Posts Tagged ‘Egypte’

Le pape des coptes d’Égypte refuse de rencontrer le vice-président américain

décembre 9, 2017

Le Caire – Le pape Tawadros II de l’Église copte orthodoxe d’Égypte a annulé une rencontre avec le vice-président américain Mike Pence prévue en décembre au Caire, pour protester contre la décision unilatérale de Washington de déclarer Jérusalem capitale d’Israël, a annoncé l’Église samedi.

La décision annoncée mercredi par le président Donald Trump « a fait fi des sentiments de millions d’Arabes », a jugé l’Église dans un communiqué, ajoutant avoir décidé de ne pas recevoir Mike Pence au cours de sa visite en Egypte.

Cette décision intervient un jour après l’annulation par le grand imam d’Al-Azhar, influente institution de l’islam, d’une rencontre prévue avec Mike Pence pour les mêmes motifs.

Les coptes représentent près de 10% des 93 millions d’Égyptiens dans un pays où les musulmans sont majoritaires.

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2017 14h59)                   

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Les Émirats expulsent vers le Caire un candidat à la présidentielle

décembre 2, 2017

Le Caire – L’ex-Premier ministre égyptien Ahmed Chafiq, qui a récemment annoncé son intention d’être candidat à la présidentielle égyptienne, va être expulsé vers Le Caire par les Emirats arabes unis où il s’était exilé, ont indiqué samedi à l’AFP deux de ses proches.

Des responsables émiratis sont arrivés samedi au domicile de M. Chafiq et ont indiqué qu’il serait transféré en Egypte à bord d’un avion privé, a rapporté l’une des témoins de la scène.

M. Chafiq avait affirmé mercredi que les Emirats arabes unis l’empêchaient de quitter leur territoire, quelques heures après avoir annoncé son intention d’être candidat à la présidentielle de 2018 contre le président Abdel Fattah al-Sissi.

Ahmed Chafiq avait été candidat à l’élection présidentielle de 2012, mais il avait perdu de peu face à l’islamiste Mohamed Morsi. Peu après cette défaite, il avait été poursuivi par la justice égyptienne pour corruption et avait pris le chemin de l’exil aux Emirats arabes unis.

Désormais acquitté, son avocat avait affirmé qu’il était libre de revenir en Egypte.

Des responsables émiratis « sont venus le chercher chez lui et l’ont mis dans un avion privé. Ils ont dit qu’il retournerait au Caire car ils peuvaient seulement le renvoyer vers son pays d’origine », a rapporté la témoin.

L’avocate de M. Chafiq Dina Adly, a également confirmé sur Facebook que son client avait été « arrêté » pour être renvoyé en Egypte.

Romandie.com avec(©AFP / 02 décembre 2017 15h39)                                            

L’Égypte pleure les 305 morts dans l’attentat contre une mosquée

novembre 25, 2017

Des proches des victimes de l’attentat contre une mosquée qui a fait 235 morts et 109 blessés vendredi, attendent devant l’hôpital d’Ismaïlia le 25 novembre 2017 / © AFP / MOHAMED EL-SHAHED

Funérailles, prières, bandeaux noirs dans les médias: l’Egypte pleurait samedi les 305 personnes tuées la veille dans une mosquée, dont 27 enfants, l’attentat le plus sanglant dans l’histoire récente du pays.

Le Parquet égyptien a indiqué samedi qu’une trentaine d’hommes armés (EI) portant la bannière noire du groupe jihadiste Etat islamique (EI) avaient pris part au massacre des fidèles.

Toutes les victimes de l’attaque, l’une des plus meurtrières dans le monde depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, ont été inhumées samedi conformément à la tradition musulmane.

Quelques heures après la promesse du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi de « venger les martyrs », l’armée a procédé dans la nuit à des frappes aériennes dans la zone de l’attaque, où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne de l’EI.

Les avions ont visé « des véhicules utilisés dans l’attaque terroriste, tuant leurs occupants », a indiqué un porte-parole.

Encore non revendiqué, l’attentat survenu lors de la prière du vendredi dans la mosquée al-Rawda de Bir al-Abd, à 40km à l’ouest d’Al-Arich, capitale de la province du Nord-Sinaï, s’est soldé par au moins 305 tués et 128 blessés, selon un nouveau bilan fourni samedi par le Parquet égyptien.

Les assaillants, au nombre de 25 à 30, ont fait exploser une bombe avant de tirer à l’arme automatique sur les fidèles, a indiqué le Parquet. Cette attaque, rarissime dans une mosquée égyptienne, a laissé le pays en état de choc.

– ‘Terrorisme dans la maison de Dieu’ –

A l’aube, des milliers d’habitants de Mit Habib, un village voisin du lieu de l’attaque, ont assisté aux funérailles du directeur de l’école de Bir al-Abd, Al-Said Abou Eitta, et de son fils Ahmed, tous deux tués dans la mosquée.

Les corps portés sur les épaules, ils ont scandé en larmes: « Il n’y a de Dieu qu’Allah, le martyr est l’aimé de Dieu ». Des funérailles ont eu lieu dans toute la région.

A Ismaïlia, ville proche du canal de Suez dans le nord-est du pays, où les blessés ont été transportés pour être soignés, les proches se pressaient samedi aux abords de l’hôpital, attendant désespérément des nouvelles, a constaté une équipe de l’AFP.

« Le terrorisme dans la maison de Dieu », déploraient samedi les médias qui arboraient des bandeaux noirs en signe de deuil.

En fin de matinée, toutes les mosquées du pays ont dédié la prière aux « martyrs » de cet attentat et certaines devraient faire de même dans la soirée.

Le président Sissi a appelé les forces armées à édifier un mémorial en hommage aux victimes, rapportent les médias d’Etat.

Vendredi, des témoins ont déclaré que les assaillants avaient encerclé la mosquée avec des véhicules tout-terrain et qu’ils avaient ensuite posé une bombe à l’extérieur du bâtiment.

Après qu’elle a explosé, les hommes armés ont tiré sur les fidèles paniqués qui tentaient de fuir et mis le feu aux véhicules de ces derniers afin de bloquer les routes menant à la mosquée.

– Menaces –

Les hommes armés « sont entrés dans la mosquée, ils ont tué plus de personnes qu’ils n’en ont blessées », a raconté à l’AFP Magdy Rizk, blessé dans l’attaque.

« Ils portaient des masques et des uniformes militaires », a ajouté M. Rizk, précisant que les familles vivant dans cette zone majoritairement soufie avaient déjà subi des menaces de groupes extrémistes.

La mosquée al-Rawda est notamment fréquentée par des adeptes du soufisme, un courant mystique de l’islam honni par l’EI qui considère les soufis comme des hérétiques et polythéistes, le plus grand péché de l’islam.

L’attaque a été condamnée par de nombreux pays étrangers dont les Etats-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne, l’Iran ou l’Arabie saoudite.

Le grand imam d’Al-Azhar, principale institution de l’islam sunnite, le cheikh Ahmed el-Tayeb, lui-même d’obédience soufie, a condamné « l’attaque terroriste barbare », et le pape François s’est dit « profondément attristé par les pertes humaines ».

La branche égyptienne de l’EI mène régulièrement des attaques contre les forces de sécurité dans la péninsule du Sinaï, qui borde Israël et la bande de Gaza palestinienne, bien que la fréquence et l’ampleur de ces attaques contre les militaires aient diminué au cours de l’année écoulée.

Les jihadistes se sont tournés vers des cibles civiles, attaquant non seulement des chrétiens et des soufis mais aussi des habitants bédouins du Sinaï accusés de collaborer avec l’armée.

La précédente attaque la plus meurtrière en Egypte remonte à octobre 2015, lorsqu’un attentat à la bombe revendiqué par la branche égyptienne de l’EI avait coûté la vie aux 224 occupants d’un avion russe après son décollage de Charm el-Cheikh, station balnéaire du Sinaï.

Romandie.com avec(©AFP / 25 novembre 2017 14h07)

Au moins 235 morts dans l’attaque d’une mosquée au Sinaï égyptien

novembre 24, 2017

Des corps dans la mosquée de Rawda près d’Al-Arich, dans le Nord-Sinaï, en Egypte, suite à un attentat, le 24 novembre 2017 / © AFP / STRINGER

Au moins 235 personnes ont été tuées vendredi lors d’une attaque sans précédent contre une mosquée dans le nord du Sinaï menée par des hommes armés à l’heure de la grande prière, l’une des plus meurtrières en Egypte ces dernières années.

L’attaque, qui n’a pas été immédiatement revendiquée, a fait 235 morts et plus de 125 blessés parmi les fidèles, a indiqué la télévision d’Etat égyptienne.

Elle s’est produite autour de la mosquée Al-Rawda dans le village de Bir al-Abed, à l’ouest d’Al-Arich, la capitale de la province du Nord-Sinaï, région où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

D’après des responsables, les assaillants ont déclenché une explosion avant d’ouvrir le feu sur les fidèles, parmi lesquels se trouvaient notamment des conscrits de l’armée.

Le chef d’un groupe bédouin qui combat l’EI a par ailleurs déclaré à l’AFP que cette mosquée était connue comme un lieu de rassemblement de soufis, adeptes d’un courant mystique de l’islam considéré comme hérétique par le groupe jihadiste.

Depuis 2013 et la destitution par l’armée du président islamiste élu Mohamed Morsi, des groupes jihadistes dont la branche égyptienne de l’organisation Etat islamique (EI) attaquent régulièrement les forces de sécurité égyptiennes dans le nord du Sinaï.

De nombreux policiers et soldats, ainsi que des civils, ont été tués dans ces attaques.

La branche locale de l’EI a également revendiqué plusieurs attaques contre des civils, notamment des chrétiens et des soufis.

Plus de 100 chrétiens, essentiellement des Coptes, ont été tués depuis un an dans des attentats contre des églises ou des attaques ciblées dans le Sinaï et à travers le pays.

En février, les chrétiens d’Al-Arich avaient fui en masse après une série d’attaques violentes visant leur communauté.

Les jihadistes ont aussi décapité l’an dernier un chef soufi, l’accusant de pratiquer la magie, et kidnappé plusieurs adeptes du soufisme, libérés après s’être « repentis ».

L’Egypte est par ailleurs menacée par des jihadistes proches d’Al-Qaïda qui opèrent à partir de la Libye, à la frontière ouest du pays.

Un groupe s’appelant Ansar al-Islam (« Partisans de l’islam » en arabe) a revendiqué une embuscade en octobre dans le désert occidental égyptien qui a tué au moins 16 policiers.

L’armée avait ensuite mené des frappes aériennes en représailles, tuant le chef du groupe Emad al-Din Abdel Hamid, ancien officier militaire très recherché après qu’il a rejoint un groupe affilié à Al-Qaïda dans le bastion jihadiste libyen de Derna.

La présidence égyptienne a décrété trois jours de deuil national en hommage aux victimes de la mosquée Al-Rawda.

Romandie.com avec(©AFP / 24 novembre 2017 15h12)

Égypte: au moins 35 policiers et soldats tués dans des combats avec des islamistes

octobre 20, 2017

Le Caire – Au moins 35 policiers et soldats égyptiens ont été tués dans des affrontements avec des éléments islamistes dans le désert occidental, au sud-ouest du Caire, a-t-on appris vendredi de sources sécuritaire et médicale.

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a confirmé l’incident, survenu sur la route de l’oasis de Bahariya, tout en évitant de donner un bilan des membres des forces de sécurité tués.

Le communiqué a également précisé que plusieurs assaillants « terroristes » ont été tués lors des affrontements. Mais aucune précision n’a été donnée quant à leur nombre.

Les forces de sécurité, qui traquaient des militants islamistes dans la région, ont été attaquées vendredi en fin de journée sur la route menant à l’oasis de Bahariya, à moins de 200 km au sud-ouest du Caire, selon le ministère de l’Intérieur.

Selon une source proche des services de sécurité, leur convoi a reçu des tirs de roquettes. Des engins explosifs ont également été utilisés par les assaillants.

Le groupuscule extrémiste Hasm a revendiqué, dans un communiqué, l’attaque visant les forces de sécurité dans l’oasis de Bahariya.

Dans ce communiqué initial, le groupuscule a revendiqué la mort de 28 membres des forces de sécurité, ainsi que 32 blessés.

Depuis que l’armée a destitué en 2013 le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, des groupes extrémistes ont multiplié les attentats visant les militaires et la police.

Les autorités égyptiennes luttent principalement contre la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui multiplie les attentats dans le nord de la péninsule du Sinaï (est de l’Egypte).

Des centaines de soldats et de policiers ont péri dans ces attaques.

De son côté, Hasm a revendiqué depuis 2016 plusieurs attentats contre la police, des officiels et des juges, au Caire.

Dans leurs revendications, ces groupes n’ont jamais fait état d’une affiliation aux Frères musulmans.

Le groupe Etat islamique a également revendiqué plusieurs attentats meurtriers contre des églises coptes en décembre 2016 et avril 2017.

Au total, plus d’une centaine de Coptes ont été tués dans trois attaques au Caire, à Alexandrie et à Tanta (nord de l’Egypte).

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2017 02h47)                                            

Égypte: au moins six personnes arrêtées pour avoir brandi un drapeau arc-en-ciel

septembre 26, 2017

Le Caire – Au moins six personnes ont été arrêtées en Egypte après avoir brandi un drapeau arc-en-ciel symbole mondial de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT) lors d’un concert au Caire, a-t-on appris mardi de sources sécuritaires et judiciaires.

Elles sont accusées « d’indécence publique » et « d’incitation des jeunes à l’immoralité », selon les mêmes sources.

Le parquet national égyptien pour la sécurité de l’Etat mène l’enquête sur les faits qui ont eu lieu vendredi, lors du concert du célèbre groupe libanais « Mashrou’ Leila », très engagés dans la défense des personnes LGBT, selon une source judiciaire.

Parallèlement, un tribunal du Caire a condamné mardi à six ans d’emprisonnement un jeune étudiant pour « pratique de la débauche », ont indiqué des sources judiciaires.

Les autorités ont assuré qu’il avait assisté au concert de « Mashrou’ Leila » précisant toutefois que ceci n’avait pas de lien direct avec la condamnation.

Si la législation n’interdit pas l’homosexualité en Egypte, les hommes gays sont parfois arrêtés pour « incitation à la débauche » ou encore « mépris de la religion ».

En 2001, l’affaire dite du « Queen Boat » avait défrayé la chronique quand 52 personnes avaient été arrêtées par la police dans un club gay.

Plus récemment, en avril 2016, 11 hommes avaient été condamnés à des peines allant jusqu’à 12 ans d’emprisonnement pour « incitation à la débauche », provoquant une vague d’indignation internationale.

La police égyptienne n’hésite pas à utiliser la célèbre application de rencontre gay Grindr pour traquer les homosexuels.

L’affaire du drapeau arc-en-ciel brandi lors du concert de « Mashrou’ Leila », a provoqué une vive polémique ces derniers jours à travers les médias et sur les réseaux sociaux, entre les conservateurs et les défenseurs des libertés individuelles.

Groupe arabophone de rock alternatif très connu le monde, « Mashrou’ Leila » ne sera pas autorisé à se produire de nouveau en Egypte, a annoncé le très conservateur Syndicat des musiciens égyptiens.

Hamed Sino, leader du groupe libanais et ouvertement gay, est connu pour son engagement en faveur de la communauté LGBT.

En juin, la Jordanie avait interdit à « Mashrou’ Leila » de donner leur concert qui était prévu dans la capitale Amman à la suite de protestations de parlementaires conservateurs.

Romandie.com avec(©AFP / 26 septembre 2017 20h46)                                            

Égypte: une condamnation à vie contre l’ex-président Morsi confirmé

septembre 16, 2017

Le Caire – Une haute cour égyptienne a maintenu samedi une condamnation à vie contre l’ex-président égyptien islamiste Mohamed Morsi, dans le cadre d’un procès pour espionnage au profit du Qatar, ont indiqué une source judiciaire et son avocat.

Le verdict de la cour de Cassation, qui est final, confirme une peine de prison à vie (25 ans en Egypte) prononcée en 2016 contre M. Morsi pour avoir dirigé une « organisation illégale », a déclaré à l’AFP son avocat Abdel Moneim Abdel Maqsud.

Les autorités égyptiennes ont classé « groupe terroriste » la confrérie des Frères musulmans de M. Morsi.

Dans le cadre de la même affaire, concernant des documents secrets livrés au Qatar, la cour de Cassation a en revanche annulé la peine de 15 ans de prison dont le président déchu avait écopé pour subtilisation de documents d’Etat.

Doha, allié de M. Morsi, avait dénoncé sa destitution à l’été 2013.

Le verdict de la cour intervient alors que Le Caire a rompu début juin, à l’instar de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et de Bahreïn, ses relations diplomatiques avec le Qatar qu’ils accusent notamment de soutenir des groupes extrémistes, dont la confrérie des Frères musulmans. Doha nie ces allégations.

L’ancien président islamiste et ses partisans ont été la cible d’une répression sanglante après sa destitution en juillet 2013 par l’ex-chef de l’armée Abdel Fattah Al-Sissi, devenu président et qui dirige aujourd’hui le pays d’une main de fer.

Des centaines de partisans de M. Morsi, premier président démocratiquement élu d’Egypte, ont été tués dans des manifestations et des milliers d’autres ont été arrêtés.

L’an dernier, la Cour de cassation avait confirmé une peine de 20 ans de prison contre M. Morsi pour incitation à la violence contre des manifestants en 2012. Il s’agissait du premier verdict définitif pour l’ex-chef de l’Etat condamné dans plusieurs procès.

Romandie.com avec(©AFP / 16 septembre 2017 17h31)                                            

Égypte: 18 morts dans une attaque contre des forces de sécurité revendiquée par l’EI

septembre 11, 2017

Le Caire – Au moins 18 personnes sont mortes lundi dans le nord du Sinaï égyptien lors d’une attaque contre des forces de sécurité revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

« Huit soldats égyptiens sont morts et quatre véhicules blindés ont été détruits », a indiqué l’organisation jihadiste via son agence de propagande Amaq alors que des sources médicales et sécuritaires ont fait état d’un bilan de 18 morts.

Selon le ministère de l’Intérieur égyptien, qui parle de plusieurs morts sans autre précision, une voiture a explosé au passage d’un convoi des forces de sécurité dans la ville de Bir al-Abed, dans le nord de la péninsule du Sinaï.

L’attaque s’est produite sur la route reliant Al-Qantara à Al-Arich alors que les forces de sécurité menaient une opération de ratissage de la zone. Un véhicule s’est alors introduit dans le convoi avant d’exploser, a indiqué le ministère.

Des tireurs embusqués ont ensuite ouvert le feu, faisant également des morts et des blessés, a-t-on ajouté.

Il n’était pas possible dans l’immédiat de déterminer la présence de victimes civiles.

Depuis la destitution du président Mohamed Morsi issu des Frères musulmans à l’été 2013, les forces de sécurité égyptiennes affrontent dans le Sinaï un groupe jihadiste qui a depuis prêté allégeance à l’EI.

Il est responsable de la mort de plusieurs centaines de soldats et de policiers.

Romandie.com avec(©AFP / 11 septembre 2017 17h10)

Égypte: 41 morts dans un accident de trains

août 12, 2017

Sur le site de la collision de deux trains, le 12 août 2017 près d’Alexandrie en Egypte / © AFP / KHALED DESOUKI

Plus de 40 personnes sont mortes dans la collision de deux trains près d’Alexandrie dans le nord de l’Egypte, entraînant l’interpellation des deux conducteurs et la suspension de responsables de l’Autorité des chemins de fer.

Plusieurs heures après l’accident survenu vendredi après-midi, les ouvriers ont réussi à dégager et rouvrir samedi la voie ferrée très fréquentée qui permet de rejoindre la grande métropole d’Alexandrie, sur les bords de la Méditerranée, depuis la capitale égyptienne.

Toute la nuit, à la lumière des projecteurs, les sauveteurs ont fouillé les carcasses des wagons à la recherche de victimes après l’un des plus graves accidents de train survenu en Egypte, selon des journalistes de l’AFP sur place.

Depuis l’accident, le bilan n’a cessé de monter. Samedi, le ministère de la Santé a fait état de 41 morts et de 132 blessés dont 53 étaient toujours hospitalisés.

Sur les lieux du drame, des couvertures blanches couvertes du sang des victimes étaient éparpillées.

Durant des heures, les ambulances ont effectué des rotations pour emmener les blessés, allongés dans un champ le long du train, vers les hôpitaux d’Alexandrie.

L’accident s’est produit à l’entrée de la métropole septentrionale quand un train a percuté l’arrière d’un autre, arrêté sur la voie en raison vraisemblablement d’une panne, selon l’Autorité des chemins de fer.

– ‘Comme une explosion’ –

Les deux trains se dirigeaient vers Alexandrie, l’un depuis Le Caire, l’autre depuis Port Saïd (est).

En raison du choc violent, plusieurs wagons ont déraillé dans un champ et d’autres se sont encastrés les uns dans les autres. Les secours ont dû employer deux grues pour réussir à détacher les amas de tôles emmêlés.

« Peu après la prière du midi, nous avons entendu un bruit énorme. C’était comme une explosion, nous avons couru et vu l’accident », a raconté à l’AFP Ayman Mehdi, qui habite à quelques dizaines de mètres du lieu du drame.

« Il y avait un wagon fortement endommagé, il y avait à l’intérieur des cadavres et des restes humains », a ajouté ce chauffeur de camion de 35 ans.

Selon un secouriste, qui a requis l’anonymat, en plus des corps retirés des wagons, « il y avait beaucoup de restes humains qui ont été entassés dans une grande valise pour les besoins d’identification ».

Il a fallu deux grues pour soulever quatre wagons qui bloquaient la voie ferrée. Un train a traversé dans la journée la voie, mais il a dû ralentir en raison d’un rail légèrement courbé.

Le ministre des Transports Hicham Arafat, cité par une télévision égyptienne, a affirmé que les conducteurs des deux trains accidentés avaient été appréhendés pour interrogatoire alors que deux responsables et deux employés de l’Autorité des chemins de fer avaient été suspendus jusqu’à la fin des investigations.

Sur les lieux de l’accident, il a ensuite affirmé ignorer pourquoi le train s’était arrêté mais suggéré que c’était peut-être en raison « de feux de signalisation vétustes ». « C’est un gros problème et nous cherchons à les moderniser ».

– Plusieurs arrêts –

Un passager, blessé, du train qui s’est arrêté, a affirmé que celui-ci avait quitté la gare en retard. « Nous ne savons pas pourquoi il s’est arrêté », a-t-il dit à un média égyptien en soulignant qu’il avait stoppé auparavant plusieurs fois pendant le trajet.

Sous l’effet de la collision, « les gens ont été projetés et il y avait des cadavres », a-t-il ajouté.

Le président Abdel Fattah al-Sissi avait dès vendredi ordonné l’ouverture d’une enquête afin que les responsables de l’accident « rendent des comptes ».

L’Egypte connaît régulièrement de graves accidents routiers ou ferroviaires dus à une circulation anarchique, des véhicules vétustes, des routes et des voies ferrées mal entretenues et peu surveillées.

Les Egyptiens reprochent depuis longtemps au gouvernement de ne pas avoir réussi à réduire les accidents de transports.

L’accident ferroviaire de vendredi est le plus meurtrier depuis la collision en 2012 entre un bus scolaire et un train à un passage à niveau dans la province d’Assiout (centre) qui avait fait 47 morts.

En novembre 2013, une collision entre un train et un bus au sud du Caire avait fait 27 morts.

La tragédie ferroviaire la plus meurtrière dans l’histoire de l’Egypte s’est produite en 2002, quand un incendie survenu dans un train a fait 373 morts à une quarantaine de kilomètres au sud du Caire.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 15h47)                

Égypte: deux touristes étrangères poignardées à mort sur une plage

juillet 14, 2017

Capture d’écran provenant de l’AFPTV montrant une rue et un hôtel de la station balnéaire de Hourghada (est de l’Egypte) théâtre d’une attaque au couteau, le 14 juillet 2017 / © AFP / STRINGER

Deux touristes étrangères ont été tuées et quatre blessées vendredi dans une attaque au couteau sur une plage de la station balnéaire de Hourghada dans l’est de l’Egypte, selon des responsables.

C’est la première fois depuis janvier 2016 que des touristes sont visés par une attaque en Egypte.

Néanmoins les motifs de l’assaillant qui a été arrêté n’étaient pas connus dans l’immédiat et on ignorait s’il était lié à des groupes extrémistes dont l’organisation Etat islamique (EI) qui a revendiqué plusieurs attentats meurtriers contre les forces de l’ordre, les touristes et la minorité chrétienne.

Le gouverneur de la province de la mer Rouge où se trouve Hourghada, Ahmad Abdallah, a affirmé que deux « résidents étrangers » avaient été tués dans l’attaque, selon un communiqué du gouvernement. Il n’a pas fourni d’autres précisions.

La nationalité des victimes n’était pas encore clairement établie par les autorités concernées.

Le site officiel du journal gouvernemental Al-Ahram a affirmé que les touristes tuées et blessées étaient de nationalité ukrainienne.

Mais l’ambassadeur d’Ukraine au Caire a indiqué à une télévision privée ukrainienne qu’aucun Ukrainien n’avait été tué.

Selon le ministère de l’Intérieur égyptien, « un individu qui a attaqué des touristes avec un couteau sur une plage » d’un hôtel de Hourghada a été arrêté. « Il a atteint la plage privée de l’hôtel en nageant d’une plage publique voisine ».

L’assaillant est actuellement « interrogé par la police pour connaître ses motifs », a précisé le ministère dans un communiqué.

– ‘Très tôt’ –

« Nous ne connaissons pas ses motifs. C’est peut-être un fou ou un individu atteint de troubles mentaux. C’est très tôt pour le savoir », a indiqué à l’AFP un responsable du ministère.

En janvier 2016, trois touristes ont été blessés à Hourghada dans une attaque à l’arme blanche commise par deux assaillants soupçonnés de sympathie avec l’EI.

Cette station balnéaire est très prisée des touristes ukrainiens et européens.

La sécurité a été renforcée dans les sites touristiques en Egypte, à la suite d’attaques meurtrières ces dernières années qui ont porté un coup dur au tourisme, secteur-clé de l’économie du pays.

Le 31 octobre 2015, la branche égyptienne de l’EI a revendiqué un attentat à la bombe ayant coûté la vie aux 224 occupants d’un avion russe transportant des touristes russes après son décollage de Charm el-Cheikh, station balnéaire située dans le sud du Sinaï.

La Russie a depuis suspendu ses vols en Egypte.

Depuis la destitution en 2013 par l’armée égyptienne du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, des groupes extrémistes ont multiplié les attentats visant les militaires et les policiers, tuant des centaines d’entre eux principalement dans le Sinaï.

– Cinq policiers tués –

Plutôt dans la journée de vendredi, cinq policiers égyptiens ont été tués par des balles par des hommes non identifiés au sud du Caire, dans la dernière d’une série d’attaques visant les forces de l’ordre égyptiennes.

Trois hommes armés ont ouvert le feu sur une voiture de police avant de prendre la fuite, tuant un sous-officier, trois conscrits et un policier, selon le ministère de l’Intérieur.

L’attaque a eu lieu près de la ville de Rachidine, à quelque 20 km au sud de la capitale, où la police avait déjà été ciblée dans le passé. Elle n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

Vendredi dernier, la branche égyptienne de l’EI a revendiqué une attaque dans le nord du Sinaï ayant coûté la vie à 21 policiers, tandis que le groupe islamiste Hasam a revendiqué le même jour le meurtre d’un officier de police au nord du Caire.

La police accuse Hasam d’être affilié aux Frères musulmans, mouvement considéré comme « terroriste » par les autorités égyptiennes.

Après un double attentat suicide revendiqué par l’EI contre deux églises coptes du nord du Caire (45 morts) en avril dernier, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré l’état d’urgence pour trois mois, prolongé en juillet.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2017 20h19)