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France: Près de 100 incidents recensés lors des hommages à Samuel Paty

octobre 16, 2021

La journée en mémoire de l’enseignant s’est déroulée dans le calme dans les écoles, hormis « quelques incidents », a indiqué Jean-Michel Blanquer sur RTL.

Il y a un an, jour pour jour, Samuel Paty était sauvagement assassiné devant son collège de Conflans-Sainte-Honorine. À la veille de l’anniversaire de sa mort, des commémorations ont été organisées dans tous les établissements scolaires de France, en mémoire de l’enseignant. D’après Jean-Michel Blanquer, cette journée de recueillement s’est déroulée « dans un grand calme ». « Il y a eu quelques incidents, on en a recensé 98. C’est beaucoup moins que ce qu’il y a eu quand il y a eu des attentats précédemment », a fait savoir le ministre de l’Éducation nationale au micro de RTL, ce samedi 16 octobre.

Parmi ces signalements, l’Éducation nationale recense sept « menaces » individuelles ou collectives De l’aveu de l’ancien recteur, ces incidents ont pu être « de très petites choses ». « Il ne faut pas généraliser. Parfois, ce sont des propos à l’emporte-pièce, nous les prenons au sérieux », a assuré Jean-Michel Blanquer, précisant que les établissements scolaires avaient fait preuve « d’unité et de dignité ». Sur France 2, le ministre avait également évoqué dans la matinée « des interruptions pendant les hommages, un élève qui dit n’importe quoi ou un élève qui est menaçant ». « Tout ceci reste des cas très isolés et que nous traitons, il y a un suivi », a-t-il précisé.

Une vigilance totale

Des millions d’élèves en France ont célébré la mémoire du professeur d’histoire-géographie, à travers une minute de silence, un chant, un débat sur la liberté d’expression. Jean-Michel Blanquer avait prévenu qu’en cas de perturbations lors des hommages, les concernés seraient « sanctionnés ». La veille, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait appelé les préfets à une « vigilance totale » lors de cet hommage, et plus particulièrement « dans et aux abords des établissements scolaires ».

Le 16 octobre 2020, Samuel Paty avait été poignardé puis décapité à Éragny-sur-Oise (Val-d’Oise), à quelques centaines de mètres de son collège de Conflans-Sainte-Honorine. Le jeune assassin de 18 ans, un réfugié russe d’origine tchétchène, lui reprochait d’avoir montré en classe des caricatures de Mahomet. Il avait été tué peu de temps après par la police. Avant son passage à l’acte, il avait pris connaissance de la polémique autour des caricatures avec une vidéo sur Internet de Brahim Chnina, père d’une collégienne. L’adolescente, visée par une exclusion pour indiscipline, avait menti à son père : elle avait assuré avoir été sanctionnée pour s’être élevée contre la demande de Samuel Paty faite aux élèves musulmans, selon elle, de se signaler lors de ce cours.

Par Le Point avec AFP

Madagascar-Sentinelle : Il est temps d’agir contre le racket en milieu scolaire …

octobre 13, 2021

Le racket existait déjà depuis fort longtemps dans le monde. Ces temps-ci, il est en train de prendre une propension grandissante dans le milieu scolaire. A l’instar des heures de gloire d’Al Capone du temps de la « Cosa Nostra », cette pratique mafieuse consistait à utiliser l’intimidation pour faire une extorsion de fonds d’une manière violente à un tiers. C’est aussi une réalité qui perdure depuis des générations dans le monde de l’éducation.

 Ces temps derniers, ce mode opératoire est maintenant courant dans le milieu scolaire dans toute l’île. Le pire est que cela ne se passe plus au niveau des universitaires, mais cela s’est répandu comme une maladie transmissible chez les élèves du secondaire, les enfants en primaire ainsi que chez les petits en préscolaire. C’est à croire que les gangsters miniatures, auteurs de ces méfaits, ont des gènes ou pulsions qui les incitent aux actes délictuels.

 Ce petit banditisme du préscolaire qui nous intéresse dans cette rubrique, se traduit par : des partages forcés ou carrément par des chapardages de goûters, et aussi  par un chantage affectif jusqu’aux dénonciations calomnieuses. Dans les écoles primaires s’ajoutent les menaces physiques en échange d’argent liquide, ou d’effets personnels que les autres élèves cibles possèdent. CE FAIT EXISTE bel et bien, et bon nombre de victimes cachent leur détresse non seulement aux responsables scolaires, mais aussi aux parents. Réveillons-nous car, nul n’est à l’abri de ce phénomène qui sévit déjà de par le monde, il s’est aussi implanté sur notre île sans que nous l’ayons pris au sérieux.

 Rappelez-vous de vos années scolaires qui sûrement ont fait apparaître des cas similaires que nous avons vite fait de classer aux oubliettes de nos mémoires. Comme le monde est un éternel recommencement, sans que vous le sachiez, il se peut qu’en ce moment votre enfant subisse les avanies d’un petit mafieux de son école. Mais le contraire est aussi valable, il se peut qu’il soit le parrain avéré de son petit entourage.

 Mais de quel côté que l’enfant soit, il est temps que cela cesse ! Il est temps qu’on interpelle les responsables de l’éducation au niveau du ministère de l’enseignement, et les responsables des établissements publics ou privés. La vigilance doit être de mise dès aujourd’hui pour essayer d’éradiquer ce phénomène qui sévit à tous les niveaux du cursus éducatifs.

 Effectivement pour peu qu’on s’intéresse aux enfants pendant leur période de classe, en les faisant parler, on peut découvrir chez eux des situations insoupçonnées qui ont trait à l’ambiance qu’ils vivent à l’école. Bon nombre d’étranges attitudes et comportements d’un enfant peuvent trouver leurs explications à travers leur environnement scolaire. A part les relations de l’enfant avec son enseignant, il y a surtout ses rapports avec les autres élèves qui expliquent des comportements comme :

– celui qui ne veut pas aller à l’école et rechigne à se lever le matin de peur de retrouver le petit mafieux qui a des vues sur lui, ou encore par le harcèlement certain qu’il va subir toute la journée.

– celui qui est pressé d’y aller en ne demandant ni argent, ni goûter, car il est sûr de pouvoir racketter un de ces petits nantis qui s’amènent toujours en classe avec leurs goûters succulents qui sortent de son ordinaire, ou simplement par goût prématuré de l’extorsion.

Quoi qu’il en soit, ces deux types d’adultes en miniature sont nos enfants… Il est donc de notre devoir à tous, d’œuvrer pour réduire autant que faire se peut, ces phénomènes qui leur sont nocifs, et qui peuvent perturber leur vie scolaire et déterminer leur avenir. Comme il s’agit de nos chérubins et de leur droit à la protection, on doit passer en priorité leur préoccupation journalière qui est de pouvoir étudier en toute quiétude. Alors, il nous faut remettre à jour la vision du système éducatif en vigueur à Madagascar.  Un proverbe français disait “La critique est aisée, mais l’art est difficile”. En effet, comme cela nous concerne tous, il est inutile de nous jeter la pierre car le mieux qu’on puisse faire et de collaborer pour le bien-être de nos enfants.

 Dans un premier temps, interpellons les autorités compétentes sur l’existence de ce phénomène mondialement connu, et qui fait désormais ses ravages dans le milieu scolaire public et privé. Les contrôles dans les établissements doivent être renforcés dans la mesure des moyens de chaque école, soit par l’ajout de  caméras de surveillance, soit par l’augmentation des surveillants.

 Dans un second temps, le rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants est primordial. Les échanges nécessaires entre ces deux entités peuvent déterminer la nature de leurs progénitures, et permettent de mieux les diriger, de mieux les orienter dans leur avenir sans porter préjudice aux autres. Pour éduquer, il faut accepter le fait que : l’éducation est réversible. C’est-à-dire que l’enfant doit écouter les parents, mais que ces derniers aussi lui doivent une écoute attentive. C’est dans ces échanges mutuels collaboratifs, que l’EMPATHIE va prendre son importance. L’efficience de cette dernière est largement prouvée, et tellement citée depuis quelque temps dans le domaine éducatif.

 La qualité nommée ci-dessus exige de l’intérêt prononcé pour les enfants victimes de racket en milieu scolaire. En effet, pour que cela  soit, les parents doivent travailler sur eux-mêmes, sur leur capacité d’écoute en particulier en maîtrisant leur pulsion, avant d’émettre leur avis pris dans la sérénité la plus complète. Après le stade de communication familiale effective, la collaboration dans les échanges entre l’établissement scolaire et les parents sera souhaitée, et les actions de prévention qui s’ensuivent seront les garantes de l’épanouissement des enfants dans leur milieu scolaire.

 Avec La Gazette de La Grande Ile par Max Randriantefy

Canada-Québec: Fermez les écoles et reconfinez le Grand Montréal, réclament des médecins

avril 2, 2021

 

Un groupe de médecins réclame la fermeture des écoles et le reconfinement immédiat du Grand Montréal, estimant que « c’est une question de jours avant que le feu prenne à Montréal aussi ».

Un écolier, de dos, marche sur le trottoir.

© Ivanoh Demers/Radio-Canada Un écolier, de dos, marche sur le trottoir.

Le collectif COVID-STOP, notamment composé d’épidémiologistes et d’un microbiologiste-infectiologue, estime que les autorités devraient reproduire dans la métropole et ses banlieues ce qui a été annoncé mercredi pour les villes de Québec, Lévis et Gatineau.

Depuis jeudi soir, et pendant au moins une dizaine de jours, les citoyens de ces trois villes, où la situation est jugée «critique», reviennent au palier rouge pour lutter contre la troisième vague de COVID-19.

Tous les commerces non essentiels doivent fermer leurs portes, de même que les écoles primaires et secondaires, les restaurants, les cinémas, les salons de coiffure, les salles de spectacles, les gyms, les musées et autres lieux publics.

Aussi, pour éviter les contacts et les rencontres, le couvre-feu passe de 21 h 30 à 20 h, et ce, jusqu’à 5 h le lendemain matin.

À Montréal, le nombre de nouveaux cas est à la hausse. Il était de 269 dimanche, de 305 lundi, de 348 mardi et de 393 mercredi.

Prendre des mesures

Le Dr Amir Khadir, infectiologue et microbiologiste au Centre hospitalier Pierre-Le Gardeur, croit qu’il faut cesser de se rabattre sur «la pensée magique» et de croire que Montréal «par magie va échapper» à une hausse marquée de cas de COVID-19 en raison des variants présentement en circulation.

«Je pense qu’il serait prudent de ne pas attendre qu’on soit complètement débordés pour prendre des mesures, parce que ce faisant, on s’épuise collectivement, on prolonge des choses inutilement», a-t-il déclaré en entrevue à l’émission RDI Matin.

Amir Khadir a retrouvé son poste de médecin à l'hôpital Pierre-Le Gardeur.

© Romain Schué/Radio-Canada Amir Khadir a retrouvé son poste de médecin à l’hôpital Pierre-Le Gardeur.

Selon lui, le reconfinement constitue toutefois qu’une partie de la solution. «Il y a des mesures à prendre au-delà de juste confiner», affirme-t-il.

«Pour nous, ce temps d’arrêt c’est surtout pour rapidement déployer les tests rapides pour faire des dépistages massifs, des dépistages auto-administrés, parce qu’on n’a pas de personnel [suffisant] pour aller mettre un petit bâton dans le nez de tout le monde», dit-il.

Cela permettrait de «reprendre le contrôle» de l’épidémie dans les écoles et les milieux de travail, estime-t-il.

La question de la ventilation représente un autre problème à résoudre, d’après lui. La manière dont le ministère de l’Éducation prend pour contrôler la qualité de l’air «n’est pas la bonne», plaide-t-il. «Installez des purificateurs d’air de manière adéquate dans les écoles», réclame-t-il.

De la prévention

De son côté, la Dre Marie-Michelle Bellon, spécialiste en médecine interne affectée à l’unité COVID de l’Hôpital Notre-Dame et membre de COVID-STOP, parle de prévention. «On voudrait prévenir plutôt que guérir», explique-t-elle.

Les variants sont très contagieux et font augmenter rapidement le nombre de cas. «On voit ce qui se passe en France et à Toronto, a-t-elle lancé. Quand le feu prend, c’est comme de mettre une étincelle dans de la paille.»

Le regroupement COVID-STOP a convoqué les médias vendredi matin pour expliquer son point de vue lors d’une conférence de presse virtuelle.

Avec CBC/Radio-Canada

Covid-19 : déplacements limités partout en France, fermeture des écoles, vaccination… Ce qu’il faut retenir des annonces de Macron

mars 31, 2021

Pour tenter d’endiguer la «troisième vague» de l’épidémie, le chef de l’État a annoncé mercredi soir de nouvelles restrictions qui s’appliquent à tout le territoire métropolitain.

Emmanuel Macron a tranché. Face à la «troisième vague» de l’épidémie de Covid-19, le chef de l’État s’est résolu à étendre les «mesures de freinage» à l’ensemble du territoire et à aménager le calendrier scolaire. Devant la nouvelle flambée épidémique, le président appelle «à la mobilisation de chacun» au mois d’avril, «où beaucoup se joue»

Après un an de restrictions, il s’agit de «fournir chacun un effort supplémentaire», pour «protéger» les «malades» et «nos enfants», a-t-il insisté mercredi soir lors d’une allocution solennelle depuis l’Élysée. La nouvelle stratégie sanitaire de l’exécutif sera défendue jeudi par le premier ministre, devant le Parlement, et soumise à un vote consultatif des députés et des sénateurs.

● Les restrictions de déplacement étendues à l’ensemble du territoire

C’est la fin des mesures «localisées». «Plus aucune région n’est épargnée», a assuré le chef de l’État, insistant sur la puissance du variant anglais. En conséquence, la limitation des déplacements en journée, qui concernait depuis le 18 mars 19 départements en zone rouge, va être étendue à l’ensemble du territoire métropolitain. À partir de samedi soir, et pour quatre semaines, il ne sera plus possible de se déplacer dans un périmètre de plus de 10 km, sauf motif impérieux, a annoncé le chef de l’État.

L’attestation ne sera pas nécessaire pour ces déplacements dans un périmètre de 10 km en journée. Pendant les horaires du couvre-feu, de 19h à 6h, ou pour des déplacements dépassant les 10 kilomètres, une attestation sera en revanche exigée.

● Une tolérance pour se déplacer pendant le week-end de Pâques

Les Français pourront choisir leur lieu de confinement. Qu’il s’agisse d’un changement de région ou d’un retour en France depuis un pays étranger, une tolérance sera de mise pour les déplacements qui se feront durant ce week-end de Pâques. Les «contrôles et sanctions» seront en revanche «renforcés sur la voie publique pour limiter les rassemblements» et pour «encadrer la consommation d’alcool».

● Les écoles fermées pendant trois semaines, les vacances de printemps unifiées

C’est le retour des cours à distance. Un an après une fermeture inédite des écoles, les établissements scolaires n’accueilleront plus d’élèves la semaine prochaine. Jusqu’au samedi 10 avril, les cours pour les élèves de primaire, collèges et lycées se feront en «distanciel». Les vacances de printemps débuteront ensuite le 12 avril pour une durée de deux semaines pour toutes les zones. Enfin, à partir du 26 avril et pour une semaine, les cours reprendront en «présentiel» à l’école primaire et en maternelle, et à distance dans pour les collégiens et les lycéens. Le 3 mai marquera la réouverture générale des établissements scolaires avec des jauges adaptées.

De leur côté, les étudiants pourront continuer à se rendre à l’université pour une journée par semaine.

● Tous les dispositifs maintenus pour les parents qui doivent garder leurs enfants

En conséquence de la fermeture des crèches, écoles, collèges et lycées pendant trois semaines, le chef de l’État a rappelé que les parents concernés qui doivent garder leurs enfants et ne peuvent pas télétravailler «auront droit au chômage partiel». Pour les salariés, commerçants, indépendants, entrepreneurs et entreprises, «tous les dispositifs seront prolongés».

● La vaccination étendue aux plus de 50 ans le 15 mai

«Vacciner, vacciner, vacciner sans répit.» Une fois encore, Emmanuel Macron souhaite accélérer sur la vaccination en fixant de nouveaux objectifs : les personnes de plus 60 ans pourront se faire vacciner le 16 avril, celles de plus de 50 ans y auront accès au 15 mai. Enfin, tous les Français qui souhaitent se faire vacciner pourront le faire dès la mi-juin. Une «stratégie spécifique» sera aussi adoptée pour «toutes les professions les plus exposées», comme les enseignants et les forces de l’ordre.

● Des renforts supplémentaires en réanimation

Emmanuel Macron a salué «l’action remarquable de nos soignants, en particulier des équipes de réanimation et de soins critiques», et annoncé qu’ils «sont et seront appuyés dans les prochains jours par des renforts supplémentaires». Le nombre de lits en réanimation, qui a déjà été porté à 7000, devrait atteindre un peu plus de 10.000, a-t-il ajouté.

● Tous les commerces non essentiels fermés en France

Conséquence de l’élargissement à tout l’Hexagone des mesures de restriction imposées dans 19 départements, tous «les commerces seront fermés dans tout le territoire métropolitain selon la liste déjà définie», a précisé Emmanuel Macron. Seuls resteront ouverts les commerces considérés comme essentiels.

● Le télétravail doit être «systématisé»

Concernant le télétravail, qui «est sans doute la mesure la plus efficace» selon le chef de l’État, il sera «systématisé». «J’appelle tous les travailleurs et employeurs à y avoir recours à chaque fois qu’ils le peuvent», a déclaré Emmanuel Macron.

● Culture, bars, restaurants… Une réouverture progressive à partir de la «mi-mai»

Lieux de culture et de sport, bars, restaurants, cafés, commerces… Grâce aux «efforts d’avril» et au «déploiement de la vaccination», Emmanuel Macron souhaite «rouvrir progressivement le pays» à partir de la «mi-mai». «Nous allons bâtir, entre la mi-mai et le début de l’été, un calendrier de réouverture progressive», assorti de «règles strictes», promet-il, afin de «retrouver progressivement une vie normale».

● Des «erreurs» commises mais «nous avons bien fait» de ne pas reconfiner

Le chef de l’État a admis avoir commis «des erreurs» dans sa gestion de la crise sanitaire. Mais sur la stratégie de ne pas reconfiner au mois de janvier, contrairement à plusieurs pays européens, Emmanuel Macron considère qu’il a «bien fait». «Nous avons permis à des centaines de milliers de travailleurs de garder la tête hors de l’eau sans jamais perdre le contrôle de l’épidémie», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que «croire en la responsabilité des Français» n’est «jamais un pari».

Par Le Figaro par Loris Boichot, Jim Jarrassé, Dinah Cohen et Coline Vazquez

Covid-19 : l’Unicef plaide pour garder les écoles ouvertes

mars 4, 2021

Plus de 168 millions d’enfants ont été privés de scolarité en présentiel depuis presque une année à cause des confinements dus à la Covid-19. L’Unicef note une situation d’urgence catastrophique en matière d’éducation.

Environ 214 millions d’enfants de par le monde, soit 1 sur 7, ont manqué plus des trois quarts de leur scolarité en présentiel, d’après de nouvelles données publiées le 3 mars par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). « Pour plus de 168 millions d’enfants dans le monde, les écoles sont entièrement fermées depuis presque une année entière à cause des confinements dus à la Covid-19 », selon l’organisation onusienne.

Il ressort de l’analyse des fermetures d’écoles que 14 pays ont gardé leurs écoles en grande partie fermées entre mars 2020 et février 2021. Deux tiers de ces pays sont situés en Amérique latine et dans les Caraïbes, où près de 98 millions d’élèves sont concernés. Sur ces 14 pays, c’est le Panama qui a fermé ses écoles le plus longtemps. Viennent ensuite El Salvador, le Bangladesh et la Bolivie.

« Alors que la pandémie de Covid-19 a commencé il y a presque un an, ces chiffres nous rappellent de nouveau la situation d’urgence catastrophique en matière d’éducation que les confinements ont créée dans le monde. Chaque jour, le retard pris par les enfants qui ne peuvent suivre une scolarité en présentiel s’aggrave, les plus marginalisés d’entre eux étant les plus durement touchés », explique Henrietta Fore, directrice exécutive de l’Unicef. « Pour ces enfants, nous ne pouvons nous permettre d’entrer dans la deuxième année d’enseignement en présentiel restreint ou même inexistant. Il faut faire tout ce qui est possible pour garder les écoles ouvertes ou leur accorder la priorité dans les plans de réouverture », a-t-elle renchéri.

La « salle de classe de la pandémie »

Les fermetures d’écoles ont des effets dévastateurs sur l’apprentissage et le bien-être des enfants. Les plus vulnérables et ceux qui ne peuvent accéder à l’enseignement à distance risquent davantage de ne jamais reprendre le chemin de l’école, voire de subir un mariage forcé ou de devoir travailler.

D’après les dernières données de l’Unesco, plus de 888 millions d’enfants dans le monde continuent de voir leur scolarité perturbée à cause de la fermeture intégrale ou partielle de leur école.

Pour la majorité des élèves, l’école est un lieu indispensable où ils peuvent interagir avec leurs camarades, obtenir un soutien, accéder à des services de santé et de vaccination et à un repas nutritif. Plus les écoles restent fermées longtemps, plus les enfants sont privés de ces aspects essentiels de l’enfance.

Pour attirer l’attention sur la situation d’urgence en matière d’éducation et sensibiliser à la nécessité, pour les gouvernements, de garder les écoles ouvertes, ou de leur accorder la priorité dans les plans de réouverture, l’Unicef a dévoilé mercredi la « salle de classe de la pandémie », une maquette de salle de classe composée de 168 pupitres vides, représentant chacun 1 million d’enfants vivant dans les pays dont les écoles sont fermées depuis près d’un an – un poignant rappel des salles de classe restées fermées aux quatre coins du monde.

« Cette salle de classe représente les millions de lieux d’apprentissage qui restent vides – beaucoup depuis presque une année entière. Au dos de chaque chaise vide se trouve un sac à dos vide – qui incarne la mise en suspens du potentiel d’un enfant », explique Henrietta Fore. Et de poursuivre : « Nous ne voulons pas que les portes closes et les bâtiments fermés masquent le fait que l’avenir de nos enfants est indéfiniment mis en mode « pause ». Cette installation est un message aux gouvernements : nous devons accorder la priorité à la réouverture des écoles et nous devons tout faire pour qu’elles rouvrent en meilleur état qu’avant ».

À mesure que les élèves reprennent le chemin de l’école, ils auront besoin d’un appui pour se réadapter et combler leur retard en matière d’apprentissage. Les plans de réouverture des écoles doivent prévoir des mesures de rattrapage de l’apprentissage perdu.

L’Unicef demande instamment aux gouvernements de privilégier les besoins uniques de chaque élève, grâce à des services complets de rattrapage, de santé et de nutrition et des mesures de santé mentale et de protection en milieu scolaire visant à favoriser le développement et le bien-être des enfants et des adolescents.

Soulignant que les pays ont été identifiés en fonction du nombre de jours d’instruction entre le 11 mars 2020, date de référence pour la fermeture intégrale des écoles, et février 2021. Les données rendent compte de la fermeture des écoles au cours des 11 derniers mois. Les pays qui comptaient moins de 10 jours d’ouverture complète des écoles et moins de 12 jours d’ouverture partielle ont été considérés comme ayant des écoles fermées depuis près d’un an. L’analyse porte sur l’enseignement allant du niveau pré-primaire au deuxième cycle du secondaire.

Avec Adiac-Congo par Josiane Mambou Loukoula

Canada-Québec: Un confinement plus long et plus strict déjà réclamé

janvier 4, 2021

Des experts en santé publique appellent à un prolongement du confinement après le 11 janvier au Québec étant donné l’augmentation continue du nombre de nouveaux cas quotidiens de COVID-19 malgré les mesures sanitaires plus strictes adoptées pendant le temps des Fêtes.

Selon Marina Klein, il y a eu une transmission communautaire soutenue et généralisée avant les vacances, et celle-ci s’est développée malgré les mesures mises en place durant les Fêtes.

© Graham Hughes La Presse canadienne Selon Marina Klein, il y a eu une transmission communautaire soutenue et généralisée avant les vacances, et celle-ci s’est développée malgré les mesures mises en place durant les Fêtes.

« Nous devons mettre en place des mesures de confinement strictes dès que possible, notamment en retardant le retour à l’école, en maintenant toutes les entreprises, sauf les plus importantes, fermées et en limitant les voyages. Nous devons être sur l’offensive, plutôt que d’attendre pour réagir », estime Marina Klein, professeure de médecine à l’Université McGill, spécialisée dans les maladies infectieuses et virales.

À moins d’un changement de ton de Québec cette semaine, la réouverture des écoles et des commerces non essentiels est toujours prévue lundi prochain. Or les dernières données publiées par les autorités sur l’état de la pandémie dans la province donnent froid dans le dos. Alors que les effets du confinement auraient dû commencer à se faire ressentir sur la courbe épidémiologique et à inverser la tendance dans la dernière semaine, les nouvelles contaminations quotidiennes n’ont cessé d’augmenter. La situation s’est même accélérée.

Dimanche, le bilan des autorités a fait état de 7663 contaminations de COVID-19 supplémentaires entre le 31 décembre et le 2 janvier, dont 2869 uniquement pour la journée de samedi, soit un nouveau record. À elle seule, l’île de Montréal a compté 1300 nouveaux cas cette même journée. Le nombre d’hospitalisations a également bondi de 150 samedi pour s’établir à un total de 1225 tandis que, les deux jours précédents, on avait recensé 100 hospitalisations de moins. De plus, pas moins de 121 décès se sont ajoutés au bilan, dont 11 samedi, ce qui fait un total de 8346 morts depuis le début de la pandémie.

« Malgré les mesures du temps des Fêtes, les cas et les hospitalisations sont en hausse. Ça montre que la transmission communautaire est importante, ce qui a un impact majeur sur notre réseau de santé et sur notre personnel », a déclaré dimanche le ministre de la Santé, Christian Dubé, sur Twitter, en présentant le bilan.

Selon Marina Klein, il y a eu une transmission communautaire soutenue et généralisée avant les vacances, et celle-ci s’est développée malgré les mesures mises en place durant les Fêtes.

« La situation est préoccupante. […] Le système de santé atteint déjà un point critique, les hôpitaux et les travailleurs de la santé seront débordés dans les semaines à venir si rien n’est fait », craint-elle.

La professeure dit comprendre la fatigue des Québécois, qui sont plongés depuis plus de neuf mois dans cette pandémie, mais croit nécessaires le prolongement et le renforcement des mesures de confinement. Et « plus vite cette décision sera prise et communiquée clairement à la population, mieux ce sera », souligne-t-elle, donnant en exemple l’Australie. Le pays a réussi à contenir sa deuxième vague du virus en imposant un confinement strict avec des étapes précises d’assouplissement des restrictions, combinées à un soutien financier et social de la population pour s’assurer de son adhésion aux mesures.

Les élèves du primaire à l’école

Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal (UdeM), plaide aussi pour un prolongement du confinement pendant deux semaines après le 11 janvier. Le télétravail est pour beaucoup devenu une habitude et les écoles secondaires sont déjà bien organisées pour donner leurs cours à distance, souligne-t-elle.

La professeure recommande par contre d’éviter le plus possible de reconfiner les élèves du primaire. « C’est une charge de travail supplémentaire pour les parents. Et à cet âge, les enfants ont besoin de socialiser et sont moins autonomes pour suivre des cours à distance. Mais si la situation est trop catastrophique, on n’aura peut-être pas le choix. »

Elle regrette néanmoins de devoir en arriver là. « On était 80 experts au début du mois de décembre à demander au gouvernement d’appliquer un confinement total plutôt que partiel pour plus d’efficacité. Ça n’a pas été écouté. Les entreprises manufacturières n’ont par exemple pas été mises sur pause pendant les Fêtes, alors que c’est le milieu de travail qui compte le plus d’éclosions », fait-elle remarquer.

Chiffres en explosion ?

À la vue des dernières données des autorités, elle en déduit qu’il y a également eu bien plus de rassemblements privés que l’on pense à Noël. Cette tendance au non-respect des mesures, combinée au retour des voyageurs en janvier et à la propagation du nouveau variant du virus détecté au Royaume-Uni, risque de faire encore plus exploser les chiffres dans les prochaines semaines, craint-elle, appelant le gouvernement à agir vite.

S’il se montre moins certain des retombées positives et rapides d’un confinement prolongé de deux semaines, Benoît Mâsse, épidémiologiste à l’École de santé publique de l’UdeM, recommande tout de même au gouvernement d’emprunter cette voie. « Il n’y a rien de garanti, mais ça pourrait davantage marcher cette fois-ci. Il n’y aura pas de party de bureau de fin d’année à la mi-janvier, ni de réunion de famille prévue au calendrier. Peut-être que, là, on vivrait un vrai confinement, suffisant pour inverser la tendance », espère-t-il.

C’est un coup à donner, selon lui, pour au moins essayer d’éviter des mesures encore plus restrictives, comme un couvre-feu, l’interdiction des petits rassemblements à l’extérieur pour des activités sportives hivernales, ou encore l’école à la maison pour le reste de l’année

Avec Le Devoir par Annabelle Caillou

Covid-19 : le Mali ferme écoles et restaurants face à une hausse des cas

décembre 18, 2020

Le Mali a annoncé vendredi 18 décembre la fermeture des écoles, bars, restaurants et de certains commerces pour contrer une hausse du nombre de cas de Covid-19 depuis plusieurs semaines.

Les bars et restaurants seront fermés durant 14 jours à compter de samedi minuit, et tous les établissements d’enseignement privés et publics seront fermés jusqu’au 10 janvier, a indiqué le porte-parole du gouvernement Hamadoun Toureh à l’issue d’un Conseil des ministres extraordinaire. Un «état d’alerte sanitaire» pour six mois et un état d’urgence pour dix jours ont été adoptés vendredi, a ajouté Toureh L’état d’urgence, en vigueur quasiment sans interruption depuis 2015 au Mali, avait été abrogé de fait par la démission du gouvernement suite au coup d’État du 18 août, a détaillé une source proche du gouvernement. Quant à l’état d’alerte sanitaire, il permettra une «souplesse» administrative et le renforcement des services de santé, a-t-on ajouté de même source.

Le porte-parole du gouvernement a annoncé la «fermeture des rues marchandes», à savoir les foires, mais les marchés, très prisés des Maliens qui s’y approvisionnent en très large majorité au jour le jour, resteront eux ouverts. Les rassemblements seront limités à cinquante personnes jusqu’au 10 janvier, a-t-il précisé. Le gouvernement avait fait état mercredi d’une «progression continue du nombre de cas testés positifs et de décès», une situation jugée «préoccupante». Relativement épargné au début de la pandémie, le Mali, pays pauvre d’Afrique de l’Ouest confronté à une crise sécuritaire, sociale et économique, a enregistré un pic de plus de 150 cas par jour début décembre.

Les hôpitaux de Bamako sont saturés, et le nombre de tests effectués est passé de quelque 500 journaliers en mars à «près de 2500 aujourd’hui», selon le gouvernement. Depuis le début de la pandémie, 6049 cas ont été officiellement enregistrés, dont 211 mortels, pour une population d’environ 20 millions d’habitants.

Par Le Figaro avec AFP

Canada/Québec: Fermeture des écoles à Wemotaci en raison de la COVID-19

novembre 16, 2020

L’École primaire Seskitin ainsi que l’École secondaire Nikanik, à Wemotaci, ont pris la décision de fermer leurs portes de façon préventive du 16 au 20 novembre.L'école primaire Seskitin, de la communauté atikamekw de Wemotaci.© Anne-Marie Yvon/Radio-Canada L’école primaire Seskitin, de la communauté atikamekw de Wemotaci.

Cette annonce survient après que le Conseil des Atikamekw de Wemotaci eut déclaré que deux nouveaux cas de COVID-19 ont été détectés dans la communauté.

Au total, quatre personnes ont contracté la COVID-19 à Wemotaci depuis le début de la pandémie.

Un accompagnement pédagogique à distance sera mis en place cette semaine pour permettre aux élèves de poursuivre leurs apprentissages, selon les directions d’école. Du matériel pédagogique sera aussi distribué.

Aucune information nous amène à croire qu’il y a eu une exposition dans les écoles, précisent les directions de ces écoles.

Les deux personnes nouvellement infectées travaillent au centre administratif. Selon le Conseil des Atikamekw de Wemotaci, un dépistage massif a été demandé par la Santé publique pour tous les employés du centre et il débutera dès lundi.

En entrevue à l’émission Toujours le matin, le grand chef du Conseil de la Nation Atikamekw, Constant Awashish a souligné qu’il n’y a aucun cas à Obedjiwan, mais qu’il y en a dix à Manawan.

Avec CBC/Radio-Canada

Congo/Niari: Trois sociétés forestières érigent leur parc de déchargement des grumes dans la cour d’une école primaire

octobre 8, 2020

 

Le garrot se resserre et les populations du village Moukondo, situé à un jet de pierre de Louvakou dans le Niari (sud), commencent à étouffer. Les coups de gueule des parents d’élèves se bousculent en effet de toute part. Les raisons de la colère : trois sociétés forestières, notamment Taman-Industrie, Sicofor et MSGS ont érigé un parc de déchargement des grumes dans la cour de l’unique école primaire de leur village sans une autorisation préalable.

Pour les populations du village Moukondo, cette situation qui les sidère, représente un danger permanent pour les élèves, à quelques jours de la rentrée scolaire 2020-2021.

Vivement que ceux qui ont une moindre parcelle d’autorité dans la gestion des écoles au Congo-Brazzaville trouvent la solution qui convient pour soulager les populations du village Moukondo en colère et avant la rentrée scolaire fixée au 12 octobre prochain sur toute l’étendue du territoire national.

Avec Sacer-infos.com par Pascal Nguie

États-Unis/Covid-19: les écoles fermées dans certains quartiers de New York

octobre 5, 2020

Le gouverneur Andrew Cuomo a annoncé lundi que les écoles de neuf quartiers de New York allaient fermer à partir de mardi pour tenter d’empêcher que la ville ne soit frappée par une seconde vague de coronavirus, en attendant une décision sur les commerces non essentiels. Le principal dirigeant politique de l’Etat de New York a avancé d’un jour la date proposée par le maire de New York, Bill de Blasio, qui avait annoncé dimanche son intention de fermer ces écoles à compter de mercredi. Il s’agit de quartiers du sud de Brooklyn, et de quelques zones de l’est et du sud du Queens, dans lesquels le taux de cas positifs au coronavirus se situe au-delà du seuil des 3% depuis plus de sept jours.

La mesure concerne les écoles publiques mais aussi privées, a précisé le gouverneur lors d’un point de presse. Le plan dévoilé dimanche par le maire prévoyait également la fermeture temporaire de tous les commerces non essentiels, y compris les restaurants, rouverts à New York depuis le 22 juin. Le gouverneur a refusé de le suivre, en tout cas dans l’immédiat, plaidant pour une approche plus ciblée que des codes postaux, découpage utilisé par la mairie, et réclamant des données supplémentaires pour pouvoir trancher.

Andrew Cuomo a aussi avancé que la fermeture des commerces non essentiels n’était pas la priorité pour contenir la propagation du virus. «Les commerces» de ces quartiers «n’ont pas une capacité de propagation importante», a-t-il affirmé. «On parle de petits commerces.» Beaucoup de commerces ont déjà dû fermer, plombés par la pandémie et le confinement du printemps, tandis que de nombreux autres tiennent mais sont très fragilisés. «Sauf contre-ordre, nous mettrons en place notre plan mercredi» dans ces neuf quartiers avec la fermeture ordonnée de tous les commerces non essentiels, a rétorqué, un peu plus tard, Bill de Blasio, meilleur ennemi d’Andrew Cuomo, bien qu’ils soient tous deux démocrates.

Deux de ces quartiers ont des taux de cas positifs supérieux à 8% sur les sept derniers jours, selon des chiffres publiés lundi, et comprennent comme les quatre autres situés à Brooklyn, une forte communauté juive orthodoxe. L’épidémie y a repris à la faveur de rassemblements pour les fêtes juives de Rosh Hashanah et Yom Kippour. Sur l’ensemble de l’Etat de New York, le taux de cas positifs reste bas, à 1,22%

Par Le Figaro avec AFP