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Appel à candidatures : des résidences artistiques au profit des acteurs culturels

novembre 16, 2022

La Cité internationale des arts lance un programme de résidences artistiques intitulé 2-12, ouvert à toutes les disciplines artistiques (art visuels, spectacle vivant, musiques et écritures).

Les résidences annoncées s’adressent aux  artistes, commissaires d’exposition et chercheurs français et internationaux sans limite d’âge. Les candidats sont invités à soumettre leurs dossiers jusqu’au 22 janvier 2023 tout en présentant leur projet de résidence.

Le programme 2-12 permet aux artistes de développer un projet de recherche et de création durant deux à douze mois en deux options de résidences.   L’une se fera dans un atelier – logement (lieu de vie et de travail) et l’autre dans un atelier de travail.   Ce programme leur offre la possibilité de candidater pour les résidences de septembre 2023 et d’août 2024.

Les inscriptions se font via le formulaire en ligne. Pour déposer votre candidature, un compte Google est nécessaire, si vous n’en avez pas, vous pouvez en créer. Si vous ne pouvez pas accéder à l’inscription en ligne, contacter le service des résidences de la Cité internationale des arts : admissions@citedesartsparis.fr.

Veillez fournir les documents suivants : un curriculum vitæ (quatre pages maximum), un dossier artistique présentant vos projets passés (entre cinq et vingt pages maximum), une note de présentation du projet que le candidat souhaite développer lors de sa résidence (entre deux et quatre pages maximum), des liens vidéo, fichiers audio représentatifs de votre travail (mp3, avi), des lettres de recommandation au format pdf (cinq maximum, en français et/ou anglais).

Les candidatures en collectif sont acceptées, elles doivent se faire de la manière suivante, selon les cas : le projet est commun, un seul dépôt de candidature au nom des deux artistes, les projets sont différents, deux candidatures distinctes doivent être déposées (indiquer dans les « remarques diverses », à la fin du formulaire, que vous souhaitez partager un atelier-logement et de préciser le nom du second candidat).

Les candidatures retenues pour des projets collectifs incluant plus de deux artistes restent exceptionnelles compte tenu du faible nombre d’ateliers-logements adaptés.

Signalons que les lauréats ont à leur charge le financement de leur résidence, qu’ils candidatent pour la mise à disposition d’un atelier-logement ou d’un atelier de travail.

La Cité internationale des arts est une résidence d’artistes qui rassemble, au cœur de Paris, des créateurs ou créatrices et qui leur permet de mettre en œuvre un projet de production ou de recherche dans toutes les disciplines. Sur des périodes de deux mois à un an, la Cité internationale des arts offre un environnement favorable à la création, ouvert aux rencontres avec des professionnels du milieu culturel. Les résident(es) bénéficient d’un accompagnement sur mesure de la part de l’équipe de la Cité internationale des arts.  

Avec Adiac-Congo par Rosalie Bindika

Immigration Canada poursuivi pour ses longs délais de traitement

mars 18, 2022

Les délais d’obtention de la résidence permanente pour des travailleurs étrangers au Québec sont de plus de deux ans.

L’avocat Guillaume Cliche-Rivard représente l’AQAADI, qui a décidé de poursuivre Immigration Canada devant les tribunaux. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Après la mise en demeure, place aux tribunaux. Un regroupement d’avocats spécialisés en immigration a décidé de passer à la vitesse supérieure contre Immigration Canada pour dénoncer les délais de traitement « déraisonnables » d’obtention de la résidence permanente.

Notre objectif, c’est de faire bouger les choses. On parle de gens qui travaillent déjà ici, qui sont intégrés, clame sans détour Stéphanie Valois, présidente de l’Association québécoise des avocats et avocates en droit de l’immigration (AQAADI).

Cette dernière a écrit au ministre de l’Immigration Sean Fraser le 23 février. Mais en dehors d’un accusé de réception, aucune réponse n’a été fournie à ce jour par le gouvernement de Justin Trudeau. Une requête en mandamus, dont Radio-Canada a obtenu copie, a donc été déposée devant la Cour fédérale.

« Il y a des gens qui attendent depuis 2018 ou 2019. Malheureusement, on n’a plus le choix. Ces gens attendent depuis bien trop longtemps. »— Une citation de  Stéphanie Valois, présidente de l’AQAADI

Immigration Canada est sous le feu des projecteurs en raison des délais de traitement jugés déraisonnables par des demandeurs et experts. Photo : Radio-Canada/Ivanoh Demers

Des délais qui atteignent 40 mois

Selon le site du ministère fédéral de l’Immigration, les délais de traitement sont actuellement, en moyenne, de 28 mois pour les travailleurs qualifiés du Québec (TQQ), contre 6 mois pour les programmes similaires dans les autres provinces.

Or, même ces délais injustes sont souvent dépassés, déplorent ces experts en immigration.

L’un de mes clients n’a aucune réponse depuis 40 mois. C’est par désespoir et dernier recours qu’on saisit la cour, soutient l’avocat Guillaume Cliche-Rivard.

« La porte est grande ouverte pour une discussion. On sait qu’Immigration Canada a la capacité de traiter ces dossiers, mais on sent un manque de volonté. »— Une citation de  Guillaume Cliche-Rivard, avocat en immigration

Selon l’AQAADI, près de 25 000 dossiers provenant de travailleurs déjà sélectionnés par Québec seraient en attente d’une réponse du gouvernement fédéral. Ça peut facilement toucher 50 000 personnes, détaille Stéphanie Valois, qui regrette des communications complexes avec le ministère de l’Immigration.

Ces gens essaient de faire des suivis, d’avoir des réponses d’Immigration Canada, mais ils n’obtiennent rien, raconte-t-elle. Une partie du problème et du stress engendré, c’est cette incapacité pour les demandeurs de savoir quand leur dossier sera finalisé ou s’il le sera un jour. Ils ont leur vie en suspens.

Les dossiers ne sont plus traités par ordre d’arrivée, poursuit l’avocate. On voit des dossiers de 2020 se finaliser, mais pas ceux de 2018. C’est comme s’il y [existait] une loterie pour avoir la résidence permanente.

Sean Fraser est le ministre fédéral de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté. Photo : La Presse Canadienne/Fred Chartrand

Un échéancier clair et raisonnable réclamé

En affirmant représenter l’intérêt public et ces milliers de dossiers en attente, l’AQAADI demande au tribunal que soient traités en priorité les dossiers les plus anciens, d’ici trois à six mois, en fonction des seuils d’immigration fixés par le gouvernement du Québec.

On demande aussi la mise en place d’un calendrier de traitement public, clair, ordonné, chronologique et raisonnable. Il faut s’assurer que ces demandes d’immigration soient traitées de façon équitable, reprend Guillaume Cliche-Rivard.

Invité à réagir, le cabinet du ministre Sean Fraser n’a pas répondu aux demandes de Radio-Canada.

Le ministre, arrivé en poste cet automne après les dernières élections fédérales, a cependant déjà fait part de son envie de moderniser le système d’immigration canadien.

Il s’agit de sa priorité absolue, a-t-il déclaré à la fin de janvier, tout en ajoutant être conscient que les délais de traitement ont été incroyablement frustrants pour de nombreuses personnes.

Avec Radio-Canada par

Macky Sall et l’UA : une présidence à très haut potentiel

février 6, 2022
Le président sénégalais Macky Sall lors de la 76e Assemblée générale des Nations unies, à New-York, le 24 septembre 2021. © JOHN ANGELILLO/AP/SIPA

Coups d’État militaires à répétition, interrogations autour des dispositifs de lutte contre le terrorisme… La présidence sénégalaise de l’Union africaine qui débute à la mi-février intervient à un moment charnière. Et constitue un défi que le continent se doit de relever.

La présidence sénégalaise de l’Union africaine est très attendue et suscite déjà un immense espoir sur le continent. D’abord parce que le Sénégal est un modèle de stabilité et d’alternance démocratique, ensuite parce que  le président Macky Sall s’illustre comme une voix forte, écoutée tant par les Africains que par leurs partenaires internationaux.

Mise à l’épreuve

Deux atouts donc, qui ne seront pas de trop pour celui qui prend les rênes de l’organisation panafricaine au moment où les turbulences politiques qui agitent le continent constituent une mise à l’épreuve des institutions. Celles-ci jouent leur crédibilité à l’heure où, partout en Afrique, les populations affichent une défiance grandissante à leur égard tant elles se sont jusqu’ici révélées incapables de les protéger de l’insécurité et de l’injustice sociale.

Coïncidence non-négligeable, la présidence sénégalaise démarrera aussi au moment même où se tiendra le sommet UA-UE, prévu les  17 et  18 février prochains à Bruxelles. L’occasion de relayer les préoccupations, nombreuses, de l’Afrique.

En effet, d’immenses défis et enjeux attendent Macky Sall. Si la question migratoire, le changement climatique, la relance des économies africaines après une pandémie de Covid-19 aux conséquences sociales dramatiques, ainsi que la dette, ne sont absolument pas des préoccupations mineures – bien au contraire –, deux dossiers prioritaires semblent émerger.

Premier d’entre eux, le dossier paix et sécurité. Concrètement, il s’agit de déterminer la stratégie à adopter face aux terroristes, notamment ceux du Sahel – à l’heure où l’opération Barkhane et la force Takuba paraissent en sursis – ainsi que  ceux de Boko Haram, dans le bassin du Lac Tchad. Il s’agit également de trouver des solutions à la piraterie, au moment où le lien entre l’insécurité au Sahel et la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée devient de plus en plus évident.

L’occasion sans doute de ressortir  la Charte de Lomé sur la sûreté et la sécurité maritimes et le développement en Afrique, ratifiée à ce jour par seulement trois des trente-quatre pays signataires. Mais d’autres questions sécuritaires nécessitent également une grande attention : les conflits au Mozambique, en Éthiopie (à la fois politique et sécuritaire), ou encore les tentatives de sécession dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun… 

Bien évidemment, Macky Sall aura à sa disposition de nombreux outils institutionnels, dont l’Architecture de paix et de sécurité africaine (APSA) qui se base sur des piliers comme le Conseil de paix et de sécurité (CPS), lequel a pour mandat de s’impliquer dans la recherche de réponses rapides et efficaces aux situations de conflit et de crise, ou encore la Force africaine en attente, un dispositif prépositionné dans les pays d’origine et prêt à être déployé rapidement.

Le vaste agenda de la gouvernance

Macky Sall devrait ainsi plaider  pour le financement et la montée en puissance de la FC-G5 Sahel et de la force africaine en attente. Comme ses prédécesseurs à la présidence le l’UA, il pourra aussi s’appuyer sur les huit Communautés économiques régionales (CER) reconnues par l’UA. Parmi elles, précisément, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qui a beaucoup fait parler d’elle dans l’autre dossier prioritaire qui attend Macky Sall, celui de la gouvernance démocratique dont l’outil le plus important est la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Signée le 30 janvier 2007 et entrée en vigueur en février 2012, elle traduit la volonté de codifier un modèle démocratique d’accession et de préservation du pouvoir politique.

C’est donc peu de le dire, Macky Sall aura du pain sur la planche en raison des récents coups d’État militaires et des transitions en cours au Mali, au Soudan, au Tchad, en Guinée-Conakry et au Burkina Faso. En effet, l’UA reste la seule organisation panafricaine disposant d’un mandat politique pour l’établissement de normes continentales autour du vaste agenda de la gouvernance. Ce sont ces normes continentales qui se déclinent au niveau des Communautés économiques régionales, à l’exemple du Protocole additionnel de la Cedeao sur la démocratie et la bonne gouvernance, selon le principe de subsidiarité.

LES POPULATIONS SOUHAITENT L’ENGAGEMENT DE L’UA BIEN PLUS QU’ON NE L’IMAGINE

Sur ce dossier, Macky Sall devra prendre des initiatives marquantes et adresser des signaux forts, telle une visite dans les pays en transition militaire. Cela passe évidemment au préalable par un état des lieux, une consultation des partenaires régionaux et internationaux incontournables, l’objectif étant de créer des conditions propices à une médiation. Il ne faut pas perdre cela de vue : les populations souhaitent l’engagement de l’UA bien plus qu’on ne l’imagine.

Sortir l’UA de sa quasi léthargie

Régulièrement invité à des rencontres internationales telles celles du G7 / G8  ou de Bretton Woods, le président de l’UA, pionnier et avocat d’un new deal économique avec nos partenaires, est suffisamment légitime pour porter haut la voix de l’Afrique. Cela vaut pour tous les autres forums, tels les Sommets Chine-Afrique, Turquie-Afrique, etc. Si tant est que le continent adopte des positions communes sur les sujets essentiels comme la question migratoire, en particulier face à l’Europe.

Qu’il s’agisse de la sécurité, de la dette, du changement climatique ou de la stabilité politique, nous sommes convaincus que le président Macky Sall sera un bon avocat pour notre continent. Parce que sur toutes ces grandes causes et questions, la voix du Sénégal est audible et crédible. Les contraintes liées à la pandémie de Covid-19 ont contribué à ralentir le fonctionnement des institutions à Addis Abeba, ce qui a sans doute quelque peu handicapé la présidence sortante. On espère que la  présidence sénégalaise contribuera à sortir l’UA de sa quasi léthargie.

Mahamat Saleh Annadif

Avec Jeune afrique par Mahamat Saleh Annadif

Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’Ouest et au Sahel

Congo/Université Marien-Ngouabi : 10154 dossiers de bourses en examen

août 10, 2021

Les travaux de la sous-commission des bourses nationales, ouverts le 10 août à Brazzaville, par la ministre en charge de l’Enseignement supérieur, Edith Delphine Emmanuel, consisteront à analyser 6598 dossiers pour les étudiants congolais sur le territoire et 3556 pour ceux qui sont à l’étranger.

La ministre de l’Enseignement supérieur recevant un lot de dossiers de bourse

« Au moment où s’ouvrent ces travaux, la question du cumul des arriérés de bourse au cours de ces dernières années se pose. Je vous invite donc, en marge de l’examen des dossiers à votre disposition, à envisager la manière dont l’état pourrait solder sa dette sociale envers les étudiants », a déclaré la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel, en présence de son collègue de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphébatisation, Jean-Luc Mouthou, ainsi que celui de l’Enseignement technique et professionel, Ghislain Thierry Manguessa Ebome.

L’examen en cours des dossiers de bourse est, selon la ministre, un exercice important qui vise à faciliter la formation des jeunes par le soutien financier de l’Etat.

Pour sa part, la directrice générale des Actions sociales et des œuvres universitaires, Zita Inko, a précisé que, conformément aux textes en vigueur, l’analyse des dossiers portera sur l’attribution, le renouvèlement, la suspension, la suppression ou encore le rétablissement de la bourse.

Dans l’analyse des dossiers, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation technologique a invité au strict respect des dispositions en vigueur, en toute objectivité. « Il s’agira de retenir les étudiants qui méritent parce que répondant aux critères définis par les textes en vigueur », a-t-elle insisté.

Avec Adiac-Congo par Rominique Makaya

Affaire russe: deux dossiers qui pèsent sur Donald Trump

décembre 4, 2017

Le président américain Donald Trump (G) et son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn (D) qui a plaidé coupable le 1er décembre d’avoir menti au FBI / © AFP/Archives / Nicholas Kamm, MANDEL NGAN

L’inculpation de Michael Flynn est un coup de fouet pour l’ enquête du procureur spécial Robert Mueller qui tente de déterminer s’il y a eu collusion entre les proches de Donald Trump et la Russie pour influencer le résultat de l’élection présidentielle américaine, et si le président a fait obstruction à la justice.

Les enquêteurs n’ont pour l’instant dévoilé aucune preuve à ces accusations, alors que la Russie dément régulièrement toute ingérence dans la campagne présidentielle.

– Collusion avec la Russie

Donald Trump a régulièrement démenti les accusions de « collusion » avec la Russie, dénonçant une « chasse aux sorcières », malgré un rapport de plusieurs agences de renseignements publié en janvier concluant que le Kremlin avait bien tenté de favoriser la victoire du candidat républicain.

Le général Michael Flynn, conseiller du candidat devenu conseiller à la sécurité nationale du président républicain avant de démissionner, est la première prise de choix du procureur Mueller, nommé en mai après le limogeage du patron du FBI James Comey.

Vendredi, il a plaidé coupable d’avoir menti au FBI sur ses conversations avec l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak. M. Flynn a aussi confirmé avoir ponctuellement agi sur les instructions d’un « très haut responsable » de l’équipe de transition qui serait, selon les médias américains, Jared Kushner, gendre et proche conseiller de Donald Trump.

Il a accepté de coopérer avec la justice et pourrait avoir d’autres informations sensibles à fournir aux enquêteurs. L’acte d’accusation stipule en effet que les faits reconnus par M. Flynn lord de son inculpation « ne constituent pas tous les faits connus des parties concernant les charges ». Mais ces faits ont eu lieu après la victoire de Donald Trump. Ils ne confortent pas la thèse d’une concertation avec Moscou, alors que les contacts entre les équipes de transition et les dirigeants étrangers sont légaux.

George Papadopoulos, un obscur conseiller diplomatique du candidat Trump, a aussi plaidé coupable d’avoir menti au FBI sur ses contacts avec des intermédiaires russes, même si certains apparaissent peu fiables. La Maison Blanche a minimisé son rôle et M. Trump l’a qualifié de « jeune volontaire de bas niveau » qui s’est révélé être « un menteur ». L’enquête n’a pas pu déterminer qu’il agissait sur ordre des responsables de la campagne, qui l’avaient encouragé à cultiver ses contacts tout en excluant une rencontre de haut niveau. Lui aussi collabore avec la justice, et pourrait fournir d’autres informations aux services du procureur.

Les enquêteurs s’intéressent également à une rencontre en juin 2016 entre le fils aîné du président, Donald Trump Jr., Jared Kushner et Natalia Veselnitskaya, présentée comme « avocate du gouvernement russe » et capable de fournir des renseignements compromettants sur Hillary Clinton. Mais cette réunion, qui pourrait s’assimiler à une tentative de collusion, n’a finalement rien donné, selon Trump Jr.

– Obstruction à la justice

Donald Trump aurait-il limogé en mai le directeur du FBI James Comey après lui avoir personnellement demandé, sans succès, d’enterrer l’enquête visant Michael Flynn alors qu’il savait que son conseiller à la sécurité nationale avait menti aux enquêteurs ? Il a renforcé ces soupçons en commentant l’inculpation du général Flynn dans un message publié samedi sur le compte officiel du président:

« J’ai dû limoger le général Flynn parce qu’il a menti au vice-président et au FBI. Il a plaidé coupable de ces mensonges. C’est triste parce que ses actions pendant la transition étaient légales. Il n’y avait rien à cacher! ». L’avocat personnel de Donald Trump, John Dowd, a ensuite tenté de dédouaner le président en assurant que c’est lui qui avait rédigé ce message. Le président a surenchéri sur Twitter: « Je n’ai jamais demandé à Comey d’abandonner l’enquête sur Flynn. Encore de fausses informations couvrant un autre mensonge de Comey ».

Selon M. Dowd, le président américain ne peut être déclaré coupable d’entrave à la justice « car il dirige l’application de loi (selon la Constitution) et a le droit d’exprimer son point de vue dans n’importe quelle affaire ». Pourtant, les anciens présidents Bill Clinton et Richard Nixon ont fait face à cette accusation dans le cadre d’une procédure de destitution.

Romandie.com avec(©AFP / 04 décembre 2017 20h17)                

Une semaine après son élection, Trump fait déjà marche arrière sur des dossiers-clés

novembre 16, 2016

Elu il y a une semaine pour être le prochain dirigeant des Etats-Unis, le futur président Trump joue l’apaisement, quitte à contredire le candidat Trump.

Donald Trump et Barack Obama, lors de leur rencontre dans le bureau Ovale, le 10 novembre.

Donald Trump et Barack Obama, lors de leur rencontre dans le bureau Ovale, le 10 novembre. © Kevin Lamarque / Reuters / REUTERS
« Un pragmatique » et non pas « un idéologue ». Au cours de sa première conférence de presse depuis l’élection présidentielle, mardi 15 novembre, le président sortant, Barack Obama, est revenu sur la personnalité de son successeur, Donald Trump, et a tenté de se montrer rassurant. « Je crois qu’au bout du compte, c’est un pragmatique. Et cela peut lui être utile, à partir du moment où il a de bonnes personnes autour de lui et qu’il sait clairement où il va », a-t-il avancé.

Les faits, depuis l’élection du 8 novembre, semblent lui donner raison. Après une campagne électorale faite de promesses-chocs, voire irréalisables, le président élu commence à revenir sur certaines d’entre elles.

  • L’« Obamacare », abrogé ou seulement amendé ?

C’est l’une des réformes-phares de l’ère Obama. Cette loi votée en 2010 après de longues batailles politiques au Congrès vise à réduire le nombre d’Américains dépourvus de couverture santé notamment en instituant un système de police d’assurance subventionné par l’Etat. Mais son fonctionnement est aujourd’hui très critiqué à cause notamment de ses effets secondaires. Les Américains devront en effet payer l’année prochaine en moyenne 25 % de plus pour les primes d’assurance souscrites dans le cadre de l’« Obamacare ». L’afflux dans le nouveau système de patients en mauvaise santé a en effet fait grimper les coûts.

Sa suppression était l’un des fleurons des programmes des différents candidats républicains. M. Trump qui avait également promis à plusieurs reprises qu’il abrogerait cette « horrible chose », s’est montré moins ferme dès sa première rencontre avec le président sortant, le 10 novembre. Dès le lendemain, il commençait à revenir sur sa promesse dans une interview au Wall Street Journal : « Obamacare sera soit amendée, soit abrogée, soit remplacée », a-t-il précisé avant d’ajouter, en parlant de son prédécesseur : « Je lui ai dit que j’allais étudier ses suggestions, et par respect, je le ferai. »

Lire aussi :   Donald Trump prêt à conserver une partie de l’« Obamacare »

M. Trump songe désormais à conserver deux aspects de l’« Affordable Care Act », le nom technique de l’« Obamacare » : l’interdiction faite aux assureurs de refuser un patient en raison de son état de santé et la possibilité pour des parents de faire bénéficier plus longtemps leurs enfants (jusqu’à leurs 26 ans) de leur couverture santé.

Mais quelques jours plus tard, le président du Parti républicain, Reince Priebus, nommé secrétaire général de la Maison Blanche par le milliardaire, a adopté une position bien plus ferme. « Je vais travailler à créer une économie qui marche pour tout le monde, à sécuriser nos frontières, à abroger et remplacer (la réforme de l’assurance santé) Obamacare et à détruire le terrorisme radical islamique », a-t-il avancé dans un communiqué, dimanche.

  • 11 millions, 5 millions, 2 millions… combien de migrants illégaux seront-ils expulsés ?

Durant la campagne, le candidat qui sera investi président le 20 janvier s’était montré très ferme. Après s’être engagé à expulser la totalité des onze millions d’immigrés sans papiers présents aux Etats-Unis, parfois depuis des décennies, il a ensuite donné un objectif de « 5 à 6,5 millions » d’expulsions. Avant de revoir à nouveau ses ambitions à la baisse en indiquant, fin août, ne vouloir expulser que « les mauvais », c’est-à-dire les délinquants, sans donner de données précises.

Dans une interview accordée à la chaîne CBS, le 14 novembre, M. Trump a donné un nouveau chiffre, encore plus bas que les précédents.

« Ce que nous allons faire, c’est prendre les gens qui sont des criminels et qui ont des casiers judiciaires, qui appartiennent à des gangs, qui sont des trafiquants de drogue (…), sans doute 2 millions, ça peut aussi être 3 millions (de personnes), nous allons les renvoyer du pays ou nous allons les mettre en prison. »

Un ordre de grandeur finalement proche de celui des années Obama : depuis 2009, l’administration démocrate a expulsé 2,4 millions de personnes séjournant illégalement dans le pays. Mais il s’agissait en majorité de migrants détenus à la frontière, et non de personnes déjà installées aux Etats-Unis.

  • Le mur avec le Mexique, « un simple outil de campagne » ?

Dans la lignée de sa position très dure sur l’immigration illégale, le candidat Donald Trump avait promis de construire un mur le long de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. Un édifice de plusieurs milliers de kilomètres financé « à 100 % » par les Mexicains et qui viendrait renforcer la barrière non continue de murs et de clôtures longue de 930 kilomètres, construite en 2006. C’était l’un de ses leit-motiv devenu quasiment un slogan : durant tous ses meetings, il haranguait la foule en scandant « Build the Wall ».

Est-il, là aussi, déjà en train de faire machine arrière ? Il parle en tout cas désormais de mettre en place à certains endroits des « clôtures » et non plus un mur en béton sur toute la frontière. Concernant le financement, l’ancien chef de la Chambre des représentants et membre de l’équipe de transition, Newt Gingrich, a suggéré cette semaine que le mur ne serait probablement pas financé par le Mexique et a même affirmé que cette proposition « était un super-outil de campagne ».

  • M. Trump baisse-t-il d’un ton face à l’OTAN ?

Alors que les Etats-Unis assurent les deux tiers des dépenses militaires de l’OTAN, le nouveau président avait déclaré durant sa campagne qu’il pourrait mettre des conditions à l’engagement américain dans l’Alliance atlantique. Face à cette menace de se retirer, l’Union européenne a commencé à prendre les devants et certaines capitales, dont Paris et Berlin, ont souhaité accélérer le partage de moyens militaires.

Mais comme pour l’« Obamacare », la rencontre avec Barack Obama a semble-t-il assagi M. Trump. Au cours d’une conférence de presse, le président sortant a assuré que son successeur a soutenu une OTAN forte lors de leur entretien et qu’il avait exprimé « un grand intérêt dans le maintien de nos relations stratégiques les plus importantes ».

  • L’accord sur le nucléaire sera-t-il vraiment « déchiré » ?

C’est l’un des points forts du bilan de Barack Obama sur la scène internationale. L’accord sur le nucléaire iranien a été signé entre l’Iran et le groupe 5 + 1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, et Allemagne sous l’égide de l’UE) en juillet 2015. Mais durant la campagne, au diapason des républicains, M. Trump a qualifié ce texte de « pire accord jamais négocié » et a promis de le « déchirer ».

La donne semble différente depuis qu’il a gagné l’élection présidentielle. Au cours d’une interview à la BBC, jeudi, le conseiller du président élu en politique étrangère Walid Phares est revenu sur cette proposition : « Déchirerest peut-être un terme un peu fort. Il va le réexaminer, l’envoyer au Congrès, exiger des Iraniens qu’ils changent quelques points et il y aura une discussion. »

De toute façon, une telle décision unilatérale concernant un accord signé à plusieurs paraît impossible, selon le chercheur et lobbyiste irano-américain Trita Parsi, qui a publié une tribune vendredi sur le site Foreign Policy, estimant que « les Etats-Unis ne peuvent pas annuler ou amender l’accord de manière unilatérale sans violer le droit international. »

  • M. Trump confirme sa position anti-avortement

Mais il est des sujets sur lesquels M. Trump reste constant. Lors de l’entretien accordé à la chaîne NBC dimanche, il a ainsi réaffirmé ses convictions anti-avortement et pro-armes à feu, estimant qu’il revenait à chaque Etat de choisir sa législation. Il a aussi confirmé qu’il nommerait à la Cour suprême un juge conservateur. « Je suis pro-life et les juges seront pro-life », a-t-il prévenu, avant de préciser qu’ils seront aussi « favorables au deuxième amendement » de la Constitution, qui fait de la détention d’arme un droit pour chaque citoyen américain.

Durant les premiers mois de son mandat, M. Trump va devoir nommer un juge à la Cour suprême pour occuper le siège d’Antonin Scalia, mort en février. Les juges conservateurs pourraient donc rester majoritaires dans cette institution qui a un pouvoir déterminant sur les questions de société.

En revanche, M. Trump n’a pas l’intention de remettre en cause le mariage homosexuel, légalisé par cette même instance, en juin 2015. « C’est la loi (…) cela me convient », s’est-il contenté de commenter, dimanche.

Lemonde.fr avec AFP

Côte d’Ivoire : 33 candidats à la présidentielle ont déposé leurs dossiers

août 26, 2015

 (De g. à d.) KKB, Charles Konan Banny, Mamadou Koulibaly, Amara Essy, Alassane Ouattara, Pascal Affi N'Guessan. © Montage J.A.

(De g. à d.) KKB, Charles Konan Banny, Mamadou Koulibaly, Amara Essy, Alassane Ouattara, Pascal Affi N’Guessan. © Montage J.A.

Le bureau d’inscription de la Commission électorale indépendante (CEI) a fermé ses portes mardi 25 août en fin d’après-midi. Au total, ils sont 33 à avoir déposé leurs dossiers de candidature en vue de l’élection présidentielle d’octobre. Jeune Afrique a dressé le portrait des principaux candidats.

Parmi eux, seuls 14 se sont pour le moment acquittés de la caution de 20 millions de FCFA (30 000 euros) nécessaires, chaque candidat ayant trois jours pour le faire après avoir déposé son dossier. Ceux qui ne l’auront pas déposé ont peu de chances de voir leur candidature validée.

Les principales personnalités politiques du pays ont répondu à l’appel, à commencer par le chef de l’État sortant, Alassane Dramane Ouattara qui, à la tête d’une forte coalition de la majorité (qui rassemble son parti, le RDR, mais aussi le PDCI d’Henri Konan Bédié, le MFA, l’UPDCI et l’UPCI) fait figure de favori. Son principal opposant sera Pascal Affi N’Guessan, candidat d’une parti du FPI de Laurent Gbagbo (mais d’une partie seulement). Il faudra également compter sur des dissidents du PDCI qui ont décidé de faire la course seuls, comme Charles Konan Banny et Amara Essy.

La liste définitive des candidats sera transmise par le Conseil constitutionnel le 10 septembre.

Alassane Dramane Ouattara 

Issouf Sanogo/AFP
Le chef de l’État sortant, Alassane Ouattara, le 3 août, à Dabou (45 km à l’ouest d’Abidjan). © Issouf Sanogo/AFP

Grand favori du scrutin, Alassane Dramane Ouattara (ADO) est candidat à un second mandat sous la bannière du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RDHP). Élu lors de l’élection de 2010 avec 54,1 % des voix selon la Commission électorale indépendante, il devra attendre l’arrestation de Laurent Gbagbo, le 11 avril, pour exercer pleinement sa nouvelle fonction. Économiste de profession ayant notamment travaillé au Fonds monétaire international (FMI), il occupe le poste de Premier ministre de 1990 à 1993. Élu en 1999 à la tête du Rassemblement des républicains (RDR), ADO ne peut se présenter aux élections présidentielles de 1995 et de 2000 à cause du concept d’ivoirité.

Pascal Affi N’Guessan

Vincent Fournier/J.A.
Pascal Affi N’Guessan © Vincent Fournier/J.A.

Pascal Affi N’Guessan (62 ans) est le président du Front populaire ivoirien (FPI) reconnu par la justice de son pays. Arrêté peu après le 22 avril 2011, il sera détenu dans le nord du pays (à Bouna) jusqu’en août 2013. Ministre de l’Économie, de l’Industrie et des Finances du gouvernement de transition après le coup d’État du général Robert Guëi (1999-2000), Premier ministre de Laurent Gbagbo (200-20033), cet ingénieur des télécoms portera les couleurs d’un parti profondément divisé. Résultat, c’est sans le soutien de toute une frange du FPI, favorable à l’ancien président Gbagbo, qu’il se présente.

Charles Konan Banny

Sandra Rocha pour J.A.
Charles Konan Banny, le 5 juin à Paris. © Sandra Rocha pour J.A.

Ancien gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), devenu Premier ministre sous Laurent Gbagbo (de 2005 à 2007), puis nommé en 2011 à la tête de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) par le président Ouattara, Charles Konan Banny (72 ans) se présente pour la première fois à la magistrature suprême. Cadre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), il fait partie des frondeurs, nom donné à ceux qui se sont opposés à l’appel de « Daoukro », par lequel Henri Konan Bédié a demandé au PDCI de soutenir la candidature d’Alassane Ouattara. Il est membre de la Coalition nationale pour le changement (CNC).

Amara Essy 

Marco Longari/AFP
L’ancien ministres des Affaires étrangères, Amara Essy. © Marco Longari/AFP

Longtemps, Amara Essy (70 ans) a laissé planer le mystère sur ses intentions. Membre du PDCI, opposé à l’appel de « Daoukro », c’est finalement en candidat indépendant qu’il se présente à la présidentielle. Ministre ivoirien des Affaires étrangères entre 1990 et 2000, président de l’Assemblée générale des Nations unies entre 1994 et 1995 (49e session), il devient secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 2001. En juillet 2002, à la création de l’Union africaine, il est nommé président intérimaire de la Commission jusqu’en 2003 avec l’élection de Alpha Oumar Konaré.

Kouadio Konan Bertin

Issous Sanogo/AFP
Kouadio Konan Bertin est un cadre du PDCI. © Issous Sanogo/AFP

Président des jeunes du PDCI, Kouadio Konan Bertin, dit KKB, fut l’un des premiers à s’opposer à l’appel de « Douakro ». Étudiant en allemand à l’université de Cocody (Abidjan) dans les années 1990, il est de ceux qui s’opposent à la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), dirigée successivement par Martial Joseph Ahipeaud, Guillaume Soro puis Charles Blé Goudé. KKB milite au sein de la Cellule estudiantine de réflexion et d’action concrète (Cerac, pro-PDCI) puis à la Jeunesse du PDCI, créée en 1991 – une organisation dont il prendra la tête en 2003. Député de Port-Bouët depuis 2011, il est membre de la CNC mais se présente sans aucune étiquette.

Mamadou Koulibaly

Sia Kabou/AFP
L’ancien présidente de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly. © Sia Kabou/AFP

Ancien membre du FPI, dont il fut évincé en juillet 2011, Mamadou Koulibaly a créé son parti Lider (Liberté et démocratie pour la République). Président de l’Assemblée nationale entre 2001 et 2012, il s’est allié aux frondeurs du PDCI et du FPI pour rejoindre la CNC.

Achy Ekissi

Achy Ekissi est président du parti communiste révolutionnaire de Côte d’Ivoire (PCRCI) depuis 1990. En juin 2004, son domicile avait été saccagé par des dizaines de jeunes se réclamant de la Fesci (Fédération estudiantine de Côte d’Ivoire).

Ousmane Camara

Président de l’ONG « Jeunesse active », Ousmane Camara fut candidat malheureux aux élections législatives de 2011 à Adjamé (commune d’Abidjan) sur la liste Alternative Nouvelle Génération (ANG). Diplômé en Administration des affaires à l’université de New York, il a principalement travaillé dans le privé. Il est candidat indépendant.

Konan Kouadio Siméon

Né en 1964 à Toumodi, Konan Kouadio Siméon est candidat indépendant. C’est sa deuxième élection. En 2010, il fut crédité de 0,27 % des suffrages.

Henriette Lagou Adjoua 

D’abord membre du PDCI, Henriette Lagou Adjoua rejoignit le Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), proche du président Laurent Gbagbo.  Ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfant sous Gbagbo, celle qui fut présidente du Conseil d’Administration de la société Air Ivoire est aujourd’hui présidente du Renouveau pour la paix et la concorde (RPC), dont elle est la candidate.

Adama Ouattara

Président du Mouvement ivoirien pour le renouveau et l’espoir (MIRE), Adama Ouattara est gendarme à la retraite.

Jeuneafrique.com par Vincent Duhem