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L’Église anglicane du Canada rejette une motion approuvant le mariage gay

juillet 14, 2019

 

Le synode général de l’Eglise anglicane du Canada a rejeté une motion visant à modifier sa définition du mariage pour reconnaître le mariage entre personnes de même sexe, légalisé au Canada en 2005. La motion proposait de supprimer la définition du mariage comme «l’union d’un homme et d’une femme».

Pour être adoptée, elle devait recueillir les deux tiers des votes des trois ordres de délégués au synode, évêques, prêtres et laïcs. Lors d’un vote vendredi soir à Vancouver (ouest) où se tient le synode jusqu’à mardi, prêtres et laïcs ont voté largement en faveur de la motion mais elle n’a pas obtenu la majorité des deux tiers requise dans le groupe des évêques.

La motion avait été adoptée de justesse lors du précédent synode général mais elle devait être validée lors de deux synodes successifs pour entrer en vigueur. Le synode général, assemblée gouvernante de l’église anglicane du Canada, se réunit tous les trois ans.

Certains diocèses continueront à célébrer des mariages homosexuels

Le vote a provoqué des réactions de déception au sein même de l’église. L’évêque Andrew Asbil de Toronto a ainsi écrit sur Facebook qu’il s’agissait d’une «nouvelle dévastatrice pour les membres de la communauté LGBTQ, leurs familles et leurs amis» et qu’il «partageait leur désarroi».

Si le synode général n’a pas reconnu officiellement le mariage homosexuel, une autre motion adoptée à Vancouver laisse toutefois une certaine marge de manœuvre aux diocèses pour célébrer ou non des mariages de personnes de même sexe.

Certains diocèses permettent la célébration de ces unions depuis le premier vote sur la motion de 2016 et plusieurs d’entre eux entendent bien continuer, a indiqué Meghan Kilty, directrice des communications de l’Eglise, à la chaîne publique CBC. L’Eglise anglicane du Canada compte plus de 500.000 membres regroupés dans 1700 paroisses, selon son site internet.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Afrique du Sud: La fille de Desmond Tutu renonce à la prêtrise dans l’Eglise anglicane après son mariage gay

mai 24, 2016

Johannesburg – La fille du prix Nobel de la paix Desmond Tutu a été contrainte de renoncer à la prêtrise dans l’Eglise anglicane sud-africaine après avoir épousé une femme, a-t-elle confié mardi à l’AFP.

La révérende Mpho Tutu-van Furth ne peut plus présider la communion, ni célébrer de mariages, baptêmes et obsèques, l’Eglise anglicane ne reconnaissant pas le mariage homosexuel. En revanche, l’Afrique du Sud a légalisé les unions civiles homosexuelles dès 2006.

L’ancien archevêque anglican Desmond Tutu, héros de la lutte contre l’apartheid, est triste mais pas surpris de la nouvelle, a confié Mpho Tutu-van Furth à l’AFP. Il s’était déjà prononcé en faveur du mariage homosexuel dans le passé.

Selon le droit canonique de l’Eglise sud-africaine, le mariage est l’union d’une femme et d’un homme, a expliqué Mpho Tutu-van Furth dans un courrier électronique.

Après mon mariage (…), on a conseillé à l’évêque de Saldanha Bay (dans l’est de l’Afrique du Sud) de révoquer ma licence. J’ai proposé de la rendre plutôt que de lui imposer de me la reprendre, a ajouté cette cinquantenaire.

Mpho et sa compagne Marceline Tutu-van Furth, qui sont divorcées d’une première union et ont chacune des enfants, se sont officiellement mariées en décembre aux Pays-Bas.

Elles ont organisé une deuxième cérémonie en mai près du Cap, à laquelle Desmond Tutu, 84 ans et à la santé fragile, a assisté. Elles sont actuellement en voyage de noces sur l’île indonésienne de Bali.

Un responsable de l’Eglise anglicane dans le diocèse de Saldanha, Bruce Jenneker, a expliqué à l’AFP avoir reçu avec tristesse la licence de Mpho Tutu-van Furth. C’est vraiment dommage que ce soit arrivé, a-t-il ajouté.

Mon épouse et moi-même accumulons les différences. Certaines de ces différences sont évidentes: elle est grande et blanche, tandis que je suis noire et courte sur pattes, a ironisé Mpho Tutu-van Furth dans le journal sud-africain City Press.

Marceline Tutu-van Furth est professeur en infections pédiatriques basée à Amsterdam.

C’est ironique de constater que notre similitude, le fait que nous soyons toutes les deux des femmes, est aujourd’hui la cause de notre peine, alors que dans le passé les différences étaient un instrument de division, a-t-elle dit en référence au régime sud-africain de l’apartheid, qui a officiellement pris fin en 1994.

Romandie.com avec(©AFP / 24 mai 2016 18h24)