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Afghanistan: attaque contre une école de sages-femmes dans l’est

juillet 28, 2018

Les forces de sécurité arrivant sur le lieu de l’attaque d’une école de sages-femmes à Jalalabad (est de l’Afghanistan), samedi 28 juillet 2018. L’attaque a pris fin après sept heures de suspense et la mort des deux assaillants. / © AFP / STR

Une attaque contre une école de sages-femmes à Jalalabad, dans l’est de l’Afghanistan, s’est achevée samedi après sept heures de suspense et la mort des deux assaillants.

Les 67 étudiantes et l’encadrement du centre ont été libérés sains et saufs mais deux personnes ont été tuées – un garde et un chauffeur – et cinq blessées, a précisé à l’AFP le porte-parole de la police du Nangarhar, Ghulam Sanyee Stanikzai.

L’attaque n’a pas été revendiquée, mais un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a assuré à l’AFP que « l’attaque de Jalalabad n’a rien à voir avec nous », laissant supposer qu’elle était conduite par les extrémistes du groupe Etat islamique (EI).

Le porte-parole du gouverneur provincial, Attaullah Khogyani, a confirmé la fin de l’opération, indiquant que trois membres des forces armées comptent parmi les blessés .

M. Khogyani avait indiqué précédemment que « 57 personnes », soit la plupart de celles présentes dans le bâtiment, avient été « mises en sécurité, mais que « dix personnes manquent à l’appel », à propos desquelles les autorités étaient sans nouvelles.

M. Stanikzai en revanche n’a rien évoqué de tel. Il a affirmé que parmi les « 67 otages, certains étaient parvenus à s’échapper par la porte et d’autres ont sauté par les fenêtres », et que « les autres otages ont été libérés par la police ».

Les premières photos du bâtiment montraient des fenêtres brisées, des tuiles endommagées par les tirs, mais pas de dégâts considérables.

La première explosion a retenti vers 11h30 (07H00 GMT), suivie d’autres détonations et de tirs. « L’attaque a visé notre centre de formation des sages-femmes », a indiqué le porte-parole du département provincial de la santé, Inamullah Miakhil.

Cette école est située dans le centre-ville de Jalalabad, au coeur d’un quartier qui regroupe de nombreux bâtiments administratifs et d’où s’élevait une fumée noire.

« Après la première explosion j’en ai compté trois autres et j’ai vu trois assaillants s’engouffrer dans l’allée » de l’école, a raconté un témoin, Ehsan Niazi, qui se trouvait au département du travail et des affaires sociales voisin de l’école.

Un autre, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a dit avoir « vu des assaillants qui dispersaient des mines » pour ralentir l’intervention des secours et des forces de l’ordre, et ces dernières les désamorcer.

Afghanistan: un centre de formation de sages-femmes attaqué / © PAJHWOK/AFP / —

– Mortalité maternelle élevée –

La formation de sages-femmes est une nécessité absolue dans le pays : l’UNICEF estime qu’à peine 45% des femmes afghanes bénéficient d’une assistance médicale durant leur accouchement. La majorité accouchent seules, à distance de plusieurs heures souvent du premier dispensaire ou centre hospitalier.

Après une nette amélioration dans les dix années qui ont suivi l’intervention américaine fin 2001 pour chasser les talibans du pouvoir, le taux de mortalité maternelle s’est de nouveau détérioré, faute de personnels qualifiés et de structures de soins dans les régions les plus reculées ou en proie à l’insécurité, estime l’USAid, l’agence de développement des Etats-Unis, l’un des principaux donateurs.

Ce taux s’établissait officiellement à 396 décès pour 100.000 naissances en 2015 (contre plus de 1.600 estimés en 2002). Mais ces chiffres sont contestés par les observateurs sur le terrain qui font valoir que beaucoup de régions sont hors de portées des études de l’Unicef ou du gouvernement afghan.

Jalalabad, capitale régionale de l’Est, et la province du Nangarhar dans son ensemble sont parmi les régions les plus conservatrices, et fréquemment le théâtre d’attentats perpétrés par les talibans ou l’EI.

Le dernier en date remontait au 11 juillet, contre un bâtiment du département de l’éducation. L’opération, non revendiquée, avait fait onze morts.

La veille, une attaque suicide de l’EI contre un convoi des services de renseignements afghans avait fait douze morts, essentiellement des civils pris dans l’incendie d’une station service déclenché par l’explosion.

La pression exercée depuis l’hiver par les forces afghanes appuyées par l’armée américaine a permis récemment de déloger l’EI des districts qu’il contrôlait depuis deux ans, mais sa présence est loin d’avoir été éliminée dans la région.

Romandie.com avec(©AFP / 28 juillet 2018 17h02)

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Royaume-Uni: l’école d’art de Glasgow, bâtiment emblématique, ravagée par un incendie

juin 16, 2018

Des pompiers au travail pour éteindre l’incendie de la prestigieuse école d’art de Glasgow en Ecosse, le 16 juin 2018 / © AFP / Andy Buchanan

La prestigieuse école d’art de Glasgow en Ecosse, installée dans un bâtiment historique qui est un chef d’oeuvre de l’architecte Charles Rennie Mackintosh, a été ravagée par les flammes dans la nuit de vendredi à samedi, quatre ans après avoir été déjà victime d’un incendie.

Le feu n’a fait aucun blessé et a mobilisé plus de 120 hommes, ont indiqué les pompiers, alertés vers 23H20 vendredi (22h20 GMT) et qui venaient samedi matin à bout de l’incendie.

« Le feu s’est répandu très rapidement » et « le bâtiment principal est gravement endommagé », a commenté sur place le chef adjoint des pompiers, Peter Heath. Ses équipes ont dû fournir un « énorme effort dans des conditions extrêmement difficiles », a-t-il souligné. L’école se trouve dans le centre de Glasgow qui était très fréquenté vendredi soir. Des riverains ont dû être évacués.

Le bâtiment touché a été conçu il y a plus d’un siècle par l’architecte écossais Charles Rennie Mackintosh (1868-1928), l’un des principaux représentants de l’Art Nouveau, célèbre pour son goût pour les bâtiments aux lignes épurées et les meubles à angles droits. Surnommé le « Mack », c’est l’un des bâtiments les plus connus de Glasgow.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a confié sur Twitter avoir le « coeur brisé ». « C’est une triste matinée pour Glasgow », a-t-elle ajouté un peu plus tard, se disant toutefois « soulagée » qu’il n’y ait pas eu de victimes et « pleine d’admiration » pour les pompiers.

« Mais il est difficile de trouver des mots pour transmettre le sentiment de dévastation totale ressenti ici et partout dans le monde pour l’emblématique bâtiment Mackintosh @GSofA », a-t-elle poursuivi.

Des pompiers travaillent à éteindre l’incendie de l’école d’art de Glasgow en Ecosse, le 16 juin 2018 / © AFP / ANDY BUCHANAN

– Sentiment de perte –

« Nous avons un très fort attachement émotionnel » à ce bâtiment, a déclaré le chef adjoint des pompiers, évoquant « un sentiment de perte », chez les pompiers, mais aussi chez les habitants de Glasgow.

L’école avait déjà été endommagée par les flammes il y a 4 ans. A l’époque, le président de la Société royale des architectes britanniques (RIAS), Iain Connelly, avait qualifié le bâtiment de « trésor international qui reflète le génie d’un de nos plus grands architectes ». Sa valeur « va bien au-delà de Glasgow ou même de l’Écosse », avait-il souligné, « c’est une oeuvre de patrimoine architectural de renommée mondiale et son influence sur l’architecture du 20ème siècle est incommensurable ».

Le « Mack » était en cours de rénovation depuis le dernier incendie survenu en 2014, un projet qui aurait coûté entre 20 et 35 millions de livres (entre 23 et 40 millions d’euros). Le bâtiment est le « plus important architecturalement à Glasgow », « nous ne pouvons pas le perdre », s’est désolé sur Twitter un député local, Paul Sweeney, « dévasté » par la nouvelle de l’incendie.

« Le mieux que nous puissions espérer est un maintien de la structure de la façade et une reconstruction complète de l’intérieur », a-t-il ajouté, constatant l’étendue des dégâts.

GB : incendie à la Glasgow School of Arts / © AFP / -, Mark McLaughlin

L’incendie de 2014, provoqué par un projecteur, avait détruit la bibliothèque du bâtiment, reconnue comme l’un des plus beaux exemples d’Art Nouveau au monde.

Cette fois-ci, l’incendie a été encore plus dévastateur et s’est étendu à des bâtiments voisins, dont une boîte de nuit.

La Glasgow school of arts, une des plus anciennes institutions britanniques dédiées à l’art et au design, a été fondée en 1845 et a formé des artistes contemporains majeurs. Trois de ses anciens élèves ont récemment remporté le prix Turner: Simon Starling en 2005, Richard Wright en 2009 et Martin Boyce en 2011.

Son bâtiment emblématique a été construit entre 1897 et 1909.

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2018 11h48)

Allemagne: un adolescent de 14 ans tué dans une école

janvier 23, 2018

Berlin – La police allemande a annoncé l’interpellation d’un adolescent de 15 ans soupçonné d’avoir tué mardi un autre garçon de 14 ans dans l’école qu’ils fréquentaient tous les deux, pour un motif encore non éclairci.

Les faits se sont déroulés vers 08H00 (07H00 GMT) dans un collège de la ville de Lünen, dans l’ouest du pays, appelé Käthe-Kollwitz-Gesamtschule et comptant un millier d’élèves.

Aucun détail n’a été immédiatement fourni par les autorités sur les causes exactes de la mort de la victime de 14 ans, ni sur les motifs ayant conduit à ce décès.

« Nous ne sommes pas en mesure de donner d’informations sur les blessures ayant causé le décès », a indiqué la police, « l’enquête suit son cours ». Une seule chose est acquise: la victime et le suspect qui a été arrêté fréquentaient tous deux le collège.

Selon les médias allemands, la victime et l’auteur présumé sont de nationalité allemande, le second ayant aussi un passeport kazakh.

Le garçon de 14 ans a été tué d’un coup de couteau à la gorge et sous les yeux de sa mère, affirme le quotidien Bild sur son site internet. La victime était revenue récemment dans cet établissement après avoir été scolarisée un temps dans un autre collège, selon certains médias allemands.

L’auteur présumé des faits a été pour sa part interpellé sans résistance peu après l’agression après avoir été repéré dans la rue par un hélicoptère de la police lancé à sa poursuite, indique Bild.

Le ministre de l’Intérieur de l’Etat régional de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, où s’est produit le meurtre, Herbert Reul, s’est dit « choqué » par les faits.

Une minute de silence se tiendra mercredi midi dans le collège de Lünen et à la mairie en mémoire de la victime.

Romandie.com avec(©AFP / 23 janvier 2018 14h35)                   

École: les compétences en lecture déclinent en France et aux Pays-Bas(étude)

décembre 5, 2017

Paris – Les compétences en lecture et compréhension des petits écoliers français et néerlandais sont en baisse par rapport au début des années 2000, a révélé mardi l’étude internationale Pirls réalisée tous les cinq ans depuis 2001 dans 50 pays.

La France et les Pays-Bas sont les deux seuls pays à afficher un déclin de leurs scores depuis 2001. Avec un score respectivement de 545 et de 511 points, les Pays-Bas et la France se maintiennent cependant au-dessus de la barre des 500 points, fixée en 2001 comme étant alors la moyenne des performances des pays participant à l’enquête.

 « Ces résultats sont insatisfaisants et préoccupants », a réagi le ministre français de l’Education Jean-Michel Blanquer lors d’une conférence de presse, jugeant qu’ils n’étaient « pas dignes de (notre) pays ».

Pour faire remonter le niveau des petits Français, il a annoncé vouloir mettre en place une dictée quotienne, étendre les évaluations des élèves ou encore promouvoir les manuels de lecture jugés les plus efficaces.

Dans l’étude Pirls 2016, 34 pays (sur 50) obtiennent un score supérieur à 500.

La Russie, Singapour, Hong Kong, l’Irlande et la Finlande sont, dans cet ordre, les plus performants dans ce domaine, tandis que le Maroc, l’Egypte et l’Afrique du Sud ferment la marche.

En Belgique, la Flandre obtient 525 points, la Wallonie 497 points.

L’étude Pirls a testé 320.000 écoliers âgés entre 9 et 10 ans, ayant suivi quatre années de scolarité obligatoire, sur leurs capacités à comprendre des textes littéraires ou purement informatifs.

L’enquête Pirls questionne aussi parents et professeurs et fournit une grande quantité de données sur les enseignants, les établissements scolaires, les conditions d’apprentissage de la lecture à la maison etc.

Comme une autre étude internationale, qui sonde, elle, les compétences et connaissances en mathématiques et sciences des enfants du même âge (Timss), Pirls est conduite par l’IEA, une association internationale à but non lucratif, indépendante des Etats et dont les membres sont des organismes de recherche universitaires ou gouvernementaux.

Pisa, l’étude internationale la plus connue sur les compétences des élèves et les systèmes éducatifs, est, elle, réalisée tous les cinq ans auprès d’un demi-million d’élèves de 15 ans dans quelque 70 pays.

Comme les éditions précédentes, l’étude Pisa publiée fin 2016 montrait que la France se situait dans la moyenne des pays comparables en termes de compétences mais notait, une fois de plus, le poids de l’origine sociale des élèves dans leur destin scolaire, bien plus que dans une grande partie des pays évalués.

Romandie.com avec(©AFP / 05 décembre 2017 15h07)                                            

Un ex-employé tue deux personnes dans une école à Ryad

mai 31, 2017

Une voiture de police devant une école privée de Ryad, la Kingdom School, où deux personnes ont été tuées, le 31 mai 2017 / © AFP / FAYEZ NURELDINE

Un ex-employé exclu d’une école privée à Ryad a ouvert le feu mercredi dans l’établissement tuant deux membres du personnel et blessant un troisième, a annoncé le directeur.

Cette rare fusillade du genre a eu lieu à la Kingdom School, qui était fermée en raison de vacances dans le royaume. L’école saoudienne appartient au groupe Kingdom Holding du prince Al-Walid ben Talal.

La police recherche le suspect d’origine irakienne, a indiqué à l’AFP une source de sécurité.

L’assaillant « a ouvert le feu sur les bureaux de l’administration. Il s’agit d’un employé hargneux qui a abattu deux membres du personnel et blessé un troisième », a indiqué dans un communiqué le directeur de l’établissement, Talal al-Maiman.

Il avait « été exclu de l’école il y a quatre ans pour des excès de colère et une personnalité instable », a-t-il ajouté.

Selon la source de sécurité, l’une des victimes est saoudienne et l’autre d’origine palestinienne. L’assaillant « a pris une arme et s’est rendu dans une salle de l’école où il a tué l’adjoint du directeur et l’un des employés », a-t-elle précisé.

La police considère cette affaire comme criminelle et « non pas comme un incident terroriste », selon la même source.

Selon le site d’information Sabq, proche des autorités, les tirs sont apparemment la conséquence de « désaccords antérieurs » entre le suspect et les victimes.

« Il y a eu des tirs à la Kingdom School à Ryad », avait annoncé auparavant l’ambassade des Etats-Unis à Ryad dans un tweet. « L’école (est) fermée, aucun enfant n’est présent », avait-elle ajouté, demandant aux ressortissants américains d' »éviter le secteur ».

Un photographe de l’AFP s’est rendu sur place et n’a pu observer qu’une voiture de police entrant dans le périmètre de l’établissement. La situation semblait calme.

L’AFP a cherché à joindre l’école sans succès.

La plupart des écoles en Arabie saoudite sont actuellement fermées pour des vacances.

Située dans le centre de Ryad, la Kingdom School a été inaugurée en 2000 et offre une éducation du jardin d’enfants au lycée. Elle propose des programmes saoudien et international.

Sur son site internet, elle précise que les écoles du groupe Kingdom Holding comptent plus de 4.000 élèves et 300 enseignants dans différents secteurs de Ryad.

Kingdom Holding a investi dans diverses entreprises, dont Citigroup et Time Warner.

Les fusillades meurtrières à caractère purement criminel sont rares dans le royaume.

En février 2016, un enseignant avait tué six employés du département de l’Education dans le sud du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 31 mai 2017 18h39)                

Rio: l’école de samba Portela championne du carnaval, terni par deux accidents

mars 1, 2017

Rio de Janeiro – L’école de samba Portela été sacrée championne du carnaval mercredi, mettant fin à 33 ans de disette après des défilés ternis par deux accidents ayant fait plus de trente blessés.

École la plus titrée de l’histoire avec 22 victoires, Portela ne gagnait plus depuis 1984, année de l’inauguration du sambodrome, avenue de 700 mètres bordée de gradins à ciel ouvert.

Cette formation qui représente Madureira, quartier populaire nord de Rio considéré comme le « berceau de la samba », a défilé sur le thème des rivières, en hommage notamment à la couleur bleue qui l’accompagne depuis sa fondation, en 1923.

Trente-six jurés ont noté les défilés selon neuf critères très précis, du thème choisi à la qualité des chars et des costumes, en passant par les chansons interprétées ou les performances des percussionnistes de chaque école.

Après un suspense insoutenable, Portela n’a assuré sa victoire que sur la dernière note, coiffant sur le poteau Mocidade, bredouille depuis 1996.

Un triomphe suivi d’une explosion de joie des supporters habillés en bleu et blanc au sambodrome, où les résultats ont été dévoilés et à Madureira et les quartiers voisins, où la fête promet de durer toute la nuit.

« Je vais boire comme jamais, ça fait des années que je suis à jeun », s’est exclamée au micro de la chaîne Globonews la chanteuse Tia Surica, 76 ans, légende vivante de la samba, entre deux sanglots d’émotion.

« Nous sommes libérés du poids de devoir gagner absolument pour mettre fin à cette disette. À présent, nous voulons juste porter haut les couleurs de la samba. C’est la victoire de toutes les écoles », a confié pour sa part Luiz Carlos Magalhães, président de Portela, exultant après avoir soulevé le trophée.

Le retour en grâce de cette école très traditionnelle redonne un peu de lustre à une fête gâchée par deux accidents graves qui ont fait plus de 32 blessés.

Dimanche, un char de l’école Paraiso do Tuiuti a blessé vingt personnes, dont plusieurs journalistes, en percutant une des tribunes du sambodrome.

Dans la nuit de lundi à mardi, la plateforme d’un char d’Unidos da Tijuca a cédé sous le poids des danseurs, blessant 12 personnes au total.

Cinq personnes sont encore hospitalisées, et deux d’entre elles sont dans un état grave mais stable.

Plus tôt dans l’après-midi, la Ligue Indépendante des écoles de samba (Liesa), a décidé à titre exceptionnel qu’en raison des accidents, aucune formation ne serait reléguée en deuxième division, portant provisoirement à 13 le nombre d’écoles de l’élite pour le carnaval de 2018.

Une décision similaire avait été prise en 2011, quand un incendie avait ravagé les hangars où les écoles préparent le carnaval tout au long de l’année.

Romandie.com avec(©AFP / 01 mars 2017 23h13)             

Syrie: 22 enfants tués dans un raid contre une école de la province d’Idleb

octobre 26, 2016

Nations unies (Etats-Unis) – Vingt-deux enfants et six enseignants ont été tués dans des raids menés mercredi contre une école dans la province syrienne d’Idleb (nord-ouest), a indiqué l’Unicef.

Dans un communiqué, le directeur général de l’Unicef Anthony Lake dénonce une tragédie et un possible crime de guerre.

Il pourrait s’agir selon lui de l’attaque la plus meurtrière contre une école depuis le début de la guerre en Syrie il y a cinq ans et demi.

C’est une tragédie, c’est un scandale et si cette attaque est délibérée, c’est un crime de guerre, a-t-il ajouté.

L’école a été attaquée à plusieurs reprises, précise le communiqué, sans donner davantage de détails.

Un précédent bilan faisait état de 35 civils tués dont onze enfants. Des avions militaires ont mené six frappes sur le village de Hass, contre une école et ses environs, tuant 35 civils, dont 11 enfants, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Un des projectiles est tombé à l’entrée de l’école au moment où les enfants étaient évacués en raison des bombardements, a affirmé à l’AFP un militant anti-régime du Idleb Media Center qui a requis l’anonymat.

L’Unicef n’a pas précisé par qui avait été menée cette attaque.

Interrogé sur ce bombardement, l’ambassadeur russe à l’ONU Vitali Tchourkine a déclaré: C’est horrible, horrible. J’espère que nous n’étions pas impliqués.

Ce serait facile pour moi de dire +Non+ (ce n’est pas nous) mais je suis une personne responsable, je dois d’abord voir ce que notre ministre de la Défense va dire, a-t-il ajouté.

Le régime syrien et son allié russe sont régulièrement accusés par les puissances occidentales de mener des raids aériens sans distinction contre des infrastructures civiles. Ceux-ci s’en défendent et affirment ne viser que des terroristes.

Plus de 300.000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit en Syrie il y a cinq ans et demi, et la moitié de la population a été déplacée.

Romandie.com avec(©AFP / 27 octobre 2016 01h59)

Pakistan: quelque 60 tués dans un assaut contre une école de police

octobre 25, 2016

Trois kamikazes lourdement armés ont fait irruption pendant la nuit dans une académie de police de Quetta, dans le sud-ouest du Pakistan, semant la terreur et tuant une soixantaine de personnes. Les talibans pakistanais et l’EI ont tous deux revendiqué l’attentat.

Les hôpitaux locaux ont indiqué avoir reçu 61 corps dont 7 sont pour le moment non identifiés. Parmi les victimes figure un capitaine, a indiqué l’hôpital militaire de Quetta. La plupart des autres sont de jeunes recrues de l’académie. Quelque 118 personnes ont également été blessées.

Selon l’armée, les assaillants ont pénétré avant minuit dans le Collège de police situé à une vingtaine de kilomètres à l’est de Quetta, capitale de la province du Baloutchistan. Les vastes locaux abritaient des centaines de recrues de la police, dont beaucoup ont fui, terrifiées, pendant l’assaut.

« Nous étions assis en train de jouer aux cartes. Nous avons soudainement entendu des tirs et nous nous sommes cachés sous les lits. Les tirs étaient intenses et nous ne savions pas quoi faire », a raconté Arslan, une recrue blessée soignée à l’hôpital. L’un des assaillants s’est fait exploser, a témoigné un autre jeune homme blessé, Rizwan.

Un groupe allié aux talibans
Sur place, « nous avons découvert que des recrues avaient été prises en otage », a expliqué le général Sher Afgan, commandant du corps paramilitaire chargé de la contre-offensive. Le général a attribué l’attaque à une faction du groupe islamiste Lashkar-e-Jhangvi, allié des talibans pakistanais. Selon lui, les assaillants « communiquaient avec des cadres en Afghanistan ».

Les terroristes « opéraient auparavant depuis le Pakistan. A présent ils le font depuis l’autre côté de la frontière » afghane, a accusé de son côté le ministre de l’Intérieur Chaudhry Nisar Ali Khan..

L’attentat a fait l’objet de deux revendications distinctes, la première des talibans pakistanais (TTP) et la seconde de l’organisation Etat Islamique (EI).

Province pauvre, mais stratégique
La première explique dans un communiqué que l’attentat visait à « venger le meurtre indiscriminé de nos moudjahidines » par des membres des forces de l’ordre dans la province du Pundjab. L’EI a pour sa part affirmé via son agence de propagande Amaq que l’attaque avait été menée par « trois kamikazes de l’Etat Islamique ».

Le Baloutchistan, la plus vaste et la plus pauvre des provinces du Pakistan en dépit d’importantes ressources naturelles, est l’une des plus instables du pays. Elle est régulièrement secouée par des violences islamistes, en proie à des conflits inter-communautaires ainsi qu’à une insurrection séparatiste.

En août, un attentat revendiqué à la fois par une faction talibane, Jammat-ul-Ahrar (JuA), et par l’EI, avait fait 73 morts dans un hôpital de Quetta.

Le Baloutchistan est également considéré comme stratégique car il est appelé à abriter d’ambitieuses infrastructures routières et énergétiques devant relier la Chine à la mer d’Arabie représentant 46 milliards de dollars d’investissements chinois.

Romandie.com avec(ats / 25.10.2016 12h08)

USA: une fusillade dans une école fait trois blessés, le suspect arrêté

septembre 28, 2016

Washington – Trois personnes ont été blessées lors d’une fusillade dans une école élémentaire de Townville en Caroline du Sud, et le tireur – un adolescent – a été arrêté, a déclaré un membre du bureau du shérif sur la chaîne locale WYFF.

Deux enfants et une enseignante ont été touchés mais la gravité de leurs blessures n’était pas connue dans l’immédiat, a précisé ce policier.

Un tireur a été arrêté, c’est un adolescent, a déclaré ce membre du bureau du shérif local, sans donner d’autre précision sur l’identité du tireur.

Un corps a également été découvert dans une maison à quelques kilomètres de l’école élémentaire, et selon le bureau du shérif, il y aurait un lien avec la fusillade, a souligné la chaîne locale.

Les images en direct sur cette chaîne montraient un nombre important de policiers et de membres du bureau du shérif du comté d’Anderson, dans le sud-est des Etats-Unis, souvent lourdement armés, parfois casqués et vêtus d’un gilet para-balle.

Des bus scolaires, à bord desquels on pouvait aussi apercevoir des membres des forces de l’ordre, ont évacué les enfants pour les mener à une église proche de l’école, a précisé la chaîne.

Les fusillades dans les écoles aux Etats-Unis sont un phénomène relativement fréquent. La Caroline du Sud est l’un des Etats les plus permissifs en matière de détention d’armes à feu aux Etats-Unis.

(©AFP / 28 septembre 2016 21h38)

Enfants tués au Yémen: la coalition arabe nie avoir visé une école

août 14, 2016

La coalition arabe commandée par l’Arabie saoudite a nié dimanche avoir bombardé une école dans le nord du Yémen, affirmant avoir visé un camp d’entraînement des rebelles où se trouvaient des enfants soldats. L’attaque, survenue samedi, a tué dix enfants.

L’organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a affirmé dimanche que des raids aériens sur une école coranique avaient fait 10 morts et 28 blessés parmi des enfants à Haydan, dans la province septentrionale de Saada, contrôlée par les rebelles Houthis.

L’Unicef a également fait état de bombardements sur une école ayant tué plusieurs enfants. Elle a exhorté les belligérants à épargner les civils.

Mais la coalition militaire arabe affirme avoir visé un centre d’entraînement où les rebelles formaient selon elle des enfants soldats. « Ils utilisent des enfants comme recrues », a déclaré à l’AFP le général saoudien Ahmed Al-Assiri en « démentant qu’une école ait été la cible de la coalition ».

« Nous aurions espéré qu’au lieu de pleurer dans les médias, MSF prenne des mesures pour arrêter le recrutement d’enfants pour les guerres », a dit le général Assiri. Selon lui, le bombardement a tué le chef du camp, Abou Yahya Abou Rabaa, et un nombre non spécifié de rebelles chiites Houthis.

Que font des enfants là-bas’
« Notre question est la suivante: que font des enfants là-bas' », a-t-il demandé. Le général Assiri a accusé les rebelles d' »utiliser des enfants comme éclaireurs, gardes, messagers et combattants ».

Originaires du nord du Yémen, les Houthis se sont soulevés contre le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi en 2014. Alliés à l’ex-chef de l’Etat Ali Abdallah Saleh, poussé au départ en 2012 après une révolte populaire, ils ont conquis de vastes portions de territoire, dont la capitale Sanaa.

En mars 2015, l’Arabie saoudite sunnite voisine, qui accuse les Houthis de liens avec le rival iranien chiite, a pris la tête d’une coalition militaire arabe pour freiner la progression des rebelles en menant notamment des bombardements aériens. Depuis, cette guerre a fait plus de 6400 morts et 30’000 blessés, dont de nombreux civils.

Romandie.com avec(ats / 14.08.2016 13h41)