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L’Eglise dénonce la « descente aux enfers » d’Haïti après l’enlèvement de religieux

avril 12, 2021
L'Eglise denonce la "descente aux enfers" d'Haiti apres l'enlevement de religieux
L’Eglise dénonce la « descente aux enfers » d’Haïti après l’enlèvement de religieux© AFP/Archives/Yuri CORTEZ

L’Eglise catholique haïtienne a dénoncé lundi l’inaction des autorités au lendemain de l’enlèvement de dix personnes, dont sept religieux –cinq Haïtiens et deux Français– près de Port-au-Prince, capitale de ce pays des Caraïbes gangréné par l’insécurité.

« Depuis quelque temps, nous constatons la descente aux enfers de la société haïtienne », regrette l’archevêché de Port-au-Prince, selon qui la « violence des bandes armées » prend « une proportion sans précédent ».

« Les autorités publiques qui ne font rien pour résoudre cette crise ne sont pas à l’abri de tout soupçon. Nous dénonçons les complaisances et les complicités d’où qu’elles viennent », poursuit le communiqué estampillé par Monseigneur Max Leroy Mésidor, archevêque de la première ville haïtienne.

Le groupe comprend quatre prêtres et une religieuse haïtiens ainsi que deux Français originaires de l’ouest de la France: une religieuse du département de la Mayenne et un prêtre de l’Ille-et-Vilaine qui vit en Haïti depuis plus de trente ans.

Trois personnes, membres de la famille d’un prêtre haïtien qui ne fait pas partie des personnes kidnappées, ont également été enlevées. Les Haïtiens sont majoritairement de confession catholique et leur pays est le plus pauvre du continent américain.

Le parquet de Paris, compétent pour des crimes commis à l’étranger contre des citoyens français, a ouvert lundi une enquête pour « enlèvement et séquestration en bande organisée », qu’il a confiée à l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO).

Rançon exigée

La police haïtienne soupçonne un gang armé – baptisé « 400 Mawozo » – actif dans le secteur où ces enlèvements se sont produits, d’en être à l’origine, d’après une source policière.

Les ravisseurs réclament une rançon d’un million de dollars, a de son côté déclaré le père Loudger Mazile, selon lequel les religieux ont été kidnappés dans la matinée à la Croix-des-Bouquets, près de Port-au-Prince, au moment où ils se rendaient à « l’installation d’un nouveau curé ».

A Paris, le ministère des Affaires étrangères a dit être « pleinement mobilisé, en relation étroite avec les autorités locales », tout en souhaitant observer « la plus grande discrétion ».

Les cinq prêtres appartiennent à la Société des prêtres de Saint-Jacques, établie à Guiclan (Finistère, ouest de la France), a confirmé lundi à l’AFP le supérieur général, Paul Dossous.

« On essaye de prier en étant aussi actifs. Nous sommes en train de négocier. Le contact est fait, ça c’est important », a-t-il souligné. La société missionnaire compte une quinzaine de prêtres en Haïti dont les cinq enlevés, sur un total de 80 prêtres et une vingtaine de séminaristes présents aussi en France, au Brésil et au Canada.

De son côté la Conférence haïtienne des Religieux a exprimé son « profond chagrin mais aussi sa colère ».

« Il ne se passe pas un jour sans pleurs et grincements de dents et pourtant les soi-disant leaders de ce pays, tout en s’accrochant au pouvoir, sont de plus en plus impuissants », a-t-elle déclaré.

La Conférence des évêques de France et la Conférence des Religieux et Religieuses de France ont appelé les ravisseurs à « libérer les hommes et les femmes de paix qu’ils ont enlevés et ne pas ajouter encore de la haine là où se trouvent déjà la pauvreté et l’insécurité ».

– Profonde crise-

Les enlèvements contre rançon ont connu une recrudescence ces derniers mois en Haïti et touchent toutes les couches de la population, témoignant de l’emprise grandissante des gangs armés sur le territoire.

Les Etats-Unis ont d’ailleurs de nouveau formellement déconseillé lundi à leurs ressortissants de se rendre en Haïti, y soulignant « les enlèvements fréquents ».

A cela s’ajoute la profonde crise politique dans laquelle est plongée la nation.

Le président Jovenel Moïse estime que son mandat prendra fin le 7 février 2022, alors que pour l’opposition et une partie de la société civile celui-ci s’est achevé le 7 février 2021. Ce désaccord tient au fait que M. Moïse avait été élu à l’issue d’un scrutin annulé pour fraudes, puis réélu un an plus tard.

Privé de Parlement, Haïti s’est encore davantage enfoncé dans la crise en 2020 et le président gouverne par décrets, alimentant une défiance croissante à son encontre.

Dans ce contexte instable, M. Moïse a décidé d’organiser en juin un référendum constitutionnel, dénoncé comme une mascarade par l’opposition.

Par Le Point avec AFP

Vatican: l’Église ne peut bénir le mariage gai car Dieu ne bénit pas le péché

mars 15, 2021

© Fournis par La Presse Canadienne

VATICAN — Le Vatican affirme lundi qu’il est impossible que l’Église catholique puisse bénir les mariages de personnes de même sexe, car Dieu ne peut bénir le péché.

Cette position approuvée par le pape François, expliquée sur deux pages et publiée dans sept langues, a été rendue publique par la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), qui assure qu’il ne s’agit pas d’une discrimination injuste et qu’il n’y a aucun jugement sur les personnes.

Le Vatican tient à ce que les homosexuels soient traités avec dignité et respect, mais il affirme que les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont intrinsèquement désordonnées.

L’Église ajoute que l’enseignement catholique stipule que la volonté de Dieu est que le mariage doit unir un homme et une femme afin qu’il puisse donner la vie.

Dans de telles circonstances, le mariage gai ne peut recevoir la bénédiction de l’Église selon la publication signée par le préfet de la Congrégation, le cardinal Luis Ladaria, et le secrétaire, l’archevêque Giacomo Morandi.

La Congrégation pour la Doctrine de la Foi n’exclut pas que des bénédictions soient accordées individuellement à des personnes ayant des inclinations homosexuelles.

Avec La Presse Canadienne

Canada/Plus de 100 personnes dans une église : le sermon interrompu par la police

décembre 28, 2020

Un sermon donné dans une église en présence de plus de 100 personnes qui ne portaient pas de masque a été interrompu par la police, samedi matin vers 11 h.Le rassemblement avait lieu dans une église de Wheatley, en Ontario. (Photo d'archives)

© /iStock Le rassemblement avait lieu dans une église de Wheatley, en Ontario. (Photo d’archives)

Un homme, qui a pris responsabilité pour le rassemblement, fait face à des accusations liées aux règlements sanitaires présentement en place.

Le sermon avait lieu dans une église mennonite de Wheatley, en Ontario, près de Leamington.

«La réglementation actuelle pour les services religieux ne permet que 10 personnes à l’intérieur. Le règlement municipal stipule également que les masques sont obligatoires pendant le culte», peut-on lire dans le communiqué émis par la police de Chatham-Kent.

Selon le communiqué, «tout le monde s’est conformé aux demandes des officiers de mettre fin tôt au service religieux et de quitter la propriété».

Un homme de 50 ans de Merlin, en Ontario, a été accusé de ne pas s’être «conformé à une ordonnance prorogée en vertu de l’article 7.0.2, contrairement à l’alinéa 10 (1) a) de la Loi de 2020 sur la réouverture de l’Ontario».

L’Ontario est en confinement panprovincial depuis samedi à minuit.

Avec CBC/Radio-Canada

Québec/Champlain: une visite de l’église… en 1908

août 12, 2020
De gauche à droite: Marie-Claude Harvey, présidente de Tourisme Champlain, Lionel Guillaume, pdg d’OHRIZON, Gilles Trépanier, superviseur du projet et trésorier de Tourisme Champlain, et René Beaudoin, historien.© SYLVAIN MAYER De gauche à droite: Marie-Claude Harvey, présidente de Tourisme Champlain, Lionel Guillaume, pdg d’OHRIZON, Gilles Trépanier, superviseur du projet et trésorier de Tourisme Champlain, et René Beaudoin, historien.

CHAMPLAIN — Visiter l’église de Champlain comme elle était en 1908: voilà l’ambitieuse proposition dévoilée mercredi par Tourisme Champlain et le Comité de mise en valeur de l’Église de Champlain (CMVEC). Grâce à une application développée spécialement pour ce projet, les visiteurs pourront découvrir ou redécouvrir ce lieu classé au patrimoine, avec son habillage d’époque.

Avec l’aide d’une tablette fournie pour la visite, il sera donc possible de se déplacer dans l’église et de voir simultanément le décor actuel et celui d’il y a plus de cent ans.

«Tu te promènes dans l’église et tu la vois qui bouge en même temps, mais avec les équipements de l’époque: des poêles à bois, parce que l’électricité n’est arrivée qu’en 1914, l’éclairage à l’huile partout, etc. On peut voir plusieurs modifications, comme la chaire qui se trouvait dans le choeur et sur rails. Ce sont plein de choses comme ça qu’on a reproduites comme à l’époque», s’emballe Gilles Trépanier, trésorier de Tourisme Champlain et superviseur de cet ambitieux projet.

En mode visite libre, il est possible de déplacer la tablette pour voir apparaître jusqu’à une centaine de points d’intérêt. Il suffit alors de cliquer dessus sur l’écran pour avoir plus d’informations sur chaque élément. Il est également possible de faire la visite en étant guidé par Lucien, le vire-chiens de l’église. Ce personnage jadis chargé d’empêcher les chiens de suivre leur maître accompagne les gens tout au long de la visite, à chacune des huit stations créées, afin de leur en apprendre un peu plus sur ce bijou du patrimoine religieux québécois. Bien qu’il s’agisse d’un modèle en trois dimensions, l’historien champlainois René Beaudoin lui a prêté sa voix et quelques-uns de ses traits.

Enfin, un mode jeu a été intégré à l’application, proposant aux plus jeunes visiteurs de trouver les chiens ayant échappé à la vigilance de Lucien et de les conduire à l’extérieur de l’église. Les chiens numériques réagiront différemment selon si le joueur les approche doucement ou brusquement.

La visite dure environ une heure, au coût de 10 $ par tablette. Les visites se font les samedis et dimanche, entre midi et 17 h, jusqu’au 13 septembre. Le nouveau site web de l’église de Champlain, qui sera déployé sous peu, permettra de réserver directement en ligne, au www.eglisedechamplain.qc.ca. Après le 13 septembre, il demeurera possible de faire cette visite sur réservation, quand des bénévoles seront disponibles. La visite à heures fixes sera de retour l’an prochain, à partir du 21 juin.

Technologie dernier cri

Cette visite en réalité augmentée a été créée en partenariat avec la firme Montréalaise OHRIZON, spécialisée dans le domaine. Pour mener à bien le projet, il a fallu faire une numérisation en trois dimensions et en haute définition de l’église, afin de permettre à l’entreprise de créer un modèle fictif – mais pas tant que ça – de l’église, en 1908, qui se retrouve sur la tablette.

«Le projet utilise une technologie qui existe depuis à peu près deux mois. C’est probablement le premier endroit au monde qui utilise cette technologie-là à cette ampleur, dans un grand espace comme ça. C’est assez ambitieux et innovateur», se réjouit M. Trépanier.

Ce dernier ajoute que ce projet est l’aboutissement de près de quatre ans de réflexions sur la mise en valeur de l’église. Après avoir jonglé avec plusieurs idées de projets, dont la transformation du lieu en salle multifonctionnelle et l’installation d’un spectacle à grand déploiement, le CMVEC a décidé d’opter pour la proposition d’OHRIZON, qui ne nécessitait aucune modification des lieux.

Cette visite en réalité augmentée n’est d’ailleurs que la première étape d’un projet à plus grande échelle. Tourisme Champlain souhaite à présent développer un autre mode de jeu qui serait construit à partir de la même plateforme. L’équipe de l’organisme à but non lucratif demeure toutefois vague sur la forme que prendra ce jeu, du moins, tant qu’elle n’aura pas trouvé le financement pour le rendre possible. Une campagne de sociofinancement doit d’ailleurs être lancée prochainement sur la plateforme La Ruche Québec.

L’élaboration du projet de visite en réalité augmentée a coûté 75 000 $. Pour le réaliser, Tourisme Champlain a reçu une aide de 32 500 $ de Tourisme Mauricie, via le Fonds étonnant. La MRC des Chenaux y a également contribué pour 12 500 $. La Municipalité de Champlain et la paroisse Saint-Laurent-de-la-Moraine ont chacune donné 10 000 $. Le projet est par ailleurs cofinancé par le Fonds des médias du Canada (FMC), dans le cadre de son volet expérimental.

Avec Le Nouvelliste par Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local

Québec-Mauricie/Rites funéraires à l’église: une reprise graduelle dans la région

août 8, 2020

Les rites funéraires à l’église reprennent graduellement dans la région.

© OLIVIER CROTEAU Les rites funéraires à l’église reprennent graduellement dans la région.
TROIS-RIVIÈRES — Le 26 juin dernier, Le Nouvelliste rapportait qu’à la suite de l’autorisation de la Santé publique pour les rassemblements de 50 personnes, un flou persistait dans la région concernant la tenue de rites funéraires à l’église. Plus d’un mois plus tard, maintenant qu’il est désormais possible de tenir des rassemblements de 250 personnes, la situation semble s’être stabilisée en région, alors qu’on constate une reprise graduelle de ces rituels dans la grande majorité des églises.

Tant du côté du Diocèse de Trois-Rivières que de celui de Nicolet, les églises de la région se déconfinent graduellement depuis le dernier mois, si bien que les funérailles à l’église peuvent avoir lieu dans la plupart des établissements qui ont rouvert leurs portes, sur demande des entreprises funéraires et des familles endeuillées.

«Pour la question des funérailles, dans les plans de reprise soumis aux instances diocésaines au début juillet, la modalité est assez uniforme. C’est-à-dire que les entreprises funéraires et parfois les familles plus proches de la communauté chrétienne sur le plan de la pratique religieuse doivent prendre contact avec la paroisse pour la tenue de funérailles. Mais en majorité, les responsables des paroisses regroupées et des communautés de proximité tentent actuellement de répondre au mieux aux demandes. Lorsque c’est impossible, c’est parfois en raison du défi actuel de trouver des personnes bénévoles pour veiller à la mise en place et pour assurer les services dans la continuité des consignes sanitaires mises en place par les instances publiques», explique Mélanie Charron, coordonnatrice de la pastorale d’ensemble et des communications au Diocèse de Trois-Rivières.

À titre d’exemple, à l’église de Saint-Tite qui rouvrira ses portes cette fin de semaine, ce sont 27 bénévoles qui ont mis la main à la pâte afin de permettre la réouverture de l’établissement.

Du côté du Diocèse de Nicolet, on fait état d’une situation similaire. «De manière générale, la situation est pratiquement revenue à la normale concernant la tenue des funérailles pour les familles qui en font la demande. Il y a toutefois eu beaucoup de rattrapage à ce niveau-là qui a été fait pour les funérailles à l’église au cours des dernières semaines pour rattraper le retard accumulé», précise pour sa part la responsable des communications du Diocèse de Nicolet, Jacinthe Lafrance.

D’ailleurs, si plusieurs églises ont rouvert leurs portes aux fidèles au cours des dernières semaines et que certaines comptent le faire prochainement, quelques établissements ont pour leur part manifesté leur souhait de célébrer des funérailles ultérieurement ou lors de leur ouverture prochaine. C’est notamment le cas de l’église de La-Visitation-de-la-Sainte-Vierge du secteur Pointe-du-Lac qui offrira cette possibilité dès le mois de septembre, l’église de Saint-Stanislas qui le fera dès le 12 septembre, ainsi que les églises de la paroisse regroupée de Saint-Christophe (Yamachiche et les environs) qui le feront à compter du dimanche 16 août.

«La plupart des églises offrent ce service sur demande encore pour l’instant, mais je suis certaine qu’on va ouvrir d’autres églises au mois d’août. Toutefois, ce sont les marguilliers qui décident, donc ça dépend vraiment si l’équipe de pastorale est en place ou non», souligne Julie Rousseau, propriétaire du Centre funéraire Rousseau de Trois-Rivières.

«Les églises ne sont pas toutes ouvertes en ce moment, mais grosso modo, les paroisses dans la région commencent à ouvrir leurs portes. Par exemple, on a prévu faire des funérailles à Saint-Étienne-des-Grès en septembre, donc graduellement, ça commence à ouvrir. Mais je ne sais pas si on peut s’attendre à ce qu’elles ouvrent toutes par contre. Moi je n’y crois pas», soutient de son côté Caroline Richard, propriétaire de la Maison funéraire Richard et Philibert.

Des églises désignées

Malgré la reprise graduelle des activités de certaines églises depuis quelques semaines, il n’en demeure pas moins que dans la région, certaines paroisses ne sont pas encore en mesure de célébrer les funérailles de leurs concitoyens.

Pour ce faire, à Trois-Rivières, deux établissements religieux sont mis à la disposition des familles pour les rites funéraires, soit la cathédrale de l’Assomption de Trois-Rivières et l’église Saint-Pie-X.

Au Centre-du-Québec, c’est la Cathédrale de Nicolet qui assure ce rôle depuis la réouverture des églises.

Avec Le Nouvelliste par Amélie Houle

Le Vatican publie un manuel d’enquête sur les agressions sexuelles au sein de l’Église

juillet 16, 2020

 

À l’initiative du pape François, le Vatican a diffusé, ce jeudi 16 juillet, des directives à destination des ecclésiastiques sur la procédure à suivre pour enquêter sur des soupçons d’agressions sexuelles sur des mineurs au sein de l’Église. Le pape argentin, qui a fait de la lutte contre ce fléau dans l’Église catholique une des priorités de son pontificat, avait convoqué en février 2019 un sommet inédit regroupant notamment 114 présidents de conférences épiscopales.

À cette occasion il s’était engagé à «donner des directives uniformes pour l’Église», évoquant avant tout des références légales déjà en vigueur au plan civil et canonique. De fait les documents publiés jeudi ne proposent pas de nouvelles normes, ni n’ont vocation à substituer la justice de l’Église catholique à la procédure judiciaire, souligne le Vatican. Réunis en «vade-mecum», ces documents constituent un «instrument» destiné à aider les autorités locales de l’Église «dans la tâche délicate de mener correctement les affaires» impliquant des religieux «lorsqu’ils sont accusés» de sévices sur des mineurs, a expliqué le cardinal espagnol Luis Ladaria Ferrer, le préfet de la Congrégation de la Foi, dans un communiqué.

Le Vatican a notamment rédigé un formulaire de signalement de délit. Le responsable alerté doit renseigner l’identité du prêtre soupçonné, ses différents ministères, la date des faits et le nom de la ou des victimes présumées, les mesures prises par l’autorité ecclésiastique ainsi que, en cas de procédure pénale, le nom du procureur et des avocats saisis. L’Église est depuis plusieurs années en pleine tourmente avec les révélations successives sur des scandales massifs d’agressions à caractère pédophile commises pendant des décennies par des prêtres ou des religieux et souvent couverts par leur hiérarchie dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis, au Chili ou en Allemagne.

En France, le cardinal Philippe Barbarin a été condamné en 2019 pour ses silences sur les agissements d’un ancien prêtre de son diocèse lyonnais, Bernard Preynat, lui-même condamné pour agressions sexuelles sur mineurs. Mais Mgr Barbarin a ensuite été relaxé en appel en janvier dernier avant de démissionner de ses fonctions d’archevêque en mars.

Secret absolu de la confession

Le pape François, selon qui ces dérives font du clergé «un instrument de Satan», avait fait un pas de plus en décembre dernier en levant le secret pontifical, tout en maintenant un minimum de confidentialité. Le secret pontifical, également appelé parfois secret du pape, est une règle de confidentialité protégeant les informations sensibles relatives à la gouvernance de l’Église universelle, selon la définition du site Le forum catholique.

Ce secret levé, les plaintes, les témoignages, les dénonciations doivent désormais être transmis à la justice. Le souverain pontife a néanmoins affirmé à maintes reprises qu’il existait une limite impossible à dépasser: le secret de la confession demeure absolu, ce qui exclut donc une dénonciation de faits rapportés par un fidèle dans le confessionnal.

Les directives publiées jeudi le confirment. «Une information de delictum gravius [délit grave] apprise en confession est placée sous le lien le plus strict du sceau sacramentel». Le confesseur est simplement encouragé à «tenter de convaincre le pénitent» d’alerter des personnes en mesure, elles, de saisir la justice.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: les orthodoxes roumains autorisés à ne plus embrasser les icônes

février 28, 2020

 

La puissante Eglise orthodoxe de Roumanie autorise ses ouailles craignant de contracter le nouveau coronavirus à ne plus embrasser les icônes et à utiliser une cuillère jetable pour la communion, alors que le pays a confirmé son premier cas de Covid-19.

«Les fidèles qui redoutent une contamination peuvent éviter temporairement d’embrasser les icônes dans les églises», a indiqué le patriarcat orthodoxe dans un communiqué publié jeudi soir. Dans le même souci, les croyants «peuvent demander de manière exceptionnelle au prêtre d’utiliser leur propre cuillère pour la sainte communion», est-il également écrit.

Les fidèles malades, qui ne peuvent pas participer à la messe, sont invités à «boire de l’eau bénite» qu’ils sont censés avoir gardée chez eux dans une bouteille depuis l’Epiphanie, début janvier. Selon le patriarcat orthodoxe, il s’agit de «mesures exceptionnelles permises uniquement en raison de la menace d’une épidémie».

Très conservatrice, l’Eglise orthodoxe roumaine compte environ 16 millions de fidèles, soit 86% de la population. Les catholiques, peu nombreux dans ce pays (4,6%), sont pour leur part invités «à ne plus se signer avec de l’eau bénite, afin d’éviter de toucher les bénitiers, et à renoncer aux poignées de main comme geste de paix durant la messe», selon une lettre envoyée aux fidèles jeudi soir par l’archevêque de Bucarest, Aurel Perca.

La Roumanie a durci les mesures pour éviter une propagation du nouveau coronavirus, en plaçant notamment en quarantaine les personnes ayant séjourné dans des zones à risque de Chine et d’Italie

Par Le Figaro avec AFP

Canada-Québec: Accusé d’avoir volé des dons à l’église

février 6, 2020
Des boîtes de dons ont été volées à l’église Saint-Zéphirin.
© AUDREY TREMBLAY Des boîtes de dons ont été volées à l’église Saint-Zéphirin.
 

LA TUQUE — Alex Dubé était de retour au palais de justice de La Tuque, mercredi. De nouvelles accusations ont été déposées contre lui. L’individu de 29 ans se serait introduit par effraction à trois reprises dans l’église Saint-Zéphirin pour y commettre des vols. Le juge a ordonné que l’accusé soit évalué sur sa responsabilité criminelle.

Alex Dubé serait entré une première fois dans l’église Saint-Zéphirin ver la mi-décembre afin de vider des banques de dons. Il se serait introduit une deuxième fois peu avant Noël et il aurait vidé deux banques de dons.

Au début du mois de janvier, il se serait à nouveau introduit dans l’église Saint-Zéphirin. Il aurait alors volé une caméra servant à filmer la messe, une barre de son et une manette de télévision.

Alex Dubé a également été accusé d’avoir volé un iPad et une sculpture façonnée dans un panache d’orignal au Centre d’amitié autochtone de La Tuque et d’avoir volé un capteur de rêve et une autre sculpture façonnée dans un panache au Conseil de la nation Atikamekw.

Rappelons qu’il s’agit du même individu qui est accusé d’avoir volé des dons à la chapelle du CIUSSS MCQ, d’avoir tenté de voler une somme d’argent à la Fondation pour la santé du Haut Saint-Maurice, de méfaits et de bris de probation qui a comparu la semaine dernière. Le 22 janvier en soirée, Alex Dubé aurait été aperçu en train de forcer une boîte de dons pour y récupérer le contenu. Il aurait ensuite été aperçu à la sortie de la chapelle de l’hôpital. Une boîte de dons aurait été forcée à cet endroit. Lors de son arrestation, il aurait été en possession d’outils et d’argent dans ses vêtements.

Alex Dubé cumule de nombreux antécédents judiciaires, dont 19 en lien avec des bris de probation, et une quinzaine pour des crimes de même nature.

Des mesures de sécurité supplémentaires à l’église

Les fâcheux événements survenus à l’église Saint-Zéphirin ont forcé les dirigeants à revoir la sécurité et à faire des investissements.

Des caméras de surveillance sont désormais en fonction à différents endroits stratégiques de l’établissement, des serrures ont été ajoutées, et c’est terminé, du moins pour le moment, le temps où les locaux étaient toujours ouverts.

«Il y a eu des dépenses en lien avec ça, entre autres, le système de surveillance. […] L’inconvénient, ce n’est pas le montant des vols, même si on s’entend que l’Église n’est pas riche, c’est le dérangement que ça amène. Il y a aussi l’inquiétude que ça amène au niveau des organismes. Quelqu’un qui peut arriver face à face avec un voleur a toujours une crainte de dire, est-ce qu’il est violent? Est-ce qu’il est dérangé? Est-ce qu’il peut s’en prendre à moi? Ça fait partie du dérangement ça aussi», souligne Alain Riendeau, coordonnateur pastoral de la paroisse Saint-Martin-de-Tours.

Il y aura également une gestion différente du système de clés pour la location des locaux. «On a été habitué à voir des églises très ouvertes. Maintenant, on est obligé de contrôler les accès. Il y a des coûts reliés à ça», a conclu M. Riendeau.

Avec Le Nouvelliste.com par Audrey Tremblay

États-Unis: Deux morts, un blessé grave dans une fusillade dans une église texane

décembre 29, 2019

Le tireur a été maîtrisé par des paroissiens, il serait mort dans le transport à l’hôpital.

La fusillade a eu lieu dans une église située dans les environs de la ville texane de Fort Worth.
La fusillade a eu lieu dans une église située dans les environs de la ville texane de Fort Worth. theaphotography – stock.adobe.com

Deux personnes sont mortes et une troisième a été grièvement blessée lors d’une attaque par arme à feu dimanche 29 décembre contre une église près de Fort Worth, au Texas, selon les autorités locales qui ont précisé que l’assaillant faisait partie des morts.

«À environ 09h57 heure locale, la police et les pompiers de White Settlement ont été prévenus de coups de feu à l’église West Freeway Church of Christ», a déclaré à Mike Drivdahl, porte-parole de la caserne de pompiers de Forth Worth. «Quand ils sont arrivés, ils ont constaté que des coups avaient été tirés», a-t-il ajouté. D’après le communiqué du gouverneur Greg Abbott, ce sont des paroissiens qui ont maîtrisé le tireur.

Trois personnes dont l’assaillant ont été hospitalisées en urgence. «Elles étaient toutes les trois dans un état critique au moment de leur hospitalisation» a précisé Mike Drivdahl. «Nous avons traité cinq patients dont trois avaient été touchés par une arme à feu», a détaillé la porte-parole du service d’ambulances dépêché sur les lieux, Macara Trusty.

Le gouverneur du Texas a présenté ses condoléances aux familles. «Les lieux de culte sont sacrés et je suis reconnaissant au personnel de l’église qui a agi rapidement pour neutraliser l’assaillant et empêcher que d’autres vies ne soient perdues», a-t-il écrit.

La fusillade a eu lieu plus de deux ans après une celle de Sutherland Springs au Texas qui avait fait 26 morts. Environ 40.000 personnes ont été tuées par une arme à feu en 2017 aux États-Unis.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

Burkina Faso : la coexistence religieuse à l’épreuve d’une nouvelle attaque contre une église

décembre 2, 2019

 

Un raid contre un lieu de culte protestant à Hantoukoura, dans l’est du pays, a fait quatorze victimes, dont le pasteur et cinq mineurs.

BURKINA FASO-SOCIETY-DAILY LIFE

Un automobiliste passe devant une église à Ouahigouya, dans le nord du Bukina Faso, en octobre 2018. ISSOUF SANOGO / AFP

Pour des raisons encore inconnues, les assaillants qui ont attaqué, dimanche 1er décembre, les fidèles de l’église protestante d’Hantoukoura, localité de l’est du Burkina Faso située non loin de la frontière nigérienne, ont épargné les femmes. Pas les enfants. Parmi les quatorze victimes figurent le pasteur et cinq mineurs, le plus jeune étant âgé de 12 ans. Tous portent le même patronyme, Ouoba, sans qu’on puisse confirmer que les défunts appartiennent à la même famille.

Selon des sources sécuritaires citées par l’AFP, le massacre a été perpétré par une « dizaine d’individus lourdement armés » et « signalé aux environs de 12 heures ». Une « opération de ratissage » a été lancée par le groupement militaire de Foutouri, le chef-lieu départemental, pour retrouver les « traces des assaillants », qui se sont « enfuis à bord de motocyclettes ». Aucune revendication n’a encore été formulée. Mais tant au niveau gouvernemental que pour les populations ou les observateurs de cette région, il ne fait guère de doute que la tuerie a été menée par l’un des groupes djihadistes actifs sur le territoire burkinabé.

Depuis le dimanche 28 avril, date de la première attaque recensée sur un lieu de culte chrétien (déjà une église protestante et déjà un jour d’office religieux), les chrétiens ont pu mesurer qu’ils étaient devenus des cibles désignées. Des prêtres et des fidèles ont été abattus ou enlevés. « Par ces actes ignobles, les ennemis du Burkina Faso veulent porter atteinte à notre vivre-ensemble. Nous les vaincrons », s’est empressé de déclarer sur son compte Facebook le président Roch Marc Christian Kaboré après l’« attaque barbare » de dimanche.

Des imams modérés assassinés

Comme au Mali, où ils ont su attiser les rivalités et tensions qui pouvaient exister entre ethnies, les groupes djihadistes travaillent à défaire la coexistence religieuse qui caractérise le Burkina Faso, un pays qui compte environ 60 % de musulmans, 30 % de chrétiens et 8 % d’animistes, et où les mariages intercommunautaires font partie du quotidien. Des imams considérés comme trop modérés ont également été assassinés par les islamistes armés qui prolifèrent depuis 2015.

Aux attentats lancés depuis le Mali par des cellules affiliées à Al-Qaïda sont venus s’ajouter les combattants d’Ansaroul Islam, le premier groupe djihadiste local, dirigé avant sa mort par le prédicateur Ibrahim Malam Dicko. Leurs opérations se sont concentrées dans les provinces du nord du pays, à proximité de la frontière malienne, visant en premier lieu les forces de défense et de sécurité, les représentants de l’Etat sous toutes ses formes et tous ceux considérés comme ses complices, avant de s’en prendre directement aux communautés chrétiennes et à ceux qui refusent de se plier à leur conception de la foi.

Depuis 2018, l’insécurité s’est aussi étendue aux provinces de l’est du Burkina. Des militants de l’autre grand mouvement djihadiste sahélien, l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), se seraient implantés dans cette région boisée et historiquement délaissée par l’Etat, avec l’appui de dignitaires locaux. En mars, les autorités y ont lancé une opération militaire, « Otapuanu » (la foudre), et de nouveaux détachements de l’armée sont venus renforcer, en théorie, le maillage sécuritaire de la zone.

Les gens vivent « la peur au ventre »

Cependant, pour le chercheur Mahamadou Savadogo, spécialiste de la radicalisation au Sahel, « des indicateurs montrent que les djihadistes reprennent la main dans cette région : depuis septembre, nous avons noté une multiplication des attaques dans l’est, avec une moyenne d’une vingtaine d’incidents terroristes par mois ». Le plus meurtrier a eu lieu le 6 novembre, avec l’attaque de cinq bus de la compagnie canadienne Semafo, qui exploite la mine d’or de Boungou. En dépit de la protection du convoi par l’armée, l’attaque a provoqué la mort de 39 employés.

A Hantoukoura, la « première attaque contre des chrétiens dans cette zone où les églises continuaient de fonctionner » pourrait avoir été envisagée, selon le chercheur, comme un acte de vengeance sur des populations accusées d’avoir collaboré avec les soldats burkinabés lors de l’opération « Otapuanu ».

Mahamadou Savadogo s’inquiète surtout, pour l’heure, de « la situation intrareligieuse, avec la montée des deux côtés d’ailes rigoristes et radicales qui pourraient remettre en cause la coexistence » entre les cultes.

A Fada Ngourma, la grande ville de l’est où se croisent les routes à destination du Niger, du Bénin et du Togo, un enseignant relate le climat « délétère » qui règne sur place : « Un étranger ne verrait pas de prime abord nos problèmes, mais les gens vaquent à leurs occupations la peur au ventre, raconte-t-il sous couvert d’anonymat. Depuis la nuit dernière, de nouveaux déplacés arrivent des villages. Les gens parlent de l’attaque sur l’église et se demandent de quoi seront faites les fêtes de fin d’année. On se dit que si on est encore vivant, c’est qu’on n’a pas encore été désigné comme cible. »

 

Le Monde.fr par Cyril Bensimon