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Trump en Ecosse, joue au golf, dernière étape d’une visite polémique au Royaume-Uni, avec de milliers d’opposants dans la rue

juillet 14, 2018

Le président américain Donald Trump et son épouse Melania Trump saluent à leur arrivée à l’aéroport de Prestwick, au sud de Glasgow, le 13 juillet 2018 en Ecosse / © AFP / Andy BUCHANAN

Donald Trump achève samedi et dimanche sa visite au Royaume-Uni avec un séjour privé dans son luxueux complexe hôtelier de Turnberry en Ecosse, après avoir provoqué la stupeur en attaquant la stratégie de la Première ministre Theresa May sur le Brexit.

« Je serai au Trump Turnberry (nom de l’établissement sportif et hôtelier, ndlr) pour deux jours de réunions, d’appels et, je l’espère, de golf – ma principale forme d’exercice! », a tweeté samedi matin le président américain, arrivé vendredi soir en Ecosse.

« Le temps est magnifique, et cet endroit est incroyable! », a ajouté le dirigeant, qui rejoindra ensuite Helsinki en Finlande où il retrouvera son homologue russe Vladimir Poutine.

A propos de golf, le président américain a été vu en train de frapper la balle sur un des parcours de Turnberry (côte ouest), adressant un signe de la main à des manifestants qui, un peu plus loin, scandaient des slogans « Non à Trump » ou « Non à des Etats-Unis racistes ».

Son passage en Ecosse devrait, théoriquement, provoquer moins de remous que ses deux premiers jours sur le sol britannique.

Plus à l’est à Edimbourg, la capitale de la nation septentrionale du Royaume-Uni, ce sont quelque 9.000 personnes, selon la police, qui ont défilé contre la visite de M. Trump au Royaume-Uni, sa première officielle en tant que président des Etats-Unis.

« Trump à la poubelle », « Pas le bienvenu », « L’Ecosse dit non à Trump », clamaient les pancartes brandies par les participants, au milieu desquels flottaient des ballons géants représentant le président américain en couche-culotte.

Arrivé jeudi à Londres, le président américain a mis les pieds dans le plat en estimant, dans une interview au tabloïd The Sun, que la volonté de Londres de privilégier une relation étroite avec l’UE après le Brexit tuerait « probablement » la possibilité de conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis.

La claque a été d’autant plus cinglante pour Mme May que, jeudi soir, la Première ministre britannique lui avait déroulé le tapis rouge et vanté la force du lien transatlantique.

Des policiers montent la garde devant le luxueux complexe sportif et hôtelier de Turnberry appartenant au président américain Donald Trump, le 14 juillet 2018 au sud-ouest de Glasgow, en Ecosse / © AFP / ANDY BUCHANAN

Donald Trump s’est montré plus conciliant vendredi lors d’une conférence de presse conjointe des deux dirigeants à Chequers, la résidence de campagne des Premiers ministres britanniques.

Affichant sa volonté de parvenir à un « formidable » accord d’échange bilatéral avec Londres, M. Trump s’est voulu optimiste: « nous voulons faire des échanges avec le Royaume-Uni, ils veulent en faire avec nous ».

En écho, Theresa May a évoqué sa volonté d’aboutir à un accord « ambitieux » avec Washington, une fois le Royaume-Uni sorti de l’UE.

Le locataire de la Maison Blanche a aussi déploré la façon dont le tabloïd avait retranscrit ses propos, avant de faire longuement l’éloge de Mme May, fragilisée au sein de son parti conservateur après de récentes démissions, dont celle du ministre des Affaires étrangères Boris Johnson.

« C’est une très bonne négociatrice, très dure, elle est très intelligente », a martelé le magnat de l’immobilier, qui a pris le thé vendredi après-midi au château de Windsor avec la reine Elizabeth II.

Manifestation contre la venue du président américain Donald Trump, le 14 juillet 2018 à Turnberry, dans le sud-ouest de l’Ecosse / © AFP / ANDY BUCHANAN

Pendant ce temps-là à Londres, des manifestations contre la venue de M. Trump ont rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes dénonçant sa politique migratoire, son « sexisme » ou son « déni » du changement climatique.

– Encore des manifs –

D’autres manifestations l’attendent en Ecosse, où il compte également de nombreux détracteurs. Vendredi soir, quelque 2.000 personnes se sont rassemblées à Glasgow, à environ une heure de route de Turnberry (côte ouest) et de ses trois terrains de golf, tandis qu’une manifestation est prévue samedi à Edimbourg.

L’organisation Greenpeace a de son côté annoncé avoir fait voler un parapente motorisé à proximité de son hôtel pour dénoncer la politique environnementale du président américain.

Signe du climat ambiant, Donald Trump avait été accueilli vendredi soir à l’aéroport de Glasgow par un représentant du gouvernement britannique, et non par la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon.

Le président Trump arrive en Ecosse / © AFP / PAUL BARKER, Farid Addala

Pour une brouille vieille de dix ans portant sur l’autre parcours de golf écossais de M. Trump, situé au nord d’Aberdeen (côte est), l’exécutif écossais et le président américain entretiennent de fraîches relations.

La nation septentrionale du Royaume-Uni, dont est originaire la mère de M. Trump, avait en outre pris ses distances avec le milliardaire à la suite de sa proposition de fermer les frontières américaines aux musulmans.

L’université Robert Gordon (RGU) d’Aberdeen lui avait retiré un doctorat honorifique et le gouvernement régional son titre d’ambassadeur d’affaires.

Après l’Ecosse, M. Trump s’envolera pour Helsinki, où doit se dérouler lundi le premier sommet entre le président américain et Vladimir Poutine.

« Nous avons été beaucoup plus fermes sur la Russie que quiconque », a déclaré Donald Trump vendredi, alors que l’ombre de l’enquête sur l’interférence russe dans la campagne de 2016 pèse sur sa présidence.

« Ceci étant dit, si nous pouvons développer une relation » avec M. Poutine, « ce serait fantastique », a-t-il ajouté, quelques heures avant l’annonce à Washington d’une série d’inculpations d’agents russes.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2018 13h11)

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Royaume-Uni: l’école d’art de Glasgow, bâtiment emblématique, ravagée par un incendie

juin 16, 2018

Des pompiers au travail pour éteindre l’incendie de la prestigieuse école d’art de Glasgow en Ecosse, le 16 juin 2018 / © AFP / Andy Buchanan

La prestigieuse école d’art de Glasgow en Ecosse, installée dans un bâtiment historique qui est un chef d’oeuvre de l’architecte Charles Rennie Mackintosh, a été ravagée par les flammes dans la nuit de vendredi à samedi, quatre ans après avoir été déjà victime d’un incendie.

Le feu n’a fait aucun blessé et a mobilisé plus de 120 hommes, ont indiqué les pompiers, alertés vers 23H20 vendredi (22h20 GMT) et qui venaient samedi matin à bout de l’incendie.

« Le feu s’est répandu très rapidement » et « le bâtiment principal est gravement endommagé », a commenté sur place le chef adjoint des pompiers, Peter Heath. Ses équipes ont dû fournir un « énorme effort dans des conditions extrêmement difficiles », a-t-il souligné. L’école se trouve dans le centre de Glasgow qui était très fréquenté vendredi soir. Des riverains ont dû être évacués.

Le bâtiment touché a été conçu il y a plus d’un siècle par l’architecte écossais Charles Rennie Mackintosh (1868-1928), l’un des principaux représentants de l’Art Nouveau, célèbre pour son goût pour les bâtiments aux lignes épurées et les meubles à angles droits. Surnommé le « Mack », c’est l’un des bâtiments les plus connus de Glasgow.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a confié sur Twitter avoir le « coeur brisé ». « C’est une triste matinée pour Glasgow », a-t-elle ajouté un peu plus tard, se disant toutefois « soulagée » qu’il n’y ait pas eu de victimes et « pleine d’admiration » pour les pompiers.

« Mais il est difficile de trouver des mots pour transmettre le sentiment de dévastation totale ressenti ici et partout dans le monde pour l’emblématique bâtiment Mackintosh @GSofA », a-t-elle poursuivi.

Des pompiers travaillent à éteindre l’incendie de l’école d’art de Glasgow en Ecosse, le 16 juin 2018 / © AFP / ANDY BUCHANAN

– Sentiment de perte –

« Nous avons un très fort attachement émotionnel » à ce bâtiment, a déclaré le chef adjoint des pompiers, évoquant « un sentiment de perte », chez les pompiers, mais aussi chez les habitants de Glasgow.

L’école avait déjà été endommagée par les flammes il y a 4 ans. A l’époque, le président de la Société royale des architectes britanniques (RIAS), Iain Connelly, avait qualifié le bâtiment de « trésor international qui reflète le génie d’un de nos plus grands architectes ». Sa valeur « va bien au-delà de Glasgow ou même de l’Écosse », avait-il souligné, « c’est une oeuvre de patrimoine architectural de renommée mondiale et son influence sur l’architecture du 20ème siècle est incommensurable ».

Le « Mack » était en cours de rénovation depuis le dernier incendie survenu en 2014, un projet qui aurait coûté entre 20 et 35 millions de livres (entre 23 et 40 millions d’euros). Le bâtiment est le « plus important architecturalement à Glasgow », « nous ne pouvons pas le perdre », s’est désolé sur Twitter un député local, Paul Sweeney, « dévasté » par la nouvelle de l’incendie.

« Le mieux que nous puissions espérer est un maintien de la structure de la façade et une reconstruction complète de l’intérieur », a-t-il ajouté, constatant l’étendue des dégâts.

GB : incendie à la Glasgow School of Arts / © AFP / -, Mark McLaughlin

L’incendie de 2014, provoqué par un projecteur, avait détruit la bibliothèque du bâtiment, reconnue comme l’un des plus beaux exemples d’Art Nouveau au monde.

Cette fois-ci, l’incendie a été encore plus dévastateur et s’est étendu à des bâtiments voisins, dont une boîte de nuit.

La Glasgow school of arts, une des plus anciennes institutions britanniques dédiées à l’art et au design, a été fondée en 1845 et a formé des artistes contemporains majeurs. Trois de ses anciens élèves ont récemment remporté le prix Turner: Simon Starling en 2005, Richard Wright en 2009 et Martin Boyce en 2011.

Son bâtiment emblématique a été construit entre 1897 et 1909.

Romandie.com avec(©AFP / 16 juin 2018 11h48)

L’indépendantiste catalane Clara Ponsati, exilée en Écosse, s’est rendue à la police

mars 28, 2018

L’ancienne dirigeante catalane Clara Ponsati, visée par un mandat d’arrêt européen, arrive au commissariat Saint Leonard à Edimbourg pour se rendre à la police, le 28 mars 2018 / © AFP / SCOTT HEPPELL

L’ancienne dirigeante catalane Clara Ponsati, visée par un mandat d’arrêt européen pour avoir pris part à la déclaration unilatérale d’indépendance de la Catalogne, s’est rendue mercredi à la police en Écosse où elle s’est exilée, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’ex-ministre catalane, arrivée peu avant 11H00 GMT au commissariat Saint Leonard d’Edimbourg, sera présentée à un tribunal de la capitale écossaise dans la journée, a indiqué son avocat, Aamer Anwar.

Elle demandera sa remise en liberté conditionnelle avant une audience sur son éventuelle extradition vers l’Espagne, où la justice l’accuse de « rébellion violente et de détournement de fonds publics en lien avec l’organisation du référendum » sur l’indépendance de la Catalogne, qui s’est tenu le 1er octobre 2017.

Clara Ponsati souhaite se « défendre vigoureusement » contre ces accusations qu’elle réfute et qui relèvent selon elle d’une « persécution politique », a ajouté son conseil. Elle soutient que les tribunaux espagnols ne peuvent garantir ses droits.

Une levée de fonds a été lancée mercredi sur internet pour soutenir sa défense, qui a déjà permis de récolter plus de 95.000 livres en quelques heures.

L’ex-dirigeante figure parmi les six indépendantistes catalans partis à l’étranger pour lesquels la Cour suprême espagnole a émis ou réactivé vendredi des mandats d’arrêt européens et internationaux.

L’ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont, sous le coup lui aussi d’un mandat d’arrêt européen lancé par l’Espagne, a été arrêté dimanche par la police allemande près de la frontière avec le Danemark, après cinq mois d’exil.

Comme d’autres leaders catalans, Clara Ponsati s’était exilée en Belgique le 30 octobre 2017, après la destitution de leur exécutif et la mise sous tutelle de la Catalogne, décidées par Madrid pour punir la déclaration unilatérale d’indépendance du 27 octobre.

Elle s’est installée il y a peu en Ecosse où elle travaille pour l’université de St Andrews (côte est) en tant que professeur d’économie et où elle a reçu le soutien de membres du Parti nationaliste écossais (SNP), qui partage les aspirations des indépendantistes catalans.

Romandie.com avec(©AFP / 28 mars 2018 15h44)

Drapeaux mexicains et arc-en-ciel: Donald Trump chahuté en Ecosse

juin 25, 2016

La visite du candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump dans un de ses golfs sur la côte Est de l’Ecosse a été perturbée samedi par des manifestants. Les protestataires ont brandi des pancartes « Trump aime la haine » et ont envahi le parcours.

Les manifestants se sont postés sur une colline surplombant le Trump International Golf Links, situé près de la commune de Balmedie.

L’équipe du milliardaire américain a alors tenté d’éloigner les journalistes, les manifestants chantant et exhibant des drapeaux gay arc-en-ciel, de même que des drapeaux mexicains, pour dénoncer la promesse du milliardaire américain de construire un mur à la frontière avec le Mexique pour lutter contre l’immigration clandestine.

Interrogé sur les manifestants, M. Trump les a comparés à ses anciens rivaux dans la course à l’investiture républicaine. « Mais ce n’est pas grave, je les ai battus », a-t-il déclaré. Il s’agissait du premier déplacement à l’étranger de M. Trump depuis qu’il a remporté les primaires du parti républicain dans la course à la Maison Blanche.

Romandie.com avec(ats / 25.06.2016 20h45)

Brexit: le Royaume-Uni divisé comme jamais, l’Europe veut accélérer le divorce

juin 25, 2016

Ajoute chiffre actualisé de la pétition, Gay Pride, déclaration de Merkel

LONDRES (awp/afp) – Le Royaume-Uni était samedi plus divisé que jamais après le choc du Brexit, avec une Écosse prête à défendre séparément ses intérêts et des perdants en colère, face à des Européens pressés d’acter le divorce.

Une pétition en ligne adressée au Parlement britannique pour réclamer l’organisation d’un nouveau vote dépassait les 2 millions de signatures en fin d’après-midi, au lendemain de l’annonce de la victoire du Brexit avec 51,9% des voix.

A Edimbourg, la Première ministre Nicola Sturgeon a annoncé que son gouvernement cherchait à ouvrir des « discussions immédiates » avec Bruxelles pour « protéger sa place dans l’UE ».

L’Ecosse a massivement voté (62%) pour rester dans l’UE et Mme Sturgeon a confirmé à l’issue d’une réunion extraordinaire que son gouvernement préparait les bases légales d’un deuxième référendum sur l’indépendance.

« Si ça veut dire rester dans l’UE, alors je voterai pour l’indépendance », a confié à l’AFP à Edimbourg Chris Dougray, conseiller financier. « Un client m’a déjà dit qu’il était impossible d’investir en Ecosse tant que la situation n’est pas claire ».

Les incertitudes qui pèsent sur l’avenir du pays ont fait plonger la livre britannique et ont poussé l’agence Moody’s à abaisser de stable à négative la perspective de la note du Royaume-Uni, avec la menace d’une dégradation prochaine de cette note.

– « Pas en mon nom » –

A Londres, certains réclament, avec colère mais sans y croire, l’indépendance pour la capitale qui s’est largement exprimée en faveur de l’UE.

Lindsey Brett, une secrétaire londonienne de 57 ans, a été cueillie à froid par le Brexit: « Je suis très inquiète et j’en suis malade pour l’avenir de mes enfants », dit-elle à l’AFP. « Que vont devenir nos relations avec le reste de l’Europe? et le monde? ».

Sur les réseaux sociaux, les jeunes, qui selon les sondeurs ont aussi massivement voté pour le maintien, expriment leur colère contre leurs aînés. #NotInMyName (Pas en mon nom) est devenu un hashtag récurrent sur Twitter. « Ce vote ne représente pas la jeune génération qui devra vivre avec les conséquences », écrivait ainsi Luke Tansley.

Même déception à la Gay Pride qui a traversé le coeur de la capitale, Regent Street, samedi après-midi.

« Les politiques, l’aile droite n’a pas un passé très positif quant à la façon de traiter les LGBT… », a souligné James Carroll, 18 ans, cheveux courts argentés et lèvres violettes. « Nos droits sont menacés, parce que nous allons devoir les renégocier, et quand les résultats sont tombés, j’ai réalisé combien ça allait changer pour les LGBT », a-t-il dit à l’AFP.

– ‘Mettre un terme à l’immigration’ –

Les pro-Brexit, eux, continuaient à nager dans l’euphorie après avoir fêté toute la nuit leur « Independance Day ». Le leader du parti europhobe Ukip, Nigel Farage, a proposé que le 23 juin devienne jour de fête nationale.

A Clacton-on-Sea, petite station balnéaire du sud-est qui a massivement voté pour le Brexit, Terry Lovadaw, superviseur de 57 ans dans une des boutiques de l’artère principale, voyait la vie en rose. « Il y aura plus d’emplois, ça va mettre un terme à l’immigration », a-t-il assuré.

Ailleurs en Europe, la pression monte sur les Britanniques. Réunis à Berlin, les ministres des Affaires étrangères des six pays fondateurs de l’UE ont demandé à Londres d’accélérer le divorce. Le Français Jean-Marc Ayrault a insisté pour qu’un nouveau Premier ministre soit désigné au plus vite à Londres, dans « quelques jours ».

David Cameron a annoncé que sa démission prendrait effet en octobre, après la nomination de son successeur auquel il veut laisser le soin de conduire les négociations avec l’UE. Elles pourraient durer jusqu’à deux ans et, entretemps, le Royaume-Uni restera lié par les accords existants.

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ne se passera pas comme un « divorce à l’amiable », a mis en garde le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

La chancelière Angela Merkel a elle adopté un ton conciliant en déclarant à Berlin qu’il n’y avait « aucune raison de se montrer trop dur dans les négociations. Il faut les mener dans les règles ».

M. Cameron doit retrouver mardi ses pairs lors d’un sommet européen à Bruxelles qui s’annonce très délicat pour lui, alors que le commissaire européen britannique Jonathan Hill a annoncé sa démission samedi.

La question de sa succession ajoute à l’incertitude ambiante. Boris Johnson, meneur de la campagne du Brexit, semblerait un choix logique. Mais autant « BoJo » était populaire lorsqu’il était maire de Londres, autant il cristallise aujourd’hui le mécontentement d’une partie du Royaume-Uni.

– Une UE en deuil de ses idéaux –

Le leader travailliste Jeremy Corbyn, qui a été critiqué pour la mollesse de ses interventions en faveur du maintien dans l’UE, a lui aussi estimé qu’il devait y avoir « une négociation rapidement ». « Nous ne pouvons vivre dans l’incertitude pendant deux ans », a ajouté le chef de l’opposition.

Visé par un projet de motion de défiance, il n’est lui visiblement pas prêt à démissionner.

Alors que les mouvements populistes prospèrent à travers l’Europe, le Brexit pourrait provoquer une réaction en chaîne. Déjà, la chef de l’extrême droite française Marine Le Pen (FN) et le député d’extrême droite néerlandais Geert Wilders ont appelé à des référendums dans leur pays.

Les quotidiens britanniques reflétaient la division du Royaume: « Chapeau, la Grande-Bretagne! », titrait le Daily Mail, un tabloïd qui a mené une campagne virulente contre l’Europe. Du côté des pro-Europe, le Daily Mirror demandait en première page: « Que diable va-t-il se passer maintenant' ».

Romandie.com avec (AWP / 25.06.2016 19h26)

Découverte d’un exemplaire rare du Premier Folio de Shakespeare

avril 7, 2016

Londres – Un nouvel exemplaire du Premier Folio, première compilation des œuvres théâtrales de William Shakespeare (1564-1616), a été découvert en Écosse, a annoncé jeudi l’université d’Oxford, peu avant le 400e anniversaire de la mort du dramaturge.

C’est Emma Smith, professeur d’études shakespeariennes à Oxford, qui a confirmé l’authenticité de ce First Folio découvert dans les collections détenues à Mount Stuart, une imposante demeure victorienne de l’île écossaise de Bute.

Cette découverte porte à 234 le nombre total d’exemplaires dans le monde de ce précieux ouvrage imprimé sept ans après la mort de Shakespeare, en 1623. Les First Folio valent extrêmement cher: un exemplaire proposé aux enchères par Christie’s le 25 mai est estimé entre 800.000 et 1,2 million de livres (990.000 à 1,5 million d’euros).

Ce Folio est inhabituel parce qu’il est en trois volumes et présente beaucoup de pages blanches prévues pour des illustrations, a expliqué Mme Smith dans un communiqué.

Il appartenait à Isaac Reed, un éditeur littéraire sérieux et bien connu qui possédait une grande bibliothèque, a-t-elle détaillé.

Ce Premier Folio fut vendu après la mort d’Isaac Reed en 1807 à un certain JW pour 38 livres, puis on perdit sa trace.

La découverte de cet exemplaire intervient peu avant la célébration du 400e anniversaire de la mort de William Shakespeare, le 23 avril 2016. Il sera exposé au public à Mount Stuart jusqu’au 30 octobre.

De son côté, l’université d’Oxford exposera à partir du 22 avril ses propres exemplaires du Premier Folio à la célèbre bibliothèque Bodleian, dans le cadre d’une exposition dédiée à Shakespeare.

Une série d’évènements sont organisés pour marquer l’anniversaire de la mort du dramaturge, dont une exposition gratuite à Londres, sur la rive sud de la Tamise, baptisée The complete Walk (la marche complète) qui présentera, le week-end du 23 et 24 avril, 37 courts-métrages de 10 minutes sur chacune des pièces de Shakespeare.

Romandie.com avec(©AFP / 07 avril 2016 12h13)

USA: Donald Trump accuse l’Ecosse d’ingratitude

décembre 10, 2015

Londres – Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a reproché jeudi aux Ecossais de lui avoir retiré un doctorat honorifique et un titre d’ambassadeur d’affaires, alors que la pétition pour qu’il soit déclaré persona non grata au Royaume-Uni battait des records.

Les responsables politiques britanniques devraient me remercier plutôt que de céder au politiquement correct, a réagi M. Trump, cité dans The Press and Journal, un journal local écossais.

Le gouvernement local d’Édimbourg a annoncé mercredi qu’il lui retirait le titre d’ambassadeur d’affaires qu’il occupait depuis 2006, estimant que le magnat de l’immobilier n’était plus qualifié pour en bénéficier en raison de ses déclarations sur les musulmans.

Dans la foulée, c’est l’université Robert Gordon (RGU) d’Aberdeen (est de l’Écosse) qui a indiqué qu’elle lui retirait un doctorat honorifique, soulignant que ses propos étaient entièrement incompatibles avec l’esprit et les valeurs de l’université.

J’ai fait tellement pour l’Ecosse, notamment en construisant Trump International Golf Links (…) que beaucoup considèrent comme l’un des meilleurs terrains de golf du monde, a encore déclaré M. Trump, propriétaire de deux terrains de golf en Écosse et dont la mère était écossaise.

En outre, j’ai réalisé un investissement significatif dans la rénovation de l’emblématique station touristique de Turnberry (…) qui permettra de revitaliser complètement cette vaste région, a-t-il dit.

Les déclarations du milliardaire américain, réclamant de barrer l’entrée des musulmans aux États-Unis, ont été largement condamnées au Royaume-Uni.

M. Trump, moqué pour avoir évoqué des zones à Londres (…) qui sont si radicalisées que les policiers craignent pour leur propre vie, s’est fendu jeudi d’une nouvelle déclaration peu amène envers les Britanniques.

Le Royaume-Uni tente péniblement de cacher l’énorme problème qu’ils ont avec les musulmans. Mais tout le monde sait ce qui se passe, c’est vraiment triste! Soyez honnêtes, a-t-il tweeté.

Dans le même temps, une pétition sur le site du Parlement appelant à empêcher son entrée dans le pays dépassait les 450.000 signatures, devenant la consultation en ligne la plus populaire jamais adressée aux députés de Westminster.

Le franchissement de la barre des 100.000 signatures signifie qu’elle peut être soumise à débat devant le Parlement.

Ironie de l’histoire, une autre pétition particulièrement populaire sur le site du Parlement (environ 444.000 signatures) appelle elle à fermer les frontières du Royaume-Uni jusqu’à ce que l’Etat islamique soit battu.

Romandie.com avec(©AFP / 10 décembre 2015 19h51)