Posts Tagged ‘Élection’

France: Une femme transgenre élue maire d’un village du Nord

mai 23, 2020

Une femme transgenre a été élue samedi matin maire de Tilloy-lez-Marchiennes (Nord) par le conseil municipal de ce village de 550 habitants, composé uniquement de membres de sa liste, a-t-elle annoncé à l’AFP, confirmant une information de la Voix du Nord .

Marie Cau, 55 ans, «est à ma connaissance la première personne transgenre élue maire en France», a indiqué à l’AFP Stéphanie Nicot, co-fondatrice de l’Association nationale transgenre (ANT), précisant toutefois que «des personnes ont pu passer sous les radars, ne pas rendre cela public».

Ingénieur, titulaire d’un diplôme de technicien agricole, d’un BTS Horticole et passée par l’armée avant de se «reconvertir dans l’informatique», Marie Cau a été élue avec 14 voix et un vote nul. Lors du scrutin du 15 mars, les candidats de sa liste avaient obtenu entre 63,5 et 73,1% des suffrages, le taux de participation s’établissant à 67,9%.

Par Le Figaro avec AFP

Congo: Le nouvel élu de la mairie de Brazzaville

mai 22, 2020

Dieudonné Batsimba

 

Il s’appelle Dieudonné Batsimba, de mère Mbochi et de père Lari, cet homme de 63 ans est réputé pour être un homme discret et travailleur, il fait partie des membres influents du comité central du Parti congolais du Travail. Agent de la mairie admis à la retraite, il sert de lien entre les jeunes et l’ancienne génération. C’est lui que le PCT a choisi pour diriger la maire de Brazzaville.
Les vieillards qui ont pris en otage le Congo n’ont toujours pas assumé leur échec et ne veulent pas céder la place aux jeunes qu’ils sont entrain d’infantiliser et transmettre leur incompétence.
Photo de BrazzaNews.

Au début des années 90, il fait ses débuts au sein des instances de la mairie, avant d’être nommé en 2012 directeur de cabinet du ministre de l’aménagement, de I ’équipement, du territoire et des grands travaux aux côtés de Jean-Jacques Bouya. Plusieurs fois Directeur de la gestion foncière urbaine, il est régulièrement sollicité pour son expérience et sa grande connaissance dans le domaine de l’urbanisme. Dénis Sassou Nguesso connaît bien l’homme, puisque Dieudonné Batsimba a été son chargé de mission et responsable du projet de cadastre national.

Au sein du Parti congolais du travail, Dieudonné Batsimba est perçu comme le candidat du consensus. Titulaire d’un 3ème cycle à l’institut de l’urbanisme de Paris (France) et détenteur d’un diplôme d’études approfondies en géographie urbaine, sa connaissance des dossiers sensibles à la mairie et à la Délégation générale des Grands Travaux, sa discrétion et sa réputation d’homme pragmatique ont fait de lui le choix par excellence du Président Dénis Sassou Nguesso.

à la suite de l’élection du maire de la ville de Brazzaville prévue ce vendredi 22 mai 2020. Le successeur de Christian Roger Okemba qui a été élu pour un mandat de deux ans est monsieur  Dieudonné Batsimba.
Photo de BrazzaNews.

Le dernier maire originaire du Pool fut l’éternel opposant Bernard Kolelas, devenu peu avant sa mort frère de Denis Sassou Nguesso.
Avec Sacer-infos par  Alexandre Meunier

Guinée : Alpha Condé annonce le report des législatives et du référendum constitutionnel

février 28, 2020

Alpha Condé, au palais présidentiel en octobre 2016.

Alpha Condé, au palais présidentiel en octobre 2016. © Vincent Fournier pour Jeune Afrique

 

Le président guinéen Alpha Condé a annoncé ce soir le report du double scrutin – les législatives et le référendum constitutionnel – qui devait se tenir ce dimanche. « Ce n’est ni une capitulation, ni une reculade », a-t-il affirmé lors d’un discours retransmis par la télévision nationale.

« La Guinée a été depuis 1958 le champion du panafricanisme. Nous savons les sacrifices que notre pays a consenti pour soutenir les mouvements de libération. (…) C’est par responsabilité nationale et sous-régionale que nous avons accepté un report léger de la date des élections ». C’est par ces mots que le président guinéen Alpha Condé a annoncé ce vendredi soir le report du double scrutin qui devait se tenir le 1er mars.

Les électeurs étaient appelés aux urnes pour des élections législatives couplées à un référendum sur une nouvelle Constitution, dans un contexte de tensions croissantes entre le pouvoir et l’opposition, dont les principales composantes appelaient au boycott du double scrutin.

« Ce n’est ni une capitulation ni une reculade », a insisté Alpha Condé, qui a par ailleurs précisé que le double scrutin serait reporté de « deux semaines », précisant que la Cour constitutionnelle sera consultée pour valider cette décision. « Je sais que beaucoup d’entre vous seront mécontents, déçus et révoltés. Mais la Guinée, qui était la patrie du panafricanisme, peut-elle s’isoler de ses frères? Nous disons non ! », a ajouté le président guinéen.

« Je persiste encore, et c’est important : ne seront concernés (par le scrutin à venir) que les partis qui sont déjà en compétition, c’est à dire qui sont en règle devant la Ceni, les partis déjà engagés dans la compétition électorale », a précisé le président guinéen.

L’annonce d’Alpha Condé intervient dans un contexte où plusieurs organisations internationales ont émis des doutes sur la possibilité d’organiser le scrutin dans de bonnes conditions. Ces derniers jours, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la Communauté économique des Etats de l’AFrique de l’Ouest (Cedeao) et l’Union africaine (UA) ont ainsi annoncé leur décision de ne pas déployer de mission d’observation lors de ces élections.

Avec Jeuneafrique par Diawo Barry – à Conakry

 

Guinée : à une semaine du scrutin, l’OIF retire son soutien au processus électoral

février 24, 2020

Un électeur dans un bureau de vote de Conakry, en 2015 (archives).

Un électeur dans un bureau de vote de Conakry, en 2015 (archives). © Youssouf Bah/AP/SIPA

 

L’organisation internationale de la Francophonie (OIF) a fait savoir lundi qu’elle ne pouvait plus « soutenir le processus électoral » du 1er mars en l’absence d’un consensus national sur le nombre d’électeurs.

La Francophonie aura attendu le dernier moment pour exprimer ses réserves vis-à-vis du processus électoral. Les Guinéens sont en effet invités à voter à la fin de la semaine, dimanche 1er mars, lors d’un double scrutin :  les législatives et le référendum constitutionnel.

La secrétaire générale de la Francophonie Louise Mushikiwabo avait envoyé à Conakry une mission d’assistance du 10 novembre 2019 au 7 février afin de procéder à la révision des listes électorales, sur demande de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). En l’absence de révisions du fichier, l’OIF refuse désormais de soutenir le processus électoral dans son ensemble.

Ce lundi, l’organisation a fait savoir par voie de communiqué ses réserves vis-à-vis du fichier électoral, audité en 2018 par l’OIF, les Nations unies et l’Union européenne. « Il est important de rappeler que le fichier électoral de 2015 comportait 2.490.664 électeurs problématiques qui continuent malgré tout de figurer dans la base de données actuelle », relève l’organisation dans son communiqué. « Au total, il s’avère que 98% de ces 2.490.664 électeurs ne disposent pas de documents permettant leur identification », ajoute le texte.

Communiqué prudent

Prudente, l’organisation indique toutefois que son rôle ne « consistait nullement en une quelconque validation ou invalidation du fichier électoral guinéen ». « Ce n’est pas notre rôle de dire ce que la Guinée doit faire ou ne pas faire », détaille une source de Jeune Afrique au sein de l’organisation. « Nous disons que c’est difficile de continuer à soutenir le processus électoral en Guinée au vu de la confusion qui l’entoure. C’est problématique qu’on ait encore plus de deux millions d’électeurs pas identifiables ou décédés sur les listes. »

Une position de l’OIF que le vice-président de la Ceni, déjà fragilisée par des divisions internes, refuse de voir comme un désaveu. « L’OIF avait uniquement une mission d’assistance technique. Elle n’a pas à soutenir ou non notre processus électoral », tacle Bakary Mankaré, nommé par la mouvance présidentielle.

Il soutient d’ailleurs que 77% des recommandations de l’audit de 2018 ont été mises en œuvre. « Nous allons tirer les enseignements du rapport de mission de l’OIF », fait-il toutefois savoir, annonçant une « remise officielle » des conclusions de l’OIF le 16 mars prochain, soit deux semaines après le scrutin.

Cela fait pourtant des mois que l’envoyé spécial de Louise Mushikiwabo en Guinée, l’ancien ministre malien des Affaires Étrangères Tieman Coulibaly, effectue de nombreuses visites à Conakry dans le cadre de cette mission.

Nommé par la Secrétaire générale le 28 septembre 2019, il a, à plusieurs reprises, rencontré le président Alpha Condé, mais également Salif Kébé, les représentants de l’UE et de la Cedeao, ainsi que Fodé Oussou Fofana, le vice-président de l’UFDG, de l’opposant Cellou Dalein Diallo. « Nous exhortons toutes les parties à s’entendre sur un consensus », fait savoir l’OIF, à six jours du scrutin.

Avec Jeuneafrique par Marième Soumaré

Guinée : les législatives et le référendum constitutionnel seront couplés

février 5, 2020

Alpha Condé, le président guinéen, au palais présidentiel à Conakry en octobre 2016.

Alpha Condé, le président guinéen, au palais présidentiel à Conakry en octobre 2016. © Vincent Fournier/JA

 

Le référendum constitutionnel se tiendra le 1er mars, et sera couplé avec les législatives. L’annonce a été faite par un communiqué de la présidence guinéenne lu sur les médias nationaux mardi soir.

« J’ai signé le décret convoquant le corps électorale pour le couplage des élections législatives ainsi que le référendum pour la nouvelle Constitution en Guinée pour le 1er mars 2020 ». En un tweet, le président guinéen a confirmé ce à quoi beaucoup s’attendaient, depuis l’annonce du report au 1er mars des législatives initialement prévues le 16 février.

Le décret, signé de la main d’Alpha Condé, a été lu mardi soir sur les antennes de la RTG, la télévision nationale.

Dans une ordonnance prise le 29 janvier dernier, le président guinéen avait fixé les règles de ce scrutin référendaire, sans pour autant préciser la date de sa tenue. Pour être adopté, le texte soumis aux Guinéens devra recueillir plus de 50 % des suffrages exprimés.

L’opposition vent debout contre le couplage

« Le corps électoral est convoqué au moins quinze jours francs avant la date du scrutin par décret du président de la République, sur proposition de la Ceni [Commission électorale nationale indépendante, NDLR] », stipulait l’ordonnance, qui précisait notamment que, pendant la campagne référendaire, « les médias publics sont tenus de présenter les divers points de vues relatifs au projet soumis à référendum de manière équilibrée ».

Le jour du vote, outre les bulletins portant le nom des candidats aux législatives, les électeurs guinéens auront donc le choix entre deux autres bulletins : l’un blanc, pour le Oui à la réforme constitutionnelle, l’autre, rouge, pour le non.

L’opposition, réunie au sein du Front national pour la défense de la Constitution, qui organise depuis des semaines des manifestations contre la réforme constitutionnelle, a d’ores et déjà annoncé son refus de participer aux législatives. Après l’annonce de ce mardi, Abdoulaye Oumou, porte-parole du FNDC, a qualifié ce couplage des deux scrutins de « coup d’État institutionnel » et promis de le « combattre ».

« L’opposition n’a pas le droit d’interdire au président de la République de consulter les Guinéens. Au contraire, elle devrait se féliciter de l’organisation de ce référendum car la Constitution actuellement en vigueur a été écrite par un collège qui ne représentait pas le peuple de Guinée », insistait pour sa part Amadou Damara Camara, président du groupe parlementaire RPG arc-en-ciel (mouvance présidentielle), interrogé le 31 janvier dernier par Jeune Afrique.

Le texte du projet de nouvelle Constitution, rendu public le 19 décembre dernier, après avoir obtenu l’avis favorable de la Cour constitutionnelle et du président de l’Assemblée nationale, comporte 161 articles sur 45 pages. Il fait notamment passer le mandat présidentiel de cinq à six ans, « renouvelable une fois ». Il prévoit en outre que, si le Premier ministre n’est responsable que devant le président de la République, qui le nomme et le démet à sa discrétion, il pourra être contraint à la démission par l’Assemblée nationale si les trois quarts des députés le jugent nécessaire.

Par Jeuneafrique.com

France: Mohammed Moussaoui élu à la tête du Conseil français du culte musulman

janvier 19, 2020

Le Franco-Marocain était le seul candidat en lice. Il a été élu pour deux ans avec 60 des 87 membres du conseil d’administration ont voté «pour».

A 55 ans, Mohammed Moussaoui était déjà président du CFCM de 2008 à 2013.
A 55 ans, Mohammed Moussaoui était déjà président du CFCM de 2008 à 2013. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Le Franco-Marocain Mohammed Moussaoui a été élu dimanche à la tête du Conseil français du culte musulman (CFCM), principal interlocuteur du pouvoir public pour les cinq à six millions de musulmans pratiquants en France, avec la promesse de répondre au souhait du président Emmanuel Macron de lutter contre le radicalisme.

Mohammed Moussaoui, Franco-Marocain de 55 ans, déjà président du CFCM de 2008 à 2013 et seul candidat en lice, a été élu pour deux ans avec 60 voix «pour» par le conseil d’administration, qui comprend 87 membres. Il était le seul candidat après le retrait samedi de la candidature de Chems-Eddine Hafiz, tout juste élu nouveau recteur de la Grande Mosquée de Paris (GMP, proche de l’Algérie), et qui avait appelé à soutenir Mohammed Moussaoui, après la démission de Dalil Boubakeur. «Il y avait une bonne volonté de toutes les composantes de partir sur une liste commune et consensuelle (…) Cela a permis une composition du bureau qui j’espère va pouvoir affronter les défis qui sont les nôtres», a déclaré Moussaoui le nouveau président à la presse.

Les deux vice-présidents sont Chems-Eddine Hafiz et Ibrahim Alci (fédération CCMTF, proche de la Turquie). Ils seront respectivement présidents en 2022 et en 2024.

Souvent critiqué pour son manque de représentativité et de résultats, marqué par les querelles entre fédérations restées proches des pays d’origine des communautés (Maroc, Algérie, Turquie…), le CFCM, créé en 2003, est cependant le principal interlocuteur des pouvoirs publics sur le culte musulman L’islam est la deuxième religion en France, avec cinq à six millions de pratiquants. Emmanuel Macron, qui a plusieurs fois regretté la persistance de cet «islam consulaire» (sous l’influence des pays étrangers), entend mieux encadrer le culte musulman, en garantissant plus de transparence dans son financement. L’exécutif doit faire des propositions en février à ce sujet.

Le CFCM est surtout très attendu sur le renforcement de la lutte contre la radicalisation. Fin octobre, après l’attaque à la préfecture de Paris et en pleine polémique sur le port du voile, le chef de l’Etat avait appelé le CFCM à «un changement de rythme pour qu’il combatte, au côté de l’Etat, le communautarisme et l’islamisme». Mohammed Moussaoui a promis de mettre en place un Observatoire contre le radicalisme et de travailler sur la formation initiale et continue des imams et aumôniers.

Par Le Figaro avec AFP

Brexit: vers la grande explication électorale

octobre 29, 2019

 

Le Parlement britannique a donné son feu vert mardi soir pour la tenue d’élections le 12 décembre.

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Le premier ministre britannique, Boris Johnson, s’adresse à la chambre des communes du Parlement, mardi à Londres. HO/AFP

Après des mois d’escarmouches parlementaires, partisans et adversaires du Brexit vont s’affronter dans les urnes. Le Parlement a donné son feu vert mardi soir. Les Britanniques vont bien voter avant Noël, pour la première fois à cette époque de l’année depuis 1923…

Dénonçant une fois de plus «l’obstructionnisme parlementaire», Boris Johnson a déclaré que des élections étaient «la seule façon maintenant de faire avancer ce pays». Et bien sûr de mener à bien le Brexit. Pour le premier ministre, l’horizon électoral s’est ouvert le week-end dernier avec le basculement de deux partis d’opposition – les Libéraux démocrates et le SNP écossais – se prononçant pour un scrutin anticipé. Il s’est définitivement dégagé mardi matin, quand le patron du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, jusqu’à présent debout sur les freins, s’est dit lui aussi prêt à aller aux urnes. Le Parlement sera dissous le 6 novembre.

Lundi, la Chambre des communes avait rejeté une première motion proposant la tenue du scrutin le 12 décembre. Mais mardi soir, elle a accueilli favorablement une nouvelle tentative du premier ministre, en adoptant une loi fixant au 12 décembre ces mêmes élections anticipées après avoir rejeté un amendement de l’opposition plaidant pour le 9 décembre. Pour emporter l’adhésion de l’opposition, Boris Johnson a accepté de ne pas pousser parallèlement son accord de retrait, ce qui a suscité quelques toussotements dans les rangs conservateurs.

Un non à des élections un jour, un oui le lendemain, d’étranges chicaneries sur la date du scrutin – 9, 11 ou 12 décembre -, les derniers développements du Brexit peuvent laisser perplexes. Derrière ces prises de position fluctuantes, il y a un mélange de défiance extrême et de calculs électoraux. La soudaine décision des Libéraux démocrates, farouchement anti-Brexit, de soutenir un scrutin pouvant doter Boris Johnson d’une majorité lui permettant de réaliser ce même Brexit, a pu surprendre. Les lib-dems ont compris que le vote d’un second référendum était compromis et que le «deal» de Johnson risquait de passer avec des voix du Labour. Surtout, leur dirigeante, Jo Swinson, a fait ses comptes. Le parti revient de loin et entend bien continuer sa remontée. Or, une fois le Brexit effectif, les lib- dems pourraient ne plus avoir grand-chose de saillant à proposer aux électeurs. Qui plus est, ils espèrent profiter de la mauvaise passe du Labour et de sa position ambiguë sur le Brexit. Le SNP (Parti national écossais), lui, espère voler des voix à des conservateurs qui veulent de facto faire sortir l’Écosse malgré elle de l’UE.

Crédibilité économique

De son côté, le Labour ne pouvait se permettre d’être la seule formation d’opposition à refuser un scrutin que, par ailleurs, il appelle depuis longtemps de ses vœux. À partir du moment où l’élection devenait inéluctable, il s’exposait à l’aborder encore plus affaibli par sa frilosité. Jeremy Corbyn a justifié son revirement. «Notre condition d’exclure une sortie sans accord est désormais remplie», avec le nouvel ajournement du Brexit accepté par l’UE, a-t-il dit. Il a promis «la campagne la plus ambitieuse et la plus radicale pour un véritable changement que notre pays ait jamais vue». Un ancien poids lourd du parti, Peter Mandelson, a pourtant averti que le Labour manquait de crédibilité économique. Pour l’ancien ministre, les projets de nationalisation des services publics et de renforcement des syndicats risquent de «réaffirmer la pensée étatiste que le Nouveau Labour avait désavoué».

Boris Johnson a incontestablement remporté ce dernier bras de fer. Il reste à savoir s’il réussira à se doter d’une majorité absolue. Afin de rassembler, il vient de réintégrer dans le parti 10 des 21 députés conservateurs rebelles, dont Nicholas Soames, le petit-fils de son cher Winston Churchill. Pour l’heure, les sondages sourient aux Tories, qui devancent le Labour de 10 à 15 points. Mais les campagnes électorales ont leurs mystérieuses dynamiques et la saga du Brexit a appris à se défier de la rationalité…

Le Figaro.fr par Arnaud de La Grange, Correspondant à Londres

RDC: l’invalidation de l’élection de députés de l’opposition annulée

juillet 5, 2019

Une audience de la Cour constitutionnelle de la RDC, le 27 juillet 2015 à Kinshasa (archives). © Ph. John Bompengo/Monusco

 

La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo est partiellement revenue mercredi et jeudi sur sa décision d’invalider l’élection de plusieurs députés d’opposition, une mesure qui avait ravivé les tensions politiques à Kinshasa.

La Cour a réhabilité dix-neuf des 23 députés de la coalition d’opposition Lamuka invalidés, après examen d’ « erreurs matérielles » par une chambre spéciale de cette instance judiciaire, selon un décompte de l’AFP auprès des formations politiques. Parmi les députés de l’opposition dont la victoire a finalement été confirmée par la Cour : Raphael Kibuka, Daniel Mbayo du MLC, Chérubin Okende, Daniel Safu et Mutombo Kasongo Germain  de l’AMK, Jean Claude Kibala (MS) ou encore Amato Bayubasire (UNC).

Au total les juges se sont prononcés sur 178 dossiers de contestation des résultats des législatives nationales du 30 décembre rendus par la Commission électorale et leur validation par la Cour constitutionnelle. La liste définitive des députés nationaux devait être connue jeudi, selon le greffe de cette instance judiciaire congolaise.

Parmi les parlementaires de Lamuka, au moins quatre députés proches de l’ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi, ont été réhabilités par ces arrêts. Le Mouvement de libération du Congo (MLC) de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba a reconnu que trois de ses élus invalidés avaient été réhabilités, dans un communiqué.

« J’ai un sentiment de satisfaction, teinté de regret étant données les péripéties qu’a connue ma validation définitive, alors que j’ai obtenu plus de 26 000 voix. L’invalidation de mes camarades de l’opposition pour des raisons inavouées me laissent aussi un goût amer » a réagit Raphael Kibuka, contacté par Jeune Afrique. « Les autorités politiques et judiciaires doivent désormais tout mettre en œuvre pour que nous ayons une justice véritable, gage de tout développement. L’appareil judiciaire devra écarter les brebis galeuses », a-t-il ajouté.

Au moins deux députés du parti de l’ancien président Joseph Kabila, le parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) précédemment validés, ont été écartés par ces décisions définitives de la Cour constitutionnelle.

Le FCC toujours majoritaire

La Cour constitutionnelle avait invalidé le 11 juin l’élection de 23 députés d’opposition, dans la plupart des cas au bénéfice de la majorité parlementaire de l’ancien président Joseph Kabila. Plusieurs ministres et gouverneurs de provinces ont vu leurs mandats validés, alors que la Commission électorale ne les avait pas proclamés élus. Le président Félix Tshisekedi avait lui-même estimé que certains arrêt de la Cour étaient « scandaleux ». L’ex-candidat Martin Fayulu avait participé dimanche à une manifestation interdite, en partie contre ces décisions.

Les décisions de la Cour constitutionnelle en RDC ne donnent normalement pas lieu à des recours. En dépit de ces annulations d’invalidations, le Front commun pour le Congo (FCC), coalition des partisans de l’ex-président Kabila, dispose de la majorité absolue à l’Assemblée nationale.

Trump contre Obama: dernier week-end de campagne aux Etats-Unis

novembre 3, 2018

Donald Trump à un meeting le 2 novembre 2018 à Huntington, en Virginie occidentale / © AFP / Nicholas Kamm

Donald Trump sillonne ce week-end les États-Unis pour tenter de sauver la majorité républicaine au Congrès lors des élections législatives de mardi, face à un Barack Obama sorti de sa réserve pour mobiliser les démocrates.

Le premier rendez-vous électoral national depuis l’élection du milliardaire new-yorkais déterminera qui contrôlera les deux chambres du Congrès jusqu’à la prochaine présidentielle, en novembre 2020, à laquelle le président ne cache pas qu’il entend se présenter.

Il y a huit ans exactement, M. Obama s’apprêtait à subir un raz de marée républicain à ses propres premières élections de mi-mandat: c’était la « révolution » de la mouvance conservatrice du Tea Party, au pic d’impopularité du président démocrate.

Cette année, le retraité a la cote et est la figure la plus recherchée des candidats démocrates, remplissant un rôle autrefois occupé par Bill Clinton.

« Je suis là pour une simple raison: vous demander d’aller voter », a lancé Barack Obama vendredi soir à Atlanta, en Géorgie, pour soutenir la femme qui pourrait devenir mardi la première gouverneure noire élue de cet Etat du Sud, Stacey Abrams.

« Les conséquences de l’abstention sont profondes, car l’Amérique est à la croisée des chemins », a-t-il déclaré. « Les valeurs de notre pays sont en jeu ».

Quant à Donald Trump, il n’a pas cité son nom, mais a dénoncé un discours visant selon lui à « tenter de vous faire peur avec toute sorte d’épouvantails ».

– Immigration –

Les candidats républicains recherchent également activement le soutien de Donald Trump, qui reste la personnalité la plus rassembleuse et populaire du parti.

Le président est depuis plusieurs semaines pratiquement tous les jours sur le terrain, espérant convaincre ceux qui ont voté pour lui il y a deux ans de revenir aux urnes.

Contrairement à ce que faisaient ses prédécesseurs, il assume explicitement le fait que les élections de mi-mandat soient un référendum sur sa personne.

Après deux meetings vendredi, Donald Trump a encore quatre rassemblements prévus ce week-end: Montana, Floride, Géorgie et Tennessee.

Accusé par les démocrates d’avoir décomplexé l’extrême-droite et d’avoir servi de catalyseur à l’attaque mortelle dans une synagogue de Pittsburgh, il fait campagne sur deux thèmes principaux: la bonne santé économique du pays, et la lutte contre l’immigration clandestine, qu’il lie à l’insécurité.

Barack Obama avec la candidate démocrate au poste de gouverneure de Géorgie, Stacey Abrams, le 2 novembre 2018 à Atlanta / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / Jessica McGowan

« Un Congrès républicain signifie davantage d’emplois, moins de criminalité », a répété le président vendredi soir à Indianapolis.

« Une vague bleue égale une vague criminelle, c’est très simple », a-t-il martelé. « Et une vague rouge égale emplois et sécurité ».

Lui cite volontiers « Barack H. Obama », comme il l’a appelé vendredi soir, en soulignant par le geste l’initiale du deuxième prénom de M. Obama, pour Hussein. « Je l’ai regardé aujourd’hui, il n’y avait pas grand monde » à son meeting, a-t-il lancé.

– Participation en hausse –

Echaudés par la surprise de l’élection présidentielle de 2016, les médias américains se montrent plus prudents et évitent toute prédiction définitive à partir des sondages qui donnent un avantage national aux démocrates pour la chambre basse du Congrès.

Pour les 435 sièges de la Chambre des représentants, qui seront renouvelés pour deux ans, la course se concentre en fait sur une soixantaine de circonscriptions, les autres étant assez solidement ancrées chez l’un ou l’autre parti.

Quant au Sénat, 35 sièges sur 100 sont en jeu, pour des mandats de six ans. Hasard du calendrier, ces 35 Etats sont pour la plupart dans des régions conservatrices, ce qui complique toute reconquête démocrate.

Centrées autour de Donald Trump, ces élections semblent bénéficier d’un enthousiasme inédit pour un rendez-vous qui habituellement ne suscite qu’une participation de 40 à 45%, contre plus de 60% aux présidentielles.

Plus de 32 millions d’électeurs ont déjà voté, selon Michael McDonald, professeur à l’Université de Floride qui se spécialise dans le vote anticipé, autorisé par correspondance ou en personne dans la plupart des Etats américains.

C’est déjà 20% de plus que l’ensemble des votes anticipés aux élections de mi-mandat de 2014, selon lui, soit un enthousiasme similaire à ce que l’on voit aux scrutins présidentiels.

Romandie.com avec(©AFP / (03 novembre 2018 15h48)

Québec: Lisée quitte son poste de chef après la défaite crève-cœur du PQ

octobre 2, 2018

 

Lisée quitte son poste de chef après la défaite crève-coeur du PQ
© Graham Hughes Lisée quitte son poste de chef après la défaite crève-cœur du PQ
 

Devant le douloureux revers encaissé par sa formation, qui a perdu son statut de groupe parlementaire à l’Assemblée nationale en obtenant son pire nombre de sièges depuis 1973, et sa propre défaite dans sa circonscription de Rosemont, Jean-François Lisée a annoncé lundi soir qu’il quittait son poste de chef du Parti québécois, deux ans après avoir pris le relais de Pierre Karl Péladeau à la tête du PQ.

 

« La volonté populaire de choisir la CAQ, de s’assurer de déloger les libéraux était plus forte que tout. Il s’agissait d’un courant puissant irrésistible », a déclaré Jean-François Lisée devant des dizaines de militants affligés à l’Usine C, à Montréal.

Pour l’emporter, il nous fallait remonter les chutes du Niagara à la rame. Nous avons ramé mes amis, nous avons ramé à nous en arracher la peau des mains.

Jean-François Lisée

Défait dans sa circonscription par l’ex-chroniqueur Vincent Marissal, de Québec solidaire, Jean-François Lisée a également annoncé qu’il quittait son poste de chef de parti.

« Je serai à vos côtés lors des prochaines batailles, toujours. Je prends une bonne part de responsabilité dans les résultats d’aujourd’hui. Mais j’aime croire aussi que le parti, ses membres, son financement, son programme, son énergie en disent bien plus loin sur notre travail commun que le nombre de nos députés », a affirmé le chef péquiste.

C’est dans une ambiance mortuaire teintée d’amertume que les dizaines de militants péquistes réunis à l’Usine C ont assisté toute la soirée à la déroute de leur parti.

Lorsque les médias ont annoncé que la CAQ formerait le prochain gouvernement, les organisateurs ont coupé le son des chaînes de télévision pour mettre de la musique dans la salle.

Dans les haut-parleurs, la chanson de Gilles Vigneault : « Tout l’monde est malheureux… Tam ti dela da ti… »

Le même scénario s’est répété chaque fois que les caméras montraient les caquistes célébrant leur victoire.

« Après des milliers de mains serrées […] on peut être fiers […] C’est le PQ qui a fait la meilleure campagne! », clame l’animateur de la soirée, le comédien Fabien Dupuis, devant une foule à la mine déconfite.

« Il y a une consolation, les libéraux sont chassés », confie Éric Leblanc, un militant qui s’était habillé tout en bleu avec son chapeau de cowboy pour la soirée. Chaque fois qu’un péquiste était réélu, la salle applaudissait. Chaque petite victoire, comme Pascal Bérubé dans Matane-Matapédia ou Harold Lebel dans Rimouski, était soulignée.

Peu avant 21 h, la présidente du Parti québécois répète sur scène que le PQ a fait une bonne campagne.

« Le Parti québécois a étonné, a impressionné », insistait Gabrielle Lemieux, alors que les chiffres du parti dégringolaient sur deux gros écrans derrière elle. Sur Twitter, le chef Jean-François Lisée a félicité le nouveau premier ministre, François Legault. « La grande volonté de changement s’est canalisée en sa faveur », a-t-il dit.

« Les Québécois veulent du changement, mais je ne pense pas qu’ils savent ce que ça veut dire comme changement », maugréait un militant qui a préféré ne pas donner son nom.

Peu de consolations

La réélection de la vice-cheffe du PQ a fait office de mince consolation.

« C’est un bon résultat pour Joliette, j’ai même augmenté mon pourcentage, je veux leur dire merci [à mon équipe] du fond du cœur », a dit Véronique Hivon sur les ondes de Radio-Canada.

Au cours de la journée, Jean-François Lisée avait confié avoir uniquement préparé deux discours : un scénario de gouvernement péquiste « majoritaire » et « minoritaire ».

C’est celui de la défaite qu’il livrera. Non sans décocher quelques flèches à ses adversaires.

« Alors que nous ramions pour remonter avec quelques succès, d’autres travaillaient dans nos circonscriptions pour nous arracher des rames », a-t-il dit, en référence à Québec solidaire.

Jean-François Lisée semble avoir gardé un goût amer de l’échec de la convergence.

« Il y a deux ans […] je visualisais cet engouement nouveau de la jeunesse autour du PQ et de QS. Je proposais que nos deux partis additionnent leurs forces, notre offre était sincère. Si le congrès de QS avait accepté notre main tendue, il y a fort à parier que l’élection de ce soir offrirait un tout autre résultat », affirme-t-il.

Appel au rassemblement

« On ne peut pas réécrire le passé, mais il faut en tirer des leçons à l’avenir », a ajouté M. Lisée, appelant les forces souverainistes à s’unir.

Pour l’heure, le peuple a parlé.

Jean-François Lisée

Jean-François Lisée dit également avoir appelé François Legault pour l’inviter à utiliser certaines idées du PQ.

« J’ai dit à François […] je t’invite toi et tes futurs ministres à lire notre programme et à prendre le maximum d’idées possibles! Il n’a pas dit non! J’ai dit : « regarde surtout le bout sur l’environnement » », a-t-il expliqué.

Jean-François Lisée a terminé son discours en saluant son équipe, ses conseillers, sa conjointe Sylvie Bergeron et les 125 candidats du PQ.

« Écoutez-moi bien, les 125. Le verdict de l’électorat ne porte pas sur votre talent, votre dévouement […] vous avez été emportés par une vague et lorsque la vague se retirera. »

Radio-canada.ca par Julie Marceau avec msn