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Ebola : début des vaccinations dans une ville sous quarantaine en Sierra Leone

septembre 6, 2015

Testé en Guinée, un vaccin préventif contre Ebola s’est démontré fiable à près de 100%. © Sipa « SIPA PHOTOGRAPHE » U.S.A. VIRUS « AFRIQUE A PROPOS » « IMAGE NUMERISEE » MALADIE VACCIN

Une centaine de personnes sur le millier d’habitants d’une localité du nord de la Sierra Leone où a été découvert un nouveau cas d’Ébola ont commencé à recevoir un vaccin testé avec succès en Guinée voisine, ont annoncé les autorités médicales.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait indiqué mercredi dans son rapport hebdomadaire que l’essai du VSV-EBOV était désormais étendu de Guinée à la Sierra Leone et que ce vaccin serait proposé aux contacts directs ou indirects d’une vendeuse de 67 ans, testée positive après son décès fin août à Sella Kafta, dans la province de Kambia (nord-ouest).

Au total, 116 personnes devaient être vaccinées dans la localité, ont précisé vendredi soir à la radio les autorités sanitaires sierra-léonaises.

Le porte-parole du Centre national de lutte contre Ebola (NERC), Sidi Yahya Tunis, a souligné dans cette émission spécialisée que le vaccin était « administré aux personnes de 18 ans révolus, les femmes enceintes étant exclues ».

Des personnels médicaux sont venus de Guinée pour prêter main forte à leurs collègues en Sierra Leone dans cette opération, a-t-on appris de sources médicales.

Parmi les vaccins en cours d’élaboration contre Ebola, le VSV-EBOV – développé par l’Agence de la santé publique du Canada et dont la licence est détenue par les laboratoires américains NewLink Genetics et Merck – est le premier à s’être révélé efficace, selon les publications médicales.

Les autorités locales ont annoncé vendredi la mise en quarantaine de la localité de Sella Kafta pendant 21 jours, soit la durée maximale d’incubation du virus.

La Sierra Leone espérait être en voie d’éradication du virus après la sortie d’hôpital, le 24 août à Makeni (centre-nord), de la dernière malade d’Ebola connue, après plus de deux semaines sans nouvelle contamination signalée.

Selon des habitants et des sources indépendantes, la vendeuse décédée ne s’était récemment rendue ni en Guinée ni au Liberia, deux des trois pays voisins les plus touchés par l’épidémie, avec la Sierra Leone.

L’OMS a déclaré jeudi la fin de la transmission du virus au Liberia, après une première annonce similaire il y a quatre mois.

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest – la plus grave depuis l’identification du virus en Afrique centrale en 1976 – est partie en décembre 2013 du sud de la Guinée. Elle a fait depuis plus de 11.300 morts pour quelque 28.000 cas, un bilan sous-évalué, de l’aveu même de l’OMS.

Plus de 99% des victimes se concentrent dans ces trois pays voisins.

Jeuneafrique.com

Ebola : l’épidémie est toujours « loin d’être sous contrôle », s’alarme MSF

août 6, 2015
Travailleurs de la santé soignant des malades atteints du virus Ebola au Liberia, juin 2015. © Abbas Dulleh/AP/SIPA

Travailleurs de la santé soignant des malades atteints du virus Ebola au Liberia, juin 2015. © Abbas Dulleh/AP/SIPA

Médecins sans frontières (MSF) appelle la communauté internationale à rester vigilante et à « redoubler d’efforts » pour lutter contre l’épidémie d’Ebola.

L’épidémie due au virus Ebola en Afrique de l’Ouest est « loin d’être sous contrôle » et la communauté internationale doit « redoubler d’efforts », a affirmé mercredi 5 août Joanne Liu, la présidente internationale de Médecins Sans Frontières (MSF).

« Sur les trois derniers mois, le nombre de cas, environ 330, est supérieur à celui de la troisième plus grande épidémie d’Ebola de l’histoire », avertit la présidente de l’ONG sur une tribune publiée par la revue scientifique britannique Nature.

Alors que le Liberia a été déclaré débarrassé du virus en mai, six cas ont été rapportés fin juin, tandis que de 20 à 27 cas par semaine ont été confirmés en Guinée et Sierra Leone entre la mi-juin et la mi-juillet, note la responsable. « Aujourd’hui, tous les ingrédients qui ont permis le désastre de l’année passée sont toujours là : la saison des pluies, une réponse non-coordonnée, la peur et la méfiance », ajoute le Dr Joanne Liu.

Mission de l’ONU dissoute

La présidente de MSF demande à la communauté internationale de redoubler d’efforts pour « mettre en pratique tout ce que nous avons appris pour en finir avec cette épidémie ». Elle demande à ce que les agences de l’ONU et les ONG étrangères ne quittent pas l’Afrique de l’Ouest, alors que le secrétaire général de l’ONU a déjà dissous  la semaine dernière la Mission de l’ONU pour l’action d’urgence contre l’Ebola en raison des progrès constatés, laissant à l’OMS la supervision complète de l’épidémie.

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest qui a touché la région est la plus grave depuis l’identification du virus en Afrique centrale en 1976. Partie fin 2013 du sud de la Guinée, elle a fait 11 279 morts pour 27 748 cas principalement en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia (à 99%), un bilan sous-évalué d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Actuellement, plusieurs vaccins contre le virus font l’objet d’études cliniques et un premier vaccin expérimental  s’est révélé à 100% efficace lors d’un essai sur le terrain en Guinée.

Selon un bilan de l’OMS daté du 15 juillet, 30 nouveaux cas ont été confirmés au cours de la semaine précédant le 12 juillet : 13 en Guinée, 3 au Liberia et 14 en Sierra Leone.

Jeuneafrique.com

Un vaccin contre le virus Ebola est « à portée de main », selon l’OMS

juillet 31, 2015

Un vaccin contre le virus Ebola est à portée de main à l’échelle mondiale, a annoncé vendredi l’OMS. Les résultats préliminaires de l’essai clinique de phase III concernant l’efficacité du vaccin VSV-EBOV en Guinée ont montré que ce vaccin est très efficace.

Les résultats préliminaires des analyses des données provisoires ont été publiés vendredi dans la revue britannique The Lancet. « C’est une avancée très prometteuse », a déclaré la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) Margaret Chan.

« Un vaccin efficace sera une arme supplémentaire très importante dans la lutte contre l’actuelle flambée d’Ebola et les flambées futures », a-t-elle dit. Le vaccin avait été testé notamment aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et avait donné des résultats positifs.

L’OMS prévient en même temps que si, jusqu’à présent, le vaccin semble être efficace chez tous les sujets vaccinés, il faudra disposer de données plus concluantes pour savoir si le vaccin peut conférer une « immunité collective » à des populations entières. Le Dr Marie-Paule Kieny, sous-directrice générale de l’OMS, a indiqué que l’essai va se poursuivre et être étendu aux enfants et adolescents.

Méthode en ceinture
La méthode de vaccination « en ceinture » adoptée pour l’essai est basée sur la stratégie d’éradication de la variole, a-t-elle précisé. L’hypothèse de base est qu’en vaccinant toutes les personnes qui ont été en contact avec un sujet infecté, on crée une « ceinture » de protection qui permet d’enrayer la propagation du virus.

L’essai du vaccin VSV-EBOV en Guinée a commencé dans les communautés touchées le 23 mars pour évaluer l’efficacité et l’innocuité d’une dose unique. Jusqu’ici, plus de 4000 contacts proches de près de 100 patients atteints de la maladie à virus Ebola, dont des membres de la famille, des voisins et des collègues, ont volontairement participé à l’essai.

Bertrand Draguez, directeur médical à Médecins sans Frontières (MSF), a affirmé que « compte tenu du niveau d’efficacité, tous les pays touchés devraient immédiatement commencer et multiplier les vaccinations en ceinture afin de briser les chaînes de transmission et de vacciner tous leurs intervenants en première ligne pour les protéger ».

L’essai est mis en ½uvre par les autorités guinéennes, l’OMS, Médecins sans Frontières et l’Institut norvégien de santé publique, avec le soutien d’un large partenariat composé d’organisations internationales et nationales.

Testé à Genève
Le vaccin VSV-EBOV a été mis au point par l’Agence de la santé publique du Canada. Le vaccin a été donné sous licence à NewLink Genetics. Le 24 novembre 2014, Merck et NewLink Genetics ont conclu un accord de licence mondial et exclusif dans lequel Merck assume la responsabilité de la recherche, de la mise au point, de la fabrication et de la distribution du vaccin expérimental.

Le vaccin VSV-ZEBOV contre le virus Ebola a été testé au début de l’année par les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) avec des résultats très positifs. Le produit avait engendré une réponse immunitaire chez les quelque 150 volontaires à qui il a été injecté. Il a aussi été testé en Allemagne, au Canada, aux Etats-Unis et au Gabon.

L’essai en Guinée a été conçu par un groupe d’experts du Canada, des Etats-Unis, de France, de Guinée, de Norvège, du Royaume-Uni, de Suisse et de l’OMS. L’équipe chargée de l’essai clinique comprend notamment des experts de l’Université de Berne, de l’Université de Floride, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, de Public Health England et des laboratoires mobiles européens.

Un autre vaccin, développé par la firme britannique GSK avec l’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), est testé depuis février au Libéria.

Romandie.com

Ebola: moins de dix nouveaux cas aussi bien en Guinée qu’en Sierra Leone

mai 5, 2015

Ebola: moins de dix nouveaux cas aussi bien en Guinée qu'en Sierra Leone
Ebola: moins de dix nouveaux cas aussi bien en Guinée qu’en Sierra Leone © AFP

Le nombre des nouveaux cas d’Ebola est tombé sous la barre des dix aussi bien en Sierra Leone qu’en Guinée, le plus bas niveau depuis quasiment un an, ce qui augure de la fin de l’épidémie, a affirmé mardi un responsable de l’ONU.

La Guinée et la Sierra Leone ont enregistré chacune neuf nouveaux cas la semaine dernière, la première fois depuis juin 2014 que le total pour les deux pays (qui forment avec le Liberia voisin les trois plus touchés) tombe en-dessous de 20, a indiqué le Dr David Nabarro, coordinateur des Nations unies pour la lutte contre Ebola.

« Cette épidémie va bientôt prendre fin », a-t-il assuré lors d’une conférence de presse à Dakar, disant néanmoins « ne pas pouvoir donner de date ».

« La Guinée n’a jamais enregistré de taux vraiment élevé mais c’est un progrès extraordinaire », s’est félicité le coordinateur de l’ONU, soulignant que deux facteurs de préoccupation, le nombre de nouveaux cas provenant de chaînes de transmission non identifiées, et les funérailles non sécurisées, étaient en baisse.

« Ces éléments pris ensemble nous font penser que nous nous approchons de la fin de l’épidémie mais nous ne savons pas quand elle arrivera », a insisté le Dr Nabarro, rappelant qu’il avait fallu près de deux mois au Liberia pour passer d’un bilan à un seul chiffre à zéro nouveau cas.

La fin de l’épidémie au Liberia doit être déclarée samedi 9 mai par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) si aucun nouveau cas n’est détecté dans ce pays d’ici-là.

L’épidémie, la plus grave depuis l’identification du virus en Afrique centrale en 1976, partie en décembre 2013 du sud de la Guinée, a fait quelque 11. 000 morts pour plus de 26. 000 cas identifiés, un bilan nettement sous-évalué, de l’aveu même de l’OMS, à plus de 99% dans ces trois pays.

Jeuneafrique.com

Liberia: avec la fin d’Ebola, les réfugiés ivoiriens attendent de rentrer dans leur pays

avril 23, 2015

Liberia: avec la fin d'Ebola, les réfugiés ivoiriens attendent de rentrer dans leur pays
Liberia: avec la fin d’Ebola, les réfugiés ivoiriens attendent de rentrer dans leur pays © AFP

Dans une zone boisée du Liberia, à la frontière ivoirienne, ils sont des milliers de réfugiés ayant fui la guerre en Côte d’Ivoire à attendre la réouverture de la frontière, fermée pour cause de virus Ebola, pour enfin rentrer dans leur pays après des années d’exil.

« Je m’apprêtais à quitter (le Liberia) quand le processus a été bloqué par l’apparition d’Ebola », raconte à l’AFP Saint Lamco Deniohon, dans le camp de réfugiés PTP, le plus grand du pays, appelé ainsi en référence aux initiales d’une ancienne société de production de bois, dans le comté du Grand Gedeh (sud-est).

Quelque 220. 000 Ivoiriens se sont réfugiés au Liberia, fuyant la guerre civile de 2002 dans leur pays et le conflit post-électoral de 2011 qui a fait 3. 000 morts.

La plupart sont rentrés d’eux-mêmes mais quelque 38. 000 sont restés, dans des camps le long de la frontière entre les deux pays.

Beaucoup étaient sur le point de reprendre le chemin de la Côte d’Ivoire, quand le gouvernement libérien a fermé ses frontières l’été dernier pour freiner la progression de l’épidémie d?Ebola.

Le Liberia forme avec la Guinée et la Sierra Leone les trois pays les plus touchés par la fièvre hémorragique qui a fait depuis décembre 2013 plus de 10. 000 morts.

M. Deniohon est venu dans le camp PTP après avoir fui avec sa femme et ses deux enfants en 2011. Il a craint un moment que sa famille ne rentre plus jamais en Côte d’Ivoire à cause d’Ebola.

Le Liberia, qui ne compte plus de cas d’Ebola, a rouvert ses frontières en février. Mais la Côte d’Ivoire a maintenu jusqu’à présent sa frontière fermée avec le Liberia. En attendant le feu vert d’Abidjan, le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) prépare le rapatriement des réfugiés.

– ‘Impatient de partir’ –

A quelque 50 km de Zwedru, la capitale de la province du Grand Gedeh, le camp PTP compte aujourd’hui environ 15. 000 réfugiés, éparpillés sur 300 sites, pour 27. 000 en 2011.

Cet espace de terre aride se transforme en un ruisseau de boue pendant la saison des pluies alors qu’en saison sèche, la chaleur accablante rend difficile le sommeil dans ses cabanes au toit en bâches et en bambou.

Les résidents sont cependant régulièrement approvisionnés en vivres et en eau, bénéficient d’un suivi médical, d’une éducation et de sanitaires.

Le HCR a annoncé le début du rapatriement des réfugiés d’ici la fin de l’année, et dès qu’Abidjan donnera le feu vert à l’opération.

Deniohon et sa famille, parmi 9. 000 réfugiés, se sont inscrits pour être rapatriés au cours des prochaines semaines, après avoir souffert de beaucoup de privations durant leur exil.

Cet homme de 47 ans explique que son fils aîné a dû arrêter ses études, faute d’école secondaires pour les réfugiés: « je ne veux pas que son frère et sa s?ur subissent le même sort, d’où mon impatience de partir ».

Zeade Gnolo, réfugié au Liberia avec sa femme, ses deux enfants et son neveu, a hâte lui aussi de rentrer en Côte d’Ivoire, mais il craint d’être victime de la stigmatisation « parce que (. . . ) nous venons d’un pays victime d’Ebola ».

En réalité, le comté de Grand Gedeh a été à peine touché par la maladie, ne comptant que 11 cas dont seulement trois confirmés. Et aucun cas dans le camp de réfugiés PTP.

Pour autant, les rapatriés doivent subir des tests Ebola des deux côtés de la frontière. Arrivés en Côte d’Ivoire, ils pourront enfin rejoindre leur village d’origine ou un autre lieu de leur choix.

Pour Béatrice Pouho Teide, veuve de 42 ans, « il est temps de partir, parce que la paix est revenue en Côte d’Ivoire » et qu’il faut que les enfants « aillent à l’école ».

« Si le véhicule était prêt, je laisserais tout ici pour partir. Je suis fatiguée de vivre ici », dit-elle.

Jeuneafrique.com

Ebola: rentrée des classes en Sierra Leone après huit mois de fermeture

avril 14, 2015

Ebola: rentrée des classes en Sierra Leone après huit mois de fermeture
Ebola: rentrée des classes en Sierra Leone après huit mois de fermeture © AFP

Les quelque 1,8 million d’élèves de Sierra Leone reprenaient mardi le chemin de l’école, après huit mois de fermeture en raison de l’épidémie d’Ebola, dont le pays compte le plus grand nombre de cas.

« C’est un pas important vers un retour à la vie normale en Sierra Leone », a souligné dans un communiqué le représentant de l’Unicef dans le pays, Roeland Monasch.

« Il est important que tous les enfants aillent à l’école, y compris ceux qui n’y allaient pas avant l’épidémie d’Ebola », a-t-il ajouté.

En vue de cette rentrée exceptionnelle, l’Unicef (Fonds des Nations unies pour l’enfance) a formé 9. 000 enseignants à la prévention d’Ebola et fourni 24. 300 dispositifs de lavage des mains, soit une moyenne de trois pour chacun des quelque 8. 000 établissements du pays, selon le texte.

La réouverture des écoles, initialement programmée le 30 mars, avait été reportée de deux semaines, à la suite notamment d’une recrudescence des nouveaux cas dans l’ouest, où se trouve Freetown, la capitale de ce pays de six millions d’habitants.

Parmi les trois pays les plus touchés, la Sierra Leone est le dernier à rouvrir ses écoles, après la Guinée le 19 janvier et le Liberia 16 février.

Le retour des élèves a été progressif, avec actuellement 1,3 million en Guinée (85 %) et 800. 000 au Liberia, selon l’Unicef.

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, la plus grave depuis l’identification du virus en Afrique centrale en 1976, est partie en décembre 2013 du sud de la Guinée avant de se propager au Liberia et à la Sierra Leone voisins.

Selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé, nettement sous-évalué de l’aveu même de l’OMS, elle a fait plus de 10. 600 morts – dont 3. 854 identifiés en Sierra Leone – sur quelque 25. 000 cas, à plus de 99% dans ces trois pays.

Jeuneafrique.com avec AFP

Ebola: la dette des pays touchés allégée de 100 millions de dollars

mars 26, 2015

Ebola: la dette des pays touchés allégée de 100 millions de dollars
Ebola: la dette des pays touchés allégée de 100 millions de dollars © AFP

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé jeudi avoir achevé son plan d’allègement de dette d’environ 100 millions de dollars en faveur des trois pays africains frappés par l’épidémie d’Ebola.

Début février, le FMI avait créé un mécanisme dédié aux « catastrophes de santé publique » lui permettant d’effacer environ un cinquième de la dette que lui doivent le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée.

Jeudi, l’institution a annoncé avoir complété ce plan en accordant un don de 29,8 millions de dollars à la Guinée qui s’ajoute aux sommes offertes à la Sierra Leone (29,1 millions) et au Liberia (36,5 millions) pour alléger le fardeau de leur dette.

Parallèlement, le FMI a également augmenté de 130 à 290 millions de dollars le montant total de prêts à taux zéro accordés à ces trois pays dans le cadre de programmes d’assistance classiques et soumis à des réformes économiques.

« Le Fonds a désormais entièrement rempli ses obligations » en termes d’allègement de dette vis-à-vis de ces trois pays, a indiqué le porte-parole de l’institution, William Murray, lors d’une conférence de presse.

Selon lui, ces fonds devraient permettre d’aider les trois pays à augmenter leurs dépenses de santé publique pour contrer l’épidémie qui a fait plus de 10. 000 morts et n’a pas encore été éradiquée.

Des mesures de quarantaine ont dû être de nouveau prises en Sierra Leone tandis que le Liberia vient de détecter son premier cas d’infection en un mois.

« La crise d’Ebola n’est pas encore finie », a assuré le porte-parole du FMI, assurant que le Fonds ferait tout, « dans la limite de son mandat » pour enrayer l’épidémie.

Le FMI avait été récemment critiqué par des ONG et des chercheurs pour avoir imposé des cures d’austérité dans les années 80-90 en Afrique de l’Ouest, affaiblissant les systèmes de santé publique au risque de faciliter la propagation d’épidémies comme Ebola.

Jeuneafrique.com

Après Ebola, la rougeole menace

mars 12, 2015

L’épidémie d’Ebola dans les trois pays d’Afrique de l’ouest les plus touchés risque de faire exploser les cas de rougeole et la mortalité infantile, ont alerté des experts jeudi à Washington. En cause: la baisse des vaccinations.

Il pourrait ainsi y avoir 100’000 cas supplémentaires de rougeole, soit 227’000 cas au total au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, 18 mois après le début de l’épidémie d’Ebola, estiment ces chercheurs. Leur étude a été publiée jeudi dans la revue américaine « Science ».

Cette situation pourrait se traduire par 5000 décès supplémentaires dus à la rougeole. Ce nombre pourrait potentiellement atteindre les 16’000, soit un peu moins du double de la mortalité due à Ebola.

Campagnes de vaccination
« Les effets secondaires d’Ebola à la fois sur les taux d’infection de rougeole et d’autres maladies infantiles peuvent être aussi dévastateurs en terme de pertes en vies humaines », craint Justin Lessler. Ce professeur à la faculté de santé publique de l’université Johns Hopkins est le principal auteur de ces travaux.

Il souligne qu’il est « assez simple et peu coûteux de sauver de nombreuses vies en redémarrant des campagnes de vaccination ». Cet accroissement supposé des cas de rougeole serait la conséquence de l’interruption des programmes d’immunisation des enfants dans les trois pays dont les systèmes de santé ont été submergés par Ebola, insistent les chercheurs.

Flambée
Avant le début de la flambée d’Ebola, environ 778’000 enfants de neuf mois à 5 ans au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée n’étaient pas vaccinés contre la rougeole, soit quelque 4% de la population. Dix-huit mois après, les chercheurs estiment jusqu’à 1,12 million le nombre d’enfants dans la même tranche d’âge qui n’ont pas été vaccinés, soit une augmentation de 45%.

Les épidémies de rougeole se produisent souvent après des crises humanitaires. Cela parce que cette infection est une des plus contagieuses et que dans ces situations les taux de vaccination sont plus faibles.

Plus de 10’000 morts
Le bilan de l’épidémie d’Ebola depuis plus d’un an en Afrique de l’Ouest dépasse les 10’000 morts, selon les derniers chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé. Le Liberia est le pays le plus touché avec 4162 décès. Suivent la Sierra Leone avec 3655 morts et la Guinée avec 2187.

Romandie.com

Ebola en Sierra Leone: le président Koroma appelle à une semaine de prières et de jeûne

janvier 1, 2015

 Ebola en Sierra Leone: le président Koroma appelle à une semaine de prières et de jeûne

Ebola en Sierra Leone: le président Koroma appelle à une semaine de prières et de jeûne © AFP

Le président sierra-léonais Ernest Bai Koroma a appelé jeudi, dans un discours du Nouvel An, à observer une semaine de prières et de jeûne pour lutter contre l’épidémie d’Ebola dans son pays, où un nombre record de cas a été enregistré.

« Avec l’accord des chefs religieux, nous appelons à sept jours de prières, de jeûne et de charité à partir d’aujourd’hui » jeudi, a indiqué le dirigeant sierra-léonais dans ce discours à la Nation.

« Je demande à tout le monde de faire des actions de grâce et de clémence », a ajouté M. Koroma dont le pays compte 60% de musulmans, 10% de chrétiens et 30% d’animistes.

En Sierra Leone comme dans beaucoup de pays d’Afrique, les populations participent sans distinction à toutes les fêtes religieuses.

M. Koroma a annoncé que selon ses instructions, « le ministre de l’Education nationale mettait en place les modalités pour rouvrir le plus rapidement possible les écoles et collèges » fermés depuis l’instauration de l’état d’urgence fin juillet. « Les dates de réouverture et leurs modalités seront annoncées le moment venu ».

M. Koroma s’en est pris à ceux qui voudraient profiter de l’épidémie d’Ebola « pour faire de l’argent »: « Ce sont des gens qui ne sont pas impliqués dans l’élévation des connaissances sur Ebola mais par la levée de fonds pour leurs fins égoïstes ».

Il n’a toutefois pas spécifiquement évoqué les agents de santé actuellement en grève illimitée, dans un hôpital public dans le nord du pays, pour réclamer des primes de risque.

Cet appel est lancé alors que de nouveaux foyers d’Ebola sont apparus ces derniers jours dans trois chefferies de Kono (est) – Kamara, Nimikoro et Nimiyama -, selon des responsables locaux et des habitants.

Une vaste campagne de porte-à-porte dite « Operation Western Area Surge », entamée le 17 décembre pour freiner la progression de la maladie dans l’Ouest, comprenant Freetown, s’est terminée mercredi. Le bilan n’était pas connu jeudi.

Pour contenir l’épidémie dans le Nord, la population avait été confinée du 24 au 28 décembre.

Ebola a fait en un an au moins 7. 890 morts sur un total de 20. 171 cas enregistrés dans les trois pays les plus touchés, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone, selon un dernier bilan.

Ce dernier pays, qui enregistre le plus grand nombre de cas, a fait état de 9. 446 cas dont 2. 758 mortels.

Pour contenir la progression de l’épidémie, le gouvernement a interdit les rassemblements publics pour Noël et le Nouvel an.

Beaucoup d’habitants ont suivi à la radio et à la télévision les messes de minuit. Nombre d’entre eux ont soutenu cette interdiction.

« Jamais de ma vie je n’ai connu une telle quiétude qui m’a permis de savoir ce que Noël et le Nouvel an signifient », a affirmé à l’AFP Cyril Smith, un retraité de 85 ans à Freetown.

« Pas de bals masqués, pas de vols de téléphones portables et de sacs à main de femmes. Le gouvernement devrait penser à instaurer ces mesures (d’interdiction des rassemblements publics) en permanence », a-t-il dit.

L’interdiction m’a donné « une rare chance de passer le temps avec ma famille, réfléchir sur la vie et me rappeler ceux qui sont morts d’Ebola », et sans cette mesure, « il y aurait de nombreux accidents et des conduites en état d’ivresse », a indiqué, Morlai Kamara, joint à Makeni, un chef-lieu de département dans le nord du pays. Selon lui, c’est « une sage » décision.

Jeuneafrique.com avec AFP

Ebola en Guinée : un système éducatif paralysé

décembre 29, 2014

En Guinée, la priorité est donnée à la sécurité dans les écoles.
En Guinée, la priorité est donnée à la sécurité dans les écoles. © AFP

Le système éducatif guinéen est à l’arrêt en attendant que les écoles soient équipées pour éviter la propagation du virus Ebola. Une paralysie aux lourdes conséquences éducatives et économiques. Reportage.

Ibrahima Sory Barry, cinq ans, est en maternelle dans une école privée de Pita, préfecture de la Moyenne-Guinée. 389 km le séparent de sa tante, enseignante dans son école, qui poursuit ses vacances prolongées par Ebola auprès de son mari à Conakry. Habituellement, c’est elle qui le conduit à l’école. Au téléphone, Ibrahima finit par lâcher la question que beaucoup de ses camarades posent sans obtenir de réponse : « Quand nous amèneras-tu enfin à l’école ? ».

Le report de la rentrée des classes n’affecte pas que les élèves. Les enseignants du privé sont sans salaire, à l’instar de Bah Mamadou Bobo, professeur d’anglais dans une école de Conakry, qui traîne six mois de frais de location impayés. « Je suis allé voir mon patron pour qu’il me prête de l’argent, mais l’accueil n’a pas été bon. Je suis revenu bredouille ».

Les enseignants de la fonction publique sont payés, mais s’ennuient. Professeur de physique dans un collège de la commune urbaine de Pita, Bah Ibrahima reçoit son salaire, mais n’est pas heureux : « Je suis à la fois inquiet et nostalgique. J’ai peur que les enfants désapprennent complètement car leur niveau était déjà faible. Et j’ai aussi la nostalgie des classes avec les cris des élèves. Trop de repos rend malade ».

La sécurité avant tout

Mais enseignants et élèves devront encore ruminer leur impatience, en attendant que soient créées les conditions d’une rentrée scolaire sans risque de contamination. Il faut éviter que « l’école soit un foyer de transmission et de propagation de la fièvre Ebola », explique le docteur Balla Camara, directeur du Service national de la santé scolaire et universitaire. Environ 80 000 enseignants ont été formés aux mesures préventives contre Ebola ; 12 000 écoles publiques et privées, de l’enseignement pré-universitaire au supérieur en passant par celui technique et professionnel, devraient être équipées de thermo-flashs pour la prise quotidienne de la température des élèves, de fiches de renseignements sur l’endroit où chaque élève a passé ses vacances et de kits de lavage des mains. « On regarde si l’élève était dans une famille qui a été touchée par la maladie ou s’il a participé à des cérémonies d’enterrement », explique le Dr Camara. Des mesures qui ne seront pas identiques partout : « Certaines écoles sont plus concernées que d’autres. Les zones rouges nécessitent plus d’attention. Pour le préscolaire et le primaire, on a projeté un kit pour cent élèves. Pour le secondaire, l’enseignement technique et supérieur, un kit de lavage de mains pour deux cents personnes ».

Mais pour l’heure, impossible de connaître la date de la rentrée scolaire dans la mesure où les mesures préventives sont mises en oeuvre par plusieurs partenaires. Ce qui empêche également de connaître leur coût global. « Les coûts sont difficiles à évaluer. Le ministère exprime ses besoins ; Plan Guinée est un partenaire traditionnel qui couvre la région forestière et la région administrative de Faranah, au centre de la Guinée ; Unicef prend en charge toutes les préfectures de la région de Kankan, de Mamou et de Labé », explique le directeur du Service national de la santé scolaire et universitaire.

Selon Julien Yombouno, conseiller en éducation de Plan Guinée, l’intervention de son organisation se chiffre à 4 milliards 800 millions de francs guinéens. Gervais Havyarimana, chef du programme éducation, évalue l’intervention de l’Unicef à 1 million 303 000  dollars américains.

Jeuneafrique.com par Diawo Barry