Posts Tagged ‘Église’

Coronavirus: les orthodoxes roumains autorisés à ne plus embrasser les icônes

février 28, 2020

 

La puissante Eglise orthodoxe de Roumanie autorise ses ouailles craignant de contracter le nouveau coronavirus à ne plus embrasser les icônes et à utiliser une cuillère jetable pour la communion, alors que le pays a confirmé son premier cas de Covid-19.

«Les fidèles qui redoutent une contamination peuvent éviter temporairement d’embrasser les icônes dans les églises», a indiqué le patriarcat orthodoxe dans un communiqué publié jeudi soir. Dans le même souci, les croyants «peuvent demander de manière exceptionnelle au prêtre d’utiliser leur propre cuillère pour la sainte communion», est-il également écrit.

Les fidèles malades, qui ne peuvent pas participer à la messe, sont invités à «boire de l’eau bénite» qu’ils sont censés avoir gardée chez eux dans une bouteille depuis l’Epiphanie, début janvier. Selon le patriarcat orthodoxe, il s’agit de «mesures exceptionnelles permises uniquement en raison de la menace d’une épidémie».

Très conservatrice, l’Eglise orthodoxe roumaine compte environ 16 millions de fidèles, soit 86% de la population. Les catholiques, peu nombreux dans ce pays (4,6%), sont pour leur part invités «à ne plus se signer avec de l’eau bénite, afin d’éviter de toucher les bénitiers, et à renoncer aux poignées de main comme geste de paix durant la messe», selon une lettre envoyée aux fidèles jeudi soir par l’archevêque de Bucarest, Aurel Perca.

La Roumanie a durci les mesures pour éviter une propagation du nouveau coronavirus, en plaçant notamment en quarantaine les personnes ayant séjourné dans des zones à risque de Chine et d’Italie

Par Le Figaro avec AFP

Canada-Québec: Accusé d’avoir volé des dons à l’église

février 6, 2020
Des boîtes de dons ont été volées à l’église Saint-Zéphirin.
© AUDREY TREMBLAY Des boîtes de dons ont été volées à l’église Saint-Zéphirin.
 

LA TUQUE — Alex Dubé était de retour au palais de justice de La Tuque, mercredi. De nouvelles accusations ont été déposées contre lui. L’individu de 29 ans se serait introduit par effraction à trois reprises dans l’église Saint-Zéphirin pour y commettre des vols. Le juge a ordonné que l’accusé soit évalué sur sa responsabilité criminelle.

Alex Dubé serait entré une première fois dans l’église Saint-Zéphirin ver la mi-décembre afin de vider des banques de dons. Il se serait introduit une deuxième fois peu avant Noël et il aurait vidé deux banques de dons.

Au début du mois de janvier, il se serait à nouveau introduit dans l’église Saint-Zéphirin. Il aurait alors volé une caméra servant à filmer la messe, une barre de son et une manette de télévision.

Alex Dubé a également été accusé d’avoir volé un iPad et une sculpture façonnée dans un panache d’orignal au Centre d’amitié autochtone de La Tuque et d’avoir volé un capteur de rêve et une autre sculpture façonnée dans un panache au Conseil de la nation Atikamekw.

Rappelons qu’il s’agit du même individu qui est accusé d’avoir volé des dons à la chapelle du CIUSSS MCQ, d’avoir tenté de voler une somme d’argent à la Fondation pour la santé du Haut Saint-Maurice, de méfaits et de bris de probation qui a comparu la semaine dernière. Le 22 janvier en soirée, Alex Dubé aurait été aperçu en train de forcer une boîte de dons pour y récupérer le contenu. Il aurait ensuite été aperçu à la sortie de la chapelle de l’hôpital. Une boîte de dons aurait été forcée à cet endroit. Lors de son arrestation, il aurait été en possession d’outils et d’argent dans ses vêtements.

Alex Dubé cumule de nombreux antécédents judiciaires, dont 19 en lien avec des bris de probation, et une quinzaine pour des crimes de même nature.

Des mesures de sécurité supplémentaires à l’église

Les fâcheux événements survenus à l’église Saint-Zéphirin ont forcé les dirigeants à revoir la sécurité et à faire des investissements.

Des caméras de surveillance sont désormais en fonction à différents endroits stratégiques de l’établissement, des serrures ont été ajoutées, et c’est terminé, du moins pour le moment, le temps où les locaux étaient toujours ouverts.

«Il y a eu des dépenses en lien avec ça, entre autres, le système de surveillance. […] L’inconvénient, ce n’est pas le montant des vols, même si on s’entend que l’Église n’est pas riche, c’est le dérangement que ça amène. Il y a aussi l’inquiétude que ça amène au niveau des organismes. Quelqu’un qui peut arriver face à face avec un voleur a toujours une crainte de dire, est-ce qu’il est violent? Est-ce qu’il est dérangé? Est-ce qu’il peut s’en prendre à moi? Ça fait partie du dérangement ça aussi», souligne Alain Riendeau, coordonnateur pastoral de la paroisse Saint-Martin-de-Tours.

Il y aura également une gestion différente du système de clés pour la location des locaux. «On a été habitué à voir des églises très ouvertes. Maintenant, on est obligé de contrôler les accès. Il y a des coûts reliés à ça», a conclu M. Riendeau.

Avec Le Nouvelliste.com par Audrey Tremblay

États-Unis: Deux morts, un blessé grave dans une fusillade dans une église texane

décembre 29, 2019

Le tireur a été maîtrisé par des paroissiens, il serait mort dans le transport à l’hôpital.

La fusillade a eu lieu dans une église située dans les environs de la ville texane de Fort Worth.
La fusillade a eu lieu dans une église située dans les environs de la ville texane de Fort Worth. theaphotography – stock.adobe.com

Deux personnes sont mortes et une troisième a été grièvement blessée lors d’une attaque par arme à feu dimanche 29 décembre contre une église près de Fort Worth, au Texas, selon les autorités locales qui ont précisé que l’assaillant faisait partie des morts.

«À environ 09h57 heure locale, la police et les pompiers de White Settlement ont été prévenus de coups de feu à l’église West Freeway Church of Christ», a déclaré à Mike Drivdahl, porte-parole de la caserne de pompiers de Forth Worth. «Quand ils sont arrivés, ils ont constaté que des coups avaient été tirés», a-t-il ajouté. D’après le communiqué du gouverneur Greg Abbott, ce sont des paroissiens qui ont maîtrisé le tireur.

Trois personnes dont l’assaillant ont été hospitalisées en urgence. «Elles étaient toutes les trois dans un état critique au moment de leur hospitalisation» a précisé Mike Drivdahl. «Nous avons traité cinq patients dont trois avaient été touchés par une arme à feu», a détaillé la porte-parole du service d’ambulances dépêché sur les lieux, Macara Trusty.

Le gouverneur du Texas a présenté ses condoléances aux familles. «Les lieux de culte sont sacrés et je suis reconnaissant au personnel de l’église qui a agi rapidement pour neutraliser l’assaillant et empêcher que d’autres vies ne soient perdues», a-t-il écrit.

La fusillade a eu lieu plus de deux ans après une celle de Sutherland Springs au Texas qui avait fait 26 morts. Environ 40.000 personnes ont été tuées par une arme à feu en 2017 aux États-Unis.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

Burkina Faso : la coexistence religieuse à l’épreuve d’une nouvelle attaque contre une église

décembre 2, 2019

 

Un raid contre un lieu de culte protestant à Hantoukoura, dans l’est du pays, a fait quatorze victimes, dont le pasteur et cinq mineurs.

BURKINA FASO-SOCIETY-DAILY LIFE

Un automobiliste passe devant une église à Ouahigouya, dans le nord du Bukina Faso, en octobre 2018. ISSOUF SANOGO / AFP

Pour des raisons encore inconnues, les assaillants qui ont attaqué, dimanche 1er décembre, les fidèles de l’église protestante d’Hantoukoura, localité de l’est du Burkina Faso située non loin de la frontière nigérienne, ont épargné les femmes. Pas les enfants. Parmi les quatorze victimes figurent le pasteur et cinq mineurs, le plus jeune étant âgé de 12 ans. Tous portent le même patronyme, Ouoba, sans qu’on puisse confirmer que les défunts appartiennent à la même famille.

Selon des sources sécuritaires citées par l’AFP, le massacre a été perpétré par une « dizaine d’individus lourdement armés » et « signalé aux environs de 12 heures ». Une « opération de ratissage » a été lancée par le groupement militaire de Foutouri, le chef-lieu départemental, pour retrouver les « traces des assaillants », qui se sont « enfuis à bord de motocyclettes ». Aucune revendication n’a encore été formulée. Mais tant au niveau gouvernemental que pour les populations ou les observateurs de cette région, il ne fait guère de doute que la tuerie a été menée par l’un des groupes djihadistes actifs sur le territoire burkinabé.

Depuis le dimanche 28 avril, date de la première attaque recensée sur un lieu de culte chrétien (déjà une église protestante et déjà un jour d’office religieux), les chrétiens ont pu mesurer qu’ils étaient devenus des cibles désignées. Des prêtres et des fidèles ont été abattus ou enlevés. « Par ces actes ignobles, les ennemis du Burkina Faso veulent porter atteinte à notre vivre-ensemble. Nous les vaincrons », s’est empressé de déclarer sur son compte Facebook le président Roch Marc Christian Kaboré après l’« attaque barbare » de dimanche.

Des imams modérés assassinés

Comme au Mali, où ils ont su attiser les rivalités et tensions qui pouvaient exister entre ethnies, les groupes djihadistes travaillent à défaire la coexistence religieuse qui caractérise le Burkina Faso, un pays qui compte environ 60 % de musulmans, 30 % de chrétiens et 8 % d’animistes, et où les mariages intercommunautaires font partie du quotidien. Des imams considérés comme trop modérés ont également été assassinés par les islamistes armés qui prolifèrent depuis 2015.

Aux attentats lancés depuis le Mali par des cellules affiliées à Al-Qaïda sont venus s’ajouter les combattants d’Ansaroul Islam, le premier groupe djihadiste local, dirigé avant sa mort par le prédicateur Ibrahim Malam Dicko. Leurs opérations se sont concentrées dans les provinces du nord du pays, à proximité de la frontière malienne, visant en premier lieu les forces de défense et de sécurité, les représentants de l’Etat sous toutes ses formes et tous ceux considérés comme ses complices, avant de s’en prendre directement aux communautés chrétiennes et à ceux qui refusent de se plier à leur conception de la foi.

Depuis 2018, l’insécurité s’est aussi étendue aux provinces de l’est du Burkina. Des militants de l’autre grand mouvement djihadiste sahélien, l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS), se seraient implantés dans cette région boisée et historiquement délaissée par l’Etat, avec l’appui de dignitaires locaux. En mars, les autorités y ont lancé une opération militaire, « Otapuanu » (la foudre), et de nouveaux détachements de l’armée sont venus renforcer, en théorie, le maillage sécuritaire de la zone.

Les gens vivent « la peur au ventre »

Cependant, pour le chercheur Mahamadou Savadogo, spécialiste de la radicalisation au Sahel, « des indicateurs montrent que les djihadistes reprennent la main dans cette région : depuis septembre, nous avons noté une multiplication des attaques dans l’est, avec une moyenne d’une vingtaine d’incidents terroristes par mois ». Le plus meurtrier a eu lieu le 6 novembre, avec l’attaque de cinq bus de la compagnie canadienne Semafo, qui exploite la mine d’or de Boungou. En dépit de la protection du convoi par l’armée, l’attaque a provoqué la mort de 39 employés.

A Hantoukoura, la « première attaque contre des chrétiens dans cette zone où les églises continuaient de fonctionner » pourrait avoir été envisagée, selon le chercheur, comme un acte de vengeance sur des populations accusées d’avoir collaboré avec les soldats burkinabés lors de l’opération « Otapuanu ».

Mahamadou Savadogo s’inquiète surtout, pour l’heure, de « la situation intrareligieuse, avec la montée des deux côtés d’ailes rigoristes et radicales qui pourraient remettre en cause la coexistence » entre les cultes.

A Fada Ngourma, la grande ville de l’est où se croisent les routes à destination du Niger, du Bénin et du Togo, un enseignant relate le climat « délétère » qui règne sur place : « Un étranger ne verrait pas de prime abord nos problèmes, mais les gens vaquent à leurs occupations la peur au ventre, raconte-t-il sous couvert d’anonymat. Depuis la nuit dernière, de nouveaux déplacés arrivent des villages. Les gens parlent de l’attaque sur l’église et se demandent de quoi seront faites les fêtes de fin d’année. On se dit que si on est encore vivant, c’est qu’on n’a pas encore été désigné comme cible. »

 

Le Monde.fr par Cyril Bensimon

 

France: Une église «profanée» en Charente-Maritime

novembre 11, 2019

 

Tabernacle fracturé, custode (boîte à hostie) volée, statues brisées, croix du Christ renversée: l’église de Tonnay-Charente en Charente-Maritime a été «profanée», a annoncé lundi l’évêque de La Rochelle et de Saintes.

«L’église de Tonnay-Charente a été profanée, pas cambriolée. Le tabernacle, qui contient les hosties, a été fracturé et la custode, qui renferme les hosties pour l’Adoration lors de la messe, a été volée», a déclaré à l’AFP Mgr Georges Colomb. «Des statues ont été brisées, la croix du Christ a été renversée, la statue de saint Joseph portant l’enfant Jésus a été décapitée. C’est une offense faite aux catholiques», a-t-il estimé, confirmant une information de Sud Ouest.

Ces dégradations ont eu lieu samedi vers 18h. «Ça s’est joué à quelques minutes avant que des paroissiens n’arrivent», a expliqué à l’AFP le maire de la commune, Eric Authiat.

Messe de réparation

«Demain matin (mardi), je vais déposer plainte. On a des objets inscrits au titre de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) dont une porte du retable, qui a été pliée en deux, une autre arrachée. Il faudra faire réparer par des artisans d’art. Il faudra aussi remettre l’église dans son état initial», a-t-il ajouté.

Une messe d’enterrement prévue mardi matin a été déplacée dans la commune voisine de Lussant «pour ne pas effacer les traces que les policiers pourront collecter», selon le maire. Une messe de réparation en l’église Saint Etienne de Tonnay-Charente est d’ores et déjà programmée jeudi en présence du vicaire général. La police de Rochefort est chargée de l’enquête.

Par Le Figaro avec AFP

Niger : une église incendiée après l’arrestation d’un imam

juin 16, 2019

 

Une église a été incendiée dans la nuit de samedi à dimanche à Maradi (centre sud), troisième ville du Niger, par des manifestants qui protestaient contre l’arrestation d’un influent imam, libéré ce dimanche, a-t-on appris de sources concordantes.

«Depuis deux heures du matin, on est restés éveillés, l’église de Zaria (quartier populaire de Maradi) a été brûlée, la voiture du pasteur a été brûlée par des individus qu’on ne connaît pas. La gendarmerie est sur place, soyons prudents» a affirmé un responsable de l’église dans un message adressé à ses paroissiens et transmis à l’AFP. Une source sécuritaire locale a «confirmé» à l’AFP l’incendie de cette église.

Cheick Rayadoune, influent imam de la mosquée de Zaria, a été arrêté samedi par la police après avoir qualifié vendredi «d’anti-islam» un projet de loi du gouvernement sur «l’organisation de l’exercice du culte au Niger». Il a toutefois été «remis en liberté ce dimanche après-midi, il a reconnu son erreur et s’est excusé», a indiqué à l’AFP une source policière. «Tous mes partisans doivent cesser de brûler et de créer des troubles en ville, l’islam ne recommande pas cela, je n’ai aucunement été maltraité par la police», a déclaré Cheick Rayadoune dans un message peu avant sa libération. «J’ai été induit en erreur par ceux qui m’ont traduit (du français au haoussa) un texte supposé être le document officiel», a-t-il regretté et il «promet de rectifier» lors de «la prière hebdomadaire vendredi prochain».

Des précédents pour des caricatures de Charlie Hebdo

Le projet de loi a été adopté fin avril en conseil de ministres, qui soulignait alors une «absence totale de normes rigoureusement définies» concernant «l’exercice du culte» dans le pays, sur fond d’un «développement de tendances religieuses fondamentalistes et extrémistes». Le texte qui doit encore être adopté par le Parlement dispose notamment que «la liberté du culte doit s’exercer dans le respect de l’ordre public» et que «l’exercice du culte en lieu public (sera) soumis au régime de l’autorisation préalable». Il consacre «le droit de l’Etat de contrôler les sources de financement» pour «la construction et l’exploitation des lieux privés de cultes» qui seront «soumises à une autorisation préalable».

«Cette loi est le fruit des plusieurs consultations et concertations profonde (…). Dans le texte il n’y a rien d’anti-islam», a commenté à l’AFP un haut responsable du ministère nigérien de l’Intérieur, pour qui il s’agit d’éviter que «les dérives prônées par les organisations obscurantistes terroristes» ne prennent de l’ampleur dans le pays. En 2017, le ministère nigérien de l’Intérieur avait regroupé tous les oulémas nigériens pour un colloque pour travailler sur le sujet.

Le Niger est un pays très majoritairement musulman, avec 1 à 2% de chrétiens sur une population de plus de 20 millions d’habitants. Il a déjà connu des troubles religieux graves. Après la publication de caricatures du prophète Mahomet par le journal français Charlie Hebdo en 2015, des émeutes antichrétiennes avaient fait dix morts à Niamey et détruit la plupart des églises de la capitale et de Zinder, la deuxième ville du pays

Par Le Figaro.fr avec AFP

Égypte: 17 condamnations à mort pour des attentats contre des églises

octobre 11, 2018

Vue générale d’une église visée par une attaque revendiquée par l’EI à Tanta, dans le nord de l’Egypte, prise le 11 avril 2017, soit deux jours après l’attentat / © AFP/Archives / KHALED DESOUKI

Dix-sept personnes ont été condamnées à mort jeudi par un tribunal militaire, pour des attentats contre des églises en 2016 et 2017 ayant fait 74 morts au total, a-t-on appris de sources judiciaire et sécuritaire.

Par ailleurs, selon les mêmes sources, 19 personnes ont été condamnées à la prison à perpétuité et 10 autres à des peines de 10 à 15 ans d’emprisonnement, dans ce dossier concernant les attentats du Caire, en décembre 2016, et de Tanta et Alexandrie (nord), en avril 2017. Ces attaques avaient été revendiquées par le groupe Etat islamique (EI).

Ces 46 accusés ont été reconnus coupable du meurtre de 74 personnes et de tentative de meurtre de 152 autres, présentes sur les lieux au moment des attentats, ont ajouté ces sources.

Les poursuites ont été abandonnées contre deux personnes, décédées pendant la procédure.

Peu après l’annonce du verdict jeudi, l’ONG Amnesty International, qui dénonce régulièrement la répression exercée en Egypte par les autorités, a réagi dans un communiqué.

Il n’y a « aucune justification » aux attentats ayant visé les églises coptes mais « prononcer une peine de mort collective après un procès militaire injuste ne dissuadera pas (les auteurs) de futurs attentats », a estimé Amnesty.

Dans un premier jugement prononcé en avril, 36 personnes avaient été condamnées à mort. Ce jugement avait alors été transmis au grand mufti, responsable religieux chargé de donner un avis non contraignant sur les peines capitales prononcées par la justice.

Jeudi, le tribunal, qui a repris l’affaire, a finalement condamné 17 personnes à la peine de mort.

Le 11 décembre 2016, un attentat suicide contre l’église copte Saint-Pierre et Saint-Paul au Caire avait fait 29 morts.

Le 9 avril 2017, en pleine célébration du dimanche des Rameaux, des kamikazes de l’EI avaient pris pour cible deux églises du nord de l’Egypte, à Tanta et à Alexandrie, faisant 45 morts.

Le président Abdel Fattah al-Sissi avait alors instauré l’état d’urgence, prolongé depuis à plusieurs reprises.

Les Coptes forment la plus importante communauté chrétienne d’Egypte, laquelle est estimée à environ 10% de la population.

Ils se plaignent de discriminations et sont victimes d’attaques régulières d’extrémistes. Depuis fin 2016, les attentats de l’EI ont tué plus d’une centaine de chrétiens.

Depuis la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, les autorités affrontent plusieurs groupes extrémistes, notamment dans le nord du Sinaï (est), théâtre d’une insurrection de l’EI.

Romandie.com avec(©AFP / (11 octobre 2018 15h49)

Le pape appelle à transformer une Église figée qui éloigne les jeunes

octobre 3, 2018

Cité du Vatican – Le pape François a ouvert mercredi un synode d’évêques du monde entier en appelant à « transformer » les structures parfois figées de l’Eglise qui éloignent les jeunes.

Le souverain pontife, qui célébrait mercredi matin sur la place Saint-Pierre une messe lançant un synode de quatre semaines consacré aux jeunes, a souhaité aussi la bienvenue à « deux confrères évêques de la Chine continentale », une première à un synode.

La présence de ces deux évêques membres de l’Association patriotique catholique chinoise (contrôlée par le pouvoir), est la conséquence d’un accord historique scellé le 22 septembre entre le Vatican et la Chine sur la nomination des évêques. A la fin de la messe, une courte prière en chinois a résonné sur la place.

Le synode peut « transformer ces structures qui aujourd’hui nous paralysent, nous séparent et nous éloignent des jeunes, les laissant exposés aux intempéries et orphelins d’une communauté de foi qui les soutienne », a estimé le pape dans son homélie matinale.

Le synode compte quatre présidents délégués du bout du monde, des cardinaux d’Irak, de Madagascar, de Birmanie et de Papouasie Nouvelle Guinée, pays avec une grande proportion de jeunes confrontés à la misère, aux conflits ou à un statut de minorité religieuse, une façon de ne pas limiter les débats aux seuls problématiques sociétales occidentales.

Pour le pape, l’espérance des jeunes incite à rompre avec « le conformisme du +on a toujours fait ainsi+ ». « La même espérance nous demande de travailler pour renverser les situations de précarité, d’exclusion et de violence, auxquelles sont exposés nos enfants », a-t-il ajouté.

Jorge Bergoglio a demandé aux prélats de ne pas « tomber dans une position moralisante ou élitiste » et ne pas se complaire dans « des idéologies abstraites » typiques du « cléricalisme », cette tentation du clergé à vivre en vase clos sans écouter les fidèles, et revendiquer une forme de pouvoir.

Un thème qu’il a repris en ouvrant dans l’après-midi les travaux, semblant faire référence à la grave crise de confiance que traverse l’Eglise après des révélations en cascade sur les abus sexuels du clergé.

« Le cléricalisme est une perversion et est la racine de nombreux maux dans l’Eglise: nous devons en demander humblement pardon et surtout créer les conditions pour qu’ils ne se répètent pas », a-t-il aussi déclaré.

François a demandé aux participants de garder le regard fixé « sur le bien et le mal », ce « qui souvent ne fait pas de bruit, n’est pas le thème des blogs et ne fait pas la une des journaux ».

Le pape n’a pas pour l’instant répondu aux allégations relayées sur des blogs conservateurs de Mgr Carlo Maria Vigano, selon lesquelles il aurait, longtemps, sciemment ignoré les agissements d’un cardinal américain soupçonné d’abus sexuels sur des séminaristes et des prêtres.

Ils sont 267 « pères synodaux » (cardinaux, évêques, patriarches chrétiens, membres de la Curie, religieux), 23 experts et 34 jeunes âgés de 18 à 29 ans, écoutés par 49 auditeurs dont une poignée de femmes, à participer au synode. Réunie du 3 au 28 octobre, cette assemblée doit produire un document final consultatif.

Le pape a provoqué les rires en soulignant que ce type de document « est en général lu par un petit nombre et critiqué par beaucoup », d’où la nécessité de « propositions pastorales concrètes ».

Romandie.com avec(©AFP / 03 octobre 2018 16h13)                                                        

Indonésie: 34 étudiants en théologie morts dans une église, 52 disparus

octobre 1, 2018

Palu (Indonésie) – Les secouristes indonésiens ont découvert les corps de 34 étudiants en théologie dans une église sur l’île des Célèbes, envahie par une coulée de boue après le séisme de vendredi, a annoncé mardi une porte-parole de la Croix Rouge locale.

« Trente-quatre corps au total ont été retrouvés par l’équipe » de secouristes, a déclaré à l’AFP Aulia Arriani.

Elle a précisé que 86 étudiants avaient été initialement portés disparus alors qu’ils participaient à une retraite religieuse dans le district de Sigi Biromaru, dans le nord de l’île.

Selon Mme Ariani, l’endroit est très difficile d’accès. « Le problème le plus important, c’est de se déplacer à pied dans la boue pendant une heure et demie tout en portant les corps », a-t-elle rapporté.

Le centre de l’île des Célèbes a été dévasté par un séisme suivi d’un tsunami vendredi soir, qui a tué au moins 844 personnes. Dans la ville côtière de Palu notamment, les vagues ont emporté des habitants, des morceaux de bâtiments, des voitures et la végétation.

Le bilan final devrait être plus élevé, certaines zones n’ayant pas encore été atteintes par les secours mardi. Le district de Sigi Biromaru est l’une de ces zones reculées, au sud-est de Palu.

Romandie.com avec(©AFP / 02 octobre 2018 00h45)

Le pape invite les fidèles en octobre contre le diable

septembre 29, 2018

Le pape lors de son audience hebdomadaire sur la place Saint-Pierre au Vatican, le 26 septembre 2018n / © AFP / Tiziana FABI

Le pape François a invité samedi les fidèles du monde entier à prier chaque jour le rosaire en octobre, afin de « protéger l’Eglise contre le diable », a indiqué le Vatican dans un communiqué.

« Le Saint Père demande aux fidèles du monde entier de prier pour que la Sainte Mère de dieu place l’Eglise sous sa protection: afin de la préserver des attaques du malin, le grand accusateur, et la rendre toujours plus consciente des coups, des erreurs et des abus commis aujourd’hui et dans le passé », précise ce texte. Le diable, peut-on lire, « cherche toujours à nous séparer de Dieu et les uns des autres ».

Cette exhortation à la prière intervient au moment où l’Eglise catholique est secouée par les révélations d’abus sexuels peprétrés par des membres du clergé, en Allemagne, aux Etats-Unis ou encore au Chili et en Australie.

La prière du rosaire est une prière répétitive qui consiste à dire plusieurs « Je vous salue Marie », une prière adressée à la mère de Jésus-Christ, et des « Notre Père », prière adressée à Dieu, en s’aidant d’un chapelet.

Romandie.com avec(©AFP / (29 septembre 2018 16h20)