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Congo: Le pasteur ministre Léon Ibombo critique une prophétie de sa propre église lui demandant de quitter le gouvernement

novembre 10, 2022
 Le pasteur ministre Léon Ibombo critique une prophétie de sa propre église lui demandant de quitter le gouvernement

Avant d’être ministre de la république, Juste Léon Ibombo s’était réfugié dans la Bible après la trahison de son épouse avec son cousin Edgar Nguesso. Pour la circonstance à l’instar de tous les escrocs de la Bible, il s’était autoproclamé Pasteur évangéliste. C’est à Poto Poto dans le troisième arrondissement de Brazzaville que son église « Assemblée Jésus Christ est vivant » a vu le jour. On apprend avec étonnement que le pasteur Juste Léon Ibombo critique une prophétie venant des fidèles de son église lui demandant de quitter le gouvernement. Lui qui est pasteur émet des sérieux doutes sur la volonté de Dieu.

Le ministre des PTT, Juste Léon Ibombo ne cesse de répéter que c’est Dieu qui a voulu qu’il soit au gouvernement et que la prophétie lui demandant de démissionner ne viendrait pas de lui mais de Satan. « Ibombo est un farceur…Quand il s’agit d’autres prophéties, il les attribue à Dieu, mais bizarrement celle qui demande son départ du gouvernement est satanique» s’étonne un fidèle de cette église.

Il est claire qu’à l’instar de la majorité des hommes dits de Dieu, Juste Léon Ibombo est aussi un profiteur de la naïveté des congolais sur la religion. Comme l’a su bien le dire un fidèle, s’il était vraiment un serviteur de Dieu, il n’aurait jamais critiqué sa prophétie lui demandant de quitter le gouvernement et de s’adonner exclusivement à l’évangile.

Depuis la divulgation de cette prophétie, le pasteur Juste Léon Ibombo n’est plus en sainteté avec les fidèles par qui Dieu est passé. Il ne cesse de répéter que souhaiter son départ du gouvernement est être contre lui et lui vouloir du mal. « Cette prophétie n’est pas de Dieu et tout ce qui n’est pas de Dieu est à éloigner de soi » explique-t-il.

Il sied de rappeler que son entrée au gouvernement sa situation sociale a radicalement échangé et il peut désormais tout se permettre même avoir des femmes qu’il ne rêvait jamais approcher.

Avec Le Congolais.fr

Cameroun anglophone : neuf otages libérés, dont cinq prêtres catholiques et une nonne

octobre 24, 2022

L’enlèvement des cinq prêtres et d’une nonne n’a jamais été revendiqué. L’Église a affirmé n’avoir versé aucune rançon.

Les otages libérés, cinq prêtres, une religieuse et trois laïcs catholiques, qui avaient été enlevés le 16 septembre 2022 par des hommes armés à Nchang, un village du diocèse de Mamfé, au sud-ouest du Cameroun, reçus par leur évêque. © DR

Le 22 octobre dernier, neuf otages, dont cinq prêtres catholiques et une nonne, ont été libérés plus d’un mois après avoir été enlevés dans l’ouest anglophone du Cameroun en proie depuis près de six ans à un sanglant conflit séparatiste, a annoncé l’Église catholique ce 24 octobre. « J’annonce avec beaucoup de joie la libération des neufs personnes enlevées », s’est réjoui Mgr Aloysius Abangalo Fondong, évêque de Mamfe, chef-lieu du département.

Rançons

Cet enlèvement n’a jamais été publiquement revendiqué mais les meurtres, saccages et rapts sont fréquents dans cette région, où des groupes armés indépendantistes visent régulièrement les établissements scolaires et les enseignants, mais aussi les églises catholiques et protestantes ainsi que leurs prélats. Le 17 septembre, des inconnus armés avaient attaqué, puis incendié, l’église St Mary à Nchang, dans la région du Sud-Ouest, et enlevé cinq prêtres, une religieuse et trois fidèles. Les kidnappings sont souvent perpétrés dans le but d’obtenir des rançons.

Rien n’a filtré sur l’identité des ravisseurs, ni sur les conditions de leur libération mais un responsable de l’Église catholique a assuré qu’aucune rançon n’avait été versée malgré les exigences des kidnappeurs.

Par Jeune Afrique (avec AFP)

Congo/Brazzaville : un pasteur écroué, la femme d’un colonel de la police criait son nom pendant l’orgasme

août 23, 2022
 Brazzaville : un pasteur écroué, la femme d’un colonel de la police criait son nom pendant l’orgasme

Un colonel de la police congolaise a fait enfermer le pasteur de l’église de son épouse pour intrusion dans le foyer d’autrui. A chaque fois qu’elle avait un orgasme lors des rapports sexuels, le nom du pasteur sortait de sa bouche.

Le colonel de la police a vite compris que son épouse entretenait une relation sentimentale avec son pasteur et ne pouvait le supporter. Il a instruit des éléments à sa charge d’aller l’embarquer et de le lui ramener au commissariat.

Depuis des semaines il a remarqué que son épouse était devenue trop régulière à toutes les activités organisées dans leur église surtout les veillées de prière. Le comble est qu’elle confondait maintenant son époux colonel à son pasteur.

Et c’est lors des rapports sexuels que son secret s’est fait dévoiler tout seul. Confondant son époux au pasteur, elle prononçait son nom pendant l’orgasme avant de se rétracter avec pour justification de la présence divine en elle. «  Ah ! Pasteur tu es trop bon ! Je te sens ! Plus fort encore ! » criait-elle au lit avec son époux colonel.

Avec Le Congolais.fr

Nostalgie multiethnique: un musulman de Bosnie construit une église catholique

août 12, 2022
Nostalgie multiethnique: un musulman de Bosnie construit une eglise catholique
Nostalgie multiethnique: un musulman de Bosnie construit une église catholique© AFP/Archives/ELVIS BARUKCIC

À la sortie de l’église tout juste consacrée par une messe, les fidèles remercient chaleureusement un homme de bonne stature en chemise blanche. Husejn Smajic n’a pas assisté aux célébrations religieuses, mais l’édifice catholique n’existerait pas sans ce musulman qui pense qu’une Bosnie fraternelle est toujours possible.

Depuis la guerre intercommunautaire qui fit 100.000 morts dans les années 1990, la Bosnie est divisée selon des lignes de fractures ethniques, avec une entité serbe et une fédération croato-musulmane où les deux communautés cohabitent péniblement.

Bugojno n’est pas épargnée. La plupart des Croates catholiques, avant-guerre 34 % des 47.000 habitants de cette localité de Bosnie centrale, furent expulsés en 1993 par les forces musulmanes bosniaques et moins d’un tiers sont revenus. Des crimes ont été commis des deux côtés.

Husejn Smajic, 68 ans, ne veut pas de cette Bosnie là.

Voici huit ans, en faisant construire un lac artificiel sur sa propriété, l’homme d’affaires retraité a découvert les fondations d’une église catholique médiévale. Le cardinal Vinko Puljic, alors chef de l’Eglise catholique de Bosnie, avait inspecté le site où furent retrouvés 12 squelettes ainsi que les lambeaux d’un habit doré, peut-être selon les archéologues celui de la reine Jelena Gruba, seule femme à avoir dirigé le royaume bosnien médiéval vers la fin du XIVe siècle.

Husejn Smajic décida alors de concrétiser sa vision de la Bosnie multiethnique.

Il a cédé à l’Eglise catholique une partie du terrain hérité de ses parents, et lancé les travaux pour édifier une nouvelle église près des vestiges de celle qui fut probablement détruite lors de l’invasion ottomane du XVe siècle.

Mariages mixtes

Propriétaire d’une scierie et de deux petites centrales hydroélectriques, il est relativement aisé et a financé en grande partie les opérations. Il a aussi fait appel à ses partenaires et bénéficié de dons d’argent et de matériel de Croates mais aussi de musulmans et de Serbes.

« J’ai fait ça pour que les gens voient qu’on peut vivre bien tous ensemble. Il ne peut pas y avoir ici de beauté sans mélange des communautés, c’est notre richesse », explique-t-il à l’AFP.

Il est marié à une catholique, Vesna, et sait de quoi il parle. « J’ai réussi depuis 45 ans déjà à vivre avec mon ennemie », ironise-il. Leurs trois enfants gèrent désormais les entreprises familiales.

« Sa famille, un mariage mixte, lui musulman et sa femme catholique, ses filles mariées à des catholiques, c’est la particularité de ce pays dans lequel nous vivons avec nos différences et où nous pouvons vivre ensemble si nous nous respectons les uns les autres », dit à l’AFP Mgr Puljic dans un sourire approbateur, après avoir consacré la nouvelle église.

Dans les années 1970, les mariages mixtes étaient fréquents dans le petit pays des Balkans de 3,5 millions d’habitants, des Bosniaques musulmans, Croates catholiques et Serbes orthodoxes. La guerre a largement déchiré les trois communautés, y compris les familles, et les coins multiethniques sont rares. Souvent, même dans des localités multiethniques, les enfants ne fréquentent pas les mêmes écoles.

En sortant de l’église, les larmes aux yeux mais « heureuse et fière », Zeljka Sistov Franjic, Croate de 61 ans qui vit aujourd’hui en Croatie, pense que le geste de Smajic est d’une « grande importance pour la cohabitation à Bugojno et en Bosnie ».

Son père de 78 ans vit seul à Bugojno et des voisins musulmans s’en occupent. « C’est ça la vie ici », raconte-t-elle.

« Nous ferions une Suisse« 

« Si nous étions tous comme lui, si nous avions tous cet amour pour l’autre, je pense que ce pays serait tellement heureux et que plus personne n’irait en Allemagne, en Autriche, en Suisse. Nous ferions une Suisse ici », dit Mihovil Klisanin, la soixantaine, parmi les centaines de fidèles qui ont assisté à la messe dans l’église et à l’extérieur.

Chaque année, plusieurs dizaines de milliers de Bosniens fuient leur pays, l’un des plus pauvres d’Europe, pour des raisons économiques et à cause de l’absence de perspectives dans un système où des élites politiques accrochées au pouvoir n’ont pas intérêt au changement.

« Les gens comme Husejn sont rares en Bosnie, surtout après ces conflits tragiques. Il a un cœur grand comme une montagne », dit Frano Glavas, 58 ans, Croate originaire de Bugojno et qui vit lui aussi en Croatie.

L’intéressé invoque plutôt l’amour pour la Bosnie.

« Si on aime ce pays et si on aime ce peuple, je dis bien tout son peuple, il faut travailler contre les hommes politiques et vous êtes alors certainement sur la bonne voie. Ce qu’ils font ne mène nulle part », dit Husejn Smajic.

En attendant, la cérémonie se conclut autour de vastes tablées de cevapis, saucisses prisées dans tous les Balkans.

Par Le Point avec AFP

Canada: Le pape demande pardon aux victimes d’abus sexuels de l’Église

juillet 28, 2022
Assis sur son siège, devant l'autel, le pape François écoute les mots de bienvenue de Mgr Raymond Poisson.

Le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Mgr Raymond Poisson (à gauche), a accueilli le pape avec des mots de bienvenue à l’intérieur de la basilique-cathédrale de Notre-Dame-de-Québec. Photo : Radio-Canada

Le pape François a demandé pardon jeudi à toutes les victimes d’abus sexuels commis par des membres de l’Église catholique au Canada. Il a également invité le clergé canadien à se montrer humble et crédible dans le processus de réconciliation avec les Autochtones en rejetant notamment tout sentiment de supériorité ou de malveillance à leur égard.

Devant des membres du clergé canadien et des agents pastoraux laïcs réunis à la basilique-cathédrale de Notre-Dame-de-Québec, le souverain pontife a mentionné que l’Église au Canada avait commencé un nouveau parcours après avoir été blessée et choquée par le mal perpétré par certains de ses enfants.

Je pense en particulier aux abus sexuels commis contre des mineurs et des personnes vulnérables, des scandales qui appellent des actions fortes et un combat irréversible, a déclaré le pape, avant de demander pardon aux victimes.

« Je voudrais, avec vous, demander à nouveau pardon à toutes les victimes. La douleur et la honte que nous ressentons doivent devenir une occasion de conversion : plus jamais ça! »— Une citation de  Extrait de l’homélie du pape François

Un homme vêtu d'une coiffe à plumes assiste à la messe.

Le pape a invité le clergé canadien à s’inspirer de saint François de Laval dans ses relations avec les Autochtones. Photo : Radio-Canada/Olivia Laperrière-Roy

Le chef du Saint-Siège a immédiatement enchaîné en fustigeant l’exclusion de toute culture au nom d’une prétendue supériorité, une référence directe à la participation de l’Église aux politiques d’assimilation des Autochtones, dont le système des pensionnats.

En pensant au parcours de guérison et de réconciliation avec nos frères et sœurs autochtones, que la communauté chrétienne ne se laisse plus jamais contaminer par l’idée qu’il existe une supériorité d’une culture par rapport à une autre et qu’il soit légitime d’utiliser des moyens de coercition contre les autres, a insisté le pape.

S’inspirer de François de Laval

Il a enjoint aux responsables de l’Église catholique au Canada de s’inspirer de son premier évêque, saint François de Laval, qui fulminait contre ceux qui exploitent les Autochtones en les incitant à consommer des boissons pour les arnaquer.

« Ne permettons à aucune idéologie d’aliéner et de confondre les styles et les modes de vie de nos peuples pour tenter de les soumettre et de les dominer. »— Une citation de  Extrait de l’homélie du pape François

Pour mettre fin à cette culture de l’exclusion, il faut commencer par nous, a poursuivi le pape, qui a exhorté les pasteurs et les agents pastoraux à ne pas se sentir supérieurs et à ne pas voir leur service comme un pouvoir.

Le pape devant le tombeau de Saint François de Laval.

Le pape François et le cardinal archevêque de Québec, Gérald Cyprien Lacroix, se sont recueillis près du tombeau de saint François de Laval. Photo : Radio-Canada

Comme il le fait lors de la plupart de ses visites à l’étranger, le pape tenait à rencontrer des représentants locaux de l’Église catholique à l’occasion de la prière du soir, également appelée vêpres.

Il s’agissait de la dernière action liturgique à être célébrée par le pape durant son voyage apostolique au Canada.

Le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, Raymond Poisson, et le cardinal archevêque de Québec, Gérald Cyprien Lacroix, étaient sur place.

Message attendu

Comme prévu, le chef du Saint-Siège a donc profité de son homélie pour faire part de ses observations, préoccupations et attentes à l’égard des évêques canadiens et de leurs collaborateurs.

Des fidèles assistent à la messe célébrée par le pape, accompagné d'autres membres de l'Église.

En matinée, le pape a célébré une messe à la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré. Photo : Radio-Canada/Olivia Laperriere-Roy

Selon Alain Bouchard, chargé de cours à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval, en évoquant les abus sexuels commis par des membres de l’Église, le pape a lancé un message clair au clergé canadien.

Il y a un mot d’ordre. Il termine en disant : plus jamais, mais ça prend un combat irréversible, ça prend des actions fortes. Alors ça, c’est un message qu’il passe au clergé, c’est-à-dire qu’à partir de maintenant, le clergé canadien a comme mandat, face à cette question-là, d’agir et de poser des gestes, a analysé M. Bouchard en entrevue au Téléjournal Québec.

Des abus nommés

La sénatrice Michèle Audette, membre de la communauté innue, était émue après avoir entendu le pape évoquer enfin les abus sexuels de l’Église devant des membres du clergé.

Celle qui a été commissaire à l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées de 2016 à 2019 avait une pensée particulière pour les victimes qui ont assisté à la messe du pape François à Sainte-Anne-de-Beaupré, jeudi matin, au cours de laquelle les abus sexuels n’ont pas été mentionnés.

Michèle Audette lors des travaux de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Michèle Audette s’est réjouie de ce que le pape évoque les abus sexuels commis par des membres de l’Église (archives). Photo : The Canadian Press/David Lipnowski

C’est notre vie, c’est mes amis, c’est tout le monde qui est dehors, que vous ne voyez pas, qui ont été touchés, qui ont été affectés et qui ne l’ont pas entendu aujourd’hui, mais qui ont accepté pareil cette messe-là. Ils l’ont trouvée belle, a indiqué Mme Audette à l’animateur Bruno Savard lors d’une émission spéciale sur les ondes de RDI.

Alors, comprenez-vous que, quand je vais vous dire bye-bye tout à l’heure, bien, je vais leur dire : vous pouvez lire ce que le pape a dit ce soir à d’autres Autochtones, à d’autres leaders puis à la planète au complet, a ajouté la sénatrice.

Le pape François partira de Québec vendredi pour se rendre à Iqaluit, dernière étape de son pèlerinage au Canada.

Avec Radio-Canada par Louis Gagné

France : Un centrafricain tabasse un pasteur congolais qui l’a accusé d’être un mari de nuit

juillet 25, 2022
 France : Un centrafricain tabasse un pasteur congolais qui l’a accusé d’être un mari de nuit

Un homme de nationalité centrafricaine n’est pas allé par quatre chemins et a remis sur les rails un pasteur congolais qui l’a accusé d’être le mari de nuit de ses deux filles dont rien ne marchait dans leur vie. Entonné par cette grave accusation, le centrafricain s’est rendu un dimanche à l’église de ce pasteur dans le Val de Marne pour demander des preuves de ses accusations et face à son incapacité à se justifier, le pasteur a été tabassé devant ses fidèles.

Nombreux sont ces plaisantins venus du Congo qui se cachent derrière la Bible pour détruire des familles en Europe. L’un d’eux, le soi-disant pasteur Hervé qui officie dans une église du Val de Marne a convaincu une de ses fidèles de la RCA que la cause du célibat de ses deux filles était leur père. Ce père selon la prophétie du pasteur serait leur mari de nuit et abuserait d’elles toutes les nuits, voilà pourquoi elles ne sont pas encore au foyer.

Mis au courant de cette prophétie, le centrafricain qui est né au Portugal et ne s’est jamais rendu dans son pays a tout de suite estimé être victime d’une diffamation de ce pasteur. C’est sa femme qui est une fidèle de cette église depuis des années. Elle a aussi mis en doute les accusations de son pasteur et a tout révélé à son époux.

Le centrafricain s’est présenté le dimanche au culte pour un éclaircissement sur les accusations du pasteur. Devant l’autel, il a arraché le micro au pasteur pour lui demander de répéter devant lui ses accusations. Face aux balbutiements de l’homme de Dieu, l’accusé a décidé de le taper afin qu’il ne fasse plus des fausses prophéties sur des gens.

Accompagné de sa femme et de ses deux filles, le père centrafricain a expliqué à l’assemblée être né en Europe et n’a jamais mis pieds dans son pays. Il a aussi fait savoir ignorer cette histoire des maris de nuit et était très surpris de l’apprendre de la bouche de son épouse. Les fidèles devraient être beaucoup vigilants avec leurs pasteurs dont la plupart attisent la haine dans les familles. Il a remercié son épouse d’avoir douté des révélations du pasteur, car selon lui, elle le connaît très bien.

Avec Le Congolais. fr

Alzheimer : Carpe diem reçoit 2,5 M$ pour changer la vocation de son église

juin 28, 2022
L'église Très-Saint Sacrement de Trois-Rivières sous un air d'été

L’église Très-Saint-Sacrement acquise par Carpe Diem sera transformée en un centre multifonctionnel dédié à l’ensemble de la communauté Photo : Radio-Canada/Simon Laganière

La Maison Carpe Diem poursuivra sa mission auprès des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer dans un tout nouvel espace à la fine pointe de la technologie. L’église du Très-Saint-Sacrement sera transformée en un centre multifonctionnel ouvert tant aux patients vivant avec des pertes cognitives qu’à l’ensemble de la communauté.

L’organisme en a fait l’annonce, mardi, en compagnie de représentants du gouvernement du Québec. Le ministère de la Culture et des Communications investit 2,5 M$ dans ce projet de requalification du patrimoine culturel à caractère religieux.

Propriétaire de l’église depuis 2021, Carpe Diem y mènera des formations et des activités de recherche. Le rez-de-chaussée pourra également accueillir un centre culturel dédié aux arts de la scène, un café et un espace événementiel.

Au Québec, il y a diverses églises qui ont été transformées en projet multifonctionnel. La particularité ici, c’est que l’aspect multifonctionnel ouvert à la communauté est associé à des services aux personnes âgées , explique la directrice de Carpe Diem, Nicole Poirier.

Un lieu novateur et rassembleur

L’organisme veut en faire un lieu de rencontre entre les résidents de la maison et les gens du quartier afin de changer le regard sur le vieillissement et la maladie d’Alzheimer.

Il y a un regard trop misérabiliste. On les exclut, on les enferme. Notre approche est tout le contraire, insiste Nicole Poirier. On veut vraiment que les gens de Carpe Diem puissent prendre leur café avec des gens de la communauté, pas un café juste pour Alzheimer ou un quartier juste pour Alzheimer. Non, on est capable de vivre ensemble quand on connaît bien la maladie.

La valeur du projet est évaluée à 9 millions de dollars.

Ça va générer des bénéfices humains, sociaux et économiques , a déclaré le député de Trois-Rivières, Jean Boulet. Il espère que Carpe Diem inspirera d’autres requalifications de lieux patrimoniaux.

Concrètement, l’enveloppe financière prévoit des travaux de restauration des murs de fondation et du parvis, ainsi que l’ajout d’un débarcadère. On prévoit également le rejointoiement de la maçonnerie, le remplacement du revêtement de toiture et la protection en cas d’incendie.

Radio-Canada avec les informations de Magalie Masson

Russie: Un patriarche va-t-en-guerre divise l’Église orthodoxe

mars 18, 2022

Ancien agent du KGB, le patriarche de l’Église orthodoxe russe soutient avec ferveur l’invasion de l’Ukraine. Dans un manifeste historique, des théologiens orthodoxes parmi les plus éminents le dénoncent maintenant comme un hérétique.

Le patriarche de l’Église orthodoxe russe Photo : Reuters/Maxim Shemetov

Sur les photos qu’on trouve de lui, le patriarche de Moscou ressemble un peu à l’idée qu’on se fait de saint Nicolas. Sourire avenant, longue barbe blanche, il porte des robes brodées de fil d’or et des chapeaux pointus ornés d’images saintes. Mais la comparaison s’arrête ici, car Cyrille de Moscou, la plus haute autorité religieuse en Russie depuis 2009, n’a rien d’un personnage bon enfant.

En fait, sa sainteté, née Vladimir Mikhaïlovitch Goundiaïev à Leningrad en 1946, est un va-t-en-guerre enthousiaste et un partisan indéfectible de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Nous vaincrons : l’icône protégera l’armée russe et accélérera notre victoire, a-t-il déclaré lors d’un sermon à la fin de février, bénissant ainsi une opération militaire destinée à combattre les forces du mal.

Dans son homélie du 6 mars dernier, il en a ajouté une couche en qualifiant l’invasion de guerre sainte.

Pourfendeur des mécréants

Combattre les forces du mal? Une guerre sainte? Depuis des années, le patriarche Kyrill propage l’idée d’un Rousskii Mir, soit un univers orthodoxe et nationaliste tourné vers des valeurs traditionnelles, explique Lucian Turcescu, éminent professeur de théologie à l’Université Concordia depuis 2005 et spécialiste des liens entre politique et religion en Europe de l’Est.

Le patriarcat de Moscou oppose à cette idée d’une « Russie pure » la menace d’un Occident perverti, décadent, sans morale, précise le chercheur, établi au Canada depuis 1992. Cyrille en a tout particulièrement contre l’homosexualité et l’avortement.

Pour le patriarche, la guerre en Ukraine incombe aux Occidentaux qui veulent imposer ce genre de péchés au bon peuple russe, le souiller, ajoute M. Turcescu, que nous avons joint par visioconférence à Bucarest, en Roumanie, son pays natal, où il séjourne actuellement. Le professeur Turcescu est frappé par la tension qui règne actuellement autour de lui. Vue depuis la Roumanie, la guerre n’a rien d’une réalité abstraite, contrairement à la perception qu’on peut en avoir au Canada. Il décrit la présence de soldats de l’OTAN et le survol du territoire par des avions militaires.

La région est donc manifestement sur un pied d’alerte et, de façon plus personnelle, le théologien l’est lui aussi. Il fait partie d’un groupe de théologiens, de prêtres et de diacres orthodoxes qui ont signé une condamnation théologique de l’idéologie fascisante promue par le patriarcat de Moscou. Publié le dimanche 13 mars, ce manifeste religieux qui qualifie Kyrill d’indigne de la religion orthodoxe est signé par un nombre croissant de personnalités.

C’est un manifeste historique de dénonciation de l’usage indigne du nom de Dieu, résume le professeur Turcescu, qui compare le manifeste à la déclaration de Barmen, un texte théologique contre le régime nazi, rédigé et publié par les protestants d’Allemagne en 1934.

Des fidèles comme butin de guerre

Pour saisir le goût du patriarche Kyrill pour la guerre, il faut remonter un peu dans le temps. En 2018, un schisme survient au sein de l’Église orthodoxe en Ukraine. Une partie du clergé décide de faire reconnaître par le patriarcat de Constantinople [Istanbul], l’autorité théologique suprême dans le monde orthodoxe, une Église ukrainienne orthodoxe indépendante du patriarcat de Moscou  explique le professeur Turcescu.

Cette division des fidèles ne fait pas l’affaire de Moscou qui, du coup, perd des fidèles et de l’influence. Selon l’idéologie de Kyrill, la capitale de l’Ukraine, Kiev, est la ville sainte de l’Église orthodoxe et du Russki Mir [le monde russe]. Moscou n’en est que le siège politique, précise-t-il encore. Il faut donc comprendre que le patriarche voit dans cette guerre une occasion de récupérer ses ouailles et ses billes.

Patriarche, contrebandier et ex-espion du KGB

Même si ses fidèles l’appellent votre sainteté, Cyrille n’a rien d’un enfant de chœur. Il ne l’a jamais reconnu publiquement, mais il a été un agent important des services secrets russes à l’époque de la guerre froide, affirme le professeur Turcescu, qui croit que le patriarche et Vladimir Poutine se sont rencontrés alors qu’ils étaient tous deux des agents du KGB.

Le professeur de Concordia cite diverses sources universitaires et historiques pour appuyer cette information étonnante. En effet, Cyrille était mentionné sous le nom de code de Mikhaïlov dans les archives de l’ère soviétique qu’une commission d’enquête parlementaire de la Douma avait pu consulter au début des années 1990.

Il était devenu espion notamment en sa qualité de représentant du patriarcat russe auprès du Conseil œcuménique des Eglises (COE) à Genève. Le prédécesseur de Cyrille, Alexis II, était lui aussi un espion du KGB.

Et ce n’est pas la seule originalité dans la feuille de route de l’homme d’Église. Plusieurs enquêtes journalistiques de la Novaïa Gazeta, un journal indépendant russe, ont révélé l’implication de celui qu’on appelle aujourd’hui Cyrille dans d’énormes trafics illégaux d’alcool et de tabac grâce auxquels l’homme serait devenu immensément riche.

Alors qu’il est archevêque, il devient président du département des Affaires étrangères du patriarcat de Moscou et profite de la guerre en Irak, au début des années 2000, pour accroître davantage son immense fortune. Le commerce des cigarettes en Irak, reconnu et soutenu par la Russie, avait été confié à l’Église russe, qui prélevait une dîme. En 2006, le Moscow Times estimait déjà sa fortune personnelle à quatre milliards de dollars.

La Russie est de loin le plus grand pays orthodoxe au monde avec plus de 100 millions de fidèles. Le patriarcat russe est aussi l’autorité de plusieurs églises orthodoxes ailleurs dans le monde. Or, raconte le professeur Turcescu, de plus en plus d’évêques orthodoxes, en Ukraine ou ailleurs, refusent désormais de prier pour le primat de leur Église.

Est-ce normal, demande le chercheur, qu’un représentant de la foi fasse bénir les armes de Poutine? En effet, des prêtres sous l’autorité de Cyrille ont même béni des kalachnikovs.

Avec Radio-Canada par Émilie Dubreuil

Sénégal : un imam accuse les catholiques d’être des « mécréants » et déclenche la colère de l’Église

mars 1, 2022
Façade de la cathédrale Notre Dame des Victoires, le 26 mai 2004 à Dakar. © AFP

Les associations et mouvements catholiques sénégalais exigent des excuses après les propos de l’imam Serigne Lamine Sall qui a considéré les catholiques – de même que les francs-maçons et les juifs – de « mécréants ». Des propos qui ont déclenché une très vive polémique.

Le 24 février, l’imam Serigne Lamine Sall était invité sur le plateau de la chaîne de télévision locale Walf TV où il a notamment affirmé que les catholiques étaient « condamnés de la même manière » que les francs-maçons et les juifs dans l’islam. Selon lui, il n’existe que deux religions, « l’islam et les mécréants ». Les propos de l’imam sont « inadmissibles et ne peuvent être justifiés que par le mépris, l’indécence et l’ignorance », a estimé le 1er mars lors d’un point presse à l’archidiocèse de Dakar Philippe Abraham Birane Tine, le président du Conseil national du Laïcat, qui rassemble les associations et mouvements catholiques du pays.

« Une parole de trop »

Ces propos ont déclenché une vive polémique au Sénégal, pays ouest-africain réputé pour sa tolérance, avec une population musulmane à près de 95%. Parmi les réactions, Mame Mactar Guèye, vice-président de Jamra, une ONG islamique, a estimé sur une radio que « l’imam Serigne Lamine Sall aurait pu se passer de ces propos malheureux à l’égard de la communauté chrétienne. C’est (une) parole de trop ».

À OFFENSE PUBLIQUE, RÉPARATION PUBLIQUE

L’Eglise catholique du Sénégal a réclamé mardi des excuses de la part de l’imam Sall et demandé aux autorités une « autosaisine » du procureur dans ce type d’affaires. « Ce que nous attendons n’est pas compliqué: il y a un adage qui dit à offense publique, réparation publique. Nous souhaitons que l’imam revienne dans l’émission où il a parlé et qu’il présente ses excuses », a expliqué l’abbé Alphonse Birame Ndour, vicaire épiscopal de l’Église catholique du Sénégal, chargé du dialogue interreligieux.

Cohésion nationale

En outre, selon lui, le parquet doit s’autosaisir car dès lors qu’il y a « flagrant délit et que la cohésion nationale peut être menacée ». « L’offense n’est pas faite seulement à la communauté chrétienne mais au Sénégal tout entier », a-t-il ajouté.

Pour Philippe Abraham Birane Tine, qui a qualifié les propos de l’imam de « discriminatoires, outrageants, agressifs », ces derniers « confortent notre certitude que les fondements de notre nation sont en danger ». Il a par ailleurs appellé le président sénégalais Macky Sall a mettre « tout en œuvre pour que, désormais, les coupables de telles forfaitures soient repérés et sanctionnés ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Burkina : préservatifs, plaisir et « discipline sexuelle »… Polémique entre le gouvernement et l’Église

octobre 29, 2021
Damien Glez © Damien Glez

Passe d’armes, au Burkina Faso, entre un ministre qui promet la diffusion gratuite de préservatifs et une Église catholique qui promeut la « discipline sexuelle ». Les contrats qui lient les structures de santé de l’Église à l’État vont-ils être rompus ?

La laïcité se porte bien, dans ce « pays des Hommes intègres », toujours cité comme un exemple de cohabitation apaisée des communautés religieuses – et ceci en déniant le qualificatif de « religieux » aux jihadistes qui ensanglantent une bonne partie du territoire. Si les dents grincent parfois, à la limite de ce que la presse qualifie de « polémique », c’est le signe que les débats ne sont pas enterrés. Ces derniers jours d’octobre ont vu poindre de vigoureux échanges autour de la promotion à faire de la contraception.

Avant la réponse du berger, c’est la bergère des ouailles catholiques qui relançait ce vieux débat, le 14 octobre, à l’occasion de la sortie de l’ouvrage Les dangers pour la santé des méthodes contraceptives : une approche scientifique de la question. La Commission épiscopale en charge de la pastorale de la santé au Burkina Faso, représentée par son vice-président Mgr Gabriel Sayaogo, invoque, ce jour-là, le caractère sacré de la vie et évoque certaines maladies dont souffriraient les femmes ayant utilisé diverses méthodes contraceptives.

Plaisir et « logiciel sexuel »

Le ministre de la Santé profite, lui aussi, d’une intervention publique pour répondre aux propos de l’homme de Dieu. Le 18 octobre, lors de sa conférence inaugurale au lancement d’un master en Management de structure de santé, Charlemagne Ouédraogo invite ceux qui ne souhaitent pas procréer à utiliser des préservatifs pour jouir d’une sexualité « juste pour le plaisir », en bonne intelligence avec les programmes de la planification familiale…

L’intervention est enregistrée, les réseaux sociaux bruissent et le père Jean-Emmanuel Konvolbo monte au créneau, dénonçant la promotion de « l’intempérance sexuelle » et du « logiciel sexuel de monsieur le ministre de la Santé, celui de la satisfaction immédiate de toute pulsion ». Dans une tribune, le théologien qualifie le plaisir « naturel » valorisé par Charlemagne Ouédraogo de « sexualité à l’état animal », une cause « à coup sûr de malheur ». Peu nombreux sont pourtant les animaux qui planifient au mieux les naissances de leur progéniture…

Menaces

Le ton badin de ces échanges primordiaux va-t-il s’envenimer au-delà de ces joutes philosophiques respectueuses ? Dans sa même conférence, le ministre de la Santé menaçait de rompre les contrats entre les institutions sanitaires de l’Église et le gouvernement : « Nous disons à nos chers partenaires catholiques de ne pas saper les efforts du gouvernement. Si vous communiquez sur ce qui ne relève pas de votre spécialité, je mets fin et dénonce la convention qui lie vos structures au ministère de la Santé en toute responsabilité. » Trouble dans un pays où les centres de soin liés à l’église contribuent plutôt avantageusement à un accès au soin encore insuffisant.

Conscient que les vertus de l’arbre à palabres sont parfois compromises par un usage exclusif du numérique, le ministre Charlemagne Ouédraogo a rencontré, le 23 octobre, le cardinal Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou. Tout est-il pardonné entre Ouédraogo ? Le 25 du mois, l’archevêché de Ouagadougou rejetait le compte rendu de la rencontre publié par le ministère. La confrontation des deux « logiciels » va-t-elle faire bugger le système laïc ?

Damien Glez

Avec Jeune Afrique par Damien Glez

Dessinateur et éditorialiste franco-burkinabè.