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Congo : une famille refuse qu’un franc-maçon dote leur fille

décembre 1, 2020

Au Congo, il y a encore des familles qui sont intègres malgré l’état de décadence actuel. Une famille de Pointe-Noire a refusé de donner en mariage leur fille à un homme connu pour ses pratiques occultes appelé communément Franc-maçon. On lui a demandé de garder ses millions pour lui et sa propre famille.

André O, un homme de 42 ans s’est retrouvé face au refus des parents de sa fiancé dans sa volonté de célébrer la dot. Sa lettre de demande en mariage n’a pas reçu la réponse attendue.

Invité par ses beaux-parents pour s’enquérir de la réponse à sa requête, André O, s’y est rendu avec joie en compagnie de sa sœur cadette. Dans cette cour du quartier Makayabu de Pointe-Noire, aucun cadeau ne lui a été fait.

Les parents de sa fiancée lui ont signifié leur opposition à leur couple et à la dot.Voulant savoir les raisons de cette opposition, on lui a rappelé son appartenance à la franc-maçonnerie et surtout la mort de deux membres de sa famille à laquelle il serait impliqué.

« Nous sommes désolés de vous le signifier, mais notre famille aussi modeste soit-elle est contre les pratiques occultes donnant gratuitement la mort aux innocents » a souligné le père de sa fiancé. Pour eux, la célébration de ce mariage était impossible.

Malgré les supplices de leur fille, les parents n’ont pas fléchi et demandé à cette dernière d’être jalouse de la vie que Dieu lui a donné. André O, venait de perdre aussi la mère de ses enfants dans des circonstances obscures un an plus tôt.

Avec Sacer-Congo par Stany Franck

Congo/Pointe-Noire: il inclut 10 chats dans la liste de la Dot de sa fille

septembre 26, 2018

 

Le chat désormais, objet faisant partie de la liste de la Dot
Nkaya Mabounda, quinquagénaire bembé et domicilié au quartier Voungou à Pointe-Noire, ne s’est pas gêné à inclure dans la liste de la Dot de sa fille 10 chats. Le futur beau-fils, déterminé à pulvériser tous les obstacles pour gagner le cœur de sa dulcinée, a fourni 15 chats au lieu de 10 dans sa Dot.On rappelle que pour de nombreux ressortissants du département de la Bouenza, manger du chat fait partie de la tradition.

Bien que sa consommation ait chuté, chaque année plusieurs chats (ki wayi) en langue bembé, sont mangés dans la Bouenza.

Il est vrai qu’au Congo-Brazzaville, la loi reste muette sur cette pratique alimentaire, il va s’en dire que celle-ci met tout de même à mal les us sociaux, car le chat est considéré par tous comme un animal de compagnie.

Il est peut-être temps que les autorités se penchent sur la question, même si certains jeunes justifient leurs pratiques par la situation de crise qui sévit dans le pays.

Jack MAÏSSA / Les Echos du Congo Brazzaville

Ouganda : il est désormais illégal de réclamer aux femmes le remboursement de la dot en cas de divorce

août 7, 2015

La Cour suprême ougandaise a statué jeudi sur l’illégalité de la pratique du remboursement préalable au divorce. Une femme ougandaise mariée était jusqu’alors dans l’incapacité de divorcer si sa famille ne rendait pas l’argent versé pour la dot.

« Je déclare inconstitutionnelle la pratique de rembourser la dot lors de la rupture d’un mariage », a annoncé aux médias ougandais, jeudi 6 août,  le président de la Cour suprême Bart Katureebe.

En Ouganda, si le paiement de la dot à la famille de la mariée est une condition sine qua non à l’union des époux, les femmes devaient restituer cette dot si elles souhaitaient divorcer. Une coutume depuis longtemps considérée comme une entrave à la dignité et la liberté des femmes.

Les associations féministes locales et internationales demandaient l’interdiction de cette pratique depuis près de 10 ans. « Un long combat vient de s’achever, cette décision restera dans les mémoires », a confié Idah Leah Nabunnya Ntale, chargée des relations publiques au sein de l’ONG ougandaise Mifumi.

«Depuis 2007 notre association se bat auprès de la justice pour faire abolir cette loi coutumière, nous avons prié et attendu si longtemps et aujourd’hui nous savourons cette victoire », a ajouté Idah triomphante.

En 2007 cette association avait saisi la Cour constitutionnelle lui demandant de reconsidérer les conditions de divorce. Selon Mifumi, l’obligation de rembourser la dot en vue de  dissoudre le mariage expose les femmes à la discrimination et la violence domestique. Une action qui était restée sans suite.

La loi l’interdit mais la coutume disparaîtra-t-elle pour autant ? 

En 2010, Mifumi avait fait appel auprès de la Cour suprême qui a donc rendu son verdict jeudi 6 août. « L’exigence du remboursement de la dot pour la dissolution du mariage est un facteur qui contribue à des violations des droits des femmes », a précisé le juge en chef de la dernière instance, appuyé par six autres juges.

Même si les coutumes sexistes ne vont pas toutes disparaître, cette décision judiciaire vient à point nommé pour la jeunesse ougandaise. « Traditionnellement la dot était un cadeau du garçon envers la famille de la fille pour l’excellente éducation qu’elle a reçu. Mais avec le remboursement qui conditionnait le divorce, la femme était l’objet de toutes les violences conjugales et ne pouvait pas partir faute de moyens », a confié à Jeune Afrique, Johanna Kabanda, jeune entrepreneure à Kampala (capitale). Elle reconnaît néanmoins que dans sa culture, une fille qui n’est pas dotée reste mal vue par la société.

Antony Kahaya, 30 ans et sur le point de se marier, ne remet pas en cause le principe de la dot mais regrette que cette pratique qui est initialement un signe de reconnaissance d’une famille à une autre soit devenue une « forme de salaire », voire pire, une manière « d’emprisonner les femmes dans des mariages abusifs », conclut-il en saluant la décision de la Cour.

Jeuneafrique.com par Nadine Muhorakeye