Posts Tagged ‘eau potable’

Au moment où se tient, à Brazzaville, le sommet sur le Bassin du Congo, voilà l’eau qui coule des robinets

avril 28, 2018

 

Empoisonnement massif des Congolais par le gouvernement, en distribuant de « l’eau impotable »

Nous sommes au quartier Mpissa, à Bacongo, où les habitations ont quand même un certain confort admissible. Combien de fois dans les quartiers pauvres.

Même les plantes, les légumes des jardins et le bétail des pays occidentaux ont une meilleure qualité d’eau.

A y regarder de près, nous sommes à l’intérieur d’une cuisine avec un lavabo et des marmites à côté. Ce n’est pas de l’invention mais c’est une triste et dangereuse réalité.

On dirait du jus de tangawiss. Imaginons la concentration de microbes. Le gouvernement nous empoisonne à petit feu. C’est un crime contre l’humanité, un massacre de masse… Ça, ça tue plus que les balles. Ils en sont conscients. Voilà pourquoi le gouvernement ne réagit pas…

 

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Voilà l’eau qui sort du robinet
Avec Brazzanews.fr
 

Mayotte touchée par une pénurie d’eau depuis plus de deux mois

février 11, 2017

Dans le centre et le sud du département, où la situation est la plus préoccupante, un dispositif de rationnement d’eau a été mis en place dans plusieurs communes.

Dans le centre et le sud de l’île, où la situation est la plus préoccupante, un dispositif de coupure d’eau de deux jours sur trois a été mis en place dans huit communes.

Dans le centre et le sud de l’île, où la situation est la plus préoccupante, un dispositif de coupure d’eau de deux jours sur trois a été mis en place dans huit communes. ORNELLA LAMBERTI / AFP
Des communes sans eau courante, où des mesures de rationnement ont été mises en place. Des écoles qui n’accueillent plus les élèves que quelques heures par jour, les conditions hygiéniques des sanitaires n’étant pas garanties. Les secteurs de la restauration ou du tourisme qui se trouvent pénalisés…

Depuis la mi-décembre, le sud et le centre de Mayotte, département d’outre-mer situé dans l’océan Indien, subit une pénurie d’eau. Les jours de distribution, « il faut aller remplir des seaux à des points d’eau », raconte Houlam Chamssidine, président de la fédération Mayotte nature environnement. Une crise liée à la dépendance aux précipitations des îles en matière de production d’eau potable.

  • A quoi sont dues ces pénuries ?

Les pénuries ont débuté à la mi-décembre en raison du manque de pluies, qui a entraîné une sécheresse. La saison sèche s’étend généralement de juin à décembre, et la saison des pluies de janvier à mars. Cette année, celle-ci subit toutefois un retard conséquent.

La production en eau potable du 101e département français dépend fortement des précipitations. Selon la Mahoraise des eaux, les ressources superficielles, qui « proviennent des eaux de surface des rivières et des retenues collinaires de Combani » et de « Dzoumogné », représentent 80 % de la production d’eau potable. Les forages ne représentent que 18 % de la production, et le dessalement de l’eau de mer 2 % seulement. Dans le sud de l’île, cette dépendance est encore plus importante, explique la Mahoraise des eaux.

« Une retenue alimente le Nord, et une autre alimente le Sud, explique Houlam Chamssidine, et il n’y a pas un réseau interconnecté Sud-Nord et Nord-Sud. »

  • Quelles mesures ont été prises par les autorités ?

Le 4 février, la ministre de l’outre-mer Ericka Bareights et les autorités locales ont annoncé qu’un demi-million d’euros sera débloqué en urgence pour les écoles du département. Cette somme « permettra l’achat de citernes et de bouteilles d’eau pour que les écoles puissent assurer dans de meilleures conditions l’accueil des élèves », a précisé le ministère dans un communiqué.

Avant même le début de la crise, en novembre, la préfecture avait préparé un arrêté imposant des restrictions de l’usage de l’eau, en raison de prévisions météorologiques qui annonçaient un retard inquiétant de la saison des pluies. Un premier communiqué, diffusé le 23 novembre, interdisait aux Mahorais de laver leurs véhicules hors des stations, d’arroser les pelouses et terrains de sport, ou encore de remplir les piscines privées. Ces mesures ont été renforcées à plusieurs reprises, au fil des arrêtés préfectoraux.

Au début du mois, la préfecture indiquait également que cette crise appelait des solutions à long terme :

« Au-delà de l’urgence, des réponses structurelles vont être apportées pour éviter qu’une telle situation se reproduise. L’aménagement d’une troisième retenue collinaire devient ainsi une priorité du contrat de projet Etat-Mayotte 2015-2020. »

Début février, environ 70 personnes ont manifesté à Mamoudzou jusqu’à la préfecture, à l’appel du Collectif de lutte contre la pénurie d’eau à Mayotte, pour alerter sur les conséquences de la pénurie. « La préfecture nous a répondu que l’Etat n’a pas assez de moyens, et que les mesures qui doivent être appliquées en urgence pourraient coûter trop cher à l’Etat », a déploré Ousseni Ballache, membre du collectif et par ailleurs syndicaliste CFDT.

  • La situation peut-elle s’améliorer ?

Les dernières prévisions estiment que « la saison des pluies pourrait démarrer au début du mois de mars », selon un communiqué préfectoral publié à l’issue d’une réunion du comité de suivi de la ressource en eau le 8 février. « Toutefois, le retard (…) ne garantit pas un remplissage total des réserves en eau et impose non seulement des solutions rapides (tanker) mais aussi des actions à moyen terme (nouveaux forages, usine de traitement de l’eau potable…) », précise le communiqué.

Ces derniers jours, des pluies ont permis de faire remonter légèrement le niveau de la retenue de Combani. « Ces pluies sont vraiment épisodiques et ne contribuent pas au remplissage des retenues collinaires », a expliqué jeudi sur la chaîne La 1ère Michel Jousset, du Syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement de Mayotte. « On est en train de préparer des restrictions d’eau dans le Nord », ajoutait-il.

Lemonde.fr avec AFP

Congo: Lancement d’un projet d’adduction d’eau potable en milieu rural

août 4, 2013
Geste symbolique de l'eau par le président  Denis Sassou Nguesso

Geste symbolique de l’eau par le président Denis Sassou Nguesso

Le président de la République Denis Sassou N’Guesso a lancé le 3 août à Kingoma (département de la Bouenza), le projet «eau pour tous» destiné à améliorer l’accès des populations rurales à l’eau potable.

Le chef de l’Etat inaugurant le premier forage du projet eau pour tous Financé par le gouvernement congolais à plus de 192 milliards de francs CFA, ce projet sera réalisé en 3 ans par la société brésilienne Asperbras. Il portera sur la construction de 4000 forages d’eau potable devant couvrir plus de 2000 villages répartis dans les différents départements du pays.

«Il s’agit de toucher les populations de la majorité de nos villages. En matière d’ingénierie technique, le projet tiendra compte du gabarit des villages et de leur composition. Il est donc prévu un forage pour les villages de moins de 300 habitants, un à deux forages pour les villages de 300 à 1000 habitants, deux à trois forages pour les villages de 1000 à 3000 habitants et enfin trois à quatre forages pour les villages de plus de 3000 habitants», a indiqué le ministre en charge de l’aménagement du territoire et de la délégation générale aux grands travaux, Jean jacques Bouya.

Chaque point d’eau comportera un forage équipé d’une pompe solaire, un kit solaire pour l’alimentation électrique de la pompe, un mini laboratoire d’analyse d’eau, des bacs de stockage d’eau surélevés de 3000 litres, des robinets de puisage et un système d’assainissement.

Confrontées jadis aux difficultés d’accès à l’eau potable, les populations de Kingoma savourent déjà les bienfaits du projet «eau pour tous» grâce à l’implantation de quelques forages par la société Asperbras. Kingoma est un village peuplé de 3000 habitants, situé dans le district de Madingou.

«Nous consommions au départ de l’eau de puits qui nous causait de problèmes. Ces forages vont nous épargner de longues distances à parcourir, ainsi que des maladies liées à l’insalubrité de l’eau», a dit Jean Marie Kissayi, habitant de Kingoma.

Le projet «eau pour tous» devrait permettre d’augmenter le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural au Congo estimé à environ 10%. Les responsables des villages seront formés à l’entretien des forages afin d’assurer la maintenance pour une pérennisation des ouvrages.

«Le forage est le meilleur remède si l’on peut apporter quelques corrections au niveau des eaux souterraines. L’eau de surface est difficile à traiter dans les petits villages. Parce qu’il vous faut apporter des produits chimiques, un technicien expérimenté. Tout cela, le pays n’en a pas toujours. Déjà, notre Société nationale de distribution d’eau peine à Brazzaville et Pointe-Noire où il y a des revenus à plus forte raison dans les villages», a confié Alphonse Gantsiélé, chef de service des ouvrages de production d’eau à la délégation générale aux grands travaux.

Congo-site.com par Christian Brice Elion

Aqua for Life, une source d’espoir

mars 14, 2012

Au Ghana, où l’ONG Green Cross et Giorgio Armani oeuvrent à améliorer l’accès à l’eau potable

Du 19 au 25 mars, Giorgio Armani s’engage à financer l’accès à 100 litres d’eau potable par flacon d’Acqua di Gio ou Acqua di Gioia vendu. Une opération caritative dont Le Figaro est allé découvrir les résultats de la première édition, en 2011, au Ghana.

D’Accra, on vous indique les distances des villages et des communautés aux alentours en temps de parcours. La voiture s’élance sur de grands faubourgs ressemblant à ceux de n’importe quelle autre capitale, laissant la côte et le golfe de Guinée derrière elle. Une poignée de kilomètres à parcourir, avant que les voies ne se transforment en autoroutes éternellement en construction ou en pistes qui s’avèrent d’interminables tape-culs. Les automobilistes se moquent bien des ornières – il y en a partout -, ils accélèrent, klaxonnent, essayent tant bien que mal de doubler… Des carcasses accidentées jonchent les deux bas-côtés. Le reportage du jour prend des allures d’expédition.

L’eau potable excessivement rare dans les campagnes

À 90 kilomètres au nord-est d’Accra, Kokooso Aboabo semble à mille lieues. Et pas uniquement en raison du voyage chaotique. L’archaïsme général de ce village renforce l’impression de pauvreté. De vieux baraquements ouverts à tous les vents font office de bâtiments scolaires. La cour d’école est également le centre de la communauté qui s’étend loin dans la brousse. Quelques enfants s’empressent d’apporter des chaises. On dresse une petite nappe sur une table brinquebalante. Aux côtés de la directrice d’école, une vingtaine d’hommes de tous âges viennent s’asseoir pour parler du problème de l’eau potable. Kokooso Aboabo est un exemple parmi d’autres.

Dans ce pays, 40 % des 20 millions d’habitants n’ont pas accès à l’eau potable dans les campagnes. Depuis toujours, les quelque six cents âmes de ce village vont la puiser dans un ruisseau provenant des montagnes, en contrebas de l’école. Les enfants sont censés venir en cours avec une bouteille remplie à la maison, mais celle-ci ne suffit jamais tant il fait chaud. Bien que le chemin pour se rendre au ruisseau soit escarpé et dangereux, les instituteurs finissent par les autoriser à s’y ressourcer en cours de journée. Là n’est Pas le problème pour Kojo Amo Stephen, le représentant de la communauté : « Pendant la période des pluies, soit de mars à septembre, absolument tout ruisselle et charrie une multitude de saletés et de déchets dans notre point d’eau », explique-t-il tout en nous y conduisant. Quelques filous, profitant de la visite pour s’échapper de leur classe, nous emboîtent le pas et remplissent leur gobelet dans ce bief qui, en ce mois de janvier par temps sec, situation normale, est d’une indescriptible insalubrité. De fait, enfants et adultes sont régulièrement victimes de diarrhées aiguës. On les soigne comme on peut, et ce, depuis des générations. À l’instar des ornières sur les pistes, les Ghanéens font mine d’avoir oublié tant cela fait partie du quotidien.

Une initiative relayée au Forum mondial de l’eau à Marseille

Courant 2012, l’ONG Green Cross a prévu de réaliser un puits d’eau potable à Kokooso Aboabo, financé par la deuxième édition du programme Acqua for Life des parfums Giorgio Armani. Fondée en 1993 par Mikhaïl Gorbatchev, cette « Croix-Rouge pour l’environnement » mène différentes actions en faveur de l’eau un peu partout dans le monde. L’an passé, l’opération caritative réalisée en partenariat avec le couturier milanais et son licencié L’Oréal – 100 litres d’eau purifiée par flacon d’Acqua di Gio ou d’Acqua di Gioia vendu – a permis d’en délivrer plus de 43 millions au Ghana, via le forage de puits jusqu’à la nappe phréatique, ainsi que la construction de collecter des eaux de pluie et de partager de celles usées.

Chacun peut apporter sa contribution de 50 litres

Les résultats de ces initiatives sont présentés, cette semaine à Marseille, dans le cadre du Forum mondial de l’eau auquel prendront part plusieurs chefs d’État. Dans la foulée, Giorgio Armani réitère son opération caritative du 19 au 25 mars prochain, au profit d’autres constructions au Ghana ou en Bolivie – pays le plus pauvre d’Amérique du Sud -, pour la première année. Sur Facebook, chacun peut apporter sa gracieuse contribution de 50 litres en rejoignant simplement la communauté Acqua for Life. Dans les boutiques Emporio Armani, un tee-shirt imprimé de dessins envoyés par des écoliers du Ghana au designer milanais est également mis en vente au profit de l’action.

Des mentalités et des habitudes à changer

Si les enfants sont les plus sensibles aux virus contenus dans de l’eau insalubre, ils sont également les premiers à pouvoir adopter de nouveaux réflexes et prêcher la bonne parole dans leur hameau, parfois distant de plusieurs kilomètres du centre de la communauté. Aussi Green Cross a-t-elle choisi d’équiper, en priorité, des groupements scolaires de systèmes de récolte des eaux usées. « L’eau, c’est la vie », murmure Patience, 12 ans, qui a tout retenu du programme éducatif Smart Water for Green Schools, mis au point par les représentants locaux de l’ONG et l’équipe enseignante. Avec ses copines Béatrice et Ophélia, également scolarisées à l’Adwaso Presby Primary d’Akwateakwaso, elle raconte qu’avant la construction de la citerne de collecte des eaux de pluie et le forage du puits dans leur village, elles devaient « se lever aux aurores pour transporter des jarres à destination de toute la famille depuis la rivière, avant de se rendre en cours. C’était dangereux, il y avait des serpents et, aussi, des garçons qui s’amusaient à nous faire peur ». Car, oui, les garçons, eux, se moquent royalement des affaires d’eau. Depuis toujours, c’est le rôle des femmes, dès l’âge de 5 ans notamment.

Au hameau d’Apetewuso encore plus reculé – également équipé d’un puits grâce à Acqua for Life en 2011 -, le représentant de la communauté, Darlington Anin, est surpris de notre étonnement face au peu d’implication de la gent masculine dans cette tâche essentielle à la vie de tous. « Les hommes passent leur journée dans les champs et, lorsqu’ils rentrent, ils doivent trouver de l’eau à la case.» Sa sœur aînée, qui souriait à la première question, haussera les épaules lorsqu’on lui demandera si elle n’a jamais pensé à faire bouillir un minimum d’eau pour la purifier. Ce n’est pas dans les coutumes. De plus, elle n’a matériellement pas le temps. Du matin au soir, elle et les autres femmes doivent essayer de glaner quelques maigres nourritures dans la brousse pour toutes leurs grandes familles. Leur quotidien s’est amélioré depuis la construction du puits. Bien entendu, tout n’est pas encore parfait. Mais Green Cross a déjà noté un recul des infections et des maladies. Dans quelques heures, les enfants reviendront de l’école. Ce soir ou demain, ils apprendront 
peut-être à leurs parents d’autres règles élémentaires sur l’eau potable qui finiront par faire du bien à toute la communauté.

Lefigaro.fr par Fréderic Martin-Bernard