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Le choix de la Croatie pour l’effigie de son euro crée la polémique

août 25, 2021

Le visage de Nikola Tesla pourrait figurer sur les pièces du nouvel euro croate, ce qui ne plaît pas à la Serbie, rapporte le « Wall Street Journal ».

En Croatie, Nikola Tesla est considere comme un heros national. Une statue de lui trone notamment au centre de la place centrale de Zagreb.
En Croatie, Nikola Tesla est considéré comme un héros national. Une statue de lui trône notamment au centre de la place centrale de Zagreb.© DENIS LOVROVIC / AFP

La monnaie européenne se retrouve, bien malgré elle, au cœur d’une polémique serbo-croate. À partir de 2023, l’euro circulera en Croatie. D’ici là, le pays devra choisir quelle personnalité historique apparaîtra sur ses pièces. En juillet, les Croates ont pu répondre à une consultation et ont choisi Nikola Tesla, célèbre pour ses travaux sur le courant alternatif au XIXe siècle, pour être l’effigie de leur euro. Le hic, c’est que l’ingénieur est d’origine serbe et que la Serbie refuse catégoriquement que son visage soit frappé sur les pièces de monnaie croates, rapporte le Wall Street Journal.

La Banque nationale serbe (NBS) entend tout faire pour éviter que Nikola Tesla se retrouve sur les pièces croates. Jorgovanka Tabaković, la gouverneure de la NBS, s’est rapprochée de la Commission européenne pour faire barrage à l’initiative de la Croatie. Elle estime qu’un tel acte « constituerait une appropriation du patrimoine culturel et scientifique du peuple serbe ». Autre argument avancé par les autorités serbes : Nikola Tesla est déjà l’effigie d’une monnaie européenne, puisqu’il figure sur les billets de 100 dinars serbes.

Nikola Tesla était plus Serbe que Croate ?

Nina Obuljen Koržinek, ministre de la Culture croate, estime de son côté que Jorgovanka Tabaković a créé une polémique pour rien et que Nikola Tesla fait autant partie du patrimoine culturel croate que serbe, puisqu’il est né à Smiljan, village croate.

La Serbie et la Croatie se disputent l’héritage de Nikola Tesla depuis des décennies. Le scientifique est né en 1856 de parents serbes, mais dans une partie de l’empire d’Autriche qui appartient aujourd’hui à la Croatie. Il est ensuite décédé en janvier 1943 à New York, après avoir émigré aux États-Unis en 1884.

Par Le point avec AFP

En Angola, les députés votent la suppression des billets à l’effigie de l’ex-président dos Santos

décembre 21, 2019

L'ancien président angolais Jose Eduardo dos Santos à Lusaka, en Zambie, en avril 2008.

L’ancien président angolais Jose Eduardo dos Santos à Lusaka, en Zambie, en avril 2008. © Themba Hadebe/AP/SIPA

Les députés angolais ont voté, à une large majorité, la suppression de l’effigie de l’ancien président José Eduardo dos Santos des billets qui seront mis en circulation en 2020. Sa famille dénonce une persécution.

La loi, présentée par le groupe parlementaire du parti au pouvoir, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) du président João Lourenço, a été adoptée jeudi 19 décembre avec 128 voix pour et 51 abstentions.

Sur les prochains billets de kwanza, la monnaie locale, qui seront émis en 2020 par la banque centrale, seule la figure du premier président du pays, Agostinho Neto, sera représentée, avec au verso des paysages et monuments emblématiques.

La devise de l'Angola est le kwanza.
La devise de l’Angola est le kwanza. © DR

Les dos Santos dénoncent une persécution

José Eduardo dos Santos a pris sa retraite en 2018 après 38 ans d’un règne sans partage, pendant lequel il a mis l’économie angolaise en coupe réglée au profit d’une poignée de proches.

Son successeur João Lourenço, ancien cacique du régime, a limogé les soutiens de l’ancien chef de l’État de la tête des institutions, des entreprises publiques et de l’appareil sécuritaire du pays, au nom de la lutte contre la corruption.

Le fils de l’ancien président angolais, José Filomeno dos Santos, ancien dirigeant du fonds d’investissement souverain du pays, est jugé depuis le 9 décembre à Luanda pour des faits de corruption, premier procès visant un membre de la famille de l’ex-maître absolu du pays. La famille dos Santos dénonce une persécution.

Par Jeune Afrique avec AFP

Congo: l’achat forcé de l’effigie de Sassou, une manne pour le protocole présidentiel

avril 4, 2018

 

 

Plus de 60 millions de francs Cfa est le montant que le protocole présidentiel gagne rien que dans le périmètre du marché de Poto Poto avec l’effigie du chef de l’Etat vendu obligatoirement entre 30 et 40 milles francs aux commerçants.

L’effigie du chef de l’État est depuis un moment l’objet d’un juteux business dont quelques membres du protocole présidentiel et de la marie de Brazzaville en tirent bénéfice en toute impunité. Les commerçants étrangers victimes de cette arnaque sont désemparés, et impuissants

Forcer l’amour produit toujours un effet contre productif, bien qu’au Congo tous les moyens valent pour rallonger ses fins du mois. Chaque institution, est dotée d’un budget de fonctionnement qui lui permet d’appliquer son programme annuel. Bien qu’ignorant les fonds alloués à la présidence de la République, on s’imagine, qu’elle dispose d’un budget colossale qui à notre entendement éviterait au service protocolaire présidentiel toute activité parallèle.

A défaut d’arnaquer les Congolais qui heureusement ne dépenseraient aucun franc pour une simple effigie, soit elle du chef de l’État, le service protocolaire s’est tourné vers les sujets étrangers qui tiennent des commerces dans la ville. Au lieu de la distribuer gratuitement pour la grandeur du chef del’État, les agents du service protocolaire obligent les commerçants à l’acheter.

L’absence de celle-ci dans une boutique est sanctionnée par une forte amende pouvant entraîner la fermeture du commerce. Ainsi, l’effigie du président coûte de force 30000frs sans cadre et 40000frsavec cadre. Comptabilisons toutes les boutiques tenues par des étrangers, ce sont des centaines de millions de francs Cfa que le protocole de la présidence se tape sur le dos des étrangers. Le comble est que même les kiosques archaïques, fumoirs de chanvre, sont obligés d’avoir cette effigie pour appartenir à un étranger.

A Poto poto, rien que dans le périmètre du marché, on comptabilise plus de 2000 commerces tenus par les étrangers qui rapporterait une somme de 60000000 frs Cfa au protocole présidentiel. Dans tout Poto poto, on estime à plus de 10000 commerces qui rapporteraient près de 300.000.000 frs Cfa. Brazzaville compte actuellement neuf (9) arrondissements dont certains sont plus grands que Poto poto avec ses plus de 10000 commerces, Moungali par exemple, compterait plus de 20000 commerces tenus par les étrangers qui rapporteraient plus de 600.000.000 frs Cfa au protocole présidentiel et à la mairie.

La mairie de Brazzaville opère des contrôles dans les commerces tenus par les sujets étrangers, afin de s’enquérir de la présence de l’effigie de Denis Sassou Nguesso, qui doit être accompagnée du reçu de paiement. Aboubacar, un sujet Malien qui n’avait pas encore acheté de force cette effigie à 30.000frs Cfa, a vu sa boutique être fermée et lui-même embarqué de force au poste de police, où il a dû s’acquitter d’une somme de 100.000frs pour recouvrir la liberté accusés de Défaut d’effigie du Chef de l’État

Une arnaque officielle qui octroie aussi un statut spécial à ces commerçantsJamais, des reconduites aux frontières les viseraient, car ils sont une source importante de revenues pour certains véreux.Cette situation ramène aux moments forts du parti État où l’effigie du chef était visible partout. Ceux qui tous les jours intoxiquent les oreilles du peuple avec le mot démocratie ont pourtant du mal à se débarrasser des bêtises du monopartisme.

Aux plaintes et grincements de dents de plusieurs étrangers, on est en droit de se poser la question sur la destination finale de ces fonds ?…Mohamed qui tient une boutique sur l’avenue de la paix reconnaîtque cet argent finit dans les poches d’une mafia bien organisée du protocole présidentiel. Pour Daouda qui gère un commerce à Massengo, cette pratique n’est pas surprenante au Congo où ses deux ans de séjour lui ont permis de comprendre assez sur la corruption qui gangrène son administration

Ali le Libanais estime que le chef de l’État congolais cultive trop le culte de la personnalité, oubliant que leurs commerces relèvent du privé. « Nous n’avons même pas le droit de vote dans ce pays, mais on nous oblige d’avoir cette effigie. Le Congo est un pays des voleurs qui sont à la recherche permanente du gain facile ».

Diakité, un vendeur de pièces de rechanges auto à Bacongo affirme n’avoir cette photo parce que se sentant obliger, et chaque fois qu’il la regarde,regrette ses 40000frs. Moussa lui ne cesse de vanter les réalisations du chef de l’État et se réjouit d’avoir cette effigie dans sa boutique, mais regrette la somme déboursée. Sissoko qui vent les grillades « coupé coupé » à Ouenze, lui pense que le président de la République n’est pas au courant de cette arnaque gérée par des malhonnêtes de son protocole. Dans un pays normal où les mots liberté et démocratie n’existent pas que sur parole, l’effigie du chef de l’État n’est visible que dans l’administration Étatique.

Un conseiller municipal du troisième arrondissement Poto poto indexe directement la présidence et la mairie centrale, lesquelles selon lui, ont trouvé aux étrangers un bon filon pour se faire un extra. Sinon, se demande t-il pourquoi n’obligent ils pas les congolais à en avoir ? Des escrocs en cravates qui peuplent le protocole présidentiel.

Star-infos.com par Stany Franck

Tunisie : lâcher de centaines de ballons à l’effigie de l’opposant Chokri Belaïd

mars 17, 2013
L'opposant tunisien a été assassiné Chokri Belaïd, le 17 mars 2013 à Tunis. L’opposant tunisien a été assassiné Chokri Belaïd, le 17 mars 2013 à Tunis. © AFP /Fethi Belaid

Un millier de Tunisiens se sont rassemblés dimanche à Tunis pour un lâcher de centaines de ballons à l’effigie de l’opposant tunisien assassiné Chokri Belaïd, à l’issue d’un deuil de quarante jours, a constaté dimanche un photographe de l’AFP.

Un millier de Tunisiens se sont rassemblés dimanche à Tunis pour un lâcher de centaines de ballons à l’effigie de l’opposant tunisien assassiné Chokri Belaïd, à l’issue d’un deuil de quarante jours, a constaté dimanche un photographe de l’AFP.

Des centaines de ballons rouges et blancs, les couleurs de la Tunisie, illustrés avec le visage de l’opposant anti-islamiste se sont élevés dans le ciel de Tunis en début d’après-midi, à quelques mètres de l’endroit où il a été abattu le 6 février à bout pourtant.

Sa veuve, Besma Khalfaoui, ainsi que des personnalités du monde des médias et de la culture étaient présents à cette cérémonie.La foule a scandé des slogans contre le parti islamiste au pouvoir, Ennahda, ainsi que leur cris de ralliement « Qui a tué Chokri Belaïd? ». Samedi, ils avaient déjà été plusieurs milliers à participer à une manifestation à Tunis contre le pouvoir et à la mémoire de l’opposant.

Chokri Belaïd a été assassiné, selon les autorités, par un groupuscule islamiste radical. Des complices présumés ont été arrêtés mais le tireur supposé est toujours en fuite tandis que le commanditaire n’a pas été identifié. Ce meurtre avait exacerbé une crise politique en Tunisie et culminé avec la démission du Premier ministre Hamadi Jebali, qui n’a pas pu convaincre son parti Ennahdha de former un gouvernement apolitique pour mener le pays vers de nouvelles élections.

Un autre islamiste, Ali Larayedh, a formé un nouveau cabinet qui est entré en fonction jeudi, reconduisant une alliance malaisée entre Ennahda et deux partis laïques mais élargie à des indépendants.

Le nouveau Premier ministre a promis qu’une Constitution serait adoptée et que des élections auraient lieu avant le troisième anniversaire de la révolution tunisienne, en janvier 2014.

Jeuneafrique.com avec AFP

Barack Obama : « Rosa Parks a changé l’Amérique »

mars 3, 2013

Le président inaugure une statue de l’activiste au Capitole

 
Barack Obama : "Rosa Parks a changé l’Amérique"

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Le président américain Barack Obama vient d’inaugurer une statue à l’effigie de l’activiste Rosa Parks au Capitole. Icône du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis dans les années 50, cette grande dame de l’histoire du pays rejoint enfin le panthéon des piliers de la nation, réunis sous la rotonde du monument, pour son centième anniversaire.

 «En un seul moment, avec le plus simple des gestes, elle a aidé à changer l’Amérique, et à changer le monde» a déclaré mercredi le président Barack Obama. En 1955, Rosa Parks n’avait pas cédé sa place de bus à un homme blanc. C’était à Montgomery dans l’Alabama, un Etat du sud des Etats-Unis. À l’époque, cette résistante âgée d’une quarantaine d’années avait refusé de s’asseoir au fond du bus comme on l’exigeait à l’époque des habitants noirs. Son bras de fer avait insufflé un élan de courage à la population opprimée de toute la ville, se propageant ensuite dans tout le pays. Un boycott des lignes de bus avait fini par aboutir, 10 ans après cette révolution, à des lois sur les droits civiques. Aujourd’hui, à l’instar du président Abraham Lincoln, Rosa Parks a obtenu une place de choix dans le patrimoine américain. Sa statue, qui la représente assise, siège enfin à Washington. Elle est d’une carrure «fragile mais son courage est puissant» a expliqué le chef d’état.

Décédée en 2005 à l’age de 92 ans, cette icône du mouvement des droits civiques aux Etats-Unis est la première femme noire à obtenir un tel honneur de la part d’un président. La statue de Rosa Parks vient rejoindre un buste de l’abolitionniste Sojourner Truth déjà installé sous la coupole. Une récompense à la hauteur de cet édifice: du haut de son dôme, 220 ans nous contemplent, et l’histoire de toute une nation résonne. C’est en ces lieux que la politique du pays vit, puisque le Capitole est le siège du Congrès américain, c’est aussi en ces lieux que les présidents prêtent serment tous les quatre ans, devant une foule de citoyens.

Cette semaine, à Washington avec des invités de choix comme le révérend Jesse Jackson, Barack Obama a fêté les 100 ans d’une militante qui n’a jamais cessé son combat pour l’égalité. Sous la cloche du Capitole, le président des Etats-Unis a déclaré: «Nous plaçons une statue d’elle ici, mais le plus grand hommage que nous pouvons lui rendre est de faire avancer le pouvoir de ses principes et le courage de ses convictions». Des convictions dont Barack Obama connaît tout le sens, puisqu’il est le premier président noir du pays. L’an dernier, en campagne pour son deuxième mandat, il s’était rendu en pèlerinage dans la capitale de l’Alabama, pour visiter le bus de 1955 conservé dans un musée. Et devant son équipe, il s’était assis exactement à la place qu’avait occupée Rosa Parks, 57 ans plus tôt. Une visite riche en symbole et en émotion qui lui avait fait mesurer l’ampleur de sa bravoure.

 Gala.fr par Fanny Abouaf