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Trump contre Obama: dernier week-end de campagne aux Etats-Unis

novembre 3, 2018

Donald Trump à un meeting le 2 novembre 2018 à Huntington, en Virginie occidentale / © AFP / Nicholas Kamm

Donald Trump sillonne ce week-end les États-Unis pour tenter de sauver la majorité républicaine au Congrès lors des élections législatives de mardi, face à un Barack Obama sorti de sa réserve pour mobiliser les démocrates.

Le premier rendez-vous électoral national depuis l’élection du milliardaire new-yorkais déterminera qui contrôlera les deux chambres du Congrès jusqu’à la prochaine présidentielle, en novembre 2020, à laquelle le président ne cache pas qu’il entend se présenter.

Il y a huit ans exactement, M. Obama s’apprêtait à subir un raz de marée républicain à ses propres premières élections de mi-mandat: c’était la « révolution » de la mouvance conservatrice du Tea Party, au pic d’impopularité du président démocrate.

Cette année, le retraité a la cote et est la figure la plus recherchée des candidats démocrates, remplissant un rôle autrefois occupé par Bill Clinton.

« Je suis là pour une simple raison: vous demander d’aller voter », a lancé Barack Obama vendredi soir à Atlanta, en Géorgie, pour soutenir la femme qui pourrait devenir mardi la première gouverneure noire élue de cet Etat du Sud, Stacey Abrams.

« Les conséquences de l’abstention sont profondes, car l’Amérique est à la croisée des chemins », a-t-il déclaré. « Les valeurs de notre pays sont en jeu ».

Quant à Donald Trump, il n’a pas cité son nom, mais a dénoncé un discours visant selon lui à « tenter de vous faire peur avec toute sorte d’épouvantails ».

– Immigration –

Les candidats républicains recherchent également activement le soutien de Donald Trump, qui reste la personnalité la plus rassembleuse et populaire du parti.

Le président est depuis plusieurs semaines pratiquement tous les jours sur le terrain, espérant convaincre ceux qui ont voté pour lui il y a deux ans de revenir aux urnes.

Contrairement à ce que faisaient ses prédécesseurs, il assume explicitement le fait que les élections de mi-mandat soient un référendum sur sa personne.

Après deux meetings vendredi, Donald Trump a encore quatre rassemblements prévus ce week-end: Montana, Floride, Géorgie et Tennessee.

Accusé par les démocrates d’avoir décomplexé l’extrême-droite et d’avoir servi de catalyseur à l’attaque mortelle dans une synagogue de Pittsburgh, il fait campagne sur deux thèmes principaux: la bonne santé économique du pays, et la lutte contre l’immigration clandestine, qu’il lie à l’insécurité.

Barack Obama avec la candidate démocrate au poste de gouverneure de Géorgie, Stacey Abrams, le 2 novembre 2018 à Atlanta / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / Jessica McGowan

« Un Congrès républicain signifie davantage d’emplois, moins de criminalité », a répété le président vendredi soir à Indianapolis.

« Une vague bleue égale une vague criminelle, c’est très simple », a-t-il martelé. « Et une vague rouge égale emplois et sécurité ».

Lui cite volontiers « Barack H. Obama », comme il l’a appelé vendredi soir, en soulignant par le geste l’initiale du deuxième prénom de M. Obama, pour Hussein. « Je l’ai regardé aujourd’hui, il n’y avait pas grand monde » à son meeting, a-t-il lancé.

– Participation en hausse –

Echaudés par la surprise de l’élection présidentielle de 2016, les médias américains se montrent plus prudents et évitent toute prédiction définitive à partir des sondages qui donnent un avantage national aux démocrates pour la chambre basse du Congrès.

Pour les 435 sièges de la Chambre des représentants, qui seront renouvelés pour deux ans, la course se concentre en fait sur une soixantaine de circonscriptions, les autres étant assez solidement ancrées chez l’un ou l’autre parti.

Quant au Sénat, 35 sièges sur 100 sont en jeu, pour des mandats de six ans. Hasard du calendrier, ces 35 Etats sont pour la plupart dans des régions conservatrices, ce qui complique toute reconquête démocrate.

Centrées autour de Donald Trump, ces élections semblent bénéficier d’un enthousiasme inédit pour un rendez-vous qui habituellement ne suscite qu’une participation de 40 à 45%, contre plus de 60% aux présidentielles.

Plus de 32 millions d’électeurs ont déjà voté, selon Michael McDonald, professeur à l’Université de Floride qui se spécialise dans le vote anticipé, autorisé par correspondance ou en personne dans la plupart des Etats américains.

C’est déjà 20% de plus que l’ensemble des votes anticipés aux élections de mi-mandat de 2014, selon lui, soit un enthousiasme similaire à ce que l’on voit aux scrutins présidentiels.

Romandie.com avec(©AFP / (03 novembre 2018 15h48)

Québec: Lisée quitte son poste de chef après la défaite crève-cœur du PQ

octobre 2, 2018

 

Lisée quitte son poste de chef après la défaite crève-coeur du PQ
© Graham Hughes Lisée quitte son poste de chef après la défaite crève-cœur du PQ
 

Devant le douloureux revers encaissé par sa formation, qui a perdu son statut de groupe parlementaire à l’Assemblée nationale en obtenant son pire nombre de sièges depuis 1973, et sa propre défaite dans sa circonscription de Rosemont, Jean-François Lisée a annoncé lundi soir qu’il quittait son poste de chef du Parti québécois, deux ans après avoir pris le relais de Pierre Karl Péladeau à la tête du PQ.

 

« La volonté populaire de choisir la CAQ, de s’assurer de déloger les libéraux était plus forte que tout. Il s’agissait d’un courant puissant irrésistible », a déclaré Jean-François Lisée devant des dizaines de militants affligés à l’Usine C, à Montréal.

Pour l’emporter, il nous fallait remonter les chutes du Niagara à la rame. Nous avons ramé mes amis, nous avons ramé à nous en arracher la peau des mains.

Jean-François Lisée

Défait dans sa circonscription par l’ex-chroniqueur Vincent Marissal, de Québec solidaire, Jean-François Lisée a également annoncé qu’il quittait son poste de chef de parti.

« Je serai à vos côtés lors des prochaines batailles, toujours. Je prends une bonne part de responsabilité dans les résultats d’aujourd’hui. Mais j’aime croire aussi que le parti, ses membres, son financement, son programme, son énergie en disent bien plus loin sur notre travail commun que le nombre de nos députés », a affirmé le chef péquiste.

C’est dans une ambiance mortuaire teintée d’amertume que les dizaines de militants péquistes réunis à l’Usine C ont assisté toute la soirée à la déroute de leur parti.

Lorsque les médias ont annoncé que la CAQ formerait le prochain gouvernement, les organisateurs ont coupé le son des chaînes de télévision pour mettre de la musique dans la salle.

Dans les haut-parleurs, la chanson de Gilles Vigneault : « Tout l’monde est malheureux… Tam ti dela da ti… »

Le même scénario s’est répété chaque fois que les caméras montraient les caquistes célébrant leur victoire.

« Après des milliers de mains serrées […] on peut être fiers […] C’est le PQ qui a fait la meilleure campagne! », clame l’animateur de la soirée, le comédien Fabien Dupuis, devant une foule à la mine déconfite.

« Il y a une consolation, les libéraux sont chassés », confie Éric Leblanc, un militant qui s’était habillé tout en bleu avec son chapeau de cowboy pour la soirée. Chaque fois qu’un péquiste était réélu, la salle applaudissait. Chaque petite victoire, comme Pascal Bérubé dans Matane-Matapédia ou Harold Lebel dans Rimouski, était soulignée.

Peu avant 21 h, la présidente du Parti québécois répète sur scène que le PQ a fait une bonne campagne.

« Le Parti québécois a étonné, a impressionné », insistait Gabrielle Lemieux, alors que les chiffres du parti dégringolaient sur deux gros écrans derrière elle. Sur Twitter, le chef Jean-François Lisée a félicité le nouveau premier ministre, François Legault. « La grande volonté de changement s’est canalisée en sa faveur », a-t-il dit.

« Les Québécois veulent du changement, mais je ne pense pas qu’ils savent ce que ça veut dire comme changement », maugréait un militant qui a préféré ne pas donner son nom.

Peu de consolations

La réélection de la vice-cheffe du PQ a fait office de mince consolation.

« C’est un bon résultat pour Joliette, j’ai même augmenté mon pourcentage, je veux leur dire merci [à mon équipe] du fond du cœur », a dit Véronique Hivon sur les ondes de Radio-Canada.

Au cours de la journée, Jean-François Lisée avait confié avoir uniquement préparé deux discours : un scénario de gouvernement péquiste « majoritaire » et « minoritaire ».

C’est celui de la défaite qu’il livrera. Non sans décocher quelques flèches à ses adversaires.

« Alors que nous ramions pour remonter avec quelques succès, d’autres travaillaient dans nos circonscriptions pour nous arracher des rames », a-t-il dit, en référence à Québec solidaire.

Jean-François Lisée semble avoir gardé un goût amer de l’échec de la convergence.

« Il y a deux ans […] je visualisais cet engouement nouveau de la jeunesse autour du PQ et de QS. Je proposais que nos deux partis additionnent leurs forces, notre offre était sincère. Si le congrès de QS avait accepté notre main tendue, il y a fort à parier que l’élection de ce soir offrirait un tout autre résultat », affirme-t-il.

Appel au rassemblement

« On ne peut pas réécrire le passé, mais il faut en tirer des leçons à l’avenir », a ajouté M. Lisée, appelant les forces souverainistes à s’unir.

Pour l’heure, le peuple a parlé.

Jean-François Lisée

Jean-François Lisée dit également avoir appelé François Legault pour l’inviter à utiliser certaines idées du PQ.

« J’ai dit à François […] je t’invite toi et tes futurs ministres à lire notre programme et à prendre le maximum d’idées possibles! Il n’a pas dit non! J’ai dit : « regarde surtout le bout sur l’environnement » », a-t-il expliqué.

Jean-François Lisée a terminé son discours en saluant son équipe, ses conseillers, sa conjointe Sylvie Bergeron et les 125 candidats du PQ.

« Écoutez-moi bien, les 125. Le verdict de l’électorat ne porte pas sur votre talent, votre dévouement […] vous avez été emportés par une vague et lorsque la vague se retirera. »

Radio-canada.ca par Julie Marceau avec msn

La Mauritanie aux urnes pour des élections tests avant la présidentielle

septembre 1, 2018

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz arrivant à un sommet de l’Union africaine à Nouakchott le 2 juillet 2018 / © POOL/AFP/Archives / Ludovic MARIN

Les Mauritaniens ont commencé à se rendre aux urnes samedi pour des élections législatives, régionales et locales qui constituent un test pour le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz, à moins d’un an de la présidentielle de la mi-2019.

Après le vote anticipé des militaires vendredi, les bureaux ont ouvert à 07H00 (GMT et locale).

Les bureaux doivent rester ouvert jusqu’à 19H00 à travers ce vaste pays aride d’Afrique de l’Ouest, engagé aux côtés de ses alliés régionaux et de la communauté internationale dans la lutte contre le jihadisme au Sahel. Les premiers résultats sont attendus en début de semaine prochaine.

Contrairement aux précédentes législatives de 2013, l’opposition a cette fois décidé d’y participer, y compris dans ses composantes dites « radicales », ce qui porte au nombre record de 98 les partis politiques en lice à ce premier tour. En cas de second tour, celui-ci se tiendra le 15 septembre.

A Tevregh Zeina, un quartier résidentiel de la capitale Nouakchott, les premiers électeurs étaient peu nombreux, a constaté un journaliste de l’AFP.

« J’ai voté pour des personnes que je soutiens de différents partis, dont certains de la majorité et d’autres de l’opposition », a expliqué à l’AFP Fatimatou, une jeune électrice, après avoir déposé ses bulletins dans cinq urnes réservées aux différents niveaux de pouvoir concernés. « J’ai un peu peiné », a-t-elle ajouté, en expliquant avoir mis « huit minutes » pour remplir son devoir civique.

Alors qu’opposants et ONG dénoncent régulièrement des atteintes aux droits de l’homme, la campagne électorale s’était achevée jeudi soir sur des échanges acerbes entre le pouvoir et l’opposition.

L’opposant historique mauritanien Ahmed Ould Daddah lors d’une conférence de presse le 3 mai 2012 à Nouakchott / © AFP / Mohamed Ould Elhadj

– Démocratie « assassinée » –

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz a affirmé que le pays était « en danger » à cause d’une opposition divisée entre, selon lui, « islamistes dangereux, extrémistes racistes et des résidus d’anciens régimes ayant mis le pays à genoux ».

« Nous devons les tenir loin des affaires par un vote massif pour l’UPR », le parti présidentiel, a-t-il lancé à ses partisans. Les islamistes « n’attendent que leur échec politique pour prendre les armes », avait-il déjà déclaré mercredi.

« C’est M. Aziz qui a pris les armes contre un régime élu et assassiné la démocratie », a rétorqué un responsable du parti islamiste Tewassoul, Jemil Ould Mensour.

M. Aziz, un ancien général, est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2008, avant d’être élu en 2009 et réélu en 2014.

Un autre responsable de l’opposition, Mohamed Ould Moloud, a affirmé que le « régime » était « aux abois » et l’a accusé « de s’acheminer vers une fraude massive ».

La Mauritanie aux urnes pour les élections législatives / © AFP / Mohamed Vall Ahmed

Ces élections constituent un test à moins d’un an de la présidentielle de mi-2019. Bien qu’il se soit engagé à maintes reprises à ne pas tenter de modifier la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, le chef de l’Etat n’est pas parvenu à apaiser les soupçons de l’opposition, alimentés par les déclarations publiques de ses ministres et de ses partisans.

– « Intimidations et harcèlement » –

Amnesty International a fustigé récemment les « arrestations et détentions » de deux opposants et militants antiesclavagistes, estimant qu’il s’agissait des « pires signaux d’intimidation, de harcèlement et de répression par les autorités mauritaniennes des voix dissidentes » à l’approche de ces élections.

Pour convaincre, l’UPR, large vainqueur des législatives de 2013 boycottées par la quasi-totalité de l’opposition radicale, met en avant la révision de la Constitution de 2017 qui a aboli le Sénat et donné au pays un nouvel hymne et un nouveau drapeau évoquant le « sacrifice des martyrs » de la résistance à la colonisation française, qui s’est achevée en 1960.

Sur le plan économique, le pouvoir insiste sur une croissance retrouvée, « de 3% en 2017 », et sur « un indice de pauvreté à 31%, contre plus de 40% en 2008 », dans un pays d’un peu moins de quatre millions d’habitants dont le taux d’alphabétisation reste faible.

L’opposition quant à elle dénonce une forte baisse du pouvoir d’achat et des indices de développement classant la Mauritanie « au bas de l’échelle à tous les niveaux ».

Sur le plan international, Nouakchott, qui a accueilli en juillet un sommet de l’Union africaine, a récemment réchauffé ses relations diplomatiques avec le Maroc, longtemps mises à mal par la question du Sahara occidental, et signé avec le Sénégal des accords sur la pêche et le gaz.

Romandie.com avec(©AFP / (01 septembre 2018 12h54)

Trois papes en trois mois: l’improbable élection de Jean II, il y 40 ans

août 19, 2018

Le pape polonais Jean-Paul II salue l’audience lors de l’inauguration solennelle de son pontificat, le 22 octobre 1978, au Vatican / © LEHTIKUVA/AFP / HANS PAUL

Trois papes en trois mois: il y a 40 ans, le décès de Jean Paul Ier – moins de deux mois après celui de Paul VI – a propulsé Jean Paul II à la tête de l’Église catholique.

– « Le pape au sourire » –

Le 6 août 1978, Paul VI, au Vatican depuis 15 ans, décède à 80 ans d’une crise cardiaque.

Vingt jours plus tard, le 26 août, le cardinal Albino Luciani -patriarche de Venise – est élu souverain pontife, sous le nom de Jean Paul Ier.

A 65 ans, ce fils de famille ouvrière du nord de l’Italie a « deux profonds sillons qui descendent jusqu’au menton, des traits qui dénoncent son origine paysanne: des montagnards vénitiens, simples, honnêtes et hospitaliers », décrit alors un journaliste de l’AFP.

Il réussit rapidement à gouverner dans un style plus direct que ses prédécesseurs, évitant autant que possible le cérémonial.

Très sensible à la pauvreté, « le pape au sourire » affirme aussi l’importance de donner un « salaire équitable » à tous.

Mais dans la nuit du 28 au 29 septembre, 33 jours après son élection, Jean Paul I décède brusquement – apparemment des suites d’un infarctus – faisant de lui l’un des papes les plus éphémères de l’Église catholique.

Le lendemain matin, « les employés du Vatican, sous le porche, se regroupent autour de petits postes de radio portatifs pour écouter discrètement les nouvelles. Aux pèlerins qui entrent dans la basilique, ils doivent répondre à la question +est-ce bien vrai que le pape est mort ?+. Ils répondent que +oui+ hochant gravement la tête et se remettent à l’écoute », raconte l’AFP.

Photo non datée du cardinal Albino Luciani, futur pape Jean-Paul I, élu le 26 août 1978 / © HO/AFP / –

– Un empoisonnement ? –

Deux jours après son décès, le Vatican annonce que le corps du pape ne sera pas autopsié, cette procédure n’étant « pas prévue par la constitution apostolique de Paul VI ».

Des doutes surgissent alors, au Vatican même, sur le diagnostic fait par les médecins pontificaux.

« Le pape a été retrouvé vendredi matin le visage serein, alors que, selon une bonne source vaticane, l’infarctus du myocarde annoncé aurait dû affecter ses membres ou ses traits », relève alors l’AFP.

La Providence, sa négligence – volontaire ou non – à l’égard de sa santé, ou un complot… de nombreuses théories viendront jeter de l’ombre sur le récit officiel.

En 1984, l’écrivain britannique David Yallop assure par exemple que Jean Paul Ier a été empoisonné parce qu’il était déterminé à s’opposer à l’emprise de la loge maçonnique P2 sur le Vatican, une thèse « totalement absurde » pour le Saint-Siège. Son ouvrage, « Au nom de Dieu », sort dans 30 pays, traduit en neuf langues.

– « Pape non italien élu » –

Secouée par le décès de deux papes en deux mois, en 1978, l’Église doit ainsi se remobiliser afin de trouver un successeur à Jean Paul Ier.

Le cardinal polonais Karol Wojtyla élu pape par 111 cardinaux devient Jean-Paul II, le 16 octobre 1978, au Vatican n / © VATICAN/AFP /

« Il était déjà difficile de trouver un successeur à Paul VI. Comment feront les cardinaux pour choisir un pape aussi bon, aussi cordial que le pape Luciani ? », demandait alors une retraitée interrogée par l’AFP.

Le 16 octobre, après huit tours de scrutin, une fumée blanche sort enfin du toit de la chapelle Sixtine, signe qu’un accord a été trouvé entre les 111 cardinaux. La foule immense amassée place Saint-Pierre exulte de joie.

« Pape non italien élu », indique l’AFP dans un flash, avant même de décliner l’identité de l’intéressé.

Contre toute attente, le cardinal Karol Wojtyla, un polonais de 58 ans archevêque de Cracovie est désigné par le conclave.

Cette désignation sonne comme une petite révolution pour l’Église catholique qui n’avait – en plus de 400 ans – connu que des papes italiens.

Karol Wojtyla adopte le nom de Jean Paul II, en hommage à son prédécesseur. Son pontificat est solennellement inauguré le 22 octobre 1978, au beau milieu de la Guerre froide.

Charismatique, intraitable sur les mœurs, conservateur et moderne à la fois, Jean Paul II contribue à la chute du communisme tout en luttant contre le capitalisme débridé. Bien que tout ses engagements n’aient pas été couronnés de succès, il reste adulé par de nombreux fidèles comme « l’athlète de Dieu » et sera canonisé en 2014.

Romandie.com avec(©AFP / (19 août 2018 15h26)

États-Unis: les élections de mi-mandat, un référendum sur la destitution de Trump, dit son avocat

août 2, 2018

 

Rudy Giuliani, l’ancien maire de New York et avocat du président américain Donald Trump, a estimé mercredi que les élections de mi-mandat représentent en fait un référendum sur le processus de destitution de son client.

Les élections de mi-mandat, un référendum sur la destitution de Trump, dit son avocat

© Saul Loeb
M. Giuliani a tenu ces propos non pas comme avocat du président, mais « en tant que citoyen préoccupé et en tant que républicain ».

« Si les démocrates prennent le contrôle de la Chambre, pensez-vous qu’ils vont traiter le président Trump de manière équitable? » a-t-il demandé lors d’un discours au cours duquel il a donné son appui à Eddie Edwards, qui brigue l’investiture républicaine pour un siège du New Hampshire au Congrès.

Deux demandes de destitution ont déjà été proposées à la Chambre des représentants par le démocrate Al Green.

Selon lui, Donald Trump s’était associé à des causes faisant la promotion du racisme et il avait incité à « la haine et l’hostilité ».

Concessions de Mueller pour rencontrer le président

À Washington, le procureur spécial Robert S. Mueller, chargé d’enquêter sur l’ingérence russe lors de l’élection présidentielle de 2016, aurait offert à l’équipe juridique de Donald Trump d’alléger son questionnaire sur la collusion avec la Russie s’il pouvait rencontrer en personne le président américain.

M. Mueller serait prêt à poser moins de questions sur une potentielle obstruction de la justice par M. Trump, un sujet que ses avocats souhaitent éviter, selon des sources auprès de plusieurs médias américains.

L’équipe juridique présidentielle souhaiterait que l’entretien entre les deux hommes ne porte que sur des événements avant son arrivée au pouvoir en 2016. Elle avait offert initialement des réponses écrites aux questions du procureur spécial, les avocats du président étant très réticents à ce que M. Trump rencontre M. Mueller en personne.

Radio-Canada.ca avec Associated Press, CNN et Washington Post

Au Zimbabwe, les électeurs se sont mobilisés pour les premières élections post-Mugabe

juillet 30, 2018

Début du dépouillement des voix à Mbare, une banlieue de Harare, le 30 juillet 2018 / © AFP / Luis TATO

Les Zimbabwéens se sont déplacés en nombre et dans le calme lundi lors des premières élections générales depuis la chute du président Robert Mugabe en novembre après trente-sept ans de pouvoir, des scrutins historiques organisés dans un climat de suspicion de fraude.

Un total de 23 candidats – un record – étaient en lice pour la présidentielle, organisée en même temps que les législatives et les municipales.

La course pour la fonction suprême se joue entre l’actuel chef de l’Etat Emmerson Mnangagwa, patron de la Zanu-PF, le parti au pouvoir depuis l’indépendance du Zimbabwe en 1980, et l’opposant Nelson Chamisa, leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

M. Mnangagwa, qui a succédé en novembre à son ancien mentor, M. Mugabe, à la suite d’un coup de force de l’armée et de son parti, cherche à obtenir par les urnes la légitimé du pouvoir.

Les bureaux de vote ont fermé, comme prévu, lundi à 19H00 (17H00 GMT) et le dépouillement a débuté, parfois à la lumière de bougies ou de lampes à gaz. Les résultats sont attendus d’ici le 4 août.

Des électeurs font la queue devant un bureau de vote à Harare, le 30 juillet 2018 / © AFP / Luis TATO

Pour ces élections historiques, « il y a eu une forte participation, en particulier des jeunes », a déclaré à l’AFP le chef des observateurs de l’Union européenne (UE), Elmar Brok, qui n’a pas signalé, en fin de journée, de cas de violence, alors que les scrutins de l’ère Mugabe avaient été régulièrement entachés de fraudes et violences.

Dès l’aube lundi, de longues files d’attente se sont formées devant de nombreux bureaux de vote à Harare, où l’affluence n’a pas faibli dans la journée.

« J’espère un nouveau Zimbabwe », qui « offre des opportunités égales pour tous », a expliqué Lalita Mtetwa, une diplômée de 30 ans au chômage. « On a des millions de personnes éduquées sans emploi et vivant dans la pauvreté, seuls les riches sont dans une meilleure position », a-t-elle fulminé.

« J’ai voté pour Mnangagwa », a dit pour sa part Robina Mayobongwe, 80 ans, à bord d’une charrette tirée par un âne. « On ne peut pas faire confiance aux jeunots », a-t-elle estimé.

Dans une banlieue d’Harare, le 27 juillet 2018, un jeune homme attend devant une affiche représentant le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, patron de la Zanu-PF, le parti au pouvoir / © AFP / Luis TATO

– ‘Tentatives de censure’ –

M. Mnangagwa, 75 ans, est un habitué des arcanes du pouvoir. Ancien ministre de M. Mugabe, il a aussi été son vice-président jusqu’à son limogeage en novembre, qui a précipité l’intervention de l’armée et le départ humiliant du camarade « Bob ».

Pendant la campagne électorale, le président Mnangagwa a cependant affirmé avoir tiré un trait sur son passé de cacique du régime Mugabe, et promis de rétablir la démocratie et de remettre sur les rails une économie aux abois.

Lundi, il s’est félicité que « la campagne ait été pacifique, tout comme le vote ». Un élément clé pour qu’il se démarque de son prédécesseur et obtienne la confiance de la communauté internationale et des investisseurs, dont le pays a cruellement besoin.

Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa vote dans une école primaire, le 30 juillet 2018 / © AFP / Jekesai NJIKIZANA

Preuve de sa volonté de changement, il avait invité, pour la première fois en seize ans, des observateurs occidentaux à surveiller le vote.

L’UE a noté lundi « des défauts » pendant les opérations électorales, notamment « la totale désorganisation » du vote dans deux quartiers pauvres d’Harare, alors que « tout s’est bien passé dans des quartiers plus favorisés ».

« Il convient maintenant de vérifier s’il s’agit d’une tendance » ou de cas isolés, a ajouté M. Brok.

M. Chamisa a lui dénoncé des « tentatives délibérées de censurer » les votes en zone urbaine, fief traditionnel du MDC.

L’ancien président Robert Mugabe, suivi de sa fille Bona et de sa femme Grace, vote lors des élections générales au Zimbabwe, le 30 juillet 2018, à Harare. / © AFP / Zinyange AUNTONY

Mais il s’est déclaré confiant sur l’issue du vote. « Je n’ai aucun doute que d’ici la fin de la journée, nous devrions avoir une voix catégorique pour le changement », a lancé le quadragénaire.

– Mugabe a voté –

M. Mnangagwa est donné favori de la présidentielle, mais l’écart entre les deux hommes s’est récemment réduit dans les sondages. Le premier est crédité de 40% des suffrages, contre 37% pour le second, selon un sondage publié il y a dix jours par le groupe Afrobarometer.

Si aucun candidat n’obtient la majorité absolue lundi, un second tour sera organisé le 8 septembre.

Forte participation au Zimbabwe pour les élections / © AFP / Maryke Vermaak, Farid Addala

L’ancien président Mugabe a voté sous les flashs des photographes dans une école d’Harare, où se pressait une foule d’admirateurs, de curieux et détracteurs.

Il s’est refusé à tout commentaire. Mais la veille, il avait, lors d’une conférence de presse surprise, appelé les électeurs à faire chuter son ancien parti, la Zanu-PF.

« J’espère que le vote de demain (lundi) va faire tomber la forme militaire de gouvernement » actuel, avait-il lancé. « Je ne peux pas voter pour ceux qui m’ont mal traité », avait-il poursuivi, avant de sous-entendre qu’il donnerait sa voix à M. Chamisa, dont il a toujours combattu la formation.

Tout au long de la campagne, le président Mnangagwa a promis l’apogée d’une « nouvelle démocratie » et des milliards de dollars d’investissement pour remettre sur pied une économie ruinée par les réformes catastrophiques de son prédécesseur.

Le pays manque cruellement de liquidités, obligeant la population à faire la queue des heures devant les banques pour obtenir quelques dizaines de dollars en liquide, tandis qu’une écrasante majorité de la population est au chômage.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2018 22h54)

RDC: Maître Georges Kapiamba s’insurge contre le dépôt d’un rapport non consensuel

juillet 13, 2018

 

Me Georges Kapiamba

Coordonnateur mixte CEM 2131

Pakistan: 33 morts dans un attentat, un candidat aux élections tué

juillet 13, 2018

Quetta (Pakistan) – Au moins 33 personnes ont été tuées et des dizaines d’ autres blessées vendredi dans un attentat-suicide lors d’une réunion électorale au sud-ouest du Pakistan, ont indiqué des responsables à l’AFP.

Il s’agit du deuxième attentat visant vendredi un meeting électoral au Pakistan, où des élections législatives doivent se dérouler le 25 juillet dans un climat tendu.

« Le bilan est à présent passé à 33 » morts, a déclaré à l’AFP un responsable de l’administration locale, Saeed Jamali. Ce nombre a été confirmé par un autre haut responsable de l’administration locale, Qaim Lashari.

Les deux responsables ont indiqué qu’il s’agissait d’un attentat-suicide.

L’attentat s’est produit à Mastung, à une quarantaine de km de la capitale du Baloutchistan, Quetta.

Selon le ministre de l’Intérieur de la province du Baloutchistan, Agha Umar Bungalzai, il a visé un rassemblement de l’homme politique Mir Siraj Raisani, qui est décédé.

« Il a succombé à ses blessures lors de son transfert vers Quetta », a-t-il dit. Il était candidat à un siège de député provincial sous l’étiquette du parti Baluchistan Awami Party (BAP).

M. Bungalzai a également fait état d’au moins 32 blessés.

Plus tôt dans la journée, une bombe cachée sur une moto avait explosé près de Bannu (nord-ouest) au passage du convoi d’un autre candidat aux élections, tuant 4 personnes et en blessant une quarantaine d’autres, selon la police.

L’homme politique visé, Akram Khan Durrani, représentant d’une coalition de partis religieux, le MMA, a survécu à l’attaque.

Un attentat-suicide revendiqué par les talibans pakistanaisz avait également visé mardi soir une réunion électorale du Awami National Party (ANP) à Peshawar (nord-ouest), tuant 22 personnes dont l’homme politique local Haroon Bilour, selon un nouveau bilan.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juillet 2018 14h36)                                                        

Zimbabwe: l’armée promet d’être neutre lors des élections

juillet 4, 2018

Harare – L’armée zimbabwéenne a nié mercredi s’être engagée pour le président Emmerson Mnangagwa et son parti en vue des élections générales du 30 juillet, mais l’opposition qui l’en accuse a réaffirmé qu’elle ne participerait pas à un scrutin « truqué ».

« Les Forces de défense du Zimbabwe ne jouent aucun rôle direct dans les élections à venir », a déclaré le porte-parole de l’état-major, le colonel Overson Mugwisi, lors d’une rare conférence de presse.

« Nous sommes surpris par de fausses informations qui affirment que les Forces de défense du Zimbabwe (ZDF) vont être utilisées par la Zanu-PF pour truquer les élections », a-t-il dit.

Plusieurs médias proches de l’opposition ont accusé l’armée d’avoir déployé ses soldats dans certaines régions rurales du pays pour faire pression sur les électeurs.

Juste après la sortie publique des militaires, le principal rival de M. Mnangagwa dans la course à la présidentielle, Nelson Chamisa, a répété ses menaces de boycott du scrutin.

« Nous ne participerons à une élection truquée, a déclaré le chef du Mouvement pour un changement démocratique (MDC). « Nous observons un régime qui parle d’élections crédibles mais n’entend pas les organiser », a-t-il déploré devant la presse, « nous allons vers des élections calmes mais illégitimes ».

Le scrutin du 30 juillet est le premier organisé au Zimbabwe depuis la démission forcée en novembre de Robert Mugabe, qui a régné pendant trente-sept ans sur le pays.

Aujourd’hui vice-président, l’ancien patron des ZDF, Constantino Chiwenga, est à l’origine du coup de force militaire qui a précipité la chute du « camarade Bob » pour contrer les ambitions politiques de son épouse Grace.

Successeur de M. Mugabe et candidat à la présidentielle de la fin du mois, M. Mnangagwa est réputé proche des militaires.

« Notre rôle pour les élections est essentiellement d’aider la police à maintenir la loi et l’ordre avant, pendant et après des élections paisibles », a insisté mercredi le colonel Mugwisi.

« La conduite des Forces de défense du Zimbabwe après les élections sera guidée par la seule Constitution », a-t-il ajouté.

Les scrutins de l’ère Mugabe ont été largement entachés de fraudes et de violences imputées aux forces de sécurité et au gouvernement de l’ancien chef de l’Etat.

M. Mnangagwa répète depuis des mois que ceux du 30 juillet seront « libres, équitables et transparents ».

Son adversaire Nelson Chamisa a une nouvelle fois contesté mercredi sa promesse, remettant notamment en cause l’indépendance de la Commission électorale (ZEC).

« Nous en appelons à l’intervention de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe), de l’UA (Union africaine) et de la communauté internationale pour sauver le processus (électoral) et éviter une crise de légitimité évidente », a-t-il dit.

M. Mnangagwa part largement favori de la présidentielle face à M. Chamisa et son MDC, divisé et orphelin de son chef historique Morgan Tsvangirai, décédé en février.

Romandie.com avec(©AFP / 04 juillet 2018 12h10)                                                        

Une sénatrice et deux militants communistes français arrêtés en Turquie (PCF)

juin 24, 2018

Les personnes arrêtées s’étaient rendues en Turquie en tant qu’observateurs des élections qui se déroule le 24 juin 2018 / © AFP / ADEM ALTAN

Une sénatrice, Christine Prunaud, et deux militants communistes ont été arrêtés dimanche à Agri (est de la Turquie) alors qu’ils étaient venus comme observateurs des élections à l’invitation d’un parti pro-kurde, a annoncé le PCF dans un communiqué.

« Ils ont été arrêtés et empêchés de réaliser leur mission. Ils ont été auditionnés par un procureur qui leur a soustrait leurs passeports. Ils sont retenus au commissariat jusqu’à la fin des opérations de vote », a précisé ensuite à Franceinfo le secrétaire général du Parti communiste, Pierre Laurent.

« Christine Prunaud m’a dit qu’ils seraient retenus jusqu’à 17 heures dans une gendarmerie et ensuite assignés à leur hôtel », a déclaré à l’AFP la présidente du groupe communiste du Sénat, Eliane Assassi, qui s’est entretenue brièvement avec sa collègue par téléphone.

Outre Christine Prunaud, sénatrice des Côtes d’Armor et membre de la commission des Affaires étrangères de la Haute assemblée, la délégation comprend Hulliya Turan, secrétaire départementale du Bas-Rhin, et Pascal Torre, membre du secteur des Relations Internationales au PCF.

L’agence turque Anadolu a de son côté rapporté que 10 étrangers, dont trois Français, trois Allemands et trois Italiens, avaient été interpellés, accusés, selon l’agence, d’avoir tenté de se faire passer pour des observateurs internationaux.

Le PCF a répondu à un appel du HDP, le principal parti prokurde, a expliqué Pierre Laurent.

Les émissaires du PCF étaient sur place pour « une mission d’observation de nature citoyenne comme cela se fait dans d’autres pays », afin de s’assurer qu’aucune fraude n’était commise, car « il y a eu des doutes lors des précédentes élections sur la sincérité du scrutin. » « On n’a pas du tout caché la raison pour laquelle ils se rendaient sur place », a assuré le patron du PCF et sénateur.

Le PCF « condamne ces méthodes, qui ne font que le renforcer résolument à rester aux côtés des démocrates de Turquie qui entendent mettre un terme à la dictature de R.T. Erdogan », selon son communiqué.

La Turquie votait lors d’élections présidentielle et législatives âprement disputées entre le chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan, qui brigue un nouveau mandat aux pouvoirs renforcés et une opposition galvanisée, sur fond de difficultés économiques. Le principal parti d’opposition turc a dénoncé des tentatives de fraude.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2018 16h43)