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Covid-19 en France : deux foyers de contamination identifiés dans des discothèques

juillet 23, 2021

Les deux établissements de l’est du pays comptabilisent 110 infections. Pendant ce temps, les sénateurs ont donné vendredi un premier aval en commission au projet de loi anti-Covid-19.

Nouveau coup dur pour la vie nocturne et festive en France. Deux foyers de contaminations au SARS-CoV-2 ont été identifiés dans des discothèques situées dans l’est du pays, ont annoncé les autorités sanitaires, vendredi 23 juillet.

Au Discopolis de Charmes, dans les Vosges, l’Assurance-maladie a identifié 44 contaminations, selon la préfecture et l’agence régionale de santé (ARS) du Grand Est. Le décompte pourrait encore augmenter, puisque 1 000 cas contacts ont été recensés. Par ailleurs, à Mathay, dans le Doubs, le Cario Club a fermé ses portes après que 66 personnes eurent été testées positives, ont annoncé l’ARS Bourgogne Franche-Comté et la préfecture du Doubs. Dans les deux cas, les personnes touchées ont été contaminées au cours de trois soirées, les 13, 16 et 17 juillet.

Ces découvertes de nouveaux foyers surviennent dans un contexte de reprise soutenue de l’épidémie. Le nombre quotidien de nouveaux cas de contamination a grimpé au plus haut depuis le début de mai, à 21 500, selon les chiffres publiés vendredi par Santé publique France.

La pression à l’hôpital reste modérée, avec 6 800 patients hospitalisés pour cause de Covid-19 vendredi, dont 872 dans les services de soins critiques. Mais la décrue régulière enregistrée depuis le pic de fin avril (avec plus de 31 000 hospitalisations) marque le pas depuis quinze jours. Les autorités de santé craignent que la pression sur les services hospitaliers s’accroisse à court terme, compte tenu de la hausse des contaminations enregistrée depuis le début du mois de juillet.

  • Aval des sénateurs en commission au passe sanitaire

Après l’adoption vendredi matin du projet de loi anti-Covid-19 en première lecture à l’Assemblée, les sénateurs ont donné dans la journée un premier aval en commission au texte, qui prévoit l’obligation vaccinale pour les soignants et l’extension – controversée – du passe sanitaire. La commission du Sénat a cependant conditionné l’extension du passe au rétablissement de l’état d’urgence sanitaire.

Le projet de loi repose sur la prorogation jusqu’au 31 décembre du régime transitoire de sortie progressive de l’état d’urgence. Un amendement a donc été adopté en commission, qui déclare l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 31 octobre, en prévoyant la possibilité pour le gouvernement d’en limiter l’application, par décret, à certains territoires.

Dans ces territoires, le passe sanitaire pourrait concerner des lieux du quotidien, comme le prévoit le texte du gouvernement (cafés, restaurants…). En revanche, concernant les territoires pour lesquels le gouvernement déciderait de sortir de l’urgence sanitaire, le passe ne s’appliquerait que dans certains lieux impliquant de grands rassemblements de personnes.

Les sénateurs ont rétabli la création d’une infraction spécifique pour la présentation d’un document appartenant à autrui, mais avec une sanction revue fortement à la baisse. Au sujet des salariés des lieux soumis au passe sanitaire, qui ne le présenteraient pas, ils ont supprimé la possibilité de licenciement pour ce motif spécifique, estimant la suspension « suffisamment dissuasive ».

Le Sénat, dominé par l’opposition de droite, commence vendredi soir les débats dans l’hémicycle, mais ne s’attellera à l’examen des articles que samedi, le gouvernement visant une adoption avant la fin du week-end.

  • En Occitanie, les hospitalisations ont triplé en deux semaines

Les nouvelles hospitalisations dues au Covid-19 ont été multipliées par trois en quinze jours en Occitanie, où la situation « continue à se dégrader rapidement », a alerté vendredi l’ARS. Ces sept derniers jours, le taux d’incidence est passé de 74 à 228 pour 100 000 habitants en moyenne régionale, c’est-à-dire plus de quatre fois le seuil d’alerte.

Les populations les plus jeunes sont les plus touchées par la reprise épidémique, avec un taux d’incidence pour les 20-29 ans, en « augmentation de 168 % en une semaine et un niveau équivalent à 13 fois le seuil d’alerte », insiste l’ARS Occitanie. Pour les plus de 65 ans, l’agence mentionne une augmentation « supérieure à 200 % en une semaine ». Le nombre d’hospitalisations hebdomadaires « conventionnelles » est passé de 30 à 90 en deux semaines, tout comme les admissions en soins intensifs, de 10 à 30 par semaine.

D’après l’agence, les contaminations se produisent majoritairement lors d’évènements festifs. C’est d’ailleurs le département des Pyrénées-Orientales, frontalier de l’Espagne et très touristique, qui détient le record du niveau d’incidence en France métropolitaine, à 424,4 pour 100 000 habitants au 21 juillet contre 84,9 pour 100 000 au plan national. Jeudi, la préfecture a rendu obligatoire le port du masque à partir de samedi dans les lieux assujettis à un passe sanitaire.

  • Hausse « très nette » de tous les indicateurs en Nouvelle-Aquitaine

La circulation du SARS-CoV-2 s’intensifie également « très fortement » dans tous les départements de Nouvelle-Aquitaine, a annoncé vendredi l’ARS. « Durant la semaine du 12 au 18 juillet, le taux d’incidence a augmenté, atteignant 96,7/100 000 habitants contre 31,3/100 000 la semaine précédente », a précisé l’agence dans un communiqué. La plus forte hausse est observée en Charente-Maritime (+ 614 %).

En outre, « le suivi hospitalier témoigne d’une reprise des admissions en service de réanimation », poursuit le communiqué. Il s’agit « d’une situation très préoccupante », qui s’explique notamment par « le variant Delta, qui est deux fois plus contagieux », et par « un relâchement des gestes barrières », a souligné sur France 3 la directrice générale adjointe de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, Hélène Junqua, qui appelle « plus que jamais » à respecter ces derniers.

  • Pour Jean-François Delfraissy, le retour à la normale n’est pas certain en 2022

Face à la résurgence épidémique causée par le variant Delta, il est impératif de maintenir les gestes barrières, comme le port du masque dans les lieux fréquentés, a insisté vendredi le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy.

Sur les perspectives à plus long terme, le professeur Delfraissy s’est montré très prudent, qui souligne : « Le retour à la normale, c’est pas maintenant, c’est peut-être 2022, 2023… » « Nous gagnerons [contre le virus], mais je pense qu’on va avoir probablement un nouveau variant et qu’on est entrés dans quelque chose en longueur », a-t-il affirmé sur BFM-TV.

Concernant les contaminations dans les boîtes de nuit, rouvertes avec passe sanitaire, Jean-François Delfraissy a estimé qu’il était « dangereux » de les fréquenter. Il a assuré que ces lieux avaient été à l’origine de pic de contaminations dans plusieurs pays, notamment aux Pays-Bas.

L’invité de BFM-TV s’est « réjoui, au nom du conseil scientifique », de l’adoption dans la nuit du nouveau projet de loi anti-Covid-19, avec, à la clé, l’extension controversée du passe sanitaire et l’obligation vaccinale pour les soignants.

Par Le Monde avec AFP

France/Doubs: le docteur soupçonné de 24 empoisonnements, reste libre sous contrôle judiciaire

juin 12, 2019

 

La cour d’appel de Besançon a maintenu mercredi le Dr Frédéric Péchier, soupçonné de 24 empoisonnements dont neuf mortels, en liberté sous contrôle judiciaire, ont annoncé les avocats de la défense et des parties civiles à la presse.

A l’issue de quatre heures de débats et d’une heure de délibéré, les magistrats de la chambre de l’instruction de la cour d’appel ont ainsi de nouveau laissé l’anesthésiste libre, comme il l’est depuis sa première mise en examen dans cette affaire, prononcée en mars 2017 pour sept premiers cas d’empoisonnement.

Selon Me Jean-Yves Le Borgne, l’un des avocats du médecin, «la chambre de l’instruction a purement et simplement confirmé la décision qui avait été prise au mois de mai par le juge des libertés et de la détention» (JLD), juste après sa seconde mise en examen, le 16 mai. La JLD avait alors laissé le médecin en liberté sous contrôle judiciaire, maintenant l’interdiction d’exercer prononcée dès 2017 et en y ajoutant une obligation d’éloignement de la région de Besançon.

«C’était ce que nous sollicitions, c’était ce que nous espérions, c’était dans notre esprit ce que l’équité» mais aussi «le droit et la procédure pénale française commandaient», s’est félicité Me Le Borgne. Selon l’avocat, la cour d’appel n’a apporté «aucune modification» par rapport à la décision du JLD dont le parquet de Besançon avait immédiatement interjeté appel. Pour Me Randall Schwerdorffer, ténor du barreau bisontin et autre défenseur du Dr Péchier, ce dernier «a été très soulagé par la décision». «On a eu un juge des libertés et de la détention courageux» et «une chambre de l’instruction très juridique», a-t-il poursuivi. «Nous vous le disons avec force, le Dr Péchier est présumé innocent (…), c’est un dossier en l’état sans preuves, il y a encore beaucoup d’actes d’investigation à accomplir», a-t-il enchaîné.

Selon Me Stéphane Giuranna, l’un des avocats des parties civiles, la cour a estimé que le médecin avait certes «commis quelques entorses à son contrôle judiciaire», lui conseillant «de ne pas y revenir». Mais «elle a décidé de ne pas se déjuger» puisque cette même cour l’avait déjà laissé en liberté sous contrôle judiciaire en 2017, a-t-il ajouté.

Par Le Figaro.fr avec AFP