Posts Tagged ‘Drogue’

Russie: un journaliste d’investigation arrêté pour détention de drogue

juin 7, 2019

 

La police russe a annoncé ce vendredi avoir arrêté un journaliste d’investigation pour détention de drogue, une affaire que son employeur, le journal en ligne indépendant Meduza, dénonce comme montée de toutes pièces pour gêner ses enquêtes.

Ivan Golounov, 36 ans, a été interpellé jeudi dans le centre de Moscou en possession de près de 4 grammes de méphédrone, une drogue de synthèse, trouvés dans son sac à dos, a affirmé un porte-parole de la police. Selon la même source, les policiers ont ensuite trouvé lors d’une perquisition à son domicile d’autres sachets avec des stupéfiants et une balance. La branche locale du ministère de l’Intérieur a diffusé des photographies de ce qu’elle présente comme des appareils artisanaux servant à fabriquer de la drogue de synthèse.

Le journaliste est soupçonné de «trafic de drogue» et encourt jusqu’à 15 ans de prison. Ivan Golounov dément les accusations portées contre lui. Selon son avocat, Dmitri Djoulaï, son client a été frappé à deux reprises lors de sa détention par les policiers, qui ont longtemps refusé qu’il ait accès à sa défense. «De nombreux éléments laissent à penser que les drogues ont été placées à son insu», a indiqué Dmitri Djoulaï. «Nous sommes convaincus qu’Ivan Golounov est innocent. De plus, nous avons des raisons de croire que Golounov est poursuivi en raison de son activité journalistique», a indiqué dans un communiqué la direction de Meduza, ajoutant que le journaliste avait «reçu des menaces ces derniers mois» en raison d’une enquête sur laquelle il travaillait.

Ivan Golounov, que son média décrit comme «l’un des journalistes d’investigation les plus connus de Russie», a notamment publié des enquêtes sur les escroqueries menées par les entreprises de microcrédits, sur la crise des déchets à Moscou, sur le partage mafieux du business des cimetières et d’autres affaires de corruption et de détournement de fonds. «La réputation professionnelle d’Ivan Golounov est sans faille. C’est un journaliste méticuleux, honnête et impartial», a ajouté la direction de Meduza, média basé à Riga pour échapper au contrôle des autorités russes.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Drogue: dernières démarches pour Michaël Blanc qui devrait rentrer en France samedi

juillet 19, 2018

Jakarta – Le Français Michaël Blanc, arrêté à Bali en 1999 avec de la drogue et lourdement condamné, devrait rentrer en France samedi après avoir passé 19 ans en Indonésie, a déclaré sa mère à l’AFP, mais la date de son retour n’est pas été fixée.

Depuis 2014, ce cuisinier originaire de Haute-Savoie, âgé aujourd’hui de 45 ans et sorti de prison au bout de 14 ans, vit en liberté conditionnelle dans la capitale, Jakarta, avec interdiction de quitter l’archipel d’Asie du Sud-Est jusqu’à l’expiration de son contrôle judiciaire samedi.

« Nous n’avons pas encore de date officielle de départ, on est dans les démarches finales » avec les autorités indonésiennes, a déclaré jeudi la mère de M. Blanc, Hélène Le Touzey. « Il faut voir toutes les administrations, la date du 21 n’est pas encore arrêtée », a-t-elle ajouté.

Dès que les démarches administratives seront terminées, la mère accompagnera son fils en France : « Aucune raison d’attendre ». La législation indonésienne prévoit que les détenus étrangers qui ont purgé la totalité de leur peine sont expulsés vers leur pays d’origine.

« On est sur le qui-vive parce que le 21 juillet, c’est le jour où il aura purgé sa peine et où il devient techniquement expulsable », a dit à l’AFP Alfredo Descalzi, oncle de Michaël Blanc et secrétaire de son association de soutien, qui vit dans le département de l’Ain.

« Mais apparemment les différents services indonésiens, notamment de l’immigration, ne semblent pas pressés, ce qui ne nous arrange pas car sans ces dernières démarches, on ne peut pas acheter de billets d’avion. Sa mère tente d’accélérer les choses sur place », a-t-il ajouté, soulignant que la prudence restait de mise.

Selon cet oncle, Michaël Blanc, une fois revenu en France, devrait se rendre en Haute-Savoie où vit son père. Celui-ci n’a pu être contacté ni rencontré sur place par l’AFP.

A l’approche de ce retour tant attendu, « je suis très heureuse, très soulagée, pleine d’espoir », a dit Mme Le Touzey, contente que son fils « va pouvoir se construire son avenir » en essayant de retrouver un emploi.

Michael Blanc avait été arrêté à l’aéroport international de l’île touristique de Bali le lendemain de Noël en 1999, avec 3,8 kg de haschisch dans des bouteilles de plongée. Il a affirmé qu’un ami les lui avait confiées pour les transporter. L’année suivante, il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, échappant de justesse à la peine de mort.

En 2009, il a bénéficié d’une grâce présidentielle partielle, sa peine étant commuée en 20 ans d’emprisonnement. Sa libération conditionnelle en 2014 lui interdit de quitter l’Indonésie avant la fin de sa peine, le 21 juillet 2017, et au terme d’une année supplémentaire de mise à l’épreuve qui s’achève samedi, jour à partir duquel il devrait pouvoir rentrer au pays.

Romandie.com avec(©AFP / 19 juillet 2018 13h14)                                                        

Au Mexique, les trafiquants de drogue ont leur saint : Jesus Malverde

mai 4, 2018

Célébration au Mexique du 109e anniversaire de Jesus Malverde, considéré comme le « saint patron » des trafiquants de drogue, le 3 mai 2018 / © AFP / RASHIDE FRIAS

On lui verse du whisky sur la tête, puis on le coiffe d’un chapeau de cow-boy, sur fond de musique stridente : au Mexique, on célèbre ainsi le 109e anniversaire de Jesus Malverde, considéré comme le « saint patron » des trafiquants de drogue.

La cérémonie a lieu tous les 3 mai dans la chapelle de Jesus Malverde, située dans l’Etat de Sinaloa (nord-ouest), berceau des plus grands trafiquants de drogue du pays comme Joaquin Guzman, alias « El Chapo », actuellement incarcéré aux États-Unis.

La chapelle, construite en plein Culiacan, la capitale de l’Etat, se remplit à cette occasion d’une foule de fidèles de ce saint, qui n’est certes pas reconnu par l’Eglise catholique mais reste vénéré par des milliers d’adeptes de la « narcoculture ».

Cette communauté fait l’apologie du trafic de drogue à travers la musique ou des objets insolites comme des bijoux en forme de fusils et de feuilles de marijuana.

Dans l’imagerie populaire, Jesus Malverde était considéré comme le Robin des bois mexicain.

Ses fidèles assurent qu’il a existé et qu’il s’agissait d’un bandit de grand chemin du début du XXe siècle qui distribuait son butin aux pauvres. Il se cachait dans les montagnes verdoyantes de Sinaola, d’où son surnom de « mal verde ».

Apportant des cadeaux mais aussi des requêtes, les adeptes de Malverde défilent tous les 3 mai dans sa chapelle, tapissée de prières et de textes de remerciement des habitants.

Dans le public cette année se trouvait un homme portant un t-shirt avec les portraits de Malverde et du Chapo, qui a dirigé le puissant cartel de Sinaloa et est actuellement jugé à New York.

Au cours de la cérémonie, la petite statue de Jesus Malverde est sortie en plein air pour parcourir les rues de la ville sur le capot d’une camionnette, tandis que les fidèles suivent en procession, avec accrochés à leur cou des chaînes en or et des médaillons avec l’image du saint.

La procession longe même le siège du gouvernement de l’Etat de Sinaloa, tandis que la chapelle du saint Malverde se trouve juste en face des bureaux du gouverneur de l’Etat lui-même.

Romandie.com avec (©AFP / 04 mai 2018 23h20)                  

Une star-up canadienne brasse de la bière au cannabis

mai 4, 2018

Une entreprise canadienne entreprend de brasser la première bière parfumée au cannabis du monde / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / JUSTIN SULLIVAN

Surfant sur la dépénalisation imminente du cannabis au Canada, une jeune entreprise et une université ont entrepris de brasser ce qu’elles décrivent comme la première bière du monde parfumée à cette drogue douce. « Buzz » rapide garanti.

Province Brands of Canada a reçu une subvention de 300.000 dollars canadiens (195.218 euros) de la province d’Ontario (centre) pour créer une boisson « hautement enivrante » qui soit moins dangereuse que l’alcool, selon les termes de la société établie à Toronto.

Elle s’est associée, pour la partie recherche et développement, au Loyalist College de Belleville, en Ontario, dont le centre de recherche sur le cannabis est conventionné par le gouvernement fédéral.

Comme d’autres entreprises locales, la start-up parie sur la popularité des produits comestibles à base de cannabis, dans la foulée de la dépénalisation de cette drogue par le gouvernement de Justin Trudeau, attendue au courant de l’été.

Néanmoins la commercialisation des dérivés, telles que les pâtisseries, friandises ou boissons à base de marijuana ne devrait pas être autorisée avant la deuxième moitié de 2019.

Le dirigeant de Province Brands of Canada, Dooma Wendschuh, veut croire que, dans le sillage du recul du tabagisme, les consommateurs canadiens recherchent des manières alternatives de consommer du cannabis.

« Nous essayons donc d’adapter (notre produit) aux habitudes sociales comme le fait d’avoir une conversation autour d’un verre », a expliqué vendredi à l’AFP M. Wendschuh, notant que les substances psychoactives les plus populaires, l’alcool et le café, se consomment déjà quasi-uniquement sous forme de boisson.

Il ne fut pas simple de trouver la bonne recette de cette bière, note M. Wendschuh: « nous avons consulté plusieurs maîtres brasseurs et au début, l’idée de faire de la bière à partir de la plante de cannabis les faisait bien rigoler ».

Parmi les problèmes à surmonter: le fait que le cannabis prend plus de temps à faire de l’effet sur l’organisme lorsqu’il est digéré, plutôt que fumé. L’effet peut ainsi prendre deux heures à être ressenti lorsque que le cannabis est mangé ou bu, alors que l’effet de l’alcool peut être ressenti quelques minutes après la fin de son verre.

Sans donner de précision, citant des enjeux stratégiques, le patron du brasseur canadien assure que ce problème a été résolu et que sa boisson libère les effets psychotiques du cannabis rapidement après avoir été ingurgitée.

Romandie.com avec (©AFP / 04 mai 2018 23h35)                

Cuba: les étudiants congolais sont devenus des musiciens et putes pour survivre

mars 1, 2018

Les étudiants Congolais à Cuba vivent des moments difficiles à cause du non paiement par l’État Congolais de leurs bourses d’études. Si les hommes sont obligés de se lancer dans le trafic de drogue ou dans la musique, les filles se prostituent pour pouvoir vivre. Et comme ça au Congo, dit-on il y a un chef d’État qui pense à l’avenir du pays.

La première vague des étudiants Congolais envoyés à Cuba était constituée de 700 personnes dont 600 ressortissants du nord et 100 du sud. Ce choix répondait à la politique tribale du pouvoir de Sassou qui projette de créer une élite nordiste qui dominerait le sud .

Mais peine perdue, les meilleurs étudiants s’avèrent tous être ceux du sud, alors que ceux du nord sont des éternels redoublants. Choisis par accointances ethniques, nombreux sont les étudiants qui se demandent toujours le but réel de leur séjour à Cuba.

Habitués à la facilité du pays où les parents leur accordaient toutes les commodités avec l’argent volé, ces pseudos étudiants se retrouvent dans une situation difficile dans l’île des caraïbes depuis que l’État n’arrive plus à honorer à ses engagements.

Abandonnés à eux-mêmes, certains étudiants n’hésitent plus à travailler pour les petits trafiquants de drogue Cubains pour avoir de quoi vivre. D’autres sont devenus des musiciens de la salsa et animent des soirées dans différents cabarets de la « isla de la juventud » et de la Havane.

Les filles par contre se sont lancées dans la chasse aux touristes en offrant ce qu’elles ont de plus précieux, à savoir leur corps.

60 étudiants ont pu s’échapper de Cuba pour les USA via le Mexique avec tous les risques que cela comporte. La base du développement d’une nation est l’éducation qui favorise des ressources humaines qualifiées. En négligeant cela, le pouvoir montre à quel point, le devenir du Congo n’est pas son obsession.

Partis pour étudier et servir le Congo demain, les étudiants sont devenus des grands animateurs des cabarets où ils se distinguent par des danses venues de Brazza et Ponton dans l’espoir d’obtenir quelques billets de dollars.

Dans le futur, quel sera le comportement de cette ancienne étudiante qui aura vendu son corps pour vivre dans l’administration publique ?

Sacer-infos.com par Stany Franck

Mexique: 30 meurtres en 48 heures liés au trafic de drogue

janvier 6, 2018

Des policiers et enquêteurs sur une scène de crime après une fusillade dans laquelle 6 personnes ont été tuées à Ciudad Juarez, dans l’Etat de Chihuahua, le 6 décembre 2017 / © AFP/Archives / HERIKA MARTINEZ

Une trentaine de personnes ont été tuées ces dernières 48 heures à Chihuahua, un Etat du nord du Mexique frontalier des Etats-Unis, qui connaît une nouvelle vague de violence lié au trafic de drogue, a indiqué samedi le parquet.

Sept personnes ont également été blessées par balles jeudi et vendredi, selon la même source. Samedi, une autre personne est décédée des suites de ses blessures.

Sur les 31 morts, figurent quatre femmes et trois adolescents de 14, 15 et 17 ans.

Ce bain de sang est la conséquence de règlements de comptes entre groupes rivaux de trafiquants de drogues qui appartiennent aux cartels de Juarez et de Sinaloa, a déclaré à l’AFP un porte-parole du parquet, Carlos Huerta.

L’Etat de Chihuahua, qui partage une large frontière avec les États-Unis, est l’un des Etats mexicains les plus touchés par les violences liées au trafic de drogue et où opère le cartel de Juárez, rival d’autres groupes criminels comme le cartel de Sinaloa.

Les autorités ont déployé samedi plus de 250 agents de la police fédérale dans la région.

Peu avant cette vague d’assassinats, le gouverneur Javier Corral avait assuré lors d’une réunion consacrée à la sécurité, que l’année 2018 serait « l’année de la sécurité publique à Chihuahua ».

La ville de Juarez, proche de la ville texane de El Paso, a été entre 2008 et 2012 l’une des villes les plus dangereuses au monde avec plus de 11.000 personnes assassinées, meurtres pour la plupart liés au crime organisé.

Une vague de violence frappe le Mexique depuis 2006, et a fait plus de 200.000 morts et des milliers de disparus. A la fin novembre, 23.101 homicides avaient été recensés dans le pays, un chiffre record depuis la mise en place des statistiques en 1997.

Des experts estiment que cette violence est la conséquence de la guerre contre le narcotrafic, lancée en 2006 par le gouvernement avec l’aide de l’armée, qui a abouti à fragmenter les cartels en cellules plus petites et plus violentes.

Romandie.com avec(©AFP / 06 janvier 2018 23h53)                

Dix-Huit ans de prison pour les neveux de la Première Dame du Venezuela

décembre 14, 2017

New York – Deux neveux de la Première dame vénézuélienne Cilia Flores ont été condamnés jeudi à 18 ans de réclusion pour trafic de drogue par un juge fédéral de New York.

Accusés d’avoir tenté d’importer quelque 800 kilos de cocaïne aux Etats-Unis, les deux hommes avaient été reconnus coupables à l’issue de leur procès, mi-novembre 2016.

Efrain Antonio Campo Flores, 31 ans (bien 31 ans), et Franqui Francisco Flores de Freitas, 32 ans (bien 32 ans), avaient été arrêtés le 10 novembre 2015 par l’agence anti-drogue américaine, la Drug Enforcement Agency (DEA), en Haïti, avant d’être transférés aux Etats-Unis.

Ils avaient initialement reconnu les faits aux agents de la DEA, avant de plaider non coupable.

Lors du procès, les avocats des deux hommes avaient tenté de faire valoir que les neveux, « stupides » et « inexpérimentés », étaient tombés dans un piège tendu par les agents de la DEA: des informateurs payés par l’agence leur avaient promis 20 millions de dollars en échange de la marchandise.

Mais le procureur avait soutenu qu’il s’agissait bien de vrais trafiquants, qui se croyaient au-dessus des lois de par leur lien de parenté avec le président vénézuélien.

« Ils n’étaient pas les trafiquants les plus malins qui aient jamais existé », a déclaré le juge fédéral Paul Crotty jeudi au moment de prononcer la peine.

Selon les documents de la DEA, M. Campo Flores prévoyait d’obtenir la cocaïne par un intermédiaire qui se fournissait auprès des FARC, les Forces armées révolutionnaires de Colombie.

Et M. Flores de Freitas aurait reconnu espérer gagner 560.000 dollars pour une première livraison d’une valeur de cinq millions de dollars.

Après le prononcé de la décision du jury, qui avait reconnu coupable ses neveux, le président socialiste vénézuélien Nicolas Maduro avait estimé que l’acte d’accusation avait été « fabriqué » par « les impérialistes », dans « le seul but (…) d’attaquer la Première dame ».

« Ils ne sont pas le président (Maduro) et ils ne devraient pas avoir à supporter la colère du gouvernement (américain) contre le Venezuela », a commenté jeudi l’avocat de Flores de Freitas, David Rody.

« Ils viennent du Venezuela », a-t-il insisté. « S’ils venaient de République dominicaine ou du Bronx, ce serait un dossier à dix ans » de prison, la peine qu’avaient recommandé les avocats des accusés.

En prononçant une peine de 18 années d’emprisonnement, le juge Paul Crotty n’a néanmoins pas suivi les recommandations du ministère public, qui demandait 30 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 15 décembre 2017 01h28)                                            

Philippines: un maire lié au trafic de drogue tué (police)

juillet 30, 2017

Manille – Un maire philippin soupçonné par le président Rodrigo Duterte d’être impliqué dans le trafic de drogue a été abattu dimanche lors d’une opération des forces de l’ordre dans laquelle 14 autres personnes ont aussi été tuées, a indiqué la police.

M. Duterte a cité nommément des représentants des autorités locales, des policiers et des juges dans le cadre de la « guerre contre la drogue » sans précédent dans ce pays d’Asie du Sud-Est qu’il a lancée depuis son arrivée au pouvoir au printemps 2016.

Parmi les personnes désignées par M. Duterte figurait Reynaldo Parojinog, maire de la ville portuaire d’Ozamiz (sud), qui a été abattu tout comme sa femme, son frère et 12 autres personnes, dimanche par des policiers au cours d’une perquisition dans sa maison.

« Le personnel de sécurité du maire leur a tiré dessus et nos policiers ont riposté », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police régionale, Lemuel Gonda.

Des grenades, des munitions et de la drogue ont été saisies lors de cette opération, a indiqué de son côté le chef de la police de la province, Jaysen De Guzman.

La police avait commencé à surveiller M. Parojinog à la suite des déclarations de M. Duterte à son encontre, a-t-elle précisé.

Deux autres maires dont les noms figuraient sur la « liste » du président philippin ont été abattus l’an passé.

Elu il y a un peu plus d’un an, M. Duterte avait promis de tuer des dizaines de milliers de trafiquants de drogue, afin d’éviter aux Philippines de devenir selon lui un narco-Etat. Depuis sa prise de fonctions le 30 juin 2016, la police a abattu près de 3.200 personnes dans sa lutte contre le trafic de produits stupéfiants.

Plusieurs milliers d’autres ont par ailleurs péri dans des crimes liés aux stupéfiants, selon des statistiques de la police. Des organisations de défense des droits de l’homme font état de nombreuses victimes de milices liées au gouvernement.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2017 16h21)

Le fumoir, salle de shoot à ciel ouvert pour les parias ivoiriens

avril 5, 2017

Abidjan underground (4/6). Au cœur du Vieux Cocody, un camp de fortune accueille les consommateurs de drogues : crack, héroïne, cannabis…

Abidj

Crédits : Josias Kindia

Les pieds s’enfoncent dans la boue. La pluie tropicale a raviné le chemin en pente qui mène au fumoir, à peine assez large pour se frayer un passage entre les arbres. Déjà, là-haut, on entrevoit les baraques en tôle où s’abritent les toxicomanes. Il faut plusieurs minutes de marche et un fin connaisseur du terrain pour y accéder. A l’entrée du fumoir, un « check-point » marque la dernière étape du trajet. Trois guetteurs dévisagent, méfiants, les inconnus qui s’aventurent sur leur territoire. La négociation se fait en nouchi, l’argot ivoirien. On passe.

 

Des hommes, des femmes, des enfants. Environ 150 personnes errent dans cet espace de consommation de drogues à ciel ouvert, surnommé le « Wanch ». Un camp de fortune installé dans la brousse, au cœur du Vieux Cocody, un quartier d’Abidjan. La plupart vivent là, face à une montagne de déchets amoncelés au fil des années, dans des conditions d’hygiène déplorables. « C’est le ghetto. Le camion poubelle oublie de passer par ici », plaisante Patrick, un Ivoirien de 30 ans habitué au « voyage ». Une façon de décrire, ici, l’effet des psychotropes.

A des prix défiant toute concurrence, les usagers du Wanch se voient offrir tout un éventail de drogues, de la marijuana à l’héroïne, en passant par le crack. La dose traditionnelle coûte 3 000 francs CFA (4,50 euros) : un cocktail de « yo » (crack), de « pao » (héroïne) et de « cali » (cannabis), le tout roulé avec du tabac – en Afrique de l’Ouest, l’héroïne n’est pas injectée mais inhalée. Pour fumer, ils se terrent dans les « gbata », ces cabanes recouvertes de plastique noir pour se protéger du soleil. « Et on voyage pendant trois ou quatre heures », poursuit Patrick.

Un système hiérarchisé

A Abidjan, il existe une centaine de fumoirs. Sous les ponts, au bout d’une voie ferrée, sur des terrains vagues, chaque quartier a son ghetto. Malgré une législation très stricte autour de la drogue, toutes les grandes villes de Côte d’Ivoire en comptent au moins un. Les fumoirs fonctionnent selon un système hiérarchique, avec des chefs, les « babatchés » ou « babas », des sous-chefs, des guetteurs pour la sécurité, des vendeurs pour chaque type de drogue et des « zebiers », qui louent les pipes et autres ustensiles pour rouler. Les employés travaillent 24 heures sur 24, par roulement, jour et nuit.

Le Wanch existe depuis une vingtaine d’années, mais le phénomène est né dans les années 1980, dans un contexte de forte répression des drogues, sous la présidence de Félix Houphouët-Boigny. Des espaces informels s’étaient alors créés pour regrouper les usagers clandestinement. « Avant, il fallait obligatoirement fumer à l’intérieur du ghetto. Maintenant, on peut partir avec la came, mais à ses risques et périls ! » avertit Patrick.

Les autorités peuvent arrêter les consommateurs pour détention de drogue à l’extérieur du fumoir. Mais à l’intérieur du périmètre, c’est la police elle-même qui assure leur sécurité. Ce jour-là, deux soldats des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) rôdent au sein du ghetto, l’un d’eux tient un joint à la main. « Ils viennent tous les jours pour récupérer leur pot-de-vin. Certains consomment aussi. »

Pourtant, les descentes de police sont fréquentes. Elles font la une des journaux, passent à la télévision. « La police nationale vient détruire le fumoir. Ils filment tout. C’est toujours les mêmes qu’on voit menottés », témoigne Patrick, qui a assisté à plusieurs opérations. Les habitants du ghetto sont envoyés en prison, puis relâchés. Quelques jours plus tard, le fumoir est reconstruit « avec des planches de bois récupérées » et reprend ses activités.

Des usagers livrés à eux-mêmes

Patrick a sombré dans la drogue il y a cinq ans. « Je n’avais pas de travail, je zonais. J’ai suivi des amis au Wanch, pour passer le temps, mais je me suis laissé aller. Au début, on croit que 3 000 francs CFA, c’est rien. Finalement, j’y ai laissé tout mon argent », raconte le jeune homme. Sevré de son addiction à l’héroïne depuis quelques mois – grâce à la religion, dit-il –, Patrick cherche du travail depuis. Lui qui habite à quelques pâtés de maisons du fumoir, dans les cités alentour, y retourne fréquemment pour fumer du cannabis et revoir sa « famille du ghetto ».

La majorité des usagers sont sans emploi, sans domicile, sans famille. Des orphelins, des filles atteintes du sida rejetées par leur famille, des femmes enceintes, des hommes au chômage qui ont perdu l’envie de vivre. Dans les « gbata », ils planent tous, comme pour prendre congé d’eux-mêmes. Lorsque le « voyage » touche à sa fin, ils sortent des cabanes, les yeux rouges, le regard éteint. Le manque arrive progressivement. Pour payer la prochaine dose, les « babas » les envoient détrousser les passants d’Abidjan. Ils reviennent avec des smartphones, des tablettes et des ordinateurs dernier cri. Les femmes, elles, se prostituent.

Assimilés à des assassins et à des délinquants, les toxicomanes sont rejetés par leur famille

« Les babas s’occupent bien de nous. » L’homme est incapable de dire son prénom. Il sourit, béat, sans dents. Au fil des années, les chefs du fumoir sont devenus leurs parrains, leurs protecteurs. Ils rationnent leur consommation pour éviter les overdoses, leur donnent à manger quand ceux-ci oublient, organisent leurs funérailles quand la drogue finit par les emporter. Car la plupart des usagers sont livrés à eux-mêmes. En Afrique de l’Ouest, les consommateurs de drogues ont très mauvaise réputation. Assimilés à des assassins et à des délinquants, ils sont rejetés par leur famille et stigmatisés par la société. Même les hôpitaux refusent de les soigner. Seul le tissu associatif vient en aide à cette partie marginalisée de la population.

Tuberculose et overdoses

Ancien usager, Khalil, 40 ans, est devenu superviseur des éducateurs du programme « Réduction des risques » de Médecins du monde (MDM), qui intervient au sein des fumoirs d’Abidjan en collaboration avec des associations locales. « J’ai moi-même connu la prison, la drogue et le ghetto pendant vingt ans. Beaucoup de mes amis sont décédés très jeunes. Alors j’ai cherché de l’aide. » Depuis deux ans, Khalil s’investit corps et âme pour accompagner à son tour les usagers. « Je me bats toujours avec mes démons, au quotidien. Mais c’est très encourageant pour la communauté, qui se retrouve en moi : ils se disent que si j’ai pu trouver du travail, eux aussi pourront. »

Dépassés, les « babas » eux-mêmes font appel aux associations. « Quand on intervient dans un fumoir, les gens font la queue pour bénéficier des soins de santé », indique Clémence Doumenc Aidara, la coordinatrice générale du projet de MDM. Car la prostitution et les pratiques à risque exposent fortement les consommateurs au VIH. Et la tuberculose pulmonaire se propage dangereusement avec l’utilisation des pipes à crack. Sans parler des problèmes de peau, des plaies infectées, des diarrhées et des épidémies de gale. « C’est une problématique de santé publique », conclut Mme Aidara. L’overdose n’est jamais loin.

Peu d’alternatives existent. En Côte d’Ivoire, quelques lieux informels servent de centres de désintoxication. Mais là-bas, l’addiction est parfois assimilée à une maladie mentale ou à de la sorcellerie. Les toxicomanes y sont enchaînés, le servage est violent, souvent inefficace.

Lemonde.fr présentation de la série   Abidjan underground

Birmanie : un moine bouddhiste cachait 4,6 millions de comprimés de méthamphétamine

février 6, 2017

La police birmane avait d’abord découvert 400 000 comprimés dans la voiture du bonze. D’après les médias locaux, l’homme est le premier moine arrêté pour possession de drogues dans la province de Maungdaw.

Un moine bouddhiste birman a été arrêté dimanche 5 février après la découverte de plus de 4 millions de comprimés de méthamphétamine cachés dans son monastère du nord-ouest du pays, a annoncé la police lundi.

« Quand la police l’a arrêté, ils ont trouvé 400 000 comprimés dans sa voiture », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Kyaw Mya Win, de la police de la province de Maungdaw. C’est en fouillant son monastère que les forces de l’ordre ont découvert « 4,2 millions de comprimés dissimulés ». D’après les médias locaux, l’homme est le premier moine arrêté pour possession de drogues dans cette partie reculée du pays.

Explosion des drogues de synthèse

La Birmanie, pays d’Asie du Sud-Est qui sort de décennies de régime militaire, est l’une des plaques tournantes de la drogue dans la zone. La région du Triangle d’or – aux confins du Laos, de la Thaïlande et de la Birmanie – a longtemps été le principal lieu de production de l’opium et de l’héroïne, jusqu’à ce que l’Afghanistan devienne une plaque tournante de la production.

Les saisies de méthamphétamines en Asie-Pacifique ont quadruplé en cinq ans, d’après l’Organisation des Nations unies, qui estime que la production et la consommation des drogues de synthèse a explosé dans la région. L’an passé, plus de 98 millions de comprimés de méthamphétamine ont été interceptés en Birmanie contre 50 millions en 2015.

En Thaïlande, une trentaine de moines avaient été défroqués pour consommation de drogue en 2013, année où le royaume faisait face à une multiplication de scandales impliquant des religieux.

Lemonde.fr avec AFP