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Angola: Arrestation du président de la Fondation Dos Santos soupçonné de fraude

septembre 30, 2018

 

Président de la fondation dos Santos, Ismael Diogo da Silva
Le président de la fondation de l’ancien chef de l’État angolais José Eduardo dos Santos a été arrêté vendredi 28 septembre à Luanda, pour une affaire de « fraudes financières » dans laquelle il serait impliqué.

Ismael Diogo da Silva est détenu depuis vendredi après-midi dans la prison de Viana à Luanda.

Le président de la Fondation Eduardo dos Santos (Fesa) a été interpellé « pour répondre à un interrogatoire », a expliqué le bureau du procureur dans un communiqué.

Il avait jusqu’à présent « ignoré plusieurs convocations de la justice » dans une affaire de détournement de 20 millions de dollars au sein du ministère des Transports, selon la source proche du parquet.

Ismael Diogo da Silva est employé de ce ministère, mais préside aussi la Fesa, créée en 1996 par José Eduardo dos Santos et qui vise à promouvoir les sciences et la culture.

Il « n’a pas répondu aux appels du procureur général de la République pour clarifier les faits, avait déconnecté ses téléphones et changé de résidence« , a encore dit la source proche du procureur.

Dans le cadre de cette affaire, l’ancien ministre des transports de l’Angola Augusto Tomás a été arrêté la semaine dernière pour mauvaise gestion, détournement de fonds et corruption active.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Raul Danda (Unita) : en Angola, « dos Santos ne pense qu’à lui, à lui et à lui »

juin 8, 2015

 

Après plus de 35 ans de règne de José Eduardo dos Santos et du MPLA en Angola, l’Unita, premier parti d’opposition, plaide pour l’alternance politique dans le pays. Raul Danda, l’un de ses cadres, s’est confié à « Jeune Afrique ». Interview.

Le 11 novembre 2015, l’Angola célébrera en grande pompe ses 40 ans d’indépendance. Mais dans cette ancienne colonie portugaise, tous les jeunes de moins de 35 ans n’ont connu qu’un chef de l’État, José Eduardo dos Santos, leader du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA). Au grand dam de l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), son éternel rival.

Une fois refermée la longue parenthèse de la guerre civile (1975-2002), l’Unita a changé son fusil d’épaule et se bat depuis sur le terrain politique. L’ex-groupe rebelle, autrefois dirigé par l’emblématique Jonas Savimbi, son leader historique décédé en 2002, espère conquérir le pouvoir lors des prochaines échéances électorales prévues en 2017. « À condition que ces scrutins se déroulent dans la transparence », exige Raul Danda, président du groupe parlementaire de l’Unita.

De passage à Paris à la fin de mai après un séjour aux États-Unis où il a conduit une délégation de son parti pour « sensibiliser les partenaires internationaux sur la situation réelle de l’Angola », l’élu du Cabinda dresse un sombre tableau de la jeune démocratie angolaise et du règne de José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis plus de 35 ans.

Jeuneafrique.com par Trésor Kibangula

Paris dévoile l’identité d’un second bourreau français au service de l’EI

novembre 19, 2014

      

Paris – Un second Français a été identifié mercredi parmi les bourreaux apparaissant sur la vidéo montrant la décapitation de soldats syriens par le groupe de l’Etat islamique, qui a subi des revers en Irak et dans la ville kurde syrienne de Kobané.

Mickaël Dos Santos, 22 ans, originaire de la banlieue parisienne, s’était converti à l’islam et était parti à l’automne 2013 rejoindre les jihadistes en Syrie, prenant le nom de guerre d’Abou Othman, selon une source proche du dossier.

Hormis les deux Français, les 16 autres combattants apparaissant à visage découvert dans la vidéo n’ont pas encore été identifiés. Certains ont un type occidental ou asiatique.

Un journal belge a fait état de la possible implication d’un Belge parti combattre dans les rangs jihadistes en octobre 2012, mais les autorités n’ont pas confirmé cette information.

La vidéo semble en outre montrer le Britannique surnommé Jihadi John par les médias britanniques, qui apparaît masqué avec, à ses pieds, la tête décapitée de Peter Kassig. Cet homme est considéré comme l’assassin présumé de James Foley et Steven Sotloff, les deux journalistes américains décapités depuis la mi-août avec les humanitaires britanniques Alan Henning et David Haines.

Le groupe de l’EI avait diffusé dimanche une vidéo particulièrement violente montrant l’exécution de 18 soldats syriens et la tête tranchée de l’otage américain Peter Kassig, enlevé il y a un an en Syrie.

La France, dont quelque 376 ressortissants ont rejoint les jihadistes en Syrie et en Irak, avait déjà confirmé lundi la présence, parmi les bourreaux, de Maxime Hauchard, 22 ans, un autre converti parti en Syrie en août 2013.

Mickaël Dos Santos est connu par son engagement terroriste en Syrie et son comportement violent revendiqué sur les réseaux sociaux, a déclaré mercredi le Premier ministre Manuel Valls.

Plusieurs membres de l’entourage de Mickaël Dos Santos sont encore dans la région avec lui, selon une source française.

– ‘Effet d’horreur’ –

Pour le président français François Hollande, l’EI cherche à créer un effet d’horreur avec ce message: voyez (…) de quoi vos éventuels ressortissants seraient capables.

Les services spécialisés sont depuis longtemps convaincus de la participation de Français à des atrocités commises par différents groupes jihadistes, et avaient déjà identifié au moins un cas avant cette dernière vidéo, selon des sources proches du dossier.

D’après les autorités françaises, une quarantaine de jihadistes français ont été tués, principalement en Syrie mais également en Irak.

Les convertis représentent 20% des jihadistes français qui sont, dans leur écrasante majorité, recrutés sur internet, selon des sources du renseignement français.

L’EI, qui comprend des centaines de combattants étrangers, s’est emparé de larges pans de territoire en Syrie et en Irak, où il sème la terreur.

Mais il commence à connaître des revers, surtout en Irak où le président américain Barack Obama a annoncé une nouvelle étape avec l’envoi de 1.500 conseillers supplémentaires qui porteront à 3.100 le contingent américain dans ce pays dont les Etats-Unis s’étaient retirés militairement fin 2011.

Excluant le déploiement de troupes au sol, les Etats-Unis et leurs alliés de la coalition ont récemment augmenté la fréquence de leurs raids aériens contre les jihadistes.

– Avancée kurde à Kobané –

La France, qui participe aux raids en Irak, va renforcer son disposifif, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, sans confirmer le possible déploiement de six bombardiers Mirage en Jordanie.

Jusqu’à présent, Paris participe aux opérations avec neuf avions Rafale basés aux Emirats Arabes Unis.

Fortes du soutien de la coalition et appuyées par des miliciens et membres de tribus, les forces irakiennes ont regagné la semaine dernière du terrain face aux jihadistes, brisant le siège de la plus importante raffinerie du pays après avoir reconquis la ville de Baïji puis un barrage au nord de Bagdad.

Pour l’envoyé spécial de l’ONU en Irak, la stratégie du nouveau gouvernement de Haïdar al-Abadi d’apaiser les relations avec la région autonome du Kurdistan, dont les forces combattent également l’EI, et de tendre la main aux tribus locales sunnites porte ses fruits.

Nikolai Mladenov a appelé mardi tous les groupes qui ne sont pas affiliés à l’EI à discuter avec Bagdad pour résoudre leurs différends et à rejoindre la campagne du gouvernement contre les jihadistes.

De son côté, le président de la région autonomue du Kurdistan d’Irak, Massoud Barzani, s’est plaint que le soutien de la coalition n’avait jusqu’à présent pas été à la hauteur, affirmant ne pas avoir reçu les armes lourdes dont les peshmergas avaient besoin.

En Syrie, les Kurdes, qui combattent également l’EI dans le nord du pays et reçoivent l’appui des avions de la coalition, ont réalisé de nouveaux progrès dans la ville-symbole de Kobané.

Ils ont chassé les jihadistes de plusieurs immeubles du centre-ville et saisi une grande quantité d’armes, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Romandie.com avec(©AFP / 19 novembre 2014 14h11)

Afrique: « Si le Burkina l’a fait, pourquoi pas nous? »

octobre 31, 2014

Afrique: 'Si le Burkina l'a fait, pourquoi pas nous?'
Afrique: « Si le Burkina l’a fait, pourquoi pas nous? » © AFP

Le départ vendredi du président burkinabé Blaise Compaore, sous la pression de la rue, a déchaîné les passions sur les réseaux sociaux en Afrique, où des citoyens de nombreux pays se demandent: « S’ils ont pu le faire, pourquoi pas nous? »

D’Harare au Zimbabwe à Banjul en Gambie, les images des foules du Burkina Faso déferlant pour chasser le vieux dirigeant du pouvoir ont inspiré certains, qui n’ont pas oublié que le printemps arabe a pris son élan sur les réseaux sociaux.

« Si le Burkina Faso peut le faire, pourquoi par l’Ouganda? », interroge un utilisateur de Twitter depuis Kampala. « Mugabe sera le suivant », claironne un autre, à Harare.

« Que cela soit un avertissement pour tous les dirigeants africains qui s’accrochent au pouvoir à tout prix. Viva les Burkinabè! », twitte pour sa part Kwesi Asante depuis Accra, au Ghana, lançant une mise en garde qui a résonné très fort ce vendredi sur la twittosphère.

Du lointain et anglophone Kenya, Frank Ondere lui fait écho: « Usez du pouvoir en douceur, servez votre peuple avec sagesse. Les choses changent. Se débarrasser de vous n’est pas si difficile ».

D’autres, comme @lennoxin de Johannesburg, félicitent les manifestants: « Super fier du peuple du Burkina Faso, les dictateurs n’ont pas leur place dans l’Afrique du futur. aluta continua! » (la lutte continue).

Les chefs d’Etat d’Angola (Dos Santos – depuis 1979), de Guinée Equatoriale (Obiang – 1979), d’Ouganda (Museveni – 1986) du Soudan (al-Bashir – 1989), du Zimbabwe (Mugabe – 1980), et d’autres qui tiennent les rênes de leur pays depuis plusieurs décennies ont été directement visés.

« Ce qui s’est passé au Burkina Faso est une bonne nouvelle pour l’Afrique », twitte @obogobogo, du Kenya, « Levez-vous et comptez-vous, Mugabe et Museveni doivent être les prochains ».

Même si le rêve d’un « printemps africain » ne convainc pas les plus rationnels. « Le Burkina Faso devrait sonner comme un avertissement pour les Obiang, al-Bashir, Museveni, Dos Santos & autres dirigeants africains à vie, mais ce n’est probablement pas le cas », note l’ancien éditorialiste namibien @Gwenlister1.

Jeuneafrique.com avec AFP

 

Angola: au pouvoir depuis 1979, le président Dos Santos est défié par la jeunesse

septembre 28, 2011

La jeunesse angolaise défie depuis plusieurs mois le président Jose Eduardo Dos Santos, réclamant des libertés et dénonçant une misère indigne d’un Etat pétrolier, et bien que limitée, la contestation place le régime « sur la défensive », selon des analystes.

Au pouvoir depuis 32 ans, le président « camarade », 69 ans, a en principe peu à craindre de ses détracteurs.

Ultra-majoritaire au Parlement depuis 2008 et aux commandes du secteur pétrolier avec son parti le MPLA, son hégémonie est presque totale. Le principal parti d’opposition, l’Unita, miné par des luttes intestines, a des chances jugées minimes de gagner la présidentielle de 2012.

Le gouvernement réprime pourtant durement depuis début mars les petits groupes de jeunes qui font circuler des appels « à marcher dans tout le pays pour exiger le départ de +Zedu+ (surnom du président), de ses ministres et de ses compagnons corrompus ».

« Clairement, le printemps arabe et le fait d’être à la présidence depuis 32 ans sont des facteurs qui le place sur la défensive. Ces derniers mois, depuis les événements d’Egypte, le gouvernement surréagit », observe depuis Londres Alex Vines, de l’institut pour les relations internationales Chatham House.

Un premier rassemblement le 7 mars a été empêché par une quinzaine d’arrestations, dont des journalistes. En mai, des manifestations d’une dizaine de jeunes ont connu le même sort, sans décourager le phénomène, relativement neuf dans un pays marqué par 27 ans de guerre civile, qui reste un traumatisme pour la population.

Une jeunesse déterminée

« La nouvelle génération n’a pas peur du gouvernement », affirme Jang Nomada, un chanteur de rap de 29 ans, qui participe à l’organisation des marches.

Le profil des manifestants rappelle celui des jeunes qui ont renversé les présidents tunisien Zine El Abidine Ben Ali et égyptien Hosni Moubarak.

Ils sont jeunes, utilisent Facebook, ne se réclament d’aucun parti politique et se font appeler Mouvement révolutionnaire d’intervention sociale.

Si hors de Luanda, seuls 3% de la population accède à l’internet, dans la capitale où se concentre un tiers des Angolais, environ 2,5 millions de jeunes en sont des utilisateurs réguliers, selon des chiffres de The Economist.

« Le gouvernement réagit comme ça parce qu’il n’est pas habitué à voir des jeunes déterminés à protester. C’est un système dictatorial dans lequel toute personne qui descend dans la rue est confronté à la répression », ajoute Jang.

Des manifestants ont fait état d’intimidations, de menaces de mort ou se sont vus proposer des voitures et de l’argent pour renoncer.

Malgré ça, ils étaient 300 place de l’Indépendance le 3 septembre pour dénoncer la corruption, le manque d’eau et d’électricité.

Deuxième producteur de pétrole d’Afrique, l’Angola connaît une croissance moyenne de 12,5% depuis 2002, un coût de la vie exorbitant à Luanda, de nouveaux quartiers sortent de terre, mais sont uniquement accessibles aux riches.

Des heurts avec la police ont eu lieu et 17 manifestants, dont le chanteur Casimiro Carbono, ont été condamnés à des peines de 30 à 45 jours de prison ferme et à des amendes.

« A cause de l’histoire de la guerre, le système politique survit par la violence, utilisant l’armée, la police et les services de sécurité », explique Elias Isaac, responsable Angola à la Fondation Soros pour une société ouverte.

Pour les analystes, le mouvement de jeunes ne constitue pas une menace sérieuse. « Ce qui est important, souligne Rafael Marques, un vétéran des campagnes anti-corruption, ce n’est pas le nombre de protestataires mais la manière dont le gouvernement réagit: il a peur des gens ».

Jeuneafrique.com avec AFP