Posts Tagged ‘Egypte’

Égypte: Sissi a prêté serment pour un 2e mandat de quatre ans

juin 2, 2018

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Le président Abdel Fattah Al-Sissi a prêté serment samedi devant le Parlement, entamant ainsi un deuxième mandat de quatre ans à la tête de l’Egypte où la sécurité et l’économie restent deux défis majeurs.

Au cours d’une session spéciale, retransmise en direct à la télévision d’Etat, la prestation de serment de M. Sissi devant les membres du Parlement et du gouvernement, a été saluée par 21 coups de canons.

Des avions de chasse ont dessiné un drapeau égyptien dans le ciel du Caire et des hélicoptères militaires ont survolé le centre de la capitale au cours de la matinée, au moment où le président égyptien se rendait au siège du Parlement.

M. Sissi, élu une première fois en 2014 après avoir destitué, en tant que chef de l’armée, son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi l’année précédente, a été réélu en mars avec plus de 97% des suffrages exprimés.

Il n’a eu aucune opposition sérieuse à affronter. Son unique adversaire, Moussa Mostafa Moussa, un homme politique méconnu du grand public, était un de ses plus fervent soutiens.

Sept ans après la révolte de janvier 2011 qui a provoqué la chute du régime de Hosni Moubarak, M. Sissi devra s’atteler à deux défis majeurs pour son second mandat, la stabilité sécuritaire et le redressement économique.

M. Sissi est régulièrement accusé par les défenseurs des droits de l’Homme de violer les libertés publiques et de réprimer les opposants.

De nombreux opposants et membres de la société civile ont encore été arrêtés ces derniers mois. Parmi eux figurent le blogueur et journaliste Waël Abbas, les blogueurs Chérif Gaber et Chadi Abouzeid ou encore l’opposant Hazem Abdelazim.

Romandie.com avec (©AFP / 02 juin 2018 11h55)                

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Égypte: la justice confirme un jugement datant de 2013 pour bloquer YouTube

mai 26, 2018

Le Caire – Le Tribunal administratif suprême en Egypte a confirmé samedi un ordre de justice émis il y a cinq ans interdisant l’accès à YouTube pendant un mois, en raison de la mise en ligne en 2012 d’un film islamophobe, selon une source judiciaire.

Ce tribunal a ainsi rejeté l’appel interjeté par l’Autorité nationale de régulation des télécommunications contre la décision de justice émise le 9 février 2013, a-t-on précisé de même source.

Le verdict, sans appel possible, devrait être appliqué dès que les autorités compétentes auront reçu le jugement de la Cour, a-t-on ajouté.

Produit aux Etats-Unis, le film « L’Innocence des musulmans » avait déclenché en septembre 2012 une vague de protestations anti-américaines au Moyen-Orient qui a fait plus de 30 morts.

Avec son doublage grossier, ses fausses barbes et ses décors de pacotille, il dépeint le prophète Mahomet comme un voyou aux pratiques déviantes et présente les musulmans comme immoraux et violents.

Le 9 février 2013, le tribunal administratif en Egypte avait demandé au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour bloquer l’accès à YouTube pendant un mois.

Cette décision faisait suite à une plainte déposée par un Egyptien accusant le site d’avoir été à l’origine d’une « menace à la paix sociale » en mettant le film en ligne.

Romandie.com avec (©AFP / 26 mai 2018 15h10)

Égypte: l’armée intensifie les démolitions de maisons dans le Sinaï

mai 22, 2018

Beyrouth – L’armée égyptienne a intensifié les démolitions d’habitations, locaux commerciaux et fermes dans la région du Sinaï depuis le lancement en février d’une vaste campagne militaire contre des jihadistes armés, a affirmé mardi Human Rights Watch (HRW).

L’organisation internationale de défense des droits de l’Homme indique dans un communiqué que les destructions concernent des « centaines d’hectares de terres agricoles et au moins 3.000 immeubles résidentiels et commerciaux, ainsi que 600 bâtiments détruits en janvier ».

Mardi soir, un porte-parole de l’armée a réfuté les affirmations de l’ONG affirmant qu’elle se fondait sur des sources « non-documentées ».

Ces dernières destructions sont « les plus importantes depuis que l’armée a officiellement débuté sa politique d’expulsion en 2014 », assure l’organisation qui a mené une enquête en interrogeant des témoins à distance et en analysant « une série chronologique d’images satellite ».

HRW dénonce des démolitions « illégales » qui selon elle ont parfois eu lieu « dans le cadre de représailles contre des individus suspectés de terrorisme, ainsi que des dissidents politiques et leurs proches ».

Selon Sarah Leah Whitson, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de l’ONG, citée par le communiqué, « l’armée égyptienne prétend protéger les gens contre les militants, mais il est absurde de penser que la démolition de logements et le déplacement des populations établies ici depuis toujours garantiraient leur sécurité ».

HRW précise qu’elle a adressé ce mois-ci des lettres au ministère égyptien de la Défense, au gouverneur du Nord-Sinaï et aux services de renseignement pour « enquêter sur les démolitions en cours ».

Selon HRW les premières destructions ont eu lieu en 2013, mais « en 2014, le gouvernement a annoncé un plan d’expulsion des habitants d’une zone tampon sécuritaire de 79 km2, comprenant toute la ville de Rafah », située à la frontière avec l’enclave palestinienne de Gaza contrôlée par le Hamas.

« A ce jour l’armée a presque entièrement démoli la ville », affirme l’ONG en soulignant qu’une nouvelle zone tampon est établie autour de l’aéroport d’Al-Arich, principale localité du Nord-Sinaï, et se traduit par des destructions de logements et fermes.

Les autorités ont pris cette décision après une attaque revendiquée par la branche locale du groupe Etat islamique (EI) visant les ministres de la Défense et de l’Intérieur dans la région. Ces derniers n’avaient pas été touchés.

Depuis la destitution par l’armée du président élu, l’islamiste Mohamed Morsi en 2013, l’Egypte est confrontée à des attaques de groupes extrémistes, tout particulièrement l’EI dans le nord de la péninsule du Sinaï.

Des centaines de soldats, de policiers et de civils sont morts dans ces attaques.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mai 2018 17h17)                                                        

Égypte: une militante arrêtée après une vidéo contre le harcèlement sexuel

mai 11, 2018

Le Caire – Une militante égyptienne a été arrêtée vendredi après avoir publié sur les réseaux sociaux une vidéo critique des institutions égyptiennes et contre le harcèlement sexuel qui a suscité la polémique, ont indiqué des sources sécuritaires.

Dans la vidéo postée cette semaine sur Facebook, Amal Fathi critique de manière virulente les institutions égyptiennes, en particulier la Banque Misr. Elle accuse notamment les hommes de la sécurité de l’une des agences de l’institution bancaire publique de l’avoir lourdement « draguée ».

« Sales types » ou encore « saleté de peuple », scande-t-elle dans la vidéo.

Mère de famille de 33 ans, Mme Fathi a été placée en détention pour 15 jours le temps de l’enquête sur ordre du Parquet, selon un communiqué de la Commission égyptienne pour les droits et libertés, une importante ONG locale dirigée par son mari Mohamed Lofti.

Mme Fathi est accusée d' »incitation à renverser le régime égyptien », de « diffusion de fausses rumeurs » et d' »utilisation abusive des réseaux sociaux », toujours selon la même source.

« C’est un jour sombre lorsque les autorités égyptiennes sont plus soucieuses de faire taire une femme qui parle du harcèlement sexuel plutôt que de prendre des mesures pour résoudre le problème », a dénoncé Najia Bounaim, directrice des campagnes d’Amnesty International pour l’Afrique du Nord.

« Nous appelons les autorités égyptiennes à libérer immédiatement et sans condition Amal Fathi », a-t-elle déclaré dans un communiqué publié par l’ONG de défense des droits de l’Homme basée à Londres.

Après la publication de la vidéo, la presse égyptienne prorégime a largement dénoncé le discours tenu par Mme Fathi. Le journal gouvernemental Al-Ahram a ainsi annoncé vendredi l’arrestation de « l’auteure de la vidéo insultante contre l’Egypte et les citoyens ».

Militante des droits de l’Homme, Mme Fathi fait par ailleurs l’objet d’une procédure devant le Parquet de la Sécurité d’Etat suprême pour avoir tenté « de faire échouer les dernières élections présidentielles et de provoquer un soulèvement populaire ».

Le président Abdel Fattah al-Sissi, dont le régime est régulièrement accusé par les défenseurs des droits de l’Homme de violer les libertés publiques, a été réélu à plus de 97% des voix en avril.

Romandie.com avec (©AFP / 11 mai 2018 22h13)

Égypte: arrestation d’un bloggeur qui avait déjà été détenu pour athéisme

mai 5, 2018

La police en Egypte a arrêté un blogueur qui avait déjà été détenu il y a quelques années et accusé de prôner l’athéisme, a indiqué un avocat défenseur des droits de l’Homme / © AFP/Archives / STRINGER

La police en Egypte a arrêté un blogueur qui avait déjà été détenu il y a quelques années et accusé de prôner l’athéisme, a indiqué samedi un avocat défenseur des droits de l’Homme.

Chérif Gaber est actuellement en garde à vue et devrait être interrogé par le parquet dimanche, a précisé à l’AFP Gamal Eid, qui dirige le Réseau arabe d’information sur les droits de l’Homme (ANHRI). Il n’a pas précisé la date de l’arrestation.

En avril, M. Gaber avait twitté que « certains avocats musulmans » avaient déposé une plainte contre lui auprès du parquet.

« Je vais probablement être arrêté dans les prochains jours mais je ne veux pas que vous vous fâchiez », avait-il écrit.

Il avait déjà été détenu en 2013 pour avoir « prôné » l’athéisme.

La loi égyptienne punit toute insulte ou manque de respect à l’égard des trois religions monothéistes que la Constitution du pays reconnaît et protège: l’islam, le christianisme et le judaïsme.

L’athéisme est largement refusé par une société égyptienne conservatrice, et les autorités religieuses du pays, musulmanes comme chrétiennes, ont à plusieurs reprises insisté sur la nécessité de le combattre.

Romandie.com avec (©AFP / 05 mai 2018 20h47)                  

Égypte: Sissi réélu président avec 97,08% des voix

avril 2, 2018

Le Caire – Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a été réélu pour un second mandat avec 97,08% des voix validées, soit près de 22 millions de voix, a annoncé lundi l’Autorité nationale des élections.

Le taux de participation, unique enjeu de ce scrutin sans compétition véritable, a été de 41,5%, a par ailleurs précisé Lachine Ibrahim, président de l’Autorité dans une conférence de presse.

Ce dernier a annoncé la « victoire » de M. Sissi sous les applaudissement de la salle.

Près de 25 millions d’Egyptiens on exprimé leur vote. Mais au total, plus de 92% des bulletins ont été validés, le reste ayant été rejeté comme non-conforme.

Les estimations annoncées depuis jeudi par la presse d’Etat, au lendemain d’un scrutin de trois jours, donnaient déjà M. Sissi victorieux à plus de 90%.

Qualifiée de « mascarade » par certaines figures de l’opposition, l’élection présidentielle n’a pas réservé de surprise.

Archi-favori, M. Sissi avait pour seul adversaire Moussa Mostafa Moussa, un homme politique méconnu du grand public et partisan affiché du chef de l’Etat. Celui-ci a obtenu 2,92% des voix.

Parmi les prétendants à la course présidentielle, certains ont été emprisonnés – pour violation de la loi selon les autorités, d’autres ont renoncé en dénonçant des pressions.

Elu avec 96,9% des voix en 2014, M. Sissi est arrivé au pouvoir un an après la destitution par l’armée, dont il était alors le chef, du président islamiste Mohamed Morsi, à la suite de manifestations massives contre ce dernier.

Romandie.com avec(©AFP / 02 avril 2018 13h57)                                            

Égypte: six mois de prison pour une chanteuse ayant plaisanté sur le Nil

février 27, 2018

Le Caire – La chanteuse de pop égyptienne Sherine Abdel Wahab a été condamnée mardi à six mois de prison pour avoir dénigré le Nil en plaisantant sur la qualité de son eau, selon des sources judiciaires.

Populaire dans le monde arabe, cette chanteuse à succès a écopé de cette peine, prononcée par un tribunal du Caire, pour avoir « diffusé de fausses informations » et « troublé l’ordre public ».

La peine de prison prononcée est suspensive le temps de l’appel, moyennant le versement d’une caution de 5.000 livres égyptiennes (environ 230 euros).

Il y a quelques mois, des internautes avaient partagé sur les réseaux sociaux une vidéo d’un concert aux Emirats arabes unis où un fan demandait à la star de chanter « Avez-vous bu l’eau du Nil? », l’un de ses succès.

« Tu attraperais la bilharziose », avait-t-elle répondu, en référence à une maladie provoquée par des vers parasites présents dans certaines eaux douces. « Bois de l’Evian, c’est mieux! », avait-t-elle plaisanté.

Le Nil reste un sujet sensible en Egypte, le pays craignant pour son approvisionnement en eau depuis la construction par l’Ethiopie d’un grand barrage. Les discussions entre les deux pays, ainsi que le Soudan, piétinent.

Le syndicat des musiciens avait annoncé qu’il interdirait à la chanteuse de se produire sur scène en Egypte. Pendant la polémique, Sherine Abdel Wahab avait présenté ses excuses.

Populaire mais parfois controversée, elle a été membre du jury de la version arabe du célèbre télé-crochet The Voice.

Par ailleurs, un autre tribunal du Caire a condamné mardi une chanteuse peu connue, appelée Leila Amer, à deux ans de prison pour « incitation à la débauche » à cause d’un vidéoclip comprenant des scènes à connotation sexuelle, selon un responsable judiciaire.

Romandie.com avec(©AFP / 27 février 2018 19h17)                                            

Campagne présidentielle terne en Égypte, Sissi assuré de l’emporter

février 24, 2018

Banderole électorale dans une rue du Caire le 21 février 2018 sur laquelle figure le président Abdel Fattah al-Sissi qui se présente pour un nouveau mandat / © AFP/Archives / KHALED DESOUKI

La campagne présidentielle a été lancée samedi en Egypte mais l’issue de l’élection, dans laquelle le chef de l’Etat Abdel Fattah al-Sissi n’a pas de concurrent sérieux, ne semble faire aucun doute.

Les Egyptiens sont appelés aux urnes du 26 au 28 mars pour le premier tour opposant M. Sissi, qui dirige le pays d’une main de fer depuis 2014, à un adversaire méconnu du grand public, Moussa Mostafa Moussa.

Alors que les opposants au régime ont été écartés de la course ou ont jeté l’éponge, M. Moussa, président du parti al-Ghad proche du pouvoir, est arrivé in extremis dans ce scrutin où il soutenait jusqu’alors M. Sissi.

« Ce sera une campagne focalisée sur un seul candidat », résume Mostafa Kamal el-Sayed, professeur de sciences politiques à l’Université du Caire.

M. Sissi, un ex-chef d’Etat major qui brique un nouveau mandat de quatre ans, est déjà omniprésent à la télévision comme dans la presse, qui relaye en continue ses déplacements et ses rencontres avec divers responsables nationaux et internationaux. Idem dans les rues, où des portraits ou banderoles électorales sont à sa gloire.

Alors que l’abstention risque d’être la seule inconnue du scrutin, les partisans du président, craignant qu’elle ne soit élevée, ont appelé les Egyptiens à voter en masse.

Du porte-à-porte sera fait pour convaincre les électeurs de l’importance de la participation, a déclaré le porte-parole de la campagne de M. Sissi, Mohamed Bahaa Abou Choukka, dans des propos diffusés samedi par les chaînes de télévision.

Dans le même temps, l’Autorité nationale des élections (NEA) a prié les médias de faire preuve d' »objectivité » et interdit aux personnalités politiques de « participer à la campagne électorale dans l’intention d’influencer positivement ou négativement le résultat des élections ».

Abdel Moneim Aboul Foutouh, un ancien dirigeant des Frères musulmans -organisation déclarée « terroriste » par le pouvoir-, a été arrêté le 14 février après avoir lancé un appel avec d’autres leaders de l’opposition à boycotter le scrutin. Il avait accusé le régime « d’empêcher toute compétition loyale ».

Comme M. Aboul Foutouh, plusieurs personnalités critiques du gouvernement ont été mises hors d’état de nuire depuis le début de la course à la présidence.

Ancien chef de la lutte anti-corruption, Hicham Geneina a été arrêté le 13 février, après avoir suggéré dans la presse l’existence de documents secrets compromettants pour les dirigeants de l’Etat.

Depuis 2013 et l’arrivée au pouvoir de M. Sissi, qui a destitué le président islamiste démocratiquement élu Mohamed Morsi, les autorités ont violemment réprimé toute opposition.

Les ONG internationales accusent régulièrement le président Sissi d’être encore plus autoritaire et répressif que l’ancien président Hosni Moubarak, renversé par une révolution en 2011.

Romandie.com avec(©AFP / 24 février 2018 12h57)                

Égypte: des personnalités appellent au boycott de la présisentielle

janvier 28, 2018

Des signatures en faveur de la candidature du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour un deuxième mandat, le 24 janvier 2018 / © AFP / MOHAMED EL-SHAHED

Cinq personnalités égyptiennes ont appelé dimanche au boycott de la présidentielle prévue en mars pour laquelle le chef de l’Etat sortant Abdel Fattah al-Sissi est candidat à sa propre succession, accusant le régime « d’empêcher toute compétition loyale ».

M. Sissi, au pouvoir depuis 2014, est actuellement le seul candidat officiellement en lice pour l’élection dont le premier tour est prévu entre les 26 et 28 mars. Les aspirants à la présidence ont jusqu’à lundi pour déposer leur candidature.

L’appel de ces personnalités a été lancé alors que la course à la présidentielle, où M. Sissi part largement favori, a vu depuis quelques semaines plusieurs prétendants écartés par les autorités. D’autres se sont dits découragés, dénonçant des pressions sur leurs partisans.

Les signataires condamnent « toutes les mesures administratives et sécuritaires prises par le régime actuel pour empêcher toute compétition loyale lors de la prochaine élection » présidentielle.

Le texte, signé entre autres par deux anciens candidats à la présidentielle de 2012, Mohamed Anouar El-Sadate, le neveu de l’ancien président Sadate, et Abdel Moneim Aboul Foutouh, ancien dirigeant des Frères musulmans, appelle « notre grand peuple à boycotter totalement cette élection ».

Il dénonce aussi « le climat de peur » ayant accompagné le processus électoral ainsi qu' »un calendrier électoral ne donnant pas aux candidats une réelle chance de se présenter ».

Hicham Geneina, ex-président de l’Autorité de contrôle des comptes publics et grand pourfendeur de la corruption, a aussi signé le texte. Démis de ses fonctions en 2016 par le président Sissi, il était le responsable de campagne d’un candidat récemment écarté de la présidentielle, l’ex-chef d’Etat-major Sami Anan.

Il a été blessé samedi à l’arme blanche au Caire, son entourage évoquant un « motif politique » pour cette « attaque ». Sami Anan a été écarté de la présidentielle et selon des membres de sa campagne, ni sa famille, ni ses avocats n’ont pu le joindre depuis sa comparution mardi devant un procureur militaire.

Le texte appelant au boycott a également été signé par Hazem Hosni, professeur de sciences politiques à l’université du Caire et Essam Heggy, un éminent scientifique égyptien.

Mercredi, l’avocat défenseur des droits de l’Homme Khaled Ali avait annoncé qu’il renonçait à se présenter à la présidentielle de mars.

D’autres adversaires potentiels ont été ces dernières semaines écartés ou découragés comme l’ancien Premier ministre Ahmed Chafiq.

Romandie.com avec(©AFP / 28 janvier 2018 21h50)

Égypte/présidentielle: l’ex-Premier ministre Chafiq dit qu’il ne sera pas candidat

janvier 7, 2018

Le Caire – L’ancien Premier ministre égyptien Ahmed Chafiq a indiqué dimanche qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle prévue cette année, contrairement à ce qu’il avait annoncé fin novembre.

Dans un communiqué publié sur son compte Twitter, M. Chafiq a affirmé qu’après son expulsion début décembre des Emirats arabes unis, où il était en exil, et son retour au Caire, il s’était « rendu compte » qu’il n’était « pas la meilleure personne » pour le poste.

Le fait d’avoir vécu aux Emirats arabes unis depuis 2012 ne « m’a peut-être pas permis de suivre attentivement ce qu’il se passait de nouveau (en Egypte), ses progrès et ses succès », a expliqué cet ex-Premier ministre de Hosni Moubarak, qui avait été nommé peu de temps avant la chute de ce dernier en 2011.

Candidat à l’élection présidentielle de 2012 et défait par l’islamiste Mohamed Morsi, M. Chafiq avait ensuite dû faire face à la justice pour corruption. Acquitté, il s’était alors réfugié aux Emirats arabes unis.

L’actuel président égyptien Abdel Fattah al-Sissi n’a pas encore officiellement annoncé son intention de briguer un second mandat.

Romandie.com avec(©AFP / 07 janvier 2018 16h40)