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Le Liban paie des arriérés à l’Onu et récupère son droit de vote

janvier 13, 2020

Après avoir payé des arriérés à l’Onu, le Liban a récupéré lundi son droit de vote à l’Assemblée générale des Nations unies qu’il avait, pour la première fois de son histoire, perdu la semaine dernière en raison d’une dette excessive. «Le Liban vient juste de faire un versement. Avec ce versement, les droits de vote du Liban ont été pleinement récupérés» par ce pays, a annoncé le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric lors de son point-presse quotidien.

Selon une source diplomatique, le Liban a versé 1.310.466 dollars à l’Onu pour se sortir de sa suspension de vote. Dans une lettre du secrétaire général Antonio Guterres envoyée la semaine dernière au président de l’Assemblée générale, le chef de l’Onu indiquait que le Liban devait verser 459.008 dollars pour récupérer son droit de vote. Dans un tweet, l’ambassadrice du Liban aux Nations unies, Amal Moudallali avait annoncé au préalable lundi, sans donner de chiffre, que «le Liban avait payé ce qui était dû» et que «tout était de retour à la normale». Elle a expliqué que le paiement avait été retardé de quelques jours en raison de «la situation actuelle au Liban».

L’article 19 de la Charte des Nations unies prévoit une suspension de vote à l’Assemblée générale pour les pays dont le montant des arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées. Vendredi, l’ONU avait annoncé que dix pays dont le Liban étaient suspendus de leur droit de vote à l’Assemblée générale. Trois pays (Comores, Sao Tome et Principe et Somalie) sur ces dix Etats échappent toutefois à la suspension, leurs manquements étant dus à des circonstances indépendantes de leur volonté, comme le prévoit l’article 19.

Le budget de fonctionnement de l’ONU est d’environ 3 milliards de dollars. Celui des opérations de paix atteint quelque 6 milliards de dollars. Fin 2019, l’Organisation, confrontée à un grave problème de trésorerie, a décidé une série de mesures d’économies dont plusieurs sont toujours en vigueur aujourd’hui.

L’annonce de la suspension du droit de vote du Liban à l’ONU avait suscité une vague d’indignation dans le pays, fondateur de l’ONU, de nombreux internautes imputant sur les réseaux sociaux cette décision à la mauvaise gestion des affaires publiques et aux divisions internes dans le pays. Le ministère des Affaires étrangères libanais avait affirmé samedi «regretter» cette suspension en promettant de résoudre le problème «le plus rapidement possible».

Le Liban est secoué depuis le 17 octobre par un mouvement de contestation sans précédent contre la classe dirigeante, accusée de corruption et d’incompétence. Le Liban fait face à sa pire crise économique et politique depuis la guerre civile de 1975-1990. Le pays peine à former un nouveau gouvernement depuis la démission fin octobre, sous la pression de la rue, de l’ancien Premier ministre Saad Hariri, tandis que le Parlement n’a tenu aucune session depuis le début de la contestation. La Banque mondiale a averti en novembre que la moitié de la population pourrait sombrer dans la pauvreté. Le pays croule sous une dette avoisinant les 90 milliards de dollars, soit plus de 150% du PIB.

Par Le Figaro avec AFP

 

Le Royaume-Uni célèbre le centenaire du droit de vote des femmes

février 6, 2018

La statue d’Emmeline Pankhurst, le 1er février 2018 à Londres, l’une des fondatrices du mouvement des Suffragettes / © AFP / DANIEL LEAL-OLIVAS

La Première ministre britannique Theresa May rend hommage mardi aux suffragettes, ces militantes « héroïques » qui ont ouvert la voie au droit de vote des femmes il y a cent ans, et dont une campagne réclame la réhabilitation.

Le 6 février 1918, le Parlement britannique adoptait la « loi de 1918 sur la représentation populaire », permettant à des millions de femmes, âgées de plus de 30 ans, de voter. Il fallut toutefois attendre 1928 pour qu’elles puissent le faire aux mêmes conditions que les hommes, dès 21 ans.

Theresa May célébrera cet anniversaire à Manchester, où a vu le jour le mouvement des suffragettes. A l’occasion, elle annoncera un plan pour lutter contre les insultes et intimidations en ligne qui « visent de façon disproportionnée les candidats politiques qui sont des femmes, des noirs, issus de minorités ethniques ou de la communauté LGBT ».

« Alors que nous nous souvenons des militantes héroïques du passé, qui se sont battues pour inclure la voix de tous les citoyens dans notre débat public, nous devrions réfléchir aux valeurs et aux principes qui guident notre conduite dans le débat actuel », dira la Première ministre.

Après des années de revendications pacifiques et de pétitions restées sans effet, des suffragettes, menées par Emmeline Pankhurst et ses trois filles, étaient passées à la vitesse supérieure pour faire avancer leur cause, n’hésitant pas à s’enchaîner, briser des vitrines, et même à faire exploser une bombe au domicile d’un ministre.

– Réhabilitation –

En représailles, plus d’un millier d’entre elles ont été emprisonnées et nourries de force après avoir entamé des grèves de la faim.

Une campagne, soutenue par la cheffe des conservateurs écossais Ruth Davidson, a été lancée mardi pour qu’elles soient définitivement réhabilitées par la justice.

« L’activisme des suffragettes était une noble cause et beaucoup d’entre elles sont devenues des prisonnières politiques », a déclaré au quotidien The Daily Telegraph Sam Smethers, directeur général de la Fawcett Society, du nom de la militante Millicent Fawcett. « Cela serait un hommage approprié de les pardonner maintenant. Elles ont fait tant de sacrifices pour que nous puissions tous jouir des droits que nous avons aujourd’hui, elles n’étaient pas des criminelles. »

Interrogée par la BBC, la ministre de l’Intérieur Amber Rudd a déclaré « comprendre » cette campagne, tout en jugeant ce pardon « compliqué ». « Ce n’est pas simple d’accorder un pardon officiel pour des actes de violence ou d’incendie volontaire ».

En attendant une éventuelle réhabilitation officielle, les militantes sont honorées cette année à travers une série d’exposition et d’événements.

A Trafalgar Square, dans le coeur de Londres, des images grandeur nature de suffragettes sont exposées depuis mardi matin, tandis qu’une statue de Millicent Fawcett, héroïne de la cause féministe, sera dévoilée au printemps en face du Palais de Westminster. Ce sera la première statue de femme dans ce lieu symbolique.

Mardi soir, Theresa May s’exprimera au Parlement lors d’un événement célébrant le centenaire de la loi lors duquel toutes les femmes qui sont ou ont été députées ont été invitées, ce qui devrait constituer le plus grand rassemblement des femmes politiques britanniques jamais organisé.

« Toutes celles qui participeront ce soir seront là en raison du combat héroïque et sans relâche de celles qui nous ont précédées », a déclaré la Première ministre.

Pour le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn, cent ans après la loi, « le combat pour l’égalité continue ». « Il y a toujours trop peu de femmes au Parlement, les femmes ne sont pas payées autant que les hommes pour le même travail, et beaucoup subissent des discriminations sur leur lieu de travail et dans leur vie quotidienne », a-t-il déclaré dans une vidéo postée sur son compte Twitter.

Romandie.com avec(©AFP / 06 février 2018 12h22)                

Julius Malema va faire appel de son exclusion de l’ANC

mars 5, 2012

Julius Malema, le leader de la Ligue de jeunesse du parti au  pouvoir en Afrique du Sud, va faire appel de son exclusion de l’ANC et reste  président malgré cette sanction, a annoncé son mouvement lundi.

« La direction de la Ligue de jeunesse de l’ANC va faire appel dans les  quatorze jours suivant le jugement de la commission nationale de discipline », a  annoncé son vice-président Ronald Lamola, lisant un communiqué lors d’un point  presse au siège de l’ANC à Johannesburg.

« La direction de la Ligue de jeunesse ne sera jamais remplacée par une  procédure qui n’énamerait pas de ses instances et de ses membres », a-t-il  ajouté, cinq jours après la décision de l’ANC de mettre à la porte le jeune  tribun en raison de ses atteintes réitérées à l’image et à l’unité du parti,  ainsi qu’à l’autorité du président Jacob Zuma qu’il défie ouvertement depuis des  mois.

« Il continuera à être président de la Ligue de jeunesse », a pour sa part  souligné le secrétaire général Sindiso Magaqa, et s’il le faut, « nous aurons un  président de la Ligue de jeunesse non membre de l’ANC ».

Le vice-président Lamola a ajouté que les charges retenues contre Malema  étaient fondées sur des divergences politiques que seule la discussion pourrait  résoudre.

« Nous ne pouvons pas abandonner la lutte pour la libération économique car  nous y croyons.  Nous sommes convaincus d’être sur la bonne route, et on ne peut  pas nous abattre à cause des opinions que nous exprimons », a-t-il ajouté.

Sous le vocable de « libération économique », les « jeunes lions » de la Ligue de  jeunesse désignent les combats encore à mener pour que 18 ans après l’obtention  historique du droit de vote, les Noirs d’Afrique du Sud profitent équitablement  des richesses agricoles et minières du pays.

Fondée en 1944 par Nelson Mandela, la Ligue de jeunesse a historiquement  toujours porté des revendications de changement plus radicales que la vieille  garde du parti né en 1912.

Julius Malema, qui fêtait ses 31 ans samedi, incarne depuis son arrivée à la  tête de la Ligue en 2008 la ligne de ceux qui, au sein du parti comme en dehors,  estiment que l’ANC ne va pas assez vite ni assez loin pour gommer les  inégalités, malgré 18 ans passés au pouvoir depuis la chute de l’apartheid.

Parmi ses chevaux de bataille figurent notamment la nationalisation des mines  et l’expulsion sans compensation des propriétaires de grands domaines agricoles  pour les redistribuer à la majorité noire, dépossédée il y a près de 100 ans.

Depuis la fin de l’apartheid en 1994, seuls 5% des terres environ ont changé  de main.  A l’époque, la minorité blanche détenait 87% des terres.

Malema, d’ordinaire volubile et emporté, était inhabituellement discret  lundi, laissant ses lieutenants répondre à sa place.  Vêtu d’un vieux T-shirt à  l’effigie de Mandela, il avait le visage barré par des lunettes noires, un béret  vissé sur le crâne.

En fin de journée, il est sorti de son silence et a accordé une interview à  la radio Metro FM, retournant contre eux les arguments de ses adversaire: « Ce  sont ceux qui s’opposent à la Ligue de jeunesse qui veulent diviser l’ANC.  Ces  forces travaillent jour et nuit à saper la libération économique (. . . )  certains sont au service des capitalistes blancs », a-t-il déclaré.

Jeuneafrique.com avec AFP