Posts Tagged ‘Drone’

Le Premier ministre irakien échappe à une tentative d’assassinat par drone

novembre 7, 2021

Moustafa al-Kazimi a été victime d’une tentative d’assassinat dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 novembre. Il est indemne.

Moustafa al-Kazimi, ici aux cotes d'Emmanuel Macron, a ete victime d'une tentative d'assassinat dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 novembre. Il est indemne.
Moustafa al-Kazimi, ici aux côtés d’Emmanuel Macron, a été victime d’une tentative d’assassinat dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 novembre. Il est indemne.© Thomas Padilla / MAXPPP / /MAXPPP

Dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 novembre, le Premier ministre irakien a été la cible d’une tentative d’assassinat. Le domicile de Moustafa al-Kazimi a été visé par un drone piégé, qui a explosé devant l’entrée de la maison. Dans la foulée, les États-Unis ont dénoncé un « acte apparent de terrorisme », tandis que le président irakien, Barham Saleh, a fustigé une « tentative de renversement de l’ordre constitutionnel ».

C’est la première fois qu’une telle attaque vise la résidence du Premier ministre, aux affaires depuis mai 2020. La tentative d’assassinat, dont Moustafa al-Kazimi est sorti indemne, intervient par ailleurs alors que des discussions sont en cours pour former une nouvelle coalition parlementaire, dans la foulée des élections législatives du 10 octobre dernier. L’Alliance de la conquête, vitrine politique du Hachd al-Chaabi, une influente coalition d’anciens paramilitaires pro-Iran, a vu son nombre de sièges fondre à l’issue du vote et dénonce une « fraude » électorale. Certains partisans du Hachd accusent M. Kazimi d’être « complice » de cette « escroquerie ». Sur Twitter, Moustafa al-Kazimi a appelé au « calme et à la retenue de la part de tous pour le bien de l’Irak ».

« Agression lâche »

« Ma résidence a été la cible d’une agression lâche. Dieu soit loué, je vais bien, ainsi que ceux qui travaillent avec moi », a-t-il ensuite déclaré dans une courte vidéo où on le voit assis à un bureau. Selon son bureau, cette « tentative d’assassinat ratée » a été perpétrée au moyen d’ « un drone piégé ». Deux sources sécuritaires ont toutefois fait état de « trois drones » lancés depuis un secteur situé à un peu plus d’un kilomètre à vol d’oiseau de la résidence. « Deux drones ont été abattus » par la garde rapprochée de Moustafa al-Kazimi et le troisième a pu faire exploser sa charge. Une autre source sécuritaire a indiqué à l’AFP que deux gardes du corps du Premier ministre avaient été blessés.

La Zone verte dans laquelle se trouve sa résidence est un périmètre ultra-protégé situé au cœur de la capitale irakienne et qui abrite l’ambassade américaine et des bâtiments gouvernementaux. Sur des photos distribuées par les services de M. Kazimi, on pouvait voir des gravats sur le sol et des escaliers extérieurs endommagés.

Joe Biden et Boris Johnson « condamnent fermement » l’attaque 

Le président américain Joe Biden a « condamné fermement » dimanche l’attaque « terroriste ». « Je suis soulagé que le Premier ministre n’ait pas été blessé et salue les capacités de leader dont il a fait preuve en appelant au calme et à la retenue », a déclaré Joe Biden dans un communiqué, réclamant que les responsables de cette attaque soient jugés. « J’ai ordonné à mon équipe de sécurité nationale d’apporter l’assistance nécessaire aux forces de sécurité irakiennes pour enquêter sur cette attaque et identifier les responsables », a ajouté le président démocrate.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a également « fermement condamné l’attaque » dimanche contre son homologue irakien. Dans une conversation téléphonique avec Moustafa al-Kazimi, Boris Johnson a en outre « clairement indiqué que le Royaume-Uni » soutenait ses « efforts pour former un gouvernement à la suite des élections », une démarche « vitale pour la stabilité à long terme de l’Irak », a déclaré dans un communiqué un porte-parole de Downing street.

La mission des Nations unies en Irak a aussi condamné l’attaque dans les « termes les plus forts ». L’influent leader chiite Moqtada Sadr, dont le courant arrive en tête des élections, a évoqué une attaque « contre l’Irak et le peuple irakien ». Les forces de sécurité ont été déployées en nombre dans la Zone verte et à ses abords, selon un journaliste de l’Agence France Presse. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a fermement condamné dimanche « la tentative d’assassinat » du Premier ministre irakien. Il a aussi exhorté les Irakiens à la retenue et ne pas céder à la violence ou à des tentatives de déstabilisation de l’État, d’après un communiqué.

Déroute électorale

Et des heurts ont mis aux prises vendredi plusieurs centaines d’entre eux avec les forces de sécurité près de la Zone verte. Selon une source sécuritaire, un manifestant est mort, tandis qu’une source au sein du Hachd al-Chaabi a évoqué « deux morts ». Vendredi, Qaïs al-Khazali, le chef d’Assaïb Ahl al-Haq, l’un des principaux groupes pro-Iran du Hachd al-Chaabi, avait mis en garde contre « toute tentative d’acteurs liés aux services de renseignement de bombarder la Zone verte et d’accuser ensuite les factions de la résistance », nom que se donnent les pro-Iran, farouchement antiaméricains.

Une partie des Irakiens accusent le Hachd, qui a combattu le groupe djihadiste État islamique et qui est désormais intégré à l’État irakien, d’être le relais de l’Iran dans leur pays. Ils lui attribuent la responsabilité des assassinats et des enlèvements de militants anti-pouvoir qui se sont soulevés en octobre 2019. Malgré sa déroute électorale, cette coalition devrait rester une force politique importante au Parlement, grâce au jeu des alliances et la cooptation des élus indépendants.

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: Tentative de livraison par drone interceptée à la prison de Trois-Rivières

septembre 29, 2021

Deux individus ont été interpellés par les forces de l’ordre alors qu’ils s’apprêtaient à faire entrer de la drogue dans la prison de Trois-Rivières au moyen d’un drone. C’est une opération de filature qui a mené à leur arrestation, peu avant qu’ils ne mettent leur plan à exécution, rapporte la Direction de la police de Trois-Rivières.

La police de Trois-Rivières a déjoué les plans de deux individus qui s’apprêtaient a faire entrer de la drogue dans la prison de Trois-Rivières au moyen d’un drone.

© André Dumont La police de Trois-Rivières a déjoué les plans de deux individus qui s’apprêtaient a faire entrer de la drogue dans la prison de Trois-Rivières au moyen d’un drone.

Les suspects, Guy Pellerin, 61 ans, et Samuel Dumont-Grenier, 29 ans, font face à des accusations en lien avec le trafic de stupéfiants et demeurent détenus jusqu’à leur enquête sur détention, annonce la Direction de la police de Trois-Rivières.

Les deux individus avaient été pris en filature par les enquêteurs de la police de Trois-Rivières. Ces derniers avaient été mis sur leur piste par un renseignement qui leur avait été transmis quant aux plans des deux suspects d’introduire des stupéfiants dans l’établissement de détention du boulevard Parent au moyen d’un drone, indique-t-on.

La livraison devait avoir lieu le vendredi 24 septembre dernier. Or, une équipe de surveillance physique de la Sûreté du Québec a interpellé les individus aux abords de la prison en début d’après-midi avant qu’ils ne commettent leur méfait.

Les suspects ont été arrêtés sur-le-champ. Les enquêteurs ont saisi le drone qui se trouvait dans le véhicule, 200 grammes de haschich, 25 grammes de cannabis, une dizaine de comprimés de métamphétamine, des timbres de nicotine, ainsi qu’un mini téléphone cellulaire, rapporte la Direction de la police de Trois-Rivières. On souligne que le plus jeune des deux suspects, Samuel Dumont-Grenier, était également recherché pour liberté illégale dans un autre dossier.

Avec Sébastien Houle – Le Nouvelliste

Avion abattu: l’Iran dénonce à l’ONU une action américaine «provocatrice»

juin 20, 2019

 

L’Iran a dénoncé jeudi une action américaine « provocatrice » et « très dangereuse » contre son « intégrité territoriale », après la destruction par son armée d’un drone américain dans son « espace aérien », dans une lettre au chef de l’ONU et au Conseil de sécurité.

Dans cette missive, l’Iran, qui s’abstient de demander une réunion en urgence du Conseil de sécurité, souligne ne pas « chercher la guerre » et demande aux Nations unies d’intervenir pour que les Etats-Unis « mettent un terme à leurs actions illégales et déstabilisatrices » dans le Golfe.

Par Le Figaro.fr avec AFP

 

 

Un chef djihadiste au Yémen tué par un drone américain

février 4, 2016

Un chef militaire et huit autres membres présumés d’Al-Qaïda au Yémen ont été tués dans des attaques de drones imputées aux Etats-Unis. Cette opération intervient au moment où les djihadistes défient de plus en plus les autorités de ce pays en guerre.

Jalal Belaïdi, alias Abou Hamza al-Zinjibari, un important dirigeant d’Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), a péri avec deux de ses gardes du corps lorsque leur voiture a été pulvérisée par une attaque de drone américain, a indiqué à l’AFP un membre de sa famille. Son corps a été déchiqueté dans l’explosion, survenue jeudi matin dans la région montagneuse de Maraqesha de la province d’Abyane, dans le sud du Yémen, a ajouté la même source.

Une source tribale, en contact avec Aqpa, a confirmé la mort du chef djihadiste. Il avait fait parler de lui en août 2014 en galvanisant les membres d’un commando d’Al-Qaïda qui avaient ensuite massacré 15 soldats yéménites enlevés dans la province du Hadramout (sud-est).

Jalal Belaïdi, né dans la province d’Abyane, était le leader d’Al-Qaïda à Zinjibar, chef-lieu de cette province, avant de monter en grade au sein de l’organisation. Il avait élargi ses responsabilités aux provinces d’Aden, de Chabwa et de Hadramout (sud-est), selon des sources de sécurité.

Tête mise à prix
Les Etats-Unis, qui considèrent Aqpa comme la branche la plus dangereuse du réseau fondé par feu Oussama ben Laden, promettaient depuis octobre 2014 cinq millions de dollars pour sa capture. Sa tête avait été mise à prix en même temps que celle du chef d’Aqpa, Nasser al-Wahishi, considéré comme le numéro 2 d’Al-Qaïda au niveau mondial et tué en juin 2015 par un drone américain.

Le successeur de Wahishi, Qassim al-Rimi, dirige l’organisation depuis le Hadramout, dont le chef-lieu Moukalla est aux mains de ses partisans depuis avril 2015, selon des sources de sécurité.

L’attaque de drone imputée aux Etats-Unis est la deuxième en moins de 24 heures dans le Sud. Mercredi soir, six membres présumés d’Al-Qaïda ont été tués par une attaque de drone visant leur véhicule à Rodhoum, dans la province voisine de Chabwa (sud-est), selon un responsable de la sécurité.

Près de 3000 morts civils
Les Etats-Unis sont les seuls à disposer de drones dans la Péninsule arabique. Les attaques n’ont pas cessé au Yémen en dépit de la guerre qui oppose des rebelles chiites aux forces progouvernementales soutenues par une coalition arabo-sunnite menée par l’Arabie saoudite.

Depuis mars 2015, Al-Qaïda et le groupe sunnite rival Etat islamique (EI) ont profité du chaos créé par ce conflit pour renforcer leurs positions dans le Sud. Aqpa a ainsi réussi cette semaine à s’emparer de la localité d’Azzan, dans la province de Chabwa.

Les djihadistes multiplient les attaques contre les forces de sécurité et les symboles de l’Etat, dont la dernière a visé mercredi soir à Aden un responsable de la police. Le conflit a provoqué la mort de 2913 civils depuis mars tandis que 5524 autres ont été blessés, selon l’ONU.

Romandie.com

Japon: un drone légèrement radioactif atterrit sur le toit du bureau du Premier ministre

avril 22, 2015

Tokyo – Un petit drone portant des traces de radioactivité a été découvert mercredi sur le toit de la résidence officielle du Premier ministre japonais Shinzo Abe à Tokyo, selon la police et les médias locaux.

L’engin motorisé de 50 centimètres a été retrouvé en milieu de matinée par des membres du personnel au sommet du bâtiment abritant les bureaux de M. Abe, après avoir apparemment atterri là, a confirmé un porte-parole de la police municipale.

Des dizaines de policiers se sont ensuite déployés sur le toit de cet immeuble de verre moderne de cinq étages, connu sous le nom de Kantei, en plein cœur de la capitale nippone, selon des images aériennes de la chaîne de télévision locale NHK. Ils ont ensuite précautionneusement emporté le drone.

M. Abe était absent au moment de l’incident. Il participe mercredi à une conférence Asie-Afrique en Indonésie.

L’appareil était semble-t-il équipé d’une caméra et transportait une boîte en plastique, a déclaré le porte-parole de la police.

Les enquêteurs ont détecté des niveaux très bas de radiation émanant de cette boîte, sur laquelle était indiqué qu’elle contenait des substances radioactives, possiblement du césium, mais dont la quantité était sans danger pour la santé humaine, ont précisé plusieurs médias.

Les césiums 134 et 137 sont parmi les plus importants produits de la fission nucléaire mise en œuvre dans les centrales atomiques.

L’usage des drones est de moins en moins rare au Japon, notamment pour la photographie aérienne, et n’est sujet, pour le moment, à aucune restriction légale. Toutefois, l’incident de mercredi pourrait pousser le gouvernement à étudier la question, selon un haut responsable du cabinet.

Romandie.com avec(©AFP / 22 avril 2015 10h55)

France: trois journalistes d’Al-Jazeera arrêtés après avoir fait voler un drone à Paris

février 25, 2015

Paris – Trois journalistes de la chaîne de télévision qatarie Al-Jazeera ont été arrêtés après avoir fait voler un drone mercredi après-midi dans un parc à Paris, a-t-on appris de sources proches de l’enquête.

Ces interpellations interviennent après le mystérieux survol, deux nuits de suite, de drones au-dessus de Paris qui inquiètent les autorités et ont donné lieu à l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris. Aucun rapprochement n’est pour l’heure possible entre ces arrestations et les survols nocturnes, selon l’une des sources.

Âgés de 34, 52 et 68 ans, les journalistes du service international d’Al-Jazeera, dont la nationalité n’a pas été précisée, ont été interpellés au bois de Boulogne, dans l’ouest de Paris. Les survols de drones sans autorisation sont interdits à Paris.

Le premier pilotait le drone, le deuxième filmait, le troisième regardait, selon cette source.

Près de deux mois après les attentats meurtriers dans la capitale française, Paris a été pour la deuxième nuit consécutive survolée à au moins cinq reprises par un ou plusieurs appareils dans la nuit de mardi à mercredi, selon une source policière.

Depuis cet automne, les survols de drones se multiplient en France, au dessus de centrales et sites nucléaires stratégiques mais aussi au dessus de la présidence, en plein cœur de Paris.

Romandie.com avec(©AFP / 25 février 2015 19h16)

Israël abat un drone venu de Syrie au-dessus du Golan occupé

août 31, 2014

Jérusalem – L’armée israélienne a annoncé avoir abattu dimanche un drone venu de Syrie et passé de son côté de la ligne de démarcation sur le plateau du Golan, théâtre côté syrien d’affrontements entre rebelles et armée régulière.

Elle n’a pas précisé qui opérait le drone. Celui-ci a été abattu par un missile sol-air Patriot près de la ville syrienne de Qouneitra (centre du Golan), a dit un porte-parole de l’armée, le colonel Peter Lerner.

L’armée a fait preuve de retenue devant les évènements survenus de l’autre côté de la ligne de démarcation, a dit en substance le colonel Lerner. Mais nous avons dit à plusieurs reprises que nous riposterions à toute violation de la souveraineté israélienne et que nous continuerions à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver la sécurité des citoyens de l’Etat d’Israël, a-t-il ajouté dans un communiqué.

Israël occupe depuis 1967 quelque 1.200 km2 du plateau du Golan, qu’il a annexés, une décision que n’a jamais reconnue la communauté internationale. Environ 510 km2 restent sous contrôle syrien.

Romandie.com avec(©AFP / 31 août 2014 14h25)

L’Iran affirme avoir abattu un drone israélien au-dessus d’un site nucléaire

août 24, 2014

Téhéran – Les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime islamique iranien, ont affirmé dimanche dans un communiqué avoir abattu un drone furtif israélien au-dessus du site d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre).

Un drone d’espionnage du régime sioniste a été abattu par un missile (…) Ce drone furtif tentait d’approcher la zone nucléaire de Natanz, affirme le communiqué des Gardiens de la révolution publié par leur site officiel Sepahnews.com.

Cette action montre de nouveau l’aventurisme du régime sioniste (…), les Gardiens de la révolution et les autres forces armées se réservent le droit de répondre à cette action, ajoute le texte.

Le site de Natanz est la principale usine d’enrichissement d’uranium d’Iran, où sont installées plus de 16.000 centrifugeuses. Quelques 3.000 autres se trouvent dans le site de Fordoo, enfoui sous la montagne et difficile à détruire.

Israël a menacé à plusieurs reprises d’attaquer les installations nucléaires iraniennes.

L’Iran et les puissances du groupe 5+1 (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) ont conclu un accord intérimaire de six mois selon lequel l’Iran a suspendu une partie de ses activités nucléaires contre une suspension partielle des sanctions internationales.

Cet accord a été prolongé de quatre mois en juillet dernier (jusqu’au 24 novembre) pour permettre aux deux parties de négocier un accord définitif mettant fin à dix ans de crise nucléaire.

Les deux parties divergent sur la taille du programme d’enrichissement d’uranium que l’Iran pourra conserver. Alors que les États-Unis demandent à Téhéran de réduire par quatre son programme actuel, l’Iran veut au contraire l’augmenter par dix d’ici 2021, notamment pour produire le combustible nécessaire pour sa centrale nucléaire de Bouchehr.

Ennemi juré de l’Iran, Israël rejette tout accord permettant à Téhéran de conserver un programme d’enrichissement d’uranium, en affirmant que l’Iran pourrait l’utiliser pour fabriquer l’arme atomique. Ce que Téhéran a toujours démenti.

Romandie.com avec(©AFP / 24 août 2014 15h27)

Un drone tue 15 « membres d’Al-Qaïda » et 3 civils au Yémen

avril 19, 2014

Quinze membres présumés d’Al-Qaïda ont été tués samedi dans une frappe de drone dans la province de Baida, dans le centre du Yémen. Trois civils ont également été victimes de l’attaque, a indiqué un responsable des services de sécurité.

Les jihadistes se trouvaient à bord d’un véhicule qui roulait en direction de la province de Shabwa, dans le Sud, ont précisé des témoins. Les trois civils tués circulaient à proximité.

Les Etats-Unis sont le seul pays à disposer de drones dans la région. Ces appareils ont été utilisés de façon particulièrement intense l’année dernière pour soutenir la lutte des autorités yéménites contre Al-Qaïda, tuant des dizaines de personnes soupçonnées d’appartenir au réseau extrémiste, mais aussi des civils.

En mars, le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi avait défendu ce recours aux drones: « Nous sommes obligés d’avoir recours aux drones pour limiter les activités d’Al-Qaïda et les mouvements de ses membres ». Il avait cependant reconnu « des erreurs limitées » dans l’usage des drones, tout en soulignant que les pertes étaient « plus élevées lors de l’emploi de l’aviation yéménite » contre Al-Qaïda.

Le 12 décembre, une attaque de drone avait tué plusieurs civils dans le centre du Yémen et suscité de nombreuses critiques, dont celles de Human Rights Watch. Suite à cette attaque, le Parlement yéménite avait voté l’interdiction des attaques de drone. Mais, selon des experts, les députés peuvent difficilement empêcher de telles frappes.

Al-Qaïda (Aqpa) est, dans la péninsule arabique, considéré par les Etats-Unis comme l’émanation la plus dangereuse du réseau. Il est particulièrement actif au Yémen.

Romandie.com

Somalie: frappe de drone américain contre des islamistes shebab

octobre 28, 2013

MOGADISCIO – Une frappe visant des islamistes shebab a été effectuée par un drone américain lundi dans le sud somalien, a indiqué à l’AFP un haut responsable américain s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Selon des témoins, cette frappe a détruit une voiture à bord de laquelle voyageaient apparemment d’importants membres des insurgés islamistes somaliens shebab.

Un missile a frappé un des véhicules des shebab près de Jilib, au sud de Mogadiscio, a indiqué par téléphone à l’AFP Abdi Moalim, un habitant de la région. Nous ne sommes pas sûrs de ce qui s’est passé mais des gens sur place nous ont dit qu’il y avait eu un bombardement aérien visant un véhicule et qu’il y avait des victimes.

Au moins trois personnes étaient à bord de la voiture, qui (…) a été complètement détruite, a-t-il ajouté.

Un autre habitant s’exprimant sous couvert d’anonymat a déclaré avoir entendu une explosion et un avion survolant la zone.

Nous ne savons pas qui a été tué mais je peux confirmer qu’il y a eu une attaque, a-t-il poursuivi. On a entendu des avions dans le ciel et quelques minutes plus tard, une forte explosion. Personne n’ose aller vérifier ce qui s’est passé, les shebab nous tueraient.

La frappe a été en fait été menée par un drone de l’armée américaine, a confirmé à l’AFP un haut responsable américain s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. Il n’a pas précisé l’identité des personnes visées.

Le commandement shebab n’était pas immédiatement joignable.

Le haut responsable américain n’a pas précisé où le drone qui a mené la frappe avait décollé. Les Etats-Unis opèrent plusieurs drones Reaper depuis une base située à Djibouti et depuis un terrain situé à Arba Minch, dans le sud de l’Ethiopie.

Fin mai, un drone américain s’était écrasé au sud de Mogadiscio.

Début octobre, les Etats-Unis avaient attaqué une base shebab dans le port somalien de Barawe.

Ils avaient échoué à capturer leur cible, un Kényan d’origine somalienne, Abdulkadir Mohamed Abdulkadir, aussi connu comme Ikrima.

Cette frappe était intervenue tout juste deux semaines après l’attaque contre le centre commercial Westgate de Nairobi, revendiqué par les shebab et qui a fait au moins 67 morts.

Les shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont essuyé de nombreux revers militaires ces deux dernières années.

D’abord chassés de la capitale Mogadiscio par la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom) et la fragile armée somalienne, ils ont ensuite perdu un à un leurs bastions du centre et du sud somaliens.

Mais ils restent, de l’avis des experts, la principale menace au retour de la paix en Somalie et, plus généralement, une menace en Afrique de l’Est.

La Somalie est plongée dans le chaos depuis la chute du président Siad Barre en 1991.

Romandie.com avec(©AFP / 28 octobre 2013 21h40)