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Les Monts Nouba en quête d’une école digne de leur diversité

octobre 20, 2021

REPORTAGE. Une réforme des programmes scolaires est en cours dans cette région du Soudan en majorité contrôlée par les rebelles. Ce processus a échoué au niveau national.

Les habitants de ce territoire marginalise ont cesse, il y a 26 ans, de suivre le programme scolaire de Khartoum, largement centre sur l'enseignement de l'islam.
Les habitants de ce territoire marginalisé ont cessé, il y a 26 ans, de suivre le programme scolaire de Khartoum, largement centré sur l’enseignement de l’islam.© YASUYOSHI CHIBA / AFP

De son cartable, elle sort des balles à jongler en tissu multicolore. Puis, des images plastifiées représentant des arbres fruitiers ou bien des formes abstraites. Amjuma Abdu Mekki dite « Chamu » a alterné, durant deux mois, apprentissage des lettres et des chiffres et utilisation de ce matériel ludique. « L’idée, c’est de garder le cerveau des enfants actif », résume la future enseignante. Cette Soudanaise de 24 ans refuse de s’en tenir à la posture de professeure distillant son savoir aux élèves. Elle souhaite, au contraire, inciter ces derniers à développer leur propre capacité de réflexion. Et par la même occasion, un véritable intérêt pour l’école.

Visage rayonnant et rire facile, Chamu se tient debout derrière un pupitre composé de quelques branches surélevées. Face à elle, deux rangées de minces troncs d’arbre font office de bancs. C’est dans cet abri en bois qu’elle était censée effectuer son stage. Bien souvent, en réalité, les cours se sont déroulés en plein air, faute de place. Car plus de soixante-dix enfants âgés de 3 à 6 ans se sont, certains jours, massés pour assister à ses leçons. « Depuis que la session est terminée, les parents viennent me chercher chez moi pour me demander de continuer ! »

Amjuma Abdu Mekki dite « Chamu » utilise du matériel pédagogique ludique afin de susciter l’intérêt de ses élèves.© Razan Badr

Cette aînée d’une fratrie de douze enfants a passé son bac et suivi la moitié de sa formation de professeure des écoles en Ouganda. Elle est ensuite revenue fin mai à Kujur, son village natal, perché sur une colline des Monts Nouba. Cette région montagneuse du sud du Soudan est contrôlée à près des trois quarts par les rebelles du SPLM-N (Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord). Comme onze autres jeunes, Chamu retournera à la fac en novembre, cette fois à quelques kilomètres du domicile familial, pendant un an et demi, avant d’être diplômée. Au total, vingt-cinq Noubas participent au projet mis en place par To Move Mountains, une organisation chrétienne créée par Ryan Boyette. Américain, il a lui-même vécu 15 ans dans cette zone, bombardée par l’ex-dictateur Omar el-Béchir entre 2011 et 2016. 

Un programme empreint d’islam

Les habitants de ce territoire marginalisé ont cessé, il y a 26 ans, de suivre le programme scolaire de Khartoum, largement centré sur l’enseignement de l’islam. Les petits Noubas ont alors étudié les programmes kenyan et ougandais, puis sud-soudanais. Sous l’impulsion de Ryan Boyette, enseignants, étudiants, parents d’élèves et autres organisations de jeunes et de femmes tentent désormais d’établir, avec l’aide d’experts étrangers, un programme scolaire propre à cette région.

« Un enfant, peu importe d’où il vient, devrait retrouver, dans ses manuels scolaires, des noms et un environnement issus de sa région mais aussi des autres endroits du Soudan », résume Koko Jagdoul, le secrétaire à l’éducation des Monts Nouba – le SPLM-N a instauré son propre gouvernement. Il fait référence au manque de représentativité dans le programme en vigueur dans le reste du pays. Et espère qu’une fois la paix signée, la méthode appliquée aux sept enclaves gérées par les rebelles sera généralisée.

Un tel processus a bien été amorcé par le gouvernement de transition qui a succédé à Omar el-Béchir en 2019. Mais son principal acteur, Omar el-Garrai, détenteur d’un doctorat en programmes scolaires, a démissionné en janvier dernier. Et ce, après s’être heurté à l’opposition des islamistes. « Dans la première classe [qui correspond au CP], les enfants doivent apprendre par cœur trente chapitres du Coran. J’ai estimé que cinq suffisaient. Certains chefs religieux ont alors déclaré que je m’opposais à l’islam et au Coran », rapporte-t-il. C’est la fresque La création d’Adam du peintre de la Renaissance Michel-Ange qui, imprimée dans un livre d’Histoire, a acté le retour à l’ancien programme, au motif que l’islam interdit toute représentation de Dieu.

Des éléments culturels locaux

La diversité, prônée dans les Monts Nouba, faisait aussi partie du projet d’Omar el-Garrai. « Nous l’avions établi avec des professeurs originaires des villes d’El Geneina, de Port-Soudan… Dans les manuels, nous avions inclus des histoires et des noms de ces régions », explique-t-il. En plus du tronc commun, des éléments culturels propres à chaque zone devaient être intégrés par des comités locaux. Ce programme avorté prévoyait en outre des cours de religion séparés, à destination à la fois des musulmans et de la minorité chrétienne. Mais la priorité consistait à rétablir la vérité scientifique quand, encore aujourd’hui, « les professeurs soudanais apprennent aux élèves de huit ans que le phénomène du jour et de la nuit est dû à la volonté de Dieu », déplore le réformateur résigné.

L’aspect confessionnel reste, en revanche, à définir dans le futur enseignement nouba. Ce qui est certain, insiste Ryan Boyette, c’est que « le programme ne sera pas basé sur la religion ». Difficile, dans le même temps, de l’exclure des salles de classe « dans une société comme le Soudan », précise le secrétaire à l’éducation. Il estime par contre fondamental de traquer le moindre contenu incitant à la haine des autres cultes. Une volonté qui prend tout son sens dans les Monts Noubas où chrétiens, musulmans, animistes et même athées cohabitent pacifiquement. Le chef du SPLM-N, Abdelaziz Al-Hilu, conditionne d’ailleurs la signature de la paix à l’adoption du principe de laïcité par le gouvernement soudanais.

Des enfants baby-sitters

Outre ces questions, les futurs professeurs de cette région ont rencontré, durant leur stage, des problèmes linguistiques. « On nous avait demandé d’enseigner directement en anglais mais les enfants ne comprenaient pas. Je traduisais donc systématiquement en otoro », raconte Michael William, l’un des étudiants revenus d’Ouganda. Plus de cinquante langues, tel l’otoro, sont en effet parlées dans les Monts Nouba. Depuis Khartoum, le réformateur Omar el-Garrai avait, lui, prévu de dispenser les cours dans la langue maternelle des élèves jusqu’à la troisième classe, qui correspond environ au CE2.

Les participants du projet To Move Mountains évoquent enfin le défi des « enfants baby-sitters ». C’est-à-dire que certains de leurs élèves, pour la plupart âgés de moins de 6 ans, arrivaient avec leurs petits frères et sœurs confiés par leurs parents, occupés, eux, par les travaux agricoles. Chamu, la native de Kujur, envisage par conséquent de scinder sa future classe en deux afin de permettre à ces enfants de poursuivre leur scolarité, sans perturber celle des autres. Un compromis qui lui paraît essentiel dans une région où moins de trois jeunes âgés de 6 à 10 ans sur dix sont scolarisés.

Avec Le point par Augustine Passilly, envoyée spéciale dans les Monts Nouba (Soudan)Publié le 20/10/2021 à 16h00

RDC-Evaluation de la gratuité de l’enseignement : Félix Tshisekedi pour la création d’une task force interministérielle

octobre 5, 2021

Près de deux millions d’élèves nouvellement inscrits vont intégrer, cette année scolaire, à la faveur du Programme de la gratuité de l’enseignement de base, le système éducatif national afin de bénéficier de ses avantages.

Des élèves à l’entrée des salles de classe

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi-Tshilombo, a fait de l’éducation l’une des priorités de sa mandature à la tête du pays. Il a réitéré cet engagement, lors de la vingt-deuxième réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée le 1er octobre, par visioconférence, à partir de la Cité de l’Union africaine. Dans sa communication au Conseil, le chef de l’État s’est réjoui de l’effectivité de la gratuité de l’école et de la valorisation de la formation professionnelle telle que reflétée par l’augmentation des effectifs des nouveaux inscrits attendus dans les établissements scolaires cette année. « Ce constat positif met en exergue les efforts réalisés par le gouvernement, d’une part, et la maturation de l’appropriation du programme de la gratuité par la population, particulièrement les parents, d’autre part », peut-on lire dans le compte-rendu du Conseil lu à la télévision nationale et relayant les propos du président de la République à ce sujet. 

Cette rentrée scolaire intervient, une fois de plus, sous la menace de la pandémie à covid-19, a fait observer Félix Tshisekedi qui a, par ailleurs, insisté sur l’impératif d’instruire les chefs d’Établissement à mettre en place des dispositifs pratiques pour le respect des gestes-barrières.

Dans sa quête pour relever le défi de l’éducation en République démocratique du Congo, le chef de l’État a rappelé, à l’intention des membres du gouvernement, les objectifs majeurs qu’il poursuit dans ce secteur. Il s’agit, précisément, de zéro paiement par enfant congolais, d’amélioration des infrastructures adéquates ainsi que des conditions de travail et de traitement des enseignants pour un rendement scolaire optimal et qualitatif.

Plusieurs recommandations et suggestions ont été faites au ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) afin d’optimiser le programme de gratuité de l‘enseignement de base. Séance tenante, le président de la République l’a instruit de renforcer la collaboration avec son administration pour améliorer le partage d’information et la gestion des bases des données. Concernant les fictifs (enseignants, écoles, etc.), des orientations claires ont été données au ministre de l’EPST pour leur extirpation, laquelle passe notamment par l’introduction des concepts de mesure des résultats, mais aussi par le développement d’une culture de pilotage, de transparence et de redevabilité.

Au Premier ministre, Sama Lukonde, par contre, il lui a été recommandé une série d’actes à poser pour le bien de l’éducation, apprend-on du compte-rendu. Il lui a été demandé, entre autres, de prendre des dispositions nécessaires pour la rentrée scolaire sur toute l’étendue de la République, avec les mesures exceptionnelles pour les provinces sous état de siège, et spécialement, sur la scolarité des enfants hébergés dans les orphelinats en âge de scolarité pour qu’ils bénéficient de l’égalité des chances en matière d’éducation.

En plus de cela, il a été recommandé au Premier ministre de créer une taskforce interministérielle, notamment entre les ministères du Budget, des Finances et de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, en collaboration avec son cabinet, en vue d’effectuer un suivi et une évaluation efficace du programme de la gratuité.

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

Afghanistan: Une explosion devant une école pour filles fait au moins 30 morts à Kaboul

mai 8, 2021
Une explosion devant une ecole pour filles fait au moins 30 morts a Kaboul
Une explosion devant une école pour filles fait au moins 30 morts à Kaboul© AFP/ZAKERIA HASHIMI

Une explosion devant une école pour filles samedi à Kaboul a fait au moins 30 morts et une cinquantaine de blessés, dont des élèves, au moment où le ramadan touche à sa fin et où les forces étrangères accélèrent leur retrait d’Afghanistan, laissant derrière elles un pays déchiré par 20 ans de conflit.

« Plus de 30 étudiants et autres compatriotes ont été tués et plus de 50 blessés. Le bilan s’alourdit », a déclaré à la presse Tareq Arian, le porte-parole du ministère de l’Intérieur.

L’explosion s’est produite dans le quartier hazara de Dasht-e-Barchi, dans l’ouest de la capitale afghane, au moment où ses habitants faisaient leurs courses à l’approche de la fête musulmane de l’Aïd el-Fitr qui va marquer la semaine prochaine la fin du mois de jeûne du ramadan.

« J’ai vu des corps ensanglantés dans une nuée de fumée et de poussière, tandis que certains des blessés criaient et souffraient », a déclaré à l’AFP Reza, qui a échappé à l’explosion.

« J’ai vu une femme chercher entre les corps en appelant sa fille », a-t-elle ajouté. « A ce moment-là, elle a trouvé un sac de sa fille ensanglanté et elle s’est effondrée ».

Reza a ajouté que la plupart des victimes étaient des adolescentes qui venaient de quitter leur école dans ce quartier majoritairement peuplé par des chiites hazaras, souvent pris pour cible par les groupes islamistes sunnites.

L’attentat n’a pas été revendiqué, mais le président afghan Ashraf Ghani a accusé les talibans d’en être les responsables.

« Abominable »

« Ce groupe de sauvages n’a pas la capacité d’affronter les forces de sécurité sur le champ de bataille, alors il s’attaque à la place de façon barbare à des bâtiments publics et aux écoles de filles », a-t-il dénoncé dans un communiqué.

L’ambassadeur américain par intérim dans la capitale afghane, Ross Wilson, a qualifié l’attentat, d' »abominable » et d' »attaque impardonnable contre les enfants et l’avenir de l’Afghanistan ».

De même, la mission de l’UE en Afghanistan a fustigé sur Twitter une attaque « contre des jeunes gens déterminés à améliorer le sort de leur pays ».

Le ministre des Affaires étrangères du Pakistan, un pays accusé de soutenir les talibans, a quant à lui dénoncé une attaque « condamnable ».

La mission d’assistance des Etats-Unis en Afghanistan (UNAMA) a exprimé son « profond dégoût » après l’explosion.

Une enquête pour « attaque terroriste » a été ouverte, a déclaré à l’AFP le porte-parole adjoint du ministère de l’Intérieur Hamid Roshan.

Les négociations piétinent

« Les gens sur place sont furieux et s’en sont pris aux ambulanciers », a déploré de son côté le porte-parole du ministère de la Santé, Dastagir Nazari.

Dans ce même quartier de Dasht-e-Barchi, en mai 2020, un groupe d’hommes armés avaient attaqué en plein jour une maternité soutenue par Médecins Sans Frontières tuant 25 personnes, dont 16 mères et des nouveaux-nés. MSF avait décidé par la suite de quitter ce projet.

Cet attentat particulièrement affreux n’a jamais été revendiqué, mais le président Ashraf Ghani avait accusé les talibans et le groupe Etat islamique.

Le 24 octobre, un homme s’était fait sauter dans un centre de cours particuliers dans le même quartier, provoquant la mort de 18 personnes dont des étudiants. Cet attentat n’avait pas non plus été revendiqué.

L’explosion de samedi intervient après que les Etats-Unis et les Européens ont appelé la veille à une reprise « immédiate » et « sans conditions préalables » des négociations en Afghanistan, accusant les talibans de faire régner la violence pendant le retrait des forces étrangères et de bloquer le processus de paix.

Les négociations directes inédites entre le gouvernement de Kaboul et les talibans ont débuté en septembre au Qatar mais elles piétinent. Une conférence spéciale était prévue pour fin avril en Turquie pour les relancer, mais elle a dû être reportée sine die en raison du refus de participer des talibans pour protester contre le retard du retrait américain, initialement fixé au 1er mai par l’ex-président Donald Trump.

Depuis le début du départ des forces étrangères, d’intenses affrontements sont en cours, notamment dans la province méridionale du Helmand. Des avions américains ont aidé à repousser une offensive majeure des talibans, qui a conduit des milliers d’Afghans à fuir leur domicile pour échapper aux violences, dans la région de Lashkar Gah.

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: Une 4e école ferme ses portes en raison des variants en Mauricie

avril 12, 2021

L’École secondaire des Chutes, à Shawinigan, sera fermée jusqu’au 22 avril en raison de la présence de deux cas de variants. Les élèves devront donc suivre tous leurs cours en ligne.

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© /iStock Archives

Environ 750 élèves fréquentent cet établissement, selon le site Internet du Centre de services scolaire de l’Énergie.

«Nous savons maintenant que 2 cas positifs du COVID reliés à un variant ont été identifiés à notre école», a indiqué dimanche la direction de l’école sur sa page Facebook. Il s’agit d’un élève et d’un membre du personnel.

Comme il y a présence d’un variant, 40 élèves et 14 membres du personnel, majoritairement des enseignants, sont donc en isolement préventif.

160 périodes d’enseignement et de surveillance auraient été à combler en l’absence d’autant d’employés. La direction n’a donc eu d’autre choix que de suspendre l’enseignement en présentiel.

Les élèves peuvent aller récupérer leurs effets personnels lundi, à l’exception de ceux qui se trouvent dans les groupes visés par les cas et qui seront contactés par la direction à ce sujet.

Trois autres écoles du Centre de services scolaire de l’Énergie sont déjà fermées en raison du grand nombre de personnes en retrait préventif, ce qui nuit au fonctionnement des établissements scolaires.

Il s’agit de l’École secondaire Paul-Le Jeune et de l’École primaire La Providence, toutes deux situées à Saint-Tite, ainsi que de l’École du Rocher à Shawinigan où les élèves font l’école à distance.

Au Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy, neuf classes sont fermées dans six écoles différentes.

Par  CBC/Radio-Canada avec des informations de Jacob Côté

France/Écoles fermées : Macron participe à un cours d’histoire avec des collégiens en visioconférence

avril 6, 2021

Emmanuel Macron s’est invité à un cours d’histoire en échangeant mardi après-midi avec des collégiens en visioconférence, à qui il a assuré qu’il ne devrait pas y avoir «de nouveau confinement d’ici la fin de l’année scolaire».

«Je voulais vous remercier de vous adapter à la situation actuelle, je sais que ce n’est pas évident», a déclaré le chef de l’État au début de son échange avec 18 élèves d’une classe de 3ème du collège Itard à Oraison (Alpes-de-Haute-Provence).

Au premier jour de la généralisation de l’enseignement à distance après la fermeture des écoles à cause du Covid-19, il est intervenu durant un cours d’histoire-géographie consacré au général de Gaulle pendant la Seconde guerre mondiale. Au début, les élèves n’ont pas voulu activer leur caméra, restant en écran noir, à l’exception de deux d’entre eux. À la question d’un collégien lui demandant s’il y aurait «un autre confinement avant la fin de l’année?», Emmanuel Macron a répondu: «on va tout faire pour éviter ça. Je dis souvent que le maître du temps c’est le virus, mais je tiens beaucoup à ce que l’école reste ouverte au maximum».

Le brevet maintenu

À l’issue des semaines de fermeture des écoles, «on pense qu’on aura bien freiné le virus un peu partout et on aura accéléré la vaccination. Cela nous permettra d’être dans une situation plus confortable» et de «prendre le virus en tenaille entre les mesures de freinage et la vaccination». «Et donc je pense que, jusqu’à la fin de l’année scolaire, il ne devrait pas y avoir un nouveau confinement». «Est-ce que le brevet sera annulé?», lui a demandé un élève. «Non, on y tient tous. L’année dernière, il n’avait pas été annulé non plus», a-t-il répondu.

Le chef de l’Etat a remercié «les enseignants, les élèves et leur famille» car l’enseignement à distance «est un travail d’adaptation». «Ce matin, il y a eu quelques difficultés: des incidents ont eu lieu, peut-être des actes de malveillance», a-t-il ajouté, en faisant référence aux bugs liés à la forte affluence d’élèves connectés en même temps et à d’éventuelles attaques informatiques. Il s’est connecté par le biais de la plateforme «Ma classe à la maison», mise en place par le Centre national d’enseignement à distance (Cned).

L’enseignement à distance a été généralisé pour cette semaine depuis la fermeture des établissements scolaires, vendredi soir, et jusqu’aux vacances de printemps unifiées à partir du 12 avril. La rentrée est fixée au 26 avril en présentiel dans les écoles, et en distanciel une semaine supplémentaire dans les collèges et lycées.

Par Le Figaro avec AFP

Coopération-Congo: l’Unesco entend accompagner l’École de peinture de Poto-Poto

octobre 15, 2020

La directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, a annoncé lors de sa visite au sein de l’Ecole de peinture de Poto-Poto, le 14 octobre, que l’organisation onusienne va continuer de soutenir cet établissement pictural.

Photo 1 : le président des peintres de Poto-Poto donnant l’explication des toiles à la DG de l’Unesco lors de la visite guidée (crédit photo/ADIAC)

Reçue à son arrivée par le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, qui avait à ses côtés le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua, et l’ambassadeur du Congo à l’Unesco, Henri Ossebi, la directrice générale de l’Unesco a bénéficié d’une visite guidée de la cour de l’école, en passant par le hall puis l’intérieur du bâtiment à l’architecture coloniale, décoré par les peintres de cette prestigieuse école, placés sous la présidence de Sylvestre Bongouandza.

Prenant la parole pour son mot de remerciement, le ministre de la Culture et des Arts a dit avec des mots justes à la directrice générale de l’Unesco que sa venue à Brazzaville pendant que l’humanité est confrontée à la pandémie du coronavirus est l’expression de sa volonté à accompagner le Congo à relever ses nombreux défis culturels.

Il a profité de l’occasion pour soulever un aspect qui tient à cœur les culturels des deux Congo. « Je saisi cette occasion solennelle pour vous rappeler que le dossier d’inscription de la rumba congolaise sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel a été déposé à l’Unesco le 26 mars de cette année. Ce dossier est porté par la République du Congo (RC) et la République démocratique du Congo (RDC), ceci grâce à vos équipes, grâce au bureau de Brazzaville (RC), grâce au bureau régional de l’Unesco qui se trouve à Yaoundé (Cameroun). Nous sommes poussés par l’obligation de léguer à l’humanité la rumba congolaise, mais nous comptons sur vous, sur le comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel. Nous sommes sûrs que la rumba qui est dans notre ADN sera inscrite sur cette liste », a déclaré Dieudonné Moyongo.

Dans son mot de circonstance, la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, a tenu d’abord à rendre un hommage mérité à tous les pionniers qui ont donné une âme et une renommée mondiale à l’École de peinture de Poto-Poto. « Je voyage beaucoup grâce à l’Unesco et partout dans le monde on connait l’École de peinture de Poto-Poto. On la voit du Mont Marthe à Paris, on la voit à l’Unesco, on la voit à travers le monde, et cette expression, cette vision du monde qui vous ait si particulière, vous l’offrez à travers vos peintures, à travers vos créations artistiques », s’est-elle adressée aux peintres de cette célèbre école.

Audrey Azoulay, a reconnu tout de même que la période actuelle est particulièrement sévère avec la pandémie de Covid-19. Cependant, elle pense que s’il faut reconstruire un futur qui ait du sens, le besoin des artistes, leur vision s’impose. « On a besoin des jeunes, de former des jeunes artistes qui veulent s’exprimer, et donner leur les moyens de s’exprimer à travers les arts, et à travers la culture. C’est ce que fait cette école, c’est aussi ce que l’Unesco avait reconnu il y a 15 ans, à travers mes prédécesseurs. C’est ce que je suis venue aussi saluer aujourd’hui. Je vais vous dire que l’Unesco va continuer de soutenir l’École de peinture de Poto-Poto. Et nous allons voir très concrètement comment le faire pour continuer à vous accompagner. »

Répondant au ministre de la Culture et des arts sur le dossier de l’inscription de la rumba à la liste représentative du patrimoine culturelle immatérielle, la directrice générale de l’Unesco a souhaité elle aussi que ce dossier puisse aboutir parce que très symboliquement, ce serait une reconnaissance pour toute cette création aussi musicale. « Je suis très sensible aussi du fait que cette candidature soit portée des deux côtés du fleuve. C’est un très beau symbole, elle pourra d’ailleurs même aller au-delà, parce que la présence de la rumba se trouve dans bien d’autres pays », a-t-elle déclaré.

Enfin, félicitant les artistes, Audrey Azoulay a lancé un mouvement de soutien aux artistes à travers le monde pour attirer l’attention des pouvoirs publics, celle des sociétés sur le secteur de la culture, de la création. Les artistes, reconnait-elle, ont beaucoup souffert de la pandémie actuelle, dont les revenus ont très fortement chuté. Il faut soutenir la culture, l’éducation, car elles sont les bases d’une société solide pour demain, a-t-elle indiqué.

Notons que l’Ecole de peinture de Poto-Poto a été créée en 1951 par le Français Pierre Lods. Elle totalisera ses soixante-dix ans en 2021.

Avec Adiac-Congo par Bruno Okokana

Retour attendu de tous les enfants à l’école et au collège ce lundi en France

juin 21, 2020

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a encouragé les parents à avoir confiance dans l’institution de l’Éducation nationale.

 

Après six semaines d’école en dents de scie et plus de trois mois de classe à la maison pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, écoliers et collégiens vont retourner lundi 22 juin en cours, grâce à un protocole sanitaire allégé.

«Notre but c’est qu’il y ait le plus d’élèves possible qui reviennent», a expliqué jeudi le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, quelques jour après l’annonce par Emmanuel Macron que les crèches, écoles et collèges rouvriraient pour tous, de manière obligatoire et selon les règles de présence normales, à compter du 22 juin.

Cela pourra se faire grâce à un protocole sanitaire assoupli : il n’y aura plus de règles de distanciation physique en maternelle. En élémentaire, une distance d’un mètre entre les élèves ne sera finalement que recommandée, et au collège, quand cette distance ne sera pas possible, les élèves devront porter un masque. Une certaine souplesse est donc tolérée pour permettre à tous les élèves de revenir. Cela n’empêchera pas des «difficultés d’accueil dans certains endroits», regrettent plusieurs syndicats.

«J’appelle vraiment tous les parents à avoir confiance dans l’institution de l’Éducation nationale. Tout est fait pour que leurs enfants soient accueillis en sécurité», a souligné Sibeth Ndiaye dans l’émission Dimanche en politique sur France 3. «J’entends souvent dire que deux semaines, c’est pas grave, mais moi je crois très profondément que le fait, avant la rentrée de septembre, d’avoirà nouveau un contact ‘normal’ avec son enseignant et quelque chose de très important», a insisté la porte-parole du gouvernement.

«Il n’y a aucune raison qu’un enfant soit refusé à l’entrée d’une école, ce que je note malgré tout, c’est qu’il y a eu parfois des sur-interprétations du protocole sanitaire (…) parfois c’est antinomique avec le fait qu’il faut continuer à pouvoir transmettre un savoir, en particulier pour des élèves qui sont en difficulté», a insisté Sibeth Ndiaye.

A Toulouse, Joël Couvé, directeur d’une école maternelle et élu au SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, se dit «fatigué, désabusé et en colère». Il pointe des «aberrations» dans l’application du protocole sanitaire : «on nous demande durant la journée que les élèves des différentes classes ne se croisent pas», alors que le soir, «ceux qui resteront au centre de loisirs se retrouveront tous ensemble».

Après plus de trois mois à faire l’école chez eux, de très nombreux parents se disent également «au bout du rouleau». «Il y avait énormément de demandes (pour un retour à une situation normale, ndlr), ils sont très soulagés», confirme une directrice d’école maternelle de Rennes. «J’ai pleuré de joie quand j’ai eu la confirmation par la maîtresse du retour à l’école à temps plein pour mes deux enfants de 5 et 8 ans», avoue Noémie, installée avec sa famille à Nice.

«Deux semaines ça compte»

A Toulouse, Anna, mère d’un adolescent de 13 ans (5e) et de jumelles de sept ans (CE1) n’est pas très rassurée. Ses enfants reprendront lundi la route de l’école «pour des raisons sociales et affectives surtout, pour leur permettre de dire au revoir à leurs enseignants et à leurs camarades».

Selon les derniers chiffres du ministère, 1,8 million d’écoliers – sur un total de 6,7 millions – sont pour le moment retournés à l’école mais rarement à temps complet. Au collège, ils sont 600.000 sur 3,3 millions. «Deux semaines ça compte, deux semaines ce n’est pas rien, que ce soit sur le plan pédagogique et psychologique» pour les élèves, a soutenu cette semaine Jean-Michel Blanquer.

A l’école Jean-Zay de Rennes, Sandra, enseignante en maternelle, se dit «hyper contente» de récupérer tous ses élèves. Depuis le début du confinement, «il y en a quand même cinq sur 26 que je n’ai pas revus». «S’il n’y avait pas eu de retour, ça aurait été dur», juge-t-elle. Pour Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa, «l’idée va être aussi de voir où en sont les élèves, en vrai : durant le confinement, beaucoup, et c’est normal, étaient aidés par les parents», constate-t-il. «Ce qu’on va travailler particulièrement de la grande section au CE2, c’est l’écriture, le graphisme, un point technique qui a souvent été difficile à assurer par les familles lors de la classe à la maison», donne-t-il en exemple.

Fabrizio Perseu, professeur des écoles à Paris, anticipe lui déjà que «ça va être un vrai casse-tête car les élèves vont avoir des niveaux disparates». Pour permettre d’accueillir le plus grand nombre, le nouveau protocole évoque la possibilité «d’organiser la classe à l’air libre».

Du côté des collèges, Philippe Vincent, secrétaire général du SNPDEN, premier syndicat des chefs d’établissement, pense que «tous les collégiens ne seront pas au rendez-vous, en raison de la fin d’année trop proche, de familles parties ou encore d’autres qui craignent le retour des élèves en nombre».

Par Le Figaro avec AFP

Philippines: pas de retour à l’école avant l’arrivée d’un vaccin

juin 8, 2020

 

Des dizaines de milliers d’écoliers philippins ne seront pas autorisés à retourner à l’école tant qu’un vaccin contre le coronavirus ne sera pas disponible, ont annoncé lundi les autorités.

Dans des pays comme la France et la Corée du Sud, où l’épidémie semble maîtrisée, les enfants ont repris le chemin de l’école mais les autorités philippines ont exclu une telle possibilité, estimant que le risque encouru est trop grand. En mai, le président Rodrigo Duterte avait déjà annoncé qu’il n’autoriserait pas le retour à l’école des élèves tant qu’un vaccin contre le coronavirus ne serait pas disponible. «Nous nous conformerons à la directive du président de reporter les cours en présentiel jusqu’à ce qu’un vaccin soit disponible», a déclaré lundi, Leonor Briones, la ministre de l’Education dans un communiqué.

Les établissements scolaires du pays ont été fermés en mars au moment de l’apparition de l’épidémie dans le pays. Plus de 25 millions d’élèves devaient reprendre les cours à la fin août. «Les enseignants feront de l’enseignement à distance via internet ou des émissions de télévision si nécessaire», a ajouté Mme Briones. Des millions de Philippins vivent dans la plus grande précarité et ne possèdent pas d’ordinateur chez eux, ce qui rend l’enseignement à distance difficilement envisageable. «L’enseignant et l’école devront s’adapter … en fonction de la disponibilité des moyens de communication», a précisé la ministre lors d’un point de presse.

L’opinion publique ne semble pas opposée à cette annonce dans un pays où des centaines de cas de contaminations sont recensés tous les jours en dépit des mesures strictes de confinement mises en place. Les enfants ne sont généralement pas autorisés à sortir de chez eux, sauf pour aller chercher des produits de première nécessité ou pour se rendre à leur travail. Même si les chercheurs du monde entier se sont lancés dans une course contre la montre sans précédent pour développer un vaccin, il est encore trop tôt pour savoir quand il sera mis au point et distribué à grande échelle.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus : sous pression, le maire de New York annonce la fermeture des écoles publiques

mars 15, 2020

 

Pressé de toutes parts, le maire de New York a annoncé dimanche qu’il fermait à partir de lundi toutes les écoles publiques de la première ville américaine, fréquentées par quelque 1,1 million d’élèves, pour limiter la propagation du coronavirus.

«J’ai le regret d’annoncer qu’à compter de demain nos écoles publiques seront fermées», a déclaré Bill de Blasio lors d’un point presse. Les écoles rouvriront «au plus tôt le 20 avril», a-t-il ajouté, en n’excluant pas qu’elles puissent rester fermées jusqu’à la fin de l’année scolaire.

Le maire démocrate avait encore répété plus tôt dans la journée qu’il ferait tout pour éviter de fermer les quelque 1.800 écoles publiques, pour éviter de perturber plus encore la capitale financière américaine et de mettre en difficultés tous les parents qui doivent continuer à travailler et de perturber les services de santé qui les emploient.

Par Le Figaro avec AFP

France/Suicide d’une directrice : des parents d’élèves interpellent le ministre

septembre 28, 2019

 

 

 

L’école Méhul de Pantin en Seine-Saint-Denis. MORGANE RUBETTI / LE FIGARO

«Nous vivons l’événement comme un reflet de l’état des écoles de notre secteur et comme un dramatique cri d’alerte sur les conditions de travail des directeurs d’école», écrivent-ils dans une lettre.

Les parents d’élèves d’une école maternelle de Pantin (Seine-Saint-Denis), dont la directrice s’est donné la mort ont adressé vendredi 27 septembre une lettre au ministre de l’Education nationale pour l’interpeller sur «un dramatique cri d’alerte».

Six jours après la découverte du corps de Christine Renon dans le hall de la maternelle Méhul et des nombreuses lettres qu’elle avait pris soin d’envoyer avant sa mort où elle mettait en cause l’Education nationale, les parents d’élèves ont envoyé ce courrier, également adressé au recteur, ainsi qu’à l’inspecteur d’académie et de la circonscription.

«Le geste de Christine Renon est porteur de messages clairs ; nous vous demandons de les entendre et d’en prendre acte, et nous attendons un engagement fort en faveur des écoles de Pantin, des écoles de Seine-Saint-Denis, des écoles des zones sensibles», écrivent-ils dans cette lettre que l’AFP a pu consulter. «En dehors de l’émotion, nous vivons l’événement qui secoue notre école aujourd’hui comme un tragique reflet de l’état des écoles de notre secteur et comme un dramatique cri d’alerte sur les conditions de travail des directeurs d’école», poursuivent-ils.

Comme dans le courrier adressé par la défunte à plusieurs directeurs d’école de Pantin, les parents d’élèves pointent du doigt l’«instabilité d’un interlocuteur essentiel, l’inspecteur de l’Education nationale», un nouveau «en poste à chaque début d’année scolaire». Ils évoquent aussi des problèmes liés aux rythmes scolaires,«une grande instabilité dans les équipes d’animation, des changements de personnel très fréquents, en sous-effectif régulier, souvent peu formé».

Se déclarant «bien décidés à poursuivre les combats de Christine Renon», ils interrogent le ministre : «Quelles solutions pouvez-vous apporter ?», «quelles suites pouvons-nous attendre et dans quels délais ?», «comment les enseignants de l’équipe seront-ils accompagnés et soutenus dans la durée ?».

Pas d’accompagnement

«Samedi, je me suis réveillée épouvantablement fatiguée»: c’est par ces mots que commence la longue lettre envoyée à son inspection par cette enseignante de 58 ans qui exerçait dans le 93 depuis 30 ans.

L’école, qui compte onze classes et accueille 300 enfants, a été fermée lundi. Elle a rouvert mardi avec des modalités d’accueil particulières. Jeudi, plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées dans la cour de l’école Méhul pour rendre hommage à Christine Renon. Quelques heures auparavant, Jean-Michel Blanquer s’était rendu sur les lieux pour rencontrer les personnels de l’école.

Sur Twitter, une ancienne mère d’élève de l’école raconte comment les parents n’ont pas été accompagnés pour gérer le suicide de la directrice. Son récit est à lire en plusieurs messages ci-dessous :

Des appels à une grève en solidarité avec Christine Renon ont été émis pour le jeudi 3 octobre. Ainsi qu’une minute de silence lundi 30 septembre à 14h59, soit 1 minute avant celle que les fonctionnaires devront respecter pour Jacques Chirac dans le cadre de la journée de deuil national.

Par Le Figaro.fr avec AFP