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Canada: Quatre morts et un homme disparu à la suite de l’effondrement d’une grue

juillet 14, 2021

KELOWNA, C.-B. — La Gendarmerie royale du Canada (GRC) en Colombie-Britannique rapporte que quatre personnes ont perdu la vie et qu’une cinquième victime manque à l’appel à la suite de l’effondrement d’une grue, lundi, à Kelowna.

© Fournis par La Presse Canadienne

Selon l’inspecteur Adam MacIntosh, ce sont quatre travailleurs de la construction oeuvrant sur le chantier qui ont été tués quand l’immense grue a basculé.

Un cinquième homme, qui travaillait sur un chantier voisin, est toujours porté disparu.

La partie supérieure de la grue s’est écrasée sur un immeuble voisin, y laissant accrochée une bonne partie de sa structure.

Lundi, le promoteur en charge du projet de construction de la tour résidentielle en cause avait dit ne pas savoir ce qui avait causé l’effondrement de la machinerie lourde.

Jonathan Friesen du Groupe Mission a souligné que son équipe ainsi que ses sous-traitants étaient tous dans un état de choc. Des services d’aide ont été mis à la disposition du personnel qui en ressent le besoin.

L’effondrement de l’imposante grue a provoqué une panne d’électricité dans une bonne partie du centre-ville de Kelowna en plus de forcer l’évacuation du secteur immédiat. Les autorités municipales ont rapidement déclaré un état d’urgence local pour réagir à la catastrophe.

Avec La Presse Canadienne

Canada-Des leçons à tirer au Québec après l’effondrement d’une tour en Floride

juillet 12, 2021

L’effondrement d’une tour résidentielle en Floride le mois dernier a eu des échos jusqu’au Québec, où plusieurs organisations et experts recommandent une surveillance obligatoire des chantiers et un meilleur entretien des bâtiments. Le gouvernement Legault se dit à l’écoute.

Au Québec, aucun contrôle de qualité n’est fait durant la construction des bâtiments résidentiels. C’est à l’entrepreneur responsable du chantier que revient ce rôle. En juin, la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, a d’ailleurs soulevé, dans son rapport annuel, le manque de vérification par la RBQ des compétences et des antécédents des entrepreneurs en construction.

© Darryl Dyck La Presse canadienne Au Québec, aucun contrôle de qualité n’est fait durant la construction des bâtiments résidentiels.

C’est à l’entrepreneur responsable du chantier que revient ce rôle. En juin, la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, a d’ailleurs soulevé, dans son rapport annuel, le manque de vérification par la RBQ des compétences et des antécédents des entrepreneurs en construction.

« C’est tellement inexplicable. Un bâtiment qui s’effondre comme ça et qui s’émiette à ce point, c’est étonnant », lance au Devoir le président de l’Ordre des architectes du Québec (OAQ), Pierre Corriveau, encore soufflé par l’effondrement, le 24 juin dernier, de la Champlain Towers South, une tour de 12 étages. Le décompte des morts n’a cessé de grimper dans les derniers jours.

Les causes de cette tragédie, survenue à Surfside, demeurent nébuleuses. Un rapport d’une firme d’ingénierie avait néanmoins fait état en 2018 d’une importante détérioration de la structure de béton présente dans le stationnement souterrain du bâtiment, ont rapporté plusieurs médias américains. Quelques mois avant l’effondrement de l’immeuble, un autre rapport avait fait d’état d’une dégradation du béton situé près de la piscine de celui-ci, tandis que la présidente de l’assemblée des copropriétaires de la tour s’inquiétait dans une lettre datée du mois d’avril de la dégradation rapide du bâtiment.

Au nord de la frontière, une question émerge : une telle tragédie, aussi rare soit-elle, pourrait-elle survenir au Québec ? « Oui, ça peut arriver, mais les risques sont infimes », tranche M. Corriveau, qui assure que des règles encadrent la conception des bâtiments dans la province.

Resserrement des règles

Les normes entourant l’inspection des grands bâtiments résidentiels au Québec ont d’ailleurs été resserrées en 2013 à la suite d’accidents mortels survenus à Montréal quelques années plus tôt. En juillet 2009, une femme de 33 ans a perdu la vie après qu’un bloc de béton se fut détaché du 18e étage d’un hôtel de la rue Peel, au centre-ville de la métropole, pour aboutir sur la table du restaurant où elle se trouvait en présence de son compagnon, qui, lui, a survécu. Moins d’un an plus tôt, en novembre 2008, une partie du stationnement souterrain d’un immeuble résidentiel de 14 étages situé dans l’arrondissement de Saint-Laurent s’était effondrée, tuant un homme dans la trentaine. 

Ainsi, depuis mars 2013, les propriétaires d’immeubles de cinq étages et plus qui ont été construits depuis au moins 10 ans sont dans l’obligation de faire inspecter la façade et le stationnement étagé de ceux-ci de façon approfondie tous les cinq ans par un ingénieur. Ce n’est toutefois que lorsqu’un danger imminent est repéré que les rapports d’inspection sont acheminés à la Régie du bâtiment du Québec. Certains « gestionnaires d’immeubles » ignorent par ailleurs l’existence de ces exigences, constate l’ingénieur en structure André Houle.

« Ce n’est pas systématique […] Quand vous n’inspectez pas, vous ne savez pas. C’est là qu’il y a un trou dans le système », laisse-t-il tomber.

Les copropriétaires sont par ailleurs souvent réticents à approuver des travaux de rénovation de la structure de leur immeuble, de crainte que cela ait pour effet de faire gonfler leurs frais de copropriété, évoque pour sa part le secrétaire général du Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec, Yves Joli-Cœur. « Il y a de la misère qui est en train de s’installer dans les immeubles », estime-t-il.

Pour remédier à cette situation, le professeur en génie civil à l’Université Concordia Adel Hanna propose que les inspecteurs du gouvernement Legault et des villes de la province inspectent les bâtiments résidentiels de façon « plus rigoureuse » et impose « une grande pénalité » aux propriétaires immobiliers qui négligent l’entretien de leurs immeubles. « L’entretien des bâtiments, c’est vraiment important », souligne-t-il.

Manque de surveillance

Par ailleurs, l’OAQ et l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) déplorent que le gouvernement Legault n’ait pas encore rendu obligatoire la surveillance des chantiers par des professionnels, comme c’est le cas notamment en Ontario. Ainsi, les promoteurs immobiliers s’assureraient du respect des plans et des devis de leurs projets pendant la construction et éviteraient ainsi d’avoir à réaliser des travaux correctifs pour corriger un vice de construction après coup, souligne la présidente de l’OIQ, Kathy Baig.

« Au Québec, il n’y a aucun contrôle de qualité qui est fait en inspection continue [pendant la construction]. C’est-à-dire que vous pouvez monter une tour de 60 étages et que personne ne va vous dire s’il y a assez d’armatures dans les colonnes ou pas. Il faut s’en remettre à l’entrepreneur », explique également M. Joli-Cœur.

Dans son rapport annuel publié en juin, la vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, a d’ailleurs soulevé le problème du manque de vérification par la RBQ des compétences et des antécédents des entrepreneurs en construction.

« On joue un peu avec le feu compte tenu du fait qu’on s’en tient à la compétence des entrepreneurs [sur les chantiers de construction]. Ça peut être une patate chaude. Il faut réagir rapidement à la surveillance », dit Pierre Corriveau.

Québec promet d’agir

Joints par Le Devoir, tant la RBQ que le gouvernement du Québec assurent que la possibilité de rendre obligatoire la surveillance des chantiers est envisagée. « Nous avons l’intention de nous y attaquer de façon imminente », souligne le cabinet de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest. « C’est un élément qui est à l’étude », indique pour sa part le porte-parole de la RBQ, Sylvain Lamothe, qui rappelle par ailleurs que les exigences contenues dans le Code de construction du Québec « sont revues de façon périodique ».

L’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) prévient pour sa part qu’une surveillance obligatoire des chantiers pourrait faire monter la facture de ceux-ci d’environ 7 %. « Ce n’est pas vrai que les gens sont prêts à payer ça, contrairement à ce que les ingénieurs disent », dit le directeur du service technique de l’APCHQ, Marco Lasalle. L’OIQ a pourtant mené des sondages qui montrent un appui de la population à une telle mesure, malgré la facture qui y est associée.

Chose certaine, tant les architectes et les ingénieurs que la RBQ et Québec attendent avec impatience de voir ce qui ressortira de l’enquête en cours pour élucider les causes du drame survenu en Floride le mois dernier. « Si jamais il y a des informations qui nous portent à croire qu’on devrait prendre des mesures [pour améliorer nos façons de faire au Québec], on va les prendre, ça c’est certain », affirme Kathy Baig.

Avec Le Devoir par Zacharie Goudreault 

États-Unis/Immeuble effondré en Floride: les chances de retrouver des survivants « proches de zéro »

juillet 5, 2021
Immeuble effondre en Floride: les chances de retrouver des survivants "proches de zero"
Immeuble effondré en Floride: les chances de retrouver des survivants « proches de zéro »© AFP/Giorgio VIERA

Les opérations de recherches, interrompues le temps de la démolition du reste de l’immeuble qui s’était partiellement effondré à Surfside, ont repris lundi matin, même si les chances de retrouver des survivants sont « proches de zéro », selon un responsable.

A l’approche de la tempête Elsa et des vents violents qu’elle pourrait amener avec elle, les autorités avaient choisi d’accélérer la destruction du bâtiment, jugé trop instable.

La destruction « contrôlée » a eu lieu tard dimanche, et les recherches ont repris quelques heures plus tard dans les gravats, selon les médias locaux. La maire du comté de Miami-Dade, Daniella Levine, avait jugé « essentiel de faire tomber le bâtiment » pour « étendre » la zone accessible aux secouristes.

La majeure partie de l’édifice, baptisé Champlain Towers South, s’était écroulée en pleine nuit le 24 juin, faisant au moins 24 morts et 121 disparus, l’une des plus graves catastrophes urbaines de l’histoire des Etats-Unis.

Onze jours après l’effondrement, les chances de retrouver des survivants dans les décombres sont « proches de zéro », a affirmé Golan Vach, expert qui dirige une des équipes de recherche israélienne présentes sur place, à la chaîne Local 10.

« Nous essayons d’être optimistes, mais aussi réalistes », a-t-il ajouté.

« Les circonstances qu’on a vues sont trop difficiles pour dire, de façon professionnelle, qu’on pense avoir de bonnes chances de retrouver quelqu’un vivant », a déclaré M. Vach.

Un seul rescapé – un adolescent – a été extrait des décombres, aux premières heures des opérations de secours. Aucun autre survivant n’a été retrouvé malgré la mobilisation des sauveteurs, venus de partout aux Etats-Unis, et même d’Israël et du Mexique.

Parmi les personnes manquant à l’appel, des dizaines de Latino-Américains originaires d’Argentine, de Colombie, du Paraguay, du Chili et d’Uruguay.

L’effondrement reste encore largement inexpliqué, même s’il y a des questionnements sur l’entretien et la structure du bâtiment, sur des travaux de construction à proximité et sur la montée des eaux.

Un rapport notait dès 2018 des « dommages structurels majeurs », ainsi que des « fissures » dans le sous-sol du bâtiment, selon des documents publiés par la ville de Surfside.

Par Le Point avec AFP

États-Unis: La Floride redoute le pire en fouillant les décombres d’un immeuble effondré

juin 25, 2021
La Floride redoute le pire en fouillant les decombres d'un immeuble effondre
La Floride redoute le pire en fouillant les décombres d’un immeuble effondré© AFP/Eva Marie UZCATEGUI

L’Amérique redoutait un bilan catastrophique vendredi après l’effondrement spectaculaire d’un immeuble résidentiel près de Miami, le nombre de morts comme celui des personnes manquantes s’étant alourdis, et les secouristes poursuivant leur course contre la montre pour retrouver d’éventuels survivants dans les décombres.

Au moins quatre personnes ont trouvé la mort dans cette catastrophe pour l’heure inexpliquée, survenue aux premières heures de jeudi. Les corps ont été évacués dans des housses mortuaires jaunes, et transportés pour que la police puisse confirmer leur identité et informer les familles.

En tout « 120 personnes ont été localisées (…) mais le nombre de personnes dont nous sommes sans nouvelles est monté à 159 », a déclaré lors une conférence de presse Daniella Levine Cava, la maire du comté de Miami-Dade.

« Nous confirmons une hausse du bilan des morts qui est désormais de quatre », a-t-elle ajouté tout en assurant que les recherches se poursuivaient dans les décombres car les autorités ont « encore un espoir de retrouver des personnes vivantes ».

Une opération de secours dangereuse

Pompiers, unités cynophiles et grues s’activaient ainsi sans relâche vendredi, en dépit des conditions météorologiques difficiles, dans les ruines de cet immeuble situé au sein du complexe Champlain Towers South dans la ville de Surfside, en Floride, dans le sud-est des Etats-Unis.

Des bruits ont été entendus émanant des gravats, sans que les sauveteurs n’aient la certitude qu’ils étaient d’origine humaine.

Les secouristes « sont extrêmement motivés par la perspective de retrouver des gens. Il nous faut les obliger à effectuer leurs rotations, cela montre combien leur motivation est forte », a insisté Daniella Levine Cava.

« Les opérations sont effectuées avec un très fort risque pour ces individus. Des débris leur tombent dessus alors qu’ils font leur travail », a-t-elle précisé.

Une tempête s’est déclenchée vers 22H00 locales dans la nuit de jeudi à vendredi charriant de fortes pluies, sans que les recherches s’interrompent. Un incendie a aussi dû être maîtrisé au niveau du côté nord de l’immeuble. De fortes précipitations continuaient à tomber vendredi sur le site de l’effondrement d’où émanaient des odeurs de caoutchouc et de plastique brûlé.

Le président Joe Biden a déclaré l’état d’urgence vendredi afin de fournir une assistance fédérale pour les opérations de secours et de relogement d’urgence des rescapés.

Selon le sénateur républicain de Floride Marco Rubio, « presque un tiers des disparus (…) sont étrangers ».

Figurent notamment parmi les personnes manquantes, neuf Argentins, trois Uruguayens et six Paraguayens, dont la soeur de la Première dame du Paraguay.

Les recherches pourraient durer « au moins une semaine », a estimé jeudi Andrew Hyatt, un autre responsable de Surfside.

La ville accueille une importante communauté juive et des rabbins ont été mobilisés pour apporter du soutien aux résidents juifs évacués et à leurs proches.

« Nous avons été durement frappés, mais il y a encore de l’espoir », a confié à l’AFP Zalmi Duchman, 41 ans.

L’homme, qui vit à Surfside depuis 20 ans, est venu apporter son aide aux résidents frappés par la tragédie.

« Nous, les Juifs, nous croyons très fort aux miracles et nous n’abandonnons jamais, nous sommes résistants et nous essayons de rester positifs dans les temps difficiles », explique-t-il.

Recherches d’explications

L’effondrement des douze étages de ce complexe donnant sur l’océan, qui a touché environ 55 appartements, s’est déroulé vers 01H30 du matin (05H30 GMT) jeudi, dégageant selon des témoins un grand nuage de poussière sur plusieurs pâtés de maisons.

« J’étais dans un sommeil profond, et j’ai entendu un grand fracas, que j’ai pris pour un crash et de la foudre. Mais ça a continué, pendant 15-20 minutes je dirais », a témoigné Barry Cohen, 63 ans, un habitant de l’immeuble effondré.

Les causes de l’écroulement de ce complexe résidentiel étaient toujours inconnues vendredi mais les hypothèses se multipliaient.

« Je ne sais pas si l’effondrement était prévisible mais nous avons détecté que l’immeuble bougeait dans les années 1990 », a expliqué sur CNN Shimon Wdowinski, professeur spécialisé dans l’environnement à la Florida International University (FIU).

M. Wdowinski est l’un des auteurs d’une étude de 2020 montrant que cet immeuble a subi un affaissement au moins dans les années 1990, à une vitesse d’environ 2 millimètres par an entre 1993 et 1999. L’étude ne dit pas si l’affaissement s’est poursuivi.

« En soi, l’affaissement des sols ne causerait pas l’effondrement d’un immeuble », explique toutefois la FIU dans un communiqué.

L’immeuble a été construit en 1981 et comprenait plus de 130 appartements.

Des travaux visant à mettre le bâtiment aux normes étaient en cours, notamment sur le toit, ont précisé plusieurs responsables, estimant néanmoins peu probable qu’ils soient la cause de l’effondrement.

L’enquête pour déterminer les causes exactes de ce sinistre risque de prendre des semaines, a prévenu un autre expert de la FIU, Atorod Azizinamini, spécialiste en infrastructure.

« Dans ce genre de cas, les ingénieurs spécialistes des structures (…) examinent les plans, la façon dont l’immeuble a été construit, prélèvent des échantillons d’acier, de ciment, examinent les signes de corrosion », a-t-il détaillé.

Par Le Point avec AFP

États-Unis/Floride : au moins un mort dans l’effondrement d’un immeuble, lourd bilan redouté

juin 24, 2021

Un immeuble résidentiel de 12 étages s’est effondré dans la nuit de mercredi à jeudi près de Miami. Les secours craignent un bilan humain « catastrophique ».

L'effondrement de toute une aile de ce complexe donnant sur l'ocean a touche environ 55 appartements.
L’effondrement de toute une aile de ce complexe donnant sur l’océan a touché environ 55 appartements.© JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Au moins une personne a trouvé la mort et les autorités étaient sans nouvelles de dizaines d’autres jeudi 24 juin, après l’effondrement spectaculaire d’un immeuble résidentiel près de Miami, où une opération de recherches massive était en cours, les secours redoutant un bilan catastrophique. «  Nous avons transporté au moins deux personnes à l’hôpital ce matin et l’une d’entre elles est décédée  », a déclaré sur NBC Charles Burkett, le maire de la ville de Surfside, où se trouve le complexe Champlain Towers South auquel appartenait l’immeuble en Floride, dans le sud-est des États-Unis.

Les douze étages se sont écroulés vers 1 h 30 du matin (5 h 30 GMT), dégageant, selon des témoins, un grand nuage de poussière sur plusieurs pâtés de maisons. On ignore pour l’heure la cause du sinistre. «  Un côté de l’immeuble est tombé, il n’existe plus  », a raconté à l’Agence France-Presse Nicolas Fernandez, un Argentin vivant à Miami et dont des amis logeaient dans le complexe. «  Je n’ai pas de nouvelles d’eux. Je ne sais pas s’ils sont vivants ou si…  » a balbutié le jeune homme de 29 ans.

« Nous nous préparons à recevoir de mauvaises nouvelles  »

Les services de secours craignent pour la vie de 51 personnes «  censées habiter  » dans la partie effondrée de l’immeuble et n’ayant «  ni appelé (pour signaler être en sécurité) ni demandé à quelqu’un d’appeler  » à leur place, a indiqué sur CNN Sally Heyman, une administratrice du comté de Miami-Dade. «  Mais on ne sait jamais, entre les vacances et autres… Donc, on continue d’attendre. Et malheureusement, même s’il en reste, l’espoir s’amenuise.  » «  Nous nous préparons à recevoir de mauvaises nouvelles, étant donné la destruction à laquelle nous avons assisté  », a prévenu le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, qui a salué la «  réponse rapide  » des secours, ce qui a, selon lui, «  sauvé des vies  ».

L’effondrement de toute une aile de ce complexe donnant sur l’océan a touché environ 55 appartements, a précisé lors d’une conférence de presse Ray Jadallah, chef adjoint des services de secours du comté de Miami Dade, qui a ajouté que 35 personnes avaient été évacuées de l’immeuble, dont certaines de la partie effondrée.

«  Comme un tremblement de terre  »

Le ministère argentin des Affaires étrangères a confirmé jeudi matin la présence d’au moins quatre ressortissants argentins dans l’immeuble, trois adultes et une fillette de 6 ans, portés disparus. «  Nous avons soigné dix personnes sur place  », a indiqué le maire de Surfside, précisant que les unités canines n’avaient détecté aucune victime sous les gravats. Les recherches pourraient durer «  au moins une semaine  », a estimé lors de la même conférence de presse Andrew Hyatt, un autre responsable de Surfside.

Un habitant du quartier, Santo Mejil, a indiqué que sa femme, une aide à domicile, se trouvait dans l’immeuble au moment de son effondrement. «  Elle a dit qu’elle a entendu une grosse explosion. C’était comme un tremblement de terre  », a-t-il confié au quotidien Miami Herald, les larmes aux yeux alors que sa femme le rappelait pour lui dire qu’elle était en train d’être évacuée.

Causes encore inconnues

Les causes de l’écroulement de ce complexe résidentiel étaient toujours «  inconnues  » jeudi matin, a confié au Miami Herald Daniella Levine Cava, une autre administratrice du comté. Des travaux visant à le mettre aux normes étaient en cours, notamment sur le toit de l’immeuble, ont précisé plusieurs responsables, estimant néanmoins peu probable qu’ils soient la cause de l’effondrement.

Les services d’urgence ont dépêché près de 80 unités d’intervention sur les lieux, près de la plage. La police de Miami Beach a indiqué que ses agents étaient venus en aide à la ville de Surfside. Des médias locaux ont rapporté que l’immeuble avait été construit en 1981 et comprenait plus de 130 appartements.

Par Le Point avec AFP

Nigeria: deux morts et huit blessés dans l’effondrement d’un immeuble à Lagos

juillet 11, 2020

 

Un immeuble résidentiel de deux étages en rénovation s’est effondré dans la nuit de vendredi à samedi à Lagos, la capitale économique du Nigeria, faisant deux morts et huit blessés, ont annoncé samedi les services de secours.

«L’incident s’est produit vers 02H00 du matin. Le bâtiment était en cours de rénovation par un promoteur immobilier lorsqu’il s’est effondré», a déclaré à l’AFP Ibrahim Farinloye de l’Agence nationale de gestion des urgences (NEMA). «Nous avons récupéré deux corps et sauvé huit personnes qui ont été gravement blessées par les débris», a-t-il précisé.

  1. Farinloye a estimé que le nombre de morts aurait été plus élevé si l’immeuble avait été entièrement occupé. «Seuls quelques habitants se trouvaient à l’intérieur du bâtiment quand il s’est effondré, les autres l’ayant quitté pour faciliter la rénovation», a-t-il expliqué.

Les effondrements de bâtiments sont fréquents au Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique, où des millions de personnes vivent dans des immeubles délabrés et où la législation concernant la construction est régulièrement bafouée.

Par Le Figaro avec AFP

Un glacier du Mont-Blanc menace de s’effondrer côté italien

septembre 25, 2019

 

Les autorités italiennes ont fermé des routes alpines et évacué plusieurs hameaux en raison des craintes suscitées par un morceau de glacier, qui glisse à une vitesse anormale sur les versants du Mont-Blanc et risque de s’effondrer complètement.

La partie basse du glacier de Planpincieux s’est déplacée à une moyenne de 50 à 60 centimètres par jour entre fin août et début septembre et menace désormais le Val Ferret, du côté italien de la frontière, selon les relevés des experts. Quelque 250.000 mètres cubes de glace pourraient ainsi se décrocher.

Par précaution, le maire de la commune italienne de Courmayeur, Stefano Miserocchi, a ordonné mardi la fermeture de deux axes routiers ainsi que l’évacuation d’habitations dans le massif du Mont-Blanc, le toit de l’Europe qui culmine à 4800 mètres. «Ces phénomènes montrent, une fois de plus, que la montagne vit une période de changements majeurs qui s’expliquent par des facteurs climatiques», s’est alarmé l’élu.

Le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a lui aussi fait part de ses inquiétudes mercredi en marge de l’Assemblée générale de l’Onu, à New York, où il a présenté la nouvelle comme un «signal d’alerte qui ne peut nous laisser indifférents». Les risques de chute du glacier de Planpincieux font écho à un nouveau rapport du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) consacré plus particulièrement aux répercussions du réchauffement sur les océans.

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Philippines: au moins 29 morts dans un glissement de terrain, le bilan s’alourdit pour le typhon

septembre 21, 2018

Des secouristes poursuivent leurs recherches le 20 septembre 2018 après un glissement de terrain meurtrier à Tina-an sur l’île de Cebu aux Philippines / © AFP / ALAN TANGCAWAN

Les sauveteurs ont continué vendredi de rechercher des survivants sur le site d’un glissement de terrain dans le centre des Philippines qui a fait au moins 29 morts, selon un nouveau bilan communiqué par la police.

Des dizaines de personnes étaient toujours portées disparues après l’effondrement jeudi à l’aube d’un versant d’une colline très escarpée de la localité de Tina-an dans la circonscription de Naga, sur l’île de Cebu.

L’effondrement a été lié vraisemblablement à de très intenses pluies de mousson mais les autorités enquêtaient également sur le rôle éventuel d’une carrière voisine.

Cette nouvelle catastrophe naturelle est survenue quelques jours après le passage du typhon Mangkhut qui a tué au moins 95 personnes dans le nord du pays, selon un nouveau bilan jeudi.

À Cebu, environ 200 policiers, pompiers et spécialistes munis d’équipements lourds continuaient à chercher une cinquantaine de personnes disparues selon Julius Regner, porte-parole de la défense civile.

Une vingtaine d’habitants vivant non loin ont dû quitter leur domicile, de crainte de nouveaux glissements de terrain.

– Carrières –

Les autorités s’interrogent pour savoir si l’existence d’une carrière voisine a pu contribuer au glissement de terrain. Par précaution, les activités d’exploitation des carrières ont été stoppées dans le pays pendant quinze jours.

Le gouvernement va procéder à une enquête nationale « pour déterminer la sécurité des opérations dans les zones de carrières et plus particulièrement dans les communautés voisines », a déclaré lors d’une conférence de presse le ministre de l’Environnement Roy Cimatu.

Philippines / © AFP / Gal ROMA

La régulation des mines dans le pays laisse à désirer et des effondrements de tunnels ou des glissements de terrain meurtriers se produisent régulièrement.

Cebu n’a pas directement été affecté par le typhon Mangkhut mais des journées de précipitations particulièrement fortes ont considérablement fragilisé les sols de la zone touchée par le glissement de terrain.

Parallèlement, les recherches se poursuivaient dans la région minière autour de la ville d’Itogon (nord), traversée samedi par le typhon Mangkhut, qui a détruit des habitations et dévasté des terres agricoles. Nombre des victimes ont péri dans un immense glissement de terrain dans cette localité sur l’île de Luçon.

Les recherches ont toutefois été retardées jeudi par l’évacuation de la plupart des secouristes en raison de craintes de nouveaux effondrements de collines alentour.

Les précipitations provoquées par le typhon Mangkhut ont également provoqué des pertes de récoltes agricoles estimées à au moins 250 millions de dollars.

Les Philippines sont touchées chaque année par une vingtaine de typhons, qui font des centaines de morts et aggravent encore la pauvreté.

Haiyan, un des typhons les plus violents à avoir jamais touché terre, avait dévasté le centre de l’archipel en novembre 2013, faisant plus de 7.350 morts ou disparus et privant de logement plus de quatre millions d’habitants.

Romandie.com avec(©AFP / (21 septembre 2018 14h37)

États-Unis: En cas d’institution, Trump prédit l’effondrement des marchés

août 23, 2018

Donald Trump lors de l’embarquement à bord de l’avion Air Force One le 23 août 2018 / © AFP / MANDEL NGAN

Avec une tempête judiciaire aux portes de la Maison Blanche, le président Donald Trump a lié son destin à l’économie américaine, affirmant que les marchés allaient « s’effondrer » s’il venait à être destitué.

« Si jamais j’étais destitué, je pense que les marchés s’effondreraient et que chacun deviendrait plus pauvre », a-t-il assuré dans une interview diffusée jeudi matin par la chaîne Fox News.

Une destitution du locataire de la Maison Blanche reste très hypothétique avec une majorité républicaine au Congrès, mais cette idée est revenue dans l’actualité depuis que son ancien avocat personnel, Michael Cohen, a affirmé mardi sous serment avoir acheté, à la demande de Donald Trump, le silence de deux maîtresses présumées afin de ne pas compromettre sa campagne présidentielle victorieuse de 2016.

Michael Cohen, accusé de violation des lois sur le financement électoral, a passé un accord de négociation de peine avec les autorités, qui pourrait l’amener à collaborer avec le procureur spécial Robert Mueller, chargé de l’épineuse enquête sur le dossier russe.

Située au carrefour de la politique et du droit, la procédure de destitution du président des Etats-Unis se déroule en deux temps: d’abord, la Chambre doit voter une mise en accusation (« impeachment »), puis c’est au Sénat de faire le procès du président, afin de le condamner à une majorité des deux tiers, ou de l’acquitter.

Dans le cadre des investigations de l’équipe Mueller, un autre proche de M. Trump, Paul Manafort, s’est retrouvé devant la justice. L’ancien directeur de campagne du milliardaire républicain a été reconnu mardi coupable de fraude fiscale et bancaire.

Mais ces affaires ne semblent pas inquiéter Donald Trump outre mesure.

– « Super travail » –

La procédure de destitution américaine / © AFP / Jonathan JACOBSEN

« Je ne sais pas comment on peut destituer quelqu’un qui fait un super travail », a-t-il lancé lors de son interview sur Fox News, la chaîne préférée des conservateurs.

Le président américain s’attribue souvent la bonne santé économique de son pays et son euphorie boursière, due, en partie, à ses réformes fiscales.

Son affirmation liant la santé des marchés à son éventuelle destitution est cependant à prendre avec des pincettes, selon les spécialistes.

« Je ne pense pas que cela aurait un aussi gros impact qu’il le pense. Les discussions de tous les jours se font autour des gros titres de la presse, mais le cours des actions est lui lié aux résultats des entreprises », explique ainsi Sam Stovall, à la tête de la stratégie d’investissements pour CFRA et grand connaisseur des marchés.

Et même en cas de destitution, le vice-président Mike Pence, qui remplacerait M. Trump, « peut être décrit comme +Trump sans les tweets+ », ajoute-t-il.

« Les politiques seront les mêmes, mais avec une dimension moins spectaculaire », conclut-il.

– Grâce présidentielle ? –

Fiche sur l’ex-avocat de Donald Trump, Michael Cohen. / © AFP / John SAEKI

Interrogé sur le cas de Paul Manafort, dont la sentence n’est pas encore connue mais qui risque plusieurs années de prison, le locataire de la Maison Blanche a refusé de dire sur Fox News s’il envisageait de lui accorder une grâce présidentielle.

Il n’a ni confirmé, ni infirmé, étudier cette option, qui ne manquerait pas de faire grincer des dents l’opposition démocrate.

« Une des raisons pour lesquelles je respecte tellement Paul Manafort est qu’il est allé au bout de ce procès », a-t-il déclaré. Une manière d’égratigner, par contraste, ceux qui ne vont pas « jusqu’au bout », et passent des accords de plaider-coupable, qui leur permettent d’espérer des sentences allégées.

« Contrairement à Michael Cohen, (Paul Manafort) a refusé de +céder+ ou inventer des histoires pour passer un +accord+. Tellement de respect pour cet homme si courageux! », avait-il déjà tweeté mercredi.

Avec Fox News, il a un peu adouci le ton à propos de son ancien avocat qui s’était un temps dit prêt à « prendre une balle » pour son patron.

« Il était à mes côtés pendant sans doute près de 10 ans. Je le voyais parfois (…) J’ai toujours trouvé que c’était un mec sympa », a-t-il déclaré.

La Maison Blanche avait déjà assuré mercredi que M. Trump n’était « pas du tout inquiet » des éventuelles révélations que pourrait faire Michael Cohen.

Romandie.com avec(©AFP / (23 août 2018 16h55)

Pont effondré de Gênes: féroce controverse entre le gouvernement et le gestionnaire

août 17, 2018

Les secours continuent de fouiller les décombres du viaduc effondré à Gênes, le 17 août 2018 / © AFP / MARCO BERTORELLO

L’Italie s’apprête à enterrer ses dizaines de morts en pleine polémique alors que les sauveteurs continuaient vendredi inlassablement à chercher les disparus sous les décombres du pont autoroutier effondré à Gênes.

La féroce controverse entre le gouvernement italien et la société autoroutière gestionnaire de l’ouvrage, Autostrade per l’Italia, occupe tout le terrain médiatique avec une rhétorique de surenchère.

Le gouvernement a annoncé son intention de révoquer la concession d’Autostrada per l’Italia sur le tronçon d’autoroute où se trouve le pont effondré.

« On ne peut pas mourir en payant le péage en Italie », a ainsi lancé jeudi le vice-Premier ministre Luigi Di Maio, ministre du Développement économique et chef de file du populiste Mouvement 5 étoiles (M5S).

« Si j’avais été un dirigeant d’Autostrade per l’Italia, j’aurais suspendu quelques péages, mais dans l’heure qui a suivi » le drame, a déclaré l’autre vice-Premier ministre, Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite).

« Nous ne pouvons pas attendre la justice pénale », a estimé le chef du gouvernement, Giuseppe Conte. « Autostrade avait le devoir et l’obligation, l’engagement, d’assurer l’entretien de ce viaduc et la sécurité de tous ceux qui voyageaient dessus. »

La société, qui appartient au groupe Atlantia, lui-même contrôlé à 30% par la famille Benetton, a assuré que ses contrôles de sécurité étaient sérieux.

La holding de Benetton, Edizione (actionnaire de référence), a exprimé sa proximité aux familles jeudi et indiqué qu’elle fera tout pour pointer du doigt les responsabilités dans ce drame.

Atlantia / © AFP / Jean Michel CORNU

Atlantia a de son côté déclaré qu’une reconstruction du pont pourrait « être achevée dans les cinq mois » une fois le site accessible après la fin des recherches et des relevés d’enquête.

Atlantia, dont le titre a plongé de 25% en Bourse la veille et qui repris 6% vendredi, a critiqué une annonce gouvernementale faite « en l’absence de toute certitude sur les causes effectives » du drame. Le groupe a prévenu que la révocation coûterait cher en indemnités à l’Etat. Selon des médias italiens, cela se chiffrerait en milliards d’euros.

– l’UE une cible –

Autre cible du gouvernement: l’Union européenne et sa politique d’austérité, accusée par le nouveau gouvernement populiste d’empêcher les investissements.

La Commission européenne a réagi en assurant avoir encouragé l’Italie à investir dans ses infrastructures et en rappelant que les Etats membres étaient « libres de fixer » leurs priorités.

Alors que le championnat de football doit reprendre ce week-end, les matches prévus dimanche de la Sampdoria et du Genoa, les deux équipes de Gênes, ont été reportés à une date ultérieure. Pour les autres rencontres, les joueurs observeront une minute de silence et porteront un brassard noir.

– des funérailles solennelles –

Gênes: les premiers habitants autorisés à rentrer chez eux / © AFP / Anahide Merayan, Remi Banet, Reinolf Reis

Des funérailles solennelles sont prévues samedi en fin de matinée dans un hall du centre d’exposition de Gênes, avec une messe célébrée par l’archevêque de Milan en présence de toutes les plus hautes autorités de l’Etat dont le président Sergio Mattarella.

Une cérémonie d’Etat qui s’annonce toutefois potentiellement embarrassante pour les institutions italiennes. Selon un décompte, noms à l’appui, de La Stampa, les familles de 17 des 38 victimes préfèrent s’abstenir et 7 familles n’ont pas encore pris de décision.

« C’est l’Etat qui a provoqué cela, qu’ils ne montrent pas leurs faces: le défilé des politiques a été honteux », réagit dans les colonnes du quotidien, Nunzia, la mère d’un des quatre jeunes italiens de Torre del Greco (commune de Naples) décédés sur la route des leurs vacances.

« Mon fils ne deviendra pas un numéro dans le catalogue des morts provoqués par les manquements italiens », a réagit pour sa part sur les réseaux sociaux Roberto, le père d’un autre des garçons. « Nous ne voulons pas une farce de funérailles, mais une cérémonie à la maison, dans notre église de Torre del Greco », a-t-il assené.

Les photos des quatre jeunes devraient néanmoins être présentes à la cérémonie d’Etat samedi.

Les secouristes cherchent encore 10 à 20 disparus, susceptibles d’être passées sur le pont et qui n’ont plus donné de nouvelles depuis l’effondrement, dont le bilan officiel provisoire est toujours de 38 morts et 15 blessés.

Selon la préfecture, un millier de personnes sont toujours engagées sur le site, dont près de 350 pompiers.

Romandie.com avec(©AFP / (17 août 2018 12h47)