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L’écrivain Jean Teulé est mort

octobre 19, 2022

Celui qui a été un pilier de « L’Écho des savanes » est décédé mardi 18 octobre à 69 ans d’un arrêt cardiorespiratoire, selon son éditrice.

L'auteur est mort d'un arret cardiorespiratoire, a 69 ans.
L’auteur est mort d’un arrêt cardiorespiratoire, à 69 ans.© JOEL SAGET / AFP

Jean Teulé est mort. L’écrivain et auteur de bande dessinée a fait un arrêt cardiorespiratoire mardi 18 octobre, selon son éditrice Betty Mialet, interrogée par RTL. Connu pour ses pages à L’Écho des savanes, le compagnon de l’actrice Miou-Miou avait été primé en 1984 au festival d’Angoulême pour son adaptation de Bloody Mary, de Jean Vautrin. En 1990, le même festival lui décernera un prix spécial pour sa contribution au renouvellement du genre de la bande dessinée.

Depuis cette consécration, celui qui est né à Saint-Lô (Manche) s’était tourné vers l’écriture de roman. Son dernier, Crénom, Baudelaire ! était sorti en 2020. Depuis Le Magasin des suicides en 2007, ses ouvrages étaient particulièrement attendus. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au grand écran, notamment par Patrice Leconte.

« Betty Mialet et Bernard Barrault ont l’immense tristesse de devoir confirmer que leur auteur Jean Teulé aurait succombé hier soir, 18 octobre, à un arrêt cardiaque », ont écrit les éditions Mialet-Barrault dans un communiqué, tandis qu’une source policière précisait que le romancier était mort à son domicile à Paris dans la soirée.

Avec Le Point

Canada-Québec: L’écrivain François Blais est mort

mai 15, 2022
François Blais, signant un livre.

François Blais a signé son premier roman «Iphigénie en Haute-Ville» en 2006. Photo : Soumise par L’Instant Mêmée

L’écrivain François Blais est décédé, a annoncé dimanche la maison d’édition L’instant même. Il avait 49 ans.

Né à Grand-Mère, en Mauricie, l’auteur a été remarqué dès son premier roman, Iphigénie en Haute-Ville, publié en 2006 alors qu’il habitait à Québec. Celui-ci a été finaliste pour le Prix des libraires du Québec, le Prix France-Québec et le Prix Senghor de la création littéraire.

Son roman Document 1 (2012), également finaliste aux Prix des libraires du Québec, a lui aussi marqué les esprits, cristallisant son style décapant et sa tendance à mettre en scène des personnages non conformistes.

Dans une certaine mesure, nous avons un peu l’impression d’avoir grandi avec lui, invités à partager son univers à la fois cynique et tendre, a écrit L’instant même sur Facebook, qui a publié une dizaine de livres de François Blais, dont son tout premier roman.

« Le monde des lettres québécois est plus riche, plus vibrant et plus beau parce que François a osé en ébranler quelques fondations. »— Une citation de  La maison d’édition l’Instant même, sur Facebook

Le comédien Rémi-Pierre Paquin a lui aussi rendu hommage à son ami sur les réseaux sociaux.

Tu me faisais vraiment rire. Peut-être que la façon dont les fils étaient branchés dans ta tête t’amenait un peu de misère à supporter tout ça, mais ben égoïstement, ça faisait de toi un être vraiment le fun à côtoyer. Un être fascinant, brillant, lucide et crissement drôle, a-t-il écrit.Montage photo du portrait de l'auteur avec la couverture du livre.

Dans les dernières années, François Blais avait développé un goût pour la littérature jeunesse. « Lac Adélard », publié en 2019, a notamment remporté un Prix des libraires du Québec dans la catégorie 12-17 ans. Photo: La Courte Échelle, Marie Blais

Inspiré par sa région natale

François Blais, qui a également jonglé avec les métiers de traducteur et de concierge, a ancré plusieurs de ses histoires dans sa Mauricie natale, où il était retourné habiter il y a quelques années.

Mentionnons son roman La classe de madame Valérie, publié en 2013, qui raconte l’histoire d’un groupe d’élèves de l’école primaire Laflèche à Grand-mère, et qui a été finaliste au Prix des libraires du Québec.

Séduit par la littérature jeunesse en 2016, le discret romancier a aussi publié quatre livres pour enfants aux éditions Les 400 coups.

Son Livre où la poule meurt à la fin (2017), dont Valérie Boivin signe les illustrations, a d’ailleurs remporté un Prix des libraires du Québec dans la catégorie 6-11 ans. Lac Adélard (2019), illustré par Iris, a gagné le même prix, catégorie 12-17 ans, en 2021.

Au cours de sa carrière, François Blais a publié une quinzaine de livres

Avec Radio-Canada

Wilfried N’Sondé au plus proche de la nature

novembre 20, 2021
Wilfried N’Sondé, écrivain, chanteur et musicien. © Vincent Fournier/JA

Dans son nouveau roman « Femme du ciel et des tempêtes », l’écrivain et chanteur raconte la découverte d’une sépulture de femme noire en Sibérie et livre un plaidoyer humaniste pour l’environnement.

Les romans de Wilfried N’Sondé suivent sa trajectoire. L’écrivain et chanteur français né en 1968 à Brazzaville (Congo) avait ancré le début de son œuvre dans les banlieues, où il a grandi. Son premier roman, Le cœur des enfants léopards, avait obtenu le prix des Cinq Continents de la Francophonie et le prix Senghor de la création littéraire en 2007. S’il fallait une expression pour qualifier les récurrences qui traversent ces débuts, on reprendrait le titre de son troisième opus : Fleur de béton. L’innocence se heurte à la violence de la réalité, l’amour la transcende.

Depuis Berlinoise, Wilfried N’Sondé a déménagé plusieurs fois. Comme lui, ses livres voyagent. Nous l’avions quitté avec Un océan, deux mers, trois continentsgrand roman historique multiprimé, où l’humanisme de quelques-uns larde de trouées lumineuses les ténèbres de l’esclavage. Nous le retrouvons très loin des lieux funestes de la traite négrière.

L’action de Femme du ciel et des tempêtes se situe en Sibérie. « L’origine de ce roman est mon périple dans le transsibérien des écrivains en 2010. J’ai eu la chance de découvrir des paysages à la fois majestueux, dépaysants et un peu inquiétants tellement ils sont puissants. J’ai passé une journée assez dingue dans un monastère bouddhiste. Des moines ont voulu que je les suive. Au début, j’étais un peu inquiet mais le traducteur m’a rassuré. Ils voulaient me montrer quelque chose. Je me suis retrouvé dans une salle où il y avait un homme à la peau noire. On a commencé à parler, c’était en fait un Sénégalais de Dakar, qui avait eu des interrogations spirituelles et qui était allé en Inde. Là, il avait rencontré des moines de Sibérie et il les avait suivis. C’était fascinant pour moi de constater qu’il y avait une connivence très forte, des ressemblances entre leur spiritualité et la spiritualité africaine. »

Course contre la montre

Le spirituel s’incarne dans la sépulture d’une reine à la peau noire là où ne l’attend pas, dans la péninsule du Yamal, en Sibérie (Russie). Dans cette contrée polaire de l’Arctique vivent les Nenets, une tribu nomade. Noum, chaman, découvre ce corps, révélé à cause de la fonte du permafrost. Ce point de départ est librement inspiré d’une histoire vraie.

« En 2019, des scientifiques danois ont reconstitué de l’ADN à partir d’un bout d’écorce mâchée. C’était celui d’une jeune femme qui avait vécu il y a 5 700 ans au Danemark. Elle avait la peau noire, les cheveux noirs et les yeux bleus. » L’imagination de l’auteur a fait le reste : « Cette femme n’était pas africaine, ses ancêtres avaient dû quitter l’Afrique une dizaine de milliers d’années auparavant. En inventant qu’on découvrait un corps, je pouvais personnifier un lien entre le Nord de l’Europe et l’Afrique. »

LE MONDE LIBÉRAL MANQUE CRUELLEMENT D’UNE RÉFLEXION QUI SE FIXERAIT SUR LE SENS, DE SPIRITUALITÉ – QUI APPORTE UNE MANIÈRE DE RÉFLÉCHIR À CE QU’ON VA FAIRE

Une course contre la montre s’engage. Noum contacte Laurent, un scientifique français pour l’alerter de cette incroyable découverte et empêcher l’exploitation gazière du site naturel par un grand conglomérat industriel secondé dans ses basses œuvres par Serguei, un mafieux russe. Pour ne rien arranger, le bras droit de celui-ci est Micha, le neveu de Noum. Comme dans les classiques de la littérature russe, les grands enjeux se doublent de dilemmes moraux intimes.Au centre des débats, la spiritualité : « Je pense que le monde industriel, libéral manque cruellement de spiritualité, d’une réflexion qui se fixerait sur le sens, qui s’attacherait à la méthode. À un moment, je dis que le chaman agit avec mesure. Quoi qu’on fasse, agir avec mesure. La spiritualité nous apporte une manière de réfléchir à ce qu’on va faire. »

À l’opposé, il y a le matérialisme incarné par Serguei et sa bande. Une façon de dresser le portrait des excès du libéralisme à tout crin : « Serguei est un ancien pauvre. Il est à la tête d’un grand groupe capitaliste mafieux, il vit dans une société qui fait la promotion de l’enrichissement. Ces grands groupes, mafieux ou pas, sont des productions du système. On ne peut pas en vouloir à Serguei de vouloir se sortir de sa condition de pauvre. Moi qui viens d’un milieu modeste, mes parents m’ont envoyé à l’école pour que j’étudie, que j’aille à l’université, dans les grandes écoles, pour que je sorte de ma condition de pauvre. Cette ambition est compréhensible et légitime. Le problème est que, lorsqu’on pousse cette logique au bout, on arrive à des grands groupes qui deviennent monstrueux parce qu’ils ne considèrent jamais la morale. Il n’y a pas la valeur de l’être humain. L’homme ne regarde la nature que dans la mesure où elle peut être exploitée à des fins financières. »

Un regard résolument positif

Femme du ciel et des tempêtes est un roman d’aventure. N’Sondé tisse le fil du suspens en opposant les défenseurs d’un ordre spirituel, soucieux de l’environnement, et les tenants de l’accumulation matérielle sans limites et sans morale. Laurent doit monter une équipe scientifique en catastrophe et il recrute Cosima, docteure en médecine légale germano-japonaise et Silvère, anthropologue d’origine congolaise, tandis que Serguei organise sa riposte.

Wilfried N’Sondé excelle dans l’art de distribuer les rôles dans ce roman choral, où les femmes, fortes, ont leur mot à dire : « Il est important pour moi d’avoir des figures de femmes. La mère originelle, que j’aime beaucoup, est mythique et elle ne rend pas toujours service aux femmes réelles. Les prostituées sont exploitées, réduites à leur corps. Le personnage de Cosima se bat, elle, pour ne pas être réduite à son corps, elle veut être appréciée selon sa personnalité, son intellect, ce qui ne l’empêche pas d’être sensuelle quand elle le décide. »

JE VEUX PARTAGER L’IDÉE QUE CE N’EST PAS LA NATURE QUE NOUS DEVONS SAUVER, C’EST NOUS. NOUS DEVONS CHANGER RADICALEMENT MAIS JE SUIS TRÈS OPTIMISTE, LE SURSAUT ARRIVERA

Ces voix qui poursuivent le même objectif se confrontent parfois. Les vanités, les fautes morales ne sont pas l’apanage d’un seul camp. Wilfried N’Sondé explore cette complexité des êtres, des relations : « Nous sommes tous les enfants de cette société libérale qui fonctionne sur la compétition. Je n’occulte pas le conflit. » Mais comme souvent avec l’auteur, il y a une lumière : « Le plus important est la complicité qui va se créer entre Cosima et Silvère. » Cette connivence qui se noue reflète un regard sur le monde humaniste et positif.

« Je veux partager l’idée que ce n’est pas la nature que nous devons sauver, c’est nous. Je suis très optimiste parce qu’à un moment donné, nous serons beaucoup à comprendre que nous n’avons pas d’autre choix que de changer radicalement. L’appel des 15 000 scientifiques nous alerte régulièrement pour dire qu’on ne peut pas continuer comme ça. Cette conscience commence à s’ancrer. Le sursaut arrivera. »À LIREDe Dongala à Ndinga Mbo : au Congo, plumes acérées et gardiens de la mémoire

Cette conscience, Wilfried N’Sondé la voit aussi prospérer en Afrique . « Ce qu’on appelait le sous-développement de l’Afrique sera peut-être sa chance. L’Afrique subsaharienne est tellement dénuée d’infrastructure industrielle que c’est le terrain idéal pour un nouveau modèle économique, pour un nouveau modèle d’aménagement du territoire. J’ai écrit un article dans le quotidien italien Corriere della Sera où j’expliquais que l’espèce de virginité de l’Afrique subsaharienne et une population extrêmement jeune, qui est donc potentiellement poreuse aux nouvelles idées, devraient être la chance de demain. »

Le chemin que N’Sondé veut tracer est celui d’un idéalisme qu’il assume : « Je nous souhaite qu’un jour, l’humanité arrive à cette conscience que l’identité la plus importante, c’est d’être humain. On est d’abord des êtres humains avant d’être hommes, femmes, avant d’être de telle ou telle confession ou athée, d’avoir des convictions politiques de gauche ou de droite. Il y a une coutume dans les cultures dites indigènes ancestrales : quand un étranger arrive, d’abord on lui donne à manger, à boire, il se repose puis on s’intéresse à qui il est, où il va, ce qu’il fait. Le fait qu’il soit un être humain suffit à ce que l’on accueille. »

De la banlieue parisienne à Berlin, puis de Paris à Lyon, où il vit désormais, Wilfried N’Sondé a dû interrompre ses voyages à cause des confinements consécutifs à la pandémie de Covid-19. Mais depuis quelques mois, il peut à nouveau reprendre la route. « Je profite des montagnes de l’Ardèche, de la Bourgogne, de toute cette campagne magnifique. C’est une quête de nature sauvage, j’apprends à apprécier la nature qui n’est pas formatée par l’homme, qui n’est pas réorganisée pour le bonheur de l’homme.

Ce n’est pas un retour vers la nature, c’est un chemin vers la nature. Beaucoup plus de calme, de quiétude, j’essaie de développer une relation à la nature où je déconstruis le sentiment de supériorité. Je n’observe plus la nature, je suis dans la nature. » Il y a quelques mois, il était en résidence d’écriture au large du Chili sur la goélette Tara, en compagnie de scientifiques français, espagnols et chiliens. Gageons que le romancier y puisera la matière pour continuer de questionner nos devoirs moraux vis-à-vis de notre Terre et de nous-mêmes.

Avec Jeune Afrique par Mabrouck Rachedi

Femme du ciel et des tempêtes de Wilfried N’Sondé (éd. Actes Sud, 267 p., 20 €)

Congo-Littérature : l’écrivain Ludovic Julien Kodia n’est plus

juin 29, 2021

L’écrivain congolais Ludovic Julien Kodia est décédé le 27 juin à Brazzaville des suites d’une longue maladie.

   

L’écrivain Ludovic Julien Kodia /DR

« La douleur est profonde et nos larmes interminables. Nous demeurons proches de toi par tes écrits. Nous échangions, je l’ignorais, nos derniers moments de gaieté. Après cela, ce fut la maladie. Après la maladie, la mort…», ont écrit les écrivains congolais sur leur page Facebook.

De son côté, l’écrivain Sauve Gérard Ngoma Malanda a fait un témoignage sur l’illustre disparu. « Avec Julien Kodia nous avons entretenu une relation de plusieurs années. Il était venu vers moi pour la première fois, comme beaucoup d’auteurs pour passer à l’émission télévisée Cultura. Je l’ai reçu pour son roman « Destin cruel » puis récemment pour son recueil de nouvelles  » L’absurdité de la vie ». Notre amitié a dépassé le cadre de la camaraderie », a-t-il dit.

« C’est tout le sens de la condition humaine. Mais, Julien Kodia, le sentimental, c’est aussi l’intrusion de la chanson dans la littérature congolaise ! Cette ballade heureuse qu’il nous fait dans son recueil de nouvelles, en convoquant des grands noms de la rumba congolaise des deux rives des années 60/70 … C’est donc un auteur qui a su décrire, sinon traduire son affection et nous nous réjouissons de ce partage ! Cet héritage littéraire qu’il nous laisse… », a-t-il ajouté.

Ludovic Julien Kodia fut auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels « Mes larmes coulent en silence », « Destin cruel », « De l’amour à la haine », « Le sentiment trahi », « L’absurdité de la vie ». Economiste, il était aussi membre du Centre biblique évangélique.

Avec Adiac-Congo par Rosalie Bindika 

Congo/Littérature : Yvon Wilfrid Lewa-let Mandah atteint le quart de siècle de sa carrière

janvier 5, 2021

Le poète, écrivain, comédien et metteur en scène,  Yvon Wilfrid Lewa-Let Mandah, s’apprête à fêter en mai prochain les 25 ans de sa carrière littéraire et artistique.

1996 – 2021, cela fait 25 ans que l’écrivain est présent sur le marché du livre et sur les tréteaux à travers ses différentes œuvres littéraires et ses représentations théâtrales. C’est un artiste comblé et accompli qui veut partager avec les amoureux des lettres et de la scène sa passion pour l’art et la culture qui lui a permis de sillonner de nombreuses villes du monde telles que Paris et Casablanca.

Les témoignages des amis, collègues et parents sur son œuvre, les conférences ainsi que les représentations théâtrales vont meubler les différentes activités dans les trois villes, notamment Pointe-Noire, Brazzaville et Dolisie. Jeune étudiant à l’université Marien N’Gouabi, Yvon Wilfrid Lewa-Let Mandah a  participé régulièrement à l’amission littéraire Autopsie animée par le regretté Léopold Pindy Mamonsono à Télé Congo, avant de devenir le correspondant à Dolisie de la même émission à la demande de son animateur. Une responsabilité qui a marqué sa carrière puisqu’il a créé la troupe théâtrale Autopsie qui s’est produite dans plusieurs festivals et évènements culturels dans le pays avec les pièces comme « Mon patron n’est pourtant pas un blanc », « Tout ou Rien », « Apocalypse » écrites et mises en scène par lui-même.

Récipiendaire du Prix international Tchicaya U’tamsi et du  Prix Tchikounda récompensant le meilleur écrivain du Kouilou, Lewa-Let a aussi publié les recueils de poèmes : « Les jalons, l’envol des pleurs », « L’ailleurs ». Il a présenté récemment le tableau apocalyptique de la planète dans son septième ouvrage intitulé « Le diagnostic du monde ».

Face au ravage de la pandémie du coronavirus, l’écrivain a réuni près d’une soixantaine d’écrivains dans « L’anthologie des écrivains du Congo : Du chaos du coronavirus à l’éclosion d’un nouveau monde » parue aux Editions LMI en 2020.Une manière pour les écrivains d’apporter leur contribution à la lutte contre  la covid-19. Avide de connaissances nouvelles et attiré par l’échange et le partage d’expériences dans le domaine théâtral,  Yvon Wilfrid Lewa-Let Mandah, président national du Centre Congo Brazza de l’Institut international du théâtre (CRC-IIT), a aussi participé au salon du livre de Paris en 2016. ll a également réprésenté le Congo au 35e congrès mondial de l’IIT tenu du 17 au 22 juillet 2017 à Ségovie en Espagne, la plus grande organisation mondiale dans les arts de la scène ou arts du spectacle qui a vu le jour en 1948 à Paris en France et a pour partenaire officiel l’Unesco.

Avec Adiac-Congo par Hervé Brice Mampouya

Interview. Hervé Michel Bia Buetusiwa : « L’écriture est une vocation »

décembre 23, 2020

Très connu sous son célèbre sobriquet «Tata N’Longi Biatitudes », Hervé Michel Bia Buetusiwa est tout aussi multi-option que multi-facette. Dans un entretien accordé au Courrier de Kinshasa, l’intéressé retrace son parcours et veut agir aujourd’hui pour l’avenir.

L’écrivain Hervé Michel Bia Buetusiwa

Courrier de Kinshasa : Vous êtes écrivain, est-ce par passion, par mimétisme ou par ambition ?

Hervé Michel Bia Buetusiwa : J’écris depuis plusieurs années. Je le fais depuis mon enfance. J’ai participé à plusieurs concours puis j’ai arrêté Je suis allé faire les études de droit, je n’avais pas autour de moi des gens avec lesquels nous avions une passion commune. Ce qui faisait de cela une passion solitaire.  Donc, je me suis concentré sur mes études à cause de l’absence des gens qui porteraient avec moi cette passion et lorsque j’ai croisé des personnes qui partageaient ma passion, je me suis décidé de publier

C.K : Justement, d’où vous est venue cette envie d’écrire ?

M.B.B; Ce n’est pas une envie en fait ! Etre écrivain, c’est une vocation, c’est une passion on va dire.  

C.K: Aviez-vous déjà à l’époque un modèle ?

M.B.B : A l’époque, le modèle était essentiellement étranger, quand j’étais tout jeune, c’était essentiellement étranger parce que les écrivains congolais, on ne les connaissait que très peu. Et de manière générale, il n’y avait pas d’endroit connu où l’on pouvait trouver leurs ouvrages complets à part des extraits dans des anthologies, et puis, pour la plupart, on pensait qu’ils étaient morts alors qu’ils vivaient encore. Donc, c’était difficile d’avoir des modèles au niveau du pays.

CK : Qu’est-ce qui  vous a poussé à embrasser à nouveau ce métier d’écrivain après votre sortie de la faculté ?

M.B.B : C’est le fait d’avoir croisé des gens qui partageaient la même passionla passion de l’écriture m’a encouragé à publier parce que je n’avais jamais arrêté d’écrire. Mais aussi les réseaux sociaux m’ont fait découvrir qu’il y avait un public congolais qui avait le goût de la lecture.

C.K ; Quelles est votre lecture de cette carrière d’écrivain en RDC du point de vue économique ?

MBB : Déjà que la carrière d’écrivain est une carrière artistique et la carrière artistique et très difficile partout dans le monde, pas seulement en RDC. Sur les milles des jeunes qui chantent dans les quartiers, il n’y en a qu’une seule ou deux qui vont s’en sortir avec ce métier. C’est la même la chose pour le football où il y a beaucoup des garçons talentueux, mais tous ne brillent pas pour autant. Et l’écriture c’est la même chose, il y a une forme de sélection qui se fait là. Partout dans le monde il y a des gens qui publient mais très peu parviennent à en faire un métier à part entière.

CK ; Qu’est-ce qui justifie cela ? Est-ce une règle non écrite ?

MBB : Il s’agit d’une discipline artistique. Donc, il faut toucher un grand nombre des gens pour pouvoir en faire une activité rémunératrice. Or la tension, le circuit des distributions sont faites de manière à ce qu’il y ait un nombre réduit des gens qui arrivent au sommet. Ça c’est dans le monde entier même dans la musique, c’est comme ça. Comme je l’ai dit, il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus de manière générale. Même ailleurs, il y a très peu d’écrivains qui vivent de leurs ouvrages et ça, on ne le saura jamais suffisamment. Même ceux qui sont le plus connu, ils vivent des activités annexes à l’écriture par exemple, organisent des ateliers, des conférences etc.  

CK ; N’est-ce pas déjà vivre de son œuvre ?  

MBB ; C’est comme ça que je dis indirectement. Donc, ils ne vivent pas de leur droit d’auteur, ils vivent d’une économie du livre qui est installée. Ici le problème est encore plus accentué parce que l’économie du livre n’existe pas. Le circuit du livre qui part de l’édition à la librairie en passant par la promotion, n’existe pas. C’est difficile pour un écrivain de ne vivre que de son  œuvre. C’est une carrière difficile ça ressemble grandement à l’apostolat

CK : Est-ce possible de changer cet état des choses ou faut-il carrément s’avouer vaincu ?

MBB : Il y a moyen de le changer et c’est ce que nous sommes en train de faire dans le cadre des activités associatives dans lesquelles nous sommes impliqués et c’est ce que les autres acteurs culturels font aussi en soutenant justement la promotion de l’écriture. Mais la première étape consiste à ce que le public congolais puisse adhérer à la lecture. Cela va permettre la vente des livres, ce qui va à son tour  générer de l’argent. Avec d’autres amis, nous nous sommes lancés dans l’aventure de l’édition. C’est pour nous permettre d’agir au niveau de la production, de la distribution et de la promotion des livres et c’est ce que la jeune association dénommée « les écrivains du Congo Asbl » essaie de faire.

CK : Outre vos ouvrages, vous êtes aussi concepteur du célèbre concert des mots. D’où vous est venue cette idée ?

MBB : En tant qu’écrivain, j’ai envie de vendre mes textes. J’ai envie qu’on me lise. Mais surtout d’introduire les gens dans mon univers. Et comme à Kinshasa, les livres ne circulent pas et que nous sommes dans une ville empreinte de la musique, j’ai opté pour cette façon de faire. J’ai voulu être original et surtout que j’aime bien faire passer mes textes par la musique. Mais après, il faut dire que nous n’avons pas inventé le concept.

CK : Et si vous aviez à choisir entre l’écriture et le droit ?

MBB : A ce stade de ma vie je choisirais les deux, mais après à un certain moment j’aimerais avoir plus des temps pour écrire .Tout comme la littérature le droit aussi est une passion pour moi

CK ; Combien d’ouvrages deja ?

MBB :Trois notamment Mais j’aime, Cœur épelé et Bateki Mboka

CK : Un ouvrage en vue ?

MBB : Il y a beaucoup des projets en vue, du théâtre, de la poésie, du roman, etc. Nous y travaillons.

Avec Adiac-Congo propos recueillis par Christopher Khonde

Congo/Disparition : l’écrivain Georges Mavouba Sokate a tiré sa révérence

juillet 21, 2020

 

Ecrivain et critique, Georges Mavouba Sokate s’est éteint le 20 juillet à Pointe-Noire à l’âge de 71 ans des suites d’une courte maladie.

 

Le regretté Georges Mavouba Sokate Crédit photo »Adiac »

La nouvelle est tombée comme un  couperet et a mis tout le monde littéraire et artistique en émoi. L’écrivain Georges Mavouba Sokate est décédé à l’hôpital général Adolphe-Sicé de Pointe-Noire. Écrivain très prolixe à la muse fertile, aussi à l’aise en poésie, dans le conte, le récit ou le roman, l’écriture de Georges Mavouba Sokate a toujours suscité le  respect et l’admiration. Adepte du mot juste, de la phrase idéale, ce grand orateur à la plume alerte et libertaire savait châtier la langue française pour décrier les maux de la société par ses mots emprunts de néologismes qui faisaient sa marque de fabrique. « L’écrivain est celui qui ose » aimait t-il répéter.

Ancien professeur d’anglais à la retraite, Georges Mavouba Sokate a aussi exercé à Pointe-Noire dans les sociétés pétrolières de la place, notamment à CMS Nomeco. Membre du Salon littéraire Jean-Baptiste Tati-Loutard de Pointe-Noire, qui réunit des hommes et femmes de lettres, Georges Mavouba Sokate a été également un critique littéraire.

« Mal de mer à vingt ans », publié en 2000 aux Editions Souvenir du Benin, « Des iles de l’extrême océan », « Sous les piliers du wharf » (poésie), « Arthur Nona et la grande épopée des diables rouges », « De la bouche de ma mère » en 2009, « Ndandu le vieux pêcheur et l’enfant du fleuve »,  contes du royaume Kongo chez l’Harmattan Paris en 2011 (récits et contes), « Libertés d’oiseaux et de pierres vives » (poésie) en 2013, « La construction d’une conscience nationale au Congo par le musicien » chez  l’Harmattan Paris 2014, « Que les ténèbres soient… » en 2016,  « Sous le charme des courtisanes » en 2019  sont ses principales œuvres.

 

Hervé Brice Mampouya

L’écrivain chilien Luis Sepulveda est mort en Espagne du Covid-19

avril 16, 2020

L'écrivain chilien Luis Sepulveda en 2012

L’écrivain chilien Luis Sepulveda en 2012

Aurimages via AFP

L’écrivain , qui avait été forcé à l’exil sous la dictature de Pinochet, est mort à l’âge de 70 ans après avoir été contaminé par le nouveau coronavirus.

L’écrivain chilien engagé Luis Sepulveda, forcé à l’exil sous la dictature d’Augusto Pinochet, est mort à 70 ans en Espagne du Covid-19, a annoncé jeudi sa maison d’édition. L’auteur était hospitalisé depuis fin février à Oviedo, dans la région des Asturies (nord) où il résidait. Il avait développé les symptômes de la maladie au retour d’un festival littéraire au Portugal.

« L’écrivain Luis Sepulveda est mort à Oviedo. L’équipe de Tusquets Editores regrette profondément sa perte », a écrit le groupe éditorial espagnol dans un communiqué. Il est notamment l’auteur du « Vieux qui lisait des romans d’amour », un de ses premiers livres qui lui avait valu une renommée internationale. Vivant en Europe depuis les années 1980, Sepulveda est également l’auteur d’une vingtaine de romans, chroniques, récits, nouvelles et fables pour enfants traduits dans une cinquantaine de pays.

Un auteur engagé

« Le personnel soignant a tout fait pour lui sauver la vie mais il n’a pas surmonté la maladie. Mes plus sincères condoléances à sa femme et à sa famille », a assuré sur Twitter le président de la région des Asturies, Adrian Barbon.

Né en octobre 1949 à Ovalle, au nord de la capitale chilienne Santiago, l’auteur avait milité très jeune dans les jeunesses communistes puis dans une branche du Parti socialiste. Ce qui lui avait valu d’être arrêté en 1973 par le régime du général Augusto Pinochet. Emprisonné pendant deux ans et demi, il avait finalement vu sa peine commuée en exil et avait quitté en 1977 le Chili où il n’est jamais revenu s’installer.

Par LEXPRESS.fr avec AFP

France: Décès de Jean Daniel, écrivain et fondateur du Nouvel Observateur

février 20, 2020

FRANCE-PRESSE-JEAN DANIEL

L’ancien journaliste de Combat et de L’Express, proche d’Albert Camus, était un compagnon de la gauche et un fervent défenseur de la presse.

Le fondateur, directeur et éditorialiste du Nouvel Observateur s’est éteint hier soir, a annoncé L’Obs. Il avait 99 ans. «L’Obs a l’immense tristesse d’apprendre la mort de son fondateur et éditorialiste Jean Daniel, peut-on lire sur le site de l’Obs. Il est décédé mercredi soir à l’âge de 99 ans après une longue vie de passion, d’engagement et de création. Le plus prestigieux journaliste français s’est éteint. Il fut à la fois un témoin, un acteur et une conscience de ce monde».

Avec Jean Daniel, c’est une des figures historiques de la gauche et du journalisme français qui vient de disparaître. Né le 21 juillet 1920 à Blida, près d’Alger, Jean Daniel, patron du Nouvel Observateur (devenu L’Obs), qu’il avait fondé en 1964, a indéniablement marqué son époque par ses engagements politiques, notamment à travers un soutien à l’union de la gauche et à François Mitterrand. Dernier-né d’une famille juive de onze enfants, le jeune Jean Daniel, qui sera éduqué dans un milieu modeste, accède à la conscience politique à partir des années 1930, époque où il est sensible aux idées du Front populaire. Il s’intéresse au marxisme, découvre la littérature et se passionne pour l’œuvre d’André Gide, qui publie, en 1936, Retour de l’URSS, ouvrage d’une lucidité précoce sur le stalinisme qui évite à Jean Daniel de succomber à la fascination communiste. Après des débuts en philosophie à la faculté d’Alger, il est sensible à l’appel du général de Gaulle et s’engage à partir de 1942 dans un groupe de résistants qui participe à la libération d’Alger par les Américains. Il rejoint la division du général Leclerc, où il est affecté dans le bataillon du génie, et participe à la campagne de France jusqu’en 1945.

D’Albert Camus à Michel Foucault

Après la Libération, la politique et le journalisme ne vont plus quitter Jean Daniel. Il entre à 26 ans, en 1946, au cabinet du socialiste Félix Gouin, proche de Léon Blum, dont il rédige des mois durant les discours, publie des articles dans le journal Combat et fonde, en 1947, la revue Caliban, sous le parrainage d’Albert Camus, qui va devenir son mentor et sa référence. Une revue qui paraîtra jusqu’en 1952, où signeront Jules Roy, Emmanuel Roblès, Étiemble et Louis Guilloux. Résolument à gauche, Jean Daniel se situe selon ses propres dires « quelque part entre la SFIO et le PCF ».

Après avoir publié un roman, L’Erreur, il est engagé par Jean-Jacques Servan-Schreiber à L’Express en 1954 et soutient la politique de décolonisation de Pierre Mendès France. Partisan de l’indépendance algérienne, il sera inculpé à deux reprises pour atteinte à la sûreté de l’État et menacé de mort par les partisans de l’Algérie française. Journaliste de stature internationale, il rencontre des personnalités aussi importantes que Kennedy ou Fidel Castro. Divergeant d’avec JJSS, il rompt avec L’Express en 1964 et accepte la proposition de Claude Perdriel d’assumer la direction de la rédaction d’un nouveau journal, Le Nouvel Observateur, qui prend la succession de France Observateur.

Proche de ce que l’on a appelé la deuxième gauche, très réceptif à des syndicats comme la CFDT ou des partis comme le PSU, le magazine de Jean Daniel a réuni des signatures de talent, tels Maurice Clavel ou Jacques Julliard. De grands noms de l’intelligentsia, depuis Michel Foucault à Roland Barthes, signeront dans ce titre qui, après Mai-68, allait être le journal de référence d’une gauche engagée sur les questions du féminisme et la revendication homosexuelle. De son côté, Jean Daniel continuera une œuvre d’essayiste politique (De Gaulle et l’Algérie. La tragédie le héros et le témoin ; Les Religions d’un président. Regards sur les aventures du mitterrandisme ; Voyage au bout de la nation, etc.), commentant à la fois l’actualité internationale, en particulier celle du Moyen-Orient, pour laquelle il a une prédilection particulière et les aléas de la politique française.

« On ne gouverne pas la France contre Le Nouvel Observateur  »

Charles de Gaulle

Si l’envergure et le rôle de Jean Daniel sont incontestables, les voix critiques n’ont pas manqué à son encontre. « On ne gouverne pas la France contre Le Nouvel Observateur », ironisera un jour de Gaulle pour critiquer la tendance de ce magazine à s’ériger en détenteur de vertu. Raymond Aron critiquera très vertement Jean Daniel, notamment durant l’affaire Soljenitsyne, lui reprochant de demander des comptes à un géant pour son anticommunisme.

Membre du conseil supérieur de l’Agence France-Presse et du Comité consultatif national d’éthique, Jean Daniel a incarné un journalisme aspirant à assumer une forme d’autorité morale. Sans doute l’affaiblissement du pouvoir de l’écrit et la diffusion de l’information tous azimuts, notamment à travers Internet, rendent-elles cette ambition plus improbable que par le passé.

Avec Le Figaro par Paul-François Paoli

France: L’écrivain Hubert Mingarelli, prix Médicis en 2003, est mort

janvier 27, 2020
L'écrivain français Hubert Mingarelli pose le 1er mars 2007 à Paris, avant d'assister à l'émission littéraire de la chaîne TF1 "Vol de Nuit".

L’écrivain français Hubert Mingarelli pose le 1er mars 2007 à Paris, avant d’assister à l’émission littéraire de la chaîne TF1 « Vol de Nuit ». AFP

 

Hubert Mingarelli était un auteur économe de ses mots au style épuré. Il est décédé ce week-end à l’âge de 64 ans

L’écrivain français Hubert Mingarelli, lauréat du prix Médicis en 2003 et dont le dernier roman figurait dans la sélection du Goncourt, est mort ce week-end à l’âge de 64 ans, a-t-on appris ce lundi auprès de son éditeur. « C’est une nouvelle très triste. Hubert Mingarelli est décédé des suites d’une longue maladie », a annoncé la maison Buchet-Chastel. Il était l’auteur d’une vingtaine de romans.

Écrivain discret, Hubert Mingarelli était un auteur économe de ses mots au style épuré. Son dernier roman, La terre invisible avait été sélectionné l’an dernier par le jury du prix Goncourt. Lauréat du prix Médicis en 2003 pour Quatre soldats, il avait reçu le prix Landerneau et le prix Louis-Guilloux en 2014 pour « L’homme qui avait soif ».

Voyageur, l’écrivain avait quitté l’école très tôt, ne se sentant pas fait pour cela, prenant le large. Après avoir sillonné les mers du globe, il s’était lancé dans l’écriture en 1990. Ses premiers livres étaient publiés en collection jeunesse.

Des héros jeunes et passionnés

Ses héros étaient souvent des enfants et dans Quatre soldats, l’un de ces hommes est à peine sorti de l’adolescence. Ce livre, récompensé par le prix Médicis, prend place quelque temps après la Première Guerre mondiale, dans une Russie bolchevique alors en pleine guerre civile. L’homme qui avait soif se passe à la fin d’un autre conflit majeur, la Seconde Guerre mondiale, quelques mois après les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.

Son dernier roman se déroulait également juste après la fin de la Seconde guerre mondiale, en juillet 1945, en Allemagne cette fois. Le narrateur, photographe de guerre, est obsédé par sa découverte des camps de concentration nazis. Hubert Mingarelli était le seul Français, avec Annie Ernaux, à figurer l’an dernier dans la sélection du prestigieux Man Booker International Prize.

Par Lexpress.fr avec AFP