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Égypte : cinq antiquités potentiellement volées saisies à New York

juin 6, 2022
Cinq fragments de lin peints représentant une scène du Livre de l’Exode, daté entre 250 et 450 avant JC, évalué à 1,6 millions de dollars. © Handout / Supreme Court of the State of New York / AFP

La justice new-yorkaise a saisi, le 2 juin, cinq pièces égyptiennes en possession du prestigieux Metropolitan Museum de New York mais potentiellement issues d’un pillage. Les services du procureur de Manhattan confirment qu’il s’agit d’un nouveau développement de l’enquête menée à Paris sur un trafic d’antiquités impliquant l’ancien patron du Louvre, Jean-Luc Martinez.

Scène du Livre de l’Exode

D’après un document judiciaire obtenu par l’AFP, une juge de la Cour suprême de l’État de New York a ordonné le 19 mai la saisie de ces cinq antiquités, dont le portrait funéraire d’une femme daté des années 54 à 68 après J.-C., d’une valeur d’environ 1,2 million de dollars, et un groupe de cinq fragments de lin peints représentant une scène du Livre de l’Exode, daté entre 250 et 450 avant J.-C., évalué à 1,6 millions de dollars. Le site The Art Newspaper, qui a révélé l’information, ajoute que les cinq pièces ont été achetées entre 2013 et 2015 par le Met Museum de New York.

Portrait funéraire d'une femme daté des années 54 à 68 après J.-C., d'une valeur d'environ 1,2 million de dollars © Handout / Supreme Court of the State of New York / AFP
Portrait funéraire d’une femme daté des années 54 à 68 après J.-C., d’une valeur d’environ 1,2 million de dollars © Handout / Supreme Court of the State of New York / AFP

Les enquêteurs précisent également que le portrait, de même que les fragments, auraient été acquis lors d’une vente aux enchères à Paris et que l’un des experts ayant garanti l’origine de ces objets fait lui aussi l’objet d’une enquête.

Sarcophage subtilisé

À Paris, les autorités cherchent à établir si, parmi des centaines de pièces pillées pendant les Printemps arabes dans plusieurs pays du Proche et Moyen-Orient, certaines ont été acquises par le Louvre Abou Dhabi. Plusieurs des protagonistes inculpés, dont le propriétaire d’une galerie à Hambourg, le marchand d’art germano-libanais Roben Dib, placé en détention provisoire par la justice française, sont aussi impliqués dans la vente du sarcophage au Met Museum, selon un rapport de 2019 du bureau du procureur de Manhattan.

Pour l’heure, le musée new-yorkais se contente de renvoyer à une précédente déclaration où il se disait « victime d’une organisation criminelle internationale » et assure « coopérer » avec les autorités. En 2019, le Met avait déjà rendu à l’Égypte un sarcophage doré qu’il avait acheté en 2017 mais qui, à l’issue d’une enquête menée par le département en charge du trafic d’antiquités du bureau du procureur de New York, s’était avéré avoir été volé en 2011, en plein tumulte révolutionnaire dans ce pays.

Le musée avait alors dû brutalement interrompre une exposition consacrée à ce cercueil fabriqué pour Nedjemankh, prêtre du dieu à tête de bélier Heryshef. Sa direction avait présenté ses excuses et s’était engagée à améliorer le processus suivi lors des acquisitions d’objets anciens.

Par Jeune Afrique avec AFP

Sénégal: L’émotion du président Macky Sall après la victoire des Lions de la Terenga à la CAN 2022

février 6, 2022

Avec TV5Monde

CAN : Cameroun, Sénégal, Burkina, Égypte… Qui sera en finale ?

janvier 31, 2022
Des supporters burkinabè, sénégalais et camerounais, lors de la CAN. © Photomontage : JA / Photos : SIPA/AP

C’est la dernière ligne droite. Le 3 février en soirée, on saura quelles seront les équipes finalistes de la Coupe d’Afrique des nations qui se déroule au Cameroun jusqu’au 6.

Il y aura au moins une sélection d’Afrique subsaharienne en finale de la CAN 2021, le 6 février, au stade d’Olembe. Il s’agira du vainqueur du match Sénégal-Burkina Faso, la première demi-finale programmée le 2 février au stade Ahmadou-Ahidjo, à Yaoundé.

Les finalistes des éditions 2019 et 2013 se sont déjà rencontrés deux fois en phase finale : en 2000, les Lions de la Teranga l’avaient emporté (3-1), et en 2004 il y avait eu match nul (0-0). Aujourd’hui, les Sénégalais sont considérés comme les favoris de cette confrontation ouest-africaine.

L’autre demi-finale, qui se jouera le 3 février à Olembe, opposera le Cameroun à l’Égypte – dernier représentant de l’Afrique du Nord dans la compétition. Les Pharaons tenteront de laver l’affront de 2017, quand les Lions Indomptables les avaient privés d’un huitième titre continental lors de la finale disputée à Libreville (1-2).

Le Burkina, bourreau de la Tunisie

Bertrand Traoré lors du match du Burkina Faso contre le Cameroun lors de la CAN, au stade Paul-Biya, à Yaoundé, le 9 janvier 2022.
Bertrand Traoré lors du match du Burkina Faso contre le Cameroun lors de la CAN, au stade Paul-Biya, à Yaoundé, le 9 janvier 2022. © ULRIK PEDERSEN/AFP

Comme en 1998 et en 2017, la Tunisie a une nouvelle fois échoué en quart de finale face au Burkina Faso (0-1). Les Aigles de Carthage ont été battus par des Étalons plutôt séduisants. Le but inscrit par Dango Ouattara, l’attaquant de Lorient, a permis à son équipe de se qualifier pour la quatrième demi-finale de son histoire.

Cette victoire a également fait parler du Burkina Faso de manière positive, en dépit du coup d’État du 23 janvier qui a renversé le président Roch Marc Christian Kaboré. Le succès des coéquipiers de Bertrand Traoré a été fêté dignement dans les rues de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. À Tunis, l’ambiance était beaucoup plus morose. Le sélectionneur, Mondher Kebaier, contesté depuis des mois par les supporters, n’a pas résisté longtemps à cet échec : il a été limogé et remplacé par son adjoint, Jalel Kadri.

Le Cameroun s’en est remis à Toko-Ekambi

Vincent Aboubakar célèbre le premier but de son équipe lors du match contre le Cap Vert, au stade d’Olembé, à Yaoundé, le 17 janvier 2022
Vincent Aboubakar célèbre le premier but de son équipe lors du match contre le Cap Vert, au stade d’Olembé, à Yaoundé, le 17 janvier 2022 © KENZO TRIBOUILLARD/AFP

Quand ce n’est pas Vincent Aboubakar qui tourmente la défense adverse, c’est son coéquipier Karl Toko-Ekambi qui s’en charge. À Douala, l’attaquant de l’Olympique Lyonnais a anéanti les espoirs gambiens en sept minutes chrono au début de la seconde période opposant les Lions Indomptables aux Scorpions (50e, 57e).

Auteur de ses quatrième et cinquième buts du tournoi, Toko-Ekambi s’est rapproché au score de son capitaine et coéquipier Vincent Aboubakar (6 buts), muet pour la première fois depuis le début de la CAN. Les deux hommes ont marqué à eux deux tous les buts de la sélection camerounaise lors de ce tournoi, un fait qui n’est sans doute pas passé inaperçu pour le staff technique égyptien, déjà tourné vers la demi-finale du 3 février. La Gambie, qui participait pour la première fois à une phase finale de CAN, sort quant à elle par la grande porte…

Le Sénégal monte en puissance

Le Sénégalais Bamba Dieng (à gauche) marque le second but de son équipe face au Cap-Vert lors des 8es de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2021.
Le Sénégalais Bamba Dieng (à gauche) marque le second but de son équipe face au Cap-Vert lors des 8es de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2021. © Pius Utomi EKPEI / AFP

Après un premier tour particulièrement laborieux – une victoire et deux matchs nuls – mais suffisant pour prolonger son parcours au Cameroun, le Sénégal propose un football nettement plus conforme à ses aptitudes. Il l’a montré par séquences face au Cap-Vert en huitième de finale (2-0), et sa victoire, le 30 janvier, sur la Guinée Équatoriale (3-1) a confirmé cette montée en puissance.

Si les Lions de la Teranga jouent mieux, marquent des buts, ils le doivent en partie à Sadio Mané, à qui on ne peut pas reprocher grand-chose depuis le début de la CAN. Buteur – sur penalty – face au Zimbabwe (1-0), puis au Cap-Vert, l’attaquant de Liverpool s’est mué en passeur décisif en quart de finale, en offrant une occasion en or à Famara Diédhiou, le premier à faire craquer la coriace défense équato-guinéenne.

De nombreux observateurs ne cessent de le répéter depuis des semaines : plus Mané sera performant, plus les chances du Sénégal d’inscrire son nom pour la première fois au palmarès seront réelles.

L’Égypte fidèle à elle-même

L’Égypte, c’est un peu la sélection que l’on adore détester. Son jeu manque singulièrement de panache, l’attitude de son staff technique et de certains de ses joueurs irrite, et elle s’en remet souvent aux fulgurances de Mohamed Salah pour s’extirper des pièges que tous ses adversaires lui tendent, jusqu’à présent avec un succès tout relatif.

Après la Côte d’Ivoire en quart de finale (0-0, 4-5 aux t.a.b), c’est le Maroc qui s’est heurté au mur égyptien, après avoir pourtant rapidement mené au score. Mohamed Salah, a d’abord égalisé, avant d’offrir à Mahmoud Hassan « Trézéguet » le but de la qualification lors de la prolongation (2-1).

Les Pharaons ont également usé de tous les bonnes vieilles ficelles (protestations, simulations, anti-jeu) pour pourrir le match, une technique qui a parfaitement fonctionné face à des Marocains beaucoup moins expérimentés. Les Camerounais, prochains adversaires des Égyptiens, sont prévenus…

Avec Jeune Afrique par Alexis Billebault

CAN-2022 : l’Égypte arrache la victoire au Maroc en prolongation dans un match à couteaux tirés

janvier 30, 2022

Dans un match heurté et marqué par les altercations, l’Égypte a finalement gagné son duel face au Maroc au bout de la prolongation (2-1). Mohamed Salah a été essentiel à la qualification des Pharaons en demi-finales de la CAN-2022.

Les Pharaons rejoignent le Cameroun en demi-finale de la CAN-2022. Dans un match haché par les fautes et les protestations, l’Egypte l’a finalement emporté lors de la prolongation face au Maroc de Vahid Halilhodzic (2-1) en quart de finale de la Coupe d’Afrique. Mohamed Salah a marqué le premier but avant d’offrir le second à Trezeguet.

Alors que les deux équipes s’observent encore, Hakimi s’échappe dans la surface et est séchée par Ashraf. L’arbitre refuse d’indiquer le point de penalty mais revient sur sa décision quand la VAR l’appelle après plusieurs minutes. Boufal ne se fait pas prier pour tromper Gabasky (7e, 1-0).

Contraint de faire le jeu en raison de cette ouverture du score précoce, l’Egypte pousse vers l’avant. Le Maroc défend de manière solidaire, en bloc, et repousse les assauts. Ashraf tente une lourde frappe depuis l’extérieur de la surface. Bien placé, Bounou parvient à repousser la tentative des deux poings (20e). Puis, après un premier coup franc de Salah laborieusement repoussé par la défense, le ballon revient sur Mostafa Mohamed, à l’entrée de la surface, qui place une frappe puissante sur laquelle s’impose Bounou (24e).

Les deux équipes montrent des belles choses techniquement mais l’engagement physique est telle que les interruptions de jeu empêchent le match d’être agréable à regarder. Dans ces conditions, Hakimi tente de doubler la mise sur coup franc mais frôle le montant (33e).

Les Pharaons redémarrent très fort au retour des vestiaires. Salah et le nouvel entrant Trezeguet combine à l’entrée de la surface marocaine. Le joueur d’Aston Villa parvient finalement à se retourner et à adresser une frappe croisée soudaine qui manque de peu le cadre du but de Bounou 49e).

Inévitable Salah

Puis Salah ramène l’Egypte. Suite à un corner, Abdelmonem reprend le ballon de la tête, Bounou effectue un arrêt réflexe sur sa ligne. « Mo » rôde et récupère le ballon pour un but de renard des surfaces (53e, 1-1)

Mo Salah delivering again. Scores, assists, leads. We’re witnessing one of the all-time greats in his prime.— TikTok Sports (@TikTokSports) January 30, 2022

Commence alors une véritable guerre des tranchées entre les deux équipes. Chaque intervention est appuyée et à la limite de la légalité quand elle ne la dépasse pas franchement. Les cartons pleuvent et les altercations entre joueurs se multiplient.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaineJe m’abonne

Malgré tout, le contexte parvient à reprendre le contrôle du jeu en poussant, notamment sur les coups francs Munir El-Haddadi. Aguerd trouve la transversale de Gabasky dans la continuité d’un de ces coups de pied arrêté (81e). Unique réelle frisson qui provoque un début de blessure chez le portier égyptien.

La prolongation débute sous les mêmes auspices et Gabasky, malgré ses protestations, et finalement obligé de quitter les siens en laissant sa place à Sohbi (96e). Et enfin, Mohamed Salah libère l’Egypte. Echappé côté droit, il fixe la défense puis le gardien avant de glisser le ballon pour Trezeguet qui n’a plus qu’à le pousser au fond des filets (100e, 1-2).

Les Marocains jettent leurs dernières forces pour revenir mais cela manque de précision et d’inspiration. A l’image de ce coup franc final complètement manqué, qui a failli terminé en but gag car Bounou était monté (120e).

Les Pharaons remportent cette énorme bataille contre le Maroc. Dans un match fermé et âpre avec beaucoup de tension, les partenaires dehttps://www.france24.com/fr/sports/20211227-mohamed-salah-le-pharaon-qui-a-converti-les-fans-de-liverpool Mohamed Salah ont réussi à revenir au score avant de faire la différence en prolongation. Ils gagnent le droit d’affronter le pays hôte, le Cameroun, dans son stade d’Olembé, réhabilité par la CAF malgré le mouvement de foule mortelle de la semaine passée. 

Avec France24 par Romain HOUEIX

Soudan : après le coup d’État, les grandes puissances placent leurs pions

octobre 27, 2021
Le général en chef de l’armée soudanaise, Abdel Fattah al-Burhane, à Khartoum, le 26 octobre 2021. © ASHRAF SHAZLY/AFP

Avec le putsch militaire survenu le 25 octobre, le pays suscite l’intérêt de nombreux pays. États-Unis, Égypte, Émirats… chacun cherche à préserver ses intérêts face à la nouvelle donne politique.

Le coup d’État militaire au Soudan, le 25 octobre dernier, est un nouveau camouflet pour la diplomatie américaine. Les putschistes n’ont pas hésité à agir quelques jours seulement après la réunion de crise entre le Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, et l’envoyé spécial de Washington, le sous-secrétaire d’État américain Jeffrey Feltman, à Khartoum.

Signe de leur intérêt pour le pays, les États-Unis ont été les premiers à condamner le coup d’État, aussitôt suivis par l’Union européenne, la Ligue arabe et l’Union africaine (UA), notamment. Après la timide réaction de l’organisation continentale face aux coups d’État survenus cette année au Mali, au Tchad et en Guinée, le président de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a exprimé le 25 octobre sa « profonde consternation » face à la « situation actuelle au Soudan », appelant à la reprise des consultations entre civils et militaires, au strict respect des droits humains, et à la libération de tous les dirigeants politiques arrêtés. Une réunion d’urgence du Conseil de paix et de sécurité de l’UA a été convoquée dans la foulée. 

L’Égypte et les Émirats, soutiens des putschistes ?

Les yeux sont également rivés sur l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), la principale organisation régionale de la Corne de l’Afrique. Elle est attendue sur ce dossier après avoir été mise à l’écart lors du déclenchement de la guerre au Tigré, en Éthiopie, en novembre 2020.

DANS LA BATAILLE DU GRAND BARRAGE DE LA RENAISSANCE, LE CAIRE GAGNE UN ALLIÉ PLUS CLAIR

Pour le voisin éthiopien, le coup d’État au Soudan est d’ailleurs une mauvaise nouvelle. Face au Premier ministre Hamdok, l’armée soudanaise faisait pression depuis des mois pour qu’une ligne plus agressive à l’encontre d’Addis-Abeba soit adoptée. Le Soudan, l’Éthiopie et l’Égypte sont en conflit autour du contrôle des eaux du Nil à cause de la construction du Grand Barrage de la Renaissance (Gerd) par Addis-Abeba. Dans cette bataille, Le Caire gagne un allié plus clair depuis que les militaires soudanais ont exclu les civils du pouvoir. 

Vus par de nombreux politiciens et militants soudanais comme ayant soutenu – voire encouragé – le coup d’État, les Égyptiens, tout comme les Émiratis et les Saoudiens, feront sans doute profil bas dans un premier temps. Leur inflexibilité idéologique va être mise à l’épreuve. Ces pays semblent craindre davantage une transition démocratique au Soudan que l’influence de leurs ennemis politiques, les Frères musulmans.

À la recherche de nouveaux alliés

Les mouvements politiques islamistes soudanais, liés au Parti du Congrès national d’Omar el-Béchir et aux Frères musulmans, appellent depuis plusieurs semaines à un coup d’État contre les civils du gouvernement de transition. Le putsch du 25 octobre va relancer leur combat contre les réformes politiques, économiques et judiciaires déjà entamées. Alors que le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le prince héritier des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed al-Nahyan sont des ennemis déclarés des Frères et de leurs affiliés, des représentants égyptiens et émiratis vont se rendre à Khartoum, comme ce fut le cas après le renversement d’Omar el-Béchir en avril 2019, pour défendre leurs intérêts dans les négociations à venir.

La junte va avoir grand besoin de ses alliés dans le Golfe, car avec cette nouvelle donne politique, l’accord international de réduction de la dette du Soudan, l’accord avec le FMI et la Banque mondiale et les centaines de millions de dollars d’aide bilatérale américaine vont être menacés.

NOUS APPELONS LE PEUPLE SOUDANAIS À MANIFESTER

Le pays, dont l’avenir politique demeure incertain, promet donc de devenir un jeu d’échec entre grandes puissances. Alors qu’Abdallah Hamdok était encore détenu par les militaires, son bureau a publié une déclaration exhortant les manifestants à descendre dans la rue pour protéger les récents progrès accomplis en matière de droits démocratiques. « Nous appelons le peuple soudanais à manifester en utilisant tous les moyens pacifiques possibles… pour reprendre sa révolution aux voleurs. »

Ce mardi 26 octobre, le Premier ministre renversé a été ramené chez lui par les militaires, mais il reste en résidence surveillée. Et les manifestants continuaient de battre le pavé. 

Avec Jeune Afrique par Patrick Smith

« Louxor », un film introspectif et mystique dans l’Égypte éternelle

juillet 21, 2021
Dans le film « Louxor », la réalisatrice britannique Zeina Durra raconte l’histoire d’une femme en quête de sens, qui revient dans cette ville et y retrouve un ancien amour.

La réalisatrice britannique Zeina Durra raconte l’histoire d’une femme en quête de sens, qui revient dans cette ville et y retrouve un ancien amour. Mais ce conte antique sonne un peu faux.

Le Nil, démesuré, s’affiche en vision panoramique. Nous sommes bien en Égypte, et la frêle silhouette d’une jeune femme se superpose à la cité, comme figée dans son glorieux passé : vestiges antiques, ceux du tombeau KV10 de la vallée des Rois ; hôtel au charme suranné, le Winter Palace, où fut annoncée la découverte du tombeau de Toutankhamon et où Agatha Christie écrivit Mort sur le Nil

L’héroïne, Hana (interprétée par la Britannique Andrea Riseborough), est encore jeune. C’est une médecin anglaise travaillant dans l’humanitaire, qui a vécu des traumatismes sur des terrains de conflits, à la frontière du Liban et de la Syrie, et qui a eu besoin de faire un break. Pourquoi à Louxor et non dans son pays d’origine ? On ne le saura jamais vraiment. Mais la présence dans la ville d’un ancien amant, Sultan (le Franco-Libanais Karim Saleh), y est sans doute pour quelque chose. Le quadra est archéologue, et, à travers lui, Hana peut aussi se connecter au passé glorieux de la Cité, aux messages que véhiculent ses symboles.

La greffe ne prend jamais vraiment

Sur les sites de fouilles, Hana semble en effet d’abord creuser en elle-même. C’est une femme qui cherche sa place dans un monde d’hommes, désirants. Une femme qui se pose des questions sur la maternité. Une femme en quête de sens, d’insouciance, qui espère peut-être renaître comme Râ, chaque matin, sur sa barque solaire. Certains personnages secondaires comme l’archéologue Salima (interprétée par Salima Ikram, une véritable égyptologue égyptienne, professeure à l’université du Caire) vont tenter de l’aider dans sa reconquête d’elle-même.

Hana est seule, blanche, c’est une étrangère ancrée dans le présent, et pourtant, la réalisatrice Zeina Durra veut nous montrer sa connexion de plus en plus profonde à l’Égypte éternelle et à son mystère. Hana fuit les Occidentaux riches et bruyants de son palace, s’amuse des cars de touristes chinois, et cherche dès qu’elle peut à converser avec les locaux : chauffeurs de taxi, conducteurs de bateaux, archéologues…

Paradoxalement, la greffe que la réalisatrice souhaite mettre en scène ne prend jamais vraiment. La taiseuse et nacrée Hana semble toujours comme posée dans les décors grandioses de la ville. Elle garde une certaine distance avec les autochtones, même lorsqu’elle a l’occasion de parler avec eux. L’Égypte actuelle, ses crises à répétition, son oppression sécuritaire, ses désordres économiques, n’apparaissent jamais à l’écran. On ne croit pas non plus vraiment à l’histoire qui la relie à Sultan : il est question d’une rivale qui disparaît trop rapidement. Les querelles des anciens amants sonnent un peu faux… Surtout, cette romance qui semble devoir rythmer le récit manque singulièrement de densité. Comme pour une rapide visite guidée d’un beau monument, le film, bien que sincère et parfois touchant, reste ainsi malheureusement en surface.

Louxor, de Zeina Durra, 1h27, sortie en France le 21 juillet.

Film « Louxor »

Avec Jeune Afrique par Léo Pajon

Égypte, Sénégal, Guinée… Où vont les investissements de l’ère post-Covid ?

juin 21, 2021
Le mégaprojet de « nouvelle capitale administrative du Caire », en Égypte, le 7 mars 2021.

Si les investissements étrangers en Afrique ont dégringolé en 2020 sur le continent, plusieurs secteurs (énergie, mines…) et un certain nombre de pays ont su tirer leur épingle du jeu.

On se doutait que le millésime 2020 des investissements étrangers serait plus que médiocre en raison de la pandémie et de la chute des prix des produits de base.

Pourtant, avec une baisse de 16 % (40 milliards de dollars en 2020 contre 47 en 2019), l’Afrique semble faire en la matière moins mal que l’Europe (- 80 %) ou l’Amérique du Nord (- 40%), si l’on en croit le Rapport 2021 sur l’investissement dans le monde publié ce 21 juin par la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (Cnuced).

Les énergies renouvelables résistent

« Oui, l’Afrique fait moins mal que d’autres continents, mais il faut regarder plus en détail ces flux, relativise Alexandre Dabou, spécialiste de la division investissement et entreprises de la Cnuced. La forte baisse des pays développés est due à la chute des flux de transit ou des prêts interentreprises. Alors qu’en Afrique, la baisse concerne les projets nouveaux et les fusions-acquisitions ».

En effet, les annonces de nouveaux projets y ont chuté de 62 % (22 milliards de dollars en 2020 contre 77 en 2019). Les fusions-acquisitions transfrontalières, elles, ont reculé de 45 % (3,2 milliards contre 5,8).

Bonne nouvelle, les projets d’investissements dans les énergies renouvelables font exception à ce recul généralisé puisqu’ils ont augmenté de 28 % pour atteindre 11 milliards de dollars contre 9,1 milliards en 2019.

Progression de l’Afrique centrale

Si l’on fait le tour du continent, on remarque que l’Afrique du Nord est la région la plus pénalisée (- 25 %) bien que l’Égypte demeure la première destinations du continent pour les investissements étrangers et que les investissements au Maroc demeurent en croissance (+3 %).

Viennent ensuite l’Afrique de l’Ouest (-18 %), où se distinguent le Sénégal (+39 %), en raison de sa politique énergétique notamment dans le solaire, la Guinée, où le flux d’investissement dans le secteur minier a été multiplié par six, et dans une moindre mesure le Nigeria (+ 3 %), l’Afrique de l’Est (-16 %), l’Afrique australe (-12 %).

Ce sont également les projets énergétiques qui ont permis à l’Afrique centrale – pourtant mal en point au plan macroéconomique – de bénéficier d’une progression de ses investissements étrangers (+3,3%).

Faibles budgets de relance

Les cinq principaux bénéficiaires des investissements étrangers sur le continent sont l’Égypte, le Congo, l’Afrique du Sud, l’Éthiopie et le Nigeria. Les cinq pays qui ont connu la plus forte chute des investissements sont le Malawi (-88 %), la Guinée Bissau (-72 %), le Swaziland (-69 %), le Rwanda (-62 %) et le Mali (-52 %).

Les cinq pays qui les ont vu le plus progresser sont Sao Tomé (+95 %), le Togo (+85 %), la République centrafricaine (+36 %), le Congo (+19 %) et la Guinée équatoriale (+17 %).

Les perspectives de reprise semblent modestes, soit +5 % en moyenne en 2021, selon le rapport de la Cnuced. « Les investissements en Afrique ne vont pas revenir rapidement à leur croissance antérieure, prédit Alexandre Dabou. Beaucoup de ses pays connaissent des faiblesses structurelles qui freinent les investisseurs et ils n’ont guère de marge budgétaire pour relancer leur économie ».

Zlecaf, entraînement… Les raisons d’y croire

Plusieurs facteurs font tout de même espérer une embellie. « La reprise mondiale générera une augmentation de la demande de métaux et d’énergie dont l’Afrique est productrice et donc des investissements dans ces secteurs », assure l’analyste qui compte aussi sur une reconfiguration des chaînes de valeur mondiales qui « prendront une dimension plus régionale ».

En ce sens, « l’adoption du protocole d’investissement de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) donnera un élan aux investissements intercontinentaux », estime-t-il.

Sans oublier que les milliers de milliards de dollars qui vont être injectés par les pays riches dans la relance de leur économie auront forcément un effet d’entraînement sur l’Afrique. Celle-ci pourrait ainsi bénéficier d’une hausse des investissements industriels de groupes tentés par la proximité du continent avec l’Europe ou avec l’Asie.

Avec Jeune Afrique par Alain Faujas

Barrage sur le Nil : reprise des négociations à Kinshasa

avril 5, 2021
Félix Tshisekedi, le 13 janvier 2021, lors d’une réunion du Bureau de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine.

L’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan ont repris dimanche à Kinshasa leurs négociations autour du méga-barrage éthiopien sur le Nil bleu, une centrale hydro-électrique présentée comme vitale par Addis-Abeba et perçue comme une menace par Le Caire et Khartoum.

Les ministres des Affaires étrangères et des questions hydrauliques des trois pays se sont retrouvés en présence du président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, qui exerce la présidence annuelle de l’Union africaine (UA) depuis février. »La réunion de Kinshasa se fixe comme objectif de déclencher une nouvelle dynamique », a déclaré à cette occasion le président congolais.

« Je vous invite tous à prendre un nouveau départ, à ouvrir une ou plusieurs fenêtres d’espoir, à saisir toutes les opportunités, à rallumer le feu de l’espérance », a-t-il plaidé, saluant la volonté des participants de « chercher ensemble des solutions africaines aux problèmes africains ».

« La dimension humaine est à placer au centre de ces négociations tripartites », a-t-il ajouté, en défendant le droit des habitants des trois pays « à l’eau à l’alimentation et la santé ».

Source de tensions

L’ambassadeur des États-Unis, Mike Hammer, était également présent à l’ouverture des travaux de cette réunion présentée comme « la conférence ministérielle de Kinshasa sur la poursuite des négociations tripartites » sur le barrage de la Grande renaissance éthiopienne (GERD).

La conférence doit se conclure ce lundi.

Le GERD est une source de tensions entre les trois pays depuis la pose de la première pierre il y a tout juste dix ans en avril 2011.

Il est construit sur le Nil bleu (un bras du fleuve qui fait jonction avec le Nil blanc à Khartoum), dans le nord-ouest de l’Éthiopie, près de la frontière avec le Soudan. Il pourrait devenir le plus grand barrage hydro-électrique d’Afrique avec une capacité annoncée de près de 6 500 mégawatts.

Énergie vitale

Addis-Abeba a annoncé en octobre que la première phase des opérations de remplissage a été menée en août 2020

L’Éthiopie affirme que l’énergie hydroélectrique produite par le barrage sera vitale pour répondre aux besoins en énergie de ses 110 millions d’habitants.

L’Égypte, qui dépend du Nil pour environ 97% de son irrigation et son eau potable, considère le barrage éthiopien comme une menace pour son approvisionnement en eau.

Le Soudan quant à lui craint que ses propres barrages ne soient endommagés si l’Éthiopie procède au remplissage complet du GERD avant qu’un accord ne soit conclu.

Par Jeune Afrique avec AFP

Égypte: Le tombeau de Toutankhamon et autres objets maudits

mars 21, 2021
Le masque d’or de Toutankhamon au musée égyptien du Caire, en 2015.

La lecture de cet article n’est pas recommandée aux âmes sensibles, il y est question d’objets pouvant vous faire passer de vie à trépas… Pour traverser l’Achéron, votre guide sera l’auteur J.W. Ocker.

C’est bien connu, il ne faut ni s’aventurer dans les cimetières la nuit, ni profaner les tombes des morts. Quant aux sépultures égyptiennes, mieux vaut s’en tenir éloigné, conseil d’expert. C’est en tout cas la leçon que nous donne l’histoire du tombeau de Toutankhamon, telle que la raconte l’auteur J. W. Ocker, créateur du site OTIS (Odd Things I’ve Seen) dans son livre Maudits, histoires et légendes des objets ensorcelés (éditions Cernunos, (mal) traduit par Isabelle Pernot, 338 pages, 24,95 euros).

Né aux alentours de 1345 avant Jésus-Christ, Toutankhamon serait le fils d’Akhenaton et de sa propre sœur. Onzième pharaon de la XVIIIème dynastie (Nouvel empire), il a régné moins d’une dizaine d’années entre ses neuf ans et sa mort, vers 18 ans. Celle-ci reste aujourd’hui encore bien mystérieuse, diverses hypothèses ayant été avancées, de l’infection généralisée suite à une blessure à l’accident de char, en passant par le paludisme…

Le mécanisme fatal de la malédiction enclenché

Mais si le jeune et beau pharaon demeure aujourd’hui encore l’un des plus célèbres, c’est surtout en raison de la découverte de son tombeau, riche de quelque 5 000 artéfacts, en 1922. Et de la malédiction que cette découverte par Howard Carter semble avoir libérée. Vous n’y croyez pas, mécréant que vous êtes ? Alors écoutez bien cette histoire que nous raconte dans le détail J. W. Ocker. Avec cet humour provocateur qui traverse tout son livre : « En 1922, Toutankhamon est arraché au repos éternel. Son tombeau avait jusque-là résisté aux nombreux pilleurs de la Vallée des Rois pendant des siècles. Aujourd’hui, tout le monde connaît son nom, car c’est grâce à lui que l’ancienne Égypte est redevenue « cool » en Occident. »

Carter fouille le désert depuis 1917 à la recherche de ce tombeau, et en novembre 1922, son mécène, George Herbert, cinquième comte de Carnarvon, envisage de lui retirer son financement.  La découverte d’une série de seize marches s’enfonçant dans le sable et menant à une porte scellée change la donne… L’ensemble est aussitôt recouvert et c’est un peu plus tard, en présence de Lord Carnarvon, qu’est déblayé le passage menant à la porte où sont gravés les symboles de Toutankhamon. Il faut plusieurs jours d’intenses travaux pour parvenir à l’ouvrir, mais la récompense est là : une antichambre remplie de trésors archéologiques, la plupart en or. Pendant sept semaines, les archéologues cataloguent tous les objets, impatients d’ouvrir la porte scellée derrière laquelle se trouve, sans doute, la momie de l’enfant-roi. La découverte fait le tour du monde, curieux et journalistes affluent. Mais une fois l’antichambre vidée, le site est fermé pour la saison et tout le monde reste sur sa faim, attendant de savoir si le pharaon est bien là.

Malheureusement, la simple ouverture du tombeau a déjà enclenché le mécanisme fatal de la malédiction… À Assouan où il se trouve, Lord Carnarvon se fait piquer par un moustique. Incident banal s’il en est qui va pourtant le conduire droit à la mort. En se rasant, le Lord entaille la piqûre… et succombe peu de temps après d’une septicémie. Carnarvon avait vendu au Times l’exclusivité des droits autour de la découverte du tombeau et les autres journalistes, penauds, étaient donc tenus à distance. Est-ce pour cette raison que la rumeur d’une malédiction se répand vite ? Quand on n’a rien à écrire, on invente, on brode, on imagine… « Sir Arthur Conan Doyle aide la rumeur à se répandre en affirmant que des esprits de la nature appelés élémentaires (mon cher Watson) se sont sûrement vengés de Carnarvon parce qu’il a ouvert le tombeau qu’ils devaient protéger, écrit Ocker. L’écrivaine Marie Corelli déclare posséder un livre égyptien très rare selon lequel les tombeaux royaux abritent des poisons secrets pour punir les profanateurs. »

Autour de Carnarvon, on compte plusieurs victimes. Un cobra aurait mangé son canari le jour de l’ouverture du tombeau, tandis que son chien aurait trépassé exactement le même jour que lui…

En 1923, Carter atteint la chambre mortuaire où il trouve la momie du pharaon, son célèbre masque mortuaire et un cercueil en or. Peu après, les morts s’enchaînent. George Jay Gould, magnat des chemins de fer, meurt d’une pneumonie peu de temps après avoir visité la tombe. L’aristocrate égyptien Ali Kamel Fahmy Bey est, lui, abattu par sa femme. Audrey Herbert, la sœur de Lord Carnarvon, meurt aussi en 1923 d’une septicémie. Un an plus tard, c’est au tour d’Archibald Douglas Reid, qui a radiographié le sarcophage, de succomber à une « maladie mystérieuse ». Quant au gouverneur du Soudan, Sir Lee Stack, qui fut l’un des premiers visiteurs du tombeau, il est assassiné au Caire.

Liste morbide

Ce n’est pas tout. En 1926, l’égyptologue français Georges Bénédicte meurt après une chute à l’extérieur du tombeau. En 1928, Arthur Mace, membre de l’équipe de Carter, décède d’un empoisonnement à l’arsenic après avoir dû quitter l’Égypte pour des problèmes de santé. La liste morbide ne s’arrête toujours pas. En 1929, un demi-frère de Carnarvon, Mervyn Herbert, décède d’une pneumonie. « Cette même année, le capitaine Richard Bethell, qui effectue divers emplois pour Carnarvon et Carter, meurt dans son lit dans des circonstances suspectes. Quelques mois plus tard, son père se jette par la fenêtre de son appartement situé au septième étage. Il laisse un mot stipulant : « Je ne supporte plus ces horreurs. »

À QUOI D’AUTRE S’ATTENDRE QUAND ON PROFANE LES DÉFUNTS ET QU’ON RÉCUPÈRE LES TRÉSORS DESTINÉS À L’APRÈS-VIE D’UNE CULTURE OBSÉDÉE PAR LA MORT ET L’ÉTERNITÉ ? »

Et que découvre-t-on en extrayant Toutankhamon de ses bandelettes ? Une blessure à la joue semblable à celle qui a causé la mort de Lord Carnarvon… « En fin de compte, la malédiction du tombeau de Toutankhamon reste célèbre parce qu’elle est logique, écrit J.W. Ocker. À quoi d’autre s’attendre quand on profane les défunts et qu’on récupère les trésors destinés à l’après-vie d’une culture obsédée par la mort et l’éternité ? S’il existe des choses maudites en ce bas monde, le tombeau d’un souverain égyptien en fait forcément partie. » Il n’empêche, le découvreur de la tombe, Howard Carter, a survécu vingt ans à la malédiction. Il est mort à Londres, à 64 ans, des suites d’un lymphome de Hodgkin… Quand au pharaon, « [il] est visible dans son tombeau, tandis que la plupart de ses trésors sont exposés au musée égyptien du Caire ou dans les musées du monde entier grâce à des expositions itinérantes qui répandent la malédiction sur toute la planète. »

Si vous êtes toujours vivant après avoir visité l’une de ces expositions, pas d’inquiétude, J.W. Ocker a en réserve bien d’autres objets maudits dont vous aurez à cœur de connaître l’histoire : le diamant Hope, la tombe de Shakespeare, la « momie malchanceuse », la bague de Rudolph Valentino, la chambre d’ambre, l’horloge astronomique de Prague, la Porsche 550 Spyder de James Dean, les poupées Annabelle et Robert…Bref, à la toute fin, il y a de fortes chance que vous mourriez. Désolé.

Avec Jeune Afrique par Nicolas Michel