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Chine: les mosquées appelées à hisser le drapeau national

mai 21, 2018

La mosquée Idkah à Kashgar, dans le Xinjiang, dans l’ouest de la Chine, le 18 février 2018 / © AFP/Archives / BEN DOOLEY

Toutes les mosquées de Chine doivent hisser le drapeau national pour « développer l’esprit patriotique », ont déclaré les autorités musulmanes, à l’heure où le Parti communiste chinois (PCC) au pouvoir renforce son emprise sur l’islam.

Les drapeaux devront être installés « bien en évidence » sur les lieux de culte, a souligné l’Association islamique de Chine dans une note publiée samedi sur son site internet.

« Cela renforcera le sentiment d’appartenance nationale, le sentiment de citoyenneté, et développera l’esprit patriotique », estime cette organisation religieuse placée sous contrôle du PCC.

Le personnel des mosquées devra également étudier la constitution chinoise (amendée début 2018 pour y faire figurer la pensée du président Xi Jinping) et les « valeurs centrales du socialisme » défendues par le Parti communiste.

L’islam est présent en Chine depuis le VIIe siècle. Le pays compte aujourd’hui plus de 20 millions de musulmans, sur une population totale de 1,38 milliard d’habitants.

« Après plus d’un millénaire de développement, la culture islamique fait désormais partie de la culture chinoise », souligne l’Association islamique de Chine dans sa note, qui plaide pour une intégration encore plus poussée de l’islam.

Elle appelle ainsi les responsables de mosquées à « étudier les excellentes oeuvres classiques de la culture chinoise » et à donner plus d’importance aux enseignements de sages musulmans chinois – par rapport aux étrangers.

Le PCC dirige la Chine depuis 1949 et s’oppose à toute structure qui pourrait constituer un contre-pouvoir. Les organisations religieuses sont étroitement surveillées. Les autorités disent régulièrement faire face à une menace croissante de l’islam radical.

La Chine s’inquiète notamment de la situation dans la région du Xinjiang (nord-ouest), peuplée de nombreux musulmans. Des attentats y ont fait des centaines de morts ces dernières années. Et Pékin s’alarme des liens entre militants radicalisés et groupes jihadistes étrangers.

Les autorités régionales y interdisent depuis 2017 le port du voile intégral. Elles découragent également l’observance du jeûne du ramadan par les fonctionnaires et les étudiants.

De nouvelles règles encadrant les religions sont entrées en vigueur en Chine le 1er février. Elles prévoient notamment d’interdire les dons venant de l’étranger ou de restreindre les conditions d’ouverture des écoles confessionnelles.

Romandie.com avec (©AFP / 21 mai 2018 12h05)                

Le drapeau national ukrainien flotte sur la mairie de Slaviansk

juillet 5, 2014

Kiev – Le drapeau national ukrainien a été hissé sur la mairie de Slaviansk, un bastion séparatiste dans l’est du pays repris samedi par les forces de Kiev, ont annoncé le ministre de la Défense Valeriï Gueleteï et le chef d’état-major, le général Viktor Moujenko.

Ils ont communiqué cette nouvelle au président Petro Porochenko qui avait donné plus tôt l’ordre d’affirmer ainsi symboliquement la reconquête de cette ville qui pourrait marquer un tournant dans l’opération antiterroriste destinée à reprendre le contrôle des zones séparatistes prorusses de Donetsk et Lougansk.

En ce moment même, le drapeau national est levé sur la mairie de Slaviansk, en présence d’une formation de soldats ukrainiens, a déclaré M. Gueleteï, cité dans un communiqué de la présidence.

Il a ajouté que le rétablissement des services sociaux essentiels et du fonctionnement de la police avait déjà commencé à Slaviansk.

M. Porochenko a félicité les soldats et a demandé qu’on lui présente avant la fin de la journée la liste de ceux qui se sont distingués lors de la reprise des localités de Mykolayivka et Semenivka et de la ville de Slaviansk.

Une mission humanitaire a commencé à fournir de l’assistance aux habitants de Slaviansk, a encore indiqué la présidence.

Les chefs des forces armées ont par ailleurs informé le président qu’en prévision d’une nouvelle opération, une unité de reconnaissance se trouvait à Kramatorsk, à 15 kilomètres de Slaviansk, pour vérifier si la ville, où se sont repliés les insurgés selon la télévision russe, n’était pas minée.

Romandie.com avec(©AFP / 05 juillet 2014 14h19)

La Belgique célèbre son nouveau roi, Philippe

juillet 21, 2013
Le prince Philippe de Belgique et son épouse, la princesse Mathilde, à Bruxelles le 21 juillet. © AFP

Le prince Philippe de Belgique et son épouse, la princesse Mathilde, à Bruxelles le 21 juillet. © AFP

Albert II a abdiqué dimanche en faveur de son fils Philippe, qui devient le septième roi des Belges le jour de la fête nationale, avec l’espoir de préserver l’unité d’un pays divisé.

A l’issue d’un règne de 20 ans, Albert, 79 ans, a signé son acte officiel d’abdication à 10H45 (08H45 GMT), lors d’une cérémonie dans la grande salle du trône du Palais royal de Bruxelles.

Philippe, 53 ans, doit prêter serment à 12H00 (10H00 GMT) devant les chambres réunies, à quelques centaines de mètres du Palais. Dans sa dernière adresse à la Nation, le souverain a de nouveau appelé les responsables du pays à « travailler sans relâche à la cohésion de la Belgique ».

La voix brisée par l’émotion, il a rendu hommage à son épouse Paola, qui l’a « constamment soutenu dans (sa) tâche ». « Je voudrais simplement lui dire merci ». « Et un gros kiss! », a-t-il ajouté en sortant de son discours écrit. Il a alors été acclamé par tous les dignitaires rassemblés. Paola et la future reine Mathilde n’ont pu retenir leurs larmes.

La journée avait commencé peu après 09H00 (07H00 GMT) par un Te Deum en la cathédrale Saints Michel et Gudule de Bruxelles, en présence de la famille royale au grand complet. Le roi Albert II et son fils Philippe, en grand uniforme, ainsi que leurs épouses Paola et Mathilde, ont été longuement acclamés à leur arrivée par quelques centaines de personnes.

Mathilde, soutien actif et atout charme

« C’est vraiment une fête à ne pas manquer, une triple célébration. C’est une nouvelle page pour la monarchie », se réjouissait Maximilien De Wouters, un étudiant 24 ans drapé dans un drapeau national noir, jaune et rouge.

Le nouveau roi, qui aurait pu succéder à son oncle après la mort brutale du roi Beaudoin en 1993, n’avait alors pas été considéré comme prêt à assumer la fonction. Vingt ans plus tard, le doute subsiste en raison de quelques propos maladroits et de son manque persistant d’aisance en public.

Il pourra compter sur le soutien actif de Mathilde, populaire, compétente et atout charme de la monarchie depuis leur mariage en 1999. A 40 ans, elle deviendra la première reine d’origine belge de l’histoire du pays.

« Philippe, tu as toutes les qualités de cœur et d’intelligence pour très bien servir notre pays dans tes nouvelles responsabilités », a affirmé Albert II dimanche matin. « Toi et ta chère épouse Mathilde avez toute notre confiance ».

La monarchie est présentée comme un des derniers symboles d’unité du pays, devenu un Etat fédéral au fil des crises politiques qui se sont succédé ces 40 dernières années. Défendue dans le sud francophone du pays, elle est remise en cause dans le nord néerlandophone, particulièrement par les indépendantistes de la N-VA, républicains par principe et à tout le moins partisans d’une monarchie purement protocolaire.

Au balcon du Palais

La preuve en a été fournie cette semaine lors des dernières visites officielles du couple royal. Albert et Paola ont été accueillis dans une quasi-indifférence par quelques centaines de personnes à Gand, deuxième ville de Flandre, alors qu’ils étaient acclamés par des milliers de personnes à Liège, en Wallonie, lors d’une « joyeuse sortie » marquée par l’émotion et les appels à l’unité du pays.

Le règne d’Albert II a été ponctué par plusieurs crises politiques, particulièrement après les élections de 2010 où les partis avaient mis 541 jours, un record mondial, pour former un gouvernement. Le roi avait alors joué un rôle majeur pour sortir de l’impasse.

A l’approche des élections législatives de 2014, qui devraient voir une nouvelle poussée des indépendantistes flamands, une majorité de Belges auraient préféré que le vieux monarque reste encore sur le trône malgré sa santé déclinante. Dans ce contexte, l’intronisation de Philippe sera marquée par la sobriété. Le programme conçu pour célébrer la fête nationale du 21 juillet a été à peine modifié.

Après la prestation de serment, le nouveau couple royal apparaîtra au balcon du Palais avant d’assister au traditionnel défilé militaire et de prendre un bain de foule au milieu des animations auxquelles sont attendues plusieurs centaines de milliers de personnes dans le centre de Bruxelles.

Aucune tête couronnée ou dirigeant étranger n’a été invité aux cérémonies. La seule personnalité est le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, venu en voisin.

Jeuneafrique.com

Venezuela : Nicolás Maduro proclamé vainqueur de l’élection présidentielle

avril 15, 2013
Nicolas Maduro après l'annonce des résultats de la présidentielle le 14 avril 2013 à Caracas. Nicolas Maduro après l’annonce des résultats de la présidentielle le 14 avril 2013 à Caracas. © AFP

Le président par intérim du Venezuela, Nicolas Maduro, a été déclaré vainqueur, d’une très courte tête, à l’élection de dimanche pour succéder à Hugo Chavez, une victoire contestée par l’opposition qui exige un nouveau décompte de l’ensemble des bulletins de vote.

Le résultat très serré du scrutin a plongé dans un climat de tension et d’incertitude ce riche pays pétrolier de 29 millions d’habitants, profondément divisé après 14 ans de « révolution socialiste ».

Malgré l’aura de son défunt mentor, M. Maduro n’a remporté qu’avec 50,66% des suffrages, soit moins de 300.000 voix, son duel face au candidat de l’opposition Henrique Capriles, crédité de 49,07%, le meilleur score jamais réalisé depuis l’ère chaviste, selon un décompte annoncé par le Conseil national électoral (CNE).

« Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous avons une victoire électorale juste, légale, constitutionnelle », s’est félicité le président déclaré, 50 ans, devant une foule de partisans réunis au palais présidentiel de Miraflores. « C’est une autre victoire, un hommage à notre ‘comandante’ Hugo Chavez », a poursuivi le président élu, vêtu d’un blouson aux couleurs du drapeau national, qui avait été adoubé par le dirigeant charismatique de la gauche, emporté par un cancer le 5 mars dernier.

Capriles conteste

Toutefois, le candidat de l’opposition, qui conteste l’impartialité de l’arbitre électoral et n’a cessé de dénoncer des « abus » durant le scrutin, a averti qu’il refusait d’admettre sa défaite. « Nous n’allons pas reconnaître un résultat avant que chaque bulletin de vote des Vénézuéliens ne soit recompté, un par un », a déclaré M. Capriles, gouverneur de l’Etat de Miranda (nord), entouré de ses sympathisants.

« Le perdant, aujourd’hui, c’est vous et je vous le dis fermement », a-t-il lancé à l’adresse de son adversaire, dont le score relativement faible constitue une importante surprise. « La lutte n’est pas terminée », a souligné cet avocat de 40 ans, qui a opéré une spectaculaire progression après avoir été battu par M. Chavez de 11 points lors de la présidentielle d’octobre. « Nous allons insister pour que la vérité soit connue ».

Auparavant, la présidente du CNE, Tibisay Lucena, avait annoncé, après une attente tendue de plusieurs heures, la victoire de M. Maduro, affirmant que la tendance était irréversible. Un des membres de l’organisme a toutefois réclamé la vérification de l’ensemble des bulletins, une demande appuyée par M. Maduro. La présidente argentine de gauche Cristina Kirchner a été le premier chef d’Etat à féliciter publiquement son homologue vénézuélien pour sa courte victoire.

Joie des Chavistes

Dans les rues de Caracas, au milieu de concerts de pétards, les chavistes ont fêté la victoire. Près d’un kiosque rouge diffusant les messages officiels, Elizabeth Martinez, une ouvrière de 48 ans, jubile. « Je suis en train de fêter la victoire de Maduro et l’amour que je porte à Chavez, un président auquel je serai toujours fidèle », a lancé cette femme affublée d’une moustache postiche, le signe de ralliement des maduristes.

Ancien chauffeur de bus et dirigeant syndical à l’imposante carrure, M. Maduro s’est affiché tout au long de la campagne en garant des « missions bolivariennes », les programmes sociaux, financés par la manne pétrolière du pays doté des plus grandes réserves de brut au monde.

En 14 ans, la part de la population touchée par la pauvreté a reculé de manière spectaculaire passant de 50 à 29%, selon l’ONU. Des bidonvilles sur les hauteurs de Caracas aux gratte-ciel de la capitale, les fidèles chavistes, réveillés au son du clairon, s’étaient pressés dès l’aube dans les bureaux de vote, afin de défendre cet héritage.

Une mission difficile

La tâche s’annonce loin d’être facile pour M. Maduro, qui a aussi repris le flambeau « anti-impérialiste » en assurant avoir de « nouvelles preuves » de l' »interventionnisme des Etats-Unis » au Venezuela. Outre une lourde succession, après le vide laissé par l’ancien homme fort du Venezuela, son dauphin, qui doit être investi vendredi prochain pour un mandat de six ans, hérite d’une économie fragile avec une industrie pétrolière à moderniser, une dette égale à la moitié du PIB et une inflation supérieure à 20%, un record en Amérique latine.

Offensif lors de la campagne électorale, M. Capriles, avait insisté sur les difficultés quotidiennes du pays: insécurité record avec 16.000 homicides pour 29 millions d’habitants l’an dernier, coupures de courant et pénuries alimentaires récurrentes.

Adepte de l’économie de marché, il s’était aussi engagé à mettre fin aux « cadeaux » offerts à Cuba et autres alliés du régime, bénéficiaires de plus de 100.000 barils de brut quotidiens, une « pétro-diplomatie » autour de laquelle le Venezuela a bâti son influence régionale.

Jeuneafrique.com avec AFP

Manifestations contre le film anti-islam, une ambassade incendiée au Soudan

septembre 14, 2012
Manifestations contre le film anti-islam, une ambassade incendiée au Soudan Manifestations contre le film anti-islam, une ambassade incendiée au Soudan © AFP

Des dizaines de milliers de musulmans ont manifesté vendredi à travers le monde arabe et l’Asie pour dénoncer un film produit aux Etats-Unis dénigrant l’islam, déclenchant de nouvelles violences, notamment au Soudan où l’ambassade allemande a été incendiée.

A Khartoum, quelque 5. 000 islamistes ont attaqué les ambassades britannique et allemande, mettant le feu à cette dernière et y arrachant le drapeau national pour le remplacer par un étendard islamiste, selon un correspondant de l’AFP.

Au Liban, 300 islamistes ont incendié un fast-food américain à Tripoli (nord), d’après un journaliste de l’AFP.

A Sanaa, la police a tiré en l’air pour repousser quelques centaines de manifestants qui s’approchaient de l’ambassade américaine, selon un correspondant de l’AFP.

Elle a également fait usage de canons à eau pour disperser les protestataires qui s’étaient rassemblés à quelque 500 mètres de l’ambassade, brûlant le drapeau américain et réclamant l’expulsion de l’ambassadeur.

Jeudi, quatre personnes avaient trouvé la mort lors d’attaques contre cette même ambassade.

Au Bangladesh, quelque 10. 000 manifestants ont brûlé à Dacca des drapeaux américains et israéliens, et tenté de s’approcher de l’ambassade des Etats-Unis.

A l’issue de la prière du vendredi, les manifestants se sont rassemblés devant la mosquée Baitul Mokarram, la plus importante du pays, en affirmant notamment « Nous ne tolèrerons pas d’insultes envers notre grand prophète ».

En Indonésie, environ 350 islamistes radicaux ont également manifesté à Jakarta contre la « déclaration de guerre » que représente selon eux le film.

Dans la capitale iranienne, des milliers de personnes se sont rassemblées aux cris de « Mort à l’Amérique » et « Mort à Israël », selon des images de la télévision d’Etat.

Au Caire, où l’ambassade américaine est visée par des manifestations depuis mardi, des heurts sporadiques se sont poursuivis dans la matinée avec les forces de l’ordre déployées aux abords de la mission diplomatique.

Le puissant mouvement des Frères musulmans, dont est issu le président Mohamed Morsi, ont retiré leur appel à manifester à travers tout le pays, affirmant qu’ils n’organiseraient qu’un rassemblement « symbolique » au Caire, sur la place Tahrir.

Forces de sécurité sur le qui-vive

En Syrie, théâtre de violences depuis mars 2011, près de 200 manifestants ont organisé un sit-in de protestation devant l’ambassade des Etats-Unis à Damas, fermée depuis plusieurs mois, selon un journaliste de l’AFP. Silencieux, ils portaient des pancartes dénonçant le film.

En Jordanie, des salafistes ont annoncé des manifestations devant la chancellerie américaine, qui a fait savoir qu’elle avait « relevé sa sécurité ». Les Frères musulmans jordaniens appellent de leur côté à des « défilés pacifiques ».

En Tunisie, des imams de mosquées ont aussi appelé à un grand rassemblement dans l’après-midi devant l’ambassade des Etats-Unis.

A Benghazi, dans l’Est libyen, le trafic aérien a été suspendu dans la nuit pour des « raisons de sécurité », après l’attaque menée mardi soir qui avait coûté la vie à l’ambassadeur Chris Stevens et à trois autres Américains. Mais il a pu finalement reprendre vendredi.

De nombreux pays ont renforcé la sécurité des ambassades américaines après cette attaque, comme le leur a demandé le président Barack Obama.

L’Inde, qui compte une importante minorité musulmane, a ainsi placé en alerte ses effectifs déployés autour des bâtiments américains. Le plus haut responsable religieux musulman de l’Etat indien du Cachemire a demandé aux citoyens américains de « quitter immédiatement » la région.

En Afghanistan, les autorités sont le qui-vive et la plupart des ambassades ont pris des mesures de sécurité accrues pour leur personnel et appelé leurs ressortissants à éviter de sortir.

Alors que le département d’Etat américain a déconseillé à ses ressortissants de se rendre en Algérie en raison d’un risque accru d’attentats, les forces de sécurité ont très sensiblement renforcé leur présence autour de l’ambassade à Alger.

Les forces de l’ordre israéliennes ont aussi annoncé le renforcement de leur dispositif de sécurité dans la Vieille ville et à Jérusalem-Est en raison des « tensions régionales ». Des appels à manifester ont été lancés dans l’enclave palestinienne de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas.

Un film considéré comme « une agression »

Les réactions parfois violentes déclenchées par « Innocence of Muslims » (« L’innocence des musulmans »), dont des extraits sont diffusés sur Internet, rappellent la colère qu’avait provoquée la publication de caricatures du prophète Mahomet en 2006 par un journal danois.

Réalisé par un cinéaste qui s’est présenté comme Américano-israélien et qui selon les médias américains serait de religion chrétienne copte, le film de piètre qualité cinématographique dénigre les musulmans, présentés comme immoraux et brutaux, ainsi que le prophète Mahomet.

L’auteur du film aurait demandé la protection de la police californienne après avoir été identifié par les médias.

Les déclarations se sont multipliées pour fustiger ce film, tout en appelant au calme.

Le président égyptien Mohamed Morsi a jugé vendredi que le film constituait une « agression » qui « détourne l’attention des vrais problèmes au Proche-Orient », tout en condamnant à nouveau les violences qu’il a entraînées dans la région.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a estimé que ce film était une « provocation » qui ne peut néanmoins justifier les attaques.

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a assuré que le gouvernement américain n’avait « absolument rien à voir » avec cette « vidéo écoeurante et condamnable » exhortant les dirigeants politiques et religieux à condamner les violences survenues.

Le site de partage de vidéos YouTube en Inde a bloqué l’accès au film. YouTube avait déjà restreint cette semaine l’accès à ce film, « de manière temporaire », en Libye et en Egypte.

Le Pakistan et l’Afghanistan ont de leur côté bloqué l’accès à la vidéo tandis que l’Indonésie, pays musulman le plus peuplé de la planète, a aussi demandé à YouTube un blocage du film.

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie: le président de l’Assemblée met en garde contre « chaos et rébellion »

mars 30, 2012

Le président de l’Assemblée constituante tunisienne Mustapha  Ben Jaafar a mis en garde vendredi contre « le chaos » et la « rébellion »,  soulignant que des « événements dangereux » s’étaient produits récemment en  Tunisie.

« Notre pays a enregistré dernièrement des phénomènes dangereux comme des  appels à tuer et s’entretuer, des profanations du Coran et de lieux saints,  l’abaissement du drapeau national », a rappelé M.  Ben Jaafar à l’ouverture d’un  débat sur la situation sécuritaire à l’Assemblée constituante, en présence de  trois ministres du gouvernement.

Il a aussi évoqué « l’assassinat d’un prédicateur (à Tunis le 11 mars), des  conflits tribaux (deux morts cette semaine dans la région de Gafsa), des  agressions verbales et physiques sur des journalistes, des artistes et même des  policiers, des cours entravés à l’université et des sit in anarchiques ».

« Ce qui s’est passé menace la cohésion sociale.  La liberté ne veut pas dire  chaos ni rébellion », a-t-il déclaré.

Les incidents liés à la mouvance salafiste radicale se sont multipliés au  cours des derniers mois en Tunisie, où la question identitaire et religieuse a  monopolisé le débat.

S’exprimant brièvement, le ministre de l’Enseignement supérieur Moncef Ben  Salem a « regretté » de « devoir s’expliquer sur un phénomène marginal », le port du  niqab à l’université, alors qu’il « y a plus important à débattre, comme la  construction de la Tunisie ».

La faculté des Lettres de la Manouba près de Tunis a été entravée pendant  plus de trois mois par un groupe d’étudiants et de salafistes réclamant  l’autorisation des filles en niqab (voile islamique intégral) en cours et en  examen, ce que refuse catégoriquement l’administration.  Le corps enseignant a  dénoncé l’inertie de son autorité de tutelle dans cette affaire.

La députée du Parti démocrate progressiste (PDP, opposition) Maya Jribi a  accusé le gouvernement d' »occulter certains phénomènes extrémistes ».

Pour sa part, le président du groupe parlementaire d’Ennahda, le parti  islamiste dominant à l’Assemblée, a estimé qu’il y avait « une grave dérive  sécuritaire » et dénoncé des tentatives pour « détourner les objectifs de la  révolution » tunisienne.

Jeuneafrique.com avec AFP