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Droits voisins: Google ne paiera pas les éditeurs de presse français

septembre 25, 2019

Go

Google a participé à la campagne de lobbying contre la directive européenne sur les droits voisins. AFP

La directive européenne sur le droit d’auteur prévoyait une rémunération pour tous les extraits d’articles de presse repris par les plateformes en ligne.

Perdant dans les négociations européennes, Google n’a pas renoncé à son face-à-face avec les éditeurs de presse. L’entreprise américaine ne les rémunérera pas, en France, pour l’affichage d’extraits de leurs articles, photos et vidéos.

Le géant américain du numérique a annoncé ces nouvelles règles pour la France qui s’appliqueront le mois prochain, en application d’une loi qui transpose dans le droit français la directive européenne sur le droit d’auteur. Le texte instaure notamment un «droit voisin» au profit des éditeurs de presse et agences. Une mesure censée les aider à faire rémunérer la reprise de leurs contenus sur les plateformes en ligne et autres agrégateurs. Des enjeux qui avaient fait l’objet d’une intense bataille de lobbying à Bruxelles, opposant les entreprises de médias aux GAFA.

Google présente ses règles du jeu

Le vice-président de Google en charge de l’information, Richard Gingras, a présenté mercredi ces nouvelles règles à la presse. Les éditeurs de presse basés en Europe devront désormais décider individuellement si, en France, des extraits de leurs infos (textes, vidéos…), ou «snippets», et autres images miniatures (ou «thumbnails») continueront d’apparaître à côté des liens renvoyant vers leurs sites. Et ce, tant dans les résultats de recherche que dans Google Actualités. Pour les éditeurs qui accepteront, ces extraits s’afficheront sans qu’ils soient rémunérés par Google.

S’ils le refusent, ces extraits et autres mini-images ne s’afficheront plus désormais dans les résultats du moteur de recherche, qui n’incluront dans ce cas qu’un titre et un lien vers les infos des éditeurs concernés. Mais les actualités de ces médias continueront bien à être référencées, a assuré Google, même si ces éditeurs de presse risquent de voir le trafic vers leurs sites diminuer voire chuter.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Manifestation suite à la disparition d’éditeurs à Hong Kong

janvier 10, 2016

Des milliers de personnes ont manifesté dimanche à Hong Kong pour demander la libération de cinq employés d’une maison d’édition qui seraient détenus par les autorités. Ils travaillaient pour Mighty Current, connue pour ses livres peu amènes envers Pékin.

Cette affaire sème l’effroi à Hong Kong, ancienne colonie britannique où se renforce le sentiment que le gouvernement chinois durcit sa mainmise. Le cas de l’éditeur Lee Bo, 65 ans, le dernier à se volatiliser, suscite particulièrement l’inquiétude. Il a disparu alors qu’il se trouvait chez lui, à Hong Kong, contrairement aux quatre autres, qui se sont volatilisés alors qu’ils étaient en Chine ou en Thaïlande.

Les députés prodémocratie sont en colère, comme les défenseurs des droits de l’Homme et les habitants pour qui M. Lee a été enlevé par Pékin. La Chine piétine le principe du « un pays, deux systèmes » institué avant la rétrocession, accusent-ils.

Les deux parties étaient alors convenues que Hong Kong devait conserver son mode de vie et ses libertés pendant 50 ans. Les services de sécurité chinois n’ont pas le droit d’intervenir dans la région semi-autonome.

« Nous exigeons du gouvernement chinois qu’il s’explique immédiatement sur la situation des cinq disparus et qu’il les libère », a déclaré Richard Thoi, un des organisateurs de la manifestation.

Les manifestants étaient environ 6000, selon les organisateurs. Ils sont partis du siège du gouvernement local, dans le centre de Hong Kong, pour se rendre jusqu’à la représentation chinoise dans l’ouest. « Non aux enlèvements politiques », « où sont-ils », scandaient les manifestants.

Le département d’Etat américain s’est dit « perturbé » vendredi par les informations sur ces disparitions. L’Union européenne les a jugées « extrêmement inquiétantes », relevant que deux des disparus possédaient une nationalité européenne – suédoise dans un cas, britannique dans l’autre.

Romandie.com

Écrire sur DSK: La galère des éditeurs

juillet 1, 2011

Après le dernier rebondissement, il devient ardu de mettre un point final à un livre sur l’affaire DSK. Comment les éditeurs s’adaptent-ils?

Parutions reportées, mises à jour, l’affaire DSK n’en finit pas de bousculer auteurs et éditeurs. Après le formidable rebondissement de jeudi 30 juin, qui a vu les procureurs chargés d’établir l’accusation soulever eux même des doutes sur le crédibilité de la plaignante Nafissatou Diallo, les auteurs des livres qui devaient paraître dans les mois qui viennent n’ont plus qu’à retourner à leur clavier. LEXPRESS.fr a fait le point avec les éditeurs.

Le directeur des éditions du Moment, Yves Derai, estime que la deuxième version du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn, de Michel Taubmann, qui paraissait hier, est bien à jour. « Nous sommes dans la tendance. Notre postface est tout à fait ouverte. Et nous avons toujours cru en l’innocence de DSK. » Donc pas de troisième version du livre à prévoir, alors que cette seconde parution mise à jour, à deux mois d’intervalle, est déjà une curiosité éditoriale.

La chute, les secrets du cas DSK (Robert Laffont), de David Revault D’Allonnes et Fabrice Rousselot. Date de parution: 25 août. Devrait paraître à la date prévue, « mais s’il y a d’autres rebondissements il se pourrait que non ». Il y aura de toutes façons des mises à jour.

Un inconnu nommé DSK (Grasset), de Claude Askolovitch. Date de parution juin 2011. Reporté sine die.

Docteur Strauss et Mister Kahn, de Philippe Martinat (Max Milo). Parution suspendue depuis le début de l’affaire, malgré cet excellent titre prémonitoire. Mais le projet est toujours en cours: « Il faut attendre que les choses se posent ».

Madame DSK (First Editions), de Catherine Rambert et Renaud Revel. Date de parution: 13 juillet. Date confirmée. « C’est un portrait des relations entre Anne Sinclair et DSK ». Pas de mise à jour prévue. Au fond, l’amour, il n’y a que ça de vrai.

L’Express.fr par Laurent Martinet et Emmanuelle Alfee