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COVID-19 : 739 nouveaux cas et 13 décès au Québec

février 23, 2021

Les autorités sanitaires du Québec recensent 739 nouveaux cas de COVID-19 dans la province au cours des dernières 24 heures, ce qui porte à 283 666 le nombre de cas confirmés depuis le début de la pandémie.

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 demeure relativement stable au Québec malgré la présence de nouveaux variants détectée dans la province.

© Jean-Claude Taliana/Radio-Canada Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 demeure relativement stable au Québec malgré la présence de nouveaux variants détectée dans la province.

La santé publique fait également état dans son bilan quotidien de 13 nouveaux décès, ce qui porte à 10 330 le total des pertes de vie liées à la COVID-19 depuis février 2020.

Un décès non attribuable à la COVID-19 a été retiré du bilan total des pertes de vie dues à la maladie.

Parmi les 13 décès recensés, 1 décès est survenu au cours des 24 dernières heures, 9 entre le 16 et le 21 février et 3 décès avant le 16 février.

Le nombre des hospitalisations a, quant à lui, diminué de 9 par rapport aux données de la veille, pour un total de 680 patients alités en raison de la COVID-19. De ce nombre, 120 personnes sont traitées aux soins intensifs, soit 3 de plus que la veille.

Il y a une semaine, on dénombrait 766 hospitalisations au Québec. Il s’agit donc d’un recul de 86 hospitalisations par rapport à la semaine dernière.

Les opérations de dépistage se poursuivent dans la province, où 17 970 tests ont été effectués le 21 février.

Lundi, 10 209 doses de vaccin ont été administrées au Québec, pour un total de 365 978 depuis le début de la campagne de vaccination, le 14 décembre dernier. Pour le moment, 509 325 doses ont été reçues au Québec.

L’évolution de la COVID-19 au Québec

Les éclosions

Selon les données de la santé publique, on compte 881 éclosions de COVID-19 actives dans la province alors qu’on en recensait 1354 il y a un mois.

On compte actuellement:

  • 159 éclosions en milieux de vie et de soins;
  • 306 dans des milieux de travail;
  • 297 dans les écoles;
  • 80 dans les garderies;
  • 30 dans d’autres milieux;
  • 9 dans des activités et événements.

Les régions

En ce qui concerne la contagion, la situation s’améliore lentement à Montréal et Laval, qui demeurent les épicentres de la COVID-19 au Québec avec des taux respectifs de cas actifs de 189,4 et de 165,5 pour 100 000 habitants.

Viennent ensuite Lanaudière (110,4/100 000 habitants) et les Laurentides (79,9/100 000), suivies de la Montérégie (73,3/100 000).

Dans la Capitale-Nationale, la situation continue de s’améliorer avec un taux de 36,2 cas actifs pour 100 000 habitants.

Pour l’ensemble du Québec, on compte actuellement 91,7 cas actifs par tranche de 100 000 habitants.

Avec  CBC/Radio-Canada 

Canada-Montréal: Deuxième éclosion majeure chez les Sœurs de la Providence

février 8, 2021

La résidence des Sœurs de la Providence à Montréal lutte contre une deuxième éclosion massive de COVID-19, qui a déjà fait une dizaine de morts ces derniers jours. Une situation d’autant plus « regrettable », selon ses dirigeants, qu’ils avaient demandé à avoir accès à la vaccination en même temps que les CHSLD au début du mois de janvier.

L’éclosion est loin d’être terminée puisque, malgré certains cas rétablis, il reste encore plus d’une trentaine de cas positifs chez les résidents. 11 résidents sont décédés, dont 10 du côté de l’infirmerie et un du côté des résidents autonomes ou semi-autonomes.

© Marie-France Coallier Le Devoir L’éclosion est loin d’être terminée puisque, malgré certains cas rétablis, il reste encore plus d’une trentaine de cas positifs chez les résidents. 11 résidents sont décédés, dont 10 du côté de l’infirmerie et un du côté des résidents autonomes ou semi-autonomes.

C’est au retour des Fêtes, vers le 6 janvier, que sont survenus les premiers cas de COVID à Carrefour Providence, une résidence privée comptant plus de 300 religieuses et dont la moyenne d’âge est de 89 ans. Rapidement, on a procédé à un dépistage massif, explique la directrice générale Danielle Gaboury. Au fil des jours, le nombre de cas a augmenté de façon exponentielle pour arriver à un total de 81 chez les résidents et de 40 chez les employés, en date de vendredi.

L’éclosion est loin d’être terminée puisque, malgré certains cas rétablis, il reste encore plus d’une trentaine de cas positifs chez les résidents. Seulement 12 membres du personnel sont rétablis et de retour en poste.

Onze résidents sont décédés, dont 10 du côté de l’infirmerie — qui s’apparente à un CHSLD pour les soins de longue durée qui y sont dispensés — et 1 du côté des résidents autonomes ou semi-autonomes.

Le président du syndicat, Farid Larab, dénonce une « gestion catastrophique » de la direction de l’établissement. « Ils ont perdu le contrôle dans les deux premières semaines », affirme-t-il en entrevue au Devoir. « On fait des mises à jour avec l’employeur tous les deux jours et on leur suggère des changements qui tardent à venir. »

Selon lui, le manque de personnel est criant, ce que confirme la direction, qui affirme être en recrutement permanent depuis le début de l’éclosion, puisque non seulement il faut remplacer le personnel malade, mais également ajouter des bras pour faire face à l’éclosion.

Positive pour la deuxième fois

Dans la résidence d’à côté, la résidence Salaberry, gérée aussi par les Sœurs de la Providence, on compte un total de sept cas : quatre chez les résidentes et trois chez le personnel.

L’une d’entre elles, sœur Rita Richard, avait reçu un test positif lors de la première vague, en mai dernier, et été placée en zone rouge avec plusieurs de ses consœurs. Des mois plus tard, à sa grande surprise, elle a à nouveau été déclarée positive et placée en zone rouge. « Je ne me sentais pas malade, je n’avais aucun symptôme, assure-t-elle au Devoir. C’était une grande déception, mais au lieu de rechigner, j’essayais de regarder les bons côtés. J’ai fait mon temps et j’ai pu regagner ma chambre. »

Ce qu’elle a trouvé le plus difficile, c’était l’isolement. « Jamais je n’ai eu peur de mourir, précise-t-elle. Mais je remercie le ciel à tous les jours ! »

Selon elle, le personnel et l’administration ont été « extraordinaires dans leur dévouement » et ont multiplié les petites attentions qui font du bien.

Vaccination tardive

Le Devoir s’était rendu en mai dernier dans les deux résidences des Sœurs de la Providence, qui luttaient alors contre la première vague de COVID. Les sœurs étaient dépassées par les événements et demandaient de l’aide au CIUSSS du Nord-de-l’Île de Montréal. « La différence, cette fois-ci, c’est qu’on a un beau partenariat avec le CIUSSS du Nord, explique la directrice générale, Danielle Gaboury. On peut souligner également que nous avons beaucoup appris de la première vague et que beaucoup de mesures de prévention et de contrôle des infections étaient déjà en place. »

Mais il y a un hic, déplore Marie-Andrée Guillemette, directrice des soins et des services cliniques. « La seule chose qui est regrettable, c’est que le côté infirmerie de l’établissement n’a pas été considéré comme un CHSLD dans la priorisation de la vaccination, ce qui fait que plutôt que d’être vacciné dès le bloc 1, au début janvier, on est vacciné aujourd’hui [mercredi]. »

Selon elle, c’est un problème de nomenclature qui a empêché ses résidentes les plus fragiles d’être vaccinées plus tôt en janvier. « Au niveau administratif, nous sommes inscrits sous le nom de communauté religieuse, ce n’est pas écrit CHSLD privé, par exemple. Donc, malgré le fait que nous avons vraiment identifié que le côté infirmerie, ce sont des soins de longue durée qui sont similaires à ceux donnés dans un CHSLD ; cette catégorisation a été maintenue dans les critères de priorisation. »

Des demandes ont été faites du côté de l’établissement pour tenter de convaincre le CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal de revoir la catégorisation de l’infirmerie, mais celles-ci sont restées vaines. « Il faut toujours se battre pour faire reconnaître les droits des résidentes et avoir accès aux mêmes services que les CHSLD », ajoute la directrice générale, Danielle Gaboury.

Si on avait pu vacciner les résidentes de l’aile infirmerie plus tôt, est-ce qu’il y aurait eu moins de dommages ? « Assurément », répond Marie-Andrée Guillemette.

Du côté du CIUSSS, on répond par courriel que « les catégories priorisées ont été déterminées par Québec ». Ainsi, les résidences des Sœurs de la Providence se situent dans la troisième catégorie, soit celle des « personnes autonomes ou en perte d’autonomie qui vivent en résidence privée pour aînés (RPA) ou dans certains milieux fermés hébergeant des personnes âgées ».

On confirme par ailleurs que les équipes se sont déplacées mercredi afin de vacciner 330 usagers.

La directrice de la clinique estime, avec confiance, que la vaccination « va freiner la poursuite de l’éclosion » et « casser la courbe » pour lui permettre de redevenir une « zone froide d’ici trois à quatre semaines ».

Avec Le Devoir par  Jessica Nadeau 

L’éclosion prend de l’ampleur chez les Soeurs de la Charité de Québec

novembre 23, 2020

La COVID-19 continue de se propager à la congrégation des Soeurs de la Charité de Québec. Une trentaine d’usagers et d’employés ont reçu un résultat de dépistage positif depuis vendredi.

Lundi, 106 nouveaux cas ont été détectés dans la Capitale-Nationale.© Paul Chiasson/La Presse canadienne Lundi, 106 nouveaux cas ont été détectés dans la Capitale-Nationale.

Au total, 58 usagers et 51 employés sont infectés, selon les chiffres obtenus lundi, soit une augmentation de 27 cas depuis vendredi.

La santé publique a informé la semaine dernière que le CIUSSS de la Capitale-Nationale a envoyé des équipes de préposés aux bénéficiaires, infirmières et infirmières auxiliaires, notamment. Environ 300 religieuses demeurent à l’intérieur de cet établissement de Beauport.

Samedi, la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a déclaré que la situation est «préoccupante». «Le personnel de l’établissement sera présent à la Congrégation des Sœurs de Beauport tant et aussi longtemps qu’il sera nécessaire. Avec la santé publique, nous suivons la situation de très près», ajoute-t-elle.

D’autres communautés religieuses vivent dans cet établissement, soit les Soeurs visitandines, les Soeurs de Sainte-Jeanne-d’Arc et les Soeurs missionnaires de Notre-Dame d’Afrique.

Avec CBC/Radio-Canada 

Canada-Québec: La plus grosse éclosion en milieu carcéral à Trois-Rivières

novembre 1, 2020
Le centre de détention de Trois-Rivières est actuellement le plus important foyer d’éclosions de cas de COVID-19 de la province en milieu carcéral régie par Québec, avec un total de 33 cas actifs. C’est sept de plus que la veille. Près de 10 % des personnes incarcérées ont contracté la maladie.

Par mesure de sécurité, les nouveaux détenus sont placés en quarantaine quatorze jours avant d'intégrer le reste de la population carcérale.

© JEF/Radio-Canada Par mesure de sécurité, les nouveaux détenus sont placés en quarantaine quatorze jours avant d’intégrer le reste de la population carcérale.Chez les employés, sept agents correctionnels sont toujours infectés par la maladie. Sept employés sont maintenant guéris. Environ 15 employés ont été de retirés de façon préventive et sont présentement en quarantaine.

Un seul autre centre de détention québécois est présentement en éclosion au Québec. La prison de Hull compte actuellement six prisonniers qui sont porteurs de la maladie.

Un détenu avait dénoncé les conditions sanitaires déficientes à l’intérieur de la prison, samedi dernier.

Depuis le reportage de Radio-Canada, du papier brun et du savon seraient maintenant accessibles aux détenus pour augmenter les mesures d’hygiène, nous indique sa famille.

Les détenus ne sont pas retournés travailler dans l’aile problématique.

D’ailleurs, la santé publique compte 94 nouveaux cas dans la région sanitaire depuis 24 heures.

Une autre éclosion prend aussi de l’ampleur dans la région. Le manège militaire de Shawinigan recense 16 cas actifs.

Avec CBC/Radio-Canada

Canada-Montréal: Les étincelles de l’éclosion

mai 2, 2020

Selon plusieurs, les ingrédients étaient réunis pour favoriser une éclosion importante de la COVID-19 à Montréal-Nord.

© Renaud Philippe Le Devoir Selon plusieurs, les ingrédients étaient réunis pour favoriser une éclosion importante de la COVID-19 à Montréal-Nord.
« On s’y attendait. Quand tu ne portes pas une attention particulière aux milieux les plus fragiles, il arrive ce qu’il arrive. »

Directrice générale de la Maison d’Haïti, Marjorie Villefranche est certes préoccupée par l’éclosion de cas de COVID-19 dans Montréal-Nord. Mais elle n’est pas surprise : toutes les conditions propices à la transmission de la maladie étaient réunies. « Comme dans les CHSLD », laisse-t-elle tomber en entretien.

« Ça a pris d’être le quartier de l’éclosion la plus forte à Montréal pour qu’on se réveille, et c’est souvent comme ça à Montréal-Nord », ajoute Jacinthe Morin, du Comité logement local de cet arrondissement. « Les gens d’ici sont souvent laissés pour compte… et les réponses arrivent toujours à retardement. »

Dans le cas présent, il s’agit de réponses à une question que tous se posent sur le terrain : malgré toutes les inconnues qui accompagnent cette pandémie, ne pouvait-on pas prévoir qu’une éclosion arriverait dans Montréal-Nord ? Ne pouvait-on pas voir les étincelles avant qu’elles n’allument l’incendie ?

« Depuis le début de la pandémie, il est dit que les plus vulnérables sont les personnes de 60 ans ou plus, ayant des conditions médicales préexistantes — notamment le diabète [sa prévalence dans Montréal-Nord est l’une des plus élevés de Montréal] —, ou étant dans des conditions matérielles défavorables », rappelle une source, qui a longuement œuvré en santé publique régionale (mais qui n’est pas autorisée à parler publiquement). « Et ces conditions sont toutes présentes dans Montréal-Nord. »

De nombreuses études chiffrent ce qu’elle dit. Le taux de défavorisation matérielle de la population desservie par le CLSC de Montréal-Nord est par exemple près de deux fois plus élevé que la moyenne régionale.

Nulle part ailleurs à Montréal ne trouve-t-on autant de ménages avec enfants qui doivent consacrer plus de 30 % de leur revenu au logement. « Beaucoup vivent entassés dans des logements de mauvaise qualité, ce qui engendre plusieurs problèmes » au-delà du danger immédiat lié à la COVID-19, dit Jacinthe Morin.

La directrice régionale de la santé publique de Montréal, Mylène Drouin, évoquait cette semaine comme facteur de propagation dans Montréal-Nord la « densité urbaine importante », le fait qu’il y a « moins de parcs », et des « enjeux sur la capacité de maintenir la distanciation sociale ».

De même, de nombreux résidents sont des travailleurs de la santé qui font quotidiennement l’aller-retour entre leur domicile et des établissements où la maladie est présente.

Résultat : Montréal-Nord est l’arrondissement le plus durement touché par la crise, avec 1153 cas confirmés au dernier décompte. Surtout, on note un taux de cas positifs par 100 000 personnes qui est près de deux fois plus élevé que dans les autres arrondissements durement affectés.

Portrait connu
« Les questions qu’on pose cette semaine [pour expliquer l’éclosion de la COVID-19], ce sont les mêmes qu’on pose à chaque crise, remarque la mairesse d’arrondissement, Christine Black : la mort de Fredy Villanueva, les logements insalubres, le manque de médecins… »

« Un moment donné, ça devient essoufflant. On sait ce dont on a besoin », dit-elle.

Dans l’immédiat, c’est une aide d’urgence : quelque 5000 masques réutilisables seront distribués dans les prochains jours. Depuis vendredi, la population symptomatique de l’arrondissement peut se faire tester au Centre de dépistage du territoire. Des corridors sanitaires ont été aménagés, pour donner aux piétons plus d’espace de « distanciation ».

Les organismes communautaires sont aussi à pied d’œuvre pour sensibiliser la population et distribuer du matériel de prévention. Ceux-ci sont essentiels pour espérer toucher toute la population, dit Christine Black. « On a beaucoup d’immigrants, même de longue date, qui ont une certaine méfiance envers le système », note-t-elle.

Mais toutes ces mesures sont des « plasters », ajoute Mme Black. Rien qui guérira les maux qui ont contribué à faire de Montréal-Nord un foyer d’éclosion de la COVID-19. « Il faudra voir plus creux… et faire des changements importants », dit-elle.

Pour appuyer son propos, Mme Black brandit un tableau qui illustre les « déterminants de la santé ». Il y a quatre grands facteurs identifiés — les comportements liés à la santé, les facteurs sociaux et économiques, les services de santé et l’environnement physique. « Ce n’est pas compliqué : on a des problématiques dans les quatre. »

Mme Black évoque les déserts alimentaires ; la quasi-absence de parcs ; le faible taux de diplomation ; le haut taux de chômage ; le recours fréquent aux banques alimentaires… Autant de facteurs connus de tous les intervenants, politiques ou communautaires. Mais qui, dans le contexte de la pandémie, ne semblent pas pour autant avoir fait clignoter une lumière rouge particulière avant cette semaine.

Approche régionale
L’épidémiologiste Nimâ Machouf dit qu’il n’est pas facile de « voir venir » les éclosions possibles. « Mais il y a des éléments qui peuvent donner des pistes d’indication de ce qu’il faudrait surveiller », ajoute-t-elle.

Par exemple : un meilleur dépistage du personnel dans les résidences pour personnes âgées. « On aurait pu identifier plus de cas positifs avant qu’ils ne contaminent leur entourage. » Ou encore : « Si c’est une communauté plus pauvre, où la promiscuité est souvent plus grande, c’est un élément qui favorise la transmission. Il faut y penser. Même chose s’il y a des rassemblements religieux. Quant au diabète, c’est un facteur d’aggravation pour la COVID. »

Ces données — connues — n’ont pas entraîné d’intervention précise à Montréal-Nord en amont de l’éclosion, reconnait-on à la Direction régionale de la santé publique de Montréal (DRSP). Cela parce qu’on a plutôt privilégié une approche régionale : les mêmes efforts (prévention, dépistage, information…) partout sur le territoire.

« Est-ce qu’on aurait pu faire plus et plus vite ? se demande David Kaiser, médecin à la DRSP. La réponse plate, pour le moment, c’est qu’on travaille avec un modèle basé sur l’épidémiologie, et qu’on va pouvoir apprécier dans six mois ce qu’on aurait pu mieux faire, notamment auprès des populations plus vulnérables. »

Mais pour notre source en santé publique, cela révèle à quel point « les actions suivent rarement les innombrables vœux pieux qui servent de recommandations et de conclusions aux rapports de santé publique. »

« On s’est mal adressé aux gens de Montréal-Nord, pense pour sa part Marjorie Villefranche. On n’a pas senti, dans le discours des autorités, qu’on parlait à ce quartier, avec ses particularités. Les tartelettes [du docteur Arruda], c’est gentil, mais les gens ne font pas de tartelettes dans ces conditions. Ils n’ont pas le luxe de la distanciation. »

Avec Le Devoir par Guillaume Bourgault-Côté