Posts Tagged ‘Écrivain’

France: Mort de l’écrivain Alain Casabona

mai 18, 2017

L’écrivain Alain Casabona, « grand chancelier » de la facétieuse académie Alphonse-Allais, est mort mardi à son domicile à l’âge de 66 ans, a annoncé aujourd’hui le comédien Francis Perrin également membre de ce cénacle de l’humour.

« Alain est mort chez lui. Il était très malade et très courageux », a dit le comédien, ami d’Alain Casabona, et membre comme lui de l’académie qui chaque année décerne un prix en hommage au maître français de l’absurde et du bon mot.

Auteur d’un recueil de nouvelles et de quatre romans, Alain Casabona, également musicien, était très impliqué dans la défense de l’enseignement artistique. Il animait notamment le Comité national pour l’éducation artistique (CNEA). En 2014, il fut l’une des chevilles ouvrières du « comité de défense » du « Grenier Picasso », rue des Grands-Augustins à Paris, un atelier où le maître a peint son fameux « Guernica », qui était menacé de devenir une résidence hôtelière.

Il était « grand chancelier » de l’académie Alphonse-Allais depuis 1996. Fondée en 1954, à l’occasion du centenaire de la naissance d’Alphonse Allais, auteur notamment de « Deux et deux font cinq », cette académie iconoclaste décerne chaque année un prix Alphonse Allais. Parmi les récipiendaires figurent notamment Eugène Ionesco, Umberto Eco, Raymond Devos ou encore Bernard Pivot. L’an dernier, c’est la comédienne Charlotte Rampling qui avait reçu cette récompense.

Les obsèques d’Alain Casabona sont prévues mardi prochain à Paris.

Kenya : l’écrivain et conservationniste Kuki Gallmann blessée par balles

avril 23, 2017

Des policiers kényans devant l’université de Garissa, 2 avril 2015. © AP/SIPA

L’écrivain d’origine italienne Kuki Gallmann a été grièvement blessée par balles dimanche matin dans la réserve privée qu’elle dirige dans le centre du Kenya, région actuellement en proie à un cycle de violences sur fond de sécheresse, a-t-on appris auprès de la police kényane.

Auteure d’une autobiographie (« I Dreamed of Africa ») adaptée au cinéma en 2000 avec l’actrice Kim Basinger dans le rôle principal, Kuki Gallmann « a été touchée à l’estomac lors d’une attaque et a été emmenée à Nairobi par un hélicoptère militaire pour être soignée », a déclaré à l’AFP un responsable policier, sous couvert de l’anonymat.

Une situation particulièrement volatile

La situation est particulièrement volatile dans le centre du Kenya où se sont multipliées ces dernières semaines les violences impliquant des éleveurs semi-nomades, dont les troupeaux sont durement affectés par la sécheresse qui sévit actuellement en Afrique de l’Est.

Alain Mabanckou explore la diversité dans « Penser et écrire l’Afrique aujourd’hui »

avril 5, 2017

 

 

Avec La Grande Librairie

France: Décès de l’écrivain français Serge Doubrovsky

mars 23, 2017

L’écrivain français et critique littéraire Serge Doubrovsky, inventeur du concept d’autofiction, est décédé dans la nuit d’hier à aujourd’hui à l’âge de 88 ans à Paris, selon l’université de New York où il a longtemps travaillé.

Tom Bishop, directeur du centre de civilisation et culture françaises à l’université de New York (NYU), a confirmé le décès de Serge Doubrovsky : « Je suis très ému par cette disparition. C’était quelqu’un qui comptait, un homme tout à fait extraordinaire. Un homme difficile aussi. Il n’était pas commode (…) C’était un grand professeur et, j’estime, un grand écrivain », a-t-il déclaré.

Avec la parution en 1977 de Fils, son troisième roman, Serge Doubrovsky a posé les fondations de l’autofiction, un genre entre autobiographie et fiction qui a fait florès dans la littérature avec des représentants comme les Françaises Annie Ernaux et Christine Angot. L’autofiction « existait avant moi. Simplement, je lui ai donné un nom et je l’ai conceptualisée », expliquait Serge Doubrovsky en 2014 dans une interview au magazine français Télérama.

Né le 22 mai 1928 à Paris dans une famille juive, Julien-Serge Doubrovsky de son nom complet, est le fils d’un tailleur et d’une secrétaire. Auteur d’une dizaine de romans et d’essais, Serge Doubrovsky avait notamment reçu en 1989 le prix Médicis, l’un des plus prestigieux de la scène littéraire française, pour « Le livre brisé ».

Lefigaro.fr

Le Bélarus annule sa décision d’expulser l’écrivain ukrainien Serhiy Jadan

février 11, 2017

Minsk – L’écrivain ukrainien Serhiy Jadan a annoncé samedi qu’il ne serait finalement pas expulsé du Bélarus, où il avait été arrêté la nuit précédente à Minsk et dont il devait être expulsé en vertu d’accords avec la Russie où il est accusé de « participation à des activités terroristes ».

Les médias bélarusses, qui avaient diffusé des photos du passeport de Serhiy Jadan sur lequel a été tamponnée la mention « Interdit d’entrée au Bélarus », ont publié la photo du même passeport sur laquelle son avis d’interdiction d’accès au territoire est cette fois accompagné de la mention « Annulé ».

« Notre croisade a fait son effet ! Le bon sens et la dignité sont les vainqueurs de tout ça », a écrit sur Facebook Serhiy Jadan, l’un des écrivains les plus populaires d’Ukraine, remerciant aussi les autorités ukrainiennes pour leur soutien.

L’écrivain, qui participait à un festival de poésie à Minsk, a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi pendant qu’il dormait dans sa chambre d’hôtel.

« Apparemment, je suis sur la liste des personnes interdites d’entrée en Russie pour +participation à des activités terroristes+. J’ai passé la nuit en cellule », a-t-il écrit sur Facebook samedi matin.

« Comme le Bélarus et le Kazakhstan font partie de la même zone douanière (malheureusement pour moi), cette interdiction s’applique automatiquement au Bélarus et au Kazakhstan », a-t-il ajouté. D’après l’avis d’interdiction d’entrée sur le territoire, il devait quitter le Bélarus d’ici à dimanche.

Le Bélarus et la Russie ont signé des accords d’intégration politique et économique et font partie d’une même union douanière depuis les années 1990.

« Les policiers bélarusses ont passé leur temps à me poser des questions sur ma vie pour comprendre quelles relations j’entretiens avec le terrorisme (…) Ils ne comprenaient pas pourquoi je suis sur cette liste », a plus tard déclaré Serhiy Jadan, 42 ans, au portail internet bélarusse Tut.by.

« J’étais déjà venu en juin et on ne m’avait rien dit », a-t-il ajouté.

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, s’est refusée à tout commentaire, déclarant qu’il revient aux « autorités compétentes » de commenter cette affaire.

Les autorités bélarusses n’ont pas fait non plus de commentaires.

La porte-parole adjointe du Parlement ukrainien, Irina Gerachtchenko, avait fermement réagi, condamnant une « vraie honte » et annonçant que l’ambassade d’Ukraine à Minsk et le ministère des Affaires étrangères préparaient une note officielle de protestation.

Dans un communiqué, le ministère ukrainien des Affaires étrangères avait quant à lui exprimé sa « profonde inquiétude » et annoncé avoir convoqué l’ambassadeur du Bélarus à Kiev, Igor Sokol. « Le représentant du ministère ukrainien a souligné que les explications de la partie bélarusse, obtenues aujourd’hui, ne satisfaisaient pas la partie ukrainienne », précise le communiqué.

Serhiy Jadan est originaire de Lougansk, l’un des deux bastions rebelles de l’est de l’Ukraine, mais s’est fermement opposé à l’insurrection prorusse ayant éclaté en avril 2014. L’Ukraine et les pays européens accusent la Russie de soutenir sur les plans logistique et militaire les séparatistes, ce que Moscou dément.

Son oeuvre a été traduite dans de nombreuses langues et lui a valu plusieurs prix littéraires en Europe.

Romandie.com avec(©AFP / 11 février 2017 20h11)             

Bélarus : l’écrivain ukrainien Serhiy Jadan va être expulsé pour « terrorisme »

février 11, 2017

Minsk – L’écrivain ukrainien Serhiy Jadan a annoncé samedi avoir été arrêté la nuit précédente à Minsk et qu’il allait être expulsé du Bélarus en vertu d’accords avec la Russie où il est accusé de « participation à des activités terroristes ».

Les médias bélarusses ont diffusé des photos du passeport de Serhiy Jadan, sur lequel a été tamponnée la mention « Interdit d’entrée au Bélarus ». L’écrivain, qui participait à un festival de poésie à Minsk, doit avoir quitté ce pays avant dimanche.

« Je dormais dans ma chambre d’hôtel quand la police est arrivée (…) Apparemment, je suis sur la liste des personnes interdites d’entrée en Russie pour +participation à des activités terroristes+. J’ai passé la nuit en cellule », a écrit sur Facebook Serhiy Jadan, l’un des écrivains les plus populaires d’Ukraine.

« Comme le Bélarus et le Kazakhstan font partie de la même zone douanière (malheureusement pour moi), cette interdiction s’applique automatiquement au Bélarus et au Kazakhstan », a-t-il ajouté.

Le Bélarus et la Russie ont signé des accords d’intégration politique et économique et font partie d’une même union douanière depuis les années 1990.

« Les policiers bélarusses ont passé leur temps à me poser des questions sur ma vie pour comprendre quelles relations j’entretiens avec le terrorisme (…) Ils ne comprenaient pas pourquoi je suis sur cette liste », a déclaré Serhiy Jadan, 42 ans, au portail internet bélarusse Tut.by.

« J’étais déjà venu en juin et on ne m’avait rien dit », a-t-il ajouté.

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, s’est refusée à tout commentaire, déclarant qu’il revient aux « autorités compétentes » de commenter cette affaire.

« L’ambassade d’Ukraine et le ministère des Affaires étrangères préparent une note de protestation. C’est une vraie honte », a déclaré la porte-parole adjointe du Parlement ukrainien, Irina Gerachtchenko.

Dans un communiqué, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a exprimé sa « profonde inquiétude » et annoncé avoir convoqué l’ambassadeur du Bélarus à Kiev, Igor Sokol. « Le représentant du ministère ukrainien a souligné que les explications de la partie bélarusse, obtenues aujourd’hui, ne satisfaisaient pas la partie ukrainienne », précise le communiqué.

Serhiy Jadan est originaire de Lougansk, l’un des deux bastions rebelles de l’est de l’Ukraine, mais s’est fermement opposé à l’insurrection prorusse ayant éclaté en avril 2014. L’Ukraine et les pays européens accusent la Russie de soutenir sur les plans logistique et militaire les séparatistes, ce que Moscou dément.

Son oeuvre a été traduite dans de nombreuses langues et lui a valu plusieurs prix littéraires en Europe.

Malgré l’Union douanière, les autorités russes ont annoncé en janvier la mise en place de contrôles à la frontière entre les deux Etats, une décision dénoncée par le président bélarusse Alexandre Loukachenko.

Romandie.com avec(©AFP / 11 février 2017 18h35)             

Mort de John Berger, écrivain britannique et intellectuel engagé

janvier 3, 2017

Londres – L’écrivain britannique John Berger, qui fit sensation en partageant avec les Black Panthers la dotation du Man Booker Prize dont il fut lauréat en 1972, est mort à l’âge de 90 ans près de Paris, a annoncé mardi son fils à l’AFP.

Il est mort (lundi) à midi trente à Antony, a déclaré Jacob Berger, joint par téléphone, précisant que son père avait été hospitalisé quelques jours avant pour une insuffisance rénale.

Il s’est éteint à la maison, entouré par les siens (…) de manière très sereine, a également dit le cinéaste, ajoutant, sur Twitter: Sans peur ni témérité, mais attentif, désireux de connaître la suite de l’histoire. En Ecrivain.

John Berger résidait depuis quelques années à Antony (Hauts-de-Seine), après avoir vécu depuis les années soixante-dix à Quincy, un village de Haute-Savoie.

Né à Londres en novembre 1926, John Berger enseigne le dessin de 1948 à 1955, avant de devenir, à partir de 1952, un critique d’art influent, selon les Editions de l’Olivier, sa maison d’édition française.

Passionné par les formalistes et les constructivistes russes, il écrit sur Courbet, Cézanne, Picasso, Dürer, Le Titien, précise-t-elle.

Cet artiste prolifique et touche à tout, auteur de nombreux livres et pièces de théâtre mais aussi poète, peintre et scénariste, publie en 1958 son premier roman Un Peintre de notre temps.

En 1972, il est lauréat du Man Booker Prize, le plus prestigieux des prix littéraires de langue anglaise, pour son roman G., l’histoire du fils bâtard d’une aristocrate anglaise et d’un négociant italien.

Il fait alors sensation en offrant la moitié de la dotation de ce prix au mouvement des Black Panthers, fidèle à ses convictions d’intellectuel engagé, pourfendeur du capitalisme, qui ont marqué ses oeuvres et sa réflexion tout au long de sa carrière.

Jamais auparavant la dévastation provoquée par la poursuite du profit, telle que la dicte le capitalisme, n’avait eu l’ampleur qu’elle a aujourd’hui, écrit-il en 2005 dans le Monde diplomatique.

Comment, dès lors, est-il possible de ne pas tenir compte de Marx, qui a prophétisé et analysé cette dévastation? Peut-être est-ce parce que les gens, beaucoup de gens, ont perdu tous leurs repères politiques. Sans carte, ils ne savent pas où ils vont.

Il n’y a pas un texte de John qui ne soit pas imprégné d’un regard politique, souligne son fils.

c’était un ami du sous-commandant Marcos, c’était un ami du peuple palestinien (…) qui avait une position politique extrêmement forte sans être un communiste borné et dogmatique, ajoute-t-il.

John Berger, poursuit Jacob Berger, s’était d’ailleurs installé en France pour fuir l’Angleterre extrêmement anti-communiste des années 50 et du début des années 60.

Ecrivain visionnaire, écrit le quotidien britannique The Guardian, Berger avait contribué à transformer la manière dont toute une génération regardait et percevait l’art.

John Berger a changé la manière dont nous voyons le monde, a abondé sur Twitter le leader du parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn.

C’était un défenseur du socialisme, et d’une vie plus douce et généreuse pour tout un chacun.

Romandie.com avec(©AFP / 03 janvier 2017 15h26)

Mort du romancier britannique Richard Adams

décembre 29, 2016

Il est l’auteur de « Watership Down », roman animalier paru en 1972, qui s’est vendu, depuis, à quelque cinquante millions d’exemplaires dans le monde.

Richard Adams, en août.

Richard Adams, en août. FAMILY OF RICHARD ADAMS via DAVID HIGHAM ASSOCIATES/AFP
L’écrivain britannique Richard Adams s’est éteint le 24 décembre, à l’âge de 96 ans, dans sa maison de Whitchurch, dans le Hampshire. Son œuvre maîtresse, Watership Down (Flammarion, 1976 ; traduction revue : Monsieur Toussaint Louverture, 2016) figure parmi les livres les plus vendus au monde. Cette fresque animalière parue en 1972, devenue un classique, s’est en effet écoulée à environ cinquante millions d’exemplaires dans le monde. Art Garfunkel en fit une chanson, Bright Eyes (1979), Stephen King la mentionne dans Le Fléau (JC Lattès, 1991). Il est évoqué dans la série télévisée Lost (2003-2010). Déjà adapté au cinéma, en dessin animé ainsi qu’au théâtre, ce roman fait actuellement l’objet d’une minisérie coproduite par Netflix et la BBC, prévue pour 2017.

Horribles souvenirs de la seconde guerre mondiale

Dans The Day Gone by, son autobiographie publiée en 1990 (non traduite), Richard George Adams, né à Newbury, le 9 mai 1920, fait revivre son enfance pastorale dans le Berkshire. Fils d’un médecin de campagne qui lui apprend à distinguer les différentes espèces d’oiseaux, le garçon passe son temps libre à découvrir la campagne environnante, étudiant coléoptères et poissons de rivière. Comme de nombreux jeunes Anglais, il se plonge avec délectation dans les histoires de Hugh Lofting (1886-1947), créateur du Dr Doolittle, et de Beatrix Potter (1866-1943), la mère de Jeannot Lapin, auquel il s’identifie. A 9 ans, le charme est rompu et le garçon envoyé au pensionnat.

Richard Adams poursuit des études d’histoire à l’université d’Oxford lorsqu’il est mobilisé en juillet 1940. Pour Watership Down, il s’inspirera de son expérience de parachutiste lors de la seconde guerre mondiale. Celle-ci lui laissera d’horribles souvenirs, notamment la bataille d’Arnhem, aux Pays-Bas, au cours de laquelle son unité fut décimée. Démobilisé en 1946, il reprend ses études et, son diplôme en poche, entre comme haut fonctionnaire au ministère de l’environnement. En 1968, il parvient à faire voter une loi contre la pollution de l’air.

« Watership Down », un récit pour ses deux filles

C’est lors d’un long trajet en voiture que sa vocation d’écrivain se révèle à lui. « Maintenant, papa, tu dois nous raconter une histoire originale, que nous n’avons jamais entendue », exigent ses deux filles. Le père de famille s’exécute et poursuit son récit les jours suivants, au moment du coucher des enfants. Ainsi naît, soir après soir, Watership Down, premier roman – et chef-d’œuvre – d’un auteur de 52 ans. Il s’agit du récit de la migration d’une colonie de lapins, en quête d’un nouveau foyer après que leur garenne a été dévastée par des promoteurs immobiliers. Un exil semé d’embûches et de terreurs au cours duquel chacun, par ses qualités propres, contribue à la survie du groupe. Nourrie des connaissances de l’auteur en zoologie, cette fable, éminemment politique, se double d’un récit sensoriel à hauteur de museaux et d’oreilles.

Refusé à l’origine par plusieurs grands éditeurs perplexes face à ce gros roman, et qui ne savent à quel type de lectorat le destiner, Watership Down fut finalement accepté par une petite maison londonienne, Rex Collings. Encensé par la critique, le livre demeura soixante-dix semaines en tête des listes des meilleures ventes du Sunday Times. Même succès phénoménal aux Etats-Unis. Dès lors, Richard Adams se consacra pleinement à l’écriture.

« Il faut des passages effrayants »

Il a écrit une vingtaine de livres, parmi lesquels des recueils de poésie ou de nouvelles, plusieurs ouvrages célébrant la nature à travers les saisons, deux récits de voyage en Antarctique et de nombreux contes pour enfants. « Les bonnes histoires se doivent d’être excitantes et, pour qu’elles soient excitantes, il faut qu’elles contiennent des passages effrayants », répondait systématiquement Richard Adams lorsqu’on lui faisait remarquer que ses scènes de bataille ou d’agonie étaient susceptibles de traumatiser les plus jeunes.

Richard Adams était aussi un grand défenseur des bêtes. Il a notamment milité contre le massacre des bébés phoques, le commerce des fourrures et l’utilisation des animaux pour les tests cosmétiques. Il a été élu président de la Société royale pour la prévention de la cruauté envers les animaux (RSPCA) en 1980.

Lemonde.fr par Macha Séry

Montréal: Mort de l’écrivain Maurice G. Dantec, auteur des Racines du mal

juin 27, 2016
Maurice G. Dantec à Paris, le 24 mars 2003.
Maurice G. Dantec à Paris

Paris – L’écrivain Maurice G. Dantec, 57 ans, auteur notamment des Racines du mal, est mort à Montréal où il résidait depuis des années, a-t-on appris lundi auprès d’un de ses éditeurs français.

Maurice Dantec est mort d’une crise cardiaque samedi soir, a indiqué à l’AFP Jérôme Dayre, directeur des éditions Inculte.

Chaleureux, généreux, amical et humain, il aura marqué la littérature française de son œuvre unique, ont indiqué les éditions Inculte sur leur compte Facebook.

L’écrivain, installé au Canada depuis de nombreuses années, avait écrit une douzaine de romans et était considéré comme l’un des grands auteurs francophones de science-fiction. Son premier roman, La sirène rouge (1993), avait reçu le Trophée 813 du meilleur roman francophone.

Une de ses œuvres les plus connues demeure Les Racines du Mal (1995). Babylon Babies (1999), histoire d’un mercenaire qui doit escorter de la Russie à New York une mystérieuse jeune fille, a été adapté au cinéma par Mathieu Kassovitz sous le titre Babylon A.D., avec Vin Diesel et Mélanie Thierry.

Son dernier roman, Les Résidents, avait été publié par Inculte en décembre 2014.

 

Romandie.com

Au Japon, un écrivain mort il y a un siècle revient sous forme de robot

juin 22, 2016

Soseki Natsume, dans sa version non robotique.

Soseki Natsume, dans sa version non robotique. WIKIMEDIA COMMONS
Quel amateur de littérature n’a pas rêvé de voir Marcel Proust ou Henry James s’animer devant ses yeux ? C’est ce que pourront vivre les étudiants de l’université Nishogakusha, à Tokyo, à la fin de l’année 2016, avec l’un des auteurs de leur panthéon littéraire. Un robot androïde à l’effigie de Soseki Natsume va être programmé pour donner cours et faire des lectures publiques.

L’auteur de Je suis un chat (Ed. Gallimard), considéré comme un écrivain majeur de la littérature japonaise moderne, est mort en 1916. Les chercheurs en intelligence artificielle de l’université Nishogakusha ont décidé de le faire revivre.

Selon Livres Hebdo, qui rapporte l’information, le visage de l’écrivain sera reproduit à partir du scan de son masque mortuaire et de photos. Sa voix sera recréée d’après une analyse de celle de son petit-fils, Fusanosuke Natsume. La supervision du projet a été confiée au roboticien Hiroshi Ishiguro, de l’université d’Osaka, qui s’est déjà rendu célèbre pour ses robots humanoïdes particulièrement ressemblants.

Lire aussi :   Hiroshi Ishiguro, l’homme qui crée des robots à son image

Le robot devrait mesurer 130 centimètres de haut et sera présenté en position assise, comme la plupart des robots humanoïdes actuels. Il devrait donner son premier cours de littérature à l’université Nishogakusha en décembre 2016, d’après le quotidien japonais Asahi Shimbun.

L’équipe de chercheurs s’est d’ailleurs en partie basée sur les archives de ce journal pour lequel Soseki Natsume écrivait, en parallèle de son activité d’écrivain. Selon Hiroshi Ishiguro, toutes les données disponibles sur la vie de l’écrivain seront prises en compte pour essayer de reproduire sa personnalité « aussi fidèlement que possible ».

La création du robot à l’image de Soseki Natsume vient marquer à la fois le centenaire de sa mort et les 140 ans de l’université Nishogakusha, fondée en 1877.

Lemonde.fr