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Zambie : Hakainde Hichilema élu président

août 17, 2021
Hakainde Hichilema, lors d’une conférence de presse à son domicile, à Lusaka, le 16 août 2021.

Le 16 août, Edgar Lungu, le chef de l’État sortant, a été largement battu par son éternel opposant. À la surprise générale.

Ce lundi 16 août, Hakainde Hichilema, 59 ans, est devenu le septième président zambien démocratiquement élu, devançant Edgar Lungu de près de 1 million de voix.PUBLICITÉ

Candidat pour la sixième fois, Hichilema faisait figure d’éternel second. C’est la troisième fois qu’il faisait face à Lungu, président depuis 2015, dont il était devenu le principal opposant.

En prison pour « trahison »

Cet homme d’affaires autodidacte est, depuis 2006, à la tête de l’Alliance démocratique unie (UPND), qui prône le libéralisme social et économique, à l’encontre des idées du Front patriotique (FP), le parti conservateur du chef de l’État sortant.

Hichilema s’était vivement opposé à la réélection de Lungu en 2016. Il avait alors dénoncé des fraudes et multiplié les recours, ce qui lui avait valu d’être poursuivi en justice, puis incarcéré, d’avril à août 2017, pour « trahison ».

« HH », comme on l’appelle, a fini par s’ imposer comme le candidat du peuple, en particulier durant cette dernière campagne. La population le surnomme aussi « Bally », terme utilisé pour parler d’un aîné, en signe de respect.

Le 15 août dans l’après-midi, Hichilema a rendu visite à l’ancien président Rupiah Banda, avec qui il a évoqué « un large éventail de questions relatives au bien-être [du] peuple [zambien] », comme il l’a ensuite indiqué sur Twitter.

Soutiens étiolés

Entre le président sortant et son opposant, la course était serrée depuis le début de la campagne. Mais c’est l’état du pays, notamment sur le plan économique, qui a desservi Edgar Lungu. Ses soutiens se sont en effet étiolés du fait de l’augmentation du coût de la vie, conséquence d’une hausse du taux de l’inflation de plus de 20% durant son dernier mandat, particulièrement depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Les citoyens mécontents lui ont également reproché ses nombreux emprunts à des créanciers chinois pour financer la création d’infrastructures. La Zambie a été le premier pays africain à faire défaut sur sa dette depuis le début de la pandémie.

Avec un taux de participation supérieur à 70%, la population était au rendez-vous pour cette élection. Les bureaux de vote étaient restés ouverts tard dans la nuit du 12 au 13 août, jusqu’à 5 heures du matin, en raison de l’affluence. Certains électeurs patientaient depuis la fin d’après-midi.

Ce n’est que le 16 août à 2h30 du matin, à l’issue d’un dépouillement qui aura duré plusieurs jours, qu’Esau Chulu, le président de la commission électorale, a déclaré officiellement Hichilema président de la Zambie.

« La victoire est en vue »

Après une campagne au coude-à-coude, l’enthousiasme était palpable dans les rues de Lusaka, où de nombreux partisans de l’UPND, arborant les couleurs de leur parti, fêtaient la victoire avant même l’annonce des résultats.

Dans la soirée du 14 août, le FP avait fait savoir qu’il n’excluait pas de déposer des recours dans trois provinces, bastions historiques de l’opposition, qui, selon lui, auraient été le théâtre de violences lors du scrutin, de nature à invalider ce dernier.

Le matin même, Hichilema avait appelé au calme. « La victoire est en vue . Je demande à nos partisans de se réfréner », avait-il écrit sur son compte twitter. « Nous avons voté pour le changement, pour une Zambie meilleure, libérée de toute violence et discrimination. Incarnons le changement pour lequel nous avons voté », avait-il conclu

Par Jeune Afrique

Football africain : Patrice Motsepe élu président de la CAF

mars 12, 2021

Le milliardaire Sud-Africain, Patrice Motsepe, a été élu par proclamation président de la Confédération africaine de football (CAF), le 12 mars à Rabat, pour la période 2021-2025. Il remplace à ce poste le Malgache Ahmad Ahmad suspendu pour deux ans de toute activité liée au foot.

Le nouveau patron du football africain/DR

Le patron du club Mamelodi Sundows a été plébiscité au terme de la 43e assemblée générale élective(AGE) de la CAF. Patrice Motsepe est devenu le septième président élu de la plus haute instance du football africain, le premier Sud-Africain puis premier anglophone à occuper ce poste prestigieux sur le continent.

 C’est aux côtés de Gianni Infantino, patron de la Fédération internationale de football association (Fifa), qu’un Patrice Motsepe très détendu et très attendu est arrivé à cette AGE. Une Fifa qui a œuvré pour qu’il soit le seul candidat en lice avec les désistements de l’Ivoirien Jacques Anouma, du Sénégalais Augustin Senghor et du Mauritanien Ahmed Yahya et dont Motsepe va devenir le vice-président de facto.

 « C’est vraiment un très grand honneur et un privilège incroyable pour moiJe voudrais remercier mon frère Gianni pour sa vision et ses encouragements pour que nous travaillions dans l’unité et c’est uniquement ainsi que nous pourrons relever les défis posés à l’Afrique. Nous ne pouvons réussir qu’en étant unis », a réagi Patrice Motsepe.

A 59 ans, celui qui figure parmi les hommes les plus riches du continent va devoir redresser un organisme malade. Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine et de la Commission des finances de la CAF, a, en effet, invité ses hôtes à redresser la barre rapidement, après quatre années pénibles. « La CAF s’installe dans un déficit annuel autour de 10 millions de dollars. Elle est en train de bouffer ses capitaux, ses fonds propres. Le défi majeur de la nouvelle équipe est d’inverser la courbe, ce qui permettrait à la CAF de jouer son rôle en développant le football », a-t-il lâché peu avant l’élection de Patrice Motsepe.

Plusieurs sources s’accordent du fait que pour relancer l’institution créée en 1957 et basée au Caire, en Egypte, Patrice Motsepe pourra s’appuyer sur cinq vice-présidents, contre trois sous Ahmad. Une augmentation pour assurer une « meilleure représentativité des différentes composantes de la CAF », selon le secrétaire général de cette structure Abdelmounaïm Bah.

Outre l’élection du président, la CAF a également désigné les membres de son comité exécutif et ses représentants au conseil de la Fifa.

Avec Adiac-Congo par Rude Ngoma

États-Unis: 290 grands électeurs pour Biden, 217 pour Trump et 31 encore à attribuer, selon Edison Research

novembre 13, 2020

USA-ELECTION-PROJECTIONS:290 grands électeurs pour Biden, 217 pour Trump et 31 encore à attribuer, selon Edison Research290 GRANDS ÉLECTEURS POUR BIDEN, 217 POUR TRUMP ET 31 ENCORE À ATTRIBUER, SELON EDISON RESEARCH© Reuters/JONATHAN ERNST 

WASHINGTON (Reuters) – Joe Biden a été déclaré vendredi vainqueur de l’élection présidentielle dans l’Arizona par l’institut Edison Research, confortant sa majorité au Collège électoral où sa victoire était déjà acquise.

Avec les onze grands électeurs de l’Arizona, il est désormais assuré de 290 voix au Collège électoral, où la majorité est de 270.

Dix jours après l’élection du 3 novembre, il reste deux Etats dans lesquels aucun vainqueur n’a encore été déclaré : la Caroline du Nord (15 grands électeurs), où Trump fait la course en tête, et la Géorgie (16), qui penche du côté de Biden.

Recours et nouveaux décomptes retardent la certification officielle des résultats dans certains Etats comme la Pennsylvanie et le Michigan.

Pour ce qui est du vote populaire (à l’échelle national), Biden est désormais crédité de 77,9 millions de voix contre 72,6 millions pour Trump, selon les dernières projections de l’institut Edison Research.

GEORGIE (16)

Joe Biden et Donald Trump sont au coude-à-coude, mais le candidat démocrate est passé devant en fin de semaine dernière. D’après les dernières estimations d’Edison Research, le président-élu obtient 49,5% des voix contre 49,2% pour le président sortant, après dépouillement de 99% du total estimé.

Le secrétaire d’Etat de Géorgie a confirmé mercredi qu’un nouveau décompte des bulletins aurait lieu en raison de la faiblesse de l’écart. Brad Raffensperger a cependant ajouté que le premier décompte avait été réalisé avec précision et a fait savoir que des « enquêtes en cours » n’avaient révélé aucune trace de fraude.

CAROLINE DU NORD (15)

Après dépouillement de 98% des votes estimés, Donald Trump conserve la tête face à son rival démocrate, avec 50% des suffrages contre 48,7% pour Joe Biden, selon les projections d’Edison Research.

DATE LIMITE POUR LA CERTIFICATION DES RESULTATS

Arizona: 30 novembre

Géorgie: 20 novembre

Michigan: 23 novembre

Caroline du Nord: 24 novembre

Pennsylvanie: 23 novembre

Wisconsin: 1er décembre

LES ÉTATS REMPORTÉS PAR JOE BIDEN

Arizona, Californie, Colorado, Connecticut, Delaware, District de Columbia (Washington), Hawaï, Illinois, Maine (3), Maryland, Massachusetts, Michigan, Minnesota, Nebraska (1), Nevada, New Hampshire, New Jersey, Nouveau-Mexique, New York, Oregon, Pennsylvanie, Rhode Island, Vermont, Virginie, l’Etat de Washington et le Wisconsin.

LES ÉTATS REMPORTÉS PAR DONALD TRUMP

Alabama, Alaska, Arkansas, Caroline du Sud, Dakota du Nord, Dakota du Sud, Floride, Idaho, Indiana, Iowa, Kansas, Kentucky, Louisiane, Maine (1), Mississippi, Missouri, Montana, Nebraska (4 grands électeurs), Ohio, Oklahoma, Tennessee, Texas, Utah, Virginie-Occidentale et Wyoming.

Avec Reuters par (Bureau de Washington, version française Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André)

France: Une femme transgenre élue maire d’un village du Nord

mai 23, 2020

Une femme transgenre a été élue samedi matin maire de Tilloy-lez-Marchiennes (Nord) par le conseil municipal de ce village de 550 habitants, composé uniquement de membres de sa liste, a-t-elle annoncé à l’AFP, confirmant une information de la Voix du Nord .

Marie Cau, 55 ans, «est à ma connaissance la première personne transgenre élue maire en France», a indiqué à l’AFP Stéphanie Nicot, co-fondatrice de l’Association nationale transgenre (ANT), précisant toutefois que «des personnes ont pu passer sous les radars, ne pas rendre cela public».

Ingénieur, titulaire d’un diplôme de technicien agricole, d’un BTS Horticole et passée par l’armée avant de se «reconvertir dans l’informatique», Marie Cau a été élue avec 14 voix et un vote nul. Lors du scrutin du 15 mars, les candidats de sa liste avaient obtenu entre 63,5 et 73,1% des suffrages, le taux de participation s’établissant à 67,9%.

Par Le Figaro avec AFP

Congo: Le nouvel élu de la mairie de Brazzaville

mai 22, 2020

Dieudonné Batsimba

 

Il s’appelle Dieudonné Batsimba, de mère Mbochi et de père Lari, cet homme de 63 ans est réputé pour être un homme discret et travailleur, il fait partie des membres influents du comité central du Parti congolais du Travail. Agent de la mairie admis à la retraite, il sert de lien entre les jeunes et l’ancienne génération. C’est lui que le PCT a choisi pour diriger la maire de Brazzaville.
Les vieillards qui ont pris en otage le Congo n’ont toujours pas assumé leur échec et ne veulent pas céder la place aux jeunes qu’ils sont entrain d’infantiliser et transmettre leur incompétence.
Photo de BrazzaNews.

Au début des années 90, il fait ses débuts au sein des instances de la mairie, avant d’être nommé en 2012 directeur de cabinet du ministre de l’aménagement, de I ’équipement, du territoire et des grands travaux aux côtés de Jean-Jacques Bouya. Plusieurs fois Directeur de la gestion foncière urbaine, il est régulièrement sollicité pour son expérience et sa grande connaissance dans le domaine de l’urbanisme. Dénis Sassou Nguesso connaît bien l’homme, puisque Dieudonné Batsimba a été son chargé de mission et responsable du projet de cadastre national.

Au sein du Parti congolais du travail, Dieudonné Batsimba est perçu comme le candidat du consensus. Titulaire d’un 3ème cycle à l’institut de l’urbanisme de Paris (France) et détenteur d’un diplôme d’études approfondies en géographie urbaine, sa connaissance des dossiers sensibles à la mairie et à la Délégation générale des Grands Travaux, sa discrétion et sa réputation d’homme pragmatique ont fait de lui le choix par excellence du Président Dénis Sassou Nguesso.

à la suite de l’élection du maire de la ville de Brazzaville prévue ce vendredi 22 mai 2020. Le successeur de Christian Roger Okemba qui a été élu pour un mandat de deux ans est monsieur  Dieudonné Batsimba.
Photo de BrazzaNews.

Le dernier maire originaire du Pool fut l’éternel opposant Bernard Kolelas, devenu peu avant sa mort frère de Denis Sassou Nguesso.
Avec Sacer-infos par  Alexandre Meunier

Guinée : Alpha Condé annonce le report des législatives et du référendum constitutionnel

février 28, 2020

Alpha Condé, au palais présidentiel en octobre 2016.

Alpha Condé, au palais présidentiel en octobre 2016. © Vincent Fournier pour Jeune Afrique

 

Le président guinéen Alpha Condé a annoncé ce soir le report du double scrutin – les législatives et le référendum constitutionnel – qui devait se tenir ce dimanche. « Ce n’est ni une capitulation, ni une reculade », a-t-il affirmé lors d’un discours retransmis par la télévision nationale.

« La Guinée a été depuis 1958 le champion du panafricanisme. Nous savons les sacrifices que notre pays a consenti pour soutenir les mouvements de libération. (…) C’est par responsabilité nationale et sous-régionale que nous avons accepté un report léger de la date des élections ». C’est par ces mots que le président guinéen Alpha Condé a annoncé ce vendredi soir le report du double scrutin qui devait se tenir le 1er mars.

Les électeurs étaient appelés aux urnes pour des élections législatives couplées à un référendum sur une nouvelle Constitution, dans un contexte de tensions croissantes entre le pouvoir et l’opposition, dont les principales composantes appelaient au boycott du double scrutin.

« Ce n’est ni une capitulation ni une reculade », a insisté Alpha Condé, qui a par ailleurs précisé que le double scrutin serait reporté de « deux semaines », précisant que la Cour constitutionnelle sera consultée pour valider cette décision. « Je sais que beaucoup d’entre vous seront mécontents, déçus et révoltés. Mais la Guinée, qui était la patrie du panafricanisme, peut-elle s’isoler de ses frères? Nous disons non ! », a ajouté le président guinéen.

« Je persiste encore, et c’est important : ne seront concernés (par le scrutin à venir) que les partis qui sont déjà en compétition, c’est à dire qui sont en règle devant la Ceni, les partis déjà engagés dans la compétition électorale », a précisé le président guinéen.

L’annonce d’Alpha Condé intervient dans un contexte où plusieurs organisations internationales ont émis des doutes sur la possibilité d’organiser le scrutin dans de bonnes conditions. Ces derniers jours, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la Communauté économique des Etats de l’AFrique de l’Ouest (Cedeao) et l’Union africaine (UA) ont ainsi annoncé leur décision de ne pas déployer de mission d’observation lors de ces élections.

Avec Jeuneafrique par Diawo Barry – à Conakry

 

Guinée : à une semaine du scrutin, l’OIF retire son soutien au processus électoral

février 24, 2020

Un électeur dans un bureau de vote de Conakry, en 2015 (archives).

Un électeur dans un bureau de vote de Conakry, en 2015 (archives). © Youssouf Bah/AP/SIPA

 

L’organisation internationale de la Francophonie (OIF) a fait savoir lundi qu’elle ne pouvait plus « soutenir le processus électoral » du 1er mars en l’absence d’un consensus national sur le nombre d’électeurs.

La Francophonie aura attendu le dernier moment pour exprimer ses réserves vis-à-vis du processus électoral. Les Guinéens sont en effet invités à voter à la fin de la semaine, dimanche 1er mars, lors d’un double scrutin :  les législatives et le référendum constitutionnel.

La secrétaire générale de la Francophonie Louise Mushikiwabo avait envoyé à Conakry une mission d’assistance du 10 novembre 2019 au 7 février afin de procéder à la révision des listes électorales, sur demande de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). En l’absence de révisions du fichier, l’OIF refuse désormais de soutenir le processus électoral dans son ensemble.

Ce lundi, l’organisation a fait savoir par voie de communiqué ses réserves vis-à-vis du fichier électoral, audité en 2018 par l’OIF, les Nations unies et l’Union européenne. « Il est important de rappeler que le fichier électoral de 2015 comportait 2.490.664 électeurs problématiques qui continuent malgré tout de figurer dans la base de données actuelle », relève l’organisation dans son communiqué. « Au total, il s’avère que 98% de ces 2.490.664 électeurs ne disposent pas de documents permettant leur identification », ajoute le texte.

Communiqué prudent

Prudente, l’organisation indique toutefois que son rôle ne « consistait nullement en une quelconque validation ou invalidation du fichier électoral guinéen ». « Ce n’est pas notre rôle de dire ce que la Guinée doit faire ou ne pas faire », détaille une source de Jeune Afrique au sein de l’organisation. « Nous disons que c’est difficile de continuer à soutenir le processus électoral en Guinée au vu de la confusion qui l’entoure. C’est problématique qu’on ait encore plus de deux millions d’électeurs pas identifiables ou décédés sur les listes. »

Une position de l’OIF que le vice-président de la Ceni, déjà fragilisée par des divisions internes, refuse de voir comme un désaveu. « L’OIF avait uniquement une mission d’assistance technique. Elle n’a pas à soutenir ou non notre processus électoral », tacle Bakary Mankaré, nommé par la mouvance présidentielle.

Il soutient d’ailleurs que 77% des recommandations de l’audit de 2018 ont été mises en œuvre. « Nous allons tirer les enseignements du rapport de mission de l’OIF », fait-il toutefois savoir, annonçant une « remise officielle » des conclusions de l’OIF le 16 mars prochain, soit deux semaines après le scrutin.

Cela fait pourtant des mois que l’envoyé spécial de Louise Mushikiwabo en Guinée, l’ancien ministre malien des Affaires Étrangères Tieman Coulibaly, effectue de nombreuses visites à Conakry dans le cadre de cette mission.

Nommé par la Secrétaire générale le 28 septembre 2019, il a, à plusieurs reprises, rencontré le président Alpha Condé, mais également Salif Kébé, les représentants de l’UE et de la Cedeao, ainsi que Fodé Oussou Fofana, le vice-président de l’UFDG, de l’opposant Cellou Dalein Diallo. « Nous exhortons toutes les parties à s’entendre sur un consensus », fait savoir l’OIF, à six jours du scrutin.

Avec Jeuneafrique par Marième Soumaré

Guinée : les législatives et le référendum constitutionnel seront couplés

février 5, 2020

Alpha Condé, le président guinéen, au palais présidentiel à Conakry en octobre 2016.

Alpha Condé, le président guinéen, au palais présidentiel à Conakry en octobre 2016. © Vincent Fournier/JA

 

Le référendum constitutionnel se tiendra le 1er mars, et sera couplé avec les législatives. L’annonce a été faite par un communiqué de la présidence guinéenne lu sur les médias nationaux mardi soir.

« J’ai signé le décret convoquant le corps électorale pour le couplage des élections législatives ainsi que le référendum pour la nouvelle Constitution en Guinée pour le 1er mars 2020 ». En un tweet, le président guinéen a confirmé ce à quoi beaucoup s’attendaient, depuis l’annonce du report au 1er mars des législatives initialement prévues le 16 février.

Le décret, signé de la main d’Alpha Condé, a été lu mardi soir sur les antennes de la RTG, la télévision nationale.

Dans une ordonnance prise le 29 janvier dernier, le président guinéen avait fixé les règles de ce scrutin référendaire, sans pour autant préciser la date de sa tenue. Pour être adopté, le texte soumis aux Guinéens devra recueillir plus de 50 % des suffrages exprimés.

L’opposition vent debout contre le couplage

« Le corps électoral est convoqué au moins quinze jours francs avant la date du scrutin par décret du président de la République, sur proposition de la Ceni [Commission électorale nationale indépendante, NDLR] », stipulait l’ordonnance, qui précisait notamment que, pendant la campagne référendaire, « les médias publics sont tenus de présenter les divers points de vues relatifs au projet soumis à référendum de manière équilibrée ».

Le jour du vote, outre les bulletins portant le nom des candidats aux législatives, les électeurs guinéens auront donc le choix entre deux autres bulletins : l’un blanc, pour le Oui à la réforme constitutionnelle, l’autre, rouge, pour le non.

L’opposition, réunie au sein du Front national pour la défense de la Constitution, qui organise depuis des semaines des manifestations contre la réforme constitutionnelle, a d’ores et déjà annoncé son refus de participer aux législatives. Après l’annonce de ce mardi, Abdoulaye Oumou, porte-parole du FNDC, a qualifié ce couplage des deux scrutins de « coup d’État institutionnel » et promis de le « combattre ».

« L’opposition n’a pas le droit d’interdire au président de la République de consulter les Guinéens. Au contraire, elle devrait se féliciter de l’organisation de ce référendum car la Constitution actuellement en vigueur a été écrite par un collège qui ne représentait pas le peuple de Guinée », insistait pour sa part Amadou Damara Camara, président du groupe parlementaire RPG arc-en-ciel (mouvance présidentielle), interrogé le 31 janvier dernier par Jeune Afrique.

Le texte du projet de nouvelle Constitution, rendu public le 19 décembre dernier, après avoir obtenu l’avis favorable de la Cour constitutionnelle et du président de l’Assemblée nationale, comporte 161 articles sur 45 pages. Il fait notamment passer le mandat présidentiel de cinq à six ans, « renouvelable une fois ». Il prévoit en outre que, si le Premier ministre n’est responsable que devant le président de la République, qui le nomme et le démet à sa discrétion, il pourra être contraint à la démission par l’Assemblée nationale si les trois quarts des députés le jugent nécessaire.

Par Jeuneafrique.com

France: Mohammed Moussaoui élu à la tête du Conseil français du culte musulman

janvier 19, 2020

Le Franco-Marocain était le seul candidat en lice. Il a été élu pour deux ans avec 60 des 87 membres du conseil d’administration ont voté «pour».

A 55 ans, Mohammed Moussaoui était déjà président du CFCM de 2008 à 2013.
A 55 ans, Mohammed Moussaoui était déjà président du CFCM de 2008 à 2013. KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Le Franco-Marocain Mohammed Moussaoui a été élu dimanche à la tête du Conseil français du culte musulman (CFCM), principal interlocuteur du pouvoir public pour les cinq à six millions de musulmans pratiquants en France, avec la promesse de répondre au souhait du président Emmanuel Macron de lutter contre le radicalisme.

Mohammed Moussaoui, Franco-Marocain de 55 ans, déjà président du CFCM de 2008 à 2013 et seul candidat en lice, a été élu pour deux ans avec 60 voix «pour» par le conseil d’administration, qui comprend 87 membres. Il était le seul candidat après le retrait samedi de la candidature de Chems-Eddine Hafiz, tout juste élu nouveau recteur de la Grande Mosquée de Paris (GMP, proche de l’Algérie), et qui avait appelé à soutenir Mohammed Moussaoui, après la démission de Dalil Boubakeur. «Il y avait une bonne volonté de toutes les composantes de partir sur une liste commune et consensuelle (…) Cela a permis une composition du bureau qui j’espère va pouvoir affronter les défis qui sont les nôtres», a déclaré Moussaoui le nouveau président à la presse.

Les deux vice-présidents sont Chems-Eddine Hafiz et Ibrahim Alci (fédération CCMTF, proche de la Turquie). Ils seront respectivement présidents en 2022 et en 2024.

Souvent critiqué pour son manque de représentativité et de résultats, marqué par les querelles entre fédérations restées proches des pays d’origine des communautés (Maroc, Algérie, Turquie…), le CFCM, créé en 2003, est cependant le principal interlocuteur des pouvoirs publics sur le culte musulman L’islam est la deuxième religion en France, avec cinq à six millions de pratiquants. Emmanuel Macron, qui a plusieurs fois regretté la persistance de cet «islam consulaire» (sous l’influence des pays étrangers), entend mieux encadrer le culte musulman, en garantissant plus de transparence dans son financement. L’exécutif doit faire des propositions en février à ce sujet.

Le CFCM est surtout très attendu sur le renforcement de la lutte contre la radicalisation. Fin octobre, après l’attaque à la préfecture de Paris et en pleine polémique sur le port du voile, le chef de l’Etat avait appelé le CFCM à «un changement de rythme pour qu’il combatte, au côté de l’Etat, le communautarisme et l’islamisme». Mohammed Moussaoui a promis de mettre en place un Observatoire contre le radicalisme et de travailler sur la formation initiale et continue des imams et aumôniers.

Par Le Figaro avec AFP

Brexit: vers la grande explication électorale

octobre 29, 2019

 

Le Parlement britannique a donné son feu vert mardi soir pour la tenue d’élections le 12 décembre.

BRITAIN-EU-POLITICS-BREXIT

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, s’adresse à la chambre des communes du Parlement, mardi à Londres. HO/AFP

Après des mois d’escarmouches parlementaires, partisans et adversaires du Brexit vont s’affronter dans les urnes. Le Parlement a donné son feu vert mardi soir. Les Britanniques vont bien voter avant Noël, pour la première fois à cette époque de l’année depuis 1923…

Dénonçant une fois de plus «l’obstructionnisme parlementaire», Boris Johnson a déclaré que des élections étaient «la seule façon maintenant de faire avancer ce pays». Et bien sûr de mener à bien le Brexit. Pour le premier ministre, l’horizon électoral s’est ouvert le week-end dernier avec le basculement de deux partis d’opposition – les Libéraux démocrates et le SNP écossais – se prononçant pour un scrutin anticipé. Il s’est définitivement dégagé mardi matin, quand le patron du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, jusqu’à présent debout sur les freins, s’est dit lui aussi prêt à aller aux urnes. Le Parlement sera dissous le 6 novembre.

Lundi, la Chambre des communes avait rejeté une première motion proposant la tenue du scrutin le 12 décembre. Mais mardi soir, elle a accueilli favorablement une nouvelle tentative du premier ministre, en adoptant une loi fixant au 12 décembre ces mêmes élections anticipées après avoir rejeté un amendement de l’opposition plaidant pour le 9 décembre. Pour emporter l’adhésion de l’opposition, Boris Johnson a accepté de ne pas pousser parallèlement son accord de retrait, ce qui a suscité quelques toussotements dans les rangs conservateurs.

Un non à des élections un jour, un oui le lendemain, d’étranges chicaneries sur la date du scrutin – 9, 11 ou 12 décembre -, les derniers développements du Brexit peuvent laisser perplexes. Derrière ces prises de position fluctuantes, il y a un mélange de défiance extrême et de calculs électoraux. La soudaine décision des Libéraux démocrates, farouchement anti-Brexit, de soutenir un scrutin pouvant doter Boris Johnson d’une majorité lui permettant de réaliser ce même Brexit, a pu surprendre. Les lib-dems ont compris que le vote d’un second référendum était compromis et que le «deal» de Johnson risquait de passer avec des voix du Labour. Surtout, leur dirigeante, Jo Swinson, a fait ses comptes. Le parti revient de loin et entend bien continuer sa remontée. Or, une fois le Brexit effectif, les lib- dems pourraient ne plus avoir grand-chose de saillant à proposer aux électeurs. Qui plus est, ils espèrent profiter de la mauvaise passe du Labour et de sa position ambiguë sur le Brexit. Le SNP (Parti national écossais), lui, espère voler des voix à des conservateurs qui veulent de facto faire sortir l’Écosse malgré elle de l’UE.

Crédibilité économique

De son côté, le Labour ne pouvait se permettre d’être la seule formation d’opposition à refuser un scrutin que, par ailleurs, il appelle depuis longtemps de ses vœux. À partir du moment où l’élection devenait inéluctable, il s’exposait à l’aborder encore plus affaibli par sa frilosité. Jeremy Corbyn a justifié son revirement. «Notre condition d’exclure une sortie sans accord est désormais remplie», avec le nouvel ajournement du Brexit accepté par l’UE, a-t-il dit. Il a promis «la campagne la plus ambitieuse et la plus radicale pour un véritable changement que notre pays ait jamais vue». Un ancien poids lourd du parti, Peter Mandelson, a pourtant averti que le Labour manquait de crédibilité économique. Pour l’ancien ministre, les projets de nationalisation des services publics et de renforcement des syndicats risquent de «réaffirmer la pensée étatiste que le Nouveau Labour avait désavoué».

Boris Johnson a incontestablement remporté ce dernier bras de fer. Il reste à savoir s’il réussira à se doter d’une majorité absolue. Afin de rassembler, il vient de réintégrer dans le parti 10 des 21 députés conservateurs rebelles, dont Nicholas Soames, le petit-fils de son cher Winston Churchill. Pour l’heure, les sondages sourient aux Tories, qui devancent le Labour de 10 à 15 points. Mais les campagnes électorales ont leurs mystérieuses dynamiques et la saga du Brexit a appris à se défier de la rationalité…

Le Figaro.fr par Arnaud de La Grange, Correspondant à Londres