Posts Tagged ‘Église’

Le député britannique David Amess assassiné lors d’un rassemblement citoyen

octobre 15, 2021

 Le député conservateur David Amess a été poignardé dans une église de sa circonscription, dans la ville de Leigh-on-Sea, au Royaume-Uni.

© /Photo tirée du compte Twitter de David Amess Le député conservateur David Amess a été poignardé dans une église de sa circonscription, dans la ville de Leigh-on-Sea, au Royaume-Uni.

L’élu conservateur a été poignardé à plusieurs reprises vendredi dans une église de Leigh-on-Sea, dans le comté d’Essex, où il rencontrait ses concitoyens. Il a succombé à ses blessures sur place.

Selon les forces de police de l’Essex, l’élu de 69 ans est mort sur les lieux en dépit des efforts soutenus des services d’urgence pour le réanimer.

Un appel a d’abord été reçu par la police pour une agression au couteau dans l’église méthodiste de Belfairs, à Leigh-on-Sea, une ville balnéaire à l’est de Londres. Sur les lieux, les agents ont découvert la victime gravement blessée avant de procéder à l’arrestation d’un homme de 25 ans. Un couteau a aussi été retrouvé sur les lieux par les policiers.

Le suspect est détenu et passible d’une accusation de meurtre.

«Nous ne recherchons personne d’autre en rapport avec l’incident et nous ne pensons pas qu’il y ait une menace permanente pour le grand public», a assuré la police.

Le bureau du député Amess, à Londres, a confirmé l’incident sans donner plus de détails.

Le député David Amess a été attaqué alors qu'il rencontrait ses concitoyens dans une église de sa circonscription.

© ANDREW COULDRIDGE/Reuters Le député David Amess a été attaqué alors qu’il rencontrait ses concitoyens dans une église de sa circonscription.

Selon des témoignages recueillis par les médias britanniques, David Amess aurait été poignardé à plusieurs reprises alors qu’il participait à une «surgerie», soit une rencontre avec les citoyens de sa circonscription où ces derniers viennent lui faire part de leurs demandes ou pour y signaler des problèmes à régler.

David Amess, membre du Parti conservateur, siège au Parlement britannique depuis 1983. Il y représente la circonscription de Southend West depuis 1997. Eurosceptique, il a été une voix très active en faveur du Brexit.

Cette attaque a priori gratuite contre un député a soulevé l’indignation de nombreux citoyens et parlementaires dont le leader du Parti travailliste, Keir Starmer, qui a déclaré sur Twitter qu’il s’agissait d’une nouvelle «horrible et profondément choquante».

«Je pense à David, à sa famille et à son équipe», a-t-il ajouté.

L’ancien premier ministre conservateur, David Cameron a pour sa part écrit sur Twitter : «Des nouvelles très alarmantes et inquiétantes en provenance de Leigh-on-Sea. Mes pensées et mes prières vont à Sir David Amess et à sa famille».

Plusieurs précédents

Ce triste événement n’est pas sans rappeler l’assassinat en pleine rue de la députée europhile Jo Cox, en 2016, une semaine avant le référendum sur le Brexit par un sympathisant néo-nazi.

Le député travailliste Stephen Timms a avait aussi été poignardé à l’estomac en mai 2010 par une étudiante radicalisée par des sermons en ligne d’un prédicateur lié au groupe terroriste Al-Qaida.

En 2000, le député libéral démocrate Nigel Jones et son assistant Andrew Pennington avaient aussi été attaqués par un homme armé d’une épée lors d’une rencontre avec des citoyens. Andrew Pennington a été tué tandis que Nigel Jones avait été blessé.

Avec CBC/Radio-Canada

France: un rapport évoque 330 000 victimes au sein de l’Église catholique

octobre 5, 2021

PARIS — Quelque 330 000 enfants ont été victimes d’agressions sexuelles au sein de l’Église catholique en France au cours des 70 dernières années, selon une estimation contenue dans un rapport publié mardi, qui représente le premier grand bilan du pays sur le phénomène mondial.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le nombre comprend des agressions commises par quelque 3000 prêtres et autres personnes impliquées dans l’Église – des actes répréhensibles que les autorités catholiques ont dissimulés pendant des décennies de manière «systémique», selon le président de la commission qui a publié le rapport, Jean-Marc Sauvé.

Le président de la Conférence des évêques de France a demandé pardon aux victimes, dont environ 80 % étaient des garçons, selon le rapport. Les évêques se réunissent mardi pour discuter des prochaines étapes.

La commission indépendante a exhorté l’église à prendre des mesures vigoureuses, dénonçant les «fautes» et le «silence».

«Les conséquences sont très graves», a déclaré M. Sauvé. «Environ 60 % des hommes et des femmes qui ont été agressés sexuellement rencontrent des problèmes majeurs dans leur vie affective ou sexuelle.»

«Nous considérons que l’Église a une dette envers les victimes», a-t-il ajouté.

Le document de 2500 pages a été publié alors que l’Église catholique en France, comme dans d’autres pays, cherche à faire face à des secrets honteux longtemps dissimulés.

Les victimes ont salué le rapport comme attendu depuis longtemps.

François Devaux, chef du groupe de victimes La Parole libérée, a déclaré qu’il s’agissait «d’un tournant dans notre histoire».

Il a dénoncé les dissimulations qui ont permis des «crimes de masse pendant des décennies».

«Mais pire encore, il y a eu une trahison: trahison de confiance, trahison des mœurs, trahison des enfants, trahison de l’innocence», a-t-il déclaré, appelant l’Église à offrir réparation.

Olivier Savignac, le responsable de l’association de victimes Parler et Revivre, a contribué à l’enquête. Il a déclaré à l’Associated Press que le ratio élevé de victimes par agresseur était particulièrement «terrifiant pour la société française, pour l’Église catholique».

M. Savignac a attaqué l’Église pour avoir traité de tels cas comme des anomalies individuelles plutôt que comme une horreur collective. Il a décrit avoir été maltraité à l’âge de 13 ans par le directeur d’un camp de vacances catholique dans le sud de la France, qui a été accusé d’avoir agressé plusieurs autres garçons.

«Je percevais ce prêtre comme quelqu’un de bon, une personne attentionnée qui ne me ferait pas de mal», a raconté M. Savignac. «Mais c’est lorsque je me suis retrouvé sur ce lit à moitié nu et qu’il me touchait que j’ai réalisé que quelque chose n’allait pas… Et on garde ça, c’est comme un kyste qui grandit. C’est comme une gangrène à l’intérieur du corps de la victime et de la psyché de la victime.»

Le prêtre a finalement été reconnu coupable et condamné en 2018 à deux ans de prison, dont un an avec sursis.

La commission a travaillé pendant 2 ans et demi, écoutant les victimes et les témoins et étudiant les archives des églises, des tribunaux, de la police et de l’actualité à partir des années 1950. Une ligne téléphonique lancée au début de l’examen a reçu 6500 appels de victimes présumées ou de personnes déclarant connaître une victime.

M. Sauvé a dénoncé l’attitude de l’Église jusqu’au début des années 2000 comme «une profonde et cruelle indifférence envers les victimes».

Le rapport indique qu’environ 3000 agresseurs d’enfants — dont les deux tiers étaient des prêtres — ont travaillé dans l’église au cours de la période de sept décennies. Ce chiffre est probablement sous-estimé, a avancé M. Sauvé. Le décompte des victimes comprend environ 216 000 personnes maltraitées par des prêtres et d’autres religieux, a-t-il déclaré.

Les estimations sont basées sur des recherches menées par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale sur les agressions sexuelles sur enfants dans la population française.

«Parfois, les responsables de l’Église ne dénonçaient pas (les agressions sexuelles) et exposaient même les enfants à des risques en les mettant en contact avec des prédateurs», a déclaré M. Sauvé. «Nous considérons (…) que l’église a une dette envers les victimes.»

Le président de la Conférence des évêques de France, Eric de Moulins-Beaufort, a dit que les évêques «sont consternés» par les conclusions du rapport.

«Je souhaite (…) demander pardon, pardon à chacun de vous», a-t-il déclaré aux victimes.

M. Sauvé a déclaré que 22 crimes présumés pouvant être poursuivis ont été transmis aux procureurs. Plus de 40 cas trop anciens pour être poursuivis, mais impliquant des auteurs présumés encore en vie ont été transmis aux responsables de l’Église.

avec Sylvie Corbet, The Associated Press

Nigeria-TB Joshua : malgré les critiques, sa veuve lui succède à la tête de son Église

octobre 3, 2021
TB Joshua à Lagos, le 31 décembre 2014. © PIUS UTOMI EKPEI/AFP

Plus de trois mois après le décès du célèbre prédicateur, l’Église qu’il avait fondée et qui compte plusieurs millions de fidèles à travers le monde est plus divisée que jamais. Sa femme Evelyn, qui prend officiellement sa suite, sera-t-elle à la hauteur ?

Il est presque 10h30, ce dimanche 19 septembre. À travers le monde, des dizaines de milliers de personnes sont branchées sur la chaîne de télévision de la Synagogue, l’Église de toutes les nations (SCOAN), qui rend hommage ce jour-là à TB Joshua, prédicateur aussi charismatique que controversé, décédé le 5 juin dernier. Trois mois ont passé depuis la disparition du richissime télévangéliste (en 2011, Forbes évaluait sa fortune entre 10 et 15 millions de dollars), mais ses fidèles sont toujours sous le choc. Surtout, de profondes divisions et des querelles de succession minent la méga-Église qu’il avait fondée à la fin des années 1980.

À Lagos, la sécurité a été renforcée autour du bâtiment et les agents chargés de la surveillance des lieux sont presque plus nombreux que les fidèles et les employés de l’Église, dont beaucoup ont été licenciés par la nouvelle maîtresse des lieux : Evelyn, l’épouse de TB Joshua. « Ils ont tous dû faire leurs cartons, assure une personne rencontrée sur place. Certains ont été accusés de voler de l’argent, l’un d’entre eux a même été arrêté ! » Mais notre interlocuteur en est convaincu : ces problèmes sont essentiellement dus à une querelle de « leadership ».

Décédé à l’âge de 57 ans, sans que les causes de sa mort ne soit divulguées, TB Joshua n’avait pas préparé sa succession. Dès le 5 juin, un jeu de pouvoir a donc débuté en coulisses, les membres les plus influents et les plus anciens de l’Église pesant de tout leur poids pour reprendre le flambeau. Certains soutenaient la veuve du défunt, tandis que d’autres arguaient que leur nouveau chef devait être choisi parmi les plus proches collaborateurs de TB Joshua.

Evelyn Joshua, en novembre 2020.
Twitter/@Mama__Evelyn

De fait, Evelyn n’était pas un pilier de la SCOAN. Elle n’était même pas très impliquée dans ses activités avant la mort de son époux. Mais ses soutiens ont demandé aux tribunaux d’accepter qu’elle soit nommée au conseil d’administration, ce que la justice a formellement accepté, et c’est cela qui, le 11 septembre, a permis sa désignation en tant que cheffe de l’Église.

Vive opposition

Cette séquence, les dirigeants de la SCOAN ne l’ont pas digérée, eux qui avaient veillé à la laisser dans l’ignorance des activités les plus importantes de l’organisation après le 5 juin. À peine Evelyn s’est-elle installée dans ses nouvelles fonctions qu’il est d’ailleurs apparu clairement qu’elle allait être confrontée à une vive opposition.

Une fronde est née dans les rangs de la SCOAN, lui reprochant de s’être « unilatéralement proclamée cheffe de l’Église » et contestant la régularité de sa nomination. Selon les mécontents, qui se sont réunis sous le nom de Congrès mondial de la SCOAN, Evelyn « a affirmé [qu’]une congrégation de 2 000 membres de l’Église l’avait nommée ». « C’est ridicule, poursuivent les frondeurs. Où la réunion s’est-elle tenue ? Deux mille personnes peuvent-elles choisir le leader d’une Église qui compte des millions de membres partout dans le monde et sur les cinq continents ? »

La liste de leur griefs est longue. « Le pasteur TB Joshua n’a jamais dirigé l’Église sur la base du profit. Aujourd’hui, il y a un projet de la nouvelle dirigeante auto-proclamée, Evelyn Joshua, qui veut commercialiser chaque activité de l’Église. Mais elle n’est pas pasteur. Elle n’a jamais été ointe par le pasteur Joshua. Comment peut-elle se présenter comme le nouveau leader ? »

À cette situation confuse s’ajoutent des rumeurs selon lesquelles des membres accusés de vol ont été arrêtés. La nouvelle direction de la SCOAN aurait-elle entrepris de régler ses comptes, ainsi que le laissent entendre certains ? Non, répond l’entourage d’Evelyn Joshua, qui explique qu’un audit complet des activités de l’Église depuis la mort de son époux a été ordonné « pour sécuriser certains actifs essentiels ». « De nombreux détournements ont été perpétrés au cours des derniers mois », précise James Akhigbe, chef du service juridique de la SCOAN, qui évoque des « actes inimaginables ». La Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) a officiellement été saisie pour enquêter sur les soupçons de détournement.

ILS ONT ÉTABLI UN CONSEIL D’ADMINISTRATION ET SONT ALLÉS SE SERVIR DANS LES COFFRES EN PLEINE NUIT », ASSURE UNE SOURCE

« Ces fraudes ont fait de beaucoup [des dirigeants de l’Église] des multimillionnaires après la mort de TB Joshua, accuse une source citée dans le Guardian, un journal local. Ils sont près de vingt. Ils ont ont mis la main sur les activités de l’Église juste après la mort de TB Joshua et ne voulaient pas entendre parler de sa femme. Ils ont établi un conseil d’administration et sont allés se servir dans les coffres en pleine nuit. »

Dans ses premiers déclarations en tant que nouvelle cheffe de la SCOAN, Evelyn Joshua a joué la carte de l’apaisement. « Je ne suis qu’une servante qui, sous la direction du Saint-Esprit, fera équipe avec vous tous pour diriger les affaires de ce grand ministère », a-t-elle lancé, avant de répéter que feu son mari demeurait « le fondateur et le surveillant général » de l’Église. Mais alors que l’édifice bâti par TB Joshua menace de se fissurer de toutes parts, elle va avoir fort à faire pour maintenir l’influence d’une Église qui compte encore plusieurs millions de fidèles.

Avec Jeune Afrique par Dele Yusuf – pour The Africa Report

Côte d’Ivoire: cérémonie de levée du corps de Charles Konan Banny, en l’église Saint François-Xavier d’Abidjan

septembre 21, 2021

Avec Ivoire TV5

France-Abus sexuels dans l’Eglise: à Reims, la parole libérée des victimes

septembre 15, 2021
Abus sexuels dans l'Eglise: a Reims, la parole liberee des victimes
Abus sexuels dans l’Eglise: à Reims, la parole libérée des victimes© AFP/FRANCOIS NASCIMBENI

« Regarder en face » les cas d’abus sexuels, « accueillir la parole des victimes »: l’archevêque de Reims à ouvert mardi une série de quatre réunions publiques inédites dans le diocèse, avant un attendu rapport de la Commission indépendante mise en place par l’Église catholique au niveau national.

« On m’a volé mon corps d’enfant. J’ai 51 ans et mon âme à huit ans ». Sur la scène de la petite salle de spectacles de la maison diocésaine Saint-Sixte à Reims (Marne), Laurent Martinez joue son propre rôle devant une centaine de personnes.

Violé à huit ans par un prêtre d’une école catholique de la région lyonnaise, il en a conçu « Pardon », une pièce puissante et sensible jouée en préambule des échanges.

« C’est mon histoire ! J’avais dix ans. Et j’avais 64 ans quand j’en ai parlé pour la première fois à mon évêque » raconte Francis, la voix secouée de sanglots. « En mai-juin, j’ai eu l’occasion d’en parler avec mes enfants. Mon fils aîné m’a dit qu’il était content que je parle » et « qu’il s’en doutait parce que je ne parlais jamais de mon enfance », poursuit-il.

« Perdu la foi »

Quelques fauteuils plus loin, un autre retraité prend la parole. « J’ai été violé dans mon enfance par un prêtre de Reims. Cette expérience, je l’ai refoulée. Pour pouvoir parler, il faut être écouté. Je n’ai pas trouvé d’interlocuteur » confie-t-il d’une voix basse et tendue.

« Voilà comment j’ai perdu la foi », après « une éducation et une scolarité très catholiques », ajoute-t-il. « Je me suis arrangé pour que mes enfants ne soient pas baptisés, qu’ils n’aillent pas à l’Église ».

Pour lui, le problème reste que « l’Église pense que la loi de Dieu est supérieure à celle des hommes ». L’homme s’éclipse ensuite discrètement de la salle.

« L’enfant est une proie facile. J’avais été repéré comme le faible dans le troupeau. Un pédophile fait toujours comme ça », déplore devant le public Laurent Martinez, l’auteur de la pièce.

Face à lui, une responsable d’association, chargée d’accompagner les enfants victimes, témoigne: « vous avez bien décrit combien les victimes sont dévastées. La parole fait sortir du secret ». « Dans l’Église le silence a duré trop longtemps. C’est ce silence qui me faisait mal. Il faut en finir ! » lance aussi, nerveuse, une jeune membre d’une autre association catholique féminine.

Chiffres « effrayants »

« Enfin, il y a un débat dans ce diocèse qui bruissait de rumeurs de comportements inappropriés. Mais que de temps perdu ! », regrette un intervenant.

« Nous sommes au début du chemin », concède l’archevêque de Reims, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, président de la conférence des évêques de France depuis 2019. « Mais on sait maintenant ce que l’on ne voulait pas voir: la souffrance des victimes » poursuit-il, qualifiant les prises de parole de cette soirée de « première nécessité ».

Une enquête dans les archives du diocèse de Reims-Ardennes a révélé « qu’il y avait eu, depuis les années 50 jusqu’à aujourd’hui, 11 cas de prêtres coupables », dévoile Mgr de Moulins-Beaufort.

« Je crains que, le 5 octobre, le rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église ne rende des chiffres considérables, effrayants » affirme-t-il.

Créée en 2018, après la révélation de plusieurs scandales, et commandée par l’épiscopat et les instituts religieux, la Ciase est chargée d’enquêter sur les agressions sexuelles sur mineurs dans l’Église depuis 70 ans.

Elle s’est appuyée sur de nombreuses archives de l’Église, de la presse ou de la justice, une enquête portant sur un échantillon représentatif de la population générale, ou encore un appel à témoignages effectué via une plateforme d’appels téléphoniques pendant près de 18 mois.

En mars, elle avait révélé un chiffre provisoire « d’au moins 10.000 » victimes depuis 1950.

« Il faut que les victimes sachent que si elles parlent, elles seront maintenant entendues » s’engage Mgr de Moulins-Beaufort.

Par Le Point avec AFP

Après le séisme, Haïti toujours dans le choc

août 17, 2021

Avec France24

L’Église catholique reconnaît avoir récemment abusé de 368 enfants en Pologne

juin 28, 2021

VARSOVIE, Pologne — Dans son plus récent rapport sur les agressions sexuelles commises sur des enfants, l’Église catholique de Pologne reconnaît que 292 membres du clergé auraient abusé de 368 garçons et filles entre 2018 et 2020.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le document dévoilé lundi tombe au moment où le Vatican enquête sur des allégations d’agressions et d’inaction des dirigeants de l’Église en Pologne, un État à prédominance catholique où le clergé jouit d’un statut spécial.

Le Vatican a récemment puni certains évêques et archevêques polonais pour leur négligence. Ils ont été bannis des églises et leur ont interdit de présider des cérémonies.

Le Saint-Siège enquête également sur des allégations de négligence par l’archevêque de Cracovie aujourd’hui à la retraite, le cardinal Stanislaw Dziwisz, qui a notamment servi à titre de secrétaire personnel du défunt pape Jean-Paul II.

Dans une conférence virtuelle, le chef de l’Église catholique de Pologne, l’archevêque Wojciech Polak, a réitéré ses excuses offertes aux victimes et leur a demandé pardon.

Monseigneur Adam Zak, chargé d’enquêter sur les abus du clergé contre des enfants et de prévenir ces agressions, a insisté sur le besoin d’agir pour plus de sensibilisation et de prévention en raison du nombre élevé de cas rapportés.

Le précédent rapport de l’Église, portant sur les années 1990 à 2018, avait identifié 382 agresseurs soupçonnés d’avoir abusé de 625 victimes mineures. Les noms de 42 agresseurs sont apparus à nouveau dans le plus récent rapport.

Par Monika Scislowska, The Associated Press

L’Eglise dénonce la « descente aux enfers » d’Haïti après l’enlèvement de religieux

avril 12, 2021
L'Eglise denonce la "descente aux enfers" d'Haiti apres l'enlevement de religieux
L’Eglise dénonce la « descente aux enfers » d’Haïti après l’enlèvement de religieux© AFP/Archives/Yuri CORTEZ

L’Eglise catholique haïtienne a dénoncé lundi l’inaction des autorités au lendemain de l’enlèvement de dix personnes, dont sept religieux –cinq Haïtiens et deux Français– près de Port-au-Prince, capitale de ce pays des Caraïbes gangréné par l’insécurité.

« Depuis quelque temps, nous constatons la descente aux enfers de la société haïtienne », regrette l’archevêché de Port-au-Prince, selon qui la « violence des bandes armées » prend « une proportion sans précédent ».

« Les autorités publiques qui ne font rien pour résoudre cette crise ne sont pas à l’abri de tout soupçon. Nous dénonçons les complaisances et les complicités d’où qu’elles viennent », poursuit le communiqué estampillé par Monseigneur Max Leroy Mésidor, archevêque de la première ville haïtienne.

Le groupe comprend quatre prêtres et une religieuse haïtiens ainsi que deux Français originaires de l’ouest de la France: une religieuse du département de la Mayenne et un prêtre de l’Ille-et-Vilaine qui vit en Haïti depuis plus de trente ans.

Trois personnes, membres de la famille d’un prêtre haïtien qui ne fait pas partie des personnes kidnappées, ont également été enlevées. Les Haïtiens sont majoritairement de confession catholique et leur pays est le plus pauvre du continent américain.

Le parquet de Paris, compétent pour des crimes commis à l’étranger contre des citoyens français, a ouvert lundi une enquête pour « enlèvement et séquestration en bande organisée », qu’il a confiée à l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO).

Rançon exigée

La police haïtienne soupçonne un gang armé – baptisé « 400 Mawozo » – actif dans le secteur où ces enlèvements se sont produits, d’en être à l’origine, d’après une source policière.

Les ravisseurs réclament une rançon d’un million de dollars, a de son côté déclaré le père Loudger Mazile, selon lequel les religieux ont été kidnappés dans la matinée à la Croix-des-Bouquets, près de Port-au-Prince, au moment où ils se rendaient à « l’installation d’un nouveau curé ».

A Paris, le ministère des Affaires étrangères a dit être « pleinement mobilisé, en relation étroite avec les autorités locales », tout en souhaitant observer « la plus grande discrétion ».

Les cinq prêtres appartiennent à la Société des prêtres de Saint-Jacques, établie à Guiclan (Finistère, ouest de la France), a confirmé lundi à l’AFP le supérieur général, Paul Dossous.

« On essaye de prier en étant aussi actifs. Nous sommes en train de négocier. Le contact est fait, ça c’est important », a-t-il souligné. La société missionnaire compte une quinzaine de prêtres en Haïti dont les cinq enlevés, sur un total de 80 prêtres et une vingtaine de séminaristes présents aussi en France, au Brésil et au Canada.

De son côté la Conférence haïtienne des Religieux a exprimé son « profond chagrin mais aussi sa colère ».

« Il ne se passe pas un jour sans pleurs et grincements de dents et pourtant les soi-disant leaders de ce pays, tout en s’accrochant au pouvoir, sont de plus en plus impuissants », a-t-elle déclaré.

La Conférence des évêques de France et la Conférence des Religieux et Religieuses de France ont appelé les ravisseurs à « libérer les hommes et les femmes de paix qu’ils ont enlevés et ne pas ajouter encore de la haine là où se trouvent déjà la pauvreté et l’insécurité ».

– Profonde crise-

Les enlèvements contre rançon ont connu une recrudescence ces derniers mois en Haïti et touchent toutes les couches de la population, témoignant de l’emprise grandissante des gangs armés sur le territoire.

Les Etats-Unis ont d’ailleurs de nouveau formellement déconseillé lundi à leurs ressortissants de se rendre en Haïti, y soulignant « les enlèvements fréquents ».

A cela s’ajoute la profonde crise politique dans laquelle est plongée la nation.

Le président Jovenel Moïse estime que son mandat prendra fin le 7 février 2022, alors que pour l’opposition et une partie de la société civile celui-ci s’est achevé le 7 février 2021. Ce désaccord tient au fait que M. Moïse avait été élu à l’issue d’un scrutin annulé pour fraudes, puis réélu un an plus tard.

Privé de Parlement, Haïti s’est encore davantage enfoncé dans la crise en 2020 et le président gouverne par décrets, alimentant une défiance croissante à son encontre.

Dans ce contexte instable, M. Moïse a décidé d’organiser en juin un référendum constitutionnel, dénoncé comme une mascarade par l’opposition.

Par Le Point avec AFP

Vatican: l’Église ne peut bénir le mariage gai car Dieu ne bénit pas le péché

mars 15, 2021

© Fournis par La Presse Canadienne

VATICAN — Le Vatican affirme lundi qu’il est impossible que l’Église catholique puisse bénir les mariages de personnes de même sexe, car Dieu ne peut bénir le péché.

Cette position approuvée par le pape François, expliquée sur deux pages et publiée dans sept langues, a été rendue publique par la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), qui assure qu’il ne s’agit pas d’une discrimination injuste et qu’il n’y a aucun jugement sur les personnes.

Le Vatican tient à ce que les homosexuels soient traités avec dignité et respect, mais il affirme que les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont intrinsèquement désordonnées.

L’Église ajoute que l’enseignement catholique stipule que la volonté de Dieu est que le mariage doit unir un homme et une femme afin qu’il puisse donner la vie.

Dans de telles circonstances, le mariage gai ne peut recevoir la bénédiction de l’Église selon la publication signée par le préfet de la Congrégation, le cardinal Luis Ladaria, et le secrétaire, l’archevêque Giacomo Morandi.

La Congrégation pour la Doctrine de la Foi n’exclut pas que des bénédictions soient accordées individuellement à des personnes ayant des inclinations homosexuelles.

Avec La Presse Canadienne

Canada/Plus de 100 personnes dans une église : le sermon interrompu par la police

décembre 28, 2020

Un sermon donné dans une église en présence de plus de 100 personnes qui ne portaient pas de masque a été interrompu par la police, samedi matin vers 11 h.Le rassemblement avait lieu dans une église de Wheatley, en Ontario. (Photo d'archives)

© /iStock Le rassemblement avait lieu dans une église de Wheatley, en Ontario. (Photo d’archives)

Un homme, qui a pris responsabilité pour le rassemblement, fait face à des accusations liées aux règlements sanitaires présentement en place.

Le sermon avait lieu dans une église mennonite de Wheatley, en Ontario, près de Leamington.

«La réglementation actuelle pour les services religieux ne permet que 10 personnes à l’intérieur. Le règlement municipal stipule également que les masques sont obligatoires pendant le culte», peut-on lire dans le communiqué émis par la police de Chatham-Kent.

Selon le communiqué, «tout le monde s’est conformé aux demandes des officiers de mettre fin tôt au service religieux et de quitter la propriété».

Un homme de 50 ans de Merlin, en Ontario, a été accusé de ne pas s’être «conformé à une ordonnance prorogée en vertu de l’article 7.0.2, contrairement à l’alinéa 10 (1) a) de la Loi de 2020 sur la réouverture de l’Ontario».

L’Ontario est en confinement panprovincial depuis samedi à minuit.

Avec CBC/Radio-Canada