Posts Tagged ‘droits de l homme’

Tanzanie/sorcellerie: un albinos amputé

février 17, 2013
Des auteurs d’attaques sur des albinos en vue de pratiques de sorcellerie ont amputé la main d’un petit garçon de 7 ans en Tanzanie, à la suite de plusieurs autres incidents de ce genre.

« L’enfant a été attaqué samedi par trois hommes sur le chemin du retour de l’école, alors qu’il revenait chez lui avec quatre camarades », a indiqué Apolinary Macheta, chef du gouvernement local de la région de Milepa, dans le sud-ouest de la Tanzanie.
L’enfant, Mwigulu Magessa, reçoit des soins à l’hôpital, a ajouté M. Macheta.

Cette attaque intervient après celle d’une mère de quatre enfants, Maria Chambanenge, 39 ans, à qui on a coupé le bras au début de la semaine à son domicile à Miangalua, dans la même région. La police a annoncé avoir arrêté cinq hommes soupçonnés de cette attaque.

Augmentation « alarmante » des attaques contre les albinos

Selon des croyances en Tanzanie, les organes des albinos possèdent des pouvoirs magiques et surnaturels qui, mélangés à d’autres produits par des sorciers, rendent plus riches ou chanceux.

Les albinos souffrent d’une maladie génétique caractérisée par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux et des yeux. Ils sont victimes de discriminations dans de nombreuses régions d’Afrique.

En janvier, un enfant albinos d’Ulyankulu dans la province de Tabora, dans le nord-ouest, avait été découpé à la machette par des assaillants qui avaient amputé et emporté son bras gauche, selon la police. L’enfant est décédé.

Kijo Bisimba, de la principale organisation tanzanienne des droits de l’homme (LHRC, Legal and Human Rights Center), a constaté une augmentation « alarmante » des attaques contre les albinos montrant leur reprise « après des mois d’accalmie ».

De semblables meurtres rituels sont également observés au Burundi voisin et certains responsables de ces exactions viendraient de Tanzanie, où des membres d’albinos peuvent être vendus jusqu’à des milliers de dollars.

Lefigaro.fr avec AFP

Egypte: la présidence « attristée »

février 2, 2013

La présidence égyptienne s’est dite   « attristée par les images choquantes » de policiers frappant un homme nu pendant des heurts vendredi devant le palais présidentiel, diffusées par des télévisions et sur l’internet. « La présidence est attristée par les images choquantes de certains policiers traitant un manifestant d’une manière qui n’est pas conforme à la dignité humaine et les droits de l’Homme », a-t-elle affirmé.

Lefigaro.fr avec AFP

Nelson Mandela: des nouvelles rassurantes sur son état de santé

décembre 10, 2012

L’ancien président sud-africain est hospitalisé depuis samedi

Nelson Mandela: des nouvelles rassurantes sur son état de santé

 
  • Nelson MandelaNelson MandelaNelson MandelaNelson MandelaNelson Mandela
  • Naomi Campbell et Nelson Mandela Nelson Mandela

Déjà hospitalisé en février dernier pour des douleurs abdominales, le héros de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud « va bien » et il n’y a « pas de danger immédiat » pour sa santé.

Nelson Mandela, 94 ans, l ‘un des symboles de la lutte pour les droits de l’Homme (emprisonné 27 ans pour avoir lutté contre la discrimination raciale), est hospitalisé depuis 48 heures au Military Hospital à Pretoria.

« Le président Mandela est de bonne humeur, le président Mandela est à l’aise, le président Mandela va bien et il n’y a pas de danger immédiat pour lui à ce stade », a indiqué à l’AFP Sonwabo Mbananga, porte-parole du ministère.

 
La ministre de la Défense Nosiviwe Mapisa-Nqakula, autre proche du président sud-africain, s’est lui aussi montré rassurant. « Il reçoit des soins, qui comme indiqué par la présidence, relèvent de la routine, comme on doit s’y attendre avec des gens de son grand âge », a-t-il précisé.
 
En moins de deux ans ans, c’est la troisième hospitalisation du premier président noir d’Afrique du Sud.
 
En janvier 2011, il avait été hospitalisé pour une infection respiratoire aiguë et plus récemment au début de l’année, il était resté quelques heures à l’hôpital suite à des douleurs abdominales.
 
Gala.fr par A.M

L’Onu vient évaluer la situation des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire

novembre 27, 2012

ABIDJAN – Le sous-secrétaire général de l`ONU chargé des droits de l`Homme, Ivan Simonovic, démarre mardi une visite en Côte d`Ivoire afin d`évaluer la situation des droits de l`Homme un an et demi après une crise politico-militaire meurtrière.

M. Simonovic « entame ce jour une nouvelle visite dans le pays, afin d`évaluer la situation générale des droits de l`Homme et de discuter de cette situation avec les autorités », ont indiqué les Nations unies dans un communiqué.

Le responsable onusien, qui s`était rendu en Côte d`Ivoire en plein conflit en avril 2011, a expliqué qu`il souhaitait voir « ce qu`il y a lieu de faire afin d`empêcher une détérioration de la situation, de renforcer la protection des civils, de prévenir d`autres atrocités ».

Au cours de sa visite de six jours, il doit notamment se rendre dans l`ouest du pays, région frontalière du Liberia qui a été la cible d`attaques sanglantes cette année. Cette visite intervient alors que l`armée ivoirienne, les Forces républicaines (FRCI), a été récemment accusée par des ONG internationales de nombreuses violations des droits de l`Homme, arrestations et détentions arbitraires et torture notamment, après une vague d`attaques contre les forces de sécurité entre août et octobre.

Le gouvernement a admis que des militaires aient pu commettre des « dérapages » et a promis des enquêtes.

Les attaques récentes ont entraîné le plus grave regain de tension depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui s`est terminée par deux semaines de guerre et a fait quelque 3.000 morts.

AFP

Tunisie : un imam salafiste appelle au jihad contre le gouvernement

novembre 2, 2012
Nasreddine Aloui tenant des propos d'incitation au merutre sur Ettounsiya, jeudi 1er novembre. Nasreddine Aloui tenant des propos d’incitation au merutre sur Ettounsiya, jeudi 1er novembre. © DR

L’émotion est vive en Tunisie, où la violence est encore montée d’un cran, jeudi 1er novembre au soir. Sur la chaîne Ettounsiya, l’imam salafiste de la mosquée Ennour, dans la banlieue de la Manouba à Tunis, Nasreddine Aloui, a appelé la jeunesse à mourir en martyr pour lutter contre le gouvernement.

En Tunisie, c’est un choc. Jeudi 1er novembre au soir, au cours d’une émission télévisée de la chaine Ettounsiya et devant deux ministres, l’imam salafiste Nasreddine Aloui n’a pas hésité à appeler les jeunes tunisiens à se préparer à mourir pour lutter contre le pouvoir. « J’ai préparé mon linceul après la mort de deux martyrs et j’appelle les jeunes du réveil islamique à faire de même car le mouvement Ennahdha et d’autres partis politiques veulent des élections sur les ruines et les cadavres du mouvement salafiste », a lancé le nouvel imam de la mosquée Ennour, dans la banlieue de la Manouba, à Tunis, en brandissant un drap blanc à la caméra.

Son prédécesseur est l’un des deux militants salafistes tués par les forces de l’ordre mardi, en riposte à une attaque contre deux postes de la garde nationale. « Je vais faire la guerre à ces gens là, a-t-il poursuivi, car le ministre de l’Intérieur et les dirigeants d’Ennahdha ont choisi les États-Unis comme leur bon dieu, ce sont [les Américains, NDLR] qui écrivent les lois et préparent la nouvelle Constitution », a-t-il martelé, toujours lors de son passage en direct à l’antenne.

« Des mots comme des balles »

« Ce genre de discours est en partie responsable du sang versé, tu ne réalises pas que tes mots sont comme des balles. Je suis surpris de ton refus de l’autre », a riposté Ali Larayedh, le ministre tunisien de l’Intérieur. Également présent sur le plateau, Samir Dilou, ministre tunisien des droits de l’Homme, a  surenchéri : « Tu n’es pas digne d’être un imam, ce discours est de l’incitation à la haine ».

Le porte-parole d’« Ansar al-charia », dont le leader est recherché pour avoir appelé à prendre d’assaut l’ambassade américaine, le 14 septembre dernier, a cependant essayé d’éteindre l’incendie provoqué par les paroles de l’imam Alaoui. « La Tunisie est une terre de prédication et non de jihad », a déclaré Abou Iyed, sur l’antenne d’Express-FM. Et de souligner que, selon lui, « le mouvement salafiste est victime d’une répression systématique. (…) On doit prendre en compte la situation psychologique de nos frères [comme l’imam de la mosquée Ennour, NDLR] parce qu’ils ont eu deux martyrs », a-t-il essayé de relativiser.

Selon le ministre des Affaires religieuses, Noureddine El Khadmi, une centaine de mosquées tunisiennes sont sous le contrôle d’islamistes radicaux. Il a rejeté l’appel à la violence de Nasreddine Aloui, tout en soulignant l’irresponsabilité de ce dernier, dont la nomination n’a pas relevé de son ministère, a-t-il souligné. Une enquête a été ouverte par les autorités tunisiennes contre l’imam de la mosquée Ennour pour incitation à la haine.

Jeuneafrique.com avec AFP

La torture est « systématique » et généralisée au Congo-Brazza

octobre 31, 2012
La torture est 'systématique' et généralisée au Congo-Brazza La torture est « systématique » et généralisée au Congo-Brazza © AFP

La torture est pratiquée de « façon systématique et partout » au moment des arrestations, pendant la garde à vue et la détention au Congo, selon un rapport de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) publié mercredi à Brazzaville.

L’ONG qui a réalisé une enquête de terrain (entre 2010 et 2012) avec l’appui financier de l’Union européenne (UE) dans six des douze départements du Congo, dénonce « l’inadéquation entre les obligations nationales et internationales consenties par le pays et la pratique en matière de lutte contre la torture ».

« Le recours systématique à la torture, devenue monnaie courante chez les agents de force publique,(. . . ) est le moyen le plus utilisé pour l’obtention des aveux », a déclaré à la presse Roch Euloge Nzobo, directeur exécutif de l’OCDH, en citant le rapport.

D’après le texte, « la torture reste une triste réalité au Congo, plusieurs cas sont suivis de meurtre ». Et « de nombreux cas de torture ne sont pas dénoncés pour diverses raisons telles que la peur des représailles et la méconnaissance de mécanismes de protection ».

Selon l’ONG « la majorité des actes de torture sont commis dans les lieux de détention officiels, notamment dans les maisons d’arrêt, les commissariats de police et les brigades de gendarmerie ».

Bien que le Congo ait signé la convention internationale contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, ce pays n’a pas entièrement adapté sa législation à la dite convention », a dénoncé M. Nzobo.

Selon lui les autorités devraient « instituer un comité de surveillance ponctuelle des lieux de privation de liberté composé des membres de la société civile et des pouvoirs publics ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Procès Chebeya en RDCongo: l’ex-chef de la police ne comparaîtra pas en appel

octobre 23, 2012
Procès Chebeya en RDCongo: l'ex-chef de la police ne comparaîtra pas en appel Procès Chebeya en RDCongo: l’ex-chef de la police ne comparaîtra pas en appel © AFP

L’ancien chef de la police congolaise, le général John Numbi, ne comparaîtra pas au procès en appel des assassins du militant des droits de l’homme Floribert Chebeya, a annoncé mardi en fin d’après-midi la Haute cour militaire de République démocratique du Congo.

Cette audition avait été demandée par les parties civiles, qui citaient un nouveau témoignage mettant en cause le général Numbi, qu’elles considèrent comme le suspect numéro un dans le meurtre du militant commis en juin 2010.

Le président de la Cour, après avoir lu plusieurs arrêts, a annoncé que la Haute cour militaire « rejette la demande » visant a « constater l’implication du commissaire divisionnaire John Numbi ».

La Cour avait retardé sa décision sur la comparution du général Numbi, reportant l’audience qui aurait dû se tenir avant le sommet de la Francophonie.

Les nombreuses parties civiles considèrent l’ancien chef de la police comme comme le principal suspect dans l’affaire Chebeya. Le général Numbi avait été entendu lors du procès en première instance mais il a récemment été directement mis en cause par le major Paul Mwilambwe, un policier en fuite, condamné à mort lors du premier procès.

Jeuneafrique.com avec AFP

RDC : l’opposant Eugène Diomi Ndongala retrouvé vivant quatre mois après sa disparition

octobre 12, 2012
Eugène Diomi Ndongala réapparaît juste avant le sommet de la Francophonie. Eugène Diomi Ndongala réapparaît juste avant le sommet de la Francophonie. © Junior D. Kannah/AFP

L’opposant congolais et leader de la Démocratie chrétienne, Eugène Diomi Ndongala, a été retrouvé vivant à Kinshasa, dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 octobre. Il était porté disparu depuis 4 mois.

Porté disparu depuis 4 mois, l’opposant congolais, Eugène Diomi Ndongala, a été retrouvé vivant dans la commune de Ngaliema, à l’ouest de Kinshasa, dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 octobre, a annoncé sur son site internet de la Démocratie chrétienne (DC) dont il est le leader. « Il est souffrant et déjà pris en charge par son médecin pour des soins urgents », indique le parti sur son site. L’information a été confimée par un membre de la DC joint par Radio Okapi.

Très populaire dans le Bas-Congo, Diomi Ndongala est recherché par la justice congolaise qui, juste avant sa disparition, avait lancé un mandat d’arrêt contre lui pour viol sur mineures. Sa réapparition intervient moins de 24 heures avant l’ouverture du sommet de la Francophonie, ce vendredi à Kinshasa, et moins de 48 heures après les déclarations très fermes (et polémiques) de François Hollande sur l’état de la démocratie congolaise.

Détenu par l’ANR ?

Sa disparition avait créé une vive émotion en RDC. Ses proches et les membres de son parti accusent les services de sécurités congolais de l’avoir enlevé il y a quatre mois, puis maintenu en détention dans un lieu tenu secret. Le 20 septembre, un collectif de treize ONG de défense des droits de l’homme avait demandé à l’Agence nationale de renseignement (ANR) de le libérer. Amnesty International s’était également emparée de l’affaire et avait exprimée ses craintes. Selon ces ONG, des témoignages concordants sur son enlèvement par des membres des services de renseignement congolais avaient été recueillis.

L’ANR a toujours rejeté ces accusations, les autorités congolaises estimant que Eugène Diomi Ndongala « était en fuite » suite aux accusations de viol sur mineurs pesant sur lui. « Il ne peut avoir été libéré puisqu’il n’était détenu par personne. C’est un criminel en fuite qui essaye de profiter du sommet de la Francophonie », a réagi le porte-parole du gouvernement Lambert Mende sur VOA news.

Le président national de la Démocratie chrétienne faisait déjà l’objet de harcèlement de la part des autorités. Il avait notamment été condamné à cinq mois de prison ferme, le 13 janvier 2011, pour atteinte à l’autorité policière. Interpellé alors qu’il rentrait d’une réunion politique à Muanda, il avait simplement refusé de se soumettre à un contrôle d’identité.

 Jeuneafrique.com

Hollande reçoit discrètement les dictateurs

septembre 20, 2012
Le président de l'Azerbaïdjan Ilham Aliev a été reçu mardi à l'Élysée.
Alors que la gauche a reproché à Nicolas Sarkozy les visites de Kadhafi ou d’el-Assad, François Hollande, rattrapé par la realpolitik, a reçu depuis mai plusieurs dirigeants de régimes peu démocratiques.
François Hollande a-t-il renié sa promesse d’un changement de politique à l’égard des régimes dictatoriaux? «Présider la République, c’est ne pas inviter les dictateurs en grand appareil à Paris», assénait le candidat à la présidentielle dans son discours du Bourget, en janvier 2012. Avec, en creux, le rappel des visites de Mouammar Kadhafi et de Bachar el-Assad au temps de Nicolas Sarkozy. Quelques mois plus tard, du président gabonais Ali Bongo au fils du roi d’Arabie saoudite, la liste des chefs d’États peu démocratiques reçus à l’Élysée est déjà conséquente.

Dernier en date, invité mardi au palais pour un entretien d’une demi-heure: le président azerbaïdjanais Ilham Aliev. Pas tout à fait un démocrate, puisque la dynastie des Aliev, au pouvoir dans ce pays depuis vingt ans, est accusée par les ONG de défense des droits de l’homme de réprimer l’opposition et la liberté d’expression. Quant à Ilham Aliev lui-même, il a ravivé début septembre les tensions avec l’Arménie, en graciant un officier condamné pour le meurtre d’un militaire arménien. «On ne peut pas accepter qu’Aliev, un dictateur, puisse être en France, et en plus être reçu à l’Élysée», s’est insurgé mardi Hratch Varjabedian, directeur du Bureau français de la cause arménienne, tandis que 600 manifestants accueillaient le chef d’État au cri d’«Aliev fasciste, hors de France!»

«C’est quand la France est silencieuse qu’elle recule»

Conscient du caractère sensible de cette visite, l’Élysée a interdit ce jour-là aux photographes de presse d’accéder à la cour du palais. Et a pris soin, après la rencontre, de publier un communiqué affirmant que «le président de la République a appelé l’Azerbaïdjan à prendre les mesures nécessaires pour rétablir un climat de confiance avec l’Arménie». Une discrétion qui avait été poussée encore plus loin deux mois plus tôt, le 23 juillet, lors de la visite du roi de Bahreïn. Cette rencontre n’avait même pas été inscrite à l’agenda présidentiel. Et pour cause: le roi Hamad Ben Issa al-Khalifa est accusé d’avoir maté dans le sang, grâce au soutien de l’Arabie saoudite, un début de révolte en 2011. Soixante morts, selon Amnesty International, qui a dénoncé «le caractère quasi secret» de la rencontre de juillet.

«C’est quand la France est frileuse ou silencieuse qu’elle recule», affirmait pourtant le président dans son discours aux ambassadeurs, le 27 août, ajoutant qu’il fallait encourager «l’aspiration démocratique» des peuples, notamment «des printemps arabes». Alors, la realpolitik l’a-t-elle déjà emporté face à ces principes?

«C’est l’éternel débat entre la nécessaire politique des droits de l’homme et les tout aussi nécessaires contacts avec tous les dirigeants de la planète», analyse Didier Billion, directeur des études à l‘Iris. Pour ce spécialiste des relations internationales, le fait que le président de la République rencontre des dictateurs ne pose pas de problème en soi. À deux conditions: «D’abord, il faut veiller à ne pas décrédibiliser la parole présidentielle en faisant des déclarations tonitruantes sur les droits de l’homme aussitôt contredites par les faits. Ensuite, la manière a son importance: on peut effectivement organiser ces rencontres plus discrètement, sans le décorum qui avait entouré par exemple la venue de Kadhafi». De ce point de vue, l’engagement formulé de manière ambiguë par François Hollande au Bourget paraît respecté: les dictateurs ne sont plus reçus «en grand appareil».

Lefigaro.fr par Thomas Vampouille

Guinée: au moins 120 opposants ont été arrêtés lundi et sont incarcérés

septembre 1, 2012

Guinée: au moins 120 opposants ont été arrêtés lundi et sont incarcérés Guinée: au moins 120 opposants ont été arrêtés lundi et sont incarcérés © AFP

L’opposition guinéenne a annoncé samedi que 120 militants, dont 87 du principal parti d’opposition, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), avaient été arrêtés lundi dernier lors de la manifestation que la police avait dispersée.

« Au moins 120 militants et sympathisants de l’opposition ont été arrêtés lundi dernier selon un décompte que nous avons fait nous-mêmes à l’issue de cette marche », a annoncé Aboubacar Sylla, président de l’UFC (Union des forces du changement) et porte parole de l’opposition, ajoutant « 87 d’entre eux sont des militants de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo ».

Le porte-parole de l’opposition a déploré le « recul » de la démocratie en Guinée. « Ce qui s’est passé lundi dernier montre à suffisance que notre pays est loin d’être considéré comme un pays démocratique, respectueux des valeurs républicaines », a-t-il affirmé.

L’opposition est déterminée à « aller jusqu’au bout de son combat » pour la tenue d' »élections législatives transparentes, libres et fiables », a-t-il ajouté.

M. Sylla a expliqué que les opposants arrêtés ont été déférés à la prison de Conakry, « où ils attendent un autre procès politique qui va certainement les condamner à de lourdes peines de prison ».

Les autorités guinéennes avaient interdit la marche du 27 août, maintenue par l’opposition, entraînant des violences entre militants de l’opposition, forces de l’ordre et contre-manifestants du parti au pouvoir, le RPG (Rassemblement du peuple de Guinée).

Selon un bilan officiel, vingt gendarmes avaient été blessés et 35 militants arrêtés.

Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a exprimé vendredi sa préoccupation.

« Lundi, des affrontements violents ont éclaté entre forces de sécurité et manifestants. (. . . ) Les forces de sécurité ont lancé des gaz lacrymogènes à l’intérieur du domicile d’un chef de parti. Des balles réelles auraient été tirées et plusieurs personnes arrêtées, battues ou blessées », a signalé le porte-parole du HCDH, Rupert Colville, lors d’un point presse à Genève.

La Guinée, ex-colonie française indépendante depuis 1958, est dirigée depuis novembre 2010 par Alpha Condé, ancien opposant.

Des élections, qui devaient se tenir au premier semestre 2011, ont été sans cesse reportées.

Jeuneafrique.com