Posts Tagged ‘droits humains’

Congo-Droits humains : la société civile invite les pouvoirs publics à libérer Alexandre Ibacka Dzabana et Raymond Malonga

mars 31, 2021

Dans un communiqué rendu public le 30 mars à Brazzaville, une dizaine d’organisations de la société civile au nombre desquelles l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) et Reporters sans frontières (RSF) ont appelé  les pouvoirs publics à libérer Alexandre Ibacka Dzabana et Raymond Malonga, détenus en prison depuis quelques jours. 

« Nos organisations restent très préoccupées par la situation du défenseur des droits humains, le  Dr Alexandre Ibacka Dzabana toujours retenu depuis le 11 mars dans les locaux de la centrale d’intelligence et de la documentation », ont –elles déclaré.

Elles ont par la même occasion émis leurs préoccupations concernant le journaliste Raymond Malonga, directeur de publication du journal satirique « Sel Piment » détenu à la Maison d’arrêt central de Brazzaville au motif d’avoir diffamé l’épouse de l’amiral Jean Dominique Okemba.

Pour ces organisations, en droit congolais, toute personne peut être placée en garde à vue, s’il existe une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elle a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d’une peine d’emprisonnement. Or,  selon elles, la loi congolaise ne prévoit pas de peines privatives de liberté en matière de diffamation sauf dans des circonstances très précises qui ne s’appliquent pas à cette affaire.

Elles ont ainsi appelé au respect  des droits de la défense de ces deux citoyens, à mettre un terme à toutes les attaques à l’encontre des défenseurs des droits humains, les protéger et créer les conditions favorables à la conduite de leurs activités légitimes en faveur de la défense des droits et des libertés.

Les orateurs ont également demandé aux partenaires internationaux d’interpeller les autorités congolaises sur la situation des défenseurs des droits humains et demander la cessation de toutes les attaques à leur encontre.

Jean Jacques Koubemba

Chili: l’Onu dénonce les «violations des droits humains» par la police

décembre 13, 2019

 

L’Onu a dénoncé vendredi dans un rapport les «multiples violations des droits humains» commises par la police lors des manifestations au Chili, des dérapages que «regrette» le gouvernement chilien tout en soulignant le «contexte» de violence dans lequel ils ont été commis. Ce rapport a été élaboré par des experts du Haut-Commissariat de l’Onu aux droits de l’Homme, qui se sont rendus au Chili du 30 octobre au 22 novembre.

«La majorité» des protestataires ont manifesté de «manière pacifique» mais «la gestion des manifestations par les policiers s’est déroulée d’une manière fondamentalement répressive», a déclaré la chef de la mission, Imma Guerras-Delgado, lors de la présentation à Genève du rapport. Celui-ci pointe le «nombre élevé de violations graves des droits humains» et contient des exemples précis de torture, mauvais traitements, viols perpétrés par des carabiniers contre des détenus, dont beaucoup auraient été détenus de manière arbitraire.

Pendant sa mission, l’équipe du Haut-Commissariat a pu documenter 113 cas de torture et mauvais traitements, et 24 cas de violences sexuelles sur des femmes, des hommes et des jeunes filles, commis par des membres de la police et des militaires. Les experts de l’Onu dénoncent aussi le «nombre alarmant de personnes» – environ 350 – souffrant de blessures aux yeux ou au visage, la majorité étant liées à des tirs de plombs.

Le rapport indique que, sur la base des informations recueillies auprès d’une grande variété de sources, «les policiers n’ont, à plusieurs reprises, fait aucune distinction entre manifestants pacifiques et manifestants violents». «Les fusils anti-émeutes ont été utilisés de manière indiscriminée et inappropriée, et c’est pour cela qu’il y a autant de blessés», a expliqué Mme Guerras-Delgado, soulignant que les policiers ont tiré en étant trop près des manifestants. «La police a une responsabilité dans la commission de violations des droits humains. En ce qui concerne les responsabilités individuelles au sein de la police, nous ne pouvons pas tirer de conclusion. Elles devront être établies au niveau national», a-t-elle relevé.

Selon les informations officielles citées dans le rapport, plus de 28.000 personnes ont été détenues entre le 18 octobre et le 6 décembre, et la plupart d’entre elles ont été libérées. En présentant le rapport, Mme Guerras-Delgado a indiqué qu’environ 1.600 sont encore détenues selon les autorités.

«Nous regrettons profondément les plaintes reçues par l’équipe de la Haut-Commissaire (…) Chacune d’entre elles fait l’objet d’une enquête et sera (le cas échéant) sanctionnée», a réagi la sous-secrétaire d’Etat chilienne en charge des droits de l’homme, Lorena Recabarren. «A partir du 18 octobre, le Chili a vécu une situation imprévue et inédite de violence (…) C’est cette situation de violence et non les manifestations pacifiques (…) qui nous a décidés à décréter l’état d’urgence. Cette décision n’a pas été prise à la légère et sans (prendre en compte) le contexte», a-t-elle ajouté, parlant au nom du gouvernement chilien.

Le mouvement de contestation sociale qui secoue le Chili depuis le 18 octobre est le plus grave depuis le retour de la démocratie en 1990. Le Haut-Commissariat a pu vérifier les informations concernant 11 de ces 26 décès sur lesquels les autorités enquêtent. Quatre de ces cas constituent «une privation arbitraire de la vie et des décès illégaux impliquant des agents de l’Etat». Le rapport signale que les autorités ont eu connaissance de la gravité des blessures dès le 22 octobre, mais n’ont pas pris de mesures efficaces pour mettre fin à l’usage des armes anti-émeutes.

Dans un communiqué, la Haut-Commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, appelle à «regarder l’avenir de manière constructive» et demande l’établissement d’un «mécanisme de suivi», en coopération avec son bureau pour l’Amérique du Sud, chargé d’évaluer la situation dans trois mois. Une hausse du prix du ticket de métro dans la capitale a été le détonateur de cette fronde sociale inédite. Malgré la suspension de la mesure, le mouvement s’est amplifié, nourri par le ressentiment face aux inégalités sociales.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Arabie saoudite prend la tête du G20, critiques sur les droits humains

décembre 1, 2019

L’Arabie saoudite a pris dimanche pour la première fois les rênes de la présidence tournante du G20, avec l’espoir de redorer son blason sur la scène internationale face aux vives critiques sur son bilan en matière de droits humains.

Le pays riche en pétrole s’est lancé ces dernières années dans un programme de réformes économiques et sociales, en accordant notamment davantage de droits aux femmes. Mais les ONG dénoncent une répression accrue des critiques du régime, un an après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi par des agents saoudiens dans le consulat de son pays à Istanbul. «L’Arabie saoudite a commencé sa présidence du G20 qui se poursuivra jusqu’au sommet des dirigeants à Ryad les 21 et 22 novembre 2020», a indiqué dimanche l’agence saoudienne SPA. Le royaume saoudien, qui succède au Japon, est le seul pays arabe membre de cette organisation, qui regroupe les principales puissances économiques mondiales, dont les Etats-Unis, la France, la Chine ou encore l’Union européenne.

«C’est une occasion unique de forger un consensus mondial sur les questions internationales», a déclaré le prince héritier Mohammed ben Salmane, cité par SPA. Selon l’homme fort de l’Arabie Saoudite, son pays aura à coeur de «mettre en avant la vision du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord». Les organisations de défense des droits humains ont exhorté les Etats membres du G20 à faire pression sur le royaume, théâtre d’une répression accrue selon elles, ayant conduit à l’arrestation de plusieurs femmes militantes, de journalistes et d’opposants politiques ces deux dernières années.

Au moins neuf personnes, dont des journalistes et des écrivains, ont été arrêtées lundi dans une nouvelle campagne de répression, certains ayant été libérés par la suite, selon des militants. Neuf écrivains, universitaires et blogueurs, dont deux ressortissants américains, avaient été arrêtés en avril 2019. L’Arabie saoudite détient également depuis juin 2018 une douzaine de militantes féministes. «L’Arabie saoudite accède à la présidence du G20 au milieu d’une nouvelle vague d’arrestations arbitraires de critiques pacifiques (…) et un peu plus d’un an après le meurtre horrible de Jamal Khashoggi», a déploré la directrice d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Heba Morayef. «Les dirigeants du G20 doivent faire pression sur le prince héritier Mohammed ben Salmane pour le respect de tous les droits humains, y compris la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique», a-t-elle ajouté dans un communiqué publié vendredi.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Congo: Les Droits de l’homme en danger

décembre 11, 2016

 

Dans une déclaration intitulée « Nos droits en danger », l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), par la voix de son directeur exécutif Trésor Nzila, soutient que l’année 2016 été marquée par la violation des droits humains, notamment dans la période qui a suivi la présidentielle du 20 mars dernier. Selon l’ONG, des milliers de Congolais sont privés de leurs droits essentiels. Dans le même temps, Pierre Mabiala le ministre de la justice menace.

Trésor Nzila dénonce la violation des droits humains, Pierre Mabiala menace [Audio]

 

Avec Zenga-mambu.com

Rachida Dati risque l’emprisonnement au Maroc

octobre 4, 2012

 

Sa liberté en danger ? 

  • Rachida Dati risque l’emprisonnement au MarocRachida Dati risque l’emprisonnement au MarocRachida Dati risque l’emprisonnement au Maroc
Parce qu’elle a eu un enfant hors mariage, Rachida Dati pourrait être emprisonnée si elle retourne au Maroc.

« Je m’appelle Rachida Dati, je suis Française d’origine française parce que je suis née en pleine Bourgogne, bien que mes parents, eux, soient d’origine étrangère. En l’occurrence mon père d’origine marocaine et maman d’origine algérienne. » Voilà comment la maire du VIIème arrondissement de Paris se présentait en octobre 2006, lors d’une interview vidéo accordée à L’Internaute. Mais pour Adil Fathi, adjoint du procureur du roi Mohammed VI, l’ancienne garde des Sceaux est toujours Marocaine, rapporte Slate Afrique, d’après une information du site marocain Yabiladi. Par conséquent, le proc estime que Rachida Dati peut être poursuivie, comme tout citoyen marocain, pour non respect de la loi.

 

Dans une lettre adressée au ministre de la Justice et des Libertés, Adil Fathi a demandé à ce que Rachida Dati soit arrêtée lors de son prochain séjour au Maroc pour avoir enfreint l’article 490 du code pénal. Ce qu’on lui rapproche ? La naissance de Zohra issue d’une « relation sexuelle illégitime ». « Sont punis de l’emprisonnement d’un mois à un an, toutes personnes de sexe différent, qui, n’étant pas unies par les liens du mariage ont, entre elles, des relations sexuelles. » En juin dernier, l’association marocaine des droits humains a demandé l’abrogation de cette loi. Le Haut Conseil de la Magistrature étudie la requête du procureur au cours de sa session d’hier et d’aujourd’hui.

Hasard du calendrier, Rachida Dati est justement revenue dans l’actualité au sujet du père de son enfant. Le Point a révélé hier que l’eurodéputée aurait assigné Dominique Desseigne, le P-DG du groupe d’hôtels et de casinos Lucien Barrière, pour une reconnaissance de paternité. Une action confirmée par le principal intéressé mais démentie par la maman de Zohra. Rachida Dati a pour sa part exprimé son exaspération dans un communiqué.

Voici.fr par M-A.K.