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La douleur n’a pas de pays

novembre 17, 2015

 

 

Je mesure enfin la douleur de tes sanglots d’automne, Verlaine

De nombreux caillots de sang dans les bouches crachent leur peine

Les corps déchiquetés dorment sur le sol et racontent l’horreur

D’une vie arrachée d’une vie que personne n’a pu délivrer de la peur

Personne dans la ville nocturne n’ose cacher l’innommable terreur

Le sang vermeil se répand sur le sol à jamais irrécupérable

Arrêt sur images froid dans le dos on regarde incapable

D’éviter ces corps incontournables désormais gisants effroyables

Le cœur en détresse le silence des morts sur qui dansent les sonneries

De ces téléphones qui s’affolent pleurent chœurs de messageries

Qui déchirent l’espace lourd des regards figés pour l’éternité

La douleur n’a pas de pays le sang est rouge pour toute l’humanité!

 

 

Rouge est le sang du monde. Rouge est le sang de Pointe-Noire

Rouge est le sang du monde. Rouge est le sang des Noirs

Rouge est le sang du monde. Rouge est le sang de Brazzaville

Rouge est le sang du monde. Rouge est le sang  de l’homme vil

Rouge est le sang du monde. Rouge est le sang de Bangui

Rouge est le sang du monde. Rouge est le sang de Paris

Rouge est le sang du monde. Rouge est le sang de Haïti

Rouge est le sang sans vie. Rouge, le sang de l’innocent

Rouge est le sang du Fils de Dieu de la croix triomphant!

 

 

Il nous appelle nous qui sommes encore voyageurs et vivants

Sur cette terre! Venez à moi Je ne vous abandonnerai jamais
A l’ombre de mes ailes se trouvent repos et paix. Désormais

Cherchez ma face. Je suis vivant. Je suis vivant! Vivant!

Je suis le roc, la forteresse qui demeure à travers les âges

Je suis le refuge qui transforme les douloureux rivages

Semés de couronnes d’épines et de feu en de verts pâturages!

 

 

La douleur n’a pas de pays le sang est rouge pour toute l’humanité

Le monde entier rugit et explose en un immense océan de sanglots noués

Dans nos gorges, échardes de feu, tombeau de nos cris de nos voix enrouées!

 

 

Marie-Léontine Tsibinda

 

 

Message de condoléances

août 7, 2013

Chère Liliane, Lilli !

C’est avec une grande consternation et une vive émotion que je viens d’apprendre la mort de votre très chère mère, notre mère, par votre cher époux.

La mort d’une mère est, à la fois, une perte immense et une intense douleur qui frappe durablement au cœur d’une famille. Considérable, irréparable et irremplaçable, elle est une expression d’affliction difficile à supporter et à réaliser.

Dans cette douloureuse épreuve de la disparition de celle qui a donné la vie, assuré l’éducation et préparé une femme à devenir l’épouse d’un époux, d’un homme, aujourd’hui comblé ; c’est un maillon précieux de la gestation humaine qui laisse un vide, à votre endroit et au nôtre. Car son visage, sa voix et ses nombreux gestes vous manqueront à jamais.

Dans la marche du temps, aux pas de la vie et dans la nuit de l’existence, elle a tiré sa révérence, après avoir vécu d’heureux moments avec vous.

Que son âme aux particules heureuses, lumineuses et nombreuses dorées de magnanimité, en sa qualité de douce et de tendre mère, vous consolide dans ce deuil!

Que vos pleurs, vos larmes, vos chants et vos prières l’accompagnent dans le chemin d’éternité !
Que son ombre tutélaire qui plane encore au-dessus de vous dans son voyage d’adieu rentre dans le royaume de lumière !

Vous adresse mes sincères condoléances dans l’assistance unitaire et solidaire pour cette disparition maternelle et temporelle tout en vous apportant ma dose de consolation infinie.

Bernard NKOUNKOU

Le soir de ta douleur

octobre 9, 2010

Loin du soir épineux de ta triste douleur
Mon cœur alangui croupissait dans la peur
Au réveil des matines de mes pensées
Je me débarrassais de la chute de la rosée

La peur de t’avoir laissée dormir seule
Avec ta dose de médicament au seuil
D’une nuit noire aux mystères inconnus
Temps de rendez-vous de pieds perdus

Je dormais comme le canard d’un seul œil
Plaçant l’œil ouvert sur la charpente du ciel
Comme une caméra au plafond de ta chambre
Pour veiller sur ton corps étendu bien tendre

J’aurais voulu être à cet instant à côté de toi
Partager cette nuit de souffrance sous le toit
T’apportant mon soutien au baume de caresses
Pour alléger le poids de ta maudite souffrance

Bernard NKOUNKOU

La solitude dans la peau

octobre 3, 2010

Regarde la solitude
Qui occupe ton corps attitude
Silence de ton œil
Sur le passé de tes ailes
Pleurant l’autre
Qui jamais ne rentre
Dans l’abandon de l’espoir
D’une vie sans au revoir
Insulte de ta vie
Mauvais chant de pie
Qui résonne dans ton cœur
Au rythme de la douleur
De femme seule
Comme la meule
Bonne à moudre le grain
De la solitude sans fin

Bernard NKOUNKOU