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Élections fédérales – Les Canadiens conviés aux urnes le 20 septembre

août 12, 2021

Après avoir esquivé durant plusieurs semaines les questions sur le déclenchement d’une campagne électorale pour laquelle il se préparait activement, le premier ministre Justin Trudeau se rendrait à Rideau Hall dimanche pour demander à la gouverneure générale de dissoudre la Chambre des communes, ont rapporté jeudi différents grands médias canadiens.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

© Graham Hughes La Presse canadienne Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

Les prochaines élections générales du Canada auront lieu le 20 septembre 2021, selon plusieurs sources anonymes citées par La Presse canadienne, Reuters, le Globe and Mail et Radio-Canada–CBC. Il s’agit de la date à laquelle il était prévu que les parlementaires reviennent siéger à Ottawa.

Aucun autre parti fédéral ne souhaite le déclenchement d’une campagne électorale, au même moment où l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, affirme que le pays est maintenant entré dans une quatrième vague pandémique.

Élections anticipées

La loi canadienne ne force pas la tenue d’élections avant le 16 octobre 2023. Or, une campagne électorale peut quand même être déclenchée à tout moment jugé opportun par le premier ministre, qui n’a qu’à demander au gouverneur général de dissoudre le Parlement.

Un lundi est alors choisi comme date pour l’élection, suivant une campagne d’au minimum 37 jours (en comptant la date de déclenchement) et d’au maximum 51 jours, selon les règles établies en 2018. Le souvenir de l’élection de 2015 est encore frais, lors de laquelle le premier ministre Stephen Harper avait déclenché une très longue campagne électorale estivale de 78 jours, provoquant sa perte.

Justin Trudeau a passé une partie de l’été à annoncer de nouveau des fonds prévus au budget de 2021 dans différentes provinces et en compagnie de politiciens locaux. Il était par exemple à Montréal, le 5 août, pour réitérer, aux côtés du premier ministre François Legault, que le Québec allait être compensé à hauteur de 6 milliards de dollars pour sa part du programme fédéral de garderies subventionnées. Des ministres fédéraux ont également annoncé pas moins de six fois en juillet, dans autant de villes, les investissements prévus pour un train de VIA Rail à grande fréquence entre Québec et Toronto.

Au moins 27 députés ont déjà annoncé qu’ils ne se représenteraient pas aux prochaines élections, dont 12 libéraux, en prévision d’un scrutin en 2021. Tous les partis ont appuyé sur la pédale d’accélérateur pour recruter des candidats et préparer un scrutin estival, s’accordant par exemple le droit de nommer à partir de leur quartier général des candidats dans certaines circonscriptions.

Fluctuations en Chambre

Le Parti libéral du Canada (PLC) a fait élire 157 députés lors du dernier scrutin, qui s’est tenu le 21 octobre 2019. Il a subséquemment formé un gouvernement minoritaire, ce qui signifie qu’il avait besoin de l’appui d’au moins un parti d’opposition aux Communes pour faire adopter ses projets de loi. Il a par exemple bénéficié de l’appui du NPD lors du dernier discours du Trône et de celui du Bloc québécois pour le projet de loi C-10 sur la radiodiffusion, envoyé au Sénat à la toute dernière minute avant l’été.

Divers départs, démissions, renvois et deux élections partielles en 2020 ont fait diminuer le nombre de députés libéraux à 155. Le parti de Justin Trudeau fait le pari qu’il réussira à gagner au moins 15 circonscriptions de plus cette fois, pour atteindre une majorité au Parlement, à 170 députés sur 338.

Les libéraux avaient réussi à décrocher la victoire dans 184 circonscriptions lors des élections générales de 2015. Leur baisse en 2019 est attribuable à la perte de 14 sièges dans l’Ouest canadien (dont 6 en Colombie-Britannique), de 6 sièges en Atlantique, de 5 sièges au Québec, d’un siège en Ontario et d’un siège au Nunavut.

Bien que le Parti conservateur du Canada eût récolté plus de votes que le Parti libéral du Canada en 2019 (6,2 millions de votes contre 6 millions), la distribution géographique de ses appuis l’a cantonné dans le rôle d’opposition officielle, avec 121 élus. Le Bloc québécois a fait élire 32 députés aux Communes, soit plus de 40 % des sièges du Québec à Ottawa. Le Nouveau Parti démocratique compte 24 députés, dont un seul au Québec.

Par  Boris Proulx avec La Presse canadienne

France/Départementales : l’élection de Claude Chirac a ému sa mère aux larmes

juin 28, 2021

La fille de Jacques et Bernadette Chirac a été élue pour la première fois conseillère départementale, dans le canton de Brive 2, rapporte « La Montagne ».

Tel père, telle fille ! À 58 ans, Claude Chirac se lance dans une carrière politique. Associée à Julien Bounie (LR), la fille de Jacques et Bernadette Chirac a remporté le second tour des élections départementales dans le canton de Brive 2, en Corrèze, avec 70,6 % des votes, relatent La Montagne et France Bleu. Un canton symbolique, puisque sa mère y avait été élue suppléante lors des précédentes élections pour finir sa carrière politique en 2015, après avoir siégé 36 ans sans discontinuer au département.

La nouvelle conseillère départementale a d’ailleurs vite partagé la nouvelle de l’élection avec sa mère, justement. « Je l’ai appelée et elle m’a dit qu’elle en avait les larmes aux yeux. Cela m’a beaucoup émue », a concédé Claude Chirac, bien décidée à marcher dans les traces de ses parents. « Avoir mis mes pas à Brive, où ils ont si souvent mis les leurs, m’a permis de comprendre la réalité de leur engagement. Je suis très touchée et les valeurs pour lesquelles ils se sont battus durant des décennies sont encore très présentes sur cette terre corrézienne. Ce sont des valeurs qui m’obligent aujourd’hui », a-t-elle commenté auprès des médias régionaux.

Elle s’est « fait violence »

Son président de père, décédé en décembre 2019, avait débuté sa carrière politique comme conseiller municipal à Sainte-Féréole, en Corrèze, le village de ses arrière-grands-parents maternels, avant d’être élu à plusieurs reprises comme député de la 3e circonscription de la Corrèze entre 1967 et 1995. Sa fille, conseillère en communication et « novice » en politique, a avoué s’être « fait violence » pour se présenter à cette élection. Sans oublier de « remercier » les personnes ayant voté pour sa liste, elle a assuré vouloir « se mettre au service des gens », « approfondir le lien » et « agir », derrière Pascal Coste (LR), président sortant et réélu à la tête du département.

Par Le Point

Élections à Trois-Rivières: Robert Martin candidat dans Marie-de-l’Incarnation

mai 4, 2021

L’ancien journaliste sportif au Nouvelliste, Robert Martin, sera candidat au poste de conseiller municipal dans le district Marie-de-l’Incarnation lors du scrutin du 7 novembre prochain.

Robert Martin sera candidat au poste de conseiller municipal dans le district Marie-de-l’Incarnation lors des prochaines élections municipales.

© STÉPHANE LESSARD Robert Martin sera candidat au poste de conseiller municipal dans le district Marie-de-l’Incarnation lors des prochaines élections municipales.

Robert Martin était candidat aux élections de 2017 dans le district des Estacades, mais avait dû se retirer à quelques semaines du scrutin pour des raisons familiales. Quatre ans plus tard et résident d’un nouveau quartier, il souhaite retourner dans la mêlée.

«Adolescent et jeune adulte, j’ai demeuré à deux reprises dans le district. Et maintenant, j’y habite à nouveau. C’est un secteur que je connais bien et que j’aime bien. J’apprends toujours à le découvrir, il y a de belles choses qui se passent ici», lance-t-il d’emblée en entrevue.

Le manque de logements sociaux dans le district Marie-de-l’Incarnation doit être pris au sérieux, estime Robert Martin. «Plusieurs immeubles ont été rénovés, ce qui a augmenté beaucoup le prix des loyers. Ça n’a pas de bon sens pour un quartier comme ici», affirme-t-il.

«Il s’en fait encore des logements sociaux, mais il faut travailler là-dessus. Un quartier comme ici, le développement social est très important. Mais le quartier a aussi beaucoup changé. L’avenue des Draveurs à Trois-Rivières sur Saint-Laurent n’existait pas il y a quatre ans.»

Au cours des prochains mois, Robert Martin ira à la rencontre des électeurs dans les limites prévues par la Santé publique. Celui qui est reconnu par plusieurs pour son entregent s’attend à connaître une campagne électorale en pandémie plutôt différente que ce à quoi nous sommes habitués.

«On ne peut pas encore faire d’assemblées de cuisine, mais lorsqu’on pourra, ça serait quelque chose d’intéressant», note-t-il.

Journaliste pour la section des sports durant presque toute sa carrière, Robert Martin a été affecté à la couverture du GP3R durant de nombreuses années. Après sa retraite comme journaliste, il a été introduit en 2016 au temple de la renommée de cet événement.

Ces dernières années, le financement de cet événement soulève l’opposition d’élus trifluviens, dont l’actuel conseiller de Marie-de-l’Incarnation, Denis Roy. Ces élus estiment que le GP3R va à l’encontre de la déclaration d’urgence climatique adoptée par le conseil municipal.

« Je suis proévénement. Tout ce qui est bon pour la Ville de Trois-Rivières sur le plan économique je suis favorable», affirme-t-il.

«Le grand prix évidemment, ça cause des gaz à effet de serre. Mais on ne peut pas mettre la charrue avant les bœufs. Le visage du GP3R va changer avec la plus grande présence des véhicules électriques sur les routes et les circuits de courses. On va diminuer beaucoup l’impact.»

Avec  Gabriel Delisle – Le Nouvelliste 

A la veille des élections, le Pérou enregistre un nombre record de décès dus au COVID-19

avril 11, 2021

A LA VEILLE DES ÉLECTIONS, LE PÉROU ENREGISTRE UN NOMBRE RECORD DE DÉCÈS DUS AU COVID-19

© Reuters/SEBASTIAN CASTANEDA

LIMA (Reuters) – À la veille de la tenue des élections présidentielles et législatives, le Pérou a enregistré samedi un deuxième record quotidien de décès dus à la pandémie de coronavirus qui sévit à nouveau dans le pays.

    Le ministère de la santé a déclaré que 384 décès avaient été enregistrés, portant le nombre total de morts à 54.669, alors que les travailleurs de la santé luttent contre la pénurie d’oxygène médical et la saturation des hôpitaux, et que le gouvernement s’efforce d’assurer un approvisionnement suffisant en vaccins. Mercredi, le Pérou a enregistré son premier record de morts – 314 – le pire depuis que la pandémie a frappé le pays.

    Dimanche, des millions de Péruviens sont appelés à aller voter pour choisir leur prochain président et leurs représentants au Congrès. Le vote est obligatoire, sous peine d’une amende de 25 dollars. Le nombre de bureaux de vote a été augmenté pour faciliter la distanciation sociale et les électeurs ont été invités à apporter leurs propres stylos et à porter des masques.

    La nation andine, qui compte quelque 33 millions d’habitants, a reçu jusqu’à présent un peu plus de 1,5 million de doses de vaccins de Sinopharm et de Pfizer/BioNTech, un chiffre inférieur à celui de ses voisins d’Amérique latine.

avec Reuters par (Marco Aquino, version française Camille Raynaud)

Centrafrique : à Bangui, les habitants du PK5 dans la crainte de violences électorales

décembre 1, 2020
Au rond-point Koudoukou, à l'entrée du PK5, à Bangui, le 26 décembre 2019.

À un mois du premier tour des élections législatives et présidentielle prévues le 27 décembre, le quartier musulman du PK5, épicentre des dernières violences politiques en Centrafrique, retient son souffle.

Chemise bleue et chapeau noir vissé sur la tête, Abdouramane Yaya s’exprime à coup de grands gestes de la main face à une dizaine de jeunes réunis au siège du Mouvement cœurs unis (MCU, au pouvoir) du quartier musulman du PK5. En cette matinée du 26 novembre, le coordinateur local du parti du président Faustin-Archange Touadéra les forme à une opération de sensibilisation « à la paix » organisée dans ce quartier en proie à des violences régulières. « Notre arrondissement a trop souffert des violences. C’est à vous, à nous, d’expliquer à chaque habitant l’importance de ce calme, car cette fois, nous devons voter dans la paix », martèle Abdouramane Yaya.

Les artères du troisième arrondissement ont beau être très fréquentées, l’agitation commerçante peine à cacher une inquiétude bien palpable : celle de voir surgir de nouvelles violences préélectorales comme lors des élections de 2015-2016, quand des miliciens avaient ouvert le feu sur des électeurs. En 2013 déjà, le quartier était devenu l’épicentre des violences dans la capitale après la chute de l’ancien président François Bozizé, aujourd’hui candidat. Les miliciens de la Séléka, à majorité musulmane, s’y étaient alors repliés pour échapper aux attaques de la milice antibalaka, à dominante chrétienne.

Prêcher la réconciliation

Sous une chaleur avoisinant les 35 degrés alors que le soleil se lève à peine, Shérif et Yacoub Youssouf, deux frères membres de la représentation locale du MCU, discutent avec une famille. « Il s’agit de chrétiens qui ont toujours habité le PK5 : le mari a connu mon père à l’école primaire. Nous leur expliquons l’importance de la réconciliation », détaille Shérif Youssouf sous le regard bienveillant et fier d’Abdouramane Yaya.

Auteur de plusieurs négociations entre les groupes d’autodéfense musulmans et les autorités centrafricaines, Abdouramane Yaya est aussi à l’origine de plusieurs actions sociales pour le compte du parti de Faustin-Archange Touadéra. Dons aux mosquées, appuis aux écoles… Pour ce trentenaire, les occasions ne manquent pas de prêcher en faveur de la réconciliation, mais aussi et surtout du président centrafricain, candidat à sa succession.

Au PK5, les jeunes militants du MCU ne tarissent d’ailleurs pas d’éloges sur Hamza Mohammed, candidat du parti aux législatives dans la circonscription. Si sa candidature venait à être validée, ce dernier devra toutefois affronter un adversaire de taille : l’ancien président de l’Assemblée nationale et député sortant, Abdou Karim Meckassoua, du parti du Chemin de l’espérance. « Nous n’avons pas peur de lui. Si on a réussi à s’imposer ici et à rallier au MCU plusieurs militants de son parti, rien ne peut nous empêcher de le battre », estime Abdouramane Yaya.

« Les politiciens veulent nous manipuler »

Les partisans de Karim Meckassoua ne comptent pas leur laisser le champ libre. À quelques rues de là, Moussa Hassabarassoul réunit des jeunes à qui il parle « depuis des années » de paix et de cohésion entre communautés. « Je n’ai pas attendu cette période électorale pour sensibiliser sur la paix, fait valoir ce farouche opposant au président Faustin-Archange Touadéra. Je ne le fais pas pour des raisons politiques mais parce que nous devons rester vigilants et éviter les troubles ».

NOUS VOULONS PROUVER AU MONDE QU’IL N’EST PLUS QUESTION DE VIOLENCES ENTRE CHRÉTIENS ET MUSULMANS

Très influent au PK5, Moussa Hassabarassoul, à la tête d’un comité de paix, fait également office de médiateur entre les milices et les habitants, qu’ils soient chrétiens ou musulmans. Il est aussi un interlocuteur privilégié du gouvernement et de la mission de l’ONU en Centrafrique, la Minusca, dont il se sert pour passer des messages de paix et d’union.

Signe de sa popularité, plusieurs jeunes semblent en cette fin novembre captivés par son discours. Parmi eux, Abderamane Abdel, 23 ans. Ce jeune électeur, qui va voter pour la deuxième fois de sa vie, demande à être photographié à ses côtés. « Moussa Hassabarassoul, c’est mon frère musulman. Lors de la dernière présidentielle, on nous avait tiré dessus avec des roquettes, mais ça ne nous avait pas empêché de voter. Aujourd’hui, nous voulons prouver au monde que nous sommes matures et qu’il n’est plus question de violences entre chrétiens et musulmans, veut croire le jeune homme, tout sourire. Les politiciens veulent nous manipuler. Ils veulent encore créer des tensions au PK5, comme la dernière fois. Mais ça ne prendra pas. »

Peur des violences

Dans les rues de l’arrondissement, des patrouilles de la gendarmerie et des casques bleus de l’ONU effectuent des rondes chaque demi-heure. Pourtant, les tensions politiques sont déjà bien palpables. Le quartier, très convoité par différents partis politiques, reste l’épicentre des violences qui secouent la capitale à intervalles réguliers. Début novembre, lors d’un meeting de l’ancien président François Bozizé, plusieurs coups de feu y avaient été tirés.

CETTE FOIS, LES VIOLENCES NE PARTIRONT PAS DU PK5

Sans surprise, la campagne devrait donc en grande partie se jouer sur des thèmes sécuritaires dans le troisième arrondissement. Car si des miliciens ont bien rendu quelques armes au gouvernement, les habitants restent apeurés de voir ressurgir les violences. Derrière sa petite étale d’oranges dans le marché du PK5, Clotilde se souvient de ces longs mois passés à vivre dans un site de déplacés. « Je veux tourner la page des violences, je suis fatiguée de courir, soupire-t-elle. Ce quartier était un quartier de paix. Il faut qu’on prouve à tout le monde que que cette fois, les violences ne partiront pas d’ici ».

Avec Jeune Afrique par Pacôme Pabandji – à Bangui

États-Unis: Trump limoge un responsable de la sécurité des élections qui a contesté ses accusations de fraude

novembre 18, 2020

 

© Copyright 2020, L’Obs

Donald Trump persiste à contester sa défaite à la présidentielle américaine en limogeant mardi 17 novembre le patron de l’agence gouvernementale en charge de la sécurité de l’élection, qui a défendu la probité du scrutin.Trump s’accroche, nous aussi : voici l’analyse la plus détaillée que vous aurez l’occasion de lire

Des machines qui auraient « changé » les votes pour Trump en voix pour Biden, les votes de personnes décédées… Deux semaines après l’élection du 3 novembre, le président sortant affirme toujours qu’il a gagné et fait état, sans preuves, d’irrégularités lors de l’élection.

« Protéger 2020 »

Il est, dans cette démarche, contredit par ses propres agences, qui ont déclaré que la présidentielle avait été « la plus sûre de l’histoire des Etats-Unis ».

Le limogeage mardi de Chris Krebs, directeur de l’agence de cybersécurité et de sécurité, qui s’efforçait ces derniers jours de rejeter les accusations de fraude électorale de grande ampleur, était attendu. Il a été annoncé par Donald Trump par un bref message sur son réseau social favori.

« La récente déclaration de Chris Krebs sur la sécurité des élections de 2020 était très inexacte, puisqu’il y a eu des irrégularités et des fraudes massives », a écrit le président sur Twitter.

« C’est pourquoi Chris Krebs a été démis de ses fonctions […] avec effet immédiat. »

The recent statement by Chris Krebs on the security of the 2020 Election was highly inaccurate, in that there were… https://t.co/bx5h9hqxxH—realDonaldTrump(@Donald J. Trump)

« Ce fut un honneur de servir », a réagi l’intéressé dans un tweet assorti du mot-dièse #Protéger2020.

Honored to serve. We did it right. Defend Today, Secure Tomrorow. #Protect2020—C_C_Krebs(@Chris Krebs)

Son agence avait souligné dans un communiqué publié la semaine dernière, et signé par d’autres organismes américains, qu’il n’y avait « aucune preuve d’un système de vote ayant effacé, perdu ou changé des bulletins, ou ayant été piraté de quelque façon que ce soit ».

Les agences américaines contredisent Trump et ne voient « aucune preuve » de bulletins perdus ou modifiés

L’annonce de Donald Trump a immédiatement été dénoncée par l’opposition démocrate qui appelle à accélérer le processus de transition vers la présidence de Joe Biden.

« Il est pathétique, mais tristement prévisible, que le maintien et la protection de nos processus démocratiques soient une cause de licenciement », a dénoncé le chef démocrate de la puissante commission du Renseignement de la Chambre des représentants, Adam Schiff.

« Abus de pouvoir »

L’ancienne candidate à la présidentielle, la sénatrice Elizabeth Warren, a qualifié pour sa part le limogeage « d’abus de pouvoir » par un président « faible et désespéré ».

Si une poignée d’élus républicains du Congrès ont rapidement reconnu la victoire du démocrate, de nombreux autres sont restés silencieux ou ont soutenu publiquement les accusations de fraudes lancées par Donald Trump.Que faire de Trump et que fera Trump ? Voilà les deux questions cruciales

Le 45e président des Etats-Unis, qui a échoué à se faire réélire, contrairement à ses trois prédécesseurs directs Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton, a dès le jour de l’élection adopté une posture très belliqueuse, promettant une véritable guérilla judiciaire.

Depuis l’annonce, le 8 novembre, de la victoire de Joe Biden, la plupart des dirigeants de la planète l’ont félicité, renforçant l’idée que personne – ni aux Etats-Unis, ni ailleurs – ne prenait véritablement au sérieux les actions en justice engagées par l’équipe Trump.

Recours rejetés pour la plupart

En l’absence d’éléments probants accréditant l’hypothèse de fraudes électorales massives, la plupart de ces recours ont d’ailleurs depuis été rejetés par les tribunaux.

Comme dans une réalité parallèle, ses ministres et conseillers les plus fidèles assurent pourtant préparer le terrain pour « un second mandat Trump ».L’Europe au défi de l’éclipse américaine

Et les partisans du président, une marée de casquettes rouges « Make America Great Again », desquels Donald Trump n’a cessé de s’entourer dans les dernières heures de sa campagne, continuent d’être bombardés de demandes de participation financière pour « défendre l’élection ».

En face, Joe Biden poursuit ses préparatifs pour son futur mandat. L’ancien vice-président démocrate a nommé mardi une dizaine de membres de son équipe de campagne, dont une moitié de femmes et un influent élu noir, pour l’entourer à la Maison-Blanche, où il prendra ses fonctions le 20 janvier.

Avec Le NouvelObs

États-Unis: 279 grands électeurs pour Biden, 217 pour Trump et 42 encore à attribuer, selon Edison Research

novembre 11, 2020

 

USA-ELECTION-PROJECTIONS:279 grands électeurs pour Biden, 217 pour Trump et 42 encore à attribuer, selon Edison Research

279 GRANDS ÉLECTEURS POUR BIDEN, 217 POUR TRUMP ET 42 ENCORE À ATTRIBUER, SELON EDISON RESEARCH© Reuters/POOL 

WASHINGTON (Reuters) – Donald Trump a été donné vainqueur mercredi de l’élection présidentielle en Alaska par l’institut Edison Research, mais son gain de trois grands électeurs ne modifie pas la donne: Joe Biden est le président-élu des Etats-Unis.

Au Collège électoral, qui désignera le 14 décembre prochain le prochain occupant de la Maison blanche, un candidat doit obtenir les voix d’au moins 270 grands électeurs.

A ce stade, Biden en a décroché 279, contre 217 désormais pour Trump, qui refuse de reconnaître la victoire de son adversaire démocrate.

Huit jours après l’élection, aucun vainqueur n’a été déclaré dans trois Etats encore: la Caroline du Nord (15 grands électeurs), où Trump fait la course en tête, et la Georgie (16) et l’Arizona (11), qui penchent du côté de Biden.

Pour ce qui est du vote populaire (à l’échelon national), Biden est désormais crédité de 77,3 millions de voix contre 72,2 millions pour Trump.

GEORGIE (16)

Joe Biden et Donald Trump sont au coude à coude, mais le candidat démocrate est passé devant en fin de semaine dernière. D’après les dernières estimations d’Edison Research, le président-élu obtient 49,5% des voix contre 49,2% pour le président sortant, après dépouillement de 99% du vote estimé.

Le secrétaire d’Etat de Georgie a confirmé mercredi qu’un nouveau décompte des bulletin aurait lieu compte tenu de la faiblesse de l’écart.

CAROLINE DU NORD (15)

Après dépouillement de 98% des votes estimés, Donald Trump conserve la tête face à son rival démocrate, avec 50% des suffrages contre 48,7% pour Joe Biden, selon les projections d’Edison Research.

ARIZONA (11)

Joe Biden reste en tête mais le président sortant a continué de refaire une partie de son retard (49,4% contre 49,0%).

AP et Fox considèrent que l’Arizona est acquis à Joe Biden.

LES ÉTATS REMPORTÉS PAR JOE BIDEN

Californie, Colorado, Connecticut, Delaware, District de Columbia (Washington), Hawaï, Illinois, Maine (3), Maryland, Massachusetts, Michigan, Minnesota, Nebraska (1), Nevada, New Hampshire, New Jersey, Nouveau-Mexique, New York, Oregon, Pennsylvanie, Rhode Island, Vermont, Virginie, l’Etat de Washington et le Wisconsin.

LES ÉTATS REMPORTÉS PAR DONALD TRUMP

Alabama, Alaska, Arkansas, Caroline du Sud, Dakota du Nord, Dakota du Sud, Floride, Idaho, Indiana, Iowa, Kansas, Kentucky, Louisiane, Maine (1), Mississippi, Missouri, Montana, Nebraska (4 grands électeurs), Ohio, Oklahoma, Tennessee, Texas, Utah, Virginie-Occidentale et Wyoming.

Avec Reuters par (Bureau de Washington, version française Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André)

États-Unis: Donald Trump souhaite se tourner vers la Cour suprême

novembre 4, 2020
WASHINGTON — Le président Donald Trump a déclaré qu’il portera le résultat de l’élection présidentielle à la Cour suprême, mais on ne sait pas exactement ce qu’il veut dire dans un pays où le décompte des votes se poursuit régulièrement au-delà du jour du scrutin, et où les États fixent en grande partie les règles à ce sujet.

© Fournis par La Presse Canadienne
«Nous allons nous adresser à la Cour suprême des États-Unis — nous voulons que tous les votes cessent», a déclaré M. Trump tôt mercredi.Mais le vote est terminé, c’est le décompte des voix qui se poursuit à travers le pays. Aucun État ne comptera les votes oblitérés après le jour du scrutin.

La campagne du candidat démocrate Joe Biden a qualifié la déclaration de M. Trump de «scandaleuse, sans précédent et incorrecte».

«Si le président met à exécution sa menace de saisir le tribunal pour essayer d’empêcher la compilation adéquate des votes, nous avons des équipes juridiques prêtes à se déployer pour contrer cet effort», a déclaré Jen O’Malley Dillon, responsable de la campagne de Joe Biden dans un communiqué. «Et elles prévaudront.»

L’expert en droit électoral Richard Hasen a écrit dimanche dans le magazine «Slate» qu’«il n’y a jamais eu de fondement pour affirmer qu’un bulletin de vote arrivant à l’heure ne pourra pas être compté si les responsables ne peuvent pas terminer leur décompte le soir des élections.»

Le professeur de droit électoral de l’Université d’État de l’Ohio, Edward Foley, a écrit sur Twitter mercredi: «Les votes valides seront comptés. (La Cour suprême) ne serait impliquée que s’il y avait des votes de validité douteuse qui feraient une différence, ce qui pourrait ne pas être le cas. L’état de droit déterminera le vainqueur officiel du vote populaire dans chaque État. Laissez l’état de droit fonctionner.»

Il n’existe aucun moyen de s’adresser directement à la Haute Cour pour une allégation de fraude. M. Trump et sa campagne pourraient alléguer des problèmes avec la façon dont les votes sont comptés dans les États individuels, mais ils devraient commencer leur combat juridique dans un État ou un tribunal fédéral inférieur.

Il y a un appel républicain en instance devant la Cour suprême afin de savoir si la Pennsylvanie peut compter les votes qui arrivent par la poste de mercredi à vendredi, une prolongation ordonnée par la plus haute cour de l’État à la suite de l’objection des républicains. Ce cas ne concerne pas les bulletins de vote déjà déposés et en la possession de responsables électoraux, même s’ils n’ont pas encore été dépouillés.

La Haute Cour a refusé avant les élections d’exclure ces bulletins de vote, mais les juges conservateurs ont indiqué qu’ils pourraient réexaminer la question après les élections. La Cour suprême a également refusé de bloquer une prolongation pour la réception et le dépouillage des bulletins de vote par anticipation en Caroline du Nord au-delà des trois jours fixés par la loi de l’État.

Même un petit nombre de votes contestés pourrait avoir de l’importance si l’un ou l’autre des États détermine le vainqueur de l’élection et que l’écart entre MM. Trump et Biden est si petit que quelques milliers de voix, voire quelques centaines, pourraient faire la différence.

Par la Presse canadienne avec Mark Sherman, The Associated Press