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DSK : le PS fait unanimement part de son soulagement

août 23, 2011

Les caciques de la rue de Solferino expriment leur satisfaction devant l’abandon annoncé des poursuites contre DSK. Plusieurs déplorent toutefois un «gâchis».

Martine Aubry, candidate à la primaire socialiste, s’est dite «très heureuse» de l’annonce lundi soir de la demande d’abandon des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn par le procureur de New York, soulignant penser «avec énormément d’affection à Dominique et Anne (Sinclair, ndlr)». «C’est du bonheur, un soulagement. On attendait tous qu’il puisse sortir enfin de ce cauchemar», a déclaré mardi matin sur France Info la candidate à la primaire PS.

Premier secrétaire par intérim du Parti socialiste, Harlem Désir a dit lundi soir son «immense soulagement». «Au nom de tous les socialistes, je lui adresse le plus chaleureux témoignage d’amitié après l’épreuve qu’il vient de subir et tous mes voeux pour qu’il reconstruise rapidement sa vie», a-t-il affirmé. «Toute cette affaire nous enseigne l’importance du respect de la dignité des personnes dans les affaires judiciaires et de la présomption d’innoncence. Il faut en tirer une leçon pour se prémunir de tous les emballements médiatiques», a-t-il ajouté.

Autre candidat à la primaire, François Hollande s’est «réjoui» lundi soir «pour ce dénouement qui vient après trois mois d’une épreuve insupportable et de rebondissements qui ont été extrêmement durs à vivre». Interrogé sur l’avenir politique de l’ancien favori à la présidentielle, il a répondu : «C’est à lui, au moment où il le jugera opportun, après probablement un temps consacré à se reconstituer, à retrouver toute sa liberté dans son propre pays, de décider ce qui veut faire».

Manuel Valls, également candidat à la primaire, a estimé lundi soir que c’était un «soulagement», une «confirmation» de sa conviction que «l’accusation insupportable de viol ne tenait pas la route». «Le drame, la violence des images, l’incarcération, des propos qui ont été tenus à son égard dans la presse américaine, d’une partie de la presse française de l’accusation à son égard comme à l’égard de tous ‘ceux qui savaient ou auraient été complices’. Tout cela se termine, mais quel immense gâchis!».

Pierre Moscovici, proche de l’ex-patron du FMI et coordonnateur de la campagne de François Hollande pour la primaire, éprouve, «si l’abandon des charges est confirmé», «une réaction de satisfaction». «Quand une affaire s’arrête, elle s’arrête, on ne peut pas continuer à envoyer des accusations une fois que les charges ont été levées. Ca vaut pour la jeune femme, ça vaut aussi pour les médias. Il doit être laissé en paix». Lui et sa famille «viennent de vivre une épreuve terrible, une épreuve judiciaire, morale, et j’imagine leur soulagement», a-t-il dit sur RTL. « Dominique Strauss-Kahn retrouve sa liberté de mouvement, de parole, une liberté morale, de pensée», a-t-il salué, tout en mettant en garde «sans doute sortira-t-il différent de cette épreuve. Il faut lui laisser le temps de se reconstruire personnellement. «Le moment venu, il pourra faire entendre sa voix. Nous sommes dans une crise économique, ses analyses compteront, son désir de l’alternance comptera. Il aurait pu être dans notre candidat, il est normal qu’on lui témoigne notre sympathie», a conclu le député du Doubs.

François Pupponi, maire PS de Sarcelles et proche de DSK a lui aussi évoqué sur LCI un «grand soulagement». «Tout ça, pour ça, quel gâchis! On a voulu abattre Dominique (…), il a vécu une période très lourde, catastrophique pour lui, sa famille. C’était le combat de sa vie (…) il faut essayer de tourner la page, le laisser reprendre ses esprits».

André Vallini, député PS de l’Isère : «Je suis très heureux pour Dominique Strauss-Kahn. Le cauchemar commence à prendre fin (…) j’ai toujours insisté sur l’importance du principe de la présomption d’innocence. Il faut laisser toujours laisser la justice faire son travail (…) je pense qu’on aura maintenant accès à la version de Dominique Strauss-Kahn (…) quand il pourra s’exprimer librement».

A droite, Jean-François Copé a dit imaginer «le soulagement qui doit être le sien et celui de ses proches». «Je suis heureux pour M. Strauss-Kahn car il a subi une épreuve judiciaire particulièrement lourde». «Pour le reste, j’avais demandé à l’équipe dirigeante de l’UMP de faire preuve de beaucoup de retenue et c’est une ligne que je souhaite conserver», a-t-il ajouté.

Lefigaro.fr

Nafissatou Diallo va porter plainte en France

août 23, 2011

Cette plainte pour subornation de témoin vise un adjoint au maire de Sarcelles. Selon les avocats de la femme de chambre, il aurait dissuadé une ancienne maîtresse de DSK de témoigner dans le dossier DSK.

L’affaire Nafissatou Diallo contre DSK rebondit en France de façon inattendue. L’avocat Thibault de Montbrial, relais dans l’hexagone des avocats de la femme de chambre new-yorkaise, déposera mardi une plainte au tribunal de Pontoise pour tentative de subornation de témoin contre un adjoint au maire de Sarcelles, a-t-il annoncé lundi.

La défense de Nafissatou Diallo accuse cet adjoint au maire, dont le nom n’a pas été cité, d’avoir fait pression sur une femme qui affirme avoir eu une liaison avec Dominique Strauss-Kahn, pour la dissuader de témoigner. Le maire de Sarcelles, François Pupponi, est un proche de DSK.

En juillet Kenneth Thompson, l’un des avocats de Nafissatou Diallo à New York, «s’est entretenu avec des témoins potentiels de l’affaire DSK» notamment «avec une femme originaire de Sarcelles» présente aux États-Unis, a dit Thibault de Montbrial. «Elle a apporté des précisions qui allaient dans le sens et l’intérêt de Nafissatou Diallo et du parquet», a-t-il ajouté en précisant que Kenneth Thompson «a donné le nom de ce témoin au procureur» de New York, Cyrus Vance, pour qu’il soit entendu. Mais début août «un des adjoints au maire de Sarcelles, précisant qu’il avait été  »envoyé par ses chefs », a sollicité de façon pressante un des proches» de cette femme et a demandé «ce que ça coûterait pour qu’elle se taise», a raconté l’avocat français.

Une prétendue maîtresse de DSK s’était exprimé dans la presse
Selon Thibault de Montbrial, cette «tentative de subornation de témoin» vise à bloquer les deux procédures, l’une pénale, et l’autre civile, en cours à New York. La procédure pénale devrait d’ailleurs s’éteindre après que le procureur a demandé l’abandon des charges à l’encontre de Dominique Strauss-Kahn.

L’avocat de Nafissatou Diallo ne précise pas le nom du témoin, mais il pourrait s’agir de Marie-Victorine M. Celle-ci disait avoir entretenu une liaison avec Dominique Strauss-Kahn, lui-même ancien maire de Sarcelles. Fin juillet, elle avait affirmé dans Le Journal du Dimanche avoir été contactée par Kenneth Thompson, avec lequel elle aurait une conversation de 45 minutes. Installée aux États-Unis mais réfugiée en Suisse pour échapper à la pression médiatique, cette femme avait précisé que son «avocate à Los Angeles avait été contactée par le bureau du procureur Vance à New York».

Dans une interview à un journal suisse, elle avait auparavant prévenu que son témoignage «servirait sans doute plus la défense que l’accusation». Elle y racontait avoir eu une relation passionnée 14 ans plus tôt avec le maire de Sarcelles de l’époque, Dominique Strauss-Kahn.

Lefigaro.fr avec AFP

Les mensonges de Diallo empêchent les poursuites

août 23, 2011

Dans un long document présenté lundi soir au tribunal, Cyrus Vance explique qu’il renonce au procès en raison de l’absence de preuves suffisantes et des inconsistances répétées de la femme de chambre.

Vingt-cinq pages, pas moins, pour justifier sa décision. Le procureur de Manhattan explique en détail les raisons de sa demande d’abandon des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn dans une motion présentée lundi soir au tribunal.

Faute de preuves suffisantes pour établir la culpabilité de Dominique Strauss-Kahn, les mensonges à répétition de Nafissatou Diallo, unique autre témoin de la scène du 14 mai au Sofitel à part DSK, rendent impossible à ses yeux le maintien des poursuites contre l’ancien directeur du FMI.

«La nature et le nombre de mensonges de la plaignante nous laissent dans l’impossibilité de donner crédit à sa version des faits au delà du doute raisonnable, quelle que soit la vérité sur ce qui s’est passé lors de la rencontre entre la plaignante et le défendant», raisonnent les auteurs dans l’introduction.

Ceux-ci reconnaissent que la relation sexuelle était «brève» -un argument présenté dans le même document comme le signe d’une agression sexuelle- mais les preuves physiques, médico-légales et autres ne permettent pas de conclure à une relation «forcée».

Inconsistances sur les faits à l’extérieur de la chambre

Le rapport ressemble tantôt à un véritable réquisitoire contre Nafissatou Diallo, tantôt à une justification destinée à l’électorat new-yorkais, tantôt à une explication à l’intention d’un auditoire plus large, méconnaissant les principes de la justice américaine.

Le procureur rappelle que la société américaine obéit au principe selon lequel il est «plus grave de condamner un innocent que de libérer un coupable». Les mots «crédibilité» et «mensonges» reviennent tout au long d’un texte largement consacré à Nafissatou Diallo.

«Qu’un individu ait menti» par le passé ne le rend «pas forcément indigne de confiance», assure le procureur en réponse aux critiques qui l’attaquent précisément là-dessus. Mais «dans pratiquement tous les entretiens, elle n’a pas dit la vérité sur des détails importants et moins importants de sa vie», relève-t-il.

À aucun moment le rapport ne dit que la version de la femme de chambre guinéenne a changé sur les faits dans la suite 2806 du Sofitel. Mais il insiste sur le reste, notamment les inconsistances sur les faits à l’extérieur de la chambre. Celles-ci lui ôtent selon eux toute crédibilité.

«Invention totale» sur le viol collectif en Guinée

Le rapport s’attarde ainsi sur les trois versions offertes par Nafissatou Diallo sur les minutes qui ont suivi l’agression présumée. Dans la première version, elle se cache dans le corridor, dans la deuxième version, elle nettoie la suite 2820 et dans la troisième version, elle a fait le ménage dans la 2820 le matin. Mais le plus grave aux yeux des procureurs est «l’invention totale» sur le viol collectif en Guinée.

Le fait qu’elle ait «fait croire à des procureurs et des enquêteurs expérimentés qu’elle avait été victime d’une agression sexuelle violente – mais fausse» et qu’elle puisse raconter une nouvelle agression au procès «avec une attitude similaire», est «fatal» aux yeux du procureur.

Quant aux éléments médico-légaux du dossier, Cyrus Vance estime qu’ils ne sont pas suffisamment convaincants pour poursuivre l’affaire. Les dessous «déchirés» ont peut-être tout simplement des défauts de fabrication. Les taches de sperme n’indiquent rien. L’absence d’ADN sous les ongles est signe qu’il n’y a peut-être pas eu violence. La blessure à l’épaule peut-être liée à une activité sportive d’après un expert, et la rougeur au vagin n’est pas concluante.

«Notre grave souci sur la crédibilité de la plaignante», répète le procureur, «rend impossible de savoir se qui s’est passé dans la suite de l’hôtel le 14 mai et empêche donc toutes poursuites dans cette affaire».

Lefigaro.fr par Adèle Smith

DSK: Diallo se sent « abandonnée »

août 21, 2011

Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn d’agression sexuelle, se sent « abandonnée par le procureur », selon son avocat. Me Kenneth Thompson réagissait sur la radio RTL aux informations publiées par la presse américaine qui annoncent le classement sans suites de l’affaire DSK aux Etats-Unis.

« Mme Diallo se sent abandonnée par le procureur », explique t-il. « Elle est blessée, elle est dépressive […] et a le sentiment qu’on enquête davantage sur elle que sur Dominique Strauss-Kahn ». « La vie de Mme Diallo est dévastée », conclut-il.

Me Kenneth Thompson a expliqué dans un entretien samedi au New York Times que sa cliente a reçu une lettre de convocation pour lundi par le procureur de New York Cyrus Vance, à la veille d’une nouvelle audience mardi.

«Mon interprétation (…), c’est qu’ils vont annoncer qu’ils classent complètement l’affaire, ou abandonnent certains des chefs d’accusation», a réagi Kenneth Thompson pour le quotidien new-yorkais. «S’ils ne s’apprêtaient pas à abandonner les poursuites, ils n’auraient pas besoin de la rencontrer», a-t-il ajouté. «Ils iraient juste au tribunal le lendemain et diraient ‘nous allons poursuivre l’affaire’», analyse l’avocat.

Son associé, Douglas Wigdor, interrogé par l’Agence France-Presse, s’est refusé à spéculer. Mais il a précisé que le courrier de convocation «était très négatif et désobligeant». Il est «symbolique du traitement dont (Mme Diallo) a souffert durant toute cette épreuve, et dans ses interactions avec le bureau du procureur».

Lefigaro.fr avec agences

DSK: Une ancienne maîtresse se dit prête à témoigner

juillet 31, 2011

Elle se dit prête à témoigner à New York dans le cadre de l’affaire DSK. Un témoignage qui « servirait sans doute plus la défense que l’accusation », dit-elle dans le magazine suisse L’Illustré. Elle, c’est Marie-Victorine M. , une consultante parisienne de 38 ans qui vit désormais en Californie et se présente comme une ancienne maîtresse de Dominique Strauss-Kahn. Une liaison « clandestine et passionnée » qui aurait débuté en février 1997 qu’elle vient de raconter en détail dans L’Illustré et l’édition d’hier du quotidien espagnol El Mundo. Elle décrit l’ex-patron du FMI comme un homme « physique », « aimant le sexe » et « séducteur » mais affirme : « il ne m’a forcée à rien ». Elle n’imagine donc pas l’homme qu’elle a connu et « aimé » coupable des crimes sexuels dont il est aujourd’hui accusé.

« On se voyait plus régulièrement dans un appartement du XVIe arrondissement dont il me disait que c’était le logement d’un de ses amis mais aussi au Sofitel, dans le XVe arrondissement. On pouvait se voir de jour comme de nuit, fréquemment au début, puis on s’appelait souvent aussi, on s’échangeait des textos. Parfois, il m’appelait pour ne rien dire, très tendre avec moi. » Cette liaison aurait duré près d’un an. « Entre-temps, il était devenu ministre. C’était devenu compliqué entre nous. Je ne me voyais pas en maîtresse à vie. »
Elle critique les méthodes « brutales » de Kenneth Thompson

Forcément, la défense de Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui accuse le socialiste d’agression sexuelle et de tentative de viol, ne pouvait pas ne pas s’emparer d’une telle histoire. Marie-Victorine a été contactée par Kenneth Thompson, l’avocat de la plaignante. Dans une interview accordée au JDD, elle dénonce les méthodes quelque peu brutales employées par ce dernier. D’après elle, « Kenneth Thompson m’a couru après pendant une semaine. J’avais des messages tous les jours. » Finalement, elle lui accorde une conférence téléphonique le 18 juillet. L’entretien dure 45 minutes. « Je lui ai répondu sèchement parce que ses questions étaient très personnelles, brutales, chirurgicales, un peu comme un interrogatoire de police. »

Si Marie-Victorine parle aujourd’hui à la presse, c’est pour « prendre les devants pour limiter les dégâts », dit-elle. Des journalistes seraient en effet entrés en d’une lettre « que j’avais adressée à mon père à Sarcelles et dans laquelle j’évoquais ma liaison avec Dominique Strauss-Kahn », explique l’amie de DSK. Contactée par le bureau du procureur Vance à New York, la jeune femme dit ne pas savoir « où en sont les choses » parce qu’elle est « en Europe depuis une semaine ».

Elle.fr par A.S.

Nafissatou Diallo rompt le silence

juillet 24, 2011

La femme de chambre qui accuse DSK de tentative de viol s’est exprimée dans la presse américaine.

Nafissatou Diallo a finalement décidé de briser le silence. Elle a donné une interview exclusive à la chaine américaine ABC qui en a diffusé quelques extraits dimanche soir. Le reste doit être distillé lundi matin dans Good Morning America, puis mardi soir. Sur les images, on la voit marcher dans New York : une grande femme, les cheveux raides en pantalon noir et blouse blanche, avec le visage légèrement grêlé par des marques d’acné. Selon le magazine Newsweek qui était aussi présent lors de l’interview, qui a duré trois heures, dans les bureaux de son avocat Kenneth Thompson sur la Cinquième Avenue, Nafissatou Diallo ne sait ni lire ni écrire, et a peu d’amis. Selon le magazine, la femme de chambre a pleuré plusieurs fois au cours de l’interview et ces pleurs, par moments, « avaient l’air forcées ».

« Je n’ai jamais voulu parler publiquement mais je n’ai pas le choix… Je dois le faire, pour moi. Je dois dire la vérité », explique-t-elle. « Je veux que justice soit faite, je veux qu’il aille en prison », dit-elle. « Je veux qu’il sache qu’il existe des endroits où vous ne pouvez pas vous servir de votre fric, de votre pouvoir quand vous faites un truc pareil », ajoute-t-elle. Quand on lui demande pourquoi le procureur a émis des doutes sur l’affaire, elle reconnait « des erreurs » mais affirme que « Dieu est témoin que je dis la vérité. Du plus profond de mon coeur. Dieu le sait ».

« Cirque indécent » (avocats de DSK)

Les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont aussitôt réagi avec un communiqué exaspéré et vengeur. « Il est temps que ce cirque indécent s’arrête », expliquent-ils. « Madame Diallo est la première accusatrice de l’Histoire à lancer une campagne médiatique pour convaincre le procureur de poursuivre les accusations contre une personne dont elle veut soutirer de l’argent. Ses avocats et ses attachés de presse ont orchestré un nombre sans précédent d’évènements médiatiques et de manifestations pour faire pression sur le procureur après qu’elle a avoué ses efforts extraordinaires pour le tromper. La conduite de ses avocats n’est pas professionnelle et viole les règles fondamentales de la profession. Son but évident est d’enflammer l’opinion publique contre un accusé dans une affaire criminelle en cours ».

Dans l’interview, Nafissatou Diallo maintient farouchement que Dominique Strauss-Kahn l’a attaquée dans la chambre du Sofitel. Elle a vu un serveur sortir avec un plateau de la chambre 2806. Il lui a dit qu’elle était vide. Elle est rentrée en disant « Bonjour, femme de chambre » et puis elle a vu apparaitre un type à poil avec des cheveux blancs. « Oh mon Dieu, je suis désolée », raconte-t-elle, ajoutant qu’elle a fait demi-tour. « Ne vous excusez pas », lui a-t-il dit. Mais il s’est mis à agir comme « un fou », selon elle. Il lui a attrapé la poitrine. Il a claqué la porte de la suite. « Tu es très belle », lui dit-il en la tirant vers la chambre, toujours selon la femme de chambre. « Arrêtez monsieur, je veux pas perdre mon boulot ». « Tu vas pas le perdre ». « Il m’a tiré violemment vers le lit, il a essayé de me mettre son pénis dans la bouche », affirme la jeune femme en mimant comment elle a essayé de résister en tournant la tête et en serrant les lèvres. « Je l’ai poussé je me suis levée, je voulais l’effrayer ».

« Je ne voulais pas perdre mon job »

« J’ai dit ‘Regardez, il y a mon chef qui est là' ». Mais DSK lui répond qu’il n’y a personne. Selon le récit, il la pousse dans le couloir vers la salle de bain, lui remonte son uniforme sur les hanches et déchire son collant, lui attrapant violemment le sexe. Il la met à genoux, le dos au mur et lui impose une fellation. « Il me tenait la tête très fort là », dit-elle en montrant son crâne, « il bougeait et faisait du bruit. Il faisait ‘uhh, uhh, uhh' », il m’a dit « suce mon-je peux pas le dire. Je me suis relevée, je crachais, j’ai couru, je me suis enfuie sans regarder en arrière, j’ai couru dans le couloir, j’étais tellement nerveuse, tellement effrayée, je ne voulais pas perdre mon job ».

Elle raconte qu’elle s’est cachée dans un coin et a essayé de se calmer. Elle a vu DSK sortir. « Il m’a regardé comme ça », dit-elle en inclinant la tête et en regardent droit devant fixement. « Il n’a rien dit ». Elle avait laissé ses produits de ménage dans la chambre 2820 donc elle est allée les chercher puis est revenue dans la 2806 pour « la nettoyer ». Ce qui ne correspond pas à son témoignage devant le Grand Jury où elle a affirmé qu’elle était allée nettoyer la chambre 2820 et ensuite la chambre de DSK. Elle a aussi changé sa version disant d’abord à la police que DSK n’avait pas parlé pendant l’attaque. Newsweek a apparemment vu le rapport médical qui dit que la zone vaginale montre des signes d’irritation et qu’elle a un ligament déchiré dans l’épaule.

Procès ou non-lieu

Le lendemain quand Nafissatou Diallo regarde les informations et découvre qui est DSK, elle s’affole. Elle est ensuite logée dans un hôtel avec sa fille de 15 ans, sans téléphone portable, et a très peu de contacts avec l’extérieur pendant des semaines. Son visage s’éclaire seulement quand elle parle de son boulot. En avril, une de ses collègues est partie en congé de maternité et on lui a donné le 28ème étage. « On travaillait en équipe. J’adorais ce job, j’aimais les gens. Tous de différents pays, Américains, Africains, Chinois. Mais nous étions tous pareil ici », raconte-t-elle.

Elle reste vague sur son passé, sur son père. Elle dit que son mari est mort « de maladie », qu’elle a été violée par deux soldats en Guinée. « Nous sommes pauvres, mais nous sommes des gens bons, je ne pense pas à l’argent ». Quid alors de la fameuse conversation téléphonique avec Amara Tarawally, un trafiquant de drogue emprisonné en Arizona ? Selon le New York Times elle lui aurait déclaré le lendemain de l’incident dans son dialecte : « Ne t’inquiète pas, ce type a plein de fric, je sais ce que je fais ». Mais apparemment la citation est une paraphrase du traducteur et la vraie citation serait différente. Dans l’interview, elle nie avoir touché de l’argent d’Amara Tarawally. Il a eu accès à ses comptes en banque en lui donnant de faux sacs de marque. « Six ou sept. Ils n’étaient pas de très bonne qualité ».

Ces déclarations publiques risquent de compliquer les rapports déjà très tendus entre les avocats de Nafissatou Diallo et le procureur. Les derniers interrogatoires au bureau de Cyrus Vance ont été particulièrement houleux. Reste maintenant au procureur à décider s’il peut aller au procès ou s’il vaut mieux un non-lieu. Une décision qui peut survenir à tout moment.

Le Point.fr

Le Procureur américain pourrait auditionner Tristanne Banon

juillet 24, 2011

Cyrus Vance, le procureur américain qui poursuit Dominique Strauss-Kahn, devrait demander aux autorités françaises l’autorisation d’interroger Tristane Banon, cette jeune femme qui a porté plainte en France contre DSK pour tentative de viol. « Les procureurs de Manhattan vont probablement demander aux autorités françaises de pouvoir interroger Mme Banon », écrit le New York Times, citant une source proche de l’enquête, dans le cadre d’un portrait consacré à Tristane Banon. Ce qui va dans le sens de son avocat Me David Koubbi qui affirmait jeudi dans Le Parisien qu’il serait favorable à ce que sa cliente aille témoigner à New York si une audition était programmée. « Si le Procureur Cyrus Vance fait une demande d’entraide judiciaire officielle et qu’elle est acceptée par les autorités françaises (…) Tristane ira témoigner à New York », expliquait-il.

David Koubbi a fait le déplacement mardi à New-York pour le rencontrer ainsi que Kenneth Thompson, l’avocat de Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui accuse DSK d’agression sexuelle et tentative de viol.

« Libérateur »

L’ancien chef du FMI, qui a été libéré sur parole début juillet, doit de nouveau comparaître le 1er août. Il est toujours poursuivi pour sept chefs d’inculpation, même si M. Vance a indiqué avoir des doutes sur la crédibilité de la femme de chambre. En France, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte début juillet, l’entourage de Tristane Banon comme des personnalités politiques (François Hollande, Aurélie Filippetti) ou des proches de DSK (sa fille Camille) ont été entendus par les enquêteurs. Ce dépôt de plainte contre l’ex directeur du FMI est décrit par Tristane Banon dans le New York Times comme « un geste à la fois très violent et très libérateur ». S’il n’y a pas assez de preuves pour aller jusqu’à un procès, « je ferai avec mais je vivrai mal », dit-elle.

La journaliste-romancière affirme que DSK l’aurait agressée sexuellement le 11 février 2003 alors qu’elle venait l’interviewer dans un local situé près de la rue de Varenne à Paris dans le cadre de son livre « Erreurs avouées (au masculin) ». La romancière avait raconté son histoire en février 2007 sur le plateau d’une émission de Thierry Ardisson mais le nom de DSK avait été masqué par la production.

Elle.fr par C.H

Le procureur de New York souhaite entendre Banon

juillet 21, 2011

L’avocat de la Française ne s’oppose pas à ce que sa cliente aille témoigner à New York, si une demande officielle d’entraide judiciaire est déposée. Il dit cependant avoir refusé de partager avec le procureur américain les éléments du dossier français.

Deux mois après le début de l’affaire DSK, les dossiers américain et français finissent par se rencontrer. Mardi soir, deux avocats français, David Koubbi, défenseur de Tristane Banon, et Thibault de Montbrial, relais français de l’avocat américain Kenneth Thompson, se sont retrouvés pendant près de trois heures dans le bureau du procureur de New York, Cyrus Vance Jr. Me Koubbi confiait mercredi soir qu’il avait voulu se faire «une idée sur les similitudes ou les différences entre les deux dossiers». Des sources proches du dossier révèlent que le procureur américain va demander à la jeune plaignante française de témoigner dans le volet américain. Selon David Koubbi, «s’il veut l’entendre, il peut le faire dans le cadre d’une entraide internationale» demandée à la France, ce qui lui permettrait d’accéder à l’enquête réalisée par le parquet de Paris. «Le procureur et ses services m’ont demandé de partager avec eux les éléments du dossier Banon, ce que j’ai catégoriquement refusé», a poursuivi l’avocat. Si elle devait l’être, Tristane Banon pourrait donc être entendue à Paris et non à New York.

Jusqu’à présent, l’avocat de Tristane Banon n’avait pas voulu répondre aux appels du pied de Kenneth Thompson, conseil de la plaignante américaine Nafissatou Diallo. Bien que le «séisme» venu des États-Unis soit pour beaucoup dans la décision de Tristane Banon de se tourner elle aussi vers la justice, David Koubbi avait voulu se tenir à distance de la procédure américaine et de toute forme d’«instrumentalisation». L’une des craintes de l’avocat français était de lier le destin judiciaire de Tristane Banon à celui de la victime présumée de New York, et d’en perdre ainsi les commandes. Il aurait alors risqué de voir le dossier de la jeune écrivain à la merci des rebondissements américains, et sa crédibilité conditionnée par celle de Nafissatou Diallo – quand bien même le fonctionnement des systèmes judiciaires demeure très différent d’un côté à l’autre de l’Atlantique.

Depuis que Tristane Banon a décidé de porter plainte, la situation a évolué, notamment avec l’ouverture d’une enquête préliminaire. Les intérêts des deux femmes présentent des convergences, chacune cherchant à consolider son dossier. «Les défenseurs de Nafissatou Diallo sont très excités par cette nouvelle, témoigne un proche du dossier. Il ne faut pas oublier que le procureur n’avait pas hésité, il y a quelques semaines, à parler d’un précédent français.» Grâce à l’organisation de ce rendez-vous new-yorkais, le relais français de Kenneth Thompson, Thibault de Montbrial, offre également à la défense de la femme de chambre du Sofitel l’occasion de gagner du temps, en vue d’un éventuel procès.

Cependant, la mise en œuvre d’une coopération entre les parquets français et américain peut prendre plusieurs semaines, et les conditions de l’audition de Tristane Banon par Cyrus Vance ou l’un de ses représentants n’ont pas encore été définies. Kenneth Thompson n’a pas non plus renoncé à nourrir son dossier grâce à d’autres personnes se disant victimes de DSK. Même si les juristes américains débattent sur la portée juridique d’un témoignage de Tristane Banon et la façon dont il pourrait être intégré au dossier, le procureur comme l’avocat de Nafissatou Diallo ont déjà recensé la jurisprudence qui leur est favorable.

Lefigaro.fr par Laurence De Charette

Entre la mère et la fille, petits et grands secrets

juillet 20, 2011

Pendant huit ans, la mère de Tristane Banon, Anne Mansouret, s’est tue, gardant pour elle sa propre relation avec DSK.

«C’est vrai ce que je lis ? » demande Tristane Banon à sa mère lundi soir. «Oui. Mais je ne veux pas en parler avec toi comme cela.» Jamais elles n’en avaient parlé. Pendant huit ans, Anne Mansouret, la mère de Tristane Banon, s’est tue, gardant pour elle sa propre relation avec DSK. Pourtant, quand, en 2003, sa fille lui confie la violence qu’elle dit avoir subie de la part de l’homme politique, la mère a déjà eu l’occasion de se faire une idée sur le sujet. La semaine dernière, Anne Mansouret a décidé de confier aux enquêteurs qu’elle avait eu une relation avec DSK, consentie, mais emprunte de violence, selon elle. Aux policiers, elle parle d’un homme se comportant avec «l’obscénité d’un soudard». Par cette révélation, elle veut, dit-elle, battre en brèche l’image de séducteur de DSK. «Cet homme n’est pas un séducteur, c’est Cro-Magnon, explique-t-elle, je ne l’ai jamais vu chercher à séduire quiconque, il prend, c’est tout.» Mais ce témoignage personnel, Anne Mansouret ne l’a jamais livré à sa fille.

Des dizaines de mails par jour

«Cela me rend le personnage encore plus insupportable», lâche Tristane Banon. Sur sa mère, la fille a tant écrit. Sur le papier, elle a déjà réglé pas mal de comptes, décrit une enfance malheureuse passée entre les mains d’une nounou violente qui la bat, à espérer le retour de l’éternelle absente, sa mère. Pas de père, enfin si, un nom, celui de l’homme qui s’est évaporé le jour de la naissance de Tristane et est apparu il y a quelques jours pour la troisième fois dans sa vie, pour laisser ce message elliptique : «Tu vas arrêter, maintenant ?»

Trente-trois ans plus tard, Tristane Banon s’est bien émancipée, mais c’est toujours la petite fille qui parle quand elle explique : «C’est trop facile de tout mettre sur le dos de ma mère. Elle m’a conseillé de ne pas porter plainte, c’est vrai, mais elle n’était pas la seule.»

Sa mère, sobrement, sur le même sujet : «Je lui ai déconseillé et, maintenant, je me pose des questions.» Le soutien viendra plus tard. Tristane Banon sait l’expression d’empathie de sa mère vis-à-vis d’elle à géométrie variable.

Tristane n’est en réalité pas tout à fait son prénom. À sa naissance, sa mère l’avait baptisée Anne-Caroline. La jeune femme a préféré le nom suivant figurant sur ses papiers d’identité, Tristane. Anne Mansouret : «Elle a changé après le bac, elle se projetait en Pulitzer.»

Dans la famille, Tristane Banon se vit comme une fille unique et illégitime. Elle bénéficie toutefois d’une large fratrie de demi-frères et sœurs, certains à peine croisés. Ironie des liens familiaux, la fille aînée de sa mère, élue de gauche depuis des années, est militante UMP. «Elle collait les affiches tard dans la nuit », raconte Anne Mansouret. «Sa meilleure amie a même longtemps été la filleule de Jean-Marie Le Pen.»

Pendant ce temps, Tristane, qui a fait des études de journalisme, collabore dans plusieurs médias. Elle n’a pas froid aux yeux. L’idée de son premier livre Erreurs avouées, au masculin lui vient en regardant une émission dominicale consacrée aux hommes politiques : «Tout ne doit pas être si lisse chez eux», se dit-elle. C’est à ce moment qu’elle croise Beigbeder et son équipe de fêtards. C’est aussi l’année où elle rencontre l’ancien ministre de Finances, en l’interviewant sur ses failles…

«Il y a huit ans, je ne voulais pas être la fille qui a un problème avec DSK… Et voilà où j’en suis», ironise-t-elle aujourd’hui. Depuis le 15 mai, Tristane Banon n’est sortie qu’une poignée de fois. Ses échanges avec sa mère peuvent être espacés de plusieurs jours. Sous ses fenêtres, au cabinet de son avocat ou devant celles des amis qui, tour à tour, l’hébergent, les photographes planquent. Des dizaines de mails par jour affluent sur sa messagerie Facebook. Parmi eux, de nombreux témoignages de femmes abusées. Tristane Banon pense «qu’après» elle montera une association. Quelques amis se sont malgré tout détournés, l’accusant de mettre à mal le PS. Le livre qu’elle avait achevé ne sortira pas à la rentrée, ses projets professionnels sont en suspens. L’histoire tourne en boucle dans son esprit. La rancœur aussi. Pas de bouton «DSK off », explique-t-elle.

Pourtant aujourd’hui la jeune femme dit ne pas regretter son geste. Elle a vécu son dépôt de plainte comme une délivrance. «Je suis fière que ma fille fasse partie des 10 % de femmes qui osent se tourner vers la justice», dit aujourd’hui sa mère. Pourquoi semer le chaos huit ans après ? L’écrivain-journaliste sait que sans le scandale du Sofitel à New York, sa parole n’aurait pas été audible. «Cela m’a aidée à franchir le pas», dit-elle. Dans la nuit du samedi au dimanche 15 mai, quand la nouvelle de l’interpellation de DSK tombe, Anne Mansouret raconte que sa fille, sous le choc, a dormi chez une amie. Tristane Banon va plus loin : «Pendant toutes ces années, on ne vit pas. Tout au début, on fait comme si de rien n’était, on pense qu’on va vite oublier. Mais si l’on savait, à ce moment, que l’on ne trouverait plus jamais le sommeil, que l’on ne pourrait plus jamais vivre une relation amoureuse normalement… À partir de ce jour de février 2003, j’ai dissocié mon corps et mon esprit, ce que l’on peut faire à mon corps m’est devenu indifférent.»

Il y a quelques années, Tristane Banon a tenté un mariage-refuge avec un restaurateur loin du tumulte médiatico-politique parisien. En vain. «Il avait tout de différent.» Peine perdue. La colère monte dans la voix de Tristane Banon quand elle se raconte. Elle revient à Dominique Strauss-Kahn. «Je ne comprendrais pas que cet homme-là ne soit pas jugé», lâche-t-elle

Lefigaro.fr par Laurence De Charette

Une ex-femme de Strauss-Kahn entendue dans l’affaire Banon

juillet 18, 2011

PARIS (Reuters) – La deuxième épouse de Dominique Strauss-Kahn a été entendue vendredi dans l’enquête ouverte après la plainte déposée par la journaliste Tristane Banon pour tentative de viol, a-t-on appris lundi de source policière.

François Hollande, candidat aux primaires socialistes, sera également entendu « comme toutes les personnes ayant pu recevoir des confidences » de Tristane Banon, a-t-on indiqué de source judiciaire, confirmant une information à paraître mardi dans Le Figaro.

« Il n’y a rien de nouveau. M. Hollande n’est pas ciblé particulièrement », a-t-on ajouté.

L’avocat de la journaliste, David Koubbi, avait indiqué lors du dépôt de sa plainte qu’il espérait l’audition de l’ancien premier secrétaire du Parti socialiste, qui selon lui avait été informé des faits reprochés à Dominique Strauss-Kahn.

Brigitte Guillemette, deuxième épouse de Dominique Strauss- Kahn, est la quatrième personne entendue par les enquêteurs après Tristane Banon et la mère de la plaignante, l’élue socialiste Anne Mansouret. Un journaliste qui a travaillé avec la jeune femme a également été entendu.

Selon Le Point.fr, la deuxième épouse de l’ancien directeur général du Fonds monétaire international, citée à plusieurs reprises par Anne Mansouret, a démenti la version donnée par la mère de Tristane Banon aux enquêteurs.

Elle a notamment affirmé n’avoir jamais servi d’intermédiaire entre Tristane Banon et son ex-mari à l’époque des faits, en 2003.

Anne Mansouret avait évoqué devant la presse une conversation avec Dominique Strauss-Kahn au cours de laquelle celui-ci aurait reconnu « avoir pété un câble ».

Mais Brigitte Guillemette a dit ne pas être au courant de cette déclaration, selon l’hebdomadaire.

Anne Mansouret a regretté après l’arrestation de l’ex-directeur général du FMI à New York avoir dissuadé sa fille de porter plainte juste après l’agression présumée, il y a huit ans.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur la plainte de sa fille, un autre dossier embarrassant pour Dominique Strauss-Kahn, également poursuivi aux Etats-Unis pour tentative de viol.

Tristane Banon affirme que les faits présumés se sont déroulés en février 2003 lors d’une rencontre avec Dominique Strauss-Kahn dans le cadre de la rédaction d’un livre.

Reuters