maison-Blanche si le Collège électoral confirme la victoire du démocrate.

Donald Trump a participé à une visioconférence avec des membres de l'armée américaine à l'occasion de l'Action de grâces.© Erin Scott/Reuters Donald Trump a participé à une visioconférence avec des membres de l’armée américaine à l’occasion de l’Action de grâces.

«Non, je ne peux absolument pas dire ça», a-t-il répondu à un journaliste qui lui demandait s’il concéderait la victoire à M. Biden.

Toutefois, lorsqu’on lui a demandé s’il quitterait la Maison-Blanche si les grands électeurs confirmaient la victoire de son adversaire démocrate, il a répondu : «Je le ferai assurément. Et vous le savez.»

«S’ils le font, ils feraient une erreur», a toutefois ajouté celui qui allègue toujours, sans preuve, avoir été victime d’une «fraude massive». «Ce sera quelque chose de très dur à accepter», a-t-il encore dit à propos de la future confirmation du résultat du scrutin par le Collège électoral.

Le vote des grands électeurs doit avoir lieu le 14 décembre prochain, et le dépouillement doit suivre le 6 janvier.

Ce n’est pas la première fois que les élections américaines trempent dans la controverse. Dans la foulée de la course présidentielle de 2020, marquée par la peur, les menaces et de profondes divisions, voici un retour sur certains des plus grands scandales et des plus grandes polémiques jamais vues dans l’histoire de la politique américaine.

Donald Trump a fait cette annonce lors du traditionnel discours aux membres des forces armées américaines à l’occasion des célébrations de l’Action de grâces.

Lundi, Emily Murphy, la directrice de l’Administration des services généraux (GSA) avait donné son aval pour entamer la transition.

Cette décision permet au président désigné et à son équipe de recevoir le budget de quelque six millions de dollars alloué au processus de transition et d’avoir accès à des locaux.

Joe Biden a remporté l’élection présidentielle du 3 novembre avec 306 grands électeurs contre 232 à Donald Trump.

L’investiture de Joe Biden doit se dérouler le 20 janvier prochain

Avec CBC/Radio-Canada

États-Unis: Les recours de Donald Trump sont «sans fondement», selon un juge en Pennsylvanie

novembre 22, 2020

Malgré les poursuites judiciaires de Trump pour empêcher les États de certifier le total de leurs votes, Joe Biden annoncera mardi prochain les noms des premiers membres de son futur gouvernement.

De plus en plus, le président américain sortant Donald Trump doit faire face à une pression accrue de la part de ses collègues républicains pour qu’il abandonne ses efforts visant à renverser l’élection présidentielle américaine et qu’il cède au démocrate Joe Biden.

Depuis que Biden a été déclaré vainqueur il y a deux semaines, Donald Trump a lancé une série de poursuites judiciaires et mené une campagne de pression pour empêcher les États de certifier le total de leurs votes. Mais faisant fi des tentatives de son rival, Joe Biden, le président élu, doit annoncer mardi 24 novembre les noms des premiers membres de son futur gouvernement, a annoncé Ron Klain, un proche conseiller.

Jusqu’à présent, les tentatives du camp Trump pour contrecarrer la certification ont échoué dans les tribunaux de Géorgie, du Michigan et de l’Arizona.

Samedi 21 novembre, Matthew Brann, un juge fédéral républicain nommé par l’ancien président Barack Obama, a rejeté une tentative similaire en Pennsylvanie, écrivant que l’affaire équivalait à «des arguments juridiques tendus sans fondement et des accusations spéculatives». Pour que Trump ait un espoir de rester à la Maison-Blanche, il doit éliminer l’avance de 81.000 voix de Biden en Pennsylvanie. L’État doit commencer à certifier ses résultats lundi 23 novembre.

Cela devrait mettre le clou dans le cercueil de toute nouvelle tentative du président Trump d’utiliser les tribunaux fédéraux pour réécrire le résultat des élections de 2020Kristen Clarke, présidente du Comité des avocats pour les droits civils

Les avocats de Trump ont promis un appel rapide, mais les avocats qui se sont opposés à lui au tribunal disent qu’il est hors délai. «Cela devrait mettre le clou dans le cercueil de toute nouvelle tentative du président Trump d’utiliser les tribunaux fédéraux pour réécrire le résultat des élections de 2020», a déclaré Kristen Clarke, présidente du Comité des avocats pour les droits civils.

Certains des collègues républicains de Trump au Congrès sont en train de rompre les rangs. Le sénateur républicain Pat Toomey a déclaré que la décision de la Cour suprême a éliminé toute chance de victoire légale en Pennsylvanie et a appelé Donald Trump à concéder l’élection. Liz Cheney, membre de l’équipe dirigeante républicaine à la Chambre des représentants, avait auparavant demandé à Trump de respecter «le caractère sacré de notre processus électoral» s’il ne réussissait pas devant les tribunaux.

Donald Trump refuse de céder

Biden a obtenu 6 millions de voix de plus que Trump lors de l’élection du 3 novembre, et a également remporté 306 à 232 voix dans le système du Collège électoral par État qui détermine qui prêtera serment le 20 janvier. Il a passé les dernières semaines à se préparer à prendre ses fonctions, bien que l’administration de Trump ait refusé de lui fournir le financement et les autorisations de sécurité nécessaires.

Selon les critiques, le refus de Donald Trump de céder a de graves implications pour la sécurité nationale et la lutte contre le coronavirus. Pour rester au pouvoir, Donald Trump devrait d’une manière ou d’une autre renverser les résultats des élections dans au moins trois grands États – un exploit sans précédent dans l’histoire des États-Unis.

Un recomptage en Géorgie n’a fait que confirmer la victoire de Biden dans cet État avec plus de 12.000 voix d’avance sur Donald Trump. Les officiels ont certifié le résultat vendredi, mais comme il y a mois de 0,5 point d’écart, l’équipe de campagne de Trump a déclaré ce samedi qu’elle demanderait un nouveau recomptage à la machine avant mardi. Le premier recomptage, effectué manuellement, a révélé des erreurs humaines : 5000 bulletins n’avaient pas été comptabilisés privant Donald Trump de 496 voix.

Dans le Wisconsin, les responsables électoraux ont critiqué les volontaires de Trump pour avoir ralenti un recomptage partiel qui ne devrait pas annuler la victoire de Biden.

Les recomptages et les poursuites judiciaires n’étant pas encore terminés, Trump fait maintenant pression sur les assemblées législatives des États dirigées par les républicains pour qu’elles rejettent les totaux des votes et le déclarent vainqueur. «Il est à espérer que les tribunaux et/ou les législatures auront … le pouvoir de faire ce qui doit être fait pour maintenir l’intégrité de nos élections et des États-Unis d’Amérique eux-mêmes», a-t-il écrit sur Twitter après l’arrêt de la Pennsylvanie.

Vendredi, il a convoqué à la Maison-Blanche deux des principaux républicains de l’assemblée législative du Michigan. Après la réunion, ils ont déclaré qu’ils ne voyaient aucune preuve qui les amènerait à intervenir. Les responsables électoraux de tout le pays affirment qu’il n’y a aucune preuve de fraude électorale significative, et la propre administration de Trump a déclaré que l’élection était «la plus sûre de l’histoire américaine». Mais les accusations de Trump ont continué à enflammer sa base républicaine. La moitié des républicains pensent que l’élection a été volée, selon les sondages Reuters/Ipsos, et les partisans ont encore organisé des rassemblements dans tout le pays pour protester contre le résultat.

Par Le Figaro avec Reuters

États-Unis: Trump cherche à bloquer le processus de certification des résultats

novembre 20, 2020

TRUMP CHERCHE À BLOQUER LE PROCESSUS DE CERTIFICATION DES RÉSULTATS© Reuters/Carlos Barria 

WASHINGTON (Reuters) – Donald Trump recevra vendredi à la Maison blanche les dirigeants républicains de la législature du Michigan pour tenter de les convaincre de rejeter la victoire de Joe Biden et de désigner eux-mêmes des grands électeurs acquis à sa cause.

Le président républicain refuse obstinément de reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle annoncée par tous les grands médias américains le 7 novembre dernier, quatre jours après la clôture des bureaux de vote.

Alors que la plupart des recours déposés par son équipe sont rejetés un par un par la justice, Donald Trump cherche désormais à convaincre les instances législatives d’Etats clés contrôlés par les républicains, comme le Michigan ou la Pennsylvanie, d’élire leurs propres grands électeurs en ignorant le vote populaire, explique son équipe, avec l’idée de continuer à semer le doute sur les résultats.

Joe Biden, qui est crédité de 306 grands électeurs contre 232 à Donald Trump, a dénoncé jeudi les initiatives « totalement irresponsables » du président sortant, même s’il ne s’attend pas à voir s’inverser le résultat des élections.

Les résultats Etat par Etat doivent être certifiés ces prochains jours. Le 14 décembre, les 538 grands électeurs du Collège électoral désignés Etat par Etat se réuniront pour voter afin d’élire le président.

L’ensemble des recours portés devant les tribunaux par l’équipe Trump devra avoir été réglé avant cette date.

Le président américain recevra dans la journée à la Maison blanche le chef de la majorité républicaine du Sénat du Michigan, Mike Shirkey, et son homologue de la Chambre, Lee Chatfield.

Les deux élus écouteront ce que Donald Trump aura à leur dire, selon une source dans le Michigan, mais Mike Shirkey a déclaré dans la presse locale en début de semaine que la législature n’allait pas désigner un deuxième groupe de grands électeurs.

Donald Trump s’est également entretenu avec une responsable électorale du comté de Wayne, où se situe Detroit, qui s’était un temps opposée à la certification des résultats de l’élection dans cette circonscription très favorable aux démocrates.

L’équipe Trump, dirigée par l’avocat personnel du président et ancien maire de New York Rudy Giuliani, continue parallèlement de dénoncer dans les médias « une conspiration nationale » visant à voler l’élection au président sortant.

Dans un communiqué diffusé jeudi soir, Jenna Ellis, conseillère de l’équipe de campagne, a rejeté le résultat du recomptage des voix en Géorgie, confirmant la victoire de Joe Biden, en estimant qu’il ne s’agissait que d’un recomptage de « votes illégaux ».

Avec Reuters par Joseph Ax (version française Jean-Stéphane Brosse)

États-Unis: L’équipe de Donald Trump retire sa plainte dans le Michigan

novembre 19, 2020

L'ÉQUIPE DE DONALD TRUMP RETIRE SA PLAINTE DANS LE MICHIGAN© Reuters/EMILY ELCONIN L’ÉQUIPE DE DONALD TRUMP RETIRE SA PLAINTE DANS LE MICHIGAN

WASHINGTON (Reuters) – L’équipe de campagne du président sortant américain, Donald Trump, a annoncé jeudi avoir mis fin au recours engagé devant la justice de l’Etat de Michigan pour contester la certification des résultats de l’élection présidentielle du 3 novembre, remportée par Joe Biden.

Dans une plainte déposée le 11 novembre, l’équipe de Donald Trump souhaitait que les résultats ne soient pas certifiés tant que la légalité des votes ne serait pas vérifiée.

« Ce matin, nous retirons notre action en justice dans le Michigan, résultat direct de la réparation que nous souhaitions: empêcher que les élections dans le comté de Wayne ne soient prématurément certifiées avant que les habitants puissent être assurés que tout vote légal a été pris en compte et que tout vote illégal n’a pas été comptabilisé », a déclaré l’avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, cité dans un communiqué.

Une conférence de presse des avocats de l’actuel locataire de la Maison blanche est prévue à 17h00 GMT.

Le refus de Donald Trump d’admettre la victoire de Joe Biden empêche la mise en oeuvre d’une transition en douceur vers une nouvelle administration.

Avec Reuters par (Doina Chiacu; version française Claude Chendjou, édité par Jean-Michel Bélot)