Posts Tagged ‘Ébola’

Côte d’Ivoire : un cas de virus Ebola détecté

août 16, 2021
Un virion de la fièvre hémorragique Ebola.

Un cas de virus Ebola a été détecté à Abidjan, a annoncé samedi soir le ministre ivoirien de la Santé, Pierre N’Gou Dimba.

Les autorités sanitaires ivoiriennes « ont été informées ce jour (samedi) par l’Institut Pasteur d’un cas de maladie à virus Ebola après examen des échantillons prélevés » vendredi « sur une jeune fille âgée de 18 ans de nationalité guinéenne », a déclaré à la télévision nationale le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre N’Gou Dimba. Il a précisé que cette jeune fille avait quitté la ville de Labé en Guinée par la route et « est arrivée en Côte d’Ivoire le 11 août ». « Il s’agit d’un cas isolé et importé », a-t-il assuré, ajoutant que la patiente était « actuellement en isolement et prise en charge au centre de traitement des maladies hautement épidémique du CHU de Treichville », à Abidjan.

RÉACTIVATION DU SYSTÈME DE SURVEILLANCE

Selon le ministre, la Côte d’Ivoire dispose de vaccins contre Ebola et « procèdera à la vaccination des groupes cibles, le personnel soignant qui a été en contact immédiatement avec la patiente et les forces de sécurité qui sont à nos frontières ». « Une réunion interministérielle d’urgence » s’est tenue samedi en fin d’après-midi sous la présidence du Premier ministre ivoirien Patrick Achi, a-t-il indiqué. Parmi les mesures prises figurent la réactivation du système de surveillance et de riposte au virus Ebola mis en place pendant la dernière épidémie en Guinée, « l’identification et la surveillance de tous les cas contacts identifiés » et la « collaboration frontalière intense avec la Guinée ».

« Le gouvernement rassure les populations et les invite à la sérénité », a déclaré Pierre N’Gou Dimba. « Toutes les dispositions sont prises pour faire face à cette situation ». Selon l’OMS, c’est le premier cas confirmé d’Ebola depuis 1994 en Côte d’Ivoire. « Il est extrêmement préoccupant que cette épidémie ait été déclarée à Abidjan, une métropole de plus de quatre millions d’habitants », a déclaré Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, dans un communiqué. « Cependant, l’essentiel de l’expertise mondiale en matière de lutte contre la maladie à virus Ebola se trouve ici, sur le continent, et la Côte d’Ivoire peut tirer parti de cette expérience pour accélérer la riposte », a-telle ajouté.

La Guinée et l’OMS ont officiellement annoncé le 19 juin la fin de la deuxième épidémie d’Ebola dans ce pays, quelques mois après la réapparition de cette maladie rapidement vaincue grâce à l’expérience accumulée en 2013-2016 où elle avait fait des milliers de morts.

Par Jeune Afrique avec AFP

Guinée : fin de la deuxième épidémie d’Ebola

juin 19, 2021

BILAN. C’est l’OMS qui le déclare. La maladie a pu être jugulée en quelques mois, grâce à l’expérience acquise entre 2013 et 2016.

La decouverte d'une vingtaine de cas debut 2021 avait fait craindre le retour d'Ebola qui avait meurtri l'Afrique de l'Ouest entre 2013 et 2016.
La découverte d’une vingtaine de cas début 2021 avait fait craindre le retour d’Ebola qui avait meurtri l’Afrique de l’Ouest entre 2013 et 2016.© CAROL VALADE / AFP

Soulagement en Guinéela résurgence d’Ebola qui a surpris le pays fin janvier est déjà annoncée comme éradiquée. L’Organisation mondiale de la santé vient officiellement de déclarer la fin de la deuxième épidémie d’Ebola dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. La nouvelle a été annoncée depuis la très symbolique ville de Nzérékoré, en Guinée forestière dans le Sud-Est, d’où l’épidémie était partie en 2013 faisant des milliers de morts. Elle s’était propagée au Liberia et à la Sierra Leone voisins et avait touché dix pays au total. Pour l’OMS et les autorités guinéennes, il ne fait aucun doute que l’expérience accumulée entre 2013 et 2016 a servi. Il faut souligner que la Guinée a traversé la pire épidémie au monde depuis l’identification du virus en 1976, elle avait tué plus de 11 300 personnes, principalement en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, trois des pays les plus pauvres du monde. Un bilan sous-évalué de l’aveu même de l’OMS.

Enseignements tirés

En 2021, un total de seize cas confirmés et sept cas probables ont été recensés lors de cette dernière épidémie en Guinée. Onze patients ont survécu et douze sont décédés, selon un communiqué de l’OMS publié samedi. Le communiqué ne donne pas le détail des morts parmi les cas confirmés et probables.

Un précédent bilan donné par l’organisation jeudi faisait état de cinq décès. « J’ai l’honneur de prendre la parole en ce jour de déclaration de la fin de la maladie à virus Ebola » en Guinée, a déclaré un responsable de l’OMS, Alfred Ki-Zerbo, lors d’une cérémonie officielle à Nzérékoré où la maladie était réapparue fin janvier. « Je voudrais, au nom du chef de l’État (le président Alpha Condé), déclarer la fin de la résurgence de la maladie à virus Ebola en République de Guinée », a pour sa part indiqué le ministre de la Santé, le médecin général Rémy Lamah.

La cérémonie a réuni environ 200 personnes, dont des chefs religieux.

Des règles internationales précises

Après avoir, suivant les règles internationales, officiellement déclaré l’état d’épidémie le 14 février, la Guinée a atteint vendredi les 42 jours sans nouveau cas, soit deux fois la durée maximale d’incubation, seuil fixé pour la déclaration de fin d’épidémie. Le dernier cas guéri déclaré remonte au 8 mai, a dit à l’AFP un responsable du ministère de la Santé.

Après la détection des premiers cas à Gouécké, dans la préfecture de Nzérékoré, « les autorités sanitaires nationales ont rapidement mis en œuvre la riposte, avec le soutien de l’OMS et ses partenaires, en s’appuyant sur l’expertise accumulée » dans la lutte contre Ebola dans le pays et en République démocratique du Congo, selon le communiqué de l’Organisation mondiale de la santé.

Communautés intégrées

« Il faut remercier aussi les communautés qui se sont engagées pour vaincre la maladie », a ajouté Alfred Ki-Zerbo. Les réticences dans la lutte anti-Ebola de communautés en Guinée avaient notamment causé la mort d’agents de l’État déployés en Guinée forestière durant la précédente épidémie. En 2021, grâce notamment à « une implication de la communauté, des mesures de santé publique efficaces et une utilisation équitable des vaccins, la Guinée a réussi à contrôler l’épidémie et à prévenir sa propagation au-delà des frontières », a renchéri le directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans le communiqué.

L’OMS dit avoir aidé à expédier environ 24 000 doses de vaccin et avoir soutenu la vaccination de près de 11 000 personnes à haut risque parmi lesquelles plus de 2 800 travailleurs de santé en première ligne. « Nous avons vaincu Ebola mais restons vigilants », proclamait une banderole déployée lors de la cérémonie officielle.

Vigilance continue

La directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dre Matshidiso Moeti, a appelé dans un communiqué « à rester en alerte face à une possible réapparition du virus et nous assurer que l’expertise dans la lutte contre Ebola s’élargisse à d’autres menaces sanitaires telles que le Covid-19 ».

Sur Twitter, le directeur général de l’OMS a souligné que le « Covid-19 est une maladie différente qui se propage plus facilement qu’Ebola mais la démarche est la même ». Cependant, « l’utilisation inefficace des mesures de santé publique et sociale » et « les inégalités continuent de donner au Covid-19 une chance de muter, de se propager et de tuer ». La Guinée, relativement peu touchée par le coronavirus, a déclaré plus de 23 400 cas, dont 168 décès, selon un dernier bilan vendredi. Après la déclaration de fin d’épidémie d’Ebola, la Guinée devrait entrer dans une période de surveillance épidémiologique renforcée pendant 90 jours, selon l’OMS à Conakry.

Par Le Point Afrique

Résurgence d’Ebola en pleine pandémie de Covid-19 : comment la Guinée compte faire face

février 16, 2021
Livraison de matériel logistique, le 16 février 2021, pour faire face à de nouveaux cas de fièvre hémorragique Ebola.

Plus de quatre ans après la fin de l’épidémie d’Ebola, la Guinée fait face à une nouvelle résurgence du virus, alors que les autorités affrontent plusieurs crises sanitaires au premier rang desquelles la pandémie de coronavirus.

Les autorités sanitaires guinéennes auront mis moins d’un mois, à compter du décès fin janvier de la première victime officielle, une infirmière inhumée le 1er février à Gouécké, pour déclarer la résurgence de la maladie. Lors de la dernière apparition d’Ebola en Guinée, en 2013, il s’était écoulé trois fois plus de temps avant que « les morts d’une maladie mystérieuse en Guinée forestière », comme le relayait alors la presse locale, ne soient réellement identifiés comme les victimes de la fièvre hémorragique. Entre temps, les échantillons avaient dû être acheminés aux instituts Pasteur de Dakar et de Lyon pour y être analysés. Cette fois, les tests ont eu lieu sur place.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS), créée sur les cendres de la Coordination nationale de lutte contre Ebola et toujours pilotée par le docteur Sakoba Keïta, appuyé par le ministre de la Santé Rémy Lamah – déjà aux commandes lors de la première épidémie -, se sont rapidement réunis. Une mission mixte a dans la foulée été déployée à Nzérékoré, chef-lieu de la région du sud-est d’où est partie, comme en décembre 2013, la maladie.

Identifier la chaîne de contamination

Parmi les urgences : tenter d’établir la chaîne de contamination, alors que l’épidémie a déjà tué cinq personnes pour neuf cas identifiés au 16 février. L’infirmière de Gouécké pourrait-elle être le patient zéro ? Si cette première victime recensée a développé  des symptômes après l’hospitalisation de sa belle-mère, décédée courant janvier, cette dernière « a présenté une symptomatologie très pauvre, qui ne répond pas à 100 % à la définition de cas, explique le docteur Adama Kaba, directeur régional de la Santé de Nzérékoré, contacté par Jeune Afrique. « Aucune des femmes du village ayant procédé à la toilette funèbre de la vieille n’a développé la maladie, poursuit-il. En revanche, certaines personnes ayant participé aux funérailles de l’infirmière sont tombées malades. Pour le moment, et jusqu’à preuve contraire, l’infirmière est le patient zéro ».

De Gouécké où elle travaillait, cette dernière a été hospitalisée dans un établissement du centre-ville de Nzérékoré, puis à l’indigénat, où elle a rendu l’âme. Son corps a été ramené et inhumé à Gouécké. L’enjeu est désormais de recenser et suivre tous les cas contacts de ce trajet.

80 % DES CAS CONTACTS RÉSIDENT DANS LA SOUS-PRÉFECTURE DE GOUÉCKÉ

« Nous avons listé tous les cas contacts, une centaine, dont 80 % résident dans la sous-préfecture de Gouécké. Ils sont en train d’être suivis par les agents pour voir l’évolution de leur état de santé. Nous avons entamé la sensibilisation par l’intermédiaire des radios locales et fait appel à l’ANSS et aux autres partenaires qui sont en train d’arriver pour nous appuyer dans la riposte », poursuit le directeur régional de la Santé de Nzérékoré.

Regroupements proscrits, marchés fermés et vaccins attendus

Une série de mesures ont été annoncées. Dans un communiqué lu lundi soir sur les antennes des médias publics, le président Alpha Condé a interdit tout regroupement de plus de cinq personnes à Nzérékoré. Dans la sous-préfecture de Gouécké, les marchés seront par ailleurs fermés durant un mois. Parmi les autres dispositions, l’enterrement digne et sécurisé des cas suspects, probables ou confirmés, est désormais pris en charge par la Croix-Rouge ; des barrages de contrôle ont été mis en place, de même que des mesures de prise de température corporelle ; et les ménages isolés recevront des denrées alimentaires pour limiter les déplacements.

La riposte passera également par la vaccination, assurent les autorités. Alors qu’un vaccin expérimental existe notamment grâce à des recherches faites en Guinée, le stock constitué par la Guinée à la fin de la première épidémie, en 2016, s’est entretemps périmé. De nouvelles doses sont impatiemment attendues à Conakry, assure Georges Alfred Ki-Zerbo, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Guinée. « Nous sommes en contact avec le bureau régional à Brazzaville et le siège à Genève pour sécuriser les vaccins qui pourront renforcer la riposte », précise-t-il, assurant que l’OMS est également pleinement mobilisée.  « Les premières dispositions ont été prises pour activer le système de gestion des urgences, dans le cadre du programme de l’OMS mis en place suite aux précédents épidémies d’Ebola en Afrique de l’Ouest », explique-t-il.

Plusieurs fronts sanitaires

Si la réactivité des autorités guinéennes dans la gestion du Covid-19 prouvent qu’elles ont appris de l’expérience de la première épidémie d’Ebola, il convient de rester prudent, prévient le représentant de l’OMS. « La Guinée fait face à une situation sanitaire très complexe. Ces nouveaux cas d’Ebola viennent s’ajouter au contexte du Covid-19, et alors la fièvre jaune sévit à Koundara, près de la frontière du Sénégal, et que des flambées de poliomyélite sont en train d’être contenues grâce à des campagnes de vaccination, rappelle Georges Alfred Ki-Zerbo. Les problèmes sanitaires sont nombreux et le système de santé reste fragile. Il faut tirer toutes les leçons et ne surtout pas oublier celle relatives à l’engagement communautaire dans les premiers foyers infectés : nous devons nous assurer que la perception des communautés, leur sensibilité et leurs approches de solution sont prises en compte ».

Une approche inclusive d’autant plus importante que, lors de la première épidémie d’Ebola, les populations s’étaient d’abord montrées réticentes à observer certains gestes barrières. Les toilettes funèbres, traditionnellement assurées en famille, avaient parfois perduré, malgré le danger.

Avec Jeune Afrique par Diawo Barry – à Conakry

Ebola : la Guinée annonce ses premiers décès depuis 2016

février 14, 2021
Le ministre guinéen de la Santé, Rémy Lamah, en décembre 2014.

Quatre personnes sont décédées de la fièvre hémorragique Ebola en Guinée, première résurgence signalée de la maladie en Afrique de l’Ouest, d’où était partie la pire épidémie de l’histoire du virus, entre 2013 et 2016.

« On est vraiment préoccupés, il y a déjà quatre décès de la fièvre hémorragique à virus Ebola dans la région de Nzérékoré (sud-est), dont deux à Nzérékoré même et deux dans la sous-préfecture de Gouéké », en Guinée forestière, a déclaré samedi le ministre de la Santé, Rémy Lamah.

« Il y a une infirmière de Gouéké qui est tombée malade vers la fin du mois de janvier. Elle est décédée entre le 27 et le 28 janvier et a été inhumée le 1er février à Gouéké », a pour sa part dit le patron de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), le Dr Sakoba Keïta, cité par le site GuinéeMatin. « Parmi ceux qui ont participé à l’enterrement, huit personnes ont présenté des signes : diarrhées, vomissements et saignements. Trois d’entre eux sont décédés et quatre autres sont hospitalisés à Nzérékoré », a-t-il ajouté.

Selon lui, un patient s’était « échappé » mais a été retrouvé et a été hospitalisé à Conakry. Interrogé par l’AFP, le Dr Keïta a confirmé avoir tenu ces propos.

« Toutes les dispositions » ont été prises

Le patron de l’ANSS et le ministre de la Santé ont tous les deux indiqué que les prélèvements analysés par un laboratoire mis sur pied par l’Union européenne à Guéckédou, dans la région, avaient détecté la présence du virus Ebola. Les résultats d’analyses complémentaires étaient attendus très prochainement.

« Nous avons pris toutes les dispositions, une équipe d’alerte est sur place pour identifier les cas contact », a dit le ministre, Rémy Lamah, soulignant qu’il n’y avait « pas eu de résurgence depuis 2016 ». « Je suis inquiet en tant qu’humain, mais je reste serein car on a géré la première épidémie et la vaccination est possible. Il y aura une réunion de crise demain » dimanche, a-t-il ajouté.

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été « informée de deux cas possibles d’Ebola en Guinée-Conakry ». Un « dépistage de confirmation est en cours », a ajouté sur Twitter le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Provoquant une fièvre brutale, des maux de tête, des vomissements et diarrhées, le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 au Zaïre, l’actuelle RDC. Depuis, ce virus, pour lequel il existe deux vaccins expérimentaux mais aucun traitement curatif, a semé plusieurs fois la terreur en Afrique.

Partie en décembre 2013 de Guinée forestière, avant de se propager au Liberia et à la Sierra Leone voisins, l’épidémie en Afrique de l’Ouest s’était achevée en 2016 après avoir atteint 10 pays, dont l’Espagne et les États-Unis, provoquant plus de 11 300 morts pour quelque 28 600 cas recensés, à plus de 99% en Guinée (2 500 morts), au Liberia et en Sierra Leone.

Bilan sous-évalué 

Ce bilan, sous-évalué de l’aveu même de l’OMS, est sept fois supérieur en nombre de morts à celui cumulé de toutes les précédentes épidémies d’Ebola depuis 1976.

KINSHASA A ANNONCÉ LE 7 FÉVRIER UNE NOUVELLE « RÉSURGENCE » DE LA MALADIE DANS L’EST DU PAYS

La deuxième plus grave épidémie d’Ebola – mais la dixième enregistrée en RDC -, s’était déclarée en août 2018 dans l’Est du pays. Elle s’est officiellement achevée en juin 2020, avec un bilan de 3 481 cas et 2 299 décès, selon l’OMS.

La onzième épidémie en RDC, qui a causé la mort de 55 personnes sur 130 cas recensés dans la province de l’Equateur (nord-ouest), a été déclarée finie le 18 novembre dernier. Mais Kinshasa a annoncé le 7 février une nouvelle « résurgence » de la maladie dans l’Est du pays, où l’OMS a dépêché une équipe d’épidémiologistes et se prépare à une campagne de vaccination dans la zone touchée. Au 10 février, les autorités congolaises avaient enregistré le décès dû à cette nouvelle vague d’Ebola de deux agricultrices dans la province du Nord-Kivu.

Sur son site internet, l’OMS explique que « l’être humain s’infecte par contact soit avec des animaux infectés (en général en les dépeçant, en les cuisant ou en les mangeant), soit avec des liquides biologiques de personnes infectées ». « La plupart des cas surviennent à la suite de la transmission interhumaine qui se produit lorsque du sang, des liquides biologiques ou des sécrétions (selles, urine, salive, sperme) de sujets infectés pénètrent dans l’organisme d’une personne saine par l’intermédiaire d’une lésion cutanée ou des muqueuses », est-il ajouté.

Par Jeune Afrique avec AFP