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Un Canadien force la mise en quarantaine de 1500 personnes en Égypte

mars 8, 2020

 

Le nombre de personnes infectées en Egypte est passé de 3 à 15 depuis vendredi, après la découverte de 12 nouveaux cas à bord d’un navire de croisière sur le Nil.
© -/Getty Images Le nombre de personnes infectées en Egypte est passé de 3 à 15 depuis vendredi, après la découverte de 12 nouveaux cas à bord d’un navire de croisière sur le Nil.
Les autorités égyptiennes ont pris les grands moyens pour éviter la propagation du coronavirus après la découverte d’un cas positif de COVID-19 chez un Canadien de 54 ans, originaire de l’Alberta.

Il s’agit d’un expert pétrolier qui travaille pour l’une des plus grandes compagnies opérant dans le désert oriental, non loin de la frontière libyenne.

Le Canadien – que nous omettons d’identifier pour des raisons de confidentialité – est arrivé en Égypte à la fin du mois de février, en provenance du Canada, après un transit de quatre heures dans une capitale européenne.

Ce n’est que neuf jours après son arrivée en Egypte que les symptômes, qu’il croyait liés à une grippe, se sont aggravés, le poussant à consulter un médecin sur son lieu de travail.

Une fois son infection confirmée, il a été transporté dans une ambulance auto-désinfectante à l’hôpital Al-Naguila, à Marsa Matrouh, une localité au bord de la Méditerranée, à deux heures de route du champs gazier où il travaille et réside.

C’est cet hôpital que les autorités ont désigné pour soigner toutes les personnes atteintes du coronavirus sur son sol.

Selon un porte-parole du ministère de la Santé, l’homme de 54 ans se trouve « dans un état stable ».

Des employés aéroportuaires prennent la température des voyageurs qui arrivent au Caire.

© /Getty Images Des employés aéroportuaires prennent la température des voyageurs qui arrivent au Caire.
1500 personnes confinées
Les autorités ont également affirmé avoir mis en quarantaine 1500 personnes ayant été en contact avec lui, dont un chauffeur, des employés de maison, mais surtout des collègues qui l’ont côtoyé depuis son arrivée, ainsi que des voisins. Il doivent rester isolés pendant une quinzaine de jours dans trois centres différents, mis sur pied sur leur lieu de travail, dans le désert oriental.
1427 autres personnes, ayant « possiblement » été en contact avec le Canadien hospitalisé, sont quant à elles confinées à domicile avec une surveillance quotidienne. L’homme infecté aurait, depuis son arrivée, visité quatre champs pétroliers et gaziers sur les 500 qu’exploite la compagnie dans la région.

Une équipe de trente médecins et infirmiers, ainsi que six ambulances, dont trois auto-désinfectantes, ont été mis à leur disposition, selon le ministère de la Santé.

Nader Saad, un porte-parole du gouvernement, a par ailleurs assuré que sept personnes ayant été en contact direct avec le Canadien ne sont pas infectées, selon les résultats de leur test. Il assure toutefois qu’ils resteront en quarantaine pendant une quinzaine de jours avec les 1500 autres personnes « par mesures de précaution ».

Jointe par téléphone en Alberta, l’épouse du Canadien infecté n’a pas voulu donner de commentaires aux médias. Elle confirme toutefois que son mari se trouve présentement en Égypte.

Dans un message envoyé à Radio-Canada par courriel, Krystyna Dodds, porte-parole d’Affaires mondiales Canada assure qu’Ottawa est « au courant du cas confirmé de COVID-19 d’un citoyen canadien en Égypte ».

Miser sur la « transparence »

Les autorités égyptiennes ont essuyé des critiques au début de la crise du coronavirus en raison du manque de transparence dans leurs communications. Les responsables démentaient la présence de cas confirmés dans ce pays de 100 millions d’habitants, alors que plusieurs personnes infectées ayant séjourné en Égypte ont été recensées en France, au Canada et aux États-Unis, entre autres.

Au Canada, les trois derniers cas confirmés concernent des voyageurs arrivés d’Égypte.

En réponse aux critiques, M. Saad a affirmé que son gouvernement travaille en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé et qu’il mise sur la transparence pour ne pas donner la fausse impression qu’on ne travaille pas. Des campagnes de sensibilisation pour guider les Égyptiens et leur fournir les informations nécessaires se sont multipliées et plus de 1800 tests ont été effectués jusque-là, selon lui.

Dimanche dernier, l’Egypte a illuminé trois célèbres sites historiques en signe de solidarité avec la Chine.

© /Getty Images Dimanche dernier, l’Egypte a illuminé trois célèbres sites historiques en signe de solidarité avec la Chine.
Samedi, les autorités égyptiennes ont confirmé la découverte de 33 nouveaux cas de COVID-19, portant le nombre total à 48. Les nouveaux cas sont des employés à bord d’un navire de croisière sur le Nil, très populaire auprès des touristes. 150 passagers, dont les nationalités n’ont pas été révélées, sont présentement en quarantaine à bord du navire.

Début février, l’Égypte avait suspendu certaines de ses liaisons avec la Chine et rapatrié environ 300 de ses ressortissants de la ville de Wuhan, foyer du virus. Début mars, la ministre égyptienne de la Santé, Hala Zayed, s’est rendue à Pékin pour témoigner de la « solidarité » de l’Égypte avec la Chine, où est apparue l’épidémie en décembre 2019

Avec Radio-canada par Rania Massoud

Mort de l’ex-président égyptien Hosni Moubarak

février 25, 2020

Le président égyptien Hosni Moubarak, au Caire en 2006.

Le président égyptien Hosni Moubarak, au Caire en 2006. © MEIGNEUX/SIPA

 

L’ancien raïs égyptien Hosni Moubarak, renversé par le soulèvement populaire du Printemps arabe de 2011, vient de décéder à 91 ans.

L’ex-président égyptien Hosni Moubarak vient de mourir ce 25 février à l’âge de 91 ans, à l’hôpital militaire Galaa au Caire, a indiqué à l’AFP son beau-frère le général Mounir Thabet. Face à un état de santé très altéré, il avait été placé, selon une information partagée par son fils Alaa sur les réseaux sociaux, en unité de soins intensifs sous respiration artificielle. La famille se trouvait toujours à l’hôpital mardi en milieu de journée, a ajouté le général en précisant que la présidence égyptienne se chargerait d’organiser les funérailles de Moubarak, qui a dirigé l’Egypte pendant trois décennies, entre 1981-2011.

Après sa chute à la faveur du Printemps arabe le 11 février 2011, plusieurs procédures judiciaires avaient été déclenchées contre l’ex-chef de l’État et ses proches. Il avait notamment été condamné en mai 2015 à trois ans de prison pour avoir détourné plus de 10 millions d’euros de fonds publics alloués à l’entretien des palais présidentiels.

Par jeuneafrique.com avec AFP

Coronavirus : Égypte, Algérie et Afrique du Sud, pays africains les plus exposés

février 10, 2020

Une modélisation détaille l’état de préparation et la vulnérabilité des États du continent face à l’importation du 2019-nCoV par des voyageurs aériens

Un expatrié chinois dans la China Town de Johannesburg, en Afrique du Sud, le 7 février 2020. LUCA SOLA/AFP

Quel sera le premier pays africain touché par le coronavirus ? A la date du dimanche 9 février, 24 pays ont notifié à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) des cas d’infection par le 2019-nCoV importés de Chine mais aucun cas n’a encore été confirmé sur le continent africain. Néanmoins, la Chine étant le premier partenaire commercial de l’Afrique et du fait des nombreuses liaisons aériennes existant entre Pékin et le continent, la préoccupation est grande vis-à-vis d’une possible introduction de ce nouveau coronavirus aisément transmissible.

Il apparaît que le risque d’importation du 2019-nCoV est très hétérogène selon les pays et que les plus susceptibles de découvrir sur leur territoire un cas importé ne disposent pas tous de la même capacité à y répondre. Le spectre d’une épidémie dans un pays au système sanitaire en pleine construction est en effet source d’inquiétude forte.

Or, selon une modélisation, un groupe de trois États se situe dans le trio de tête des pays les plus menacés par une arrivée du virus : l’Égypte, l’Algérie et l’Afrique du Sud. Ils sont suivis d’un second groupe constitué, lui, du Nigeria et de l’Éthiopie.

Trafic aérien Chine-Afrique

C’est une équipe internationale, dirigée par Vittoria Colizza (Institut Pierre-Louis, Inserm – Sorbonne Université) qui a publié ce travail vendredi sur le site medrxiv.org une modélisation du risque pour les pays africains. Pour cela, les auteurs – y compris le chercheur ivoirien Serge Paul Eholié – ont croisé plusieurs paramètres. D’une part, le risque lié à l’ampleur des flux de voyageurs vers l’Afrique au départ des différentes provinces de Chine, à l’exception de celle du Hubei, épicentre de l’épidémie, en raison de l’interdiction des vols aériens que les autorités chinoises lui ont imposée à partir du 23 janvier. D’autre part, la vulnérabilité de chaque État africain face à une urgence épidémique et ses capacités à parer à l’éventualité d’une importation de cas.

Les chercheurs ont estimé ce risque en s’appuyant sur les données du trafic aérien Chine-Afrique au cours de l’année écoulée, sur le nombre de cas confirmés et la taille de la population dans chacune des provinces chinoises. Les auteurs ont pris en compte ces données d’incidence et les trois aéroports ayant le plus gros trafic aérien dans chaque province. Puis ils ont calculé la probabilité pour une ville chinoise d’être le point de départ d’une personne infectée pour chacun des pays africains sachant qu’il existe des relations privilégiées entre certaines provinces chinoises et différents pays d’Afrique. Ce qui a montré que l’Égypte, l’Algérie et l’Afrique du Sud sont les trois pays sont les plus exposés à l’importation du 2019-nCoV par le biais aérien.

Les deux index de capacité et de vulnérabilité sont exprimés sur une échelle allant de 0 à 100. Plus le chiffre est élevé, plus le niveau de capacité est important et moins la vulnérabilité est grande. Chaque pays se voit donc attribuer une probabilité plus ou moins forte pour le risque d’introduction d’un cas importé de Chine, ainsi qu’un score de capacité et une note de vulnérabilité. Bien entendu, une même valeur d’indice peut recouvrir des points forts et des faiblesses différents selon les pays.

Égypte, Algérie et Afrique du Sud présentent des aptitudes de réponse allant de « modéré » à « élevé ». L’Égypte a ainsi un index de capacité à 87 sur 100 et un index de vulnérabilité à 53 ; l’Algérie obtient 76 en capacité et 49 en vulnérabilité et l’Afrique du Sud, elle, possède un index de capacité de 62 et un indice de vulnérabilité de 69.

Pour évaluer les capacités des pays africains, Marius Gilbert (Université libre de Bruxelles), Moritz Kraemer (Harvard University et Boston Children Hospital) et leurs collègues se sont servis de l’outil de l’OMS pour l’autoévaluation des Etats membres à mettre en œuvre les dispositions du règlement sanitaire international (RSI) permettant de gérer les questions de sécurité sanitaire. L’autre dimension, la vulnérabilité, a été évaluée au moyen d’un index rassemblant des données sanitaires, économiques, démographiques, ainsi que des données sur la dynamique de la maladie et le contexte politique national et international.

Dans le classement selon le risque décroissant d’introduction du nouveau coronavirus, deux pays fortement peuplés : le Nigeria et l’Éthiopie, avec des capacités modérées (respectivement 51 et 67) couplées à une vulnérabilité élevée (respectivement 27 et 38). Ce qui les place juste après le trio de tête.

Un troisième groupe comprenant le Maroc, le Soudan, l’Angola, la Tanzanie, le Ghana et le Kenya, ont des populations relativement similaires en nombre et un risque d’importation modéré. Cependant, l’index de capacité varie entre eux de 34 (Kenya) à 75 (Maroc) et ces pays possèdent un indice de vulnérabilité globalement bas (inférieur à 46), reflétant une faiblesse importante, à l’exception du Maroc (vulnérabilité évaluée à 56).

Expatriés africains

Le reste des 54 pays africains présentent un risque d’introduction du virus ainsi qu’une vulnérabilité allant de « bas » à « modéré » et, pour la majorité d’entre eux, un score de capacité relativement bas, à l’exception de la Tunisie et du Rwanda.

Bien sûr, comme dans toute modélisation, des facteurs peuvent modifier les prévisions. C’est le cas de la dynamique de l’épidémie en Chine même. Les auteurs citent par exemple les conséquences d’une éventuelle élévation significative du nombre de nouveaux cas dans la province du Guandong, qui augmenterait plus particulièrement le risque d’introduction du virus dans un groupe de pays composé du Cameroun, de la République démocratique du Congo (RDC), de Madagascar, du Mozambique, du Rwanda, du Sénégal et de la Tunisie. De même des restrictions sur les vols aériens entre la Chine et l’Afrique – le plus gros opérateur aérien africain Ethiopian Airlines représentant à lui seul la moitié de ce trafic – modifieraient ce risque.

« Avec notre travail de modélisation, nous voulons attirer l’attention des pays riches sur le danger que représente cette épidémie pour la santé mondiale. Nous pouvons le faire, car beaucoup de données sont disponibles et cela peut aider à mieux cadrer ce qui se passe », plaide Vittoria Colizza.

D’ores et déjà beaucoup de pays africains ont renforcé leur surveillance dans les aéroports avec des contrôles de température et des entretiens avec les passagers arrivant de Chine, ainsi que leurs campagnes de communication, comme les y encourage l’OMS. Personne n’a oublié que, lors de l’épidémie de Sras en 2002-2003, partie elle aussi de Chine, l’Afrique du Sud avait déclaré des cas d’infection. Il y a beaucoup d’expatriés africains travaillant ou étudiant en Chine et leur pays d’origine n’est souvent pas en capacité de les rapatrier faute de pouvoir les prendre en charge en les isolant à leur retour.

Le Monde.fr par Paul Benkimoun

À Louxor, trente sarcophages de plus de trois millénaires dévoilés

octobre 19, 2019

 

Trente cercueils en bois peint de plus de 3.000 ans et en excellent état ont été présentés après leur découverte à Assasif dans la Vallée des rois, dans le sud de l’Égypte.

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Le secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités Mostafa Waziri a fait état de la découverte de trente sarcophages dans la vallée des rois près de Louxor. KHALED DESOUKI/AFP

Trente sarcophages en bois peint de plus de 3.000 ans et en excellent état ont été dévoilés samedi après leur découverte à Assasif dans la Vallée des rois près de Louxor, dans le sud de l’Egypte. «C’est la première découverte à Assasif par une équipe égyptienne d’archéologues, conservateurs et travailleurs», a dit le secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités Mostafa Waziri, lors d’une conférence de presse à Louxor.

Les sarcophages ont été découverts la semaine dernière à Assasif, une nécropole sur la rive occidentale du Nil, et des photos ont fuité avant même l’annonce officielle, qui a été faite samedi devant le temple de la reine Hatchepsout.

Les trente pièces en bois peint, qui ont servi de cercueils pour des hommes, des femmes et des enfants, ont été trouvées à un mètre sous terre, empilées les unes sur les autres en deux rangées. Ces sarcophages appartiendraient à une importante famille de prêtres.

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Les trente sarcophages découverts près de Louxor datent du Xe siècle avant J.C. KHALED DESOUKI/AFP

Des découvertes qui relancent le tourisme

Mostafa Waziri a souligné que les fouilles réalisées par les Occidentaux au XIXe siècle s’étaient concentrées sur les tombes de rois, tandis que les récentes fouilles égyptiennes ont révélé une «cachette des prêtres». Les trente objets retrouvés datent de la 22e dynastie, fondée il y a plus de 3.000 ans, au Xe siècle avant J.C.

Sur un fond jaune, on distingue des touches de couleur rouge ou verte, ainsi que des traits noirs. Des hiéroglyphes, diverses divinités égyptiennes, des oiseaux, des serpents ou encore des fleurs de lotus, y sont aussi représentés. «Nous avons juste effectué quelques retouches de première nécessité sur ces cercueils en très bon état. Ils sont considérés comme en bon état car il n’y avait pas d’implantation» humaine sur le site, a dit à l’AFP Salah Abdel-Galial, un restaurateur local du ministère des Antiquités, en montrant l’une des pièces.

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Deux sarcophages, dont celui d’un enfant, ont été découvert devant le temple d’Hatshepsout. KHALED DESOUKI/AFP

Selon le ministre des Antiquités Khaled El-Enany, les découvertes importantes, comme celle présentée samedi, avaient ralenti après la révolte populaire de 2011 qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir.

Depuis plusieurs années, les autorités égyptiennes annoncent régulièrement des découvertes archéologiques, dans le but entre autres de relancer le tourisme, mis à mal par l’instabilité politique et les attentats dans le pays depuis la révolution de 2011.

Par Le Figaro.fr et AFP agence

CAN : quand les Lions indomptables refusent d’embarquer pour l’Égypte

juin 22, 2019

Match Brésil/Cameroun, le 20 novembre 2018 © Frank Augstein/AP/SIPA 

À moins d’une semaine de son premier match, l’équipe camerounaise et le ministère des Sports ont négocié ferme autour du montant de la prime individuelle de participation à la phase finale de la CAN, repoussant au 21 juin le départ des footballeurs pour l’Égypte, initialement prévu la veille.

Après des stages à Madrid (Espagne) et Doha (Qatar), les Lions indomptables étaient de retour au Cameroun pour saluer leurs supporters. Et pour discuter, menaces de grève à l’appui, du montant de la prime individuelle de participation à la phase finale de la CAN. Une réunion s’est tenue dans la nuit du 20 au 21 juin au cabinet du ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi. Celui-ci était entouré de plusieurs joueurs dont Carlos Kameni, Eric-Maxim Choupo-Moting et Fabrice Ondoa, du président de la fédération, Seidou Mbombo Njoya ou encore de Clarence Seedorf, le sélectionneur néerlandais.

Le gouvernement proposait 20 millions de FCFA (30 500 euros), les joueurs voulaient le double. Mais les internationaux, qui ont décidé de décliner la dernière proposition qui leur a été faite, (5 millions de francs CFA), ont cependant décidé de mettre fin aux négociations et de monter dans leur avion pour rejoindre l’Égypte.

Crises récurrentes

Mais ceux-ci n’ont pas hésité à adresser une lettre aux médias, où ils ont pris soin de détailler tous les petits (ou gros) soucis rencontrés depuis le début de la préparation. Ils ont ainsi précisé que certains d’entre eux ont payé de leur poche, en totalité ou en partie, les billets d’avion pour rejoindre Madrid, que les primes prévues lors des stages n’avaient pas été payées, où encore que celles de TOP Sponsor tombent de manière très irrégulière.

Ce n’est pas la première crise qui oppose ainsi joueurs et administration camerounaise. À l’issue d’une de ces périodes de tension, un décret du président de la République, daté du 26 septembre 2014, imposait d’arrêter le montant des primes trois mois avant le coup d’envoi d’une CAN. Les Lions, dans leur courrier aux médias, déplorent que ce décret n’ait pas été appliqué pour la CAN 2019.

En revanche, les Camerounais n’encourent aucune sanction de la Confédération africaine de football (CAF) du fait de leur arrivée retardée en Égypte. « Le règlement stipule que les sélections sont tenues d’arriver au plus tôt cinq jours avant leur premier match », a expliqué à Jeune Afrique Constant Omari, le vice-président de l’instance. Or, celui des Lions indomptables contre la Guinée-Bissau est programmé au 25 juin.

Jeuneafrique.com par Alexis Billebaut et Franck Foute

Égypte : l’ancien président Mohamed Morsi meurt en plein procès

juin 17, 2019

L’ancien président égyptien, lors d’une audience de son procès, en mai 2016 (Archives). © Amr Nabil/AP/SIPA

Mohamed Morsi est mort ce lundi des suites d’un malaise après une audition devant le tribunal du Caire où se déroulait son procès. Il était âgé de 67 ans.

L’ex-président égyptien Mohamed Morsi est mort après une audition au tribunal au Caire à la suite d’un malaise, a annoncé ce lundi la télévision d’Etat égyptienne. L’ex-dirigeant avait été élu en 2012 après la révolte qui avait provoqué le départ d’Hosni Moubarak dans le cadre du printemps arabe. Il avait ensuite été renversé en 2013 par Abdel Fattah al-Sissi, l’actuel président.

Selon des sources sécuritaires et judiciaires, l’ancien président en détention depuis 2013 s’était exprimé devant le tribunal avant de s’effondrer, puis d’être conduit à l’hôpital où il est décédé. Il comparaissait dans une affaire d’espionnage en raison de contacts considérés comme suspects avec le Hamas palestinien, une émanation des Frères musulmans, et le Qatar, qui héberge le guide spirituel de la confrérie.

Erdogan salue un « martyr »

Mohamed Morsi, l’ex-président égyptien, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, le 30 septembre 2012 à Ankara. © Kayhan Ozer/AP/SIPA

Peu après l’annonce de sa mort, le président turc Recep Tayyip Erdogan a rendu hommage à l’ancien président égyptien, issu des Frères musulmans, qu’il a qualifié de « martyr ».

Mohamed Morsi, incarcéré depuis 2013, purgeait une peine de prison pour falsification de documents produits en vue de sa candidature à la présidentielle en 2012. Il avait été jugé dans plusieurs affaires, dont un dossier d’espionnage pour l’Iran, le Qatar et des groupes militants comme le Hamas à Gaza. Il a également été accusé de fomenter des actes de terrorisme.

Depuis sa destitution, son ancien ministre de la Défense, Abdel Fattah al-Sissi, a mené une répression sans merci contre l’opposition islamiste, et en particulier les Frères musulmans. Des milliers de membres du mouvement islamiste ont été emprisonnés.

Les années qui ont suivi le coup de force de l’armée ont vu une succession d’attaques visant les forces de l’ordre, avec des centaines de policiers et militaires tués, et une véritable insurrection jihadiste localisée dans le nord-Sinaï, région devenue un bastion du groupe État islamique.

« La marionnette des Frères musulmans »

Une manifestante pro-Morsi, au Caire en juin 2015 (archives). © Amr Sayed/AP/SIPA

Ingénieur de 67 ans, Mohamed Morsi fut le premier civil élu à la tête de l’Égypte. Issu d’une famille d’agriculteurs, il s’était affiché lors de la présidentielle de 2012 comme le garant des idéaux démocratiques de la révolte de 2011 déclenchée par la jeunesse libérale et laïque, mais à laquelle les Frères musulmans s’étaient ralliés, par opportunisme selon leurs détracteurs.

Il avait été surnommé « la roue de secours », remplaçant de dernière minute du premier choix des Frères musulmans, l’homme d’affaires Khairat al-Chater, inéligible, mais avait remporté le scrutin, de justesse, face à un cacique du régime de Hosni Moubarak.

Élu député « indépendant » de 2000 à 2005, ce technocrate a gravi les échelons des Frères musulmans sans se faire particulièrement remarquer. Emprisonné en 2006 pendant sept mois, il est brièvement incarcéré durant le soulèvement contre Hosni Moubarak en 2011. Après la révolte, il prend la tête du parti de la Liberté et de la Justice, vitrine politique des Frères.

Les manières simples et l’air affable de Morsi, marié et père de cinq enfants, avaient contribué à un certain état de grâce durant ses premiers mois de présidence. Puis il s’est rapidement attiré les foudres d’une grande partie de la population qui l’accusait d’être une « marionnette » aux mains des Frères en les aidant à accaparer tous les pouvoirs, tout en étant incapable de rétablir la sécurité ou de relancer une économie à genoux. Ses détracteurs retiennent également ses discours interminables souvent inintelligibles et ses maladresses et gaffes protocolaires lors des rencontres avec des chefs d’Etat.

Dans un pays sous la férule de l’armée depuis des décennies, les pro-Morsi soulignent qu’il a tenté d’évincer les militaires des principaux rouages de l’État, ce qui a causé sa perte. « Il était perçu comme la marionnette des Frères, dont il a placé des éléments à des postes-clés de l’administration, ce qui a irrité la bureaucratie au sommet et la population », estime Moustapha Kamel al-Sayyid, politologue.

La répression sanglante de 2013

Un policier lors de la répression des maniferstations pro-Morsi, en 2013 au Caire (archive). © Heba Khamis/AP/SIPA

Les crises se sont succédé, et un an après son élection, le 30 juin 2013, des millions d’Égyptiens sont descendus dans la rue pour réclamer son départ. Son tombeur, l’ex-chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, a invoqué ce mouvement pour justifier la destitution de Morsi trois jours plus tard et lancer une sanglante répression contre ses partisans.

Policiers et soldats ont tué plus de 1 400 manifestants pro-Morsi en quelques mois. Des centaines ont été condamnés à mort, dans des procès de masse expéditifs, qualifiés par l’ONU de « sans précédent dans l’Histoire récente » du monde.

Depuis sa destitution par l’armée dirigée alors par Abdel Fattah al-Sissi, élu ensuite président, Mohammed Morsi a été condamné à un total de 45 ans de prison dans deux affaires – incitation à la violence contre des manifestants fin 2012 et espionnage au profit du Qatar. Il était par ailleurs jugé dans deux autres procès après l’annulation de deux verdicts prononcés contre lui – une condamnation à mort et une réclusion à perpétuité.

Au cours de ses procès, il apparaissait dans le box des accusés derrière des parois en verre insonorisées pour empêcher ses diatribes et ne cessait, prenant un air martial un peu forcé, de se présenter comme le président victime d’un « coup d’État » militaire.

Jeuneafrique.com avec AFP

Égypte: la justice confirme la peine de mort pour 13 islamistes

mai 7, 2019

 

La Cour de cassation égyptienne a confirmé mardi la peine de mort contre 13 membres d’un groupe islamiste, accusés de meurtres d’officiers des forces de sécurité et d’attentats à la bombe, a annoncé une source judiciaire.

Les accusés avaient été condamnés en décembre 2017 par un tribunal de Guizeh pour appartenance à Ajnad Misr («soldats de l’Egypte»), un groupe officiellement lancé en janvier 2014 et auteur de nombreuses attaques ayant ciblé des militaires, des policiers et des magistrats au Caire. «La Cour de cassation a rejeté l’appel interjeté par les accusés», a indiqué la source judiciaire. Cette décision s’applique également à d’autres membres du groupe, condamnés en décembre 2017, dont 17 à la prison à perpétuité (25 ans en Egypte), deux à 15 ans et sept à cinq ans. Cinq personnes avaient été acquittées. Le parquet suprême de la sûreté de l’Etat les avaient accusés d’appartenance à un groupe illégal, de meurtre et tentative de meurtre ciblant notamment des membres de l’armée, de la police et du pouvoir judiciaire ainsi que de menace à la sécurité et à la paix publiques et de planification du renversement du régime.

Après la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, à la faveur d’un vaste mouvement populaire contre ce dernier, les forces de sécurité ont été confrontées à des attaques régulières de groupes extrémistes. L’armée mène actuellement une vaste offensive contre le groupe Etat islamique (EI) dans le Nord-Sinaï (nord-est). Arrivé au pouvoir en 2014, le président Abdel Fattah al-Sissi a fait de la «stabilité» et de «la lutte antiterroriste» son cheval de bataille. Mais les ONG accusent régulièrement le régime de cet ancien maréchal et chef des armées de très graves violations des droits humains sous des prétextes sécuritaires.

Selon un rapport publié en avril par Amnesty International, l’Egypte occupait en 2018 le sixième rang mondial au classement des pays qui appliquent la peine de mort, avec au moins 43 personnes exécutées. «Le nombre de sentences capitales prononcées est monté en flèche jusqu’à atteindre 717 condamnations à mort, chiffre le plus élevé jamais enregistré par Amnesty International dans le pays», avait souligné l’ONG.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Égypte: 19 jihadistes liés au dernier attentat anticoptes tués par la police (Intérieur)

novembre 4, 2018

Le Caire – Dix-neuf jihadistes présumés liés à l’attentat anticoptes qui a fait sept morts vendredi à Minya, dans le centre de l’Egypte, ont été tués lors d’un échange de « tirs » avec la police, a annoncé dimanche le ministère de l’Intérieur.

Les 19 jihadistes présumés ont été retrouvés « dans le cadre de la poursuite des éléments terroristes impliqués dans la mise en œuvre d’opérations hostiles dans le pays, dont la dernière attaque armée qui visait des citoyens lors de leur retour du monastère de Saint-Samuel », a précisé le ministère.

Au moins sept personnes ont été tuées et sept blessées vendredi dans un attentat revendiqué par le groupe État islamique (EI) contre un bus transportant des fidèles chrétiens coptes près du monastère de Saint-Samuel en plein désert, dans la province de Minya.

Des raids ont été menés dans les zones montagneuses du désert occidental de la province de Minya pour retrouver ces « éléments terroristes en fuite », a-t-on ajouté de même source.

« Les éléments terroristes ont ouvert le feu sur les forces (de sécurité), qui ont répliqué », a expliqué le ministère.

Les jihadistes de l’EI s’en prennent régulièrement aux coptes, qui représentent environ 10% de la population de près de 100 millions d’habitants. Plus d’une centaine de personnes sont mortes dans une série d’attaques anticoptes depuis fin 2016.

En mai 2017, 28 pèlerins coptes, dont de nombreux enfants, avaient été tués à Minya par des hommes armés, alors qu’ils voyageaient eux aussi à bord d’un bus dans le même secteur que l’attaque de vendredi.

L’Egypte avait alors répondu à cette attaque par des frappes aériennes contre des camps jihadistes en Libye voisine.

Romandie.com avec(©AFP / 04 novembre 2018 11h13)                                                        

Égypte: 17 condamnations à mort pour des attentats contre des églises

octobre 11, 2018

Vue générale d’une église visée par une attaque revendiquée par l’EI à Tanta, dans le nord de l’Egypte, prise le 11 avril 2017, soit deux jours après l’attentat / © AFP/Archives / KHALED DESOUKI

Dix-sept personnes ont été condamnées à mort jeudi par un tribunal militaire, pour des attentats contre des églises en 2016 et 2017 ayant fait 74 morts au total, a-t-on appris de sources judiciaire et sécuritaire.

Par ailleurs, selon les mêmes sources, 19 personnes ont été condamnées à la prison à perpétuité et 10 autres à des peines de 10 à 15 ans d’emprisonnement, dans ce dossier concernant les attentats du Caire, en décembre 2016, et de Tanta et Alexandrie (nord), en avril 2017. Ces attaques avaient été revendiquées par le groupe Etat islamique (EI).

Ces 46 accusés ont été reconnus coupable du meurtre de 74 personnes et de tentative de meurtre de 152 autres, présentes sur les lieux au moment des attentats, ont ajouté ces sources.

Les poursuites ont été abandonnées contre deux personnes, décédées pendant la procédure.

Peu après l’annonce du verdict jeudi, l’ONG Amnesty International, qui dénonce régulièrement la répression exercée en Egypte par les autorités, a réagi dans un communiqué.

Il n’y a « aucune justification » aux attentats ayant visé les églises coptes mais « prononcer une peine de mort collective après un procès militaire injuste ne dissuadera pas (les auteurs) de futurs attentats », a estimé Amnesty.

Dans un premier jugement prononcé en avril, 36 personnes avaient été condamnées à mort. Ce jugement avait alors été transmis au grand mufti, responsable religieux chargé de donner un avis non contraignant sur les peines capitales prononcées par la justice.

Jeudi, le tribunal, qui a repris l’affaire, a finalement condamné 17 personnes à la peine de mort.

Le 11 décembre 2016, un attentat suicide contre l’église copte Saint-Pierre et Saint-Paul au Caire avait fait 29 morts.

Le 9 avril 2017, en pleine célébration du dimanche des Rameaux, des kamikazes de l’EI avaient pris pour cible deux églises du nord de l’Egypte, à Tanta et à Alexandrie, faisant 45 morts.

Le président Abdel Fattah al-Sissi avait alors instauré l’état d’urgence, prolongé depuis à plusieurs reprises.

Les Coptes forment la plus importante communauté chrétienne d’Egypte, laquelle est estimée à environ 10% de la population.

Ils se plaignent de discriminations et sont victimes d’attaques régulières d’extrémistes. Depuis fin 2016, les attentats de l’EI ont tué plus d’une centaine de chrétiens.

Depuis la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, les autorités affrontent plusieurs groupes extrémistes, notamment dans le nord du Sinaï (est), théâtre d’une insurrection de l’EI.

Romandie.com avec(©AFP / (11 octobre 2018 15h49)

Melania Trump boucle sa tournée africaine en Égypte

octobre 6, 2018

La Première Dame des Etats-Unis Melania Trump en visite sur le site des pyramides de Guizeh, près du Caire, le 6 octobre 2018, lors de la dernière escale de sa tournée en Afrique / © AFP / SAUL LOEB

Souriante devant les caméras, à l’ombre des pyramides, la Première Dame américaine Melania Trump a bouclé samedi en Egypte sa tournée africaine marquée par des séances photos avec des éléphanteaux ou des écoliers, loin du tumulte politique qui agite Washington.

Au cours de ce voyage présenté comme une visite « diplomatique et humanitaire », Mme Trump a tenté de montrer une image attrayante de l’administration américaine.

Après avoir entamé son voyage mardi au Ghana, elle a effectué un arrêt au Malawi, puis au Kenya, avant de terminer samedi par l’Egypte.

Dans une rare prise de parole devant la presse samedi en Egypte, Mme Trump a affirmé que le but de son voyage était de « montrer au monde » que les Etats-Unis aident les pays africains.

Interrogée sur le fait que son mari aurait qualifié de « pays de merde » Haïti et des pays africains, elle a répondu: « personne ne m’en a parlé et je ne l’ai jamais entendu faire ces commentaires ».

Le voyage de Melania Trump intervient alors qu’à Washington le débat politique est vif à quelques semaines des élections de mi-mandat au Congrès où la majorité républicaine doit affronter en novembre un possible regain des démocrates.

La Première Dame des Etats-Unis Melania Trump est reçue par le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et son épouse Intissar Amer al-Sisi à son arrivée au palais présidentiel au Caire le 6 octobre 2018 / © POOL/AFP / DOUG MILLS

Par ailleurs, la classe politique est agitée par le processus controversé de confirmation comme juge de la Cour suprême de Brett Kavanaugh, accusé par plusieurs femmes d’agressions sexuelles ou de comportements déplacés dans sa jeunesse, ce qu’il nie fermement.

Répondant à la presse samedi, Mme Trump a jugé « hautement qualifié » M. Kavanaugh, mais s’est dans le même temps dite « heureuse » que l’une de ses accusatrices, Christine Ford, ait été entendue.

– « Froncements de sourcils » –

Selon Jennifer Lawless, professeure de Sciences politiques à l’Université de Virginie, le voyage de Mme Trump tombe à pic même s’il peut avoir été planifié avant que le scandale Kavanaugh n’éclate.

« C’est la meilleure chose qui puisse arriver à la Maison Blanche », dit-elle. « Cela envoie le message que la vie continue à la Maison Blanche », selon elle.

La Première dame des Etats-Unis Melania Trump sort de son véhicule le 1er octobre 2018 dans la base aérienne d’Andrews, dans le Maryland (Etats-Unis), avant de monter dans un avion militaire qui va la conduire en Afrique / © AFP / SAUL LOEB

Aux Etats-Unis comme sur la scène internationale, la Première Dame s’est jusqu’ici tenue à distance de l’action de son mari.

Jeudi, ce dernier l’a encouragé publiquement dans un tweet: « Notre formidable Première Dame, Melania, s’en sort très bien en Afrique. Les gens l’adorent, et elle les adore. C’est formidable à voir ».

Les premières étapes de l’opération séduction n’ont pourtant pas mobilisé les foules ni suscité de ferveur, et Mme Trump a essuyé de nombreuses critiques sur ses choix vestimentaires.

A son départ de la base aérienne d’Andrews lundi, elle s’est attirée de nombreux commentaires sur ses talons aiguilles à motif léopard.

Et le casque colonial qu’elle a porté au Kenya a soulevé une vague de critiques. Réseaux sociaux et presse internationale se sont emparés de ce qui en Afrique reste un symbole de la domination coloniale.

La Première Dame des Etats-Unis Melania Trump (G) lors d’un safari avec Nelly Palmeris (D), la responsable du Parc national de Nairobi dans la capitale du Kenya le 5 octobre 2018 lors d’une tournée en Afrique / © AFP / SAUL LOEB

« Melania Trump provoque des froncements de sourcils en Afrique avec un nouveau chapeau blanc », titrait notamment le New York Times vendredi.

Aux journalistes en Egypte, elle a déclaré: « J’aimerais que les gens se focalisent sur ce que je fais, pas sur ce que je porte ».

– Pyramides –

Quelques heures plus tôt, entourée de mesures de sécurité très strictes, la Première Dame a été accueillie à l’aéroport du Caire par l’épouse du président Abdel Fatah al-Sissi, Entissar al-Sissi. Elle s’est ensuite rendue au palais présidentiel où elle a rencontré M. Sissi.

Puis, elle a été conduite à l’ambassade américaine, avant de terminer sa visite par le site des pyramides de Guizeh, près du Caire. Posant au pied du Sphinx, elle arborait cette fois-ci un chapeau panama.

Melania Trump en visite au Fonds David Sheldrick pour la faune sauvage à Nairobi le 5 octobre 2018 / © AFP / SAUL LOEB

Mme Trump a quitté l’Egypte en fin d’après-midi.

La solide relation établie entre Le Caire et Washington après les accords de Camp David en 1978, a connu une période trouble après la destitution en 2013 du président issu des Frères musulman Mohamed Morsi.

L’aide militaire américaine à l’Egypte de 1,3 milliards de dollars, avait alors été temporairement suspendue en réaction à la répression contre les partisans de M. Morsi et aux violations des droits de l’Homme.

Pendant ce voyage africain, essentiellement destiné aux photographes et vidéastes de presse, Mme Trump a notamment donné le biberon à des éléphanteaux et fait un bref safari au Kenya.

Au Ghana, elle s’est rendue dans un ancien fort esclavagiste. Et à Lilongwe au Malawi, où elle a visité une école primaire jeudi, Mme Trump a été accueillie par des slogans anti-Trump.

Romandie.com avec(©AFP / (06 octobre 2018 18h40)