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Forêts tropicales : 500 millions de dollars de plus débloqués

septembre 23, 2019

UN-CLIMATE-ENVIRONMENT

Emmanuel Macron et Evo Morales, président bolivien, lundi 23 septembre à l’ONU lors d’une réunion consacrée à l’Amazonie. LUDOVIC MARIN / AFP

De «grands donateurs» internationaux, dont la Banque mondiale, la Banque interaméricaine de développement et l’ONG Conservation International, s’engagent.

De grands donateurs (Banque mondiale, Banque interaméricaine de développement, l’ONG Conservation International) ont décidé de débloquer environ 500 millions de dollars supplémentaires pour aider à protéger les forêts tropicales, dont l’Amazonie, a indiqué ce lundi 23 septembre l’Elysée.

Ces annonces devaient être faites pendant la réunion sur l’Amazonie organisée lundi à l’Assemblée générale de l’ONU à New York en présence de plusieurs chefs d’Etat dont le Français Emmanuel Macron, à l’initiative de la réunion, et les présidents du Chili, de la Colombie et de la Bolivie, mais pas du Brésil.

Trois programmes devaient être annoncés. La Banque mondiale compte mettre en place un programme « Pro Green » avec l’Allemagne et la France pour financer des projets sur le terrain et la Banque interaméricaine de développement financera des actions dans les grands Etats amazoniens. En outre l’ONG américaine Conservation International va aider des projets locaux menés par des organisations non gouvernementales, des communautés autochtones et des entreprises privées.

Cette aide s’ajoute à l’aide d’urgence d’au moins 20 millions de dollars promise fin août à Biarritz pour soutenir les pays touchés par les incendies qui ravagent l’Amazonie, par les dirigeants du G7.

Par Lae Figaro.fr avec AFP

Syrie: conférence des donateurs à Bruxelles pour éviter un désastre humanitaire

avril 24, 2018

L’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura (G), au cours d’une conférence de presse avec la représentante de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, le 24 avril 2018 à Bruxelles / © BELGA/AFP / THIERRY ROGE

Les Nations unies ont mis en garde mardi contre un nouveau désastre humanitaire en Syrie, à Idleb, lors d’une conférence des donateurs à Bruxelles en faveur des 5 millions de Syriens réfugiés dans les pays voisins et des 6,1 millions de déplacés internes.

« Nous sommes préoccupés d’un point de vue humanitaire par Idleb. Parce qu’Idleb est le nouveau grand défi : 2,5 millions de personnes », a expliqué l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, au cours d’une conférence de presse avec la représentante de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini.

« Et on ne peut évidemment pas croire qu’elles sont toutes des terroristes. Il y a des femmes, des enfants, des civils », a souligné l’émissaire onusien.

La province d’Idleb, frontalière de la Turquie, où vivent plus de 2,5 millions de personnes dont une moitié de déplacés, est en partie contrôlée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham, où prédomine l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda.

De nombreux rebelles et leurs familles récemment évacués de la poche insurgée dans la Ghouta orientale, aux portes de Damas, sont partis dans cette province.

M. de Mistura a souhaité qu' »Idleb ne devienne pas le nouvel Alep, la nouvelle Ghouta orientale, parce que les dimensions sont complètement différentes » du fait de la taille de la province.

La conférence des donateurs de Bruxelles, qui s’est ouverte mardi, a non seulement pour objectif de mobiliser des fonds mais également d’encourager la relance des négociations à Genève, conduites sous l’égide de l’ONU, jusqu’à présent infructueuses.

Mme Mogherini et l’émissaire de l’ONU ont exhorté la Russie, l’Iran et la Turquie – impliqués de leur côté dans le processus de pourparlers d’Astana – à faire davantage pour parvenir à un cessez-le-feu en Syrie.

L’accord d’Astana, signé le 4 mai 2017 par la Russie, l’Iran et la Turquie, prévoit la création de quatre zones de cessez-le-feu en Syrie.

« Le message principal est que la Syrie n’est pas un échiquier, ce n’est pas un jeu géopolitique », a plaidé Mme Mogherini.

– Echec politique –

« Nous assistons à l’un des plus grands échecs politiques du début du 21e siècle », avait auparavant déploré le Haut commissaire des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) Filippo Grandi à l’ouverture de la conférence.

« Les Nations unies ont épuisé leurs ressources », a averti de son côté Mark Lowcock, responsable des affaires humanitaires et des secours d’urgence à l’ONU.

Les organisateurs de la conférence espèrent recueillir au total 9 milliards de dollars (7,3 milliards d’euros). Quelque 3,5 milliards de dollars (2,8 mds euros) sont nécessaires pour l’aide humanitaire en Syrie et 5,6 (4,5 mds d’euros) pour soutenir les réfugiés dans les pays voisins, a précisé M. Lowcock.

« Les promesses de dons seront un indicateur de l’engagement international », veulent croire les responsables européens à Bruxelles. « Mais nous constatons qu’une certaine lassitude s’installe et la Syrie n’est pas le seul pays auquel il est nécessaire d’apporter une aide humanitaire », déplorent les représentants de l’UE.

Environ 6,1 millions de personnes sont maintenant déplacées à l’intérieur de la Syrie. Plus de cinq millions de Syriens ont fui leur pays et 13 millions de personnes ont besoin d’aide, souligne l’UE.

Quelque 85 délégations participent à cette conférence, mais les regards sont tournés vers les représentants de la Russie et de l’Iran, les deux soutiens politique et militaire du régime syrien, grand absent à Bruxelles, tout comme son opposition.

La journée de mercredi sera plus politique avec l’entrée en lice des ministres.

L’UE sera représentée par douze ministres des Affaires étrangères, six ministres chargés du Développement et cinq secrétaires d’Etat.

Il s’agit de la septième conférence annuelle sur l’avenir de la Syrie, mobilisant pays donateurs, ONG humanitaires et agences de l’ONU.

Déclenché en 2011 avec la répression par le régime de manifestations pacifiques, le conflit en Syrie a fait plus de 350.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Romandie.com avec(©AFP / 24 avril 2018 17h09)                

Plusieurs donateurs des époux Clinton dans les « Panama papers »

avril 17, 2016

Hillary et Bill Clinton lors d'un meeting dans le New Hampshire, le 9 février.

Hillary et Bill Clinton lors d’un meeting dans le New Hampshire, le 9 février. Elise Amendola / AP
C’est une révélation embarrassante pour la candidate démocrate à l’investiture présidentielle Hillary Clinton : une enquête du groupe McClatchy, partenaire des « Panama papers » coordonnés par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), a mis en évidence samedi 16 avril ses liens multiples avec des personnalités ayant eu recours à des sociétés offshore.

Après les premières révélations de l’ICIJ et de ses cent neuf médias partenaires sur le monde opaque des paradis fiscaux et les centaines de personnalités publiques qui avaient eu recours à la firme panaméenne Mossack Fonseca pour dissimuler leurs actifs, Hillary Clinton avait condamné le « scandale des paradis fiscaux », pointant du doigt à la fois les cas de fraude fiscale et des « failles juridiques exploitées par les superriches du monde entier » en toute légalité.

Des donateurs de la Fondation Clinton

Ce sont pourtant ces mêmes failles qu’ont exploitées plusieurs personnalités liées aux époux Clinton repérées dans les « Panama papers » par McClatchy, parmi lesquelles on retrouve :

  • Gabrielle Fialkoff, directrice financière de la campagne sénatoriale de Hillary Clinton en 2000 et l’une des grandes donatrices de sa campagne actuelle, a ouvert en juin 2012 une société offshore aux îles Vierges britanniques. Après plusieurs changements de version, elle a dit avoir entrepris cette démarche pour faciliter l’exportation de biens en Chine, avant d’abandonner le projet.
  • Le Canadien Franck Giustra aurait utilisé une société aux îles Vierges britanniques pour développer ses activités d’extraction d’uranium au Kazakhstan, en 2005, quelques mois après avoir accompagné Bill Clinton dans ce pays du Caucase pour le lancement d’une initiative caritative de la Fondation Clinton, dont il est l’un des grands donateurs. Dans les documents de cette société offshore apparaît aussi le nom de l’investisseur russe Sergei Kurzin, un autre généreux donateur de la Fondation.
  • Le Nigérian Ronald Chagoury, qui a financé à la fois la Fondation Clinton et une conférence caribéenne de Bill Clinton en 2003, disposait lui aussi d’une société offshore, dont l’objet reste inconnu.

Si aucun des montages épluchés par McClatchy ne remonte directement aux époux Clinton, ces révélations pourraient se révéler embarrassantes pour la favorite des sondages à l’investiture démocrate, dont les liens avec les « superriches » et le « grand capital » lui étaient déjà reprochés, notamment pour le financement de sa campagne.

Lemonde.fr