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France/Écoles fermées : Macron participe à un cours d’histoire avec des collégiens en visioconférence

avril 6, 2021

Emmanuel Macron s’est invité à un cours d’histoire en échangeant mardi après-midi avec des collégiens en visioconférence, à qui il a assuré qu’il ne devrait pas y avoir «de nouveau confinement d’ici la fin de l’année scolaire».

«Je voulais vous remercier de vous adapter à la situation actuelle, je sais que ce n’est pas évident», a déclaré le chef de l’État au début de son échange avec 18 élèves d’une classe de 3ème du collège Itard à Oraison (Alpes-de-Haute-Provence).

Au premier jour de la généralisation de l’enseignement à distance après la fermeture des écoles à cause du Covid-19, il est intervenu durant un cours d’histoire-géographie consacré au général de Gaulle pendant la Seconde guerre mondiale. Au début, les élèves n’ont pas voulu activer leur caméra, restant en écran noir, à l’exception de deux d’entre eux. À la question d’un collégien lui demandant s’il y aurait «un autre confinement avant la fin de l’année?», Emmanuel Macron a répondu: «on va tout faire pour éviter ça. Je dis souvent que le maître du temps c’est le virus, mais je tiens beaucoup à ce que l’école reste ouverte au maximum».

Le brevet maintenu

À l’issue des semaines de fermeture des écoles, «on pense qu’on aura bien freiné le virus un peu partout et on aura accéléré la vaccination. Cela nous permettra d’être dans une situation plus confortable» et de «prendre le virus en tenaille entre les mesures de freinage et la vaccination». «Et donc je pense que, jusqu’à la fin de l’année scolaire, il ne devrait pas y avoir un nouveau confinement». «Est-ce que le brevet sera annulé?», lui a demandé un élève. «Non, on y tient tous. L’année dernière, il n’avait pas été annulé non plus», a-t-il répondu.

Le chef de l’Etat a remercié «les enseignants, les élèves et leur famille» car l’enseignement à distance «est un travail d’adaptation». «Ce matin, il y a eu quelques difficultés: des incidents ont eu lieu, peut-être des actes de malveillance», a-t-il ajouté, en faisant référence aux bugs liés à la forte affluence d’élèves connectés en même temps et à d’éventuelles attaques informatiques. Il s’est connecté par le biais de la plateforme «Ma classe à la maison», mise en place par le Centre national d’enseignement à distance (Cned).

L’enseignement à distance a été généralisé pour cette semaine depuis la fermeture des établissements scolaires, vendredi soir, et jusqu’aux vacances de printemps unifiées à partir du 12 avril. La rentrée est fixée au 26 avril en présentiel dans les écoles, et en distanciel une semaine supplémentaire dans les collèges et lycées.

Par Le Figaro avec AFP

Coopération-Congo: l’Unesco entend accompagner l’École de peinture de Poto-Poto

octobre 15, 2020

La directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, a annoncé lors de sa visite au sein de l’Ecole de peinture de Poto-Poto, le 14 octobre, que l’organisation onusienne va continuer de soutenir cet établissement pictural.

Photo 1 : le président des peintres de Poto-Poto donnant l’explication des toiles à la DG de l’Unesco lors de la visite guidée (crédit photo/ADIAC)

Reçue à son arrivée par le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, qui avait à ses côtés le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua, et l’ambassadeur du Congo à l’Unesco, Henri Ossebi, la directrice générale de l’Unesco a bénéficié d’une visite guidée de la cour de l’école, en passant par le hall puis l’intérieur du bâtiment à l’architecture coloniale, décoré par les peintres de cette prestigieuse école, placés sous la présidence de Sylvestre Bongouandza.

Prenant la parole pour son mot de remerciement, le ministre de la Culture et des Arts a dit avec des mots justes à la directrice générale de l’Unesco que sa venue à Brazzaville pendant que l’humanité est confrontée à la pandémie du coronavirus est l’expression de sa volonté à accompagner le Congo à relever ses nombreux défis culturels.

Il a profité de l’occasion pour soulever un aspect qui tient à cœur les culturels des deux Congo. « Je saisi cette occasion solennelle pour vous rappeler que le dossier d’inscription de la rumba congolaise sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel a été déposé à l’Unesco le 26 mars de cette année. Ce dossier est porté par la République du Congo (RC) et la République démocratique du Congo (RDC), ceci grâce à vos équipes, grâce au bureau de Brazzaville (RC), grâce au bureau régional de l’Unesco qui se trouve à Yaoundé (Cameroun). Nous sommes poussés par l’obligation de léguer à l’humanité la rumba congolaise, mais nous comptons sur vous, sur le comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel. Nous sommes sûrs que la rumba qui est dans notre ADN sera inscrite sur cette liste », a déclaré Dieudonné Moyongo.

Dans son mot de circonstance, la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, a tenu d’abord à rendre un hommage mérité à tous les pionniers qui ont donné une âme et une renommée mondiale à l’École de peinture de Poto-Poto. « Je voyage beaucoup grâce à l’Unesco et partout dans le monde on connait l’École de peinture de Poto-Poto. On la voit du Mont Marthe à Paris, on la voit à l’Unesco, on la voit à travers le monde, et cette expression, cette vision du monde qui vous ait si particulière, vous l’offrez à travers vos peintures, à travers vos créations artistiques », s’est-elle adressée aux peintres de cette célèbre école.

Audrey Azoulay, a reconnu tout de même que la période actuelle est particulièrement sévère avec la pandémie de Covid-19. Cependant, elle pense que s’il faut reconstruire un futur qui ait du sens, le besoin des artistes, leur vision s’impose. « On a besoin des jeunes, de former des jeunes artistes qui veulent s’exprimer, et donner leur les moyens de s’exprimer à travers les arts, et à travers la culture. C’est ce que fait cette école, c’est aussi ce que l’Unesco avait reconnu il y a 15 ans, à travers mes prédécesseurs. C’est ce que je suis venue aussi saluer aujourd’hui. Je vais vous dire que l’Unesco va continuer de soutenir l’École de peinture de Poto-Poto. Et nous allons voir très concrètement comment le faire pour continuer à vous accompagner. »

Répondant au ministre de la Culture et des arts sur le dossier de l’inscription de la rumba à la liste représentative du patrimoine culturelle immatérielle, la directrice générale de l’Unesco a souhaité elle aussi que ce dossier puisse aboutir parce que très symboliquement, ce serait une reconnaissance pour toute cette création aussi musicale. « Je suis très sensible aussi du fait que cette candidature soit portée des deux côtés du fleuve. C’est un très beau symbole, elle pourra d’ailleurs même aller au-delà, parce que la présence de la rumba se trouve dans bien d’autres pays », a-t-elle déclaré.

Enfin, félicitant les artistes, Audrey Azoulay a lancé un mouvement de soutien aux artistes à travers le monde pour attirer l’attention des pouvoirs publics, celle des sociétés sur le secteur de la culture, de la création. Les artistes, reconnait-elle, ont beaucoup souffert de la pandémie actuelle, dont les revenus ont très fortement chuté. Il faut soutenir la culture, l’éducation, car elles sont les bases d’une société solide pour demain, a-t-elle indiqué.

Notons que l’Ecole de peinture de Poto-Poto a été créée en 1951 par le Français Pierre Lods. Elle totalisera ses soixante-dix ans en 2021.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Retour attendu de tous les enfants à l’école et au collège ce lundi en France

juin 21, 2020

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a encouragé les parents à avoir confiance dans l’institution de l’Éducation nationale.

 

Après six semaines d’école en dents de scie et plus de trois mois de classe à la maison pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, écoliers et collégiens vont retourner lundi 22 juin en cours, grâce à un protocole sanitaire allégé.

«Notre but c’est qu’il y ait le plus d’élèves possible qui reviennent», a expliqué jeudi le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, quelques jour après l’annonce par Emmanuel Macron que les crèches, écoles et collèges rouvriraient pour tous, de manière obligatoire et selon les règles de présence normales, à compter du 22 juin.

Cela pourra se faire grâce à un protocole sanitaire assoupli : il n’y aura plus de règles de distanciation physique en maternelle. En élémentaire, une distance d’un mètre entre les élèves ne sera finalement que recommandée, et au collège, quand cette distance ne sera pas possible, les élèves devront porter un masque. Une certaine souplesse est donc tolérée pour permettre à tous les élèves de revenir. Cela n’empêchera pas des «difficultés d’accueil dans certains endroits», regrettent plusieurs syndicats.

«J’appelle vraiment tous les parents à avoir confiance dans l’institution de l’Éducation nationale. Tout est fait pour que leurs enfants soient accueillis en sécurité», a souligné Sibeth Ndiaye dans l’émission Dimanche en politique sur France 3. «J’entends souvent dire que deux semaines, c’est pas grave, mais moi je crois très profondément que le fait, avant la rentrée de septembre, d’avoirà nouveau un contact ‘normal’ avec son enseignant et quelque chose de très important», a insisté la porte-parole du gouvernement.

«Il n’y a aucune raison qu’un enfant soit refusé à l’entrée d’une école, ce que je note malgré tout, c’est qu’il y a eu parfois des sur-interprétations du protocole sanitaire (…) parfois c’est antinomique avec le fait qu’il faut continuer à pouvoir transmettre un savoir, en particulier pour des élèves qui sont en difficulté», a insisté Sibeth Ndiaye.

A Toulouse, Joël Couvé, directeur d’une école maternelle et élu au SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, se dit «fatigué, désabusé et en colère». Il pointe des «aberrations» dans l’application du protocole sanitaire : «on nous demande durant la journée que les élèves des différentes classes ne se croisent pas», alors que le soir, «ceux qui resteront au centre de loisirs se retrouveront tous ensemble».

Après plus de trois mois à faire l’école chez eux, de très nombreux parents se disent également «au bout du rouleau». «Il y avait énormément de demandes (pour un retour à une situation normale, ndlr), ils sont très soulagés», confirme une directrice d’école maternelle de Rennes. «J’ai pleuré de joie quand j’ai eu la confirmation par la maîtresse du retour à l’école à temps plein pour mes deux enfants de 5 et 8 ans», avoue Noémie, installée avec sa famille à Nice.

«Deux semaines ça compte»

A Toulouse, Anna, mère d’un adolescent de 13 ans (5e) et de jumelles de sept ans (CE1) n’est pas très rassurée. Ses enfants reprendront lundi la route de l’école «pour des raisons sociales et affectives surtout, pour leur permettre de dire au revoir à leurs enseignants et à leurs camarades».

Selon les derniers chiffres du ministère, 1,8 million d’écoliers – sur un total de 6,7 millions – sont pour le moment retournés à l’école mais rarement à temps complet. Au collège, ils sont 600.000 sur 3,3 millions. «Deux semaines ça compte, deux semaines ce n’est pas rien, que ce soit sur le plan pédagogique et psychologique» pour les élèves, a soutenu cette semaine Jean-Michel Blanquer.

A l’école Jean-Zay de Rennes, Sandra, enseignante en maternelle, se dit «hyper contente» de récupérer tous ses élèves. Depuis le début du confinement, «il y en a quand même cinq sur 26 que je n’ai pas revus». «S’il n’y avait pas eu de retour, ça aurait été dur», juge-t-elle. Pour Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa, «l’idée va être aussi de voir où en sont les élèves, en vrai : durant le confinement, beaucoup, et c’est normal, étaient aidés par les parents», constate-t-il. «Ce qu’on va travailler particulièrement de la grande section au CE2, c’est l’écriture, le graphisme, un point technique qui a souvent été difficile à assurer par les familles lors de la classe à la maison», donne-t-il en exemple.

Fabrizio Perseu, professeur des écoles à Paris, anticipe lui déjà que «ça va être un vrai casse-tête car les élèves vont avoir des niveaux disparates». Pour permettre d’accueillir le plus grand nombre, le nouveau protocole évoque la possibilité «d’organiser la classe à l’air libre».

Du côté des collèges, Philippe Vincent, secrétaire général du SNPDEN, premier syndicat des chefs d’établissement, pense que «tous les collégiens ne seront pas au rendez-vous, en raison de la fin d’année trop proche, de familles parties ou encore d’autres qui craignent le retour des élèves en nombre».

Par Le Figaro avec AFP

Philippines: pas de retour à l’école avant l’arrivée d’un vaccin

juin 8, 2020

 

Des dizaines de milliers d’écoliers philippins ne seront pas autorisés à retourner à l’école tant qu’un vaccin contre le coronavirus ne sera pas disponible, ont annoncé lundi les autorités.

Dans des pays comme la France et la Corée du Sud, où l’épidémie semble maîtrisée, les enfants ont repris le chemin de l’école mais les autorités philippines ont exclu une telle possibilité, estimant que le risque encouru est trop grand. En mai, le président Rodrigo Duterte avait déjà annoncé qu’il n’autoriserait pas le retour à l’école des élèves tant qu’un vaccin contre le coronavirus ne serait pas disponible. «Nous nous conformerons à la directive du président de reporter les cours en présentiel jusqu’à ce qu’un vaccin soit disponible», a déclaré lundi, Leonor Briones, la ministre de l’Education dans un communiqué.

Les établissements scolaires du pays ont été fermés en mars au moment de l’apparition de l’épidémie dans le pays. Plus de 25 millions d’élèves devaient reprendre les cours à la fin août. «Les enseignants feront de l’enseignement à distance via internet ou des émissions de télévision si nécessaire», a ajouté Mme Briones. Des millions de Philippins vivent dans la plus grande précarité et ne possèdent pas d’ordinateur chez eux, ce qui rend l’enseignement à distance difficilement envisageable. «L’enseignant et l’école devront s’adapter … en fonction de la disponibilité des moyens de communication», a précisé la ministre lors d’un point de presse.

L’opinion publique ne semble pas opposée à cette annonce dans un pays où des centaines de cas de contaminations sont recensés tous les jours en dépit des mesures strictes de confinement mises en place. Les enfants ne sont généralement pas autorisés à sortir de chez eux, sauf pour aller chercher des produits de première nécessité ou pour se rendre à leur travail. Même si les chercheurs du monde entier se sont lancés dans une course contre la montre sans précédent pour développer un vaccin, il est encore trop tôt pour savoir quand il sera mis au point et distribué à grande échelle.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : sous pression, le maire de New York annonce la fermeture des écoles publiques

mars 15, 2020

 

Pressé de toutes parts, le maire de New York a annoncé dimanche qu’il fermait à partir de lundi toutes les écoles publiques de la première ville américaine, fréquentées par quelque 1,1 million d’élèves, pour limiter la propagation du coronavirus.

«J’ai le regret d’annoncer qu’à compter de demain nos écoles publiques seront fermées», a déclaré Bill de Blasio lors d’un point presse. Les écoles rouvriront «au plus tôt le 20 avril», a-t-il ajouté, en n’excluant pas qu’elles puissent rester fermées jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Le maire démocrate avait encore répété plus tôt dans la journée qu’il ferait tout pour éviter de fermer les quelque 1.800 écoles publiques, pour éviter de perturber plus encore la capitale financière américaine et de mettre en difficultés tous les parents qui doivent continuer à travailler et de perturber les services de santé qui les emploient.

Par Le Figaro avec AFP

France/Suicide d’une directrice : des parents d’élèves interpellent le ministre

septembre 28, 2019

 

 

 

L’école Méhul de Pantin en Seine-Saint-Denis. MORGANE RUBETTI / LE FIGARO

«Nous vivons l’événement comme un reflet de l’état des écoles de notre secteur et comme un dramatique cri d’alerte sur les conditions de travail des directeurs d’école», écrivent-ils dans une lettre.

Les parents d’élèves d’une école maternelle de Pantin (Seine-Saint-Denis), dont la directrice s’est donné la mort ont adressé vendredi 27 septembre une lettre au ministre de l’Education nationale pour l’interpeller sur «un dramatique cri d’alerte».

Six jours après la découverte du corps de Christine Renon dans le hall de la maternelle Méhul et des nombreuses lettres qu’elle avait pris soin d’envoyer avant sa mort où elle mettait en cause l’Education nationale, les parents d’élèves ont envoyé ce courrier, également adressé au recteur, ainsi qu’à l’inspecteur d’académie et de la circonscription.

«Le geste de Christine Renon est porteur de messages clairs ; nous vous demandons de les entendre et d’en prendre acte, et nous attendons un engagement fort en faveur des écoles de Pantin, des écoles de Seine-Saint-Denis, des écoles des zones sensibles», écrivent-ils dans cette lettre que l’AFP a pu consulter. «En dehors de l’émotion, nous vivons l’événement qui secoue notre école aujourd’hui comme un tragique reflet de l’état des écoles de notre secteur et comme un dramatique cri d’alerte sur les conditions de travail des directeurs d’école», poursuivent-ils.

Comme dans le courrier adressé par la défunte à plusieurs directeurs d’école de Pantin, les parents d’élèves pointent du doigt l’«instabilité d’un interlocuteur essentiel, l’inspecteur de l’Education nationale», un nouveau «en poste à chaque début d’année scolaire». Ils évoquent aussi des problèmes liés aux rythmes scolaires,«une grande instabilité dans les équipes d’animation, des changements de personnel très fréquents, en sous-effectif régulier, souvent peu formé».

Se déclarant «bien décidés à poursuivre les combats de Christine Renon», ils interrogent le ministre : «Quelles solutions pouvez-vous apporter ?», «quelles suites pouvons-nous attendre et dans quels délais ?», «comment les enseignants de l’équipe seront-ils accompagnés et soutenus dans la durée ?».

Pas d’accompagnement

«Samedi, je me suis réveillée épouvantablement fatiguée»: c’est par ces mots que commence la longue lettre envoyée à son inspection par cette enseignante de 58 ans qui exerçait dans le 93 depuis 30 ans.

L’école, qui compte onze classes et accueille 300 enfants, a été fermée lundi. Elle a rouvert mardi avec des modalités d’accueil particulières. Jeudi, plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées dans la cour de l’école Méhul pour rendre hommage à Christine Renon. Quelques heures auparavant, Jean-Michel Blanquer s’était rendu sur les lieux pour rencontrer les personnels de l’école.

Sur Twitter, une ancienne mère d’élève de l’école raconte comment les parents n’ont pas été accompagnés pour gérer le suicide de la directrice. Son récit est à lire en plusieurs messages ci-dessous :

Des appels à une grève en solidarité avec Christine Renon ont été émis pour le jeudi 3 octobre. Ainsi qu’une minute de silence lundi 30 septembre à 14h59, soit 1 minute avant celle que les fonctionnaires devront respecter pour Jacques Chirac dans le cadre de la journée de deuil national.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Afghanistan: attaque contre une école de sages-femmes dans l’est

juillet 28, 2018

Les forces de sécurité arrivant sur le lieu de l’attaque d’une école de sages-femmes à Jalalabad (est de l’Afghanistan), samedi 28 juillet 2018. L’attaque a pris fin après sept heures de suspense et la mort des deux assaillants. / © AFP / STR

Une attaque contre une école de sages-femmes à Jalalabad, dans l’est de l’Afghanistan, s’est achevée samedi après sept heures de suspense et la mort des deux assaillants.

Les 67 étudiantes et l’encadrement du centre ont été libérés sains et saufs mais deux personnes ont été tuées – un garde et un chauffeur – et cinq blessées, a précisé à l’AFP le porte-parole de la police du Nangarhar, Ghulam Sanyee Stanikzai.

L’attaque n’a pas été revendiquée, mais un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a assuré à l’AFP que « l’attaque de Jalalabad n’a rien à voir avec nous », laissant supposer qu’elle était conduite par les extrémistes du groupe Etat islamique (EI).

Le porte-parole du gouverneur provincial, Attaullah Khogyani, a confirmé la fin de l’opération, indiquant que trois membres des forces armées comptent parmi les blessés .

M. Khogyani avait indiqué précédemment que « 57 personnes », soit la plupart de celles présentes dans le bâtiment, avient été « mises en sécurité, mais que « dix personnes manquent à l’appel », à propos desquelles les autorités étaient sans nouvelles.

M. Stanikzai en revanche n’a rien évoqué de tel. Il a affirmé que parmi les « 67 otages, certains étaient parvenus à s’échapper par la porte et d’autres ont sauté par les fenêtres », et que « les autres otages ont été libérés par la police ».

Les premières photos du bâtiment montraient des fenêtres brisées, des tuiles endommagées par les tirs, mais pas de dégâts considérables.

La première explosion a retenti vers 11h30 (07H00 GMT), suivie d’autres détonations et de tirs. « L’attaque a visé notre centre de formation des sages-femmes », a indiqué le porte-parole du département provincial de la santé, Inamullah Miakhil.

Cette école est située dans le centre-ville de Jalalabad, au coeur d’un quartier qui regroupe de nombreux bâtiments administratifs et d’où s’élevait une fumée noire.

« Après la première explosion j’en ai compté trois autres et j’ai vu trois assaillants s’engouffrer dans l’allée » de l’école, a raconté un témoin, Ehsan Niazi, qui se trouvait au département du travail et des affaires sociales voisin de l’école.

Un autre, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a dit avoir « vu des assaillants qui dispersaient des mines » pour ralentir l’intervention des secours et des forces de l’ordre, et ces dernières les désamorcer.

Afghanistan: un centre de formation de sages-femmes attaqué / © PAJHWOK/AFP / —

– Mortalité maternelle élevée –

La formation de sages-femmes est une nécessité absolue dans le pays : l’UNICEF estime qu’à peine 45% des femmes afghanes bénéficient d’une assistance médicale durant leur accouchement. La majorité accouchent seules, à distance de plusieurs heures souvent du premier dispensaire ou centre hospitalier.

Après une nette amélioration dans les dix années qui ont suivi l’intervention américaine fin 2001 pour chasser les talibans du pouvoir, le taux de mortalité maternelle s’est de nouveau détérioré, faute de personnels qualifiés et de structures de soins dans les régions les plus reculées ou en proie à l’insécurité, estime l’USAid, l’agence de développement des Etats-Unis, l’un des principaux donateurs.

Ce taux s’établissait officiellement à 396 décès pour 100.000 naissances en 2015 (contre plus de 1.600 estimés en 2002). Mais ces chiffres sont contestés par les observateurs sur le terrain qui font valoir que beaucoup de régions sont hors de portées des études de l’Unicef ou du gouvernement afghan.

Jalalabad, capitale régionale de l’Est, et la province du Nangarhar dans son ensemble sont parmi les régions les plus conservatrices, et fréquemment le théâtre d’attentats perpétrés par les talibans ou l’EI.

Le dernier en date remontait au 11 juillet, contre un bâtiment du département de l’éducation. L’opération, non revendiquée, avait fait onze morts.

La veille, une attaque suicide de l’EI contre un convoi des services de renseignements afghans avait fait douze morts, essentiellement des civils pris dans l’incendie d’une station service déclenché par l’explosion.

La pression exercée depuis l’hiver par les forces afghanes appuyées par l’armée américaine a permis récemment de déloger l’EI des districts qu’il contrôlait depuis deux ans, mais sa présence est loin d’avoir été éliminée dans la région.

Romandie.com avec(©AFP / 28 juillet 2018 17h02)

Royaume-Uni: l’école d’art de Glasgow, bâtiment emblématique, ravagée par un incendie

juin 16, 2018

Des pompiers au travail pour éteindre l’incendie de la prestigieuse école d’art de Glasgow en Ecosse, le 16 juin 2018 / © AFP / Andy Buchanan

La prestigieuse école d’art de Glasgow en Ecosse, installée dans un bâtiment historique qui est un chef d’oeuvre de l’architecte Charles Rennie Mackintosh, a été ravagée par les flammes dans la nuit de vendredi à samedi, quatre ans après avoir été déjà victime d’un incendie.

Le feu n’a fait aucun blessé et a mobilisé plus de 120 hommes, ont indiqué les pompiers, alertés vers 23H20 vendredi (22h20 GMT) et qui venaient samedi matin à bout de l’incendie.

« Le feu s’est répandu très rapidement » et « le bâtiment principal est gravement endommagé », a commenté sur place le chef adjoint des pompiers, Peter Heath. Ses équipes ont dû fournir un « énorme effort dans des conditions extrêmement difficiles », a-t-il souligné. L’école se trouve dans le centre de Glasgow qui était très fréquenté vendredi soir. Des riverains ont dû être évacués.

Le bâtiment touché a été conçu il y a plus d’un siècle par l’architecte écossais Charles Rennie Mackintosh (1868-1928), l’un des principaux représentants de l’Art Nouveau, célèbre pour son goût pour les bâtiments aux lignes épurées et les meubles à angles droits. Surnommé le « Mack », c’est l’un des bâtiments les plus connus de Glasgow.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a confié sur Twitter avoir le « coeur brisé ». « C’est une triste matinée pour Glasgow », a-t-elle ajouté un peu plus tard, se disant toutefois « soulagée » qu’il n’y ait pas eu de victimes et « pleine d’admiration » pour les pompiers.

« Mais il est difficile de trouver des mots pour transmettre le sentiment de dévastation totale ressenti ici et partout dans le monde pour l’emblématique bâtiment Mackintosh @GSofA », a-t-elle poursuivi.

Des pompiers travaillent à éteindre l’incendie de l’école d’art de Glasgow en Ecosse, le 16 juin 2018 / © AFP / ANDY BUCHANAN

– Sentiment de perte –

« Nous avons un très fort attachement émotionnel » à ce bâtiment, a déclaré le chef adjoint des pompiers, évoquant « un sentiment de perte », chez les pompiers, mais aussi chez les habitants de Glasgow.

L’école avait déjà été endommagée par les flammes il y a 4 ans. A l’époque, le président de la Société royale des architectes britanniques (RIAS), Iain Connelly, avait qualifié le bâtiment de « trésor international qui reflète le génie d’un de nos plus grands architectes ». Sa valeur « va bien au-delà de Glasgow ou même de l’Écosse », avait-il souligné, « c’est une oeuvre de patrimoine architectural de renommée mondiale et son influence sur l’architecture du 20ème siècle est incommensurable ».

Le « Mack » était en cours de rénovation depuis le dernier incendie survenu en 2014, un projet qui aurait coûté entre 20 et 35 millions de livres (entre 23 et 40 millions d’euros). Le bâtiment est le « plus important architecturalement à Glasgow », « nous ne pouvons pas le perdre », s’est désolé sur Twitter un député local, Paul Sweeney, « dévasté » par la nouvelle de l’incendie.

« Le mieux que nous puissions espérer est un maintien de la structure de la façade et une reconstruction complète de l’intérieur », a-t-il ajouté, constatant l’étendue des dégâts.

GB : incendie à la Glasgow School of Arts / © AFP / -, Mark McLaughlin

L’incendie de 2014, provoqué par un projecteur, avait détruit la bibliothèque du bâtiment, reconnue comme l’un des plus beaux exemples d’Art Nouveau au monde.

Cette fois-ci, l’incendie a été encore plus dévastateur et s’est étendu à des bâtiments voisins, dont une boîte de nuit.

La Glasgow school of arts, une des plus anciennes institutions britanniques dédiées à l’art et au design, a été fondée en 1845 et a formé des artistes contemporains majeurs. Trois de ses anciens élèves ont récemment remporté le prix Turner: Simon Starling en 2005, Richard Wright en 2009 et Martin Boyce en 2011.

Son bâtiment emblématique a été construit entre 1897 et 1909.

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2018 11h48)

Allemagne: un adolescent de 14 ans tué dans une école

janvier 23, 2018

Berlin – La police allemande a annoncé l’interpellation d’un adolescent de 15 ans soupçonné d’avoir tué mardi un autre garçon de 14 ans dans l’école qu’ils fréquentaient tous les deux, pour un motif encore non éclairci.

Les faits se sont déroulés vers 08H00 (07H00 GMT) dans un collège de la ville de Lünen, dans l’ouest du pays, appelé Käthe-Kollwitz-Gesamtschule et comptant un millier d’élèves.

Aucun détail n’a été immédiatement fourni par les autorités sur les causes exactes de la mort de la victime de 14 ans, ni sur les motifs ayant conduit à ce décès.

« Nous ne sommes pas en mesure de donner d’informations sur les blessures ayant causé le décès », a indiqué la police, « l’enquête suit son cours ». Une seule chose est acquise: la victime et le suspect qui a été arrêté fréquentaient tous deux le collège.

Selon les médias allemands, la victime et l’auteur présumé sont de nationalité allemande, le second ayant aussi un passeport kazakh.

Le garçon de 14 ans a été tué d’un coup de couteau à la gorge et sous les yeux de sa mère, affirme le quotidien Bild sur son site internet. La victime était revenue récemment dans cet établissement après avoir été scolarisée un temps dans un autre collège, selon certains médias allemands.

L’auteur présumé des faits a été pour sa part interpellé sans résistance peu après l’agression après avoir été repéré dans la rue par un hélicoptère de la police lancé à sa poursuite, indique Bild.

Le ministre de l’Intérieur de l’Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, où s’est produit le meurtre, Herbert Reul, s’est dit « choqué » par les faits.

Une minute de silence se tiendra mercredi midi dans le collège de Lünen et à la mairie en mémoire de la victime.

Romandie.com avec(©AFP / 23 janvier 2018 14h35)                   

École: les compétences en lecture déclinent en France et aux Pays-Bas(étude)

décembre 5, 2017

Paris – Les compétences en lecture et compréhension des petits écoliers français et néerlandais sont en baisse par rapport au début des années 2000, a révélé mardi l’étude internationale Pirls réalisée tous les cinq ans depuis 2001 dans 50 pays.

La France et les Pays-Bas sont les deux seuls pays à afficher un déclin de leurs scores depuis 2001. Avec un score respectivement de 545 et de 511 points, les Pays-Bas et la France se maintiennent cependant au-dessus de la barre des 500 points, fixée en 2001 comme étant alors la moyenne des performances des pays participant à l’enquête.

 « Ces résultats sont insatisfaisants et préoccupants », a réagi le ministre français de l’Education Jean-Michel Blanquer lors d’une conférence de presse, jugeant qu’ils n’étaient « pas dignes de (notre) pays ».

Pour faire remonter le niveau des petits Français, il a annoncé vouloir mettre en place une dictée quotienne, étendre les évaluations des élèves ou encore promouvoir les manuels de lecture jugés les plus efficaces.

Dans l’étude Pirls 2016, 34 pays (sur 50) obtiennent un score supérieur à 500.

La Russie, Singapour, Hong Kong, l’Irlande et la Finlande sont, dans cet ordre, les plus performants dans ce domaine, tandis que le Maroc, l’Egypte et l’Afrique du Sud ferment la marche.

En Belgique, la Flandre obtient 525 points, la Wallonie 497 points.

L’étude Pirls a testé 320.000 écoliers âgés entre 9 et 10 ans, ayant suivi quatre années de scolarité obligatoire, sur leurs capacités à comprendre des textes littéraires ou purement informatifs.

L’enquête Pirls questionne aussi parents et professeurs et fournit une grande quantité de données sur les enseignants, les établissements scolaires, les conditions d’apprentissage de la lecture à la maison etc.

Comme une autre étude internationale, qui sonde, elle, les compétences et connaissances en mathématiques et sciences des enfants du même âge (Timss), Pirls est conduite par l’IEA, une association internationale à but non lucratif, indépendante des Etats et dont les membres sont des organismes de recherche universitaires ou gouvernementaux.

Pisa, l’étude internationale la plus connue sur les compétences des élèves et les systèmes éducatifs, est, elle, réalisée tous les cinq ans auprès d’un demi-million d’élèves de 15 ans dans quelque 70 pays.

Comme les éditions précédentes, l’étude Pisa publiée fin 2016 montrait que la France se situait dans la moyenne des pays comparables en termes de compétences mais notait, une fois de plus, le poids de l’origine sociale des élèves dans leur destin scolaire, bien plus que dans une grande partie des pays évalués.

Romandie.com avec(©AFP / 05 décembre 2017 15h07)