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Pologne: l’ex-président du Conseil européen Donald Tusk à la tête du parti d’opposition PO

juillet 3, 2021
Pologne: l'ex-president du Conseil europeen Donald Tusk a la tete du parti d'opposition PO
Pologne: l’ex-président du Conseil européen Donald Tusk à la tête du parti d’opposition PO© AFP/Wojtek RADWANSKI

L’ex-président du Conseil européen Donald Tusk a pris la tête samedi du parti d’opposition Plateforme civique (PO) en Pologne, marquant son retour sur le devant de la scène politique intérieure du pays, a annoncé le porte-parole du parti.

Après la démission du président du parti, Borys Budka, « les tâches de président de la PO sont assumées par Donald Tusk », a déclaré le porte-parole, Jan Grabiec, à l’issue d’une réunion du conseil national du parti.

M. Tusk, âgé de 64 ans, avait co-fondé la PO il y a vingt ans et a été Premier ministre de son pays entre 2007 et 2014.

« Je suis de retour à 100 % », a déclaré M. Tusk devant un congrès du parti qui l’a ovationné. Dans son discours, il a évoqué « le démon » à propos du parti conservateur nationaliste au pouvoir Droit et Justice (PiS), l’accusant de placer la Pologne dans une « situation dangereuse » en créant des dissensions avec ses partenaires de l’Union européenne.

« Quand on voit le démon, on le combat », a-t-il lancé.

Le conseil national de la PO l’a élu vice-président du parti ce qui signifie qu’il assume les fonctions de président jusqu’à une élection formelle à ce poste prévue plus tard cette année.

M. Tusk assume actuellement la présidence du Parti populaire européen (PPE) et joue souvent le rôle de commentateur acerbe, depuis les coulisses, de la politique polonaise.

Grand amateur de football, limite « hooligan » dans sa jeunesse de son propre aveu, M. Tusk a grandi dans la ville portuaire de Gdansk, au nord du pays, berceau du mouvement Solidarité qui a démantelé le régime communiste.

Lorsqu’il était président du Conseil européen entre 2014 et 2019, il a géré des crises allant des migrations à la situation économique de la Grèce, en passant par les difficiles négociations du Brexit.

Une incertitude est apparue à l’approche du congrès de la PO après que le maire de Varsovie, Rafal Trzaskowski, finaliste de l’élection présidentielle de l’année dernière, se soit déclaré prêt à prendre la tête du parti.

Selon les médias, M. Trzaskowski a, depuis, fait marche arrière et ne contestera plus la candidature de M. Tusk à la direction du parti.

« La Plateforme civique sera grande de nouveau », a tweeté un député du parti, Robert Tyszkiewicz, après l’annonce concernant M. Tusk.

La Pologne en « isolement complet« 

La PO se trouve en troisième position dans les sondages, derrière le PiS et le parti centriste d’opposition Pologne 2050.

Dans le même temps, le PiS a perdu sa courte majorité au Parlement et les relations avec l’UE se dégradent sur nombre de questions, notamment les réformes judiciaires controversées.

M. Tusk a déclaré que le chef du PiS Jaroslaw Kaczynski avait conduit la Pologne dans un « isolement complet » sur la scène internationale.

Les élections en Pologne sont prévues pour 2023 mais, selon les commentateurs, le parti au pouvoir pourrait être tenté par des élections anticipées pour éviter un vote de défiance au Parlement.

Le PiS tient aussi son propre congrès samedi, qui devrait confirmer le vétéran Jaroslaw Kaczynski à sa tête.

Le parti devrait approuver aussi la nomination du Premier ministre Mateusz Morawiecki, 53 ans, au poste de chef adjoint, faisant de lui l’héritier présomptif de Kaczynski, 72 ans.

En s’adressant aux délégués de sa formation, M. Kaczynski a affirmé qu’il serait à la tête du PiS « pour une dernière fois » et promis d’accélérer le programme économique de son parti afin d’aligner les conditions matérielles des Polonais sur celles de l’Europe de l’Ouest.

Un nouveau sondage réalisé en début de semaine montre que la coalition de droite au pouvoir, dominée par le PiS, est en tête avec 34 % de soutien, suivie de Pologne 2050 avec 17,1 % et de la PO avec 16,9 %.

L’étude a été réalisée par l’institut de sondages IBRiS pour la chaîne de télévision Polsat.

Par Le Point avec AFP

Trump reçu à Bruxelles par les dirigeants de l’UE, Tusk et Juncker

mai 25, 2017

Le président du Conseil européen Donald Tusk (g) et le président américain Donald Trump, le 25 mai 2017 à Bruxelles / © AFP / THIERRY CHARLIER

Le président américain Donald Trump a été reçu jeudi à Bruxelles par les présidents du Conseil et de la Commission européens, Donald Tusk et Jean-Claude Juncker, pour sa première rencontre avec les dirigeants d’une UE qu’il a sévèrement critiquée.

M. Trump a été accueilli par M. Tusk dans un bâtiment du Conseil, l’institution représentant les Etats membres de l’UE, où des drapeaux américains avaient été dressés aux côtés de la bannière bleue étoilée de l’Union et de celles de ses 28 membres.

Les deux hommes ont ensuite été rejoints par M. Juncker, puis une réunion élargie a eu lieu avec notamment le président du Parlement européen Antonio Tajani et la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

Cette première rencontre entre le président américain et les principaux dirigeants de l’Union européenne a duré environ une heure et demie.

Des thèmes comme le commerce international et le changement climatique pourraient faire l’objet d’échanges, avait indiqué un responsable européen avant la rencontre.

Sur une courte vidéo diffusée par les institutions européennes, on entend M. Tusk dire à M. Trump: « Vous savez monsieur le président que nous avons deux présidents dans l’UE? ». « Oui, je le sais », répond M. Trump. « Il y en a un de trop », plaisante ensuite M. Juncker.

« J’ai l’intention de convaincre le président des Etats-Unis que (l’alliance) euro-atlantique signifie que le monde libre coopère pour empêcher un ordre mondial post-occidental », avait affirmé M. Tusk mercredi soir sur son compte Twitter.

« Les relations transatlantiques sont un élément clé de la sécurité et de la prospérité mondiale », a renchéri jeudi matin le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, peu après le début de la rencontre tripartite.

– Lien euro-atlantique –

En tournée à l’étranger depuis dimanche, le président américain devait participer jeudi après-midi à une rencontre avec l’ensemble des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Otan, au nouveau siège de l’Alliance atlantique à Bruxelles.

Sa première rencontre avec les dirigeants de l’UE intervient dans un contexte d’incertitudes sur la politique européenne du nouvel hôte de la Maison Blanche, qui a soufflé le chaud et le froid sur Bruxelles ces derniers mois.

Quelques jours avant sa prise de fonction, avait notamment prédit que « d’autres pays vont quitter » l’UE en suivant l’exemple de Londres et du Brexit.

Le président américain s’est plus tard ravisé en félicitant les Européens pour leur gestion du départ programmé du Royaume-Uni.

« J’aurais pensé, quand cela s’est produit, que d’autres (pays) suivraient, mais je pense vraiment que l’UE est en train de se ressaisir », a-t-il estimé début avril, tout en maintenant que le Brexit restait « une très excellente chose pour le Royaume-Uni et une très, très bonne chose aussi pour l’UE ».

Parmi les autres sujets de friction entre l’UE et les Etats-Unis, le plus récent concerne l’interdiction envisagée par les Etats-Unis des ordinateurs portables et autres tablettes en cabine à bord des avions en provenance d’Europe.

Sur le plan commercial, le protectionnisme affiché par Donald Trump crispe les Européens, qui s’inquiètent de sa remise en cause des règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Romandie.com avec(©AFP / 25 mai 2017 12h41)

Tusk réélu: Varsovie bloque le sommet de l’Union européenne

mars 9, 2017

Bruxelles – Varsovie a bloqué jeudi l’adoption des conclusions du sommet de l’Union européenne après s’être en vain opposé à la réélection du Polonais Donald Tusk, a annoncé sa Première ministre Beata Szydlo, estimant que cela créait un « précédent dangereux ».

M. Tusk, qui dirige l’instance réunissant les dirigeants des 28 pays de l’Union européenne, a été réélu jeudi après-midi avec le soutien de 27 d’entre eux, jusqu’à fin novembre 2019, malgré l’opposition de son pays d’origine.

« Je n’accepterai pas les conclusions du sommet, donc le sommet ne sera pas valide », a martelé Mme Szydlo lors d’une conférence de presse, dénonçant un « précédent dangereux ».

Le bras de fer engagé par la Première ministre polonaise ne remet pas en cause la réélection de M. Tusk car il s’agit d’un acte séparé voté à la majorité qualifiée.

Et en l’absence de consensus, la déclaration finale du sommet, préparée depuis des semaines et portant sur des sujets comme la croissance, l’emploi, les migrations ou la défense européenne, pourra être publiée dans son intégralité au nom de la présidence maltaise de l’UE, selon son Premier ministre Joseph Muscat.

La Pologne, dont le gouvernement nationaliste et conservateur est en froid avec Bruxelles sur le respect de l’Etat de droit, avait créé une situation inédite en proposant un candidat alternatif à Donald Tusk, son ex-Premier ministre libéral, qui briguait un deuxième mandat.

« Les nominations devraient être le fruit d’un consensus et être acceptables aux yeux du pays d’origine. Si ces principes ne sont pas respectés, l’UE sera encore plus divisée », a accusé Mme Szydlo.

« L’UE traverse une crise (…). Nous sommes conscients que les choses ne vont pas bien dans l’UE mais certains hommes politiques ont décidé de l’ignorer », a-t-elle déploré.

« Je veux coopérer avec chaque Etat membre et je ferai tout mon possible pour protéger le gouvernement polonais contre l’isolement politique » à Bruxelles, a de son côté fait remarquer M. Tusk, lors d’une conférence de presse.

« Faites attention à ne pas couper les ponts. Une fois qu’ils sont coupés, vous ne pouvez plus jamais les emprunter », a-t-il lancé à l’adresse de Varsovie, citant un « proverbe » qu’il a dédié « à tous les Etats membres (…) mais aujourd’hui en particulier au gouvernement polonais ».

Varsovie estime que M. Tusk a manqué « d’impartialité » et de « neutralité », et lui reproche de s’être immiscé dans des débats de politique intérieure.

En réaction à la reconduction de M. Tusk, le ministre polonais des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, a accusé l’UE d’être soumise au « diktat de Berlin ».

Romandie.com avec(©AFP / 09 mars 2017 21h35)             

Donald Tusk réélu président du Conseil européen

mars 9, 2017

Bruxelles – Le Polonais Donald Tusk a été réélu jeudi président du Conseil européen, malgré l’opposition de son pays, a annoncé sur Twitter l’institution qui réunit les dirigeants des 28 pays membres de l’UE.

« Donald Tusk vient d’être réélu président du Conseil européen », a simplement écrit l’institution sur le réseau social, en citant la toute première réaction de M. Tusk, qui s’engage ainsi pour un deuxième mandat de deux ans et demi, jusqu’au 30 novembre 2019.

« Je ferai de mon mieux pour rendre l’UE meilleure », a déclaré le Polonais sur le réseau social, se disant « reconnaissant » de la « confiance » et de « l’évaluation positive » de son travail.

Selon deux sources diplomatiques, la décision a été prise à l’issue d’un vote à 27 voix contre une. L’unanimité n’était pas requise.

A son arrivée au sommet européen jeudi en début d’après-midi à Bruxelles, la Première ministre polonaise Beate Szydlo avait martelé que « rien » ne devait être fait sans l’accord de son pays.

Mme Szydlo reproche à Donald Tusk d’avoir « brutalement violé » la règle de « neutralité politique », avait-elle expliqué dans une lettre adressé à ses homologues européens.

Elle l’accuse de s’être « personnellement impliqué » dans la vie politique de son pays, où certaines réformes réalisées par le pouvoir, aux mains désormais du parti conservateur nationaliste Droit et Justice (PiS), ont été qualifiées par Bruxelles d’atteintes à l’Etat de droit.

« Habemus EUCO (acronyme du Conseil européen en anglais) presidentum », avait annoncé le premier sur Twitter le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel, souhaitant « bonne chance » à Donald Tusk.

Romandie.com avec(©AFP / 09 mars 2017 17h24)             

Le nouveau président de l’UE Tusk et Obama appellent la Russie à retirer ses troupes d’Ukraine

décembre 1, 2014

Bruxelles – Le nouveau président du Conseil de l’UE, le Polonais Donald Tusk, et le président américain Barack Obama sont convenus lundi, lors d’une conversation téléphonique, d’appeler la Russie à se retirer de l’est de l’Ukraine, a indiqué M. Tusk dans un communiqué.

Nous avons partagé nos inquiétudes sur la crise en Ukraine et nous sommes d’accord qu’il est important que la Russie retire ses troupes de l’est de l’Ukraine, a précisé M. Tusk dans ce communiqué. L’Union européenne et les Etats-Unis continuent de travailler étroitement ensemble, y compris au sujet de sanctions ainsi que sur une aide financière à l’Ukraine, a-t-il ajouté.

Les Occidentaux accusent Moscou d’avoir envoyé des soldats russes combattre aux côtés des séparatistes prorusses qui tiennent les bastions de Donetsk et Lougansk, ce que la Russie dément catégoriquement. L’UE et les Etats-Unis ont imposé de lourdes sanctions à Moscou, dont l’économie pâtit par ailleurs de la baisse du cours du pétrole.

MM. Tusk et Obama ont passé en revue les conditions prévues dans l’accord de Minsk conclu en septembre entre les autorités de Kiev, les rebelles et la Russie, qui prévoit un cessez-le-feu, puis des pourparlers de paix, mais est aujourd’hui moribond en raison d’incessants combats.

La Russie est ainsi sommée par les deux dirigeants d’arrêter de fournir des troupes et des équipements (aux rebelles), de permettre un contrôle effectif de la frontière et d’autoriser les observateurs indépendants de l’OSCE à remplir leur mission.

Nous sommes convenus que nous resterions unis, a écrit M. Tusk, ajoutant qu’ils s’étaient également engagés à renforcer davantage les liens entre l’UE et l’Otan.

L’ancien premier ministre polonais de 57 ans a pris lundi ses fonctions de président du Conseil européen qui réunit les 28 chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, succédant au Belge Herman Van Rompuy.

Il a également abordé avec Barack Obama les négociations en cours sur le partenariat transatlantique (TTIP), qui suscite beaucoup de défiance en Europe au sein de la société civile.

Le TTIP ne concerne pas seulement le libre-échange. C’est une expression de notre partenariat géopolitique. Nous avons convenu d’intensifier nos efforts pour trouver un accord, a indiqué M. Tusk, alors que les négociations ont été gelées pendant plusieurs mois.

Romandie.com avec(©AFP / 01 décembre 2014 19h59)