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Locales au Sénégal : Barthélémy Dias provoque un raz-de-marée à Dakar

janvier 25, 2022
Barthélémy Dias à Dakar. © Sylvain Cherkaoui pour Jeune Afrique

Comme à son habitude, la capitale sénégalaise, volontiers frondeuse, échappe au pouvoir. Les résultats provisoires donnent le candidat de la coalition Yewwi Askan Wi largement vainqueur.

C’est sur le hit Magic in the air du groupe ivoirien Magic System que Barthélémy Dias, entouré de ses partisans, a célébré sa victoire dans la nuit du 23 janvier. Ou du moins sa large avance sur Abdoulaye Diouf Sarr, le candidat du pouvoir, en attendant la publication des résultats définitifs. « Je dédie cette victoire à Khalifa Sall parce que Dieu est avec les justes », a-t-il lancé depuis la commune de Grand-Yoff.

Dès le dimanche soir, Benno Bokk Yakaar (BBY), la coalition au pouvoir, a reconnu sa défaite à Dakar. « Dans l’ensemble, les tendances nationales donnent notre coalition largement gagnante dans plusieurs capitales régionales et départementales. Toutefois, notre volonté de conquérir Dakar et Ziguinchor en particulier n’a pas été concluante », indique BBY dans un communiqué. Le revers est d’autant plus cinglant pour Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre de la Santé, qu’il aurait été battu dans son propre fief, à Yoff, commune dont il est pourtant le maire.

Yewwi Askan Wi remporte la mise

La capitale sénégalaise faisait l’objet de toutes les attentions. Elle échappe au pouvoir depuis 2009 et la gagner était donc crucial pour la majorité. Mais, tout comme à Ziguinchor, c’est Yewwi Askan Wi qui a remporté la mise. Outre la mairie centrale, l’opposition s’impose dans les principales communes de la banlieue dakaroise et dans les villes importantes de la région éponyme : Yoff, Patte-d’Oie, Fann-Point E-Amitié, Parcelles-Assainies, Guédiawaye, Sangalkam, Golfe-Sud, Yeumbeul-Sud et Rufisque.

Des figures importantes de la majorité ont ainsi été battues dans leur fief, comme Aliou Sall, maire sortant de Guédiawaye et frère de Macky Sall, ou encore Moussa Sy, un ancien proche de Khalifa Sall dont c’était le deuxième mandat à la tête des Parcelles-Assainies.

SOHAME EL WARDINI A ÉCHOUÉ DANS SON PROPRE BUREAU DE VOTE, MERMOZ-SACRÉ-COEUR

Doudou Wade, le candidat de Wallu Sénégal, l’autre coalition de l’opposition construite autour du Parti démocratique sénégalais (PDS) d’Abdoulaye Wade, a également adressé ses « félicitations » à Barthélémy Dias. Lequel devrait donc reprendre le fauteuil occupé par Soham El Wardini, maire de Dakar depuis 2018. Pour elle, la défaite est cruelle : selon les résultats provisoires, elle a échoué dans son propre bureau de vote, Mermoz-Sacré-Cœur.

Plus de 6,6 millions de Sénégalais, sur une population de 17 millions, étaient appelés à départager 3 200 listes dans plus de 500 mairies et plus de 40 départements. La conquête de Dakar était l’un des grands enjeux de ce scrutin qui a valeur de test pour l’opposition et le pouvoir avant les législatives de juillet prochain et la présidentielle en 2024.

Avec Jeune Afrique par Mawunyo Hermann Boko

Congo/Vie des partis : la Commission nationale d’investiture de l’UDH-Yuki annule l’acte n° 32 du premier vice-président

janvier 24, 2022

Dans une déclaration rendue publique le 24 janvier à Brazzaville, la Commission nationale d’investiture (CNI) de l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki) a annulé l’acte n° 32, relatif au chronogramme de validation des candidatures aux élections couplées aux locales de 2022 pris le 14 décembre 2021 par le premier vice-président, Pascal Ngouanou.

Réhodule Batina lisant la déclaration, à gauche

La Commission a dénoncé la forfaiture commise par le premier vice-président, Pascal Ngouanou, tout en relevant son incompétence en matière d’ouverture de dépôt et de validation des candidatures au sein du parti. Ella a, en même temps, décrié l’abus de pouvoir en général et la violation en particulier de l’article 64 des statuts. Cet acte, en effet,  stipule : « La Commission nationale d’investiture a pour attributions de définir et proposer au bureau exécutif national, en temps opportun pour chaque cas, des modalités de désignation des candidats de l’UDH-Yuki aux élections locales, sénatoriales, législatives et présidentielle ».

L’acte poursuit :  » Centraliser, exploiter et traiter des déclarations des candidatures des membres à ces élections et en dresser un rapport devant être transmis au président du parti dans les délais impartis pour publication de la liste des candidats retenus aux différentes élections par acte pris en réunion du bureau exécutif national ».

Cette procédure, selon le président de la Commission, Réhodule Batina, n’a pas été suivie. Au regard des dispositions de l’article 64 des statuts du parti, la compétence en matière d’ouverture, de dépôt, de traitement et de validation en matière d’élection est exclusivement dévolue à la CNI. 

Ainsi, à compter du 24 janvier, toutes les dispositions relatives au dépôt et à la validation des candidatures aux élections de cette année seront soumises, dans les meilleurs délais, par la CNI, conformément aux textes réglementaires du parti et au calendrier électoral qui sera publié par le gouvernement, a conclu Réhodule Batina.

Avec Adiac-Congo par Jean Jacques Koubemba

Mali : la Cedeao maintient la pression, Bamako sort les muscles

décembre 13, 2021
Des partisans du président de la transition malienne, Assimi Goïta, défilent à Bamako le 7 juin 2021. Photo d’illustration. © ANNIE RISEMBERG/AFP

Alors que la Cedeao a décidé dimanche 12 décembre de maintenir l’obligation pour le Mali d’organiser des élections en février, des manifestations ont eu lieu à Bamako durant trois jours d’affilée. Des mobilisations pour soutenir les autorités de la transition et affirmer un certain ras-le-bol à l’égard de la communauté internationale.

Alors qu’à Abuja, les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) étaient réunis pour statuer sur la situation au Mali, à Bamako, la rue continuait à gronder. Depuis vendredi 10 décembre, le mouvement Yerewolo – Debout sur les remparts avait appelé les Maliens à manifester. « Non aux élections imposées », « Non aux élections précipitées », scandaient les manifestants ce week-end.

Il s’agissait de mettre la pression sur les présidents ouest-africains, mais aussi de protester contre une décision finale que tous avaient anticipé. Malgré la volonté d’Assimi Goïta de reporter les élections, la Cedeao a choisi de camper sur ses positions et d’exiger le maintien de la date du 27 février 2022. « Les chefs d’État, après de longs échanges, ont décidé de maintenir la date du 27 février 2022 pour l’organisation des élections au Mali. Ils ont décidé de l’entrée en vigueur de sanctions additionnelles en janvier 2022 », a fait savoir l’instance régionale dans un communiqué.

Goïta « espoir du Mali »

Une décision qui va à l’encontre de la volonté de certains Bamakois, descendus le clamer dans la rue. Si l’appel à la mobilisation a été beaucoup moins suivi que de récents rassemblements « anti-impérialistes » dont les habitants de la capitale sont désormais coutumiers, la place de l’Indépendance a accueilli quelques centaines de manifestants, venus scander leur soutien au gouvernement en place. Au-dessus d’une foule agitée, flottaient des drapeaux tricolores russes et des pancartes arborant une tête de mort ainsi qu’un message : « À mort la France ».

D’un côté, des slogans encensant Assimi Goïta comme « l’espoir du Mali » et appelant à l’aide la Russie. De l’autre, de vivaces « À bas la France, à bas la Cedeao, à bas la Minusma ». À l’initiative de la mobilisation, Adama « Ben » Diarra, leader du mouvement Yerewolo, membre du Conseil national de transition (CNT), et connu pour être l’un des principaux relais du soft-power russe au Mali. « Le seul ressort que les autorités de Bamako peuvent agiter aujourd’hui face à la communauté internationale, c’est de dire “on a le soutien du peuple”, décrypte Lamine Savané, enseignant-chercheur en sociologie politique à l’université de Ségou. Le timing n’est certainement pas fortuit. »

Dans les jours qui ont précédé les manifestations, les rues de Bamako donnaient déjà le ton du ras-le-bol. « Cela fait huit ans que la force française Barkhane est ici, voyez-vous le moindre changement ? Le seul changement, c’est que la situation sécuritaire s’est propagée », peste Mr Coulibaly, commerçant de Bamako qui prend régulièrement part aux manifestations. Assis à ses côtés, Boubacar Thiam souffle sur les braises chargées de réchauffer le thé. Pour lui aussi, « Barkhane a échoué ». Il croit fermement que la Russie « peut faire mieux » et qu’elle offrira un « partenariat gagnant-gagnant », sans ingérence dans les affaires politiques du pays.

Épreuve de force entre Bamako et la Cedeao

L’épreuve de force entre les manifestants et la communauté internationale est loin d’être terminée. La Cedeao exige que la transition n’excède pas dix-huit mois, malgré les demandes répétées de report d’Assimi Goïta. Le président de transition a tenté des donner des gages à ses homologues ouest-africains. Dans un courrier adressé à l’organisation, dont le contenu a été révélé par l’Agence France-Presse, Assimi Goïta s’est engagé à fournir un chronogramme électoral au plus tard le 31 janvier 2022. Une feuille de route censée être pensée et actée lors des Assises nationales de la refondation, qui se sont ouvertes samedi 11 décembre et qui doivent se tenir jusqu’au 30 décembre.

En guise de réponse, l’instance régionale, soutenue par l’Union européenne, a brandi la menace de nouvelles sanctions. Le 7 novembre, elle imposait déjà une interdiction de voyager et le gel des avoirs financiers de l’ensemble des membres des autorités de la transition, à l’exception du président et du chef de la diplomatie. Des sanctions sur lesquelles l’Union européenne vient de décider de s’aligner.

Avec Jeune Afrique par Manon Laplace

Conférence pour la Libye : les élections de décembre maintenues, malgré des désaccords

novembre 12, 2021
Le président français Emmanuel Macron s’entretient avec le Premier ministre libyen Abdelhamid Dbeibah (dr.) et le président du Conseil présidentiel, Mohamed Al-Manfi, en marge de la conférence sur la Libye, le 12 novembre 2021 au palais de l’Elysée, à Paris. © AFP / Yoan VALAT

La communauté internationale, réunie ce vendredi à Paris, a acté le maintien de l’organisation des élections en Libye le 24 décembre. Un pari risqué alors que de nombreux critères ne sont pas encore réunis.

À la conférence internationale pour la Libye, ce 12 novembre à Paris, le même message a été martelé par Emmanuel Macron et ses homologues allemand, Angela Merkel, et italien, Mario Dragui. L’enjeu principal est « d’organiser des élections présidentielle et législatives libres, régulières, inclusives et crédibles ». Les dirigeants réunis demandent donc aux candidats de respecter les droits de leurs opposants politiques et d’accepter le résultat des scrutins.

La conférence a été marquée par la présence conjointe du président Mohamed Al Menfi et du Premier ministre Abdulhamid Dabaiba, qui ont posé côte à côte à leur arrivée à la Maison de la Chimie. Cette image d’un exécutif uni à la tête de la Libye n’était pas évidente alors que se joue entre les deux hommes une bataille d’influence dans les coulisses du pouvoir, à Tripoli. Abdulhamid Dabaiba était ainsi accompagné de sa ministre des Affaires étrangères Najla Al Mangoush, qui avait pourtant été suspendue par le président le 6 novembre et interdite de voyager à l’étranger.

Mais devant le parterre de journalistes, les deux hommes ont affiché leur volonté commune de réussir à organiser les élections dans les délais impartis. Emmanuel Macron, qui s’était entretenu avec eux en amont de la conférence, ainsi qu’avec les deux représentants du comité militaire mixte libyen (5+5) comprenant 5 membres du gouvernement libyen de Tripoli et 5 membres des forces du général Khalifa Haftar, a rappelé que « la clé du processus électoral est dans le déroulement d’une organisation impliquant toutes les parties ».

Divisions sur la loi électorale

Si l’accent a été mis sur le respect du calendrier, le discours d’Abdelhamid Dabaiba laisse cependant présager de nouveaux retards. Le Premier ministre demande un amendement à la loi électorale élaborée par le Parlement libyen. « Cette loi soulève certains problèmes », confirme la ministre Najla Al Mangoush. Selon une source à l’Élysée proche du dossier, il s’agirait surtout de supprimer l’article 12 de la loi portant sur les critères de sélection des candidatures à la présidentielle.

Le retrait de cet article permettrait aussi à Abdelhamid Dabaiba de se présenter. « C’est une possibilité », reconnaît notre source. Malgré les rumeurs sur ses velléités de se porter candidat, le Premier ministre préfère éluder : « Si le processus électoral a lieu de façon honnête, je remettrai le pouvoir aux autorités élues qui auront été choisies par le peuple libyen ».

Le retrait des mercenaires

Déjà évoquée lors de la dernière conférence de Berlin en juin, la question du retrait des forces et mercenaires étrangers avance à petit pas. La chancelière Angela Merkel a rappelé que « la condition pour la bonne tenue du scrutin est la stabilité et sécurité, ce qui nécessite donc d’acter le retrait des mercenaires étrangers ». Si le départ de 300 mercenaires encadrés par le comité 5+5 a été annoncé, le plan d’action de retrait des forces étrangères reste flou.

LA RUSSIE A RECONNU QU’IL POUVAIT Y AVOIR UN PROCESSUS BASÉ SUR LA RÉCIPROCITÉ, MAIS LA TURQUIE DEMEURE RIGIDE

La Russie, dont la société paramilitaire Wagner opère aux côtés du général Khalifa Haftar, est plus ouverte sur la question. Elle a reconnu qu’il pouvait y avoir un processus basé sur la réciprocité. Mais la Turquie, ayant soutenu militairement l’ex-gouvernement de Tripoli contre l’offensive du général Haftar, demeure beaucoup plus rigide. Lors de la réunion à huis-clos, Sedat Onal, son vice-ministre des Affaires étrangères a d’ailleurs émis une réserve concernant le statut des forces étrangères.

Vers un dégel des avoirs ?

À Paris, un signal fort a été envoyé aux acteurs libyens pour les inciter à remettre de l’ordre dans la gouvernance et transparence de leurs institutions politiques et économiques. Les conclusions de la conférence mentionnent qu’en présence d’un gouvernement unifié, un dégel des avoirs pourra être envisagé par les Nations unies. Avec une nuance toutefois : il est précisé que « les avoirs seront mis à disposition pour être utilisés à une date ultérieure fixée par le Conseil de sécurité onusien ».

Sur l’aspect économique, les participants à la conférence ont rappelé l’importance de mener à bien la réunification des Banques centrales libyennes (BCL) de l’ouest et l’est. Or la BCL de Tripoli qui perçoit les recettes pétrolières, lesquelles représentent la principale manne financière de l’État, se garde toujours d’en redistribuer une partie vers les institutions de l’est du pays.

Avec Jeune Afrique par Sarah Vernhes

RDC : Fayulu et Kabila, futurs alliés objectifs face à Tshisekedi ?

octobre 22, 2021
Kash © Kash

Si une alliance entre l’opposant et l’ancien président semble pour le moins improbable, les deux hommes ont désormais un combat commun : dénoncer ce qu’ils qualifient de « passage en force » à la tête de la Ceni.

Les manifestations publiques annoncées par certains commentateurs politiques n’ont pas eu lieu. Mais le feu vert donné par l’Assemblée nationale, le 15 octobre, à la nomination de Denis Kadima à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) n’en continue pas moins d’animer les débats dans le microcosme politique kinois.

De l’opposant Martin Fayulu au Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila en passant par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), la Lucha et même Moïse Katumbi, le front anti-Kadima ne cesse de se renforcer. Tous sont vent debout contre la nomination d’un homme réputé proche de Félix Tshisekedi, lequel doit encore donner son imprimatur à cette décision par le biais d’un décret présidentiel.

« Passage en force »

Martin Fayulu, que ses affidés surnomment le « soldat du peuple », en appelle désormais à un « rassemblement républicain » en vue d’organiser prochainement « des manifestations de grande envergure » sur toute l’étendue du territoire national. S’il paraît improbable de voir un jour ses militants manifester aux côtés de ceux du FCC, l’un de ses cadres, Félix Kabange Numbi, n’en dénonce pas moins un « passage en force sur fond de dérive dictatoriale » et craint de voir menacée la sérénité des élections – dont la présidentielle – prévues en 2023.

Les partis de Jean-Pierre Bemba et de Vital Kamerhe, membres de la majorité présidentielle, restent pour l’heure silencieux sur le sujet. Mais Moïse Katumbi, qui avait pris ses distances avec Lamuka, la coalition de l’opposition, pour entrer dans l’Union sacrée, la majorité construite autour de Tshisekedi après sa rupture avec Kabila, a écrit au chef de l’État pour lui demander de ne pas valider cette nomination controversée.

SI LES ÉLECTIONS AVAIENT LIEU AUJOURD’HUI, TSHISEKEDI L’EMPORTERAIT AVEC 32 % DES VOIX

Alors que l’avenir même de l’Union sacrée semble désormais en jeu, et qu’une nouvelle redistribution des cartes sur la scène politique congolaise est en cours, tous ses acteurs ont sans doute en tête les chiffres du tout récent sondage publié par le Groupe d’étude sur le Congo. « Notre sondage suggère que, si les élections avaient lieu aujourd’hui, Tshisekedi l’emporterait avec 32 % des voix. Katumbi, Fayulu et Bemba sont loin derrière, avec respectivement 16 %, 13 % et 12 % des intentions de vote », écrivent les experts.

Kash

Avec Jeune Afrique par Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

Mali : pour un nouvel âge d’or de la démocratie

octobre 17, 2021
Décompte des voix à Kidal, en juillet 2013 © Rebecca Blackwell/AP/SIPA

Les élections présidentielle et législatives qui doivent marquer la fin de la transition sont toujours prévues en février 2022. Mais, pour avoir un réel espoir de sortir le Mali de la crise, le processus électoral doit être modernisé.

Que ce soit en Turquie, en Russie, en Guinée ou, dans une moindre mesure, aux États-Unis, les idéaux démocratiques sont en net recul. Confrontée à la dure réalité de crises multiples, la démocratie est devenue la victime expiatoire du mécontentement des populations. Au Mali, une décennie marquée par trois coups d’État s’achève. Des coups de force suivis de transitions censées remettre sur les rails une démocratie jadis citée en exemple.

Une démocratie devenue spécialiste dans l’art des diagnostics à répétition, qui s’apprête à organiser les Assises nationales de la refondation, après les Concertations nationales en 2020 et le Dialogue national inclusif en 2019. Inapte à répondre à des problèmes récurrents, qui cristallise les peurs et a érigé une « république des privilèges » en réponse aux demandes de justice sociale. Incapable d’apporter des solutions politiques à une guerre dont les pertes civiles et militaires ne se comptent plus, et qui menace d’embraser toute la région sahélienne.

Espoir de renouveau

L’espoir de renouveau réside dans les prochaines élections, fixées en février 2022, qui devront permettre d’élire une nouvelle figure pour présider aux destinées d’une nation minée par les divisions. Malgré la nature titanesque du chantier, les candidatures ne manquent pas, mais est-ce vraiment la question?

LE MALI EST EN TRAIN DE MANQUER UNE OPPORTUNITÉ DE RENFORCER LA DÉMOCRATIE EN LA RENDANT PLUS INCLUSIVE

Il s’agit désormais d’éviter le scénario de 2013, où une transition a mené à l’élection d’un président qui, de l’avis général, aura conduit le pays au désastre. À Bamako, le débat s’est mué en une bataille entre partisans et détracteurs de l’Organe unique de gestion des élections, dont la genèse remonte pourtant à un rapport de 2008. Au pied du mur, l’ensemble des acteurs semblent s’accorder sur la nécessité d’une structure unique qui regrouperait les compétences aujourd’hui éparpillées entre la Délégation générale aux élections, la Commission électorale nationale indépendante et le ministère de l’Administration territoriale.

Les craintes portent sur les lourdeurs administratives. Face à cette situation, le gouvernement semble contraint de proroger la transition afin d’organiser des élections plus crédibles. Si on ne peut que louer cette volonté du gouvernement, elle aboutit à de nouvelles incertitudes sur l’issue d’une transition qui a déjà connu un «coup dans le coup » et tarde à concrétiser les espoirs qu’elle avait suscités. Pis encore, le Mali est en train de manquer une opportunité de renforcer la démocratie en la rendant plus inclusive et, en définitive, d’éviter que les dirigeants changent et que les problèmes de fond demeurent.

Confiance ébranlée

En premier lieu, les élections au Mali ne mobilisent que très peu. Le taux de participation, indicateur clé de la vitalité d’une démocratie, est en baisse – de plus de 65 % en 2002 à moins 35 % en 2018. Ainsi, sur les 8 millions d’électeurs inscrits sur les listes, seuls 2,6 millions se sont déplacés aux urnes lors du premier tour des dernières présidentielles. Pire encore, dans un pays de plus de vingt millions d’habitants, le dernier chef de l’État a été élu avec moins de 1,8 millions de suffrages. En cause : des problèmes logistiques dans la distribution des cartes d’électeur, des difficultés d’identification des bureaux de vote et un niveau élevé de migration interne.

LA RÉCURRENCE DES COUPS D’ÉTAT S’EXPLIQUE PAR LE MANQUE DE REPRÉSENTATIVITÉ ET DE LÉGITIMÉ DES DIRIGEANTS

L’incapacité des partis à mobiliser traduit aussi un profond mal-être. Au Mali, plus de 200 formations politiques nourrissent principalement l’ambition d’un homme – dont le culte remplace tout projet politique. Difficile dans ces conditions de mobiliser, à moins de s’allier avec des chefs religieux ou de promettre un billet. La faillite démocratique a conduit au rejet d’un système qui accouche d’élus sans assise électorale et pose les jalons d’une gouvernance instable où la moindre crise sérieuse peut avoir raison des gouvernants. Il ne faut pas chercher plus loin les raisons de la récurrence des coups d’État, que dans le manque de représentativité et de légitimé des dirigeants.

Les récentes scènes de liesse à Conakry nous rappellent que cette tare de la démocratie est commune à une grande partie de l’Afrique. Ensuite, en dépit d’un code électoral basé sur un consensus de l’ensemble de la classe politique, les acteurs ont une très faible confiance dans le système électoral. En abandonnant le terrain des idées, la classe politique investit plus dans la recherche et l’exploitation de toutes les défaillances du processus électoral. Ainsi, dans un pays où la tradition de l’alternance démocratique n’est pas bien établie, les concessions sont rares et les élections ne sont perdues que parce que « les autres » ont triché. Lorsque l’adversaire politique n’est qu’autre qu’un dirigeant sortant, la suspicion atteint son paroxysme.

De plus, la confiance est ébranlée par les défaillances du fichier électoral. Devant l’impossibilité d’organiser un recensement général de la population depuis 2009, les différentes élections ont utilisé les fichiers de l’état civil. Malgré des progrès significatifs réalisés au cours des dernières années, trop peu de décès sont encore formellement notifiés. Il en résulte des listes électorales truffées de « morts-votants ».

Des vote par « robocalls »

La possibilité de voir des agents électoraux employés par l’État ayant accès aux cartes d’électeurs potentiellement décédés au cour d’une procédure très manuelle de vote, dépouillement, et décompte des suffrages pose les germes des conflits post-électoraux. Enfin, on l’oublierait presque, mais le Mali est un pays en guerre, où l’État est absent de la quasi-totalité des localités du Centre et du Nord – souvent depuis plus de neuf ans. Dans des zones où les lieux de vote traditionnels (écoles, tribunaux) ont fermé, l’administration (préfets et sous-préfets) n’exerce plus.

Un scrutin comme en 2018, qui exclurait les citoyens les plus avides de changement, ceux-là mêmes qui souffrent le plus de l’incapacité de l’État à assurer ses fonctions régaliennes, servirait de leitmotiv à toutes les factions qui militent pour une partition du pays. Alors que faire ?

Pour relever ces défis, le Mali peut décider d’entrer dans la modernité par la grande porte et organiser les premiers scrutins utilisant la téléphonie mobile comme vecteur de vote. Fort d’un taux de pénétration de plus de 97 %, la téléphonie mobile est devenue une part intégrante de la vie des Maliens. Si le taux d’alphabétisation ne permet pas de considérer des solutions basées sur des applications ou la messagerie, il est possible de mettre en place des« robocalls », appels automatisés vers tous les votants afin de récolter leurs suffrages. Pour être clair, il s’agit d’appeler des électeurs et non des numéros de téléphone, ce qui implique de relier chaque électeur à ses numéros de téléphone. Ce mode de scrutin aurait l’avantage d’atteindre une plus grande partie de la population, serait accessible sur l’ensemble du territoire, et rendrait le vote plus pratique en éliminant les contrariétés liées à la recherche d’un bureau de vote et aux files d’attente.

IL FAUDRA AU MOINS UNE GÉNÉRATION POUR MENER À BIEN TOUTES LES RÉFORMES NÉCESSAIRES POUR REFONDER LA NATION

En fixant des horaires d’appels flexibles, il serait possible de limiter, voire d’éliminer, les achats et ventes de suffrages en rendant impossible de contrôler le vote effectif des citoyens par des agents politiques. L’automatisation des appels et du décompte permettrait de réduire les délais entre la fin du scrutin et la proclamation des résultats, une période cruciale où les spéculations sur de possibles manipulations ouvrent la voie aux conflits. Par ailleurs, les contestations pourraient être facilement résolues en rendant disponibles les enregistrements audio de tous les votes contestés.

Enfin, les avantages financiers ne sont pas à négliger pour des élections dont le coût est estimé à près de 68 milliards F CFA. Sans les impressions de carte d’électeur et de bulletins, et sans les salaires du personnel de surveillance et des assesseurs, il s’agira uniquement de constituer un fichier unique électeur/numéro de téléphone et les frais d’appels ne coûteraient que quelques centaines de millions de FCFA.

Revenir à des ambitions plus modestes

« Si longue et si noire que soit la nuit, il vient toujours une heure où enfin le jour se lève », disait Oumar Sangaré – une évidence, pourrait-on penser. Dans un Mali assailli de toutes parts, exprimer l’espoir d’un jour nouveau est devenu la panacée d’une poignée de rêveurs. La posture actuelle de la transition, qui insiste sur des réformes profondes avant d’organiser des élections, n’est pas très réaliste. Le mal est si profond qu’il faudra au moins une génération pour mener à bien toutes les réformes nécessaires pour refonder la nation.

De plus, à regarder de près, les autorités de transition ne proposent aucune solution nouvelle – la plupart des pistes de réformes datent de plus de dix ans, les pouvoirs passés n’ont pas pu les mettre en œuvre faute d’une légitimé suffisante. Ainsi, il serait plus sage de revenir à des ambitions plus modestes – une modification de la loi électorale, l’organisation d’élections libres, inclusives et transparentes ferait de la transition une grande réussite et serait une première étape vers le rétablissement d’une relation de confiance entre gouvernants et gouvernés. Les élections utilisant la téléphonie mobile offrent cette opportunité et l’assurance de pouvoir organiser de nouveaux scrutins dans des délais courts si le nouveau pouvoir ne se montre pas à la hauteur.

Modibo Seydou Sidibé

avec Jeune Afrique par Modibo Seydou Sidibé

Professeur d’économie à la Duke University (États-Unis)

Élections fédérales – Les Canadiens conviés aux urnes le 20 septembre

août 12, 2021

Après avoir esquivé durant plusieurs semaines les questions sur le déclenchement d’une campagne électorale pour laquelle il se préparait activement, le premier ministre Justin Trudeau se rendrait à Rideau Hall dimanche pour demander à la gouverneure générale de dissoudre la Chambre des communes, ont rapporté jeudi différents grands médias canadiens.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

© Graham Hughes La Presse canadienne Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

Les prochaines élections générales du Canada auront lieu le 20 septembre 2021, selon plusieurs sources anonymes citées par La Presse canadienne, Reuters, le Globe and Mail et Radio-Canada–CBC. Il s’agit de la date à laquelle il était prévu que les parlementaires reviennent siéger à Ottawa.

Aucun autre parti fédéral ne souhaite le déclenchement d’une campagne électorale, au même moment où l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, affirme que le pays est maintenant entré dans une quatrième vague pandémique.

Élections anticipées

La loi canadienne ne force pas la tenue d’élections avant le 16 octobre 2023. Or, une campagne électorale peut quand même être déclenchée à tout moment jugé opportun par le premier ministre, qui n’a qu’à demander au gouverneur général de dissoudre le Parlement.

Un lundi est alors choisi comme date pour l’élection, suivant une campagne d’au minimum 37 jours (en comptant la date de déclenchement) et d’au maximum 51 jours, selon les règles établies en 2018. Le souvenir de l’élection de 2015 est encore frais, lors de laquelle le premier ministre Stephen Harper avait déclenché une très longue campagne électorale estivale de 78 jours, provoquant sa perte.

Justin Trudeau a passé une partie de l’été à annoncer de nouveau des fonds prévus au budget de 2021 dans différentes provinces et en compagnie de politiciens locaux. Il était par exemple à Montréal, le 5 août, pour réitérer, aux côtés du premier ministre François Legault, que le Québec allait être compensé à hauteur de 6 milliards de dollars pour sa part du programme fédéral de garderies subventionnées. Des ministres fédéraux ont également annoncé pas moins de six fois en juillet, dans autant de villes, les investissements prévus pour un train de VIA Rail à grande fréquence entre Québec et Toronto.

Au moins 27 députés ont déjà annoncé qu’ils ne se représenteraient pas aux prochaines élections, dont 12 libéraux, en prévision d’un scrutin en 2021. Tous les partis ont appuyé sur la pédale d’accélérateur pour recruter des candidats et préparer un scrutin estival, s’accordant par exemple le droit de nommer à partir de leur quartier général des candidats dans certaines circonscriptions.

Fluctuations en Chambre

Le Parti libéral du Canada (PLC) a fait élire 157 députés lors du dernier scrutin, qui s’est tenu le 21 octobre 2019. Il a subséquemment formé un gouvernement minoritaire, ce qui signifie qu’il avait besoin de l’appui d’au moins un parti d’opposition aux Communes pour faire adopter ses projets de loi. Il a par exemple bénéficié de l’appui du NPD lors du dernier discours du Trône et de celui du Bloc québécois pour le projet de loi C-10 sur la radiodiffusion, envoyé au Sénat à la toute dernière minute avant l’été.

Divers départs, démissions, renvois et deux élections partielles en 2020 ont fait diminuer le nombre de députés libéraux à 155. Le parti de Justin Trudeau fait le pari qu’il réussira à gagner au moins 15 circonscriptions de plus cette fois, pour atteindre une majorité au Parlement, à 170 députés sur 338.

Les libéraux avaient réussi à décrocher la victoire dans 184 circonscriptions lors des élections générales de 2015. Leur baisse en 2019 est attribuable à la perte de 14 sièges dans l’Ouest canadien (dont 6 en Colombie-Britannique), de 6 sièges en Atlantique, de 5 sièges au Québec, d’un siège en Ontario et d’un siège au Nunavut.

Bien que le Parti conservateur du Canada eût récolté plus de votes que le Parti libéral du Canada en 2019 (6,2 millions de votes contre 6 millions), la distribution géographique de ses appuis l’a cantonné dans le rôle d’opposition officielle, avec 121 élus. Le Bloc québécois a fait élire 32 députés aux Communes, soit plus de 40 % des sièges du Québec à Ottawa. Le Nouveau Parti démocratique compte 24 députés, dont un seul au Québec.

Par  Boris Proulx avec La Presse canadienne

France/Départementales : l’élection de Claude Chirac a ému sa mère aux larmes

juin 28, 2021

La fille de Jacques et Bernadette Chirac a été élue pour la première fois conseillère départementale, dans le canton de Brive 2, rapporte « La Montagne ».

Tel père, telle fille ! À 58 ans, Claude Chirac se lance dans une carrière politique. Associée à Julien Bounie (LR), la fille de Jacques et Bernadette Chirac a remporté le second tour des élections départementales dans le canton de Brive 2, en Corrèze, avec 70,6 % des votes, relatent La Montagne et France Bleu. Un canton symbolique, puisque sa mère y avait été élue suppléante lors des précédentes élections pour finir sa carrière politique en 2015, après avoir siégé 36 ans sans discontinuer au département.

La nouvelle conseillère départementale a d’ailleurs vite partagé la nouvelle de l’élection avec sa mère, justement. « Je l’ai appelée et elle m’a dit qu’elle en avait les larmes aux yeux. Cela m’a beaucoup émue », a concédé Claude Chirac, bien décidée à marcher dans les traces de ses parents. « Avoir mis mes pas à Brive, où ils ont si souvent mis les leurs, m’a permis de comprendre la réalité de leur engagement. Je suis très touchée et les valeurs pour lesquelles ils se sont battus durant des décennies sont encore très présentes sur cette terre corrézienne. Ce sont des valeurs qui m’obligent aujourd’hui », a-t-elle commenté auprès des médias régionaux.

Elle s’est « fait violence »

Son président de père, décédé en décembre 2019, avait débuté sa carrière politique comme conseiller municipal à Sainte-Féréole, en Corrèze, le village de ses arrière-grands-parents maternels, avant d’être élu à plusieurs reprises comme député de la 3e circonscription de la Corrèze entre 1967 et 1995. Sa fille, conseillère en communication et « novice » en politique, a avoué s’être « fait violence » pour se présenter à cette élection. Sans oublier de « remercier » les personnes ayant voté pour sa liste, elle a assuré vouloir « se mettre au service des gens », « approfondir le lien » et « agir », derrière Pascal Coste (LR), président sortant et réélu à la tête du département.

Par Le Point

Élections à Trois-Rivières: Robert Martin candidat dans Marie-de-l’Incarnation

mai 4, 2021

L’ancien journaliste sportif au Nouvelliste, Robert Martin, sera candidat au poste de conseiller municipal dans le district Marie-de-l’Incarnation lors du scrutin du 7 novembre prochain.

Robert Martin sera candidat au poste de conseiller municipal dans le district Marie-de-l’Incarnation lors des prochaines élections municipales.

© STÉPHANE LESSARD Robert Martin sera candidat au poste de conseiller municipal dans le district Marie-de-l’Incarnation lors des prochaines élections municipales.

Robert Martin était candidat aux élections de 2017 dans le district des Estacades, mais avait dû se retirer à quelques semaines du scrutin pour des raisons familiales. Quatre ans plus tard et résident d’un nouveau quartier, il souhaite retourner dans la mêlée.

«Adolescent et jeune adulte, j’ai demeuré à deux reprises dans le district. Et maintenant, j’y habite à nouveau. C’est un secteur que je connais bien et que j’aime bien. J’apprends toujours à le découvrir, il y a de belles choses qui se passent ici», lance-t-il d’emblée en entrevue.

Le manque de logements sociaux dans le district Marie-de-l’Incarnation doit être pris au sérieux, estime Robert Martin. «Plusieurs immeubles ont été rénovés, ce qui a augmenté beaucoup le prix des loyers. Ça n’a pas de bon sens pour un quartier comme ici», affirme-t-il.

«Il s’en fait encore des logements sociaux, mais il faut travailler là-dessus. Un quartier comme ici, le développement social est très important. Mais le quartier a aussi beaucoup changé. L’avenue des Draveurs à Trois-Rivières sur Saint-Laurent n’existait pas il y a quatre ans.»

Au cours des prochains mois, Robert Martin ira à la rencontre des électeurs dans les limites prévues par la Santé publique. Celui qui est reconnu par plusieurs pour son entregent s’attend à connaître une campagne électorale en pandémie plutôt différente que ce à quoi nous sommes habitués.

«On ne peut pas encore faire d’assemblées de cuisine, mais lorsqu’on pourra, ça serait quelque chose d’intéressant», note-t-il.

Journaliste pour la section des sports durant presque toute sa carrière, Robert Martin a été affecté à la couverture du GP3R durant de nombreuses années. Après sa retraite comme journaliste, il a été introduit en 2016 au temple de la renommée de cet événement.

Ces dernières années, le financement de cet événement soulève l’opposition d’élus trifluviens, dont l’actuel conseiller de Marie-de-l’Incarnation, Denis Roy. Ces élus estiment que le GP3R va à l’encontre de la déclaration d’urgence climatique adoptée par le conseil municipal.

« Je suis proévénement. Tout ce qui est bon pour la Ville de Trois-Rivières sur le plan économique je suis favorable», affirme-t-il.

«Le grand prix évidemment, ça cause des gaz à effet de serre. Mais on ne peut pas mettre la charrue avant les bœufs. Le visage du GP3R va changer avec la plus grande présence des véhicules électriques sur les routes et les circuits de courses. On va diminuer beaucoup l’impact.»

Avec  Gabriel Delisle – Le Nouvelliste 

A la veille des élections, le Pérou enregistre un nombre record de décès dus au COVID-19

avril 11, 2021

A LA VEILLE DES ÉLECTIONS, LE PÉROU ENREGISTRE UN NOMBRE RECORD DE DÉCÈS DUS AU COVID-19

© Reuters/SEBASTIAN CASTANEDA

LIMA (Reuters) – À la veille de la tenue des élections présidentielles et législatives, le Pérou a enregistré samedi un deuxième record quotidien de décès dus à la pandémie de coronavirus qui sévit à nouveau dans le pays.

    Le ministère de la santé a déclaré que 384 décès avaient été enregistrés, portant le nombre total de morts à 54.669, alors que les travailleurs de la santé luttent contre la pénurie d’oxygène médical et la saturation des hôpitaux, et que le gouvernement s’efforce d’assurer un approvisionnement suffisant en vaccins. Mercredi, le Pérou a enregistré son premier record de morts – 314 – le pire depuis que la pandémie a frappé le pays.

    Dimanche, des millions de Péruviens sont appelés à aller voter pour choisir leur prochain président et leurs représentants au Congrès. Le vote est obligatoire, sous peine d’une amende de 25 dollars. Le nombre de bureaux de vote a été augmenté pour faciliter la distanciation sociale et les électeurs ont été invités à apporter leurs propres stylos et à porter des masques.

    La nation andine, qui compte quelque 33 millions d’habitants, a reçu jusqu’à présent un peu plus de 1,5 million de doses de vaccins de Sinopharm et de Pfizer/BioNTech, un chiffre inférieur à celui de ses voisins d’Amérique latine.

avec Reuters par (Marco Aquino, version française Camille Raynaud)